Obi-Doo, la force vidéoludique.

Obi-Doo, la force vidéoludique.

Par Obi-Doo Blog créé le 25/12/14 Mis à jour le 11/01/19 à 23h27

Diplômé d'un Master en cinéma et grand amateur de jeu vidéo, je partage ici mon expérience de joueur, mon point de vue sur les titres, l'industrie et parfois au-delà...

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(Jeu vidéo)

Bonjour à toutes et à tous !

Ah, Red Dead Redemption II... Y aura t-il sur cette génération, un autre titre capable de créer une telle attente et provoquer un tel séisme culturel à sa sortie ? Étant donné que l'on attend la prochaine génération de console pour l'horizon 2020, on peut raisonnablement penser que non... Oui cette intro ne sert à rien.

 

Arrête de déconner Simone et mets la bonne bobine !

Avant-propos (sans spoilers)

 

Avant d'aborder la fin à proprement parler, et de spoiler dans tout les sens, je voulais tout de même revenir sur l'ensemble du jeu que j'ai trouvé, sans surprise aucune, tout simplement génial ! L'environnement, l'ambiance, les personnages, la réalisation, tout est extrêmement bien travaillé et formidablement réussi !

 

Le gameplay autant que le rythme global du jeu ont semble t-il laissé plusieurs personnes sur le carreau. À titre personnel, je trouve également qu'au niveau des contrôles il peut parfois régner comme une confusion, même si on finit par s'habituer pour peu qu'on ait envie de se donner ce mal. Il faut apprécier, s'accrocher, et je comprends tout à fait que certains puissent lâcher l'affaire au bout d'un moment.

 

Il est vrai également qu'Arthur Morgan se dirige avec une certaine lourdeur, qui peut en effet être interprétée comme un parti pris de la part de Rockstar, en accord avec son personnage principal, ma foi d'un fort beau gabarit. Pour ma part, je trouve que c'est une justification un peu facile compte tenu des soucis que ça peut engendrer, particulièrement en intérieur (absence de visibilité, difficulté à ramasser un objet...).

 

Sans ruiner l'expérience, à peine est elle égratignée, je ne peux m'empêcher de penser que ces quelques anicroches dans le gameplay n'auraient peut-être pas été pardonnées aussi facilement à d'autres développeurs...

 

Les contrôles restent malgré tout suffisament souples pour permettre aux plus créatifs d'entre nous de s'exprimer...

 

La lourdeur d'Arthur mise de côté, quelle immersion ! C'est simple, je n'avais pas connu ça depuis GTA San Andreas (mais c'est sûrement parce que j'ai raté la sortie de tous les autres titres Rockstar depuis). Le jeu m'a laissé des souvenirs impérissables, et va sans doute encore continuer à le faire tant il me reste de choses à voir. Ce ne sont pas tellement les missions ou les personnages qui m'ont marqués, bien que le titre en compte d'assez mémorables. Le scénario, particulièrement bien écrit pour un jeu vidéo, donne du corps à l'univers comme à nos actions, c'est indéniable.

 

Des instants de communion dans la violence pour ces huits personnages.

 

Le jeu est rempli d'occasions pour nous joueurs de vivre des événements forts en dehors de toute histoire ou de tous script, par le mariage réussi d'un bon gameplay dans un monde ouvert bien pensé et vivant. Et c'est cela qui m'a le plus séduit. Ce sont ces moments totalement improvisés, dont j'étais le maître parce qu'à aucun instant ou presque, on ne me retirait les contrôles.

 

Trotter gentiment sur les sentiers et entendre un bruit étrange qui attise la curiosité, visiter une vieille bicoque isolée dans la brume par une nuit lugubre et y rencontrer de bien curieux personnages, prendre en chasse l'orignal légendaire alors qu'on n'était pas du tout parti pour ça... La magie de Red Dead Redemption II vient à mon sens en grande partie de ça. Le jeu a confiance en son gameplay comme dans le joueur, et prend le risque de le laisser découvrir des choses sans le guider (ou juste ce qu'il faut).

