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13 Octobre 2011 @ 10h40 -
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Le bizutage intolérable de l’administration française…

Si l'obtention de la carte de séjour est le premier pas vers l'intégration sur le sol français, alors ce qui se passe toutes les nuits dans bon nombre d'administrations françaises ressemble bien à une lourde séance de bizutage. Ce bizutage cruel, des centaines d'étrangers hors UE le subissent quotidiennement. Depuis plusieurs années, la sous-préfecture d’Antony (et c’est loin d’être la seule) met en danger la santé, la sécurité et le bien-être de centaines de personnes en toute impunité. En effet, l’ingérence et le mépris des préfets ou des sous-préfets contraignent des centaines d’étudiants étrangers, expatriés, à dormir par terre, à la belle étoile, pour réaliser de simples démarches administratives. Mais du fait de leur situation administrative fragile, aucun parmi eux n'ose lever la voix.

Suite à mon article d'hier, et refusant de laisser ma femme coucher dehors devant la sous-préfecture d'Antony pour un coup de tampon sur une feuille, je m'y suis donc rendu hier soir, à minuit. Et voici le récit de ma nuit passée à faire la queue avec des dizaines d'autres étrangers.  

Minuit, déjà du monde...

Lorsque j'arrive devant la porte de la sous-préfecture d'Antony, située loin de tout commerce, restaurant, café, une dizaine de personnes d'origines et de nationalités très différentes est déjà présente. Mais contrairement à ce que j'imaginais, l'ambiance est plutôt chaleureuse et le petit groupe d'inconnus qui s'est formé discute joyeusement. Les anecdotes de chacun, les échanges sont souvent conclus par des éclats de rires collectifs. En fait, on ressent tous la même chose: ce soir, nous sommes frères, frères de galère. Et ça, forcément, ça rassemble. Je suis un peu rassuré. La nuit ne sera peut-être pas si longue. Ou plutôt non, elle sera juste un peu moins pénible...

 

Minuit, devant la sous-préfecture d'Antony.

 

Une heure du matin...

Une queue se forme et une trentaine d’individus campe déjà sur place, alignés. Tous sont là pour la même chose : entrer dans ce lieu qu’est la sous-préfecture d’Antony, symbole d’archaïsme administratif et coupable d’agissements graves sur des individus. Certains ont apporté des chaises. Les autres sont assis sur les murets ou à même le sol. Il ne fait pas encore trop froid. Quelques gâteaux circulent. L'ambiance reste joyeuse et chaque nouveau galérien est accueilli chaleureusement par les autres. Ça ne va pas durer. 

Le calvaire d'une jeune étudiante brillante...

À deux heures du matin, la jeune fille située juste derrière moi et originaire d'un pays du Golfe reçoit un appel téléphonique. Le dialogue qui s'ensuit me paraît surréaliste. Ce que je retiendrai de celui-ci, c'est cette phrase:

"Oui oui! C'est bon! Je suis trop contente, je suis dans les 20 premières! Cette fois, je crois que ça passera. Ouais, bonne nuit!".

Je reste sans voix. Le contraste entre sa joie et la situation dont elle est la première victime me paraît trop prononcé. Comment peut-on décemment être "super contente" de passer la nuit dehors pour quelques formalités administratives de base ?

Voulant éclaircir le mystère de cette joie insensée, j'entreprends une discussion plus sérieuse avec cette jeune femme, qui s'avère être une étudiante brillante, parfaitement trilingue et suivant des cours dans une grande école. Elle me relate son expérience qui fait froid dans le dos:

"En fait, c'est le cinquième jour que je fais la queue. La première fois, la personne du standard téléphonique d'Antony m'a dit de me présenter à la sous-préfecture, en me conseillant cependant de "venir un peu en avance, car il y a un peu de monde le matin". Je suis donc arrivée à 8h00, soit 45 minutes avant l'ouverture. En découvrant qu'il y avait 300 personnes, j'ai halluciné. Évidemment, on ne m'a pas fait entrer. Je suis donc revenue le lendemain, à 7h00. Là encore, trop de monde. Le surlendemain, je suis venue à 6h00. Idem, impossible d'entrer. Le quatrième jour, je suis donc arrivée à 4h30, pensant que cette fois, ce serait bon! Mais je suis repartie en pleurant, dégoûtée de m'être derechef fait renvoyer! Cependant, comme la loi m'oblige à faire cette foutue démarche, je n'ai pas eu le choix : ce soir, je dors devant la porte de la sous-préfecture. Mais je suis bien contente d'être dans les premières! Et puis ne nous plaignons pas. Il ne pleut pas, il ne gèle pas. Ça pourrait être pire…"

