Les jeux de l'impossible

Les jeux de l'impossible

Par Olah Blog créé le 21/06/11 Mis à jour le 22/06/11 à 15h26

Ajouter aux favoris
Signaler
Faux tests

Fortress - Le renouveau du FPS

Non, non, rien à voir avec le film de Stuart Gordon. Fortress, c'est tout simplement le nouveau bébé du studio indé Booba Games, qui n'a d'ailleurs pas hésité à déclarer au passage « nous avons réinventé les codes du FPS ». Ah oui, carrément. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'ils ne manquent pas de culot. Voyons de quoi il en retourne.


Aaargh, mes yeux foooondent... On ne jouera effectivement pas à Fortress pour sa plastique surnaturelle.Autant vous prévenir tout de suite : Fortress est un jeu exclusivement multijoueur. Il n'y a pas l'ombre d'une campagne solo et l'on ne pourra que remercier les développeurs de ce choix aussi intransigeant que définitif car il n'est pas certain que l'expérience ait été la même avec des bots idiots. Nous sommes donc en présence d'un FPS somme toute assez classique à ceci près qu'un certain nombre d'éléments en provenance du RTS ont été implantés dans le gameplay. Non, inutile d'esquisser un regard perplexe : la formule fonctionne parfaitement bien.

Pour lancer une partie, rien de plus simple : vous pouvez rejoindre l'un des serveurs déjà existant ou créer le vôtre en sélectionnant l'une des quatre cartes disponibles (oui, c'est peu) et trifouiller dans les paramètres de jeu pour personnaliser l'ensemble. Vous pouvez tout modifier, ou presque : le nombre de joueurs (64 au grand maximum), le temps ou la limite de respawn, le type d'armes que l'on peut récupérer, les bâtiments que l'on peut fabriquer, les recherches qui sont autorisées... C'est très complet et ce n'est pas sans rappeler un dénommé Halo. Soulignons également la grande clarté des menus qui, en plus, ont le mérite d'avoir un certain cachet avec leur style rouillé genre « le monde cent ans après une guerre nucléaire ».

A Kiss to Build a Dream on

Justement, ça tombe bien : l'univers de Fortress est ancré dans un futur post-apocalyptique où l'homme n'est plus qu'un immonde égoïste qui tente désespérément de survivre en fracassant le crâne de son voisin. Difficile de ne pas y voir l'ombre de Fallout, d'autant plus que le design de certaines armures semble furieusement inspiré de son homologue mythique. Trois factions se disputent maintenant le contrôle d'une Terre brûlée par le feu nucléaire : les Humains, plutôt polyvalents dans leur approche, les Mutants, gavés aux hormones et privilégiant la force brute, et enfin les Bannis, des fanatiques religieux doués de pouvoirs psychiques. Chaque groupe se joue différemment et tous ne disposent pas des mêmes bâtiments, ni des mêmes objets, et encore moins des mêmes recherches. Fortress est malheureusement assez déséquilibré pour l'instant : il suffit de bien maîtriser son Banni pour exploser n'importe qui sans trop de difficultés. Les développeurs ont promis de remédier à tout cela dans une prochaine grosse mise à jour. J'imagine qu'on peut leur faire confiance là-dessus.

l'accès au fort se fait via ce tunnel. Ça sent la boucherie.Quelles que soient les différences de nos petits amis, une partie commence toujours exactement de la même manière : on se retrouve à poil sur une grande carte, sans arme et sans armure. Aux joueurs de bâtir leur... forteresse ! Comme le nom du jeu l'indique de manière si judicieuse, les joueurs devront s'allier tous ensemble pour construire une sorte de camp imprenable où ils essaieront de défendre corps et âme leur quartier général : s'il vient à être détruit, la partie est terminée. Pour ce faire, il est possible de fabriquer tout un tas de défenses et de bâtiments pour tenter de prendre l'avantage sur son adversaire. Il est donc particulièrement vital, en début de partie, de se dépêcher de faire une armurerie pour pouvoir se confectionner des armes et des armures, mais aussi une tente médicale pour se soigner et un laboratoire pour faire quelques recherches technologiques. Vous aurez évidemment compris que le jeu en équipe est ici vital pour progresser : si un petit plaisantin fait n'importe quoi, c'est tout le groupe qui s'en trouve menacé. Là encore, les développeurs de Booba Games ont pensé à tout et un système de bannissement par vote permet rapidement d'écarter les indésirables. On ne les remerciera jamais assez pour cette riche idée.

