Obi-Doo, la force vidéoludique.

Obi-Doo, la force vidéoludique.

Par Obi-Doo Blog créé le 25/12/14 Mis à jour le 11/01/19 à 23h27

Diplômé d'un Master en cinéma et grand amateur de jeu vidéo, je partage ici mon expérience de joueur, mon point de vue sur les titres, l'industrie et parfois au-delà...

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Bonjours à toutes et à tous !

Si les petits monstres de poche sont à votre goût, vous n'êtes pas sans savoir que 2019 sera l'année de la huitième génération ! Et vous savez également que celle-ci verra le jour sur la dernière console de Nintendo, la Switch. Autant dire que les fans sont en ébullition quant aux immenses possibilités offertes par la machine, autant grâce à son hardware qu'à son concept unique portable/salon. Et puisque rien n'a été annoncé jusqu'ici, on peut encore se permettre de rêver un peu et fantasmer sur ce que l'on souhaiterait voir dans le jeu.

 

Le retour du Pokédex National

 

On commence avec du très basique, mais alors ça, c'était sans conteste un des plus gros défaut de Soleil et Lune selon moi ! Pas de Pokédex National !? Mais, et le slogan « Attrapez les tous ! » alors !

 

Pour ceux qui ignorent ce que c'est, le Pokédex se divise depuis la troisième génération en deux parties. La première est appelée Pokédex Régional. C'est, comme son nom l'indique, la collection de l'ensemble des Pokémon trouvable dans la région et uniquement ceux-là. À titre d'exemple, vous trouverez ici la liste des Pokémon de la région d'Hoenn. 

 

Le national lui, regroupe absolument toutes les créatures, de Bulbizarre au dernier sorti, en passant par les légendaires, toutes générations confondues...

 

Soleil et Lune ne comptent que le régional ! Des Pokémon comme Gobou ou Mewtwo n'ont pas leur place. Cela ne veut pas dire qu'il vous est impossible de jouer avec eux ou de les posséder, mais simplement qu'aucune entrée ne leur est consacrée dans le Pokédex. Ils ne comptent tout simplement pas dans la collection. Ça peut n'avoir l'air de rien, mais pour les collectionneurs de monstres comme moi, le jeu perd vite tout intérêt une fois l'histoire bouclée. 

 

Alors s'il vous plaît Game Freak, on répare cette aberration et on remet le National ! Merci !

 

 

 Par contre, on garde le Motisma Dex ! Non je déconne...

 

 

La caméra libre

 

Oh que oui ! Ça peut sembler peut-être un peu bateau comme v½u, mais j'aimerais vraiment que Game Freak abandonne une bonne fois pour toute la caméra sur raille coutumière de la série. Jusqu'ici, elle est toujours restée trop statique, contraintes techniques obligent.

 

Certes, elle a connu quelques envolées réussies avec les versions Noire et Blanche. La traversée du pont Sagiciel me fait toujours frisonner. Cette plus grande souplesse fut conservée avec moins de flamboyance dans les sixième et septième génération, mais pouvoir enfin tourner à 360° autour de notre personnage renforcerait grandement l’immersion. Surtout si elle s'accompagne des propositions suivantes...

 

Des graphismes au poil !

 

Pokémon Let's Go Pikachu/Evoli, c'est mignon tout plein et relativement joli, d'accord. Mais fichtre que j'aimerais que Game Freak mette enfin le paquet de ce côté là ! La Switch n'est pas une PS4 certes, mais tout de même ! Elle est capable de bien mieux que cela ! Sans forcément aller trop loin, en gardant l'aspect dessin des Pokémon, il serait déjà possible de faire quelque chose de plus charmant pour la rétine !

 

Si le rendu des Pokémon pour le film Detective Pikachu est agréablement surprenant, les jeux pourraient améliorer le rendu des bestioles sans aller jusque-là.

 

Un open world...

 

… Ou semi, je ne refuserais pas non plus. Je n'ai rien contre la linéarité en soit. C'est là quelque chose de tout à fait plaisant, qui ne constitue en rien un « défaut ». Mais il est vrai que me retrouver dans un monde ouvert, peuplé de Pokémon, aux paysages variés allant de petites villes bucoliques aux montagnes enneigées me plairait particulièrement. Avoir le sentiment d'être dans un monde vivant, où humains et Pokémon cohabitent serait vraiment génial !

 

Bon là, je pense que je rêve un peu. Le jeu se destinant avant tout aux plus jeunes, difficile d'imaginer Game Freak prendre le risque de laisser le joueur trop libre, au risque que celui-ci se perde dans un monde trop vaste. Et les enfants n'ont aucun sens de l'orientation, c'est bien connu. À moins qu'encore une fois, on les croit plus bêtes qu'ils ne sont en réalité...

 

 

Vous avez peut-être vu passer ce fan art dernièrement, mélange de Breath of The Wild et de Pokémon. Avouez que ça laisse rêveur quand-même...

