The Farthest Land

The Farthest Land

Par Onink Blog créé le 21/01/11 Mis à jour le 19/04/14 à 18h30

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Catégorie : Japanimation / Manga

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Fiche technique

Auteur : Jun Maeda, Key
Studio : Visual Arts, Kyoto Animation
Genre : Drame, Tranche de vie
Sortie : 2008
Episodes : 22 épisodes de 20 minutes par saison
Stream / DDL :
Clannad (saison 1), Clannad After Story (saison 2) (très bonne qualité de streaming)

Synopsis 

Okazaki Tomoya est un adolescent un peu rebelle, cancre en cours et qui n'a pas beaucoup d'amis, excepté Sunohara, également fouteur de merde. Durant la première saison, nous suivons son parcours en fin de lycée, qui va changer suite à sa rencontre avec Furukawa Nagisa, une jeune fille fragile également esseulée.
Lors de la deuxième saison, After Story, la plupart des protagonistes ont quitté le lycée et découvrent la vie d'adulte. Tomoya va chercher un emploi et trouver une maison où s'installer, tout en parcourant diverses épreuves de la vie plus ou moins difficiles aux côtés de ses proches. Que ce soit sa relation compliquée avec son père ou les déboires de Nagisa qui ne cesse de redoubler, le quotidien de Tomoya est mouvementé!

 

Tomoya et Nagisa, les personnages principaux

 

Mon avis 

Clannad, 3e oeuvre des studios Key et de Jun Maeda, est à la base un visual novel. Comme Kanon et Air avant lui, il a été adapté en anime par les talentueux studios Kyoto Animation, reprenant quasi à l'identique les évenements racontés dans le jeu.
Il s'agit d'un anime de type tranche de vie avec une part importante consacrée au drame : c'est assez lent, la trame prend son temps pour se construire de manière à mettre en avant les différents personnages qui portent le récit.

Clannad, la première partie, pose en quelques sortes les bases de l'anime. Le premier épisode est d'ailleurs assez représentatif de cette première saison : beaucoup d'humour, quelques passages dramatiques et une galerie de personnages conséquente. On y découvre également un style graphique assez sobre, très japonais, avec de grands yeux et beaucoup de couleur. L'ensemble est plutôt joli et encore au top techniquement aujourd'hui.

La structure de l'anime fonctionne par arcs narratifs : nous allons suivre, tour à tour, des séries de 4 ou 5 épisodes dédiés à un seul personnage. Nous allons en apprendre plus sur le personnage en question, que ce soit au niveau de sa psychologie ou de son passé, généralement peu joyeux. Un peu à la manière d'un RPG, ces arcs représenteraient des quêtes annexes tandis que le fil rouge de l'histoire serait l'évolution du personnage de Tomoya, ainsi que ses relations avec les personnages principaux.
Autant être clair, ces arcs sont très inégaux. Certains sont franchement longuets (je pense au tout premier qui débute vers l'épisode 4), tandis que d'autres sont beaucoup plus agréables à suivre. Mais ce qui va nous tenir en haleine tout le long de l'anime, c'est la trame principale, "incarnée" par Tomoya, héros malgré lui. 
Il s'agit selon moi de la grande force de Clannad : un héros attachant, qui sort quelques peu des clichés habituels. Il ne s'agit ni d'un gamin timide qui ne peut pas aligner trois mots, ni d'un fou furieux casse cou insupportable. C'est un personnage sûr de lui, imperturbable, qui garde constamment son sang froid, mais également sarcastique et avec beaucoup d'humour. Un narrateur très humain, tantôt blagueur, tantôt torturé, et le tout sans en faire des tonnes. Signalons également la performance du doubleur, Yuichi Nakamura, qui n'y est pas pour rien et qui incarne parfaitement le personnage et contribue énormément à son charisme. L'alchimie fonctionne à merveille et Key a créé selon moi et le  héros le plus attachant qu'il m'ait été donné de voir dans un anime de type tranche de vie.

