KAZUMII

KAZUMII

Par Olff Blog créé le 12/03/11 Mis à jour le 02/12/15 à 09h25

Littérature diverse au sujet du jeu vidéo, par un auteur casual, semi-reptilien, membre de la secte et ascendant millionaire :)
KAZUMII. Kazu parce que c'est le meilleur grill Japonais d'occident, aussi parce que la consonance rappelle ma vision de la culture et du jeu vidéo. Mii parce moi.

Olff.

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(Jeu vidéo)

1363 maux, 6 minutes 38 secondes pour le vivre.

Derrière ce titre équivoque, un soupçon de corruption SEO, surtout un retour sur la dernière valse de tonton Iwata,  sa dernière oeuvre, peut être ma dernière aussi.

Flingué. Comme des milliers d’autres morceaux de viande sur la planète, tonton Satoru -The Last Of Us- a pris une cartouche de type cancer, bam, touché-coulé, drame au bal de Kyoto. Parti trop tôt, en même temps l’autre coté -pas l’obscur, l’autre encore- semble être le seul endroit où on arrive jamais trop tard. Mais lui, sa bouille attachante et son salam' de génie vous manqueront. Vous, c’est vous. Vous qui vous rassemblez sous le label "Les Joueurs", donc pas moi le simple stoner socialisé qui joue quand il peut, moi qui sait mieux que les autres (Sleepy sisi), moi qui n’ai jamais boudé le dernier opus de tonton,  ouais encore à raison. J'avais plutôt aimé son précédent album, c'était accessible, le délire lo-fi avait son charme, c'était atypique et rien que pour ça ça vallait le coup. À l'arrivée du nouveau fin 12, on y'est allé optimiste donc. C'est moins accessible, déjà au premier abord tu cherches où il a voulu en venir, tu sens qu'il y'a de l'intelligence, mais ça n'a pas l'immédiateté d'un tube pop. En bon fan de jazz, ça m'a pas rebuté, au contraire l'objet m'intriguait encore plus. Et finalement, ce court album est devenu l'un des meilleurs que j'ai pu écouter, de ceux qui vous surprennent des années après.  Pourquoi ? (faut toujours mettre un pourquoi dans un article de blog, pis aussi hash, tag, PS4) Pourquoi pas.


La dernière valse expliquée en mode manuel.

Internet vous l’a dit, vous le reddit, la Wii U va crever (là tout bientôt), comme une rockstar sur-défoncée, au sommet de son art et bien jeune. Faut dire, la dernière sortie d’Iwata ressemble un peu à un ovni posé sur un caddie en roue-libre. Retour sur cette oeuvre, ses formes, ses aspirations sectaires, son engagement, son odeur, sa saveur.



1. QLF.
Pays Nintendo devait être l’ambassadeur, mais ce premier single n’a jamais semblé tourner ailleurs qu’à l’ambassade. Pourtant les kheys, si le morceaux n’est pas exempt de reproche, notamment le mixage hétérogène, on a toujours pas fait mieux pour accompagner des albags ultrazip toute la nuit jusqu’au matin. Tartines de Nutella toussa.

2. Mario 2 fois.
Le track populaire qui revient deux fois en quelques mois, les amoureux du refrain ont pu apprécier sa nouvelle définition.

3. Le Bon Chasseur.
En pleine période de hess, la réouverture de la chasse en version supérieure a su calmer l’appétit. On aurait voulu retrouver plus souvent des instrus qui font appel au renfort de 3DS.

4. La Vida Lego.
Une chanson engagée qui prouve qu’on peut jouer à GTA avec des Lego. Label famille de France.

5. Jeux & Vidéo.
Sur son précédent album, Iwata trustait les charts à l’aide du single diablement efficace Wii Sports. Simple et entêtant comme un Around The World, symbole d’un temps. Sur Wii U, c’est Game & Wario qui aurait dû jouer la tête d’affiche auprès du grand public, mais Tonton avait déjà compris que pour faire un album culte, fallait plutôt compter sur le bouche à oreille des puristes plutôt que se pavaner déguisé en Tragédie New Era en 2013… Le track pop incompris, pas fini, genre les Matins de Paris, un poil en avance.

6. Underground Connexion Pt3.
L’été 2013, t’avais l’adaptation Teen-movie de Resident Evil 4 qui tournait en boucle sur toutes les radios -avant que le GTA numéro cinq ne ferme les FM pour de bons-, et t’avais ceux qui cultivent leurs propres basilic et autres herbes aromatiques. Ceux là jouaient tout seul à trois grâce au gamepad, naturellement. Pilons, harmonie et stratégie.

7. 101 Woes.
L’album aurait pu s’arrêter là. Connais-toi toi-même, marche dans Blossom Cité avec tes 101 woes, tu sais comment ça va se passer. Un délicieux carnage, du genre qu’on écoutera encore dans 20 ans, sisi.

8. HD Ready.
Tonton livre la version .flac d’un vieux tube cathodique des années 2000 pour encore mieux l’apprécier.

9. Cat’s Eye.
On accroche direct, et fait des bisous d’ironieman à la génération Totally Spizze :) Les Internets brisés, le monopole du chat aboli, le mojito c'était déjà bolosse, le spritz aussi. #MarioChicha

10. Gucci Kong.
La plateforme toute en luxure, moiteur, humidité. Tatoo banane sur la joue, avec des bras et du chocolat.