 

Un retour au Japon

 

Attention, je ne parle pas ici d'un énième retour à Kanto ou autre, mais bien d'une nouvelle région inspirée du Japon. Cela fait maintenant trois générations que la série a quitté l'archipel pour poser ses valises tout autour du globe, aux États-Unis, en France et à Hawaï. Et si le dépaysement était plutôt agréable, j'aimerais beaucoup que Pikachu et sa bande reviennent en terres nipponnes. Je ne suis pas un passionné du pays du soleil levant, mais son charme me plaît particulièrement et colle, c'est tout naturel, merveilleusement bien aux monstres de poche.

 

Conserver le système de combat

 

On entre un peu dans l'aspect vraiment gameplay et conservateur, mais j’entends parfois de-ci de-là le désir d'une partie des fans, ou des simples amateurs, de voir Game Freak renverser la table et révolutionner le système de combat. Notamment, abandonner le vieillissant système du tour par tour et/ou voir les Pokémon se taper dessus pour de bon, avec de vrais contacts, à l’opposé des animations faites un peu "dans le vent" que l'on connaît aujourd'hui.

 

Cela semble techniquement compliqué. Imaginez un peu, il existe aujourd'hui 809 créatures !

Il faudrait prévoir tout un tas d'animations pour leurs interactions, sachant que les formes peuvent énormément varier d'une bestiole à l'autre. Prenons Ronflex pour exemple. Il faudrait lui concevoir plusieurs animations pour la simple attaque Plaquage selon qu'il attaque un Chenipotte ou un Tyranocif, afin que celle-ci rende toujours bien, quelque soit le Pokémon visé. Mais il en faudrait d'autres également pour Trioxhydre capable lui aussi d'apprendre cette capacité et qui n'a pas du tout la même morphologie. Un vrai casse-tête...

 

Alors c'est vrai, à l'heure actuelle ce n'est pas toujours parfait non plus. Il arrive que certaines animations ne collent pas avec la cible, voir même avec le lanceur. Mais je ne sais pas, on pardonne peut-être plus facilement grâce au système du tour par tour, qui oblige déjà, d'une certaine manière, à faire preuve d'un peu d'imagination.

 

Je n'aurait rien en soit contre une révision des mécaniques, mais il est une chose qui doit être à tout prix conservée, la distance entre le dresseur et son Pokémon. Je ne parle pas seulement d'une distance physique, mais surtout de celle qu'impose le jeu en ne nous faisant jamais contrôler directement le monstre (en combat tout du moins).

 

Il est important selon moi de garder le sentiment de donner des ordres aux Pokémon. Et pour cela, le tour par tour me semble être la seule option valable. Des combats plus directes, en temps réel, briseraient sans doute cet aspect et on n'aurait probablement plus l'impression d'être un dresseur. Pour cela, le tour par tour me semble être encore la meilleure solution.

 

Des restes de Let's Go

 

Si les derniers titres Pokémon sortis à ce jour ne donnent pas vraiment envie de voir la série partir dans cette direction, on y trouve malgré tout quelques petites choses qu'il serait intéressant de conserver. Je pense notamment aux Pokémon sauvages visibles à l'écran avant la capture. Ça facilite la chasse, et la shasse (peut-être un peu trop diront certains), et ça évite de rager toutes les cinq minutes parce qu'on a oublié de faire le stock de Max Repousse avant d'entrer dans une grotte.

 

Le fait que le premier Pokémon de notre équipe nous suive me paraît être également une chose à garder. Ça ne sert à rien, mais c'est tellement mignon ! Je n'ai jamais compris d'ailleurs, pourquoi ils n'avaient pas conservé cela après HeartGold et SoulSilver...

 

Quant au système de capture... Hein, quoi ? On m’appelle désolé !

 

 

Quand tu n’as plus rien à espérer, il te reste l’espoir...

 

Je pense avoir fait le tour de mes envies actuelles pour ce nouvel épisode de Pokémon, ce que je souhaite avant tout, c'est une génération audacieuse ! En son temps, la 5G avait osé beaucoup de choses. Une 3D vraiment bien exploitée compte tenu des limitations techniques de la DS, une direction artistique moins colorée, des personnages principaux plus vieux, des enjeux un poil plus matures avec la Team Plasma souhaitant libérer les Pokémon du joug des humains et surtout, 150 nouveaux Pokémon, dont AUCUN n'était l'évolution ou la pré-évolution de créatures déjà existantes ! Un jeu plein d'audace de la part d'un développeur qui, il faut bien le reconnaître, fait souvent le choix de rester bien au sec dans ses chaussons, depuis plus de 20 ans maintenant.

 

Il serait temps de donner un nouveau souffle à la saga ! Il n'est pas nécessaire pour cela de tout revoir, le système de combat cité plus haut fonctionne toujours très bien, mais simplement d’apporter de nouvelles idées, de nouvelles envies pour montrer aux joueurs qu'il y a encore des choses à faire dans cet univers déjà si riche !