Tomoya et son entourage vont, tout le long de l'anime, être confrontés à diverses situations, parfois très drôles mais surtout dramatiques, avec une petite touche de fantastique. Certains pans du scénario sont parfaitement réalistes, comme celui de Kotomi, personnage au départ horipilant mais qui va se reveler au fil de son arc. A l'inverse, d'autres arcs, comme le tout premier, sont bien plus ancrés dans le domaine du fantastique avec des histoires assez mystérieuses. On aime ou on n'aime pas, c'est un parti pris des créateurs, qui ont néanmoins eu la bonne idée de ne pas surcharger leur oeuvre d'élements trop improbables, conservant ce faisant un peu de crédibilité. 

La première saison n'est pas un chef d'oeuvre. Quelques épisodes sont assez ennuyeux, le facepalm est de rigueur pour certaines scènes un peu lourdingues et certains personnages peuvent nous taper sur le système (même si ça reste bien raisonnable comparé à d'autres productions). Par contre, d'autres sont réellement attachants et l'on a, quoi qu'il arrive, envie de savoir ce que le destin va reserver à notre cher Tomoya, héros charismatique de l'animé. C'est pour moi une très bonne introduction pour la suite de la saga Clannad. Des questions resteront en suspens, les réponses seront présentes dans la deuxième saison...

 

Sunohara, le meilleur pote de Tomoya, et Akio, le père de Nagisa, sont les figures délirantes de l'anime

Passons donc à Clannad After Story, la seconde saison. Dès le départ, on peut constater une légère progression graphique. Techniquement, les transitions sont mieux faites,  les traits sont plus fins, mais c'est surtout esthétiquement que le travail est plus soigné. Les 40 premières secondes de l'opening, très inspirées au niveau des couleurs et des jeux de lumières, illustrent bien cette avancée.
After Story débute dans la droite lignée de la saison précédente. On est toujours au lycée, on a le droit à quelques arcs narratifs dédiés à certains personnages qu'on a peu vu auparavant. Première réussite de cette suite : ces arcs sont bien plus condensés et intéressants. Le premier, consacré à une relation frère-soeur compliquée met tout de suite le ton : on sent qu'un gap a été franchi. Le suivant, bien qu'un peu hors sujet, fait également de l'effet.
Petit à petit, l'anime monte en puissance. On quitte peu à peu le cadre écolier, les personnages se séparent, vivent leur vie. La dimension de l'oeuvre est toute autre et se concentre désormais sur le thème du passage à l'âge adulte, toujours du point de vue de Tomoya, qui va décider d'être indépendant, et de faire face seul aux difficultés de cette période de la vie. Petits boulots, recherche d'habitation, vie en couple... Les thèmes abordés sont plus sérieux et le ton naïf des premiers épisodes disparait progressivement. La trame s'éparpille moins dans des histoires annexes parfois superflues et se concentre sur la vie quotidienne de notre héros.
C'est à environ la moitié de l'anime qui celui ci va complètement prendre son envol. C'est là qu'on se rend compte de l'utilité de la première saison : l'affect qui s'est créé entre le spectateur et ces personnages principaux (presque) tous réussis renforce considérablement l'impact de cette deuxième partie de saison. Les 10 derniers épisodes sont des purs chef d'oeuvre. Les épreuves que va endurer Tomoya seront ainsi aussi dures pour lui qu'éprouvantes pour nous... L'émotion monte crescendo au cours de ces épisodes, au point que certaines scènes poignantes ont fait verser quelques larmes à plus d'un. Ces passages très marquants font rapidement oublier les quelques petits défauts de l'anime qui restent au demeurant assez légers et largement supportables.
Malgré une fin assez spéciale, on ne ressort pas indemne de Clannad : After Story...