Et quand je lui demande ce qu'elle est venue faire exactement comme démarche, sa réponse a de quoi choquer davantage :

"Oh, je suis juste venue pour faire un changement d'adresse sur ma carte de séjour. Je viens de déménager...".

 

Une jeune femme dors dehors pour un simple coup de tampon sur une feuille.
Une jeune femme dort dehors pour pouvoir faire tamponner un papier administratif obligatoire.

Ça ne s'arrête plus...

Pendant que nous discutons et refaisons le monde, d'autres personnes continuent d'affluer. Il est 3h30 du matin et il commence vraiment à faire froid. Tout devient calme. Certains étalent des journaux sur le béton et s'allongent, comme des SDF. Tous se réchauffent avec leurs gros pulls apportés pour l'occasion. Deux jeunes femmes grelottent sous leurs couvertures et l'une d'elle lance, sans que personne ne le remarque:

"J'y crois pas. Je suis là, dehors, à 3h30 du matin pour pouvoir remettre un dossier. C'est inhumain. Comment peut-on tolérer ça?"

Nous sommes déjà environ 65 et nous n'osons même pas nous avouer la cruelle réalité qui nous fait face. Dans 20 ou 30 min, tous ceux qui débarqueront ici ne seront pas garantis de pouvoir entrer dans la sous-préfecture. Cette dernière n'accepte en effet que 80 personnes en moyenne par jour.

4h30 : déjà trop de monde...

Il est 4h30. Je suis fatigué mais je n'arrive pas à fermer l'œil. La file s'étend désormais jusqu'au coin du bâtiment. Je quitte mon rang pour me dégourdir les jambes et je discute avec un Vietnamien et un Congolais qui viennent d'arriver. Ils ne sont pas certains d'être dans la partie qui parviendra jusqu'au guichet. Mais ils restent dans la queue, car ils espèrent. Le Congolais, chef d'entreprise, m'explique:

"La situation est intolérable. Je suis un homme d'affaires et j'ai vécu 15 ans dans plus de 5 pays. La France est le seul qui ne permette pas de faire de telles démarches par Internet. Ou au moins une partie! On ne peut même pas imprimer les formulaires en avance! Il n’y a même pas même moyen d'avoir des renseignements par téléphone ou bien un rendez-vous! Et quand on a beaucoup de travail ou des cours à la fac, on fait comment? Hé bien on sacrifie une nuit et une journée entière sans aucune garantie de résultat. Mais personne ici n'ose crier son dégoût. Parce que si tu fais trop de bruit dans un établissement public, un vigil te tombe dessus et tu es mis dehors illico-presto. Donc tu n'as pas d'autre choix que de l'écraser."

7 heures du matin: 250 personnes.

J'ai somnolé 30 minutes et je suis éreinté. Tous mes voisins sont contorsionnés sous leurs couvertures. Deux Coréennes regardent sans se lasser des films sur leur ordinateur portable depuis minuit. Les batteries d'ordinateur sont visiblement plus résistantes que nous. Je lève la tête et je constate que la file est désormais immense. L'ambiance n'est plus vraiment à la solidarité car on ressent une concurrence féroce entre toutes les personnes présentes. Chacun se dévisage et les regards en disent long : il vaut mieux être devant que derrière son prochain. Mais de toute façon, c'est peine perdue, les 3/4 n'entreront pas aujourd'hui dans la sous-préfecture. Il reste 2h45 avant que les portes ne s'ouvrent... Il fait froid. Ma femme m'envoie un texto. Elle est dans le RER et arrive avec quelques croissants à distribuer. Le jour se lève.