 

Difficile pourtant d'imaginer Game Freak procéder à une véritable révolution, d'autant que celle-ci n'est absolument pas indispensable au futur succès du titre. Un Pokémon, c'est comme un Fifa, ça se vend toujours très bien, qu'importe les changements opérés !

 

Il ne nous reste plus qu'à croiser les doigts, en espérant qu'il s'agisse de quelque chose de vraiment neuf et/ou intéressant pour l'arrivée d'un véritable RPG Pokémon sur console de salon !

 

Comptez sur moi pour réagir aux futures annonces concernant ce nouveau Pokémon dont on peut raisonnablement envisager la sortie pour la rentrée 2019, probablement aux alentours d'octobre, novembre.

 

D'ici là, on y croit très fort et gloire à Pokémon !

 

Merci à tous d'avoir lu ce long article et bonne année bien sûr !

Je sais, j'avais dit que je reviendrai avec un article sur la saga Driver, mais il se trouve que la série fêtera ses 20 ans en juin prochain, je reserve donc ça pour le début de l'été ! 

 

Merci à Tihmoty pour l'image d'en-tête !

 

Bisous tout le monde ! ;)

 

 

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Bonjour à toutes et à tous !

 

Dans mon dernier post de blog sur Red Dead Redemption II, j'avais promis de revenir sur l’annonce concernant la saga Metal Gear Solid prévue aux Game Awards 2018, si elle avait lieu bien-sûr ! Et évidemment... rien du tout ! Pas un trailer, pas une image, pas même une phrase alors que David Hayter et son acolyte Robin Atkin Downes avaient pourtant clairement laissé apparaître que quelque chose d'important se tramait en coulisse...

 

Qu'à cela ne tienne ! Puisqu'il n'y a rien de neuf sous le soleil de Shadow Moses pour l'instant, pourquoi ne pas revenir sur un épisode passé ? En plus, c'est la période des cadeaux, et vous parler de MGS, c'est un peu mon présent fait à moi-même.

 

Et de tous les jeux canoniques estampillés Metal Gear Solid, j'ai choisi celui que vous adorez tous ! Ou que vous avez tous oublié...

 

 Ça vous dit quelque chose ?

 

Et pourtant, Ground Zeroes fait partie intégrante de la saga et peut même se targuer d'être un épisode très important ! Eh oui, n'oublions pas que le titre complet est bien Metal Gear Solid V : Ground Zeroes. Ce cinquième épisode tant attendu par les fans se divise donc en deux morceaux ! Qui ne sont absolument pas d'égale valeur, je vous l'accorde, mais nous aurons le temps d'y revenir...

 

Redonnons tout de même à GZ la place qui lui est due, car lorsque l'on parle de Metal Gear Solid V, on n'évoque bien souvent uniquement The Phantom Pain. Et c'est injuste. Ça se comprend, mais c'est injuste. Mais Qu'est ce qui rend Ground Zeroes si important me direz-vous ? Avant de commencer, je préviens tout de suite, je vais spoiler cet épisode !

 

Vous voilà prévenus.

 

La conclusion est aussi l'introduction

 

Scénaristiquement, cette première partie du cinquième volet de la saga se place entre Peace Walker et The Phantom Pain. Il a donc la lourde tâche de mettre un point final à l'épisode sorti initialement sur PSP, et d'introduire le scénario, et une partie des enjeux, des aventures à venir de Venom Snake. Ne serait-ce que pour cela, Ground Zeroes est une étape obligatoire. Car comment comprendre l'envie de vengeance de Snake si l'on ne sait pas bien ce qui le pousse à courir après Skull Face dans la seconde partie ?

 

Les fans les plus hardcore me diront que, dans cette optique de mieux partager les motivations de notre héros, faire Peace Walker apparaît encore plus indispensable. Et je ne serais que trop d'accord. L'effondrement de la Mother Base à la fin de GZ n’émoustillera que trop peu celles et ceux qui n'ont pas connu Paz, Chico, Amanda, le ZEKE et les efforts nécessaires pour faire grandir sa base militaire de poche... Mais c'est un autre sujet qui pourrait constituer un article à lui tout seul prochainement...

 

Ground Zeroes offre une conclusion grandiose aux événements de Peace Walker, en en étant en quelque sorte la dernière mission. Il rebat les cartes pour l'avenir, le tout dans une mise en scène aux petits oignons, intégralement en plan séquence d'ailleurs, comme l'est aujourd’hui God of War ! Avec des nuances c'est vrai, il y a un cut à la fin pour charger les nouveaux décors... Mais la prouesse reste là !

 

L'atmosphère globale de cette première mission est particulièrement réussie, avec cette averse diluvienne et ce puissante orage au dessus de nos têtes, qui préfigurent le drame à venir. Et pour ceux qui ont toujours été un peu allergiques aux aspects fantastiques ou aux blaguounettes scatologiques de Kojima San, qu'ils soient rassurés, le créateur japonais s'est ici cantonné à une histoire sobre, sans fioriture, au ton très sérieux. Et aussi très courte oui, d'accord...

