Je pense donc je regarde !
Des médicaments pour soigner la schizophrénie, des révolvers pour guérir les maux de tête... Voilà de la folie, de la passion, du cinéma et du jeu vidéo (un peu).
Pour les 3 amis suisses qui lisent Gameblog et/ou mon blog inutile, je passe l'info :
http://www.unil.ch/getactu/wwwlettres/1336379941807

Ce cours public, ouvert à tous, réunira des spécialistes de plusieurs disciplines autour de la question des jeux vidéo dans notre société.
Marc Atallah, directeur de la Maison d'Ailleurs à Yverdon-les-Bains et enseignant à la section de français moderne de la Faculté des lettres, Marc Da Cunha Lopes. artiste, Christian Indermühle, spécialiste des cultures alternatives (UNIL), Matthieu Pellet, spécialiste des jeux vidéo (UNIL), Nicolas Nova, spécialiste du design et des technologies digitales (Haute Ecole d'art de design, Genève), Alexis Blanchet, Paris III Sorbonne.
Modération: Yves Gerber, journaliste RTS-Nouvo.
Mardi 5 juin 2012 à 18h, Amphimax, salle 351
Il est passionnant de se pencher au-dedans
C'est un peu la suite directe de Mon Dernier Soupir, l'autobiographie de Luis Bunuel (justement écrite avec l'aide de Jean-Claude Carrière). On retrouve Bunuel la où nous l'avions laissé, en train de songer à se réveiller parfois, après sa mort, pour lire les journaux et voir ce qu'est devenu le monde. Jean-Claude Carrière joue le jeu et réveille son ami Luis dans sa tombe, une pile de journaux sous le bras (une bouteille de vin espagnole sous l'autre). Le livre rafraîchit la mémoire des cinéphiles, ajuste quelques détails de la légende et porte un regard sur la (les) vie(s) de Bunuel à la fois nostalgique et admiratif. Les regards de l'auteur et de son hôte se tournent également vers un monde devenu fou, peut-être destiné à devenir une terre sans pain.

C'est presque un film improbable, tiré d'une histoire vraie. L'histoire d'un amour fou, passionnelle jusqu'au tragique, l'amour à mort, né d'une rencontre entre deux êtres tristes et misérables.
La farce est d'abord drôle, d'une douceur amer rappelant un peu le romantisme cassé de John Fante, "Demande à la poussière" dans de jolis décors du Mexique des années 40... Mais le conte est rattrapé par son réalisme et vire au sinistre avec une perversité fusionnelle qui ne cessera de rendre le film dérangeant...
L'amour fou de deux amoureux fous à lier.

Un étrange film étrange, tout en symbolique, en obsession et en images bizarres fortes. Où le chaos d'une révolte dans un monde nain est étriqué par le nihilisme en noir et blanc, la destruction et le grotesque. Où le dérangeant ricanant fini par supplanter l'agressivité du métrage.
Etrange film étrange donc, que les cinéphiles les plus curieux doivent avoir vu !

Un Aguirre sous Jodorowski.
L'errance durant 8 années du conquistador Cabeza de Vaca qui traversa à pieds un continent sauvage alors inconnu. Au milieu des rencontres de l'ethnie de cette future Amérique, le cinéaste n'offre pas vraiment de cohérence narrative. Il préfère condenser avec la contemplation des lieux, la fascination des rites, le fantastique du chamanisme, l'étrange mutation d'un espagnole aventurier venu conquérir l'Eldorado…
Une oeuvre forte, presque documentaire, touchée par des moments saisissants qui font aimer le cinéma. On est très proche d'Aguirre la colère de Dieu, du Nouveau Monde de Malick et d'un conte bizarre à la Jodorowski.
Le DVD français propose hélas une image pas terrible mais c'est une chance de pouvoir enfin découvrir ce film (de 91, totalement inédit chez nous).

Le retour plein de rage du génial Alex de la Iglesia !
Alex de la Iglesia regarde l'histoire sombre de son pays avec un oeil noir et un sourire tordu, en jouant avec un trio amoureux cinglé plongé dans la folie passionnelle. Le metteur en scène refait Morts de Rire et Crime Farpait en citant Jodorowski et Ferreri, tout en noircissant le tableau avec un sens graphique macabre étincelant qu'on ne lui connaissait (presque) pas.
Film de la maturité, cette comédie romantico-dramatico-historique d'horreur (rien que ça !) avec des clowns défigurés et psychotiques est le meilleur film de son auteur.


Fausse affiche réalisée pour un concours organisé par PANIC! CINEMA.

Je l'écoute en boucle depuis trois jours... Le clip est étrange, même si ces gamins qui se balladent sur ces antiques planches ont quelque chose de fascinant. J'adore le rythme, rétro et mélancolique et cette voix...
Réorchestration live sympatoche :
J'adore Vidéodrome, Cronenberg, Shinya Tsukamoto, Tetsuo (les films, le personnage), HR Giger, la biomécanique etc... Alors j'ai fait ça :)

Meilleure déf ici : http://bandini.deviantart.com/art/Long-live-the-new-flesh-183703678
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Je pense donc je regarde !