 

Souvenir d'une balade en terre sauvage. Je ne le sais pas encore, mais un peu plus loin, une bande de loups m'attend.

 

Si vous n'êtes pas du genre à fouiner, pas de problème ! Vous raterez cet aspect du titre certes, mais votre expérience globale restera malgré tout très forte. Le jeu ne puni pas non plus l'absence de curiosité. Mais il sait en revanche, parfaitement la récompenser.

 

C'est un véritable plaisir de découvrir tout cela, et seul Rockstar semble jusqu'ici avoir la recette magique pour concocter ces instants d'osmose entre immersion et gameplay... Des instants qui de plus, ne seront jamais évoqués par les personnages lors de cinématiques ou de dialogues optionnels (logique), comme une sorte d'histoire au c½ur de la grande, plus personnelle et qui n’appartient qu'à Arthur et à moi-même.

Et aussi en partie à Bijou, ma fidèle jument.

 

Cette brave jument m'a accompagné jusqu'à la fin...

J'espère avoir réussi à vous transmettre mon émerveillement et à traduire avec des mots la joie que peut me donner Red Dead Redemption II grâce à sa maîtrise de l’immersion. Maintenant que c'est fait, nous pouvons aborder la fin du jeu, qui m'a laissé un étrange sentiment.

 

Mais avant toute chose, petite consigne de sécurité d'usage...

  … ça va spoiler !!! SPOIL !!! Spoiler Alerte générale !!!

 

Si vous n'avez pas terminé le jeu, je vous conseille donc vivement d'arrêter la lecture ici au risque de vous faire divulgâcher le scénario de Red Dead Redemption II ! Mais si vous êtes déjà au fait des tenants et aboutissants de cette histoire, nous pouvons commencer.

 

Je suis malade !

 

Avant d'aborder la fin des fins, je souhaitais tout de même revenir sur un point important du scénario. Un tournant dans l'histoire assez inattendu et extrêmement fort intervient après le retour d'Arthur de l’île de La Guarda. Notre héros, atteint d'une toux particulièrement virulente, se voit contraint d'aller rendre une petite visite au docteur de Saint Denis. Quelle n'est pas notre surprise lorsque l'on apprend de la bouche du toubib que nous sommes gravement malades !

 

Atteint de la tuberculose, une maladie particulièrement virulente en cette fin de siècle (et également contagieuse, mais ça n'a l'air de déranger personne qu'on tousse très fort à côté d'eux...). Arthur n'en a probablement plus pour très longtemps. Il va s'agir maintenant pour lui, et surtout pour nous, de décider quoi faire du temps qui nous est imparti. Être bon, ou bien mauvais ? Allons-nous chercher la rédemption ?

 

J'aimais bien traîner dans Saint Denis paré de mes plus beaux atours... Mais tout cela c'était avant le drame bien entendu...

 

D'aucun disent que leur façon de jouer a changé à partir de cet instant, et je dois dire qu'il en ait de même pour moi ! J'ai arrêté de me couper les cheveux ou de me laver les joues, j'ai essayé d'être plus juste avec ceux que j'avais lésé, je regardais la nature d'un ½il nouveau, etc.

 

Je dois saluer l'audace de Rockstar de faire incarner au joueur un personnage malade. Dans mes souvenirs, le seul jeu à avoir proposé ça jusqu'ici était Metal Gear Solid 4. D'ordinaire, on a plutôt droit à des surhommes, pleins à ras bord de testostérones, qui ne craignent ni la mort ni la maladie. Cela s’inscrit à mon sens, un peu dans la continuité de Michael de GTA V. Quarantenaire, père de famille bedonnant, ce personnage était par cetains aspects, loin d'être ce que le gamer moyen aspire à incarner. Et comme très souvent avec l'audace, ça paye ! Mais la conception des personnages principaux des jeux Rockstar meritterait un article dédié...

