Obi-Doo, la force vidéoludique.

Obi-Doo, la force vidéoludique.

Par Obi-Doo Blog créé le 25/12/14 Mis à jour le 30/03/19 à 01h19

Diplômé d'un Master en cinéma et grand amateur de jeu vidéo, je partage ici mon expérience de joueur, mon point de vue sur les titres, l'industrie et parfois au-delà...

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(Politique)

Bonjour à toutes et à tous !

L'info ne vous aura sans doute pas échappé, plusieurs Youtubeurs plus ou moins populaires s'en sont fait l'écho, la Directive Européenne sur les droits d'auteur a été adoptée en début de semaine par le parlement ! Ce qui veut dire que l'infâme article 13 (devenu entre temps le 17) a également été validé par nos députés. Les États membres, qui ont tous négocié et accepté le texte, ont maintenant deux ans pour inclurent dans leur droit national respectif, les conditions de la directive.

 

Ô rage, ô désespoir, ce n'est désormais plus qu'une question de temps avant qu'internet ne devienne une terre stérile, sur laquelle plus aucune créativité ne pourra jamais plus pousser !

 

Ou peut-être pas... Il y a quelques mois, j'ai moi-même lancé le débat ici sur Gameblog en vous résumant du mieux que je pouvais la situation. Avec l'aide de Quentin Deschandelliers, assistant parlementaire de l'euro-député Marc Joulaud, j'ai tenté de démêler le vrai du faux et de connaître les raisons qui ont conduit nos dirigeants à entreprendre une telle reforme, et celles qui ont poussé Google à créer un vent de panique dans la population.

Aujourd'hui, presque cinq mois plus tard, je me devais de revenir vers vous pour conclure une bonne fois pour toute ce chapitre. J'ai repris contact avec Quentin Deschandelliers et lui ai demandé des précisions quant à la forme et l'application du fameuse article 13. Le texte est adopté, et maintenant ? Que va t-il se passer ? YouTube va t-il fermer boutique en Europe ? Allons-nous être obligés de passer par des VPN (Virtual Private Network) afin de masquer notre présence sur le vieux continent aux serveurs du monde entier ? Spoiler alert : non.

 

C'est parti pour l'ultime bataille...

 

L'article 13 ! Heu non... 17 !

 

C'est qu'on va s'y perdre à force. Le chiffre 13 s'est mue en 17 mais il ne s'agit que d'un changement de numérotation. Pour le reste, l'article reste fondamentalement le même, mais il comporte de très nombreuses subtilités sur lesquelles il convient de revenir maintenant qu'il a revêtu sa forme définitive.

 

Commençons par la clause de la discorde : la responsabilité légale des plateformes de diffusion ! Google se sera battu tant bien que mal, aura mobilisé ses troupes officielles et officieuses comme autant de petits soldats de la liberté, mais voilà, la bataille fut veine, l'Europe a gagné. Son service de partage de vidéos YouTube, comme beaucoup d'autres services, pourront à l'avenir être tenus pour légalement responsables des contenus publiés, si ceux-ci entravent au respect du droit d'auteur. Ce qui veut dire qu'un ayant droit pourra saisir la justice, si venait à être posté du contenu sans qu'un accord préalable ait été établi entre lui et la plate-forme de diffusion. Il peut s'agir, par exemple, de licence d'exploitation pour une ½uvre ou un catalogue d’½uvres.

 

Dit comme ça, on pourrait se dire que les services de partage de contenu en ligne vont se retrouver dans de beaux draps, mais attention il s'agit de ne pas s'emballer inutilement. Car ce serait omettre bien des aspects du fameuse article qui, comme elle n'a pas été écrites pas des idiots qui n'y connaissent rien en droit, a un certains nombres de spécificités visant à éviter les abus.

 

Tout d'abord, l'article ne concerne que les plateformes commerciales conçues pour diffuser du contenu protégé en l'optimisant. Sont donc exclus les projets privés à but non lucratif, comme Wikipedia par exemple. Sont également dispensés de piscine « Les sociétés de moins de trois ans, avec un chiffre d'affaire inférieur à 10 millions d'euros, et avec moins de 5 millions de visiteurs par mois […]. Une start-up n'a donc pas à mettre en place des dispositifs de filtrage qui coûtent très cher et pourraient plomber son chiffre d'affaire. » comme le résumait cette petite émission d'Arte la semaine dernière, en précisant au passage que le partage de gifs et de memes restera également libre et gratuit.

 

 Les sites de fans et les PME sont tirées d'affaire ! Ouf !

 

Les plateformes concernées sont donc de grosses structures, qui jusqu'alors, profitaient d'un régime juridique non adapté. Il s'agissait dès lors de leur donner un statut plus proche de leur réalité économique et médiatique, et de réévaluer la question du copyright en Europe à l'heure de l'internet démocratisé. Une man½uvre nécessaire, d'autant que rien n'avait été fait en matière de droit numérique sur le vieux continent depuis 2001.

 

Mais YouTube, bien qu'immense mastodonte de l'internet n'en est pas moins mortel, et le site ne risque t-il pas à terme, comme on l'entend régulièrement de la bouche des youtubeurs, de faire face à une avalanche de procès pour atteinte au droit d'auteur ? Noyé sous la paperasse juridique, le service de partage de vidéos n'aura d'autre choix que de filtrer le contenu en amont, ralentissant ainsi le rythme de production de tous les vidéastes !

