Le Blog de Parker

Catégorie : Cinéma

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Cinéma

Tout le monde connait Scream, tout le monde a vu au moins le premier et donc tout le monde a connu cette vague de Slasher juste après la sortie du premier Opus. Chacun tentant de pasticher l'original avec plus ou moins de Succès. Scream n'est pourtant pas le premier film à faire du "slasher", le trop peu évoqué mais excellent Black Christmas ou encore My Bloody Valentine ( qui a  eu le droit à un remake ) étaient déjà là avant. Pourtant, Scream restera celui qui a le plus marqué. Pourquoi ? Par sa capacité à réutiliser tous les codes des films d'horreurs pour les tourner en dérision et en créer de nouveaux. Et aussi parce que Wes Craven est avant d'être un réalisateur juste bon et avant tout un type qui a du sentir le vent tourner et a sorti son film au bon moment.

Scream 4 est donc le dernier épisode. Une sorte de Reboot de la série sans en être un. Le film suivant toujours les mêmes protagonistes principaux. Seulement on repart sur de bonnes bases et on relance le tout. Car attendez vous à voir d'autres Scream arriver sous peu...

 

Wes Craven est bien connu des amateurs de films d'horreurs, il a réalisé ce que l'on peut considérer comme des classiques du films d'épouvante. La colline a des yeux, The last house on the Left, My soul to take ou encore L'emprise des ténèbres. Réussissant à chaque fois soit à créer un genre ou alors à lui redonner un nouveau souffle. Wes Craven n'est pas un excellent réalisateur, hormis quelques films comme la dernière maison sur la gauche où il réussissait par un aspect documentaire et une auto-dérision à nous emmener dans l'horreur d'un groupe de tueur, il ne brillera jamais par ses talent de réalisateur pur. Cela ne l'empêche pas de faire de bons films pour autant.

 

10 ans se sont écoulés depuis les derniers meurtres du célébre Ghostface. En plein lancement de son dernier roman, Sidney Prescott retourne à Woodsboro pour sa campagne de promotion. Cette visite lui permettant aussi de revoir sa cousine Jill. Les retrouvailles seront de courtes durées, Ghostface est de retour en ville et il a décidé de changer les régles du jeu...

Scream 4 est un film à risque, relancer une série avec autant de fans est toujours une certaine prise de risque. L'original reste t-il toujours aussi bon ou bien n'est-il magnifié que par le souvenir que peuvent en avoir certains ? Les codes de Scream sont ils toujours les bons ? Est-ce que Ghostface ne commence pas à faire un peu de la pein avec son masque acheté dans un magasin de farces et attrapes ? Là est tout le risque du film...

Pourtant, force est de constater que Wes Craven réussit à replonger dans son whodunit nouvelle génération. Tout en y laissant tout de même quelques plumes au passages mais j'y reviendrais plus tard.

Començons par le casting. Argument de vente principal, le casting originel. Neve Campbell, David Arquette et Courteney Cox. Le trio réuni. Ce qui est, il faut l'avouer, assez agréable. Hormis ce trio, vous pourrez apercevoir Anna Paquin, la sublime Kristen Bell et la beaucoup moins sublime Hayden Panetierre ( qui pour l'anecdote ne concernant pas le film, est la doubleuse de Kairi dans Kingdom Hearts ) ou encore Rory Culkin. Un casting donc, assez bon, avec pleins de nouvelles têtes à tuer. 

Je ne vais pas m'étendre sur la réalisation du film, celle-ci reposant avant tout sur les clichés des films d'horreur et donc la manière de filmer dans les dits-films. Camèra dans un angle mort, champ de vision réduit et autres effets de surprises d'un autre temps.

En revanche, je me dois de parler de la bande son. Pas celle propre à Scream 4, à savoir les musiques composés pour le film mais plutôt ceux utilisés pour "coller" à l'esprit des jeunes. En plus de m'avoir fait vomir plusieurs fois, elles réussissent à allier le mauvais gout vocal à la pauvreté musicale. Ce qui est fort, je dois l'avouer. Vous aurez soit de la....je sais même pas comment on doit nommer ce genre de musique...mais vous en aurez. Hormis cela, la musique composée pour Scream 4 est bonne. Mélangeant avec talent un son très années 90 avec une sonorité actuelle. Très agréable en somme.

 

Partant sur la base des nouvelles technologies, Wes Craven orientera son film là dessus. Internet,blog et autres systèmes de communication. Permettant ainsi de surfer sur la génération actuelle. Le rendant donc par la même occasion, un peu plus crédible. L'histoire donc, se laisse suivre sans temps morts ni baisse de tension. Et cela pendant près de 2 heures. Wes Craven réussissant toujours à relancer son script et donc à captiver son spectateur. Que ce soit par l'ambiguité de certains personnages ou alors les prochaines éxecutions, vous ne vous ennuierez pas. Le film se permettant même un petit twist de fin assez sympathique si tant est que l'on a pas regardé une centaine de Slasher avant Scream 4. Mais c'est quand même bien fait. 

En revanche, ce qui commence à devenir gonflant dans ce genre de film, ce sont les mises en situation. Vous ne verrez pas dans ce film, de pauvres ou alors d'étudiants normaux. Non, dans Scream 4, tu dois avoir une maison d'au moins 100m² ou alors tu n'es rien. Il est vrai que tourner Scream 4 dans mon pauvre 25m² aurait peut être limité les situations aussi...

L'axe du film reposant au final sur les codes de ses ainés. Tourner en dérision chaque code et chaque situation renvoyant directement aux films d'horreurs. Que ce soit la jeune fille courant dans les escaliers plutôt que de sortir de chez elle ou alors les fameux plans sur l'héroïne avançant à côté d'une porte sans lumière etc...

Et cela fonctionne, on se prend au jeu. Wes Cravent se permettant même de se moquer de lui par le biais de l'introduction du film. Se moquant de l'industrie du cinéma et de sa capacité à tourner des suites sans logique apparente. Il critiquera beaucoup d'autres métrages au cours de son film, Jason et autre Halloween seront raillés dans Scream 4. 

 

Pourtant, ce qui devait apparaitre comme une force en devient un faiblesse. Le film tombe, pour les connaisseurs, dans une sorte de film à référence. Wes Craven renvoyant en permanence soit à un ancien Scream ou alors à un autre film d'horreur. Le film devient alors trop référencé et perd son identité. Le réalisateur pastichant même le premier Scream mais au lieu de voir cela comme un hommage ou autre mise en abyme, seul apprait l'incapacité du réalisateur à faire du neuf. Devant se pasticher lui même pour faire quelque chose. Créant sans créer. Un comble pour le créateur de la série. 

Au final, ce qui devait ressembler à un gros moment de nostalgie pour certains, se transforme en séance Flashback de 2 heures. 

Il est donc plus intéressant de voir Scream 4 si l'on est pas famillier du genre, on ne comprend pas certaines références et pour le coup c'est tant mieux. Le film se suffisant à lui même sans ses clins d'oeils permanents aux anciens films. 