 

Voilà pour la petite digression médicale, allons maintenant à la fin de l'aventure parce que je tarde, je tarde, et on y est toujours pas !

 

Adieu vieille branche...

 

Arthur Morgan, atteint d'une maladie ô combien dangereuse en cette fin de siècle, rend son dernier souffle à l'issue d'un combat à mains nus rondement mené contre ce fauteur de trouble de Micah. Face aux magnifiques paysages forestiers qu'il affectionne tant, notre héros s'en va définitivement. L'homme fatigué, est à la fois détruit par la perte de tout ce en quoi il croyait, et heureux d'avoir pu permettre à ceux qu'il aime de partir mener une autre vie loin des activités illicites.

 

Ma dernière vision commune avec Arthur... Snif...

J'avoue qu'au cours de mes dernières heures passées en compagnie de ce cher Arthur, j'ai eu naïvement espoir que notre héros s'en sorte. Même si au vu du mal qui le rongeait, cela paraissait mal engagé... Je m'étais profondément attaché au personnage avec le temps et cet entichement m'empêchait peut-être d'imaginer que le pire puisse lui arriver. J'imaginais une quelconque pirouette scénaristique venir au secours de ce pauvre Arthur, un remède miracle concocté par Pluie-battante le chef Indien, une opération chirurgicale expérimentale d'ablation du poumon gauche, enfin n'importe quoi !

 

Je me disais également, de façon plus pragmatique, que Rockstar nous avait déjà fait le coup de la mort du héros dans le premier, et qu'il serait un peu convenu d'user deux fois de la même idée, du même twist. Même si ici, il arrive de façon beaucoup moins surprenante puisque les propos d'Arthur comme des autres personnages laissent bien comprendre au fur et à mesure que la fin de l'histoire approche, qu'il ne s'en sortira pas.

Il fallait évidemment apporter une justification à son absence totale du premier épisode, mais j'aurais préféré que cela se fasse sous la forme d'une énorme dette de John envers Arthur, qui l'aurait retenu d'abattre son ancien ami. C'était d’ailleurs, avant la sortie, l'une des hypothèses qui me semblait la plus crédible.

 

Et bien non, tant-pis pour moi, ils ont osé ! Deux jeux, deux persos principaux décédés ! Ça va devenir une marque de fabrique de la série ! D'une certaine manière c'est assez surprenant puisqu'ils font ce qu'on attendait d'eux alors qu'on attendait justement qu'ils ne le fassent pas.

 

...

 

Je ne sais pas si je me suis bien comprendre là...

 

Aucun rapport, mais je trouve la ville de Strawberry absolument charmante, pas vous ?

 

Je n'ai rien en soi contre le fait de faire mourir le héros. C'est un choix scénaristique très fort et inévitable au vu du mal qui ronge ce pauvre Arthur. Tout autre dénoument à cette péripétie aurait été décevant. Il me reste un immense regret, celui de ne pas avoir assez profité du temps passé en sa compagnie, de ne pas avoir encore plus flâné le long des rivières et des monts enneigés, de ne pas avoir abordé plus d'inconnu.e.s, ni d'avoir pu faire une dernière chevauchée sur mon cheval favori (tu me manqueras toujours Bijou !).

 

Mais ce pincement au c½ur, je suis prêt à l'accepter, et de bonne grâce même ! Si l'issue est effectivement triste, c'est une belle tristesse. Seules les ½uvres d'arts peuvent ainsi créer ce sentiment de manière totalement artificielle et le rendre agréable. C'est parfois, voir souvent, en nous prenant aux tripes qu'un jeu, un film ou encore un livre laissent en nous la trace la plus indélébile. Et indéniablement, celle que m'a légué Red Dead Redemption II restera encore longtemps dans mon petit c½ur de joueur.

 

Mais je te reconnais toi, je t'ai déjà vu quelque part !

 

Nous voilà donc à nouveau, aux commandes de John Marston, huit années après la mort d'Arthur Morgan et la dissolution de la bande de Dutch. L'ancien hors la loi cherche encore à se défaire de ce lourd passé et reste toujours en quête de rédemption.