 

 "Pour impacter l'actualité Charlie, ça va devenir compliqué !"

 

Là encore, les rédacteurs de la directive ont anticipé les choses. Si la responsabilité juridique des plateformes est bien engagée, elle ne l'est que sous certaines conditions : « si elles collaborent de bonne foi avec les auteurs alors elles ne sont pas responsables de ce qui peut arriver à côté. De même, elles n'ont aucune obligation vis-à-vis des contenus pour lesquels un auteur ne se sera pas manifesté ou n'aura pas rempli ses propres obligations (même si le contenu est illégal) . C'est cette responsabilité flexible qui permet de protéger les plate-formes et aussi indirectement les utilisateurs car une plate-forme n'aura pas à faire du sur-blocage pour se protéger. ».

 

 

"Hum, hum, mais oui je vois..."

 

Prenons un exemple concret, je sais que vous aimez ça. je poste un extrait de mon émission télévisée préférée sur YouTube. Cette émission, Touche pas à mon poste, appartient au groupe Canal +. Je ne la poste pas pour la citer, ni pour la parodier, il s'agit d'un extrait brut de 12 minutes - Jean-Michel Maire gobe des ½ufs avant de les recracher dans le slip de Kev Adams, un pur moment de poilade.

 

Si aucun accord concernant ce programme n'a été passé entre YouTube et Canal + et que ces derniers ne signalent rien, alors aucune action n'est attendue de la part de l'hébergeur. Aucun besoin de bloquer la vidéos non plus. En revanche, si Canal + signal ce contenu et souhaite négocier une licence pour toucher une partie des revenus publicitaires générés par son exploitation, le service de Google n'aura d'autre choix que d'accepter de dialoguer avec la chaîne cryptée afin q'un accord soit trouvé.

 

En cas d'accord déjà existant, pas d'inquiétude non plus, celui-ci s'applique normalement. Il se peut également que l'ayant droit ait choisi que tout ou partie de ce programme ne soit pas disponible sur les réseaux. En l'absence d'accord de licence en cours, « la plate-forme appliquera ses propres mesures en ce sens, dès lors que [Canal+] aura donné les éléments nécessaires pour que ces mesures puissent s'appliquer. ». Ces éléments peuvent être, par exemple, l'empreinte numérique des ½uvres correspondantes, qui permettront par la suite à l’algorithme utilisé par YouTube de reconnaître celle-ci et d'appliquer les mesures souhaités.

 

Ce qu'il faut retenir de tout cela, c'est que l'article 13 (ou 17 c'est comme vous voulez) est très flexible afin de s'adapter au mieux à tous les cas de figure. Si tout cela peut sembler flou et parfois insuffisamment précis, c'est normal : « il ne faut pas oublier que l'on est dans une Directive, donc un type de législation qui vise à définir un cadre juridique commun par le biais de principes juridiques généraux. Les précisions viennent ensuite par le biais du droit national et par les dialogues sectoriels qui vont avoir lieu dans les années qui viennent, afin que l'application du texte soit harmonieuse pour tous. ».

 

En ce sens, et je le reprécise encore, le droit à la parodie et à la citation sont conservés et garantis par le droit français. Mieux, « le texte intègre des garde-fous pour protéger les usages légitimes des utilisateurs, par exemple en rendant obligatoire les exceptions de citation et de parodie, afin de protéger les usages quotidiens des utilisateurs (et indirectement les vidéastes). ».

 

Même s'il est très agréable de mettre sur le dos de la Directive toutes sortes d'ambitions liberticides, celle-ci ne facilitera pas la censure de contenu moquant ou critiquant une ½uvre. Il me semble important de repréciser que lorsqu'une vidéo sur YouTube se fait striker pour non respect du droit d'auteur, il ne s'agit pas d'une décision de justice, mais d'une décision de YouTube.

 

Maintenant que nous avons vu comment les ayants droit et les services de partage de contenu vont régler leurs petits différents, voyons ce qui va changer pour nous, simples utilisateurs ou réalisateurs de contenu.

  

Qu'est-ce que ça change pour moi le viewer/le vidéaste ?

 

Un des aspects de l'article 13 que Google a pris soin de ne pas mentionner dans ces différentes campagnes d'informations est celui concernant la meilleure protection des utilisateurs des plateformes. Non pas qu'ils s'y opposent, pas du tout, mais quand on vise à décrédibilisé une mesure gouvernementale, on évite généralement d'en mentionner les points qui pourraient séduire l'audience.

Pour commencer, maintenant que YouTube est tenu pour responsable devant la loi des contenus posté sur son site, il devient l’interlocuteur privilégié des ayants droit. Comprenez que jusqu'ici, c'était l'utilisateur qui était seul responsable juridiquement du contenu posté. Attention cela dit, ça ne nous rend pas non plus, nous utilisateurs, totalement intouchables ! Mais ça nous évitera d'avoir à affronter seuls la SACEM pour avoir mis à disposition de tous la discographie de Bernard Lavilliers. Bon ça n'arrivait jamais de toute façon, mais au moins maintenant la responsabilité peut-être partagé.