Je modère tout de même mes propos. Scream 4 est un bon film. Cependant, My soul to take semblait lors de sa sortie beaucoup plus prometteur dans le traitement et laissait donc sous entendre un Wes Craven en forme pour Scream 4. Le film reste toutefois agréable à regarder lors d'une soirée avec des potes pour se détendre. Scream 4 n'étant clairement pas le renouveau du genre ou le grand retour de Wes Craven.

 

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Après un tatouage et un déménagement, me voila de retour pour une nouvelle critique de film. Aujourd'hui, Fright Night plus connu sous le nom de Vampire, vous avez dit Vampire ?

De plus, le remake de Fright s'apprête à sortir d'ici peu, je vous propose donc la chronique de l'original ainsi que du remake dès sa sortie. 

On y va ? 

Charley Brewster est un Lycéen normal, il vit avec sa mère, sort avec sa petite amie Amy ou avec son meilleur ami Edward " Evil Ed". Charley est aussi un grand fan de films d'horreurs. Il ne rate jamais une occasion de regarder l'émission Fright Night présenté par Peter Vincent, ancienne star de films de vampires. Sa vie se verra bousculer le jour où Jerry Dandrige s'installe dans la maison à coté de chez lui. Jerry est un homme étrange, il ne sort que la nuit mais surtout possède un cercueil dans son sous-sol...

Sorti en 1985, Fright Night fut une véritable surprise à l'époque. Succés au box-office, bénéficiant d'un suite quelques années plus tard, produits dérivés, jeux vidéos, comics ou encore roman. Pourquoi ? Fright Night est un savant mélange d'horreur, d'humour avec un poil d'érotisme. Et le tout réalisé avec beaucoup de talent. Il en sera de même pour le second opus qui, malgré un relatif echec au cinéma, deviendra culte dès sa sortie en cassette.

Fright est donc une réalisation Tom Holland à qui l'on doit le scénario de Psycho II mais aussi de Fright NIght part 2. Il est aussi l'oncle du chanteur d'Offspring. Pas un grand nom du cinéma donc, mais pas un mauvais réalisateur pour autant. 

Au casting, Chris Sarandon en vampire, connu pour être la voix de Jack Skellington de l'êtrange nöel de Mr Jack. Mais aussi William Ragsdale, héros, connaissant la gloire par le biais de Fright Night. Amanda Bearse dans le rôle d'Amy et Stephen Geoffreys en Evil Ed. Du connu et du moins connu donc pour ce casting. 

Excellent choix d'acteurs, Chris Sarandon jouant le vampire avec brio, alternant humour noir et séduction. Il représente à merveille l'imagerie vampirique. 

N'oublions pas Roddy McDowall en Peter Vincent. Incarnant avec talent un acteur vieillissant, se reposant sur ses anciens films. Peter Vincent résonne comme la représentation d'un Béla Lugosi, incapable de changer de style, refusant le changement. Personnage très intéressant, amené à changer tout au long du film, sorte de double incarnation, l'ancienne génération devant s'adapter à la société actuelle mais aussi triste représentation de ces acteurs laissés à l'abandon survivant grâce à un semblant de "renommé".

 

Très bien réalisé, Fright Night aborde la période du passage à l'age adulte, la notion de différence mais aussi les premiers émois de jeunes adolescents. En effet, le film par une approche horrifique jouera sur plusieurs plans différents et cela avec beaucoup de réussite.

L'histoire peut ainsi se lire de diverses manières.

Le passage à l'age adulte, ce moment où le jeune garçon se doit de prendre des décisions par lui même, s'émancipant de l'autorité parentale pour devenir homme. Cela se traduira dans le film par un héros fan de films d'horreurs, s'émancipant peu à peu de cet univers, acceptant le monde qui l'entoure ainsi que ceux qui l'entourent et ainsi ne plus se cacher derrière la naïveté de l'enfant. 

Le film aborde aussi la différence de chacun par le biais du vampire représentant en quelque sorte l'homosexualité.

Il est clair que le vampire s'installant dans la maison avec son ami "colocataire" n'est pas que le symbole vampire-goule mais aussi homosexualité. Par ce message, le film nous montre notre incapacité à accepter ce qui est différent. La première réaction du héros étant de vouloir "détruire" ce qu'il voit comme différent.

Il est aussi question de sexualité, d'envie mais aussi de désir lorsque l'on est un jeune homme ou une jeunne femme en devenir.  Mais aussi comme nous avons pu le voir avec Peter Vincent, la symbolique d'une "ancienneé génération devant s'adapter pour éviter l'oubli. 

Fright Night est de ces films qui ne vieillisent pas ou alors très peu. La portée du message restant intacte avec le temps. Il en est de même pour les FX, toujours biens réalisés. Il est toujours plaisant de voir des bons FX à l'ancienne, réalisés "à la main". 

Le film ne serait pas aussi bon s'il  ne possédait pas aussi une bonne dose d'humour. Mais attention, pas d'humour potache mais plutôt une bonne dose d'humour noir. Jouant sur les non-sens et autres situations insensées dans un monde "pragmatique".

Fright Night est donc un excellent film, culte encore aujourd'hui, n'ayant pas à rougir devant les films actuels. Plus profond qu'au premier abord, plus intelligent que le simple film de vampire basique. Fright Night est une oeuvre à voir et à revoir. Ne serait-ce que pour se préparer pour le remake qui s'annonce encore une fois catastrophique. Le vampire étant joué par Colin Farell...qui n'a fait qu'un seul bon film dans sa carrière, Bons baisers de Bruges.

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Au vu de l'ambiance un peu tendu sur les blogs de Gameblog, je vous propose un petit film joyeux et détendu, A Serbian film...

Qu'est ce qu'A Serbian Film ?la première réalisation de Srđan Spasojević, sorti en 2010. Le film est ce que l'on peut appeler un torture porn ou snuff movies. Le principe ? Des films d'une violence absolue, sans concession et souvent sans interêt. La plupart de ces films ne dépassant jamais le simple stade de "violence gratuite". 

Si vous suivez un peu l'actualité ciné, vous devez être au courant du "buzz" autour de ce film. Censuré dans plusieurs pays, interdit dans d'autres, passant difficilement dans certains festivals, le film dispose d'une aura "sulfureuse".

Pourquoi ? Tout simplement parce que le film propose de pousser la notion de violence à son paroxysme, le film n'est pas interdi au moins de 18 ans pour rien...

Le film est donc la toute première réalisation de Srđan Spasojević, honnête dans son boulot, le film se veut donc bien réalisé sans pour autant crier au génie. La musique est quant à elle tout simplement immonde, sorte de mauvaise techno/electro. Le casting est....serbe...peu d'acteur connu ( je peux me tromper ) hormis le héros que l'on a pu voir dans Chat noir Chat Blanc de Kusturica

Ancienne légende du porno, Milos est sur le déclin. Ayant une femme ainsi qu'un enfant, il se doit de trouver du travail assez vite. C'est alors qu'une de ses anicennes amies lui propose de tourner dans un nouveau film pornographique, un nouveau genre payant extremement bien. Poussé par l'appat du gain mais aussi par l'envie de subvenir aux besoin de sa famille, Milos acceptera...