Il est possible de construire sa base partout sur la carte ; on repère néanmoins quelques endroits stratégiques au bout de deux ou trois parties pour nous guider dans notre choix définitif. Ici un vieux tunnel désaffecté, là une usine abandonnée, ou encore une grosse colline rocailleuse surplombant une petite vallée. L'environnement ne sera pas votre seul choix déterminant puisqu'il faut aussi collecter... des ressources. Une fois les quelques bâtiments de base construits, c'est en effet un véritable rush qui s'amorce entre les équipes. Il existe trois types de ressources : la ferraille, que l'on peut récupérer un peu partout et qui vous servira principalement à construire vos bâtiments, les pièces détachées, un peu plus rares et qui vous servent à confectionner des armes, des armures ou à faire de la recherche, et enfin les plantes pour tout le côté médicaments et boosters survitaminés. Cette course aux ressources donne généralement lieu aux tout premiers affrontements qui, souvent, s'avèrent subtilement sauvages : défoncer la tronche de son voisin à grands coups de barre de fer ou de clef à molette n'a pas de prix. A défaut d'être vraiment prenants, les combats au corps à corps sont en tout cas efficaces : un clic pour attaquer, un autre pour parer. Et c'est tout. Les armes à feu demeurent classiques ; nombreuses (comptez-en une trentaine différentes, et une dizaine pour le corps à corps), il y en a pour tous les goûts.

« Mais pour qui travaille le numéro 2 ? »

Les affrontements donnent parfois lieu à de joyeux bordels.Les rôles s'organisent au fur et à mesure que l'on avance dans le jeu : les uns fabriquent les armes, les autres confectionnent les trousses de soin, un tel va faire de la reconnaissance, un autre surveille les environs... Pour un peu, on s'y croirait presque, d'autant que la durée des parties excède facilement une heure : comptez environ une heure et demi pour chaque session. Ce ne sera évidemment pas du goût de tout le monde, prévoyez donc une plage horaire suffisamment large lorsque vous vous y adonnerez.

Les recherches débloquent non seulement de nouveaux équipements mais elles donnent aussi accès à des bonus intéressants suivant la race que vous incarnez. Ainsi, les Humains se transforment bientôt en maîtres de la prouesse technologique et ont accès aux armes les plus perfectionnées. Ça fait toujours plaisir de se balader avec un minigun dans les bras et de se retrouver engoncé dans une super-armure de la tête aux pieds. Les Mutants sont un peu les grosbill de Fortress : ils endurent méchamment les coups (contrairement aux Humains et aux Bannis qui claquent en quelques balles) et disposent des armes les plus puissantes du jeu. Quant aux Bannis, ils peuvent développer toute une palette de « sortilèges » assez impressionnants qu'ils peuvent combiner pour maximiser les effets : une fois qu'on a comprit le système et qu'on se fait suffisamment de skill au fil des heures de jeu, n'importe quel joueur devient un dieu vivant. Quant aux autres, ils n'ont plus que leurs yeux pour pleurer devant tant d'injustice.

La suite arrive è__é

Ajouter à mes favoris Commenter (1)

Commentaires

Olah
Signaler
Olah
BON DIEU DE BOIS, j'arrive pas à foutre la suite, c'est extrêmement perturbant xD

Édito

Les jeux de l'impossible, aussi appelé la Quatrième dimension du jeu vidéo. Eh ouais, carrément. Ce que vous lirez ici ne sera qu'une illusion grotesque tout droit sortie de mon cerveau ouf-malade.

NB : Toute ressemble avec des personnages ou événements réels est purement fortuite (ou pas d'ailleurs. AH AH AH AH !)

Archives

Favoris