 

De plus, « La Directive impose que les licences (qui sont encouragées par ce texte) couvrent obligatoirement les actes des utilisateurs, ce qui veut dire que le contenu des utilisateurs sera rendu automatiquement légal et sans action préalable nécessaire de leur part. » et ce qu'ils soient gros ou petits. En d'autres termes, si Canal + négocie une licence pour l'exploitation de son contenu sur sa propre chaîne YouTube, cette licence couvre également les vidéos réalisées par d'autres utilisateurs.

 

Les mécanismes de recours (contre les strikes abusifs par exemple) devront également être rendus obligatoires sur toutes les plateformes concernées par l'article 17 (ancien 13, vous suivez ?). Il devront être plus transparents et plus protecteurs que ce qui existe actuellement, pour que les utilisateurs puisse mieux se défendre contre les abus.

 

 "Ah oui, c'est... c'est pas mal..."

 

Et attendez, ce n'est pas fini ! Vous connaissez certainement ContentID, le terrible algorithme de YouTube qui sème la terreur parmi les vidéastes, qui voient leurs productions se faire démonétiser après son passage. Eh bien cette Directive prévoit même de rendre obligatoire une meilleure programmation de celui-ci : « Les vidéastes profiteront indirectement du fait qu'il y aura des règles sur ce qu'un outil comme ContentID peut faire ou non, car aujourd'hui il n'y a aucun cadre juridique en la matière et tout repose sur la bonne volonté de YouTube. La Directive permettra un paramétrage beaucoup plus fin de ces outils. ».

 

Voilà pour le point que l'on pouvait faire sur l'article 13. Devenu 17 entre temps. Si vous souhaitez plus de détails encore, je vous renvoi vers le Twitter de Quentin Deschandelliers qui se fera une joie de répondre à vos inquiétudes, si elles sont exprimées avec courtoisie bien entendu. Vous pouvez également retrouver l'article que j'avais publié en novembre dernier et qui revenait sur d'autres points qui n'ont pas changé entre temps.

 

Enfin, je ne pouvais pas aborder une dernière fois la Directive de la discorde sans évoquer l'environnement qui l'entour, et notamment cette récente polémique pointant du doigt un lobbying du coté des acteurs favorables au texte. Ce lobbying pro-directive se voudrait, selon ceux qui le dénoncent, tout aussi condamnable que celui mené par Google depuis plusieurs mois maintenant.

 

 

Lobbying contre loobying ?

 

Croyez le ou non, la SACEM, la Société des Auteurs, Compositeurs et Éditeurs de Musique, est favorable à la Directive sur les droits d'auteur ! Oui je sais, c'est surprenant, comme vous, je suis tombé de ma chaise en le lisant dans cet article du site Next Impact ! Des révélations fracassantes comme le fait pour le moins étrange, que certains des signataires de l'appel des 171 artistes en faveur de la directive ne soient pas des artistes, mais des journalistes ou des producteurs ! Oui, de simples producteurs (en fait, seuls deux des signataires sont reconnus comme uniquement producteurs, Jean Labib et Emmanuel Moreau, mais bon, c'est choquant quand même) ! Oh que c'est grave ! Rendez vous compte, Jean Michel Jarre n'a même pas précisé qu'il était aussi président de la CISAC, un puissant lobby favorable à l’adoption de la directive !

 

Et que dire de cela : « Un contributeur de Netzpolitik a révélé que l’industrie culturelle a invité les eurodéputés à une soirée d'échange, la veille du vote. Au menu, douces boissons et généreuses nourritures, où ces élus pourront rencontrer artistes, auteurs, compositeurs, journalistes, photographes, producteurs. » ! S'il ne s'agit pas d'une tentative de corruption !

 

 Me voilà abasourdi !

 

Bon j'en fais encore trop là... S'il est vrai que certains comportement évoqués dans l'article de Next Impact peuvent interrogés, il ne s'agit bien souvent que d'initiatives habituelles à Bruxelles, faites de manière transparente et surtout légitimes de la part de société de gestion de droit. Elles sont surtout bien loin de l'agressivité avec laquelle se sont défendues les entreprises concernées par l'article 13, Google en tête, depuis le début de la polémique #SaveYourInternet. La campagne qu'a mené le géant d'internet contre la Directive a été d'une violence encore jamais vu « Les députés qui sont là depuis longtemps disent que même pour le Règlement Data Protection ou REACH (qui régule l'usage des produits chimiques), qui sont considérés comme des extrêmes en lobbying, ils n'avaient rien vu de tel » me confesse Quentin Deschandelliers.

 

C'est que Google orchestre sa campagne de manière insidieuse, tentant de retourner l'opinion contre ses dirigeants. Exploitant le capital sympathie des youtubeurs, Google a créé et propagé une quantité faramineuse d’approximations, quand il ne s'agissait pas carrément de mensonges (les logos de marque capables à eux seuls de bloquer une vidéo). Pour défendre ses intérêts, l'entreprise californienne s'est bien moquée de flirter avec les opinions les plus radicales, chauffant à blanc les internets et racontant n'importe quoi pourvu que le sang nous monte à la tête.