 

Ce changement de personnage à la fin du jeu occasionne quelques petits problèmes. Tout d'abord, l'histoire ne s'arrête pas à la mort de Morgan et continue encore sur un épilogue assez conséquent, divisé en deux parties. C'est ce qu'un certain Yaek a intelligemment baptisé « Red Dead Redemption 0 ». C'est agréable dans un sens, parce qu'on n'a jamais vraiment envie que tout cela s'arrête pour de bon, mais dans un autre, c'est plus problématique.

 

Parce que l'histoire de Red Dead Redemption II n'est plus alors uniquement celle d'Arthur Morgan, mais aussi celle de John Marston. Qui en est donc le véritable personnage principal, le vrai héros ? Y en a t-il vraiment un ? Certes la majorité des missions concernent Arthur, mais il reste encore de bonnes heures de jeu avec John... Surtout que la première partie de cet épilogue n'est pas des plus passionnantes ni des plus courtes si je puis me permettre...

 

J'ajouterais que pour moi, six ans après, ça fait tout de même beaucoup de temps. C'est intéressant, au niveau du scénario, parce que ça permet de suivre de nombreux personnages et le monde qui les entoure sur plusieurs années, mais c'est moins cohérent pour ce qui est des quêtes annexes par exemple. Difficile de croire parfois que certains personnages soient restés au même stade au bout de tant d'années. Le drôle de zigoto qui m'avait demandé tout un tas de plumes exotiques pour fabriquer des chapeaux aux riches dames de Saint-Denis n'a toujours pas fait ses courses ? En six ans ?!

 

Et puis John est censé se ranger. Sauf que c'est moi qui le contrôle et si j'ai envie qu'il ligote une femme pour la déposer sur les rails du train ou qu'il tente à lui tout seul de braquer la banque de Valentine, je peux le faire ! Mais alors, la cohérence du personnage est quelque peu mise à mal... Rien de dramatique vous me direz, et vous aurez raison. Mais c'est mon petit côté tatillon. Je me sentais plus libre de faire ce que je voulais d'un personnage comme Arthur que de John. Ce qui nous amène vers un autre petit problème lié à toute sorte de menus détails...

 

Les soucis du progrès

 

Je me suis fait faire ce chapeau en peau de renard assez tôt dans l'aventure. Il me faisait une sacrée tête de vainqueur ! Je l'ai porté à de très nombreuses occasions.

 

Au niveau de la personnalisation du personnage (vêtements, barbes, cheveux...) je ne sais pas vous, mais je trouve Marston moins polyvalent que Morgan. Arthur pouvait tout porter, tout lui allait bien pour la simple et bonne raison qu'en l'absence de vécu et de signes caractéristiques, tous les styles lui convenait. Avec John, c'est tout de même plus tendu. Les cicatrices sur son visages sont très visibles et surtout, le garçon n'a pas la même carrure. J'ai été particulièrement surpris de constater à quel point il pouvait être maigre quand je l'ai récupéré ! Entre temps je l'ai nourri le pauvre, je crois qu'il a réussi à prendre quelques kilos mais c'était tout de même bien inquiétant....

 

Ça peut n'avoir l'air de rien dit comme ça, et ça le sera probablement pour de nombreux joueurs, mais la dimension jeu de rôle, ou role play, particulièrement mise en avant par certains joueurs ou certains critiques s'en trouve affaiblie. C'est un aspect du jeu que j'aimais beaucoup et qui perd un peu de sa saveur une fois l'histoire terminée. J'aime bien John, ce n'est pas le problème, mais je trouve qu'Arthur portait mieux la moustache, c'est tout.

 

Non, désolé mais c'est pas terrible là...

Autre détail, en perdant Arthur Morgan, on récupère quand-même un personnage qui nage beaucoup moins bien... Et ça peut se montrer embêtant. Non pas qu'il faille souvent piquer une tête, mais disons qu'il vaut mieux éviter les grosses longueurs une fois aux commandes de Marston.