Alors, autant rassurer les sceptiques, ce film est une purge. Mauvais en tout point, violence gratuite en permanence sans grand interêt. Mais le manque d'interêt ne s'accompagne pas toujours d'un manque de propos sur le fond du film. Et je me dois de chroniquer ce film pour l'exorciser aussi. Oui ça fait peur...

La chronique sera sans doute plus courte que d'habitude, je ne vais pas philosopher sur le film...

Ce genre de film souffre d'un seul et même problème. Le manque de sens pour la violence. Là ou Funny Games dénonçait une forme de violence par son unilatéralité et sa victoire permanente ou bien Martyrs jusitifiant sa violence comme but ultime, A Serbian Film rate tout dénonciation ou tout propos. 

Le film se voulant être une critique de la société Serbe. Alors, je veux bien que le réalisateur soit pleins de bonnes intentions mais pour aborder un thème "intelligent", il faut une certaine maturité. 

La première moitié du film est tout à fait regardable. On suit Milos cherchant à se refaire un nom et à gagner de l'argent. Le film tendant plus vers le drame humain dans sa première moitié. Rien ne prépare à la suite du film, tout bascule dans de la violence gratuite jusqu'à un final tout simplement ignoble et malsain dans tous les sens du terme...si si c'est possible.

Le film va alors tenter de dénoncer :

-en premier lieu, la montée en puissance de la violence au sein de notre société, nous poussant ainsi à toujours vouloir voir encore plus de violence. 

-Le pouvoir de l'argent sur l'être humain, celui-ci acceptant n'importe quoi pour être riche.

- Une société passive devant ce qu'elle voit, refusant la plupart du temps d'agir, préférant regarder.

Et c'est à peu prés tout, c'est déjà pas mal me diront certains.

Pourquoi le tout s'avère profondémment raté ? Pour diverses raisons que je vais vous expliquer.

En plongeant son film dans une violence infâme, le réalisateur prend le risque de retirer tout sens à cette dite-violence. Ce qu'elle tente de dénoncer passant au second plan. De plus, chaque scène se doit d'accompagner le propos et non juste nous montrer un truc dégueulasse pour nous montrer un truc dégueulasse. 

Il est trop simple de donner une piste en début de film ou alors nous montrer une situation nous laissant penser que le film cherche à dénoncer ça pour ensuite ne plus du tout en parler. Le film tombant alors dans ce qui se fait de plus gratuit en terme de gore.

Au passage, le film se permet quelques symboliques douteuses tel que l'infériorité de la femme ou la nature pourrie de l'être humain. Le réalisateur ne semblant pas avoir foi en l'humanité...

Je n'aime pas enfoncer littéralement un film, préférant toujours trouver quelque chose pour le sauver ( j'ai trouvé un sens à Assaut Girls par exemple ). Mais là c'est impossible. Le réalisateur tombant dans tous les pièges à éviter lorsque l'on fait ce genre de films. 

Le manque de maturité ou bien la volonté de présenter un film soi-disant "intelligent" alors que ce n'est pas le cas, font de ce film une sombre purge. 

Je ne vais pas m'amuser non plus à vous présenter la violence du film, je ne peux pas et vous trouverez facilement sur le net...

Au final, A Serbian film est un mauvais film. Dérangeant, malsain mais surtout vide de sens, la première réalisation de Srđan Spasojević ne marqueura que par son aspect médiatique et non pour la qualité du film. 

Cela revient un peu sur certaines discussions que j'ai pu avoir sur la violence. Comment supporter la violence ? Elle doit servir un propos ou alors elle ne set à rien. La violence doit toujours servir un message pour avoir une justification, du moins dans les films de ce genre ( horreur etc...). Elle tombe sinon dans de la violence bête et sans interêt. 

Encore une fois, Funny Games réussissait à dénoncer et chaque plan, chaque acte de violence était là pour servir le fond du film. Il n'y avait rien de "gratuit" dans le film. Ce n'est pas du tout le cas et c'est même le contraire pour A Serbian Film.

Un point positif ? Après avoir vu le film, toute votre energie négative aura été absorbée par le film. Le monde vous paraitra d'une beauté à couper le souffle. Même le flood vous semblera agréable...

 

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Captain America tout le monde le connait sans vraiment le connaitre. On sait à quoi il ressemble, ce qu'il représente mais on se penche trop peu souvent sur l'univers du justicier des States. Qui est il donc ? 

Crée en 1940 par Jack Kirby et Joe Simon, Captain America est un peu le Superman de Marvel, figure emblématique d'une époque.Combattant des nazis ou autres japonais trop méchants, Captain America incarnera dès sa création, une forme de propagande nationaliste.

Puis il disparaitra. Pour mieux revenir en 1963 en prétextant une hibernation "involontaire". Depuis, Captain America est toujours là, plus ou moins en forme mais toujours présent. Réussissant au fil des ans à étoffer le personnage, le rendant plus intéressant, plus profond et ne représentant pas juste un idéal éculé d'une société conservatrice.

Il fallait donc que notre ami costumé ait son film, enfin un "vrai" film, on oubliera les tentatvies d'adaptations des aventures de Captain par le passé. Marvel surfant ainsi sur la vague super héros et renforçant petit à petit son projet "Vengeurs".

Marvel met donc en place son film et confie la réalisation à Joe Johnston où Mr "Rocketeer". Il est aussi le réalisateur de nombreux films connus comme Jumanji ou encore le magnifique Wolfman.

Steve Rogers aime son pays, patriote, révant de s'engager dans l'armée pour aider son pays alors en pleine Seconde guerre mondiale. Seulement, Steve est ce que l'on apelle un gringalet, maigre et sans aucun muscle. Alors qu'il se voit refuser encore une fois les portes de l'armée, le docteur Erskine, ayant décelé en Rogers un certain potentiel, Steve se verra proposer de participer à une expérience pour créer le "Super Soldat".

Au casting, un Chris Evans en pleine forme, incarnant avec brio Captain America, un Hugo Weaving excellent Red Skull, Tommy Lee Jones en général et Hayley Atwell pour la touche féminine. Et j'allais oublier Sebastian Stan en sidekick de Captain America, Bucky. Un casting se révélant agréable, les acteurs étant tous bons. Pas de fausses notes, de surjeu ou quoique ce soit d'autres. Petite apparition de Nick Fury aussi ( Samuel L. Jackson ) pour lier le film aux autres pour le futur "Vengeurs".

Quant à la réalisation, Joe Johnston a de la bouteille. Le film est donc honnêtement réalisé. Ce n'est pas un chef d'oeuvre à ce niveau, je reviendrais sur ce point plus tard. Le film est lisible, on ne se perd pas dans des plans "michel bay". 