 

Résultat : le débat est devenu hystérique et comme souvent dans ce genre de cas, c'est à celui qui crie le plus fort que l'opinion donne raison. Les propos de l'Europe ont été inaudibles tant il fallait à chaque fois se battre pour détricoter les mensonges diffusés sur les réseaux sociaux.

 

Et puis, à trop secouer l'arbre internet pour voir qui descendrait pour les défendre, Google a naturellement fait tomber les fruits les plus pourris, qui n'ont pas hésiter à agir comme tel : « les enfants du Rapporteur étaient harcelés à l'école et des menaces d'attentats à la bombe lui ont été envoyé (en plus des menaces de morts et insultes) ». Tout cela pour une Directive visant à mieux rentabiliser les artistes, les producteurs, les journalistes ou encore... hum je ne sais pas moi, les auteur de vidéos sur internet par exemple. Cela montre bien à quel point les opposants au texte ont détourné le débat de façon parfois dangeureuse.

 

Le tout en se moquant bien que cela renforce un peu plus encore le sentiment anti-européen ambiant, ce qui est d'autant plus inquiétant alors que les éléctions approchent. Il n'y a qu'à voir la teneur des commentaires sous les vidéos abordant l'article 13 pour s'en rendre compte. Il en est toujours un pour accuser l'Union Européenne d'être une affreuse dictature, à la solde des puissants, qu'il serait préférable de dissoudre.

 

Que Google défendent ses interêts est une chose. Mais qu'une entreprise privée américaine vienne à raconter à qui veut l'entendre (et ils sont malheureusement nombreux) qu'elle se soucis plus de la liberté d'expression en Europe que les représentants politique d'une union démocratique, ce n'est pas normal.

 

À l'heure où l'on constate de plus en plus les effets néfastes des fausses informations (extrême droite au pouvoir, recule de la vaccination, lynchages publics, etc.) et que les géants du net sont pointés du doigt comme principaux vecteurs de leur diffusion, prendre part volontairement à leur création comme à leur propagation est une décision aussi dangereuse qu'irresponsable et qui montre bien la valeur qu'accorde les GAFA à la démocratie, au savoir et à notre bien-être.

 

 Obi-Doo, out !

 

Merci à tous d'avoir lu cet article ! j'espère avoir dissipé les doutes qui pouvaient encore planer dans vos esprits. Je tiens à remercie encore une fois Quentin Deschandelliers qui a accepté de répondre à mes nombreuses questions ! Je précise également à toutes fins utiles, que les propos tenus ici n'engagent que moi.

 

Un grand merci à Tihmoty qui a réalisé l'image d'en-tête de ce poste ! 

 

Si vous êtes plus jeu vidéo que politique, mais ce serait tout de même curieux, vous pouvez retrouver mon article sur la Game Boy Advance qui vient tout juste de souffler ses 18 bougies !

 

Un bon week-end à tous et à bientôt ! ;)          

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Commentaires

Bakaarion
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Bakaarion
Pour youtube je ne vois pas trop ce que ça change. Les contenus sont déjà strikés automatiquement à partir du moment où l'ayant droit déclare son contenu (je pense aux chaines TV qui déversent chaque jour tout leur contenu en tant que propriété intellectuelle sur content id de youtube).
Google déclare déjà ne pas avoir d'autres moyens pour contrôler le contenu, c'est pas l'UE qui va fournir un algo capable de détecter la parodie.

Au mieux, une loi qui va se Hadopiser et devenir aussi inutile inapplicable, au pire, une uniformisation des contenus en chiant toujours plus sur le droit à la parodie (concrètement ça peut pas encourager google à permettre plus de parodie que maintenant, ce qui est déjà Stalinien).

L'UE a voté, la balle est dans le camp de google et des ayants droit. On ne peut qu'estimer leurs réactions pour le moment.
funvgame
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funvgame
La propagande qu'il y a eu de la part de la petite armée de Youtubers à ce sujet m'a terriblement effrayé. C'est là que je me suis rendu compte que Google manipule tout un tas de personnes qui ont recraché tout ce qu'il leur a dit pour retourner l'opinion. De jeunes influenceurs devenus influençables c'est très bien pour contrôler les foules !
Et c'est de toute cette puissance que Stadia s'arme au passage. Autant dire que les MS, Sony, Nintendo auront du pain sur la planche pour tenter de convaincre les jeunes qui n'obéissent qu'à leur youtuber préféré !
En tout cas, cette affaire rassure quand même dans le sens où l'Europe arrive à garder son indépendance vis-à-vis à la fois des ayants droits mais aussi des diffuseurs de sorte à trouver un compromis le plus juste possible.
Obi-Doo
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Obi-Doo

Merci pour le like !

 

Il ne faut pas croire qu'aux États-Unis, la législation et son application sont simples comme bonjour. En matière de droit, c'est toujours une histoire de "bonne vieille réglementation tatillonne" au pays de l'oncle Sam comme sur le vieux continent.

 

"Changer l'article 13 en engageant la responsabilité de la plateforme non pas au moment de la diffusion mais après et avec la non réponse de la requête de l'ayant droit aurait rendu la directive bien plus applicable." Tu soulèves une bonne question et pour ne pas dire de bêtises, je préférais revenir vers toi après consultation de personnes plus qualifiés que moi sur le sujet.