 

Au delà de la mort d'Arthur, c'est aussi tout un pan de Red Dead Redemption II qui disparaît avec la dissolution de la bande de Dutch, la gestion du camp. Optionnelle pour le jeu mais essentielle pour l’immersion, elle n'est plus qu'un lointain souvenir pour celles et ceux qui ont terminé l'aventure. Plus besoin désormais de se charger d'approvisionner ses amis en médicaments, en vivres ou en munitions.

Là aussi, je m'étais dit que peut-être, un simulacre de camp allait naître dans le ranch de Marston, entre l'Oncle, Abigail, Jack, Charles et pourquoi pas Sadie ou quelques autres anciens comparses croisés sur la carte. Histoire de ne pas avoir instauré une mécanique vouée au final à disparaître. Il n'en fut évidemment rien. Mais c'est peut-être mieux dans un sens.

Je dois avouer que je suis un peu triste de me dire que Sadie n'aura jamais son harmonica...

 

Oh, mais c'est une magnifique guitare chilienne !

Non je rigole elle est vraiment très moche.

 

Nous avons fait le tour de ce qui concerne les personnages, mais un bon jeu Rockstar ne serait rien sans son environnement, et c'est justement ce que nous allons aborder maintenant.

 

En vieux routard des GTA, j'ai toujours personnellement regretté qu'on ne puisse pas faire un tour à Vice City depuis l'aéroport de San Fierro, ou embarquer sur un bateau depuis Liberty City direction Los Santos et ses plages ensoleillées. Je ne suis probablement pas le seul dans ce cas. Mais à bien y réfléchir, nous avions sans doute tort de souhaiter cela...

 

Un retour à New Austin bien nécessaire ?

 

Pour la première fois dans un jeu Rockstar, (enfin de mémoire) la carte de l'épisode précédent est à nouveau disponible ! Enfin une partie de celle-ci. Disons la moitié, puisqu'il est en effet impossible d’atteindre le Mexique (du moins pas de façon "légale").

 

Permettre au joueur de se retrouver à nouveau du coté de New Austin était nécessaire d'un point de vu scénaristique. En effet, pour montrer l'acquisition de son ranch par John Marston, il fallait obligatoirement incorporer Beecher's Hope qui se situe à L'ouest de Blackwater. Par conséquent, il faut aussi ajouter cette ville. Et comme il serait malvenu d'empêcher le joueur d'aller au-delà de l’État de West Elizabeth, le reste de la carte doit aussi être présent.

 

Et en comparaison avec les nouveaux paysages offerts par ce deuxième épisode, il faut reconnaître que la carte du premier a pris un petit coup de vieux. C'est tout à fait normal bien-sûr, huit années séparent les deux titres. Entre temps, la technologie a beaucoup évolué, et Rockstar s'est (encore) amélioré dans l'art du level design. Mais ça choque un peu quand-même et l'on comprend assez bien par la suite pourquoi il ne serait pas intéressant d'incorporer systématiquement les anciennes maps aux suites de jeux en monde ouvert.

 

L'aspect très vide se serait possiblement moins fait sentir si le scénario nous emmener nous balader un peu plus loin vers l'ouest, que de véritables missions scénarisées avaient pris place à Armadillo, ou bien encore à... Bon c'est vrai qu'il faut reconnaître que mis à part cette ville et Blackwater, le reste de la carte est encore assez peu développé en 1907... Et la majorité des lieux ont besoin de rester assez impersonnels, assez vierges, pour ne pas créer de liens avec John Marston. Le ranch Mc Farlane par exemple ne peut pas avoir été un endroit familier pour lui avant 1911. Il ne doit donc rien s'y passer de notable.