11. 200 sur le ring.
Reprise supérieure de Dans ma Benz. Lui manque qu’une piste de bagarre pour en faire la version absolue. They see me ridin they hatin.

12. Contenu Sponsorisé.
Un classique du folk japonais à l’Ocarina, c’est oui.

13. Witch I might be.
Un classique passé un peu trop inaperçu quelques années plus tôt, réarrangé aux goûts du jour façon couleurs pop britney witch, sur un support où le challenge est aimé à sa valeur ? Hit me.

14. Tree of Fight.
Malick a su à merveille mettre sous pellicule ces moments de fraternité totale à se foutre sur la gueule. Sakuraï vient taper le featuring une nouvelle fois pour faire de même en jeu vidéo, et mettre tout le monde raccord en rappelant tout ce qu’on peut graver sur une galette. La progéniture, Smash.

15. Mangez-moi.
EAD Tokyo à la basse, qui montre comment transformer une application de jolis fonds d’écran interactifs à 10 balles sur smartphone, en un jeu vidéo de la mif à Mario. Meilleur diss toujours.

16. Bi-goût.
Un bon track passe la manette à l’ancienne. Stylet brandi, je suis Kirby.

17. Shibuyave
Cum un symbole, Iwata le nez creux lance le track frais 2015 en s’appuyant sur le jeune producteur qui monte. We got Saka’ on da track, petite perle sucrée devenue tube de l’été.

18. La culture de la laine.
Très bon feeling sur ce ceaumor, doux et populaire. Mérite un acharnement thérapeutique pour offrir la paix au monde.

19. Le diable se sape en Celio.
La moins bonne de l’album, sauf si on a quelques accointances avec des daubes comme Korn…


Un putain d’album, qui devrait avoir sa réédition deluxe en fin d’année, avec quelques tracks bonus à briser des mâchoires. Notamment la BO de Mario & les maçons du coeur, le feat avec StarFoxPurpp, ou encore La Croix.

The Velvet ? Next.


Iwata c’est l’E40 du jeu vidéo, des décénies de carrière, et toujours là pour livrer un truc bien fini, un bon triple, loin des EP’s de précoces en streaming. Sur son précédent, le gars avait eu des reproches, package trop simple, pas assez de boutons, limitants… Avec son Wii U, tonton a tout mis. Tu veux des sticks ? Tiens. Des gachettes ? Tiens des real2real, pas à enfonçage progressif. Tu veux pouvoir jouer en regardant le PSG se faire laminer à la TV ? Tiens un écran sur ta manette. Pis gyroscope, caméra, tactile… Tout ce que son label Nintendo a pondu en 30 ans, tonton le rassemble en une oeuvre . Il est même allé jusqu’à proposer une partie des plus grands tubes de son label, dont un inédit sur lequel il avait fait la prod, The Goonies Mother Fo’.

Une oeuvre généreuse, qualitative comme peu, instant classic. Et on lui reproche quoi ? De  vendre moins que Guetta David ? Leave me alone.



Comme DRE, ou toujours tonton forty, Iwata a su diversifier ses activités pour s’enjailler de monnaie et permettre à son classique de pas lui coûter de ronds. Ses sextoyz sont un phénomène commercial, il s’est lancé dans les sonneries de téléphones dont la première arrive cette fin d’année, et son album post-hum a déjà un blaze, NX, sa mère.

Satoru, c’est aussi le bonhomme qui tempérait les ardeurs des mecs dans leurs garages bloqués sur leurs vieillotes MPC, et qui a su leur ouvrir la porte, leur donner exposition, quand ceux-ci ont investit dans des iMacs et des ProTools craqués. L’indépendance oui, mais dans le respect du 5/5.

Aussi, à l’heure où les ours blancs claquent, et qu’à vouloir mettre tout et n’imp’, les albums récents font offices de tables basses, Iwata a su avec son dernier album offrir un design respectueux des intérieurs épurés avec des plantes vertes, et des ours blancs. Chapo.



Parti trop tôt, mais bon faut bien partir un jour, sans retour, pour être libre ? S’il va manquer à ses nombreux fans, à son label, il laisse la main à de sacrés artistes. Takeda & The Machine, The Genius Miya-ZA, ou encore les Young Koizumi, Sakaguccimane. La galaxie Nintendo semble indéboulonnable, et on attend déjà impatiemment les prochains opus. En attendant, Wii U tourne en boucle, et du Daniel au miel versé au sol pour nos gars au ciel.

Olff.

 

NB.

https://youtu.be/1Eiw8YGfPU8  >>>>>>>>  https://youtu.be/9k7ikIsvznA

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Sociétés : 
Sony Computer Entertainment
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Commentaires

l'enfant singe
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l'enfant singe
INTENSE !!! et cette conclusion avec P.D et B.B c'est MAGNIFIQUE !!!
Djotaro
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Djotaro
Pareil que Darky ! Y'a trop de talent là pour que ce soit juste du talent...
Olff
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Olff
Ou simplement tu n'as pas d'abonnement à un club de gym à HK Iziz ? Sinon tu aurais tout compris petit lapinou...

@DarkS, réduction de budget :D
Dark S
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Dark S
Toujours aussi bon de te lire mec !!!
Bon, même si j'ai plus la primeur...
izis7r
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izis7r
j'ai rien compris, donc je coche la case "c'est naze" ... certainement parce que j'suis un Piètre Type™

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