 

"Quant aux parlementaires je ne les considère pas incompétents non mais juste déconnectés du monde des affaires et des réalités pratiques du monde d'internet." Alors un coup ils sont à la solde des puissantes entreprises privées et le jour suivant, ils n'y connaissent rien au monde des affaires ! C'est à en perdre son latin ! Les avis sur la question divergent décidément beaucoup sur les internets ^_^

 

Ce qui en ressort toujours malheureusement, c'est un manque de confiance flagrant des citoyens envers leurs élus. C'est assez triste, et ça trouve son explication je pense, dans le manque flagrant de communication de leur part. J'aurais aimé que, sur la question de l'Article 13 par exemple, l'U.E prenne les devants et engage une vraie discussion. Non pas pour nous demander ce qu'on en pense, encore que, mais surtout pour expliquer pourquoi et surtout comment ils souhaitaient modifier les choses et répondre aux inquiétudes semées dans les esprits par Google. À la place, l'entrepris américaine a été toute seule, elle a simplifié le débat à l'extrême et la tourné en sa faveur.

geraldlebo
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geraldlebo
@Obi-Doo: Aux USA ça se passe de la façon suivante la responsabilité de Youtube dans le respect du droit d'auteur est engagée non pas au moment de la diffusion mais après diffusion et après requête de l'ayant droit.
Si Youtube ne donne pas suite c'est le procès en contrefaçon devant la justice américaine et bien évidemment ça coûte beaucoup moins cher de négocier avec l'ayant droit.
L'Europe aurait pu s'inspirer de la façon dont les américains gèrent le droit d'auteur sur internet mais non il fallait faire une bonne vieille réglementation tatillonne.
Changer l'article 13 en engageant la responsabilité de la plateforme non pas au moment de la diffusion mais après et avec la non réponse de la requête de l'ayant droit aurait rendu la directive bien plus applicable.
Quant aux parlementaires je ne les considère pas incompétents non mais juste déconnectés du monde des affaires et des réalités pratiques du monde d'internet.
Tout n'est pas à jeter dans cette directive la protection contre les démonétisations et blocages de vidéos des Youtubeurs parfois brutales avec des recours c'est une bonne chose la seule.
Même si je ne suis pas d'accord avec le contenu de cet article et ses prises de position j'ai mis un like car sur la forme je le trouve de qualité.
Obi-Doo
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Obi-Doo

@geraldlebo : Je ne sais pas comment les choses se passent aux USA, ce que je sais en revanche, c'est que c'est justement en partie parce que YouTube refusait de discuter avec les ayants droit que certains points de l'article sont ainsi faits !

Pour l'exemple, le service de partage de vidéo profitait jusqu'ici d'un statut juridique non adapté à leur secteur d'activité et à leur trafic, pour éviter de répondre aux sociétés de gestions de droit. Ils pouvaient ainsi récolté une grande part des revenus publicitaires tout en redistribuant ce qui leur chantait aux ayants droit. Ces derniers n'ayant pas de moyen de répliquer, ils étaient contraints d’accepter le deal de YouTube.

Il ne faut pas s'imaginer que Google est ravi de discuter le partage de ses revenus. Personne ne le serait d'ailleurs... 

 

Merci aussi pour la petite leçon de populisme. À titre personnel, je me garderais bien de juger des capacités de nos parlementaires, lesquels connaissent bien mieux le monde que ce qu'on se plaît à croire. C'est mignon sur le papier d'imaginer qu'on place des incompétents à des hauts postes de responsabilité, mais dans les faits, c'est faux 9.8 fois sur 10. C'est une vision bien simpliste des choses. 

 

@amilaril : Je t'invite, si tu as Twitter, à directement contacter Quentin Deschandelliers pour avoir une réponse précise, mais de ce que je sais et au vu des infos que j'ai pu trouver, en théorie il n'y a pas de problème ! La directive n'a de toute façon pas vocation à remettre en cause le droit d'auteur dans ses fondamentaux, tel qu'il fonctionne aujourd'hui. Ce faisant, les covers ne seront pas plus embêtées demain qu'elles ne le sont aujourd'hui  ;)

amilaril
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amilaril
Bonjour, j'ai simplement une petite question : je fais de la musique et poste des cover sur Youtube, est-ce toujours possible ?
geraldlebo
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geraldlebo
Cette directive européenne sur le droit d'auteur est classiquement le produit de la bureaucratie européenne et française.
Les détenteurs de droits d'auteur aux USA eux non n'acceptent pas la violation de leurs droits d'auteurs ils font ce qui est la normalité ils s'assoient autour d'une table avec les géants d'internet comme Google et négocient le partage des recettes publicitaires générées par les vidéos de Youtube.
Mais en Europe c'est culturel on prend des bonnes vieilles règlementations tatillonnes bien bureaucratiques.
Ceux qui ont conçu cette directive connaissent les méandres di droit communautaires ça je n'en doute pas une seule seconde mais assez peu le monde des affaires les négociations de business etc.
Je ne crois pas un seul instant que Youtube va tout bloquer en Europe mais je vois deux possibilités.
Soit il y aura des filtrages de vidéos massifs et YouTube en Europe deviendra une sorte de replay pour les grands médias.
Soit cette directive connaîtra le même sort que Hadopi sera inappliquée car inapplicable.
C'est triste de constater qu'en Europe un certain "ancien monde" pour reprendre une expression de notre cher président a beaucoup de mal à se remettre en question.
Obi-Doo
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Obi-Doo

@ZuzuKube : J'espère fortement qu'à l’exception des deux premières phrases, ce commentaire est ironique. 