Alan Silvestri est à la composition des musiques, on le connait pour son travail sur Predators d'Antal ou encore G.I joe et aussi Forrest Gump. Rien d'exceptionnel à ce niveau. Aucune musique ou thème ne restant en tête. C'est même un poil anonyme comme musique.

La première apréhension que peut avoir le spectateur lorsqu'il va voir Captain America est celle-ci : Vais-je voir un pseudo film de super héros "patriotique" au possible vantant la toute puissance des Etats-Unis ? 

Je vous rassure tout de suite sur ce point. Ce n'est pas le cas. C'est même plutôt l'inverse. Johnston n'hésitant pas à ridiculiser l'imagerie Captain America durant la première moitié de son film. Le réalisateur est conscient de ce que représente ce héros et il joue là dessus. Que ce soit sa valeur mercantile ou encore ce qu'il est censé représenter pour la population. Captain America représentant ainsi une sorte de symbole pour pousser la population à s'engager mais aussi à rallier le peuple à un idéal politique. Le tout est amené avec beaucoup d'ironie et de mordant. C'est très agréable à voir. Le film n'est pas non plus un film sur un héros sauvant le monde de la menace nazi.Joe Johnston recentrant  son intrigue, non pas sur un homme sauvant le monde mais plutôt un homme ayant son propre combat à faire. 

Un véritable effort a été fait sur l'ambiance. Que ce soit pour l'immersion dans le film au travers des décors mais aussi au niveau de la manière de filmer. Le film se révélant être une sorte de retour en arrière dans sa réalisation. On assiste à des plans dans la veine des films des années 40. Ainsi, pas de transition, tout dans l'action. Ce qui est une qualté, Johnston ne s'embêtant pas avec des effets dramatiques ou autres transitions ne servant pas à grand chose. Préférant ainsi centrer tout sur son histoire et sa mise en place. Le déroulement du film est donc "à l'ancienne". Rocketeer s'inscrivait déjà dans cette lignée. On ressentait la déclaration d'amour du réalisateur pour une époque cinématographique. Il en est de même pour Captain America.

Seulement, sur la durée ce que l'on pouvait voir au début comme des qualités sombrent au bout d'un moment comme des défauts. Le manque de transition rendant parfois le film brouillon. Certains agencements de scènes semblent hasardeux. On ne comprend plus trop pendant quelques secondes. De plus, cela empêche au final tout attachement pour les personnages secondaires. Captain America et Red Skull occupant tout l'écran. Ce qui est assez dommage, je pense à Bucky, trop peu mit en avant au vu pourtant de son importance pour Captain America.

Les enjeux de narrations semlent aussi flous. La narration n'aidant vraiment pas. En même temps on est dans Captain America, pas dans une adaptation live de Xenogears. On ne va pas trop vous demander d'utiliser votre cerveau. Vous êtes là pour vous éclater.

Ce qui est paradoxal, c'est que la durée du film ( 2 heures ) laisse penser à un developpement assez long. Ce n'est pas le cas, on passe beaucoup de temps sur la "création" de Captain America mais c'est tout. Le reste du film n'étant au final que la démonstration de la puissance du héros. 

 

 

Au final, Captain America est une excellente surprise. Ne jouant pas du tout sur l'image pro-américaine du héros, ancrant son film dans une imagerie année 40, Captain America est un bon film. Il faut juste être conscient du type de film que l'on va voir. Les défauts cités s'oubliant vite une fois plongé dans le film. Et puis le film remonte quand même pas mal le niveau après Iron Man 2...

 

 

 

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Tout le monde connait plus ou moins la planète des singes. Surtout sa fin en fait, l'image d'un homme à cheval découvrant une statue de la liberté détruite. 

Le premier opus, adaptant l'oeuvre de Pierre Boulle, sortait en  1968. Il nous narrait l'histoire de trois astronautes s'écrsant lors d'un voayge spatial, sur une planète inconnue. Ils y découvrent une planète où les singes régnent en maître et où l'homme n'est que l'esclave de celui-ci. L'originalité de l'oeuvre étant l'inversement des règles de la société, des maquillages géniaux pour l'époque ainsi qu'un très bon twist final. Le succès du film engendrera pas moins de 4 suites, deux séries télés et un "remake" de Tim Burton en 2001. 

Will Rodman est un scientifique. Lui et son équipe, par le biais de test sur des singes, tentent de trouver un remède à la maladie d'Alzheimer. Alors qu'ils pensent avoir réussi, ils commencent à voir d'étranges effets secondaires sur les singes ayant reçus le "remède", une augmenation radicale de leurs activités cérébrales...

Quel est donc l'interêt de faire un prequel de l'oeuvre d'origine ? Quel besoin de toujours vouloir tout expliquer ? Les singes deviennent-ils intelligents après une séance de Donkey Kong ? 

Réalisation de Rupert Wyatt à qui l'on doit......Ultime Evasion et c'est tout. Il est surprenant de voir un "jeune" réalisateur sur un si gros projet. Ultime Evasion nous parlait d'un détenu cherchant à se faire la belle pour aller rejoindre sa fille mourante. Cool. 

On pouvait donc avoir peur. Seulement Wyatt prend tout le monde par surprise et signe ici une oeuvre d'une beauté et d'une émotion assez rare. Filmant le tout avec grâce, chaque scène, chaque plan étant d'une parfaite lisibilité. Ne signifiant pas pour autant que sa réalisation manque d'âme. Il est donc très plaisant de pouvoir regarder un film sans avoir à se taper les délires filmiques d'un réalisateur prétentieux. Ici ce n'est pas le cas, tout est fait avec justesse. Il suffit de voir la scène de la montée de Cesar sur le gigantesque arbre de la forêt, ou celle du pont. 

La composition de la musique étant assurée par Patrick Doyle, que l'on a pu entendre sur Thor ou encore Eragon. Il fait lui aussi un boulot remarquable pour le film. Accompagnant à merveille les scènes du film, sans jamais tomber dans le "melo-dramatique pour te faire pleurer".

Rien à redire au niveau du casting. Un James Franco encore une fois très en forme, une Freida Pinto un peu plus en retrait mais jouant bien, un John Lithgow toujours aussi impressionant de justesse et de talent mais surtout un Cesar ( Andy Serkis ) bluffant tout le monde, tous les singes en fait. Sans exception. 

Le film n'est pas ce que l'on peut voir sur les bandes annonces. Vous n'allez pas voir des singes exploser des voitures et des hélicoptère pendant tout le film. Ces fameuses scènes ne représentant au final que la toute dernière partie du film. Il est question durant le métrage, d'un drame et  de trahison. Tout l'interêt étant de nous montrer comment les singes vont réussir à se rebeller et à commencer à prendre le contrôle.