 

Reste que malheureusement, tout cela fait un peu vide et s'il est logique, pour des raisons scénaristiques que l'ancienne map soit de nouveau présente, ces grands espaces se révèlent une fois l'histoire bouclée quelques peu inutiles. Seuls trois animaux légendaire sont à y chasser, et jusqu'ici, je n'y ai croisé aucun.e inconnu.e.s me demandant un service. Et puis la pauvreté de la végétation ou les jonctions abruptes entre les différents biotopes de la carte, crées une légère incohérence avec le travail effectué à ce niveau-là sur la nouvelle map. Je rajouterais qu'il est bien regrettable que le Mexique soit absent car ce pays offrait des paysages plus variés et intéressants que la partie américaine, dommage.

 

Il est plus que temps de conclure !

 

Écrit comme ça, on pourrait penser que la fin de ce Red Dead Redemption II m'a déçue, voire parfois révoltée, mais il n'en est rien ! Il s'agit ici de simples petits défauts perdus dans cet océan de qualité qu'est Red Dead Redemption II.

L’immersion à la Rockstar n'a jamais aussi bien fonctionné, l'écriture est particulièrement réussi qu'il s'agisse du scénario ou même des dialogues avec les PNJ (il suffit de provoquer les passants pour entendre notre héros sortir une phrase toujours très drôle). En dépit d'une maniabilité peut-être un peu brouillonne par moment, Red Dead Redemption II est clairement un chef d’½uvre, peut-être même le titre le plus réussi de Rockstar, donnant encore une leçon à l'industrie qui tente depuis des années d’appliquer la recette, sans toujours en comprendre les ingrédients...

La richesse de ce titre permet au joueur d'écrire son histoire bien au delà du scénario, et, comme cet article qui n'en finit plus, lui confère une durée de vie quasiment illimitée...

 

 

Merci à celles et ceux qui ont tenu jusque là ! J'ai encore été trop bavard, mais c'est une habitude chez moi !

 

Je remercie infiniment Tihmoty qui a réalisé la sublime image d'en-tête de cet article. Je précise qu'il s'agit à la base d'une capture d'écran in game, personnelle (vous aurez reconnu mon chapeau fétiche en peau de renard) prise lors d'une kill cam. C'est dire à quel point ce jeu est un régal pour les yeux...

Tihmoty a également réalisé la bannière toute belle, toute neuve de ce blog !

 

La semaine prochaine se tiendront les Game Awards 2018 ! Pour ne rien vous cacher, je me fous de la cérémonie comme de l'an quarante, mais la rumeur dit qu'une annonce pourrait être faite concernant la saga Metal Gear Solid. On parle d'un éventuel remake du premier épisode 3D sorti sur PlayStation, David Hayter pourrait être impliqué... enfin bref, le conditionnel est de sortie mais en fan de la série, je reviendrai sur cette annonce ! Si elle a lieu, bien sûr...

 

En attendant, vous pouvez toujours retrouver mon post sur l'article 13, ou je parle de cette dangereuse directive de l'Union Européenne qui menace de fermer YouTube (ou pas du tout) !

 

Bye ! ;)