 

Pour cette histoire de logo, c'est faux, du début à la fin ! Je l'expliquais déjà dans mon article datant du 23 novembre dernier. Je ne vais pas revenir ici sur les raisons qui font que c'est aussi illégal que stupide. En plus, c'est imaginer que les marques surprotègent leur propriété de façon abusive et illogique ! Ne penses-tu pas que si Nike imprime son logo en GROS sur ses t-shirts, c'est justement pour qu'on le voit ? Pour qu'on l'identifie ? Pour qu'il circule ? Oo 

 

Pour la question des garde-fous, ils sont exposés dans l'article, on va éviter de faire doublon. 

 

Je ne réponds pas à ce commentaire dans l'attente d'un retour, je le fais simplement pour que ne circulent pas (encore) des fausses informations ! 

SuzuKube
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SuzuKube

En lisant ce texte, je me rends compte qu'en fait vous êtes quelqu'un d’extrêmement optimiste, qui ne voit pas le mal même quand il est juste sous votre nez. "L'Enfer est pavé de bonne intentions" comme on dit.
Je continue à croire que ce texte, cette loi ou cette directive, appelez la comme vous voulez peu m'importe, est une boite de Pandore. Et ses effets pervers commencent déjà à se répandre...
Vous focalisez sur les Youtubers, mais déjà d'une Youtube n'est pas internet. Mais commençons par là, vous citez en exemple un extrait de 12 minutes d'Hanouna et son excellente émission d'attardés...en prétendant qu'il n'y à rien à craindre d'autre que le pire. Si personne dit rien ça passe, si cela ne plait pas à Youtube çà saute, si ça ne plait pas à Canal+ ça saute aussi...et 'Il se peut également que l'ayant droit ait choisi que tout ou partie de ce programme ne soit pas disponible sur les réseaux' ..Mais...mais..MAIS C'EST LA TOUT LE PROBLÈME NOMDIDJIOU!!
SI demain Disney décide que chaque extrait, chaque image, chaque gif de chacune de ses licences n'ont plus à être à disposition sur le net, autre que par ceux ayant les moyens de payer les droits d'auteurs où encore pire les 'sponsorisés'...Et si Nintendo fait pareil? Et si Sony Aussi?
Si le simple fait de poster une image de Mario sur facebook ou un gif des Simpsons sur Twitter devient un problème d'abus pour les ayants-droits? Si poster une image de Mickey (ou Donald, tiens bon exemple çà!) sur mon blog risque de valoir des problèmes à GB pour non payement de droit d'auteur à Disney?
Imaginez un peu, juste un peu, le bordel et le chaos que cela engendrerait si jamais cela se produisait. Rien que Disney. "Rien que"
Si Gameblog demain fait un article sur Metroid 4 mais que Nintendo ai interdit d'en diffuser les images 'gratuitement' car c'est une atteinte des droits d'une de leur licence? On fait quoi?
Songez à ce qui se passerait si Sony décide un jour que c'est une violation de droit d'auteur de diffuser des stream issu de leur licences exclusives.
Ou bien tout les gros sites payent les droits de diffusion a coup de milliards ou bien on diffuse plus rien. Vous croyez vraiment que Facebook, Twitch, twitter et compagnie vont s'emme*der à payer chaque grosse boite pour avoir le droit de diffuser toutes les licences du monde? Vraiment? Vous y croyez VRAIMENT?

En fait ce que vous estimez ne pas être grave moi j'estime que c'est la fin des haricots.
Tout ça parce que Florant Pagny et Patrick Bruel en on marre de se faire pirater leur musique sur le net...
(désolé je ne suis pas capable de citer un seul artiste plus récent...).
Aujourd'hui la mise en œuvre de cette application serait un appel d'air pour toutes les grosses boites avides de pognon. Sous couvert d'ayant-droits ils pourraient réclamer d'être payé pour chaque pixels diffusé leur appartenant.
Sur ce, je vous laisse il faut que j'aille écrire un article sur un film Disney pendant qu'il ne me réclame pas du pognon pour en avoir le droit...

 

Wow la pertinence de ton commentaire est énorme. Tu devrais avoir un blog à toi tout seul pour expliquer cela. Ca va encore plus loin : Si NIKE décide que son logo est une atteinte aux droits d'auteurs, ben ton VLOG avec un TSHIRT Nike peut être supprimé par cette marque.

Après, y'a pas encore de gardes fous. Mais voilà, la porte est ouverte.

Cela dit, pour les Youtubers qui chialent, on avait déjà la règle des 3 COPYRIGHT STRIKE, TU JARTES. Elle existe toujours à présent, c'est juste qu'elle est officielle et non plus officieuse.

Obi-Doo
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Obi-Doo

@Yaeck : Ou je suis optimiste, ou vous êtes pessimiste, tout dépend du point de vue  ^_^

Je sais que Google a bien travaillé pour faire passer une simple directive relative au droit d'auteur pour une législation liberticide, mais ne leur déplaisent, même en tournant le truc dans tous les sens, ce n'est pas le cas. Les droits fondamentaux d'expression ou de partage sont conservés en vertu du droit national qui les protège.