 

Le drame tient une place centrale, surtout lors de la seconde saison

Clannad fait partie de ces animes dont j'aimerais qu'on m'efface les souvenirs pour que je puisse le revoir encore et encore, avec toute la magie et la surprise de la première fois. L'oeuvre n'est pourtant pas maitrisée de bout en bout : la première saison souffre de longueurs dont on aurait bien aimé se passer. Mais ceci parait bien dérisoire une fois l'anime terminé : la trame reste relativement classique mais est littéralement subjuguée par un arc final majestueux. Pour moi, l'anime vaut le coup d'être regardé juste pour ces 10 derniers épisodes, d'une intensité émotionnelle rarement atteinte dans ce type de production. Indispensable : on touche ici selon moi au must de la tranche de vie dramatique, que tout amateur du genre se doit d'avoir regardé.

Et une cuvette de toilette.

  

 

  

Voir aussi

Jeux : 
Clannad
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Fiche technique

Auteur : Mari Yamazaki
Genre : Historique, humour
Catégorie : Seinen
Sortie : 2009
Tomes : 5/6

 

Synopsis

L'histoire se déroule à Rome et ses alentoures durant le règne de l'empereur Hadrien. Lucius Modestus est architecte, spécialisé dans l'élaboration de thermes, qui aspire simplement à gagner sa vie convenablement et honorablement. Un jour, alors qu'il se baignait dans un bassin, il découvrit un passage à travers le temps et se retrouva... dans le Japon contemporain. Stupéfait puis curieux, Lucius va tenter de comprendre le mode de vie si avancé des "visages plats", et s'inspirer de leur ingéniosité pour perfectionner ses constructions une fois qu'il sera retourné à Rome...

 

Mon avis

Thermae Romae est le premier gros succès de Mari Yamazaki. La mangaka s'est en effet lancée au début des années 2000, en publiant des histoires courtes et petites séries, qui ne sont pour la plupart pas sorties chez nous. Elle remporte cependant en 2010 le très célèbre prix Tezuka dans la catégorie histoire courte pour ce qui allait devenir Thermae Romae. Le succès commercial est également au rendez vous au Japon, puis en Europe, à l'occasion de la localisation de son fameux manga deux ans plus tard.

Ce qui interpelle le plus dès le début de Thermae Romae est bien sur le contexte historique dans lequel se place l'histoire. Des mangas se déroulant dans la Rome antique ne sont pas si communs au final, et ce vent de fraicheur est bien appréciable. Surtout lorsque cette époque est si bien retranscrite. Les différents décors fourmillent de détails : motifs et décorations sur les batiments, nombreux passants, sculptures... On s'y croirait.
Le graphisme est d'ailleurs des plus réussis, et malgré cette foultitude de détails, on arrive toujours à s'y retrouver grace au trait fin de la mangaka et à la justesse de son dessin. Léger bémol, les personnages ne semblent pas tous bénéficier du même soin. Certains sont très bien réussis (Lucius en premier lieu qui a vraiment la classe), d'autres un peu moins (quelques personnages secondaires et passants). Par contre, rien à redire sur les expressions et émotions des personnages. Mari Yamaziki met fortement en avant les rides et déformations des visages pour accentuer leurs expressions. C'est parfois caricatural, mais cela s'accorde complètement avec le ton très léger du manga.
Toujours pour immerger le lecteur dans cette lointaine époque, les dialogues entre romains sont crédibles : expressions d'époque, language assez soutenu sans tomber dans le too much ou pompeux, un piège évité par l'auteur.