8h20 : organisation…

J'ai la tête vidée. Un vigil et une jeune policière arrivent pour organiser la file d'attente qui dépasse sûrement les 300 personnes. On sent que la situation est un peu tendue mais les deux représentants de l’ordre public sont aimables. Tout se passe bien. La plupart des hommes de nationalité française ayant couché ici pour permettre à leurs femmes de rester au chaud cèdent leur place. Moi aussi, je laisse ma femme prendre ma position. Mon épouse est extrêmement gênée et presque honteuse de pouvoir passer devant tous ces gens qui ont attendu si longtemps dehors…

8h45, au compte-goutte...

Les portes ouvrent à l'heure, à 8h45, et nous passons au compte-goutte. J'ai beau être arrivé en 10e hier soir, ma femme reçoit le numéro 20. Les 10 autres étant des femmes enceintes et des personnes jugées prioritaires. On nous annonce qu'il nous faudra cependant attendre environ 2h00 supplémentaires pour qu'un guichet se libère. Pour moi, cette attente interminable devient un supplice. Pour les autres aussi. Mais au moins, il fait chaud à l'intérieur du bâtiment. Dehors, l'indignation règne. Plus de 220 personnes se voient refoulées et on leur demande de revenir plus tôt le lendemain. Certaines femmes, pourtant arrivées vers 5h30 se mettent à pleurer. Je constate avec aberration que plutôt que de remettre en question ses prestations de service (inexistant), l'administration française préfère faire jouer la surenchère du "lève tôt". Je me dis qu'à ce rythme, il faudra bientôt passer deux nuits dehors pour espérer entrer dans ce fichu bâtiment.

Comment les responsables de ces « services » publics peuvent-ils encore se regarder dans une glace sans vomir? Comment peut-on faire preuve d'autant de mépris vis-à-vis de tous ces étudiants, de tous ces expatriés ou bien travailleurs étrangers? Le scandale est total et aucun élu, qu'il soit de droite ou de gauche, ne vient jamais. C'est comme ça tous les jours dans de nombreuses sous-préfectures et cela fait des années que ça dure... Et le pire dans toute cette histoire, c’est que la plupart devront revivre ça tous les trois mois, pour prolonger leurs récépissés, en attendant que l’administration se sorte les doigts des fesses.

Amabilité et service minimum.

Il est 11h00 pile et notre numéro est enfin appelé. L'accueil que nous réserve la guichetière est glacial. Je ne distingue même pas son "bonjour". En dix minutes, tout est réglé. Ma femme obtient le récépissé pour sa carte de séjour volée dans le métro parisien. Pour ne pas avoir à revenir dans cet enfer et par manque d’informations précises, nous avons apporté le maximum de documents. Et la guichetière a visiblement trouvé utile de nous le faire remarquer. D’un ton extrêmement désobligeant, elle nous lance: "C'est juste pour un duplicata, pas une demande! Je n'ai pas besoin de tout ça!".

L'amabilité cadavérique de cette femme contraste terriblement avec la magnifique tenue colorée antillaise qu'elle porte sur elle.
La fatigue m'est finalement d'une grande utilité: je n'ai même pas la force de lui balancer à la figure tout le bien que je pense de son manque de recul, de courtoisie et de considération. Si encore on l'avait su avant, par le biais d'explications claires sur le site Internet ou par téléphone! Mais non, rien. Le ton inquisiteur de cette dame me rappelle que la faute incombe à celui qui ignore la loi, c'est bien connu...

Un hôtel appelé « France ».

À 11h05, nous nous délivrons de cette pitoyable sous-préfecture d'Antony. Au final, je réalise que je viens de faire 11h00 de queue, dans le froid, uniquement pour déposer 4 malheureuses photocopies (facture EDF, passeport, déclaration de vol, et 3 photos d'identité.). La présence du demandeur étant obligatoire, il n'est même pas possible d'envoyer simplement ces documents par la Poste.

À l'extérieur, tout est étrangement désert. La queue s'est volatilisée. Tous les gens qui ne sont pas entrés sont finalement repartis. Et nul doute que ce soir, une bonne partie d'entre eux sera revenue, à partir de 22 ou 23h00, en espérant pouvoir entrer dans ce Disneyland de l'administration française. Mais avec les manèges, l'accueil et les rires en moins...