 

L'ensemble des cassettes de l'interrogatoire de Paz laisse entrevoir le calvaire qu'a vécu la jeune fille...

 

Et puis, pour le petit aparté spoiler de MGSV : TPP : C'est quand même la dernière fois qu'on incarnera Big Boss ! Le vrai ! Eh oui, si vous vous souvenez bien de la fin des fins de TPP, Venom Snake n'est pas Big Boss, mais un homme de paille, une diversion humaine manipulée par le plus grand soldat du XXème siècle. Ground Zeroes est par conséquent, la dernière aventure qu'il nous est possible de vivre avec Big Boss, sa dernière mission...

 

L'aspect scénaristique du titre étant traité, que vaut finalement Ground Zeroes en terme de jeu, plus de quatre ans après sa sortie ?

 

Ground Zeroes, la démo de la discorde !

 

Évacuons tout de suite ce qui, j'en suis certain, vous brûle les doigts depuis que vous avez posé les yeux sur cet article. Cette pensée vous titillait sans doute probablement déjà à la sortie du jeu...

 

Oui aujourd’hui, en 2018, trêve de tergiversations : Ground Zeroes, scénario mis à part, n'est en définitive qu'une démo de The Phantom Pain. Une démo vendue un brin cher à sa sortie, c'est vrai (environs 40¤ pour la version next gen et une trentaine sur les PS360 si mes souvenirs sont exactes), peu complète et pas forcément très représentative du produit fini.

 

Un amuse-gueule donc, destiné essentiellement à patienter avant la sortie du « véritable » cinquième épisode qui tardait un peu, il faut le dire. Même si en 2012, Konami nous avaient fait le cadeau de ressortir Peace Walker sur console de salon, un titre trèèèèèèèèès complet et qui est déjà en soit, le cinquième volet de la saga. Mais je m'égare encore. Définitivement, il faudra que je revienne un jour sur ce Peace Walker.

 

 Peace Walker : un jeu qu'il est bien pour y jouer...

 

Pour patienter donc, voilà qu'arrive Grand Zeroes et s'il est vrai que le qualificatif de « jeu » peut être discuté (entendons par là, est-ce vraiment un « MGS » ?) il est un point sur lequel il est assez imbattable, comme le sera d’ailleurs son successeur, le gameplay ! Parce que c'est quand-même ce qui compte le plus au final.

 

Si on se replace dans le contexte de l'époque, en faisant abstraction de tous ce que va apporter The Phamtom Pain, Ground Zeroes était (et reste encore d'ailleurs) un pur plaisir à jouer ! En tout cas, il l'était pour moi. Kojima prouvait à nouveau qu'il était le maestro dans l'art de faire des jeux d’infiltration. Que je tiens à mettre en opposition avec l'élimination silencieuse (que j'ai pû expérimenter dans Batman Arkham Asylum  ou The Last of Us par exemple) qui consiste bien souvent à faire taire toutes les âmes dans la zone de jeu, sans se faire repérer, au risque d'avoir bien du mal à en venir à bout.

 

Je l'avais déjà évoqué ici il y a quelques années, mais mon plaisir à moi sur MGS, c'est de passer sans être vu, au nez et à la barbe de mes ennemis. Telle une ombre, je me faufile et rempli mes objectifs sans laisser de trace. J'ai toujours pensé que c'était ainsi que Metal Gear Solid, tout épisodes confondus, livrait le meilleur de lui-même.

 

Et pour jouer de cette façon, GZ est une véritable réussite ! Snake répond du feu de dieu, les animations sont d'une fluidité extraordinaire et j'ai vraiment passé deux heures et demie formidables sur la mission principale ! Plus quelques autres sur les missions annexes, mais j'y reviens.

 

Certes, les soldat adverses ne sont pas d'une grande clairvoyance et les possibilités de jeu sont relativement limitées. Il n'est par exemple pas possible de gérer son camouflage, ni de taper contre un mur ou de se cacher dans un carton, pas plus que de faire appel à un ami pour venir nous aider. La conduite des véhicules bien que correcte, n'apporte pas grand chose, dû en grande partie à la petitesse de la map, dont on a vite fait le tour. Les apports de l'open wolrd devront attendre The Phantom Pain pour véritablement s'épanouir, avec un résultat en demi teinte, mais là encore c'est un autre sujet.

 

Le camp Omega n'est pas ce qu'on a connu de plus grand dans un jeu se voulant "Open World".

 

En dehors de la mission principale, Ground Zeroes propose six autres objectifs allant d'une séquence de rail shooting depuis un hélicoptère, à l’exploitation, peut-être un peu grossière, de la fibre nostalgique entourant le première épisode estampillé Solid.