C'est là qu'est la grande force du film. Le processus dramatique du film prenant alors tout son temps pour se mettre en place. Commençant à l'echelle locale, Will, son père et le jeune chimpanzé nommé Cesar, le film met en place ce qui aboutira au drame de la fin du film. Jouant avant tout sur la bétise humaine et le mépris de celui-ci sur ce qu'il juge comme "animal". Le noyau du film étant au final Cesar. Véritable prouesse technique, le chimpanzé est joué par Andy Serkis, déjà habitué au genre grâce à King Kong et Gollum, il est tout simplement remarquable dans le film. Il réussit à nous faire ressentir la tristesse et la joie du singe. Mais en ne tombant jamais dans le pathos pur, toujours avec justesse. Les singes sont d'ailleurs troublant de réalisme et d'humanité. C'est à se demander dans le film qui est le plus humain ? 

Le film ne tombant donc pas dans le piège du mauvaix prequel, cherchant juste à nous expliquer pourquoi puis ensuite en nous foutant juste de l'action. Le réalisateur préférant avant tout poser ses enjeux dramatiques avant de faire avancer compétement son scénario. L'un n'allant pas sans l'autre. Il est donc logique de passer une bonne partie du film avec Cesar et ainsi le voir grandir et changer, devenant de plus en plus humain. La force du tout étant de nous amener à voir la fin du film comme une suite logique des événements passés. Un juste retour des choses en somme. La caméra Wyatt accompagnant magnifiquement ce final exceptionnel. 

Le tout est rendu possible grâce à des effets spéciaux tout simplement saississants. Les singes sont magnifiques, leurs regards sont profonds mais surtout très troublants. Leur regard arrivant à nous faire culpabiliser mais aussi à nous faire ressentir leurs sentiments.

La Planète des singes : les origines est donc un excellent film, un excellent divertissement et un excellent moyen aussi de réfléchir un petit peu sur nous même. Abordant son film avant tout comme un drame et non comme un simple film de science fiction ou un film d'action, Wyatt permet à son film d'être différent de ce que l'on pouvait attendre. Mais en bien. Vraiment. 

Je ne peux donc que vous conseiller d'aller voir ce film. Vous aimerez. 

 

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Après l'excellent Kick-Ass et le trop méconnu Defendor, voila arriver Super, nouveau film de" faux" super héros. 

"Faux" super héros ? Vous ne voyez pas ?

Un mec lambda en ayant marre de se faire marcher dessus, humilier, voler sa copine ou juste par égo, va décider de se venger des malfrats.C'est un fou le mec lambda, faut pas le faire chier. Comment ? En chopant la machine à coudre de la grand-mère pour se faire un costume pourri avec des bouts de rideaux. Puis, une fois le costume achevé, il va descendre dans les rues pour rétablir la justice. Pas au début. Au début, il va forcément se faire défoncer. Alors que n'importe qui, comprenant qu'il ne se nomme pas Wayne ou n'a pas été grignoté par un pingouin radioactif, aurait arrété, lui va continuer à se battre pour la justice et le bien de ses concitoyens. Il a la classe le mec lamba quand même. 

Kick-Ass traitant le sujet avec humour et violence alors que Defendor lui, se lançait dans le traitement dramatique. Super c'est un peu le mix des deux. Avec beaucoup de talent dedans. Promis. Au passage, Super est un film produit et donc réalisé en 2010, il n'est donc pas un film cherchant à surfer sur la vague Kick-Ass. 

 

Franck d'Arbo est tout ce qu'il y a de plus banal. Cuisinier dans un fast-food, il ne méne pas ce que l'on peut appeler un vie palpitante. Jusqu'au jour où sa femme le quitte pour aller avec Jacques et que Franck entend Dieu le soir, lui demandant de devenir "The Crimson Bolt".

Super est donc un film réalisé par James Gunn à qui l'on doit Horribilis, parodie de film d'horreur sorti en 2006. On oubliera le fait qu'il est le scénariste du mauvais remake de l'armée des morts ou de Scooby-Doo 2...Hum...

Au casting, un Rainn Wilson en Crimson Belt, Liv Tyler en épouse du héros, Ellen Page pour la sidekick du film et Kevin Bacon en grand méchant. Du très bon si vous voulez mon avis. Rainn Wilson étant saisissant en mari en quête de justice. Ellen Page signe, encore une fois, une prestation nous montrant toute l'étendue de son talent. Véritable sociopathe en puissance dans le film. 

 

Super est un de ces films où le traitement des personnages prend le pas sur le scénario. L'histoire passant au second plan pour se concentrer sur l'avancée psychologique des personnages principaux. Ce qui ne veut pas dire que Super n'a pas de scénario. On suit ainsi, The Crimson Bolt, rendant la justice dans tous les coins de rues avec plus ou moins de succés. Notre héros n'oubliant jamais son objectif principal pour autant, arracher sa femme des griffes de Jacques.Vous verrez ainsi tout ce que l'on trouve dans un "faux" film de super héros. De la castagne, de l'humour et beaucoup de sang. 

La réelle force du film étant son traitement des personnages. 

Le film nous propose de nous plonger dans la quête d'un homme cherchant à se donner de l'importance. Il n'est rien et n'existe pour personne. Sa seule fierté étant son mariage ainsi que le jour où un policier l'a remercié après avoir arrêté un criminel. 

La seule personne qui le regardait encore était sa femme. Ainsi, le film n'est plus juste un film de super héros en collant mais plutôt l'histoire d'un homme cherchant sa place dans la société, cherchant de la reconaissance plutôt que du mépris ou de l'ignorance. Sa solution ? Se transformer en The Crimson Bolt. Lui permettant ainsi de faire quelque chose pour ne pas tomber dans l'oubli. Le film traite donc avant tout de ces gens "normaux" cherchant à devenir quelqu'un, à exister aux yeux des autres. 

 

Mais le film n'aborde pas que ce thème, il est aussi question de notre capacité à laisser quelqu'un partir pour le laisser grandir par lui même. Ne pas se rattacher au passé et laisser celle ou celui qu'on aime devenir quelqu'un d'autre même si cela signifie perdre l'être aimé. 

Il est aussi question de la sombre et lente descente aux enfers d'un homme, se laissant emporter par la violence pour atteindre son objectif. Cependant, ce thème est abordé au second plan et ne saute à la gueule du spectateur qu'à la toute fin du film. La violence n'étant ainsi pas traité de la même manière qu'un Kick-Ass, celle-ci est autant présente ne s'oublie jamais pour le "fun". 

 

Ainsi, Super se distingue de ce qui a pu être fait par Kick-Ass ou Defendor. Privilégiant ses personnages à son intrigue, Super est un film troublant. Troublant car différent de ce que l'on fait croire au début du film. Commençant comme une simple comédie, le film tourne vite en drame humain d'un profonde tristesse mais aussi d'une profonde beauté. Le tout étant encore une fois possible grâce à un casting excelllent. 

 

 

 

 

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Cinéma

 

Annoncé depuis un bon moment par le biais de Teasing et autres bandes annonces plus ou moins mystérieuses, Super 8 est la nouvelle réalisation de J.J Abrams. Réalisateur surtout connu pour être le réalisateur, scénariste de la série Lost. Il est aussi le réalisateur derrière Star Treck.