 

Tu as raison, YouTube n'est pas internet, mais ils cristallisent le problème et ont été les plus virulent dans leur défense. Et puis surtout, il représentent une grosse partie du trafic internet à eux seuls, raison pour laquelle ils sont l'exemple privilégié.

Ce n'est pas une question de "ça plait pas à YouTube", "ça ne plait pas à Canal +", tu ne peux pas décider de bloquer une vidéo en particulier sous prétexte que ça te déplaît. Pour la simple et bonne raison que ce n'est déjà pas légalement possible. Et la Directive ne change pas les règles fondamentales du droit d'auteur tel qu'il est défini en France. S'ils décident de bloquer une vidéo, ils bloquent tous, c'est précisé plus loin dans mon post : « La Directive impose que les licences (qui sont encouragées par ce texte) couvrent obligatoirement les actes des utilisateurs, ce qui veut dire que le contenu des utilisateurs sera rendu automatiquement légal et sans action préalable nécessaire de leur part. ». Donc impossible avec l'aide de cette directive de faire du cas par cas ! 

 

Alors oui, un ayant droit peut décider que son contenu ne soit pas présent sur le net. Pour l'exemple, c'était le cas de Prince, grand musicien américain, qui refusait catégoriquement que ses œuvres soient disponibles en ligne. Ce qui n'a pas empêché certains de ses morceaux de se retrouver quand même sur YouTube, mais bon...

Que cela nous plaise ou non, c'était son droit. Une oeuvre n'appartient pas au public. En contre-partie, l'ayant droit qui refusera que son contenu soit visible sur YouTube se privera d'une ÉNORME plateforme de diffusion. Ce serait donc un geste risqué, qu'il est peu probable de voir se produire. Mais c'est à la discrétion des ayants droit.

 

Tu prends l'exemple de Gameblog, mais celui-ci n'est peut-être pas correct. Si un membre de la rédaction passe par ici, il pourra peut-être nous éclairer sur le statut du site. 

 

"Songez à ce qui se passerait si Sony décide un jour que c'est une violation de droit d'auteur de diffuser des stream issu de leur licences exclusives." Il y a une erreur d'interprétation de la Directive. L'UE n'a jamais donné aux entreprises privées le droit de définir ce qui est ou n'est pas un viole du droit d'auteur. C'est la législation qui fait ça, dans des cadres précis en fonction du droit national. Ce qui veut dire que ce qui est considéré comme une atteinte au droit d'auteur aujourd'hui le sera aussi demain, en fonction des mêmes règles qui la régissent aujourd'hui en France (je me répète là non ?). 

Ça ne donne pas plus de droit à la SACEM, mais plus de moyens de défendre leur propriété et d'en récupérer les fruits. Et ça rend simplement YouTube plus responsable de son contenu.

 

"Vous croyez vraiment que Facebook, Twitch, twitter et compagnie vont s'emme*der à payer chaque grosse boite pour avoir le droit de diffuser toutes les licences du monde? Vraiment? Vous y croyez VRAIMENT?". Grosses ou petites boîtes, ça ne change rien. Les licences ne se payent pas, elles se négocient. Il n'y a pas pour les services, à donner de l'argent pour avoir le droit de diffuser tel ou tel contenu. En revanche, ce sera à l'avenir un manque à gagner pour eux, puisqu'ils devront mieux redistribuer l'argent récolté. Mais c'est plutôt juste, non ?

 

Krapice64 : La Directive n'a pas pour but de venger ou de punir qui que ce soit. 

 

@GrisburT : Noooooon ! Je suis démasqué ! Si tu poursuis ton enquête, tu vas vite découvrir que je suis en réalité subventionné par le parlement Européen, lui-même soutenu par les hommes lézards en collaboration avec le peuple taupe ! Je dois vite fuir pour Uranus dans mon vaisseau spatial !  :o 


Plus sérieusement je pense que le fait que la tentative de discrédit de l'union européenne par une société de médias étrangère qui pratique l'évasion fiscale soit aussi populaire, est assez inquiétante. Big brother c'est youtube, pas l'ue.

 

Ça dit en effet beaucoup de chose sur l'état actuel de nos démocraties... Mais c'est un sujet très long et complexe. Dommage pour ta chaîne par contre, j'adorais aller écouter l’intégral de ses chansons quand j'avais 7 heures à tuer !  :P  

Krapice64
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Krapice64
Ah et si j'avais le moindre talent "artistique", je n'aimerais pas qu'on profite d'une création pour se faire de la thune. Je parle bien sur en tant qu'independant, les gros qui restent entre eux, et ne marche que par copinage (on en parle des enfoirés lol), et on acces au media de masse en permanence ne merite que mon dedain.

Et pour finir, si toute une génération ne s'etait pas prostituée pour des biens de consommation de plus en plus nulles on en serait peut être pas la non plus... Bref il était plus que temps d'agir.
GrisburT
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GrisburT
Mon dieu cette propagande pro UE.. Cet article est juste une honte de la part des pseudo tete pensante de se monde, c'est juste une question de pognon et que ces neuneu n'ont pas compris internet des le debut et maintenant ils veulent leur part du gateau sans se faire ch***.
Google arnaque le monde, comme toutes grosses societes a travers le monde, sauf que là il suffit de brandir la creation le droit d'auteur pour faire passer une loi tres dangereuse.