 

Ces différentes missions permettent de rallonger un peu la durée de vie. Et s'il est vrai qu'elle ne doit pas systématiquement être considérée comme un critère de qualité, elle a néanmoins son importance, et l'on se serait senti légitimement lésé de n'avoir que 2 heures de jeu à se mettre sous la dent pour ce prix là.

 

Comme beaucoup, j'ai un fort affect pour le premier épisode. M'enfin pourquoi toujours lui ? J'aime aussi le deux, et le trois, et le qua... Bon peut-être un peu moins le quatre...

 

Reste que ces missions annexes n'offrent rien de bien palpitant, en plus de ne bénéficier d'aucune mise en scène particulière. Surtout que je n'arrive toujours pas à savoir si elles comptent ou pas dans le scénario (hormis les missions « Déjà-vu » et « Jamais vu » bien entendu). À priori non, mais j'ai quand-même ramené deux snipers d'élite de la mission « Éliminer la menace des renégats » sur ma Mother Base dans TPP et certaines cassettes, importantes pour comprendre toute l'histoire, sont disséminées un peu partout dans les autres. Alors ?

 

 

Le dernier mot...

 

Passé son scénario aussi intrigant que trop court, et son gameplay efficace mais encore légèrement incomplet, que reste t-il de Ground Zeroes ? Et bien, une fois The Phantom Pain parcouru de long en large, il faut bien avouer qu'on ne retiendra pas grand chose de cette première partie de l'épisode V de la saga Metal Gear Solid. Oh si, le thème qui déchire !

 

 

Pourtant, en dépit de tout cela, je reste persuadé que sortir Ground Zeroes à part de The Phantom Pain ne fut pas une erreur. À l'époque, les critiques des joueurs avaient été très virulentes, allant parfois jusqu’à lui refuser le simple droit d'exister. Certes, il ne s'agit pas d'un Metal Gear Solid comme les autres. Il n'en a ni la richesse, ni la générosité. Ground Zeroes se situ entre la conclusion et l'introduction à un « vrai » nouvel épisode et de fait, reste un titre bancal, aux qualités scénaristiques certaines mais au contenu très faible.

 

Mais quel plaisir de jeu ! Quelle mise en scène ! Quel avant-goût ! Oui, ce n'est qu'une démo, qu'un amuse-bouche infiniment moins savoureux que TPP. Mais ce rôle d'entrée avant le plat de résistance il l'a rempli à merveille. D'ailleurs, avait-il seulement la prétention d'être autre chose que cela ? 

 

En juin 2013, Kojima accorde une interview en marge de l'E3 au site VGC. Il y affirme bien, alors que la décision de vendre Ground Zeroes à part de The Phantom Pain n'était pas encore prise, que :

« Ground Zeroes est un très petit avant-goût et une version réduite de ce que proposera The Phantom Pain. »

 

Pas d'entourloupe donc. Il justifie également la division de l'épisode V en deux morceaux comme nécessaire, afin que les fans de Metal Gear Solid, habitués à des environnement plus linéaires, s'accomodent progressivement à l'arriver de l'open world dans la série.

Je vous l'accorde, l'argument est un poil  fumeux...

 

Toujours est-il que Ground Zeroes n'a jamais menti sur ses intentions. Être une entrée en matière, pour habituer et rassurer les joueurs (peut-être aussi Konami...), et leur dire que ce qui va venir vaut bien le coût de patienter. Aurait-on si bien supporté l'attente sans lui ?

 

Reste l’éternelle question du rapport qualité prix qui je pense, ne trouvera de réponse que dans le cortex de celui qui se la pose. Pour certains c'est une honte, pour d’autres le jeu en vaut bien la chandelle. Personne n'aura jamais vraiment raison, ni tout à fait tort à ce sujet...

 

J'ai personnellement passé un agréable moment sur Ground Zeroes, et s'il est vrai que je n'y retourne pas avec le même enthousiasme que sur The Phantom Pain, le plaisir qu'il m'a procuré est encore là. À sa sortie, j'avais envie de tester le nouveau gameplay de MGS, que cela soit pour des centaines d'heures, ou seulement deux. Et c'est bien ce qu'il m'a offert...

 

Je voulais en quelques lignes, redorer un peu le blason de ce pauvre Ground Zeroes, tout autant que raviver son souvenir dans vos mémoires. Ma mission est accomplie je l'espère !

 

Si j'en crois les chiffres qui sont ici (et que je les comprend bien), en ajoutant ma partie sur PS3, j'en suis tout de même à plus de 35h de jeu ! Eh oui, ça en fait mine de rien !

 

Ce sera tout pour aujourd’hui ! La prochaine fois, je reviendrai certainement sur la saga Driver, avec une première partie consacrée aux deux épisodes sortie sur PlayStation.

 

Un grand merci à Tihmoty qui a réalisé l'image d'en-tête de cet article !

 

il ne me reste plus qu'à vous souhaiter de bonnes fêtes de fin d'année, profitez bien de vos cadeaux gaming !