Une fois que les bases du contexte sont posées, la mangaka va une nouvelle fois nous surprendre avec sa pirouette scénaristique. Alors que notre cher Lucius se baignait tranquillement dans une station thermale, il se fait littéralement happer par le fond du bassin et se retrouve au Japon, de nos jours. Normal.
Une idée ma foi saugrenue mais pas anodine. Voilà le sujet principal du manga : un parallèle, une comparaison entre les coutumes japonaises et romaines. Deux cultures qui n'ont à priori rien à voir mais qui révelleront un bon nombre de similitudes, notamment en ce qui concerne leur passion commune pour les bains.
Lors de son arrivée au Japon, Lucius va bien évidemment s'étonner devant les technologies modernes, l'électricité, mais ce qui va surtout attirer son attention est l'élaboration ingénieuse des termes par les nippons. Il va ainsi sans cesse s'émerveiller devant des astuces presques anodines (corbeilles à vêtements, couvercles disposés au dessus des bains pour éviter que la chaleur ne s'échappe, système d'évacuation d'eau...) dont il s'inspirera pour ses constructions à Rome.
Le déroulement des premiers tomes est très linéaire : Lucius a un problème pour son projet du moment, il se téléporte au Japon (toujours contre sa volontée, ce n'est pas un pouvoir qu'il maitrise), il s'inspire des trouvailles japonaises pour les réappliquer à Rome et régler son problème. Chaque chapitre est construit de cette façon. Du coup, comment nous faire tenir plusieurs tomes? Ce manga se veut avant tout humoristique, et ces nombreuses scènes sont propices à des situations comiques.



Le premier élément comique de l'oeuvre est bien sur son personnage principal, Lucius Modestus, véritable caricature du romain très patriotique, convaincu de l'hégémonie de sa civilisation et de son influence. Il s'evertuera à défendres les valeurs de Rome, même dans les situations les plus anodines ce qui créera bien entendu une forme de comique de situation.
Ses découvertes au Japon ne vont d'ailleurs pas manquer de froisser son égo : il va ainsi s'attrister régulièrement de son retard sur la civilisation nippone. "Enfer!!" va t-il s'écrier régulièrement, avant de se remettre en question, lui et sa nation. Là encore, on sourit. Et ça, c'est sans compter la réaction des japonais à l'égard de Lucius! Ceux ci ne le prendrons en effet jamais au sérieux et sera considéré comme fou la plupart du temps.

Le premier tome est un enchainement de situations commes celles ci, sans réel fil rouge. A partir du second, une trame politique va se mettre en place, pretexte à d'autres voyages dans le temps. Autant le dire, ce n'est pas l'histoire qui va vous tenir en haleine, celle ci étant sans surprise et des plus prévisibles. La mise en scène reste soignée et on prend du plaisir à suivre Lucius, l'empereur Hadrien et d'autres personnages.
Six tomes (le sixième est à paraitre fin mars), ça fait beaucoup. Certes pas grand chose par rapport à certaines séries interminables, mais celle ci n'a pas matière à s'allonger. Du coup, l'auteur va malheureusement s'éloigner de son idée de départ pour les trois derniers tomes, en mettant encore plus en avant le scénario. Lucius va faire la rencontre de certains personnages mêlés à des Yakuza, et devra régler le conflit. Le décalage entre Lucius et le Japon est toujours présent, mais les termes romains passent à la trappe. On a ainsi un peu le sentiment que l'auteur se perd au fil des tomes, qui deviennent de plus en plus burlesques (la scène de poursuite dans le 5e tome en est le parfait exemple) et n'ont plus la fraicheur des premiers chapitres. Dommage, une série en trois-quatre tomes aurait été largement suffisante.

Je suis ressorti mitigé de Thermae Romae. Certes, il reste encore un tome, mais je sens que l'auteur a déjà fait le tour de son sujet, et s'en est même éloigné sur la fin. Un manga au final original, intelligent, très plaisant à lire, qui nous en apprend pas mal sur le Japon et la Rome antique sans toutefois aller au fond des sujets traités. L'humour tient également une place centrale dans l'oeuvre, au détriment d'une histoire qui se laisse suivre mais qui ne nous interpellera jamais.
En résumé, si vous aimez les films de gladiateurs, les musculatures bien ciselées et les romains virils, ce manga pourrait bien vous plaire!

