PixelDope

Par pixelfruit Blog créé le 13/05/14 Mis à jour le 20/10/14 à 12h21

De la Daube, de la Dope.
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Daube (BD-Manga-Comics)

 

Dragon Ball Z : Battle of Gods est au manga (ou a l'animation en général) ce qu'un Pelleteuse Simulator est au jeu vidéo.

 

Dans un premier temps, il faut accepter un trait inéluctable chez Toriyama et ses OAVs : les événements qui ont lieu n'auront évidemment aucune relation directe avec la trame globale. Le film a autant d'incidence que pourrait en avoir votre petit déjeuner d'il y a 417 jours aujourd'hui. Alors tant qu'a faire quelque chose qui ne sert à rien, qui se place au milieu de deux époques (Z/GT) sans y apporter quoi que ce soit, pourquoi ne pas en profiter pour prendre des risques esthétiques, creuser et enrichir des personnages, leur donner un peu de relief ? La génération des enfants du Club Dorothée a bien grandi, pourquoi ne pas offrir une oeuvre à leur hauteur nouvelle qui n'insulterait ni leur intelligence, ni l'enfant qui se meurt en eux ?

NIET !

Au lieu de prendre des risques mesurés en faisant une suite qui demanderait un peu de travail, le plot même est une injure : un méchant arrive et menace de détruire la Terre pour des raisons ouvertement ridicules. Végéta joue comme toujours un rôle de punching-ball (ou de brouillon en attendant un combat plus intéressant). Petit Coeur, Sangohan et les autres combattants sont des plantes vertes dans le décor. Puis Sangoku arrive à la rescousse, et après un petit tour de bras scénaristique aux airs de rustine improvisée, "acquiert une nouvelle puissance" d'une naïveté lassante (la force est dans l'union parasitaire, aka "donnez moi toutes vos forces" déjà usité de diverses manières, y compris dans son combat contre Broly ou dans le "Genkidama" contre Super-C13) et sauve la donne. Non : je ne vous re-raconte pas son combat contre Freezer, ou le déroulement du film "l'Attaque du Dragon" ! Je vous raconte bel et bien l'histoire du dernier film, Dragon Ball Z : Battle of Gods

Si on rajoute ensuite qu'on fait dans l'iconoclaste inutile et gratuit avec un Shenron qui se pisse dessus devant "Bills" (mais putain, d'où est ce que nom est sorti ?) et un Vegeta en prostituée méconnaissable pour énerver les indécis encore en intra-veineuse de sentiments nostalgiques...  

 

Lu sur le net

IAM 16 septembre 2013 à 23 h 36 min Toute ma jeunesse, je me sens nostalgique :’) ^^ Aqua-Sanguinaire 17 septembre 2013 à 0 h 11 min Franchement avec les améliorations des desseins de maintenant on dirait que ça se rapproche des jeux vidéos guibouin65 17 septembre 2013 à 10 h 13 min juste le meilleur film dragon ball z les graphisme et lhistoire juste magnifique 20 sur 20
 
 

Mais alors... Les dessins sont beaux au moins, non ? Aucun parti pris qui n'en vaille la peine. Une aura orange de God Mode en CG (animée à la mano par un stagiaire) posée de façon aussi hasardeuse que la couleur des cheveux de "Sangoku God" piochée au hasard dans la gamme chromatique rouge-approchante (un magenta immonde). Les choses sont aussi qualitative que l'opening des Dragon Ball Kai. Quand on sort un film DBZ, on fait dans le minimum syndical. Alors si on repense à la série "Dragon Ball Z : Kai" qui se posait en remake mais ne "remakait" rien d'autre que l'opening (avec peut être quelques filtres HD ou autres "je ne sais quoi" que je ne saurais vraiment définir car c'était juste aussi vieillot que la version originale), et quand on repense au futur titre next-gen sur console dont les graphismes / contenus se rapprochent des versions Playstation 2/Wii (mais attention, ils proposent de jouer les persos du nouveau film, forcément, une oeuvre étant faite pour optimiser les bénéfices de l'autre !), on ne peut dire qu'une chose :

 

Va te faire foutre, Toriyama !