 

D'ici là, portez-vous bien ! Rendez-vous en 2019 !

 

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Bonjour à toutes et à tous !

Ah, Red Dead Redemption II... Y aura t-il sur cette génération, un autre titre capable de créer une telle attente et provoquer un tel séisme culturel à sa sortie ? Étant donné que l'on attend la prochaine génération de console pour l'horizon 2020, on peut raisonnablement penser que non... Oui cette intro ne sert à rien.

 

Arrête de déconner Simone et mets la bonne bobine !

Avant-propos (sans spoilers)

 

Avant d'aborder la fin à proprement parler, et de spoiler dans tout les sens, je voulais tout de même revenir sur l'ensemble du jeu que j'ai trouvé, sans surprise aucune, tout simplement génial ! L'environnement, l'ambiance, les personnages, la réalisation, tout est extrêmement bien travaillé et formidablement réussi !

 

Le gameplay autant que le rythme global du jeu ont semble t-il laissé plusieurs personnes sur le carreau. À titre personnel, je trouve également qu'au niveau des contrôles il peut parfois régner comme une confusion, même si on finit par s'habituer pour peu qu'on ait envie de se donner ce mal. Il faut apprécier, s'accrocher, et je comprends tout à fait que certains puissent lâcher l'affaire au bout d'un moment.

 

Il est vrai également qu'Arthur Morgan se dirige avec une certaine lourdeur, qui peut en effet être interprétée comme un parti pris de la part de Rockstar, en accord avec son personnage principal, ma foi d'un fort beau gabarit. Pour ma part, je trouve que c'est une justification un peu facile compte tenu des soucis que ça peut engendrer, particulièrement en intérieur (absence de visibilité, difficulté à ramasser un objet...).

 

Sans ruiner l'expérience, à peine est elle égratignée, je ne peux m'empêcher de penser que ces quelques anicroches dans le gameplay n'auraient peut-être pas été pardonnées aussi facilement à d'autres développeurs...

 

Les contrôles restent malgré tout suffisament souples pour permettre aux plus créatifs d'entre nous de s'exprimer...

 

La lourdeur d'Arthur mise de côté, quelle immersion ! C'est simple, je n'avais pas connu ça depuis GTA San Andreas (mais c'est sûrement parce que j'ai raté la sortie de tous les autres titres Rockstar depuis). Le jeu m'a laissé des souvenirs impérissables, et va sans doute encore continuer à le faire tant il me reste de choses à voir. Ce ne sont pas tellement les missions ou les personnages qui m'ont marqués, bien que le titre en compte d'assez mémorables. Le scénario, particulièrement bien écrit pour un jeu vidéo, donne du corps à l'univers comme à nos actions, c'est indéniable.

 

Des instants de communion dans la violence pour ces huits personnages.

 

Le jeu est rempli d'occasions pour nous joueurs de vivre des événements forts en dehors de toute histoire ou de tous script, par le mariage réussi d'un bon gameplay dans un monde ouvert bien pensé et vivant. Et c'est cela qui m'a le plus séduit. Ce sont ces moments totalement improvisés, dont j'étais le maître parce qu'à aucun instant ou presque, on ne me retirait les contrôles.

 

Trotter gentiment sur les sentiers et entendre un bruit étrange qui attise la curiosité, visiter une vieille bicoque isolée dans la brume par une nuit lugubre et y rencontrer de bien curieux personnages, prendre en chasse l'orignal légendaire alors qu'on n'était pas du tout parti pour ça... La magie de Red Dead Redemption II vient à mon sens en grande partie de ça. Le jeu a confiance en son gameplay comme dans le joueur, et prend le risque de le laisser découvrir des choses sans le guider (ou juste ce qu'il faut).

 

Souvenir d'une balade en terre sauvage. Je ne le sais pas encore, mais un peu plus loin, une bande de loups m'attend.

 

Si vous n'êtes pas du genre à fouiner, pas de problème ! Vous raterez cet aspect du titre certes, mais votre expérience globale restera malgré tout très forte. Le jeu ne puni pas non plus l'absence de curiosité. Mais il sait en revanche, parfaitement la récompenser.

 

C'est un véritable plaisir de découvrir tout cela, et seul Rockstar semble jusqu'ici avoir la recette magique pour concocter ces instants d'osmose entre immersion et gameplay... Des instants qui de plus, ne seront jamais évoqués par les personnages lors de cinématiques ou de dialogues optionnels (logique), comme une sorte d'histoire au c½ur de la grande, plus personnelle et qui n’appartient qu'à Arthur et à moi-même.

Et aussi en partie à Bijou, ma fidèle jument.

 

Cette brave jument m'a accompagné jusqu'à la fin...

J'espère avoir réussi à vous transmettre mon émerveillement et à traduire avec des mots la joie que peut me donner Red Dead Redemption II grâce à sa maîtrise de l’immersion. Maintenant que c'est fait, nous pouvons aborder la fin du jeu, qui m'a laissé un étrange sentiment.