      

 

                                

 

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Fiche technique

Auteur : Jirô Taniguchi
Genre : Drame, tranches de vie
Catégorie : Seinen
Sortie : 1998
Tomes : 2

 

Synopsis

Hiroshi Nakahara, un père de famille de 48 ans, se rend sans le faire exprès dans sa ville natale, après un voyage d'affaire. Il décide alors d'aller se recueillir sur la tombe de sa défunte mère, et, alors qu'il se mit à prier, il se retrouva envoyé dans le passé, à l'époque de ses 14 ans. Tout était comme avant : sa maison, sa famille, son école... Excepté la mentalité d'Hiroshi. En effet, si celui ci avait retrouvé son corps d'antant, il avait toujours son esprit d'homme mûr. Déconcerté au début, il commence à apprécier ce retour dans le temps et revit pleinement son adolescence... Et va par ailleurs tenter de modifier l'avenir en empechant son père de quitter le domicile, ce qui avait plongé la famille d'Hiroshi dans la tourmente...

 

 

Mon avis

Quartier Lointain est mon premier manga de Jirô Taniguchi, auteur de manga très réputé en France. En deux tomes, il se lit assez rapidement et le mangaka ne s'embarrasse pas avec des chapitres inutiles.
L'histoire surprend dès le départ avec ce voyage dans le temps étonnant. Comme le personnage, on se pose des questions sur le pourquoi de cette situation. La réaction d'Hiroshi, très crédible, est bien retranscrite par le style graphique du mangaka, très épuré, sans fioriture et parfaitement adapté à ce style de manga. Les décors sont détaillés mais suffisamment simples pour faire ressortir les personnages convenablement.

Une fois le choc de son retour en enfance passé, il va décider d'apprécier ce bol d'air frais, bienvenu dans sa vie monotone de salarié. Revivre ces moments, sans doute les plus appréciables d'une vie, est un fantasme universel, que Taniguchi transpose en manga. On a tous le regret de ne pas avoir pu vivre pleinement cette période, et c'est précisément ce que ressent Hiroshi. Avec un esprit d'adulte, tout lui parait plus simple, que ce soit en cours ou en ce qui concerne les relations sociales. Il va ainsi fricotter avec la plus belle fille de la classe, provoquer les loubards de son collège, ou encore discuter de sujets sérieux avec sa famille, choses pourtant improbables lors de ses "vrais" 14 ans.
La dualité enfant de 14 ans - père de famille de 48 ans est d'ailleurs un des points les plus intéressants du manga. Son entourage le prend en effet pour un gamin normal, mais s'étonne parfois de ce que peut dire Hiroshi ou de ses réactions. Ses parents lui feront par exemple souvent la remarque "Tu as changé", s'étonnant de la maturité du gamin. Il peut même arriver que notre héros oublie son statut d'enfant pour parfois se laisser aller, comme lorsqu'il se saoûle complètement au bar alors qu'un gamin banal n'aurait certainement pas autant résisté. Cette dualité peut ainsi être un élément comique, comme lorsque le personnage s'amuse à prédire l'avenir devant ses amis.



Mais cet élement de scénario est surtout utilisé à vocation dramatique. L'enjeu de cette histoire est de découvrir pourquoi son père a disparu du jour au lendemain pour ne jamais revenir. Hiroshi va en chercher les raisons en le questionnant directement, en l'espionnant, tout ça pour éviter un départ qui affecterait fortement sa mère.
Ce scénario est très bien construit, et malgré seulement deux tomes, il prend son temps et explore de nombreuses facettes de la vie du héros. On va ainsi souvent s'écarter de la trame principale pour se focaliser sur ses romances, ses relations avec ses amis. Un côté tranche de vie bien présent mais jamais lourd ou ennuyeux, qui vient diversifer le récit et apporter plus de profondeur aux personnages, dans l'ensemble très travaillés.
L'histoire, même si elle reste assez simple dans l'ensemble, se suit bien et apporte son lot de surprises sans pour autant vous décrocher la machoire : ce n'est pas le but ici.
La narration a le mérite de se renouveller grace à son personnage qui ne sera pas le même au début et à la fin du manga.