Le film est quant à lui vite affilié au cinéma de Spielberg, et cela pour diverses raisons. Tout d'abord Spielberg est producteur du film, Amblin Entertainment étant derrière le film. Mais aussi par ses ressemblances avec les Goonies, à savoir le choix d'un groupe d'enfant comme héros du film. Les Goonies étant un film réalisé par Richard Donner mais avec un scénario de Spielberg. Affilié aussi au cinéma de Spielberg par un ce choix d'enfant au centre du scénario pour aborder des thèmes adultes.

Au final, Super 8 est-il un bon film ou J.J Abrams ne fait-il que singer son mentor en se prétendant émule de lui ? A t-on autant envie de taper le petit gros que celui des Goonies ?Abrams nous donnera t-il les chiffres du Loto ?  Verra t-on apparaitre John Locke dans ce film ? Tant de questions...

 

 

1979, Charles Kaznyk est un petit réalisateur en herbe voulant absolument tourner un film de zombie pour le festival approchant à grand pas. Equipé de sa Super 8, lui et ses amis décident de tourner une scène sur le quai d'une gare.  Absorbés par leurs films, ils ne remarquant pas la voiture fonçant droit sur le train qui vient de passer à côté d'eux. Alors que le train déraille suite à l'accident et que les enfants tentent de fuir les explosions, laissant caméra et outils derrière eux, ils ne remarquent pas ce que la caméra continue à filmer, quelque chose sortant des décombres du train...

Le film possède pour commencer, un excellent casting. Que ce soit les gamins, jouant tous vraiment bien ( mention spéciale pour la petite Elle Fanning, excellente ) mais il en va de même pour les adultes. Kyle Chandler montrant encore une fois qu'il est un excellent acteur ou encore Ron Eldard en père brisé par ses choix passés.

Que serait un film sans une bande son ? Un film sans bande son. Les musiques de Super 8 sans être d'un génial absolu, se révéle très agréable. Peut-être un peu trop larmoyante sur la fin du film mais toujours réussi. Alternant les musiques inquiétantes avec des musiques plus légères à certains moments. Pas de thèmes restant en tête malheureusement mais pas non plus de musiques plombant tout le film par leurs omniprésences. 

J.J Abrams est un bon réalisateur, à savoir une action toujours lisible et toujours bien filmé. Se permettant même des plans vraiment bons. Mais bon, on va dire que son expérience sur Lost lui a permit d'apprendre à filmer ce que l'on ne doit pas voir...

 

Le scénario quant à lui est bon, très bon même. Sans être un chef d'oeuvre d'écriture au niveau de l'intrigue, il se révéle être vraiment accrocheur. Véritable hommage aux films de science-fiction des années 80 mais aussi des films de Spielberg, on pense tout de suite à E.T par exemple. Mais un E.T pour adulte pour le coup...

La force véritable du film étant les enfants.

Plus que le scénario, ce sont les messages véhiculés par le film mais aussi le choix des enfants comme moyen de narration qui font de ce film un excellent métrage. On reste dans la thématique du passage à l'age adulte, les enfants étant confrontés à une "menace" les forçant à prendre des décisions par eux-mêmes, les forçant ainsi à se responsabiliser mais aussi à se confronter à la dureté du monde adulte. Beaucoup de "valeurs" seront abordées dans le film, l'amitié, le sacrifice de soi mais aussi l'égoïsme ou encore l'amour. Beaucoup de thèmes paraissant peut être "chiants" de prime abord mais se révélant au final traités avec beaucoup de justesse. J.J Abrams n'abordera pas que des thèmes enfantins, il parlera du deuil, de la capacité à pardonner les fautes des autres mais surtout de savoir se pardonner nos erreurs. Il sera aussi questions de violences parentales.

Plutôt que d'aborder le problème de manière frontale, Abrams choisira le sous-entendu, poussera le spectateur à réfléchir sur ce qu'il vient de voir. Le travail de réfléxion étant souvent plus interessant que de montrer aux spectateurs ce qu'il doit voir et comprendre.

Ainsi, là où un enfant ne verra qu'un film d'enfant affrontant une grande menace, un adulte y verra un film plus profond et plus adulte qu'il n'y parait. Un peu comme les films de Spielberg. Se servir de la médiane des enfants pour aborder quelque chose de plus sombre, plus puissant. 

 

 

 

Le traitement des enfants est lui aussi d'une incroyable justesse. Délaissant les clichés que pouvait être ceux des Goonies. Souvenez-vous, dans les Goonies, chaque enfant avait un rôle plus ou moins cliché, un japonais inventeur, un beau gosse, un gros comique ne pensant qu'à geindre et manger ou encore la belle jeune fille. Vous pouvez oublier tout ça pour Super 8. Chaque enfant à un rôle, une signification. Ainsi l'aspect physique n'est plus la caractérisation du personnage. C'est leurs passés et leurs milieux qui en fera des individus différents les uns des autres. On ne justifie pas par exemple le fait que le petit gros soit gros car c'est un petit qui ne fait que manger et ne pense qu'à ça. 

Le film devient par moment plus intéressant au niveau de ses sous-intrigues que par son scénario. On se prend à vouloir en apprendre plus sur le "trauma" du héros ou en apprendre plus sur les deux jeunes en retrait. La qualité de narration à ce niveau est tout simplement remarquable. 

 

 

Au final, Super 8 est donc un excellent divertissement mais aussi un excellent film. Maitrisé de bout en bout par J.J Abrams, marchant clairement sur les pas de Spielberg. Notons que l'influence de celui-ci se ressent tout au long du film, un peu comme s'il était présent lui aussi au cours de la réalisation. Le film sent bon une époque que l'on avait pas vu depuis un moment. L'époque de ces films à grand spectacle, d'une grande richesse, donnant tout au spectateur. 

Super 8 est donc un film à voir puis à aller acheter en DVD à sa sortie. Ah, et pour ceux qui se le demandent encore, il n'y a pas les chiffres du Loto dans le film, désolé.

 

 

 

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Cinéma

 

Carpenter est enfin de retour après quelques épisodes en 2006 sur la série Master of Horrors. Son dernier film remontant à 2001 pour Ghost of Mars. L'attente commençait à etre longue...

Carpenter, au même titre qu'un Romero ou un Argento est un réalisateur ayant marqué sa génération. Seulement là ou Romero à su s'adapter à la nouvelle génération, Argento lui en a été malheureusement incapable. C'est donc avec beaucoup d'apréhension que l'on regarde le dernier film du Maître de l'horreur. Apréhension se renforçant après avoir vu les épisodes de master of horrors réalisés par Carpenter. 

Alors ? le Maître a t-il réussi à s'adapter aux nouveaux codes du cinéma ? Est-il encore capable de nous faire peur ? De nous surprendre ? Doit-il arrêter la réalisation et se concentrer sur la culture de betterave ? Beaucoup de questions auxquelles je vais tenter de repondre. Sauf pour les betteraves.