 

Mais avant toute chose, petite consigne de sécurité d'usage...

  … ça va spoiler !!! SPOIL !!! Spoiler Alerte générale !!!

 

Si vous n'avez pas terminé le jeu, je vous conseille donc vivement d'arrêter la lecture ici au risque de vous faire divulgâcher le scénario de Red Dead Redemption II ! Mais si vous êtes déjà au fait des tenants et aboutissants de cette histoire, nous pouvons commencer.

 

Je suis malade !

 

Avant d'aborder la fin des fins, je souhaitais tout de même revenir sur un point important du scénario. Un tournant dans l'histoire assez inattendu et extrêmement fort intervient après le retour d'Arthur de l’île de La Guarda. Notre héros, atteint d'une toux particulièrement virulente, se voit contraint d'aller rendre une petite visite au docteur de Saint Denis. Quelle n'est pas notre surprise lorsque l'on apprend de la bouche du toubib que nous sommes gravement malades !

 

Atteint de la tuberculose, une maladie particulièrement virulente en cette fin de siècle (et également contagieuse, mais ça n'a l'air de déranger personne qu'on tousse très fort à côté d'eux...). Arthur n'en a probablement plus pour très longtemps. Il va s'agir maintenant pour lui, et surtout pour nous, de décider quoi faire du temps qui nous est imparti. Être bon, ou bien mauvais ? Allons-nous chercher la rédemption ?

 

J'aimais bien traîner dans Saint Denis paré de mes plus beaux atours... Mais tout cela c'était avant le drame bien entendu...

 

D'aucun disent que leur façon de jouer a changé à partir de cet instant, et je dois dire qu'il en ait de même pour moi ! J'ai arrêté de me couper les cheveux ou de me laver les joues, j'ai essayé d'être plus juste avec ceux que j'avais lésé, je regardais la nature d'un ½il nouveau, etc.

 

Je dois saluer l'audace de Rockstar de faire incarner au joueur un personnage malade. Dans mes souvenirs, le seul jeu à avoir proposé ça jusqu'ici était Metal Gear Solid 4. D'ordinaire, on a plutôt droit à des surhommes, pleins à ras bord de testostérones, qui ne craignent ni la mort ni la maladie. Cela s’inscrit à mon sens, un peu dans la continuité de Michael de GTA V. Quarantenaire, père de famille bedonnant, ce personnage était par cetains aspects, loin d'être ce que le gamer moyen aspire à incarner. Et comme très souvent avec l'audace, ça paye ! Mais la conception des personnages principaux des jeux Rockstar meritterait un article dédié...

 

Voilà pour la petite digression médicale, allons maintenant à la fin de l'aventure parce que je tarde, je tarde, et on y est toujours pas !

 

Adieu vieille branche...

 

Arthur Morgan, atteint d'une maladie ô combien dangereuse en cette fin de siècle, rend son dernier souffle à l'issue d'un combat à mains nus rondement mené contre ce fauteur de trouble de Micah. Face aux magnifiques paysages forestiers qu'il affectionne tant, notre héros s'en va définitivement. L'homme fatigué, est à la fois détruit par la perte de tout ce en quoi il croyait, et heureux d'avoir pu permettre à ceux qu'il aime de partir mener une autre vie loin des activités illicites.

 

Ma dernière vision commune avec Arthur... Snif...

J'avoue qu'au cours de mes dernières heures passées en compagnie de ce cher Arthur, j'ai eu naïvement espoir que notre héros s'en sorte. Même si au vu du mal qui le rongeait, cela paraissait mal engagé... Je m'étais profondément attaché au personnage avec le temps et cet entichement m'empêchait peut-être d'imaginer que le pire puisse lui arriver. J'imaginais une quelconque pirouette scénaristique venir au secours de ce pauvre Arthur, un remède miracle concocté par Pluie-battante le chef Indien, une opération chirurgicale expérimentale d'ablation du poumon gauche, enfin n'importe quoi !

 

Je me disais également, de façon plus pragmatique, que Rockstar nous avait déjà fait le coup de la mort du héros dans le premier, et qu'il serait un peu convenu d'user deux fois de la même idée, du même twist. Même si ici, il arrive de façon beaucoup moins surprenante puisque les propos d'Arthur comme des autres personnages laissent bien comprendre au fur et à mesure que la fin de l'histoire approche, qu'il ne s'en sortira pas.

Il fallait évidemment apporter une justification à son absence totale du premier épisode, mais j'aurais préféré que cela se fasse sous la forme d'une énorme dette de John envers Arthur, qui l'aurait retenu d'abattre son ancien ami. C'était d’ailleurs, avant la sortie, l'une des hypothèses qui me semblait la plus crédible.

 

Et bien non, tant-pis pour moi, ils ont osé ! Deux jeux, deux persos principaux décédés ! Ça va devenir une marque de fabrique de la série ! D'une certaine manière c'est assez surprenant puisqu'ils font ce qu'on attendait d'eux alors qu'on attendait justement qu'ils ne le fassent pas.