Tout le long de l'histoire, notre héros va ainsi passer par toute une palette de sentiments et d'émotions. Voilà une des forces du manga : l'évolution du personnage principal. Au départ abattu par ce voyage dans le passé, puis motivé à changer l'avenir, Hiroshi est intéressant à suivre. Il se posera de plus en plus de questions, notamment en ce qui concerne sa vie  d'homme marié. Des remises en questions jamais prétencieuses, souvent suggérées et toujours liées à la trame principale, qui ont en plus le mérite de nous faire réflechir. Ces réflexions se feront d'ailleurs souvent par le biais des pensées de notre personnage, qui ne sont en général pas envahissantes et n'empiètent pas sur l'action.

  

Au final, un manga très plaisant à lire qui nous replonge en enfance, cette période de bonheur dont on n'était pas forcément conscient à l'époque. Taniguchi arrive a retranscrire parfaitement cette ambiance par le biais du héros, de sa famille et du cadre japonais contemporain. Une bonne histoire, servie par des graphismes de bonne facture au style qui m'a, je l'admet, un peu rebuté au départ mais que j'ai adopté très rapidement. L'auteur n'a pas volé son titre de génie.
Je vous conseille donc fortement cette petite pépite, qui jouit d'une assez grande popularité chez nous et qui est donc trouvable dans n'importe quelle fnac ou boutique de bd.
Au passage, il existe une adaptation en film de ce manga, si vous l'avez vu, je serais curieux de savoir ce que ça vaut!

    

 

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Nouvelle rubrique! Sortez le champagne!

J'ai aujourd'hui décidé de m'écarter un peu de mes habitudes et d'essayer de diversifier un peu mon blog. C'est ainsi qu'est née ma rubrique dédiée à la japanimation. Je donnerais mon avis sur les animés japonais que je suis en train de matter. Mais je vais essayer d'être assez concis et d'être le plus clair possible.

Mes articles se présenteront toujours de la même façon : un court résumé du scénario, ma critique, quelques images et quelques pistes de l'ost (si celle-ci s'avère être de qualité), histoire de rester dans le  thème de mon blog.

Pour cette première édition, j'ai choisi l'animé Haibane Renmei - Ailes Grises, que je viens de terminer.

 

 

 

Haibane Renmei - Ailes Grises

Fiche technique :

Date : 2002
Genre : Drame, Fantastique
Auteur : Abe Yoshitoshi
Studio : Radix
Episodes : 13 (20 minutes chacun) - Lien de streaming daylimotion

 

Synopsis :

L'histoire se déroule dans un monde inconnu que l'on peut apparenter à un paradis. En effet, certaines personnes y ont accès après leur mort. Une minorité de ces personnes forme la communauté des "ailes grises", des êtres dotés d'ailes et d'auréoles, assimilables à des anges. Ce monde, constitué d'une grande ville et d'une campagne environnante, est entourré d'un haut mur infranchissable : personne n'est jamais sorti de la ville encerclée.

C'est ainsi que l'on suit l'histoire de Rakka, une fillette qui vient de mourir et qui penetre ainsi dans ce monde inconnu. Elle fait parti des rares ailes grises de ce monde. Comme tout les habitants de ce lieu, elle ne se souvient pas de son existance antérieure et va tenter de trouver des réponses aux nombreuses questions qu'elle se pose.

 

 

Critique :

On commence par ce qui saute aux yeux : l'aspect graphique. Celui-ci est vraiment très soigné (les screen que j'ai trouvé ne rendent vraiment pas justice à l'oeuvre). Le chara design est assez classique mais de qualité, tandis que les décors sont très fouillés et détaillés. On pourra juste regretter que ceux-ci soient un peu trop statiques (en général, l'arrière plan ne bouge pas, et cela fait un peu tâche lorsque la scène se déroule dans la ville, ou les personnages en fond sont fixes).

L'anime peut se découper en deux parties bien distinctes : une première partie, entre l'épisode 1 et 5, où notre héroine découvre ce monde mystérieux et tente de s'habituer aux nouvelles conditions. La seconde partie débute au 5e épisode, où une "vraie" intrigue sera lancée.