Le Dvd est dans le lecteur, on éteint les lumières, on s'installe, on monte le son et c'est parti. Petit frisson de joie quand même.

1960. Nous suivons l'histoire de Kristen, jeune femme, qui après avoir mit le feu à une maison, se retrouve internée dans un institut psychiatrique. Lieu où d'étrange rumeur font état d'un fantôme ayant tué des patients. Cet institut verra Kristen tenter de découvrir la vérité, la forçant à plonger au plus profond d'elle même pour y combattre ses propres démons.

Abordons tout d'abord le casting. Amber "Mandy Lane"Heard joue le rôle de Kristen. Sans être une actrice exceptionelle, Heard remplit parfaitement son rôle. Elle n'en fait ni trop ni pas assez. Bon on aurait aimé une prestation sortant de l'ordinaire, surtout pour un rôle la plaçant dans un institut psychiatrique mais on s'en accomodera. Quant au reste, que ce soit Jarred Harris dans le rôle du Dr Stringer ou encore Lyndsy Fonseca jouant Iris, tout est bien joué. Jamais génial mais toujours correct. Carpenter sait au moins choisir ses acteurs, on évite la déconvenue Argento et son Giallo...Bref ! 

Carpenter est et restera un excellent réalisateur. Il le confirme dans The Ward. Magnifique plan, jouant beaucoup sur ce que l'on ne voit pas ou ce que l'on entraperçoit. La scène dans la forêt ouvrant le film est réellement sublime, sorte de bois jaunis, donnant un vrai cachet à la scène. Il en va de même pour le reste du film, bien tourné, toujours là ou il faut, quand il le faut. Carpenter sait toujours manier un caméra et on le voit. Il n'en fait jamais trop. On notera certains effets vraiment bons durant le film comme lors de l'injection de la seringue sur Kristen, Carpenter utilisant une sorte de flou "vrombissant" ( oui c'est pas très pro...) très efficace. 

Le film ne fait jamais "peur" à proprement parler mais réussit à faire monter la tension. Carpenter ne perd pas je le répéte son talent de mise en scène.

Au niveau de la musique, Ce n'est pas le maître au commande mais Mark Kilian à qui l'on doit les musiques de Mon nom est Tsotsi ou encore Détention secrète. Le choix d'un autre compositeur est peu compréhensible quand on sait à quel point Carpenter aime placer sa musique dans ses films. Plaçant toujours sa musique au bon moment sans jamais la rendre envahissante. Comment oublier les musiques de New York 1997 ou encore Assault on Precint 13 ? Au final Kilian nous pond une musique un peu banale, sorte de mauvais Danny Elfman. Beaucoup trop prèsente, la musique casse malheureusement l'ambiance à certains moments. 

 

 

Penchons nous à présent sur le coeur du film, son scénario.

La toute première partie du film est un sans faute. Plaçant tout doucement ses personnages et son ambiance. Le film commençant à devenir de plus en plus inquiétant. On croit commencer à comprendre jusqu'à la première "grosse" apparition du monstre. Dès lors on s'attend à ce que tout démarre, on se dit qu'on va en prendre plein la figure, on commence à vouloir se faire tatouer "Carpenter is back" sur le bras et puis....plus rien. 

Le choix d'un script putôt convenu empêche Carpenter de se lacher complétement. Le film devenant alors une sorte de mauvaise montagne russe. Le film aura la facheuse tendance à faire monter la pression sans jamais la faire vraiment décoller. La laissant toujours retomber quelques minutes plus tard. Autant cela ne me dérange pas que la tension monte à chaque fois d'un cran mais au bout d'un moment ça doit exploser et ce n'est malheureusement pas le cas dans The Ward. 

Le film souffre donc d'un gros problème de rythme. La faute donc à un scénario beaucoup trop conventionnel, trop propre sur lui. On est loin d'un They Live ou encore d'un Assault on Precinct 13. C'est un peu ce qui choque lorsque l'on regarde le film. Hormis la réalisation excellent, impossible de retrouver la "patte" Carpenter. Pas d'ambiguité au niveau des personnages, ni de tensions palbables entre les personnages. 

C'est bien simple, The Ward ressemble plus à un film de commande qu'à un film du maître. Un peu comme l'était Starman en son temps. 

 

Il est même difficile de voir en ce film un message comme aimait le faire Carpenter à l'époque. Le film suit des rails et l'on ne laisse pas au spectateur le temps de la réflexion. On pourrait s'amuser à philosopher sur la fin et son sens mais à quoi bon ? 

Pour conclure, The Ward n'est pas un mauvais film mais plutôt un mauvais Carpenter. Cependant, Carpenter montre qu'il a de très bons restes et l'on peut donc voir en The Ward une sorte de manière pour lui de se chauffer pour la suite. Un peu comme si The Ward n'était au final qu'une sorte d'expérimentation pour la suite. 

Rassurez vous donc, Carpenter n'est pas mort et même s'il ne réalise pas le chef d'oeuvre attendu, il montre tout de même au cinéma que l'on peut compter sur lui à l'avenir. Vous pouvez dons aller vous faire tatouer une tête de Carpenter sur votre fesse gauche sans craindre que l'on se moque de vous dans la rue ( en même temps, montrer sa fesse gauche dans la rue...voyons...).

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Cinéma

 

Autant aller jusqu'au bout et chroniquer aussi le deuxième volet d'Hostel.

Véritable décéption, le premier Hostel n'avait pas réussi à créer une ambiance ni bien raconter une histoire, ce deuxième volet, suite directe du premier remonte un tout petit peu le niveau...vraiment un tout petit peu. Notons tout de même qu'Eli Roth est toujours à la réalisation.

Nous passerons sur l'introduction du film pour ne pas trop dévoiler l'intrigue.

Beth, Lorna et Withney trois belles jeunes femmes décident, après avoir fait la rencontre d'une très belle femme leur conseillant de faire un detour en Slovaquie pour visiter un spa, de s'y rendre dans la joie et la bonne humeur. Nos trois jeunes et stupides jeunes filles ne se doutant pas de l'horreur qui les attendent...

Alors que le premier pêchait d'un manque d'intrigue, d'enjeu dramatique, de narration et d'interêt sur le long terme, le deuxième opus remonte la barre en plaçant au coeur de son intrigue, les rouages de cette organisation "démoniaque".

 

Fort des critiques essuyées lors de la sortie du premier volet, Eli Roth inverse totalement la mécanique d'Hostel en centrant la majorité de l'intrigue sur le but et les acteurs de "l'organisation". Exit les femmes nues ( il en reste encore, rassurez vous...) et bonjour aux tabliers de bouchers et autres armes de tortures. 