Pour info, la démarche que nous venons d'opérer va nous coûter 155 euros. Et cette somme qui nous est demandée me laisse une nouvelle fois un arrière-goût amer dans la bouche. J'ai un peu l'impression d'avoir payé une chambre d'hôtel. Sauf que les piaules du prestigieux « hôtel France » sont collectives, à la belle étoile et qu'en guise de matelas, on nous offre une dalle en béton. Y’a des gens qui intenteraient des procès pour moins que ça. Le sous-préfet d'Antony, lui, il continue de dormir sur ses deux oreilles de Mickey.

Flo

 

Et la queue continue jusqu'à derrière le bâtiment...
Et la queue continue jusqu'à derrière le bâtiment...

 

PS: un immense merci à tchobilout qui est venu passer la nuit avec moi (nous). En simple soutien.

COMMENTAIRES
canard-sucrey
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canard-sucrey
13/10/2011, 11:07
Ha oué, effectivement ça craint :s

Kaminos
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Kaminos
13/10/2011, 11:13
Bon je viens de finir la lecture.

Le bon truc, c'est que t'as vraiment une belle plume, bravo.

Pour le reste, je vais vomir, je reviens.

nanojuloy56
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nanojuloy56
13/10/2011, 11:14
Bienvenue en France...
Aller bon courage !!

Anfalmyr
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Anfalmyr
13/10/2011, 11:15
c'est terrorisant.. Merci pour ces deux billets Florent en tout cas, car visiblement ils circulent, et pas qu'un peu ! Et ça c'est déjà un bon point !

Flesk
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Flesk
13/10/2011, 11:17
C'est... juste écœurant.
J'ai suivi avec un décalage tes tweets à ce sujet, et sur le coup j'avoue n'avoir pas compris ce que tu faisais là-bas.
Si seulement ce genre de témoignage pouvait toucher les bonnes personnes...
Merci en tout cas Florent de faire partager cette expérience

Zalla
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Zalla
13/10/2011, 11:18
Dégueulasse -_-

sheen
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sheen
13/10/2011, 11:18
... !

Linanounette
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Linanounette
13/10/2011, 11:21
Y'aurait tellement à dire sur tes articles... Comment veux-tu après ça que l'on ait pas honte d'être français. Comme tu le dis si bien, les gens qui auraient le pouvoir de faire les choses ne font rien parce que politiquement c'est pas vendeur de rendre les conditions d'accueil des étrangers plus humaines et ce d'autant plus que eux, ne votent pas. Donc on s'en fous...

Si seulement ils étaient cohérents et supprimaient l'égalité et la fraternité du préambule de notre constitution, cela annoncerait déjà la couleur.

m00t
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m00t
13/10/2011, 11:22
Oh oui faut que ça circule...
J'ai pas de mots....

SerialButcher
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SerialButcher
13/10/2011, 11:27
Putain, ça me fait gerber.................

Miss V.
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Miss V.
13/10/2011, 11:29
Contente que ta nuit n'ai pas été vaine, mais assez répugnée par tout ça... Il n'y a rien qu'on puisse faire ? Une pétition ? Une adresse à laquelle envoyée ses impressions ?

Poufy
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Poufy
13/10/2011, 11:29
Partager ce témoignage est un acte citoyen, alors faites tourner !

oz_fromsl
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oz_fromsl
13/10/2011, 11:33
Un "j'aime" pour la qualité de ta plume et pour le fait de pointer du doigt un problème bien français que je n'imaginais pas si grave. On a l'habitude de se foutre de la gueule de notre administration, mais là, j'ai vraiment honte. Je fais circuler tes deux billets !

zethib
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zethib
13/10/2011, 11:35
j'ai un peu l'impression que certaines personne découvre cette horreur administrative inadmissible pour une france qui se veut moderne mais si on cherche bien sur le net on peut remonter jusqu'à 2009 certes c'est bien d'en parler mais de là a être surpris...

Gorgoth
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Gorgoth
13/10/2011, 11:36
Plus assez de fonctionnaires aux guichets les plus demandés. Pas de démarche en ligne ou par téléphone.

Et voilà le résultat, que je ne trouve en rien étonnant quand je me souviens de ma dernière visite en préfecture pour un vulgaire changement de carte grise...

Generator
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Generator
13/10/2011, 11:40
Je suis partagé entre honte et indignation...

Merci Florent d'avoir pris le temps d'écrire ça, je ferai évidemment circuler cet article autour de moi. J'espère en tout cas que toi et ta femme n'aurez plus jamais à subir un tel parcours du combattant.