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Commentaires

Yaeck
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Yaeck
Je ne découvre cet article qu'aujourd'hui, désolé! :S
Déjà merci bien pour la citation :)
Ensuite le coup des quêtes annexes qui passent d'un perso à l'autre, c'était déjà le cas dans le 1 qui parvenait même à faire pire vu qu'une femme restait enceinte entre sa rencontre avec John puis Jack (on dira qu'il s'agit d'un autre chiard...)
C'est normal que John ne sache pas nager dans RDR2, sinon cela aurait été une incohérence de gameplay énorme entre le 1 et le 2...
D'ailleurs il faut VRAIMENT que je refasse le premier RDR pour bien capter ses fameuses incohérences...
(apparemment John et Abigail auraient eu une fille qui serait morte très jeune, évoqué dans certains dialogues du 1, à voir si cela est la raison de leur départ du Yukon pour revenir à New Austin...)
Très bon article en tout cas!
A.Z.N.Humboldt
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A.Z.N.Humboldt
@Kanye : pour synthétiser, Rockstar n'est doué que pour les fusillades ou tu peux laisser faire le boulot aux pnj^^
hartman
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hartman
Tout est dit y'a rien a ajouter c'est très bien résumé.
KanyeEast
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KanyeEast
En montrer plus aurait été hors sujet, je pense.
La proposition de RDR2 était de narrer l'histoire d'Arthur. L'épilogue est la conséquence de l'histoire d'Arthur que l'on vient de suivre, et le lien avec le 1er épisode.
En faire plus aurait pu atténuer l'impact des 6 chapitres.
Pour les missions, mes préférées sont celles sans coups de feu, surtout la construction de Beecher's Hope, où certaines missions d'inconnus qui peuvent être de vrais moments de grâce, surtout par l'apport des comédiens qui sont très touchants dans leur interprétation.
R* n'est pas doué pour les fusillades, à part pour leur donner un côté dantesque, à l'instar de l'assaut du manoir Braithwaite, l'attaque foireuse de la banque de Saint-Denis, l'assaut du camp par la Pinkerton déjoué par Sadie ou l'attaque de la raffinerie.
Obi-Doo
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Obi-Doo

Merci à tous pour vos commentaires !

 

@Hse88 : J'ai trouvé aussi à un moment, qu'une partie du scénario était plus faible que le reste. Et aussi au niveau des missions qui se répètent beaucoup avec toujours plus de tirs, sur toujours plus d’ennemies et moins de choses intéressantes comme des braquages, etc.

 

@Datan : Un DLC solo, avec Rockstar, je ne peux que douter maintenant ^_^

 

@KanyeEast : C'est vrai, d'autant que dans le premier, il fait parfois des remarques quand il arrive dans de nouvelle ville... Qu'il a en fait déjà vu du coup... =/

Mais il aurait fallu pour ça que Rockstar décide de montrer autre chose du passé de Marston que l’acquisition du ranch et ça aurait été dommage parce que ça permet de boucler une boucle en quelque sort.

GrisburT
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GrisburT
Bon jeu, malheureusement au gameplay figé dans le passé
KanyeEast
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KanyeEast
Meh
Ce n'était pas si malvenu que ça d'empêcher Marston de visiter New Austin, il n'est pas sensé être allé dans cette région avant les événements de RDR.
Datan
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Datan
Super analyse j'ai le même sentiment que toi et j'ai lâcher le jeu après avoir finir les deux épilogues que j'ai adorer. Si j'avais su j’aurais compléter le jeu avant la maladie d'Arthur (jeux à 100% défis, collection...).
Mais je pense que c'est pas finis et je pense que Rockstar vas proposer un dlc permettant de jouer au premier jeu dans le moteur du 2. La 2em zone est bien trop vide à mon gout et on a vite l'impression d’abandonner sa famille et sa nouvelle vie.
Hse88
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Hse88
Beau papier, mon ressenti n'est pas très éloigné du tien.
J'ai trouvé un léger temps faible au milieu de l'aventure, à savoir le rythme, plan foireux/déménagement, plan foireux/déménagement.. Le véritable propos arrive un peu plus tard et l'ensemble de personnages sont très bien écrit et l'immersion est totale, que ce soit au niveau de l'image ou de son c'est quasiment un sens faute!
Fachewachewa
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Fachewachewa
"Je rajouterais qu'il est bien regrétable que le Mexique soit absent car ce pays offrait des paysages plus variés et intéressants que la partie américaine, dommage."

Hein ??? Déjà à l'époque le mexique faisait tache par rapport à New Austin, et comme tu le dis New Austin est loin d'être bien designé.

Ca se remarque vraiment à coté de la map de RDR2, toute la verticalité y est bien plus imposée, on passe son temps à faire des détours pour aller là où on veut. Alors que RDR2 est bourré de montagnes et différences d'élévations, mais j'ai jamais eu de tels détours forcés.

Alors ouais le mexique a pas ce problème, mais c'est parce qu'il est juste plat.

Édito

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