Quand a ta conclusion, mais mon dieu...... Je vois que la propagande des gouvernements a encore de beaux jours devant elle, et qu'on a pas fini d'être dans la m*****
Krapice64
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Krapice64
@yaeck mouis mais tes craintes sont peut être fondée je ne sais pas, mais franchement deja je ne vois sony, Nintendo se priver de pub gratuite et de deux se trouve pire que tout, cette réclame permanente sur YouTube et compagnie, meme pas signalé souvent... Bref des mecs passe leurs vies a vanter des produits pour en avoir des gratuits, et les enfants, premier conso de youtube tombent a 100% dans le panneau... Donc je ne sais pas ce qui est pire en faite... Un ayant droit qui te ferme ta video car tu en dis du mal (ca c'est mal), un ayant droit qui te tacle car tu n'a pas demander l'autorisation (c'est débile), ou un ayant droit qui te paye ppur parler en bien de son produit (la c'est honteux) ...
ferio
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ferio
Article vraiment intéressant et plaisant â lire, merci.

Perso il était plus que temps que de mettre â jour ce flou sur les sites du style Youtube ou tout se mélange en profitant d'un vide juridique ou inadapté en proclamant une liberté d'expression bien fallacieuse ou un prétexte â une quelconque sauvegarde du patrimoine en diffusant librement des films ou musiques et autres.
nikolah
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nikolah

Plus sérieusement je pense que le fait que la tentative de discrédit de l'union européenne par une société de médias étrangère qui pratique l'évasion fiscale soit aussi populaire, est assez inquiétante. Big brother c'est youtube, pas l'ue.

nikolah
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nikolah
Mince alors, je vais devoir fermer ma chaine "bernardlavillierintégral9872345" ...
Yaeck
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Yaeck
En lisant ce texte, je me rends compte qu'en fait vous êtes quelqu'un d’extrêmement optimiste, qui ne voit pas le mal même quand il est juste sous votre nez. "L'Enfer est pavé de bonne intentions" comme on dit.
Je continue à croire que ce texte, cette loi ou cette directive, appelez la comme vous voulez peu m'importe, est une boite de Pandore. Et ses effets pervers commencent déjà à se répandre...
Vous focalisez sur les Youtubers, mais déjà d'une Youtube n'est pas internet. Mais commençons par là, vous citez en exemple un extrait de 12 minutes d'Hanouna et son excellente émission d'attardés...en prétendant qu'il n'y à rien à craindre d'autre que le pire. Si personne dit rien ça passe, si cela ne plait pas à Youtube çà saute, si ça ne plait pas à Canal+ ça saute aussi...et 'Il se peut également que l'ayant droit ait choisi que tout ou partie de ce programme ne soit pas disponible sur les réseaux' ..Mais...mais..MAIS C'EST LA TOUT LE PROBLÈME NOMDIDJIOU!!
SI demain Disney décide que chaque extrait, chaque image, chaque gif de chacune de ses licences n'ont plus à être à disposition sur le net, autre que par ceux ayant les moyens de payer les droits d'auteurs où encore pire les 'sponsorisés'...Et si Nintendo fait pareil? Et si Sony Aussi?
Si le simple fait de poster une image de Mario sur facebook ou un gif des Simpsons sur Twitter devient un problème d'abus pour les ayants-droits? Si poster une image de Mickey (ou Donald, tiens bon exemple çà!) sur mon blog risque de valoir des problèmes à GB pour non payement de droit d'auteur à Disney?
Imaginez un peu, juste un peu, le bordel et le chaos que cela engendrerait si jamais cela se produisait. Rien que Disney. "Rien que"
Si Gameblog demain fait un article sur Metroid 4 mais que Nintendo ai interdit d'en diffuser les images 'gratuitement' car c'est une atteinte des droits d'une de leur licence? On fait quoi?
Songez à ce qui se passerait si Sony décide un jour que c'est une violation de droit d'auteur de diffuser des stream issu de leur licences exclusives.
Ou bien tout les gros sites payent les droits de diffusion a coup de milliards ou bien on diffuse plus rien. Vous croyez vraiment que Facebook, Twitch, twitter et compagnie vont s'emme*der à payer chaque grosse boite pour avoir le droit de diffuser toutes les licences du monde? Vraiment? Vous y croyez VRAIMENT?

En fait ce que vous estimez ne pas être grave moi j'estime que c'est la fin des haricots.
Tout ça parce que Florant Pagny et Patrick Bruel en on marre de se faire pirater leur musique sur le net...
(désolé je ne suis pas capable de citer un seul artiste plus récent...).
Aujourd'hui la mise en œuvre de cette application serait un appel d'air pour toutes les grosses boites avides de pognon. Sous couvert d'ayant-droits ils pourraient réclamer d'être payé pour chaque pixels diffusé leur appartenant.
Sur ce, je vous laisse il faut que j'aille écrire un article sur un film Disney pendant qu'il ne me réclame pas du pognon pour en avoir le droit...

Édito

Bonjour à vous peuples de la Terre !

 

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