SerialButcher
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SerialButcher
13/10/2011, 11:41
@Poufy: c'est fait :)

Omake
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Omake
13/10/2011, 11:45
Zethib,
En fait, ça fait 8 ans que ma femme et moi devons nous rendre régulièrement là-bas la nuit. Mais cette fois, excédé j'ai eu envie d'en parler.
Ensuite, puisque tu as l'air d'être déjà au courant depuis belle lurette, agis ou parle! Ce sera toujours plus constructif et utile que ton commentaire.

Tcho Bilout
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Tcho Bilout
13/10/2011, 11:58
La fille du golfe est marocaine ;)

Skylex-
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Skylex-
13/10/2011, 11:59
Je suis assez choqué par les propos tenus par Florent dans ses deux articles. Je ne comprends pas comment un pays "si moderne" comme la France puisse manquer de tant de respect envers ses concitoyens et aux étrangers ayant choisis notre pays pour travailler ou étudier.
Pourquoi ne pas faire part de ton témoignage à des journalistes d'actualité ou au préfet lui même? La situation est assez grave et quand bien même nous ferons tourner l'article comme l'a indiqué Poufy, j'ai bien peur qu'à part offusquer les lecteurs, la portée ne sera que moindre.
C'est en tout cas assez triste de lire ça.

sorento
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sorento
13/10/2011, 12:05
Tout pour ca , il aurait suffit d'un simple formulaire sur mon service-public.fr pour regler ce genre de cas, pourquoi il le font pas???, ca permettrait de diminuer la queue de 3/4 j'en suis sur.

Je trouve hallucinant tu peut presque tout faire sur internet sauf ca....c'est presque une épreuve pour démontrer qu'on veut rester en france.

Moi ce qui me degoute le plus c'est que 95% des demarches administrative sont devenue plus simple via internet sauf comme par hasard celle la....et ce système met même les gens qui ont des papiers en ayant respecté la loi dans une situation pas très enviable.

Aller tout les X mois a 3 heures du matin dans une préfécture juste pour renouveller une carte de sejour c'est hallucinant!!

Cassandre
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Cassandre
13/10/2011, 12:12
Il y a 10 ans, j'ai vécu exactement la même situation dans une autre sous-préfecture d’Île-de-France avec un ami chinois...10 ans et je constate que rien n'a changé....ça me dégoute....

neocalimero
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neocalimero
13/10/2011, 12:16
@ Zethib : Eh bien pour ma part, j'ai 36 ans, père de famille et j'ignorais complètement le déroulement quotidien de cette chaotique procédure administrative que j'ai découvert grâce aux tweets de Flo. Et oui je suis surpris d'apprendre ça, surtout pour une demande aussi basique qu'un simple coup de tampon ou un renouvellement de document suite à un vol. Comment reprocher à Flo d'écrire ce billet d'utilité publique et surtout, billet de simple expression car je pense que Flo a le droit de partager son ressenti (à chaud comme à froid) sur son propre blog. Je reste encore sans voix face à ses 2 articles et vais m'empresser de les faire tourner autour de moi. Si une pétition doit circuler, je suis prêt à la signer et soutenir l'entreprise.

Et moi qui ai lu hier "Indignez-vous" de Stéphane Hessel, c'était vraiment de circonstance: http://instagr.am/p/P6dBt/

Iron-Tom
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Iron-Tom
13/10/2011, 12:34
C'est affligeant... En tout cas excellente initiative que d'avoir partagé ce problème. Honnêtement si je savais que l'administration française était des plus mauvaises, je ne m'attendais pas à cela...

Je vais peut être poser une question débile, mais les formulaires qu'il faut remplir, ils sont vierges quand l'administration vous les donne ?? Est-ce qu'il y a un numéro ou un code qui les rend unique ?? En fait je me demandais vu qu'il n'y a rien de disponible sur internent, si nous citoyens pouvions mettre en téléchargement sur un site ou un blog, ces fameux formulaires, vu que l'administration française en est incapable ??

Trazom
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Trazom
13/10/2011, 12:49
Faudrait que Libé lise ce document... Sans rire. Bravo Flo pour ce texte clair et limpide. Et malheureusement aussi très lucide...

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