Personellement, je doit avouer, qu'exception faite du premier épisode, je me suis profondément ennuyé pendant la première partie. En effet, dans cette fameuse première partie, Rakka essaye de se trouver un travail, des vetements adaptés, elle apprend à se servir de ses ailes, elle fait connaissance avec les autres ailes grises... Mais il n'y a pas de réelle intrigue. Du coup, l'animé étant très lent, on s'ennuie. Peut-être parce que je n'ai pas réussi à me plonger complètement dans cet univers si spécial. Ou alors il faut être amateur de poésie "calme" et "posée" pour apprécier le début.

La deuxième partie est, elle, d'un tout autre niveau. On assiste à plusieurs rebondissements, un certain suspense se met en place  et on attend le dénouement avec impatience. Les protagonistes, jusque là assez banales et peu développés, se tourmentent et on assiste alors à tout ce qui fait la force de l'animé : les personnages.

Les personnages, classiques au premier abord, sont très attachants et ont, pour les 2 principaux, une psychologie complexe. Les thématiques abordées par ces personnages font penser à de la philosophie (Pourquoi vivre? Que se passe t-il après la mort?) et sont traité de manière mature malgré l'innoncence et la jeunesse des personnages.

La musique, elle, n'est pas en reste. L'opening et le ending sont de très bonne qualité, et les musiques (de type classiques, pour la plupart) sont sublimes. Elles collent parfaitement avec l'univers enchanteur de l'oeuvre.

Un des rares points noires de l'animé que l'on pourrait regréter est peut-être le fait que les évenements dramatiques ne soient pas assez mis en avant ou accentués. On peut considerer cela comme une qualité ou comme un défaut. Au moins l'animé ne tombe pas dans l'excès, dans le too much (comme des animés tels que Clannad ou les evenements dramatiques sont très, voir trop mis en avant) et reste sobre et mature.

 

 

Conclusion :

Yoshitoshi nous gratifie là d'une vision de ce qui pourrait se passer après la mort par le biais d'un animé fort bien réalisé doté d'un scénario captivant et parfois très touchant malgré des débuts très lents. Par contre, ne cherchez pas d'action ici, il n'y en a pas une once! Ici, c'est du 100% poétique. 

Un très bon animé donc, si l'on fait l'effort de se plonger complètement dans l'univers, mais cependant pas exempt de défauts.

Si je devais lui donner une note, elle osciellerait entre 7 et 8 sur 10, tout dépend si vous accrochez au concept et à l'univers. En tout cas, je vous conseille fortement de regarder cet animé qui ne vous laissera certainement pas indifférent.

 

Extraits de l'OST :


 

Opening : Free Birds / Un excellent opening qui n'est pas, pour une fois, du j-pop ou du rock-soupe (troll inside)


 

Breath of a Germ / Une des plus belles pistes de l'ost, que l'on entend lors de certains passages marquants

 

 

Ailes Grises / Un sublime morceau au piano (le passage à partir de 0:48 est magnifique). On peut l'entendre au tout début du premier épisode, lors de la scène d'introduction

 

Wondering / Pour finir, un des thèmes chantés, d'une très grande qualité ici aussi

 

 

A la prochaine, pour une nouvelle critique japanim' !

 

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Édito

Yo!

Bienvenue dans mon antre, faites comme chez vous!

Je me suis lancé il y a environ deux ans avec ma rubrique principale "Ma sélection musicale". C'est en quelques sortes le fil rouge de mon blog, les articles qui arriveront le plus fréquemment, même si, ayant déjà passé les 100 articles de cette catégorie, je vais un peu baisser la cadance et m'essayer à d'autres types d'articles, que ce soient des critiques, des sélections d'artwork ou des articles plus personnels.
Bref, faites comme chez vous, et n'hésitez pas à donner votre avis!

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Au passage, allez écouter le podcast mensuel ORIGINAL SOUND BLOGGERS, consacré aux musiques de jeux vidéo, animé par  Poulpyblast, Vicporc et moi-même. Le podcast est également disponible sur Itunes, n'hesitez pas à vous abonner et à donner votre avis!

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3. The Legend of Zelda : The Wind Waker
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Jeux terminés en 2014 :
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