 

En plus d'avoir complètement vendu son âme au diable depuis la phase post-Freezer (mais on lui pardonnait en tant que génération 8-14 ans inculte, puis en génération 16-20 ans pleins de nostalgie), il aurait peut être au moins pu avoir l'honneur "à la japonaise" de garder un contrôle sur son "oeuvre" ou se faire seppuku en la voyant gang-banguée. Ou mieux, imposer avec force une oeuvre a peine plus mature, à la structure qui se différencierait d'un iota des autres films. Attention, par "mature", je ne dis pas qu'il faut intégrer une scène de cul entre Bulma et Vegeta, un plan-séquence "cigarette" ou d'autres conneries de film d'auteur intellol. Le minimum aurait été un scénario à surprises minimum et des "mises à jour" en matière d'animation-graphismes. Des risques graphiques à la Noein ou Amer Béton. Mais non. Il n'y a pas de scénario (outre un monologue de fin assez moraliste), aucune surprise, aucun intérêt. Le schéma du Shonen est suivi à la lettre, jusqu’à l'abrutissement le plus profond.

 

"Le Méchant qui arrive > défonce tout le monde > un héro émerge en unique espoir > le héros est victorieux après avoir été buffé (directement ou non). C'est définitivement exactement le même type de scénario que celui de Cell, Buu, Broly, etc... Mais attention ! Il y a un twist final incroyable. Qui peut être assez prévisible quand on voit la nature du nouvel ennemi. Alors forcément, il faut pardonner à l'heure et demi du film d'être particulièrement ennuyeuse. Mais s'il n'y avait que le scénario, on pourrait se recentrer sur les scènes de combat ? Putain ! Si on aime DBZ, c'est pour voir de la patate et des Kaméhaméha ! Mais même celles ci sont brouillonnes et sans la moindre classe, invention, idée.

 

La preuve en images :

 

Une vraie platitude. Pas d'esquive stylée comme dans le combat vs Janemba, pas de surpuissance bandante "KAKARO...TTOOOOO !!!" à la Broly. Alors que reste t'il ?

Bref.

Pour contrebalancer, on pourra toutefois noter l'effort fait dans l'apparition du concept de "Dieux" pas totalement à jeter (dans leur dimension imprévisible et chaotique assumée jusqu'au bout, y compris dans le facteur qui déclenchera l’enchaînement des combats), là où les Kaios sont pitoyables et bien dépassés. On peut aussi noter le nouveau méchant, qui en dépit d'un nom horrible dégage quelque chose de passable, en tous cas bien meilleur que Dr Egui, Slug, ou d'autres "méchants" sans intérêt du genre. Enfin, on peut se rassurer et se dire "de toute façon, les shonen, c'est pour les jeunes, non ?". 

 

Allez, concluons : Dragon Ball Z (oui, j'ose englober la saga entière) fait officiellement partie de ces films et dessins animés qu'on est en droit d'aimer quand on est enfant, mais qui font se demander pourquoi on a pu leur accorder le autant d'intérêt une fois devenu adulte. La saga de post- Freezer (par ce que Freezer et le combat sur Namek aurait dû être le paroxysme de la saga, bouclant à peu près parfaitement la boucle) de Toriyama rejoint, preuve irréfutable figurée par cette dernière aberration, "Le Retour de Jafar", "Chérie j'ai rétrécis les gosses", "Flubber", "Docteur Dolittle", et autres créations qu'on doit a tout prix éviter de re-regarder de peur de les voir pour ce qu'elles sont vraiment : des meduses ankylosées, des oeuvres qui n'ont pas su vieillir, des oeuvres fripées, des ruines.

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Édito

Pixel Dope, un tas de certitudes, d’idées manichéenes tranchantes comme des rasoirs jetables émoussés qui auraient tous une histoire à raconter. J'essaie de faire dans l’idée qui investigue, parfaitement inquisitrice, mais qui dans le fond est mue par une petite flammêche pour le Jeu Vidéo et toute la sphère Digitale.

 

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