L'aventure se déroulant toujours en Slovaquie, le cadre ne change pas. On est en terrain familier, l'ambiance malsaine, la criminalité infantile et autres joies de la Slovaquie sont toujours présentes. On ressent tout de même une hausse des moyens pour le film, la ville semble plus grande et Roth se permet un passage dans une sorte de fête de village vraiment sympathique esthétiquement parlant. Pourtant, le film gagne en moyen ce qu'il perd en ambiance. Le premier épisode possédait une certaine ambiance, l'organisation ayant comme chef-lieu une sorte de batisse immonde avec des souterrains dégueulasses. Ici nous assistons à une organisation beaucoup plus organisé,plus grande et donc possédant plus de moyens. Les souterrains laissent place à des batisses beaucoup plus propres.

 

Il est bon de voir que Roth apprend de ses erreurs et recentre l'intrigue sur ses personnages. Il prend le temps de les developper un minimum avant de les plonger dans l'horreur. Seulement, quelque chose ne colle pas, un problème de narration ou d'intensité au niveau des acteurs empêche toute empathie pour eux. On ne s'attache ni aux victimes et encore moins aux bourreaux. 

Roth semblant vouloir nous montrer le cheminement psychologique de deux hommes basculant dans le meurtre et la torture sous couvert d'une organisation garantissant l'anonymat du meurtre. Seulement, cela ne prend pas. Que ce soit le fou furieux affirmant avoir hâte de tuer ou alors le petit bureaucrate voulant se défouler sur un "ersatz" de sa femme car il en a marre de se faire persecuter quand il rentre chez lui, on arrive pas à y croire. Les personnages ne sortant jamais de leurs "clichés".

Il est possible que cela soit imputable à un jeu d'acteur assez pauvre plutôt qu'à un problème de réalisation. Nos deux "bourreaux" n'arrivant jamais à faire oublier dans leurs préstations, les anciens films de leurs carrières.

 

 

Ce n'est pas faute d'avoir essayé, le film bascule dans l'horreur au bout d'une heure et dix minutes alors que le film dure une heure trente. Tout s'enchaine trop vite dans les vingts minutes de fin. Ce qui n'empêche pas le spectateur de deviner la fin un peu trop tôt. Ceux qui cherchent un film de boucherie seront décus, le film ne décollant jamais vraiment au niveau de la violence ou du gore. On remarquera même une certaine forme d'auto-censure de la part d'Eli Roth durant certaines scènes. Ce qui s'avère être assez dommage vu que certains des films de ce genre ne sortent de l'ordinaire que par les "meurtres".

Notons pour les connaisseurs, la présence du réalisateur de Cannibal Holocaust dans le métrage. Film autrement plus intéresssant qu'Hostel.

Pour conclure, Hostel part 2 s'avére bien meilleur que le premier sans toutefois en faire un chef d'oeuvre. Plus intéressant d'un certain point de vue, mieux réalisé et plus construit, cette deuxième partie peine toutefois à décoller et à nous scotcher à notre siége.

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Cinéma

 

Quatres jours se sont écoulés depuis la disparition de Luisa Llorente dans la maison Valdemar. Deux expeditions sont lancés à sa recherche, Nicolas Tramel, engagé par le patron de Luisa, ainsi que Ana et Eduardo, deux collégues partant à sa recherche.

Suite de la chronique du premier. Je passe donc sur le real', je vous renvois sur le premier article pour plus de précision quant à l'historique du film. Le premier épisode était assez prometteur, l'intrigue prenait son temps mais annonçait quelque chose de vraiment intéressant. Malheureusement, la seconde partie se permet d'être assez mauvaise.

Un des premiers défauts de cette suite est son rythme. S'emmelant dans de multiples flashbacks, des sous-intrigues peu développés et une ligne directrice trop floue. Pourtant le tout semble intéressant au départ, un homme un peu fou entendant des voix ou alors cette gitane isolée dans la forêt. Malheureusement à trop vouloir developper son intrigue, à trop vouloir rendre son récit riche, le réalisateur perd le spectateur. Les flashbacks n'aidant pas car inutile pour le récit. Il aurait éte beaucoup plus intéressant de centrer le récit sur le groupe à la recherche de Luisa. 

Les enjeux dramatiques passent complétement à la trappe, la finalité du film n'étant annoncé qu'au cours des 5 dernières minutes. Il est triste de voir que le jeu d'acteur est moins bon que le premier. Les personnages annoncés dans le premier épisode se révélant beaucoup moins bons et intéressants que le couple de La Herenzia Valdemar. Ce "non-jeu" empêchant ainsi un attachement aux protagonistes principaux.

 

La fin du premier laissait sous entendre une suite se rapprochant du cauchemar d'Insmouth, des villageois fous, sous l'infuence des Dieux Anciens. La suite jette tout à la poubelle. Oubliez Lovecraft, vous ne retrouverez à aucun moment son ambiance ni son univers dans ce métrage.

Semblant plus devoir remplir un cahier des charges, le réalisateur accumulent les figures Lovecraftiennes sans les comprendre ni les utiliser intelligemment. On pourrait parler de l'apprition de Lovecraft dans le métrage, il intervient pour donner des conseils à Lazaro et c'est tout. Faire apparaitre l'écrivain pour le rapprocher de la quête du héros est interessant car le Necronomicon est en jeu. Mais cela ne sert à rien si ce n'est satisfaire dans le sens du poil l'amateur de Lovecraft.

 

Il en est de même pour l'univers même de Lovecraft. Vous entendrez parler des cultistes propres à l'univers de l'auteur ou alors des Dieux Anciens et même de Cthulhu. Mais pendant quelques secondes, au détour d'un dialogue, sans jamais servir le récit. On ne ressent à aucun moment l'emprise des Dieux Anciens ni leurs puissances. Le Necronomicon est à peine utilisé. Les cultistes ne ressemblent pas à grand chose d'ailleurs. 

Il est toujours intéressant de voir un film adaptant l'univers de Lovecraft, ça l'est beaucoup moins quand chaque figure ou code n'est là que pour s'affilier à Lovecraft sans respect. Un petit peu comme l'adaptation de Silent Hill au cinéma, on retrouve les codes, les figures mais cela n'en fait pas pour autant du Silent Hill.

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Le Blog de Parker

Par Parker32 Blog créé le 21/07/11 Mis à jour le 07/04/14 à 08h51

Un blog pour réfléchir sur le cinéma, les livres et les jeux vidéos

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Édito

 

Voila un petit moment déjà que je voulais commencer un blog. Ayant pour ambition le journalisme, je me suis dit :

Quoi de mieux qu'un blog pour s'entrainer à écrire des articles ?

Alors que va être ce blog ? Normalement un Blog sur notre culture Geek, je m'explique: je vais tenter de faire des critiques, analyses , sur le ciné, les bouquins ou encore les jeux vidéos. 

Bon, je suis conscient que ma visibilité ne sera peut être pas énorme mais tant que quelques personnes me lisent et soit donnent un avis sur l'article ou sur le style d'écriture, bah ça me va ! 

 

Voila ! Bonne (prochaine) lecture ! 

 

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