 

...

 

Je ne sais pas si je me suis bien comprendre là...

 

Aucun rapport, mais je trouve la ville de Strawberry absolument charmante, pas vous ?

 

Je n'ai rien en soi contre le fait de faire mourir le héros. C'est un choix scénaristique très fort et inévitable au vu du mal qui ronge ce pauvre Arthur. Tout autre dénoument à cette péripétie aurait été décevant. Il me reste un immense regret, celui de ne pas avoir assez profité du temps passé en sa compagnie, de ne pas avoir encore plus flâné le long des rivières et des monts enneigés, de ne pas avoir abordé plus d'inconnu.e.s, ni d'avoir pu faire une dernière chevauchée sur mon cheval favori (tu me manqueras toujours Bijou !).

 

Mais ce pincement au c½ur, je suis prêt à l'accepter, et de bonne grâce même ! Si l'issue est effectivement triste, c'est une belle tristesse. Seules les ½uvres d'arts peuvent ainsi créer ce sentiment de manière totalement artificielle et le rendre agréable. C'est parfois, voir souvent, en nous prenant aux tripes qu'un jeu, un film ou encore un livre laissent en nous la trace la plus indélébile. Et indéniablement, celle que m'a légué Red Dead Redemption II restera encore longtemps dans mon petit c½ur de joueur.

 

Mais je te reconnais toi, je t'ai déjà vu quelque part !

 

Nous voilà donc à nouveau, aux commandes de John Marston, huit années après la mort d'Arthur Morgan et la dissolution de la bande de Dutch. L'ancien hors la loi cherche encore à se défaire de ce lourd passé et reste toujours en quête de rédemption.

 

Ce changement de personnage à la fin du jeu occasionne quelques petits problèmes. Tout d'abord, l'histoire ne s'arrête pas à la mort de Morgan et continue encore sur un épilogue assez conséquent, divisé en deux parties. C'est ce qu'un certain Yaek a intelligemment baptisé « Red Dead Redemption 0 ». C'est agréable dans un sens, parce qu'on n'a jamais vraiment envie que tout cela s'arrête pour de bon, mais dans un autre, c'est plus problématique.

 

Parce que l'histoire de Red Dead Redemption II n'est plus alors uniquement celle d'Arthur Morgan, mais aussi celle de John Marston. Qui en est donc le véritable personnage principal, le vrai héros ? Y en a t-il vraiment un ? Certes la majorité des missions concernent Arthur, mais il reste encore de bonnes heures de jeu avec John... Surtout que la première partie de cet épilogue n'est pas des plus passionnantes ni des plus courtes si je puis me permettre...

 

J'ajouterais que pour moi, six ans après, ça fait tout de même beaucoup de temps. C'est intéressant, au niveau du scénario, parce que ça permet de suivre de nombreux personnages et le monde qui les entoure sur plusieurs années, mais c'est moins cohérent pour ce qui est des quêtes annexes par exemple. Difficile de croire parfois que certains personnages soient restés au même stade au bout de tant d'années. Le drôle de zigoto qui m'avait demandé tout un tas de plumes exotiques pour fabriquer des chapeaux aux riches dames de Saint-Denis n'a toujours pas fait ses courses ? En six ans ?!

 

Et puis John est censé se ranger. Sauf que c'est moi qui le contrôle et si j'ai envie qu'il ligote une femme pour la déposer sur les rails du train ou qu'il tente à lui tout seul de braquer la banque de Valentine, je peux le faire ! Mais alors, la cohérence du personnage est quelque peu mise à mal... Rien de dramatique vous me direz, et vous aurez raison. Mais c'est mon petit côté tatillon. Je me sentais plus libre de faire ce que je voulais d'un personnage comme Arthur que de John. Ce qui nous amène vers un autre petit problème lié à toute sorte de menus détails...

 

Les soucis du progrès

 

Je me suis fait faire ce chapeau en peau de renard assez tôt dans l'aventure. Il me faisait une sacrée tête de vainqueur ! Je l'ai porté à de très nombreuses occasions.

 

Au niveau de la personnalisation du personnage (vêtements, barbes, cheveux...) je ne sais pas vous, mais je trouve Marston moins polyvalent que Morgan. Arthur pouvait tout porter, tout lui allait bien pour la simple et bonne raison qu'en l'absence de vécu et de signes caractéristiques, tous les styles lui convenait. Avec John, c'est tout de même plus tendu. Les cicatrices sur son visages sont très visibles et surtout, le garçon n'a pas la même carrure. J'ai été particulièrement surpris de constater à quel point il pouvait être maigre quand je l'ai récupéré ! Entre temps je l'ai nourri le pauvre, je crois qu'il a réussi à prendre quelques kilos mais c'était tout de même bien inquiétant....

 

Ça peut n'avoir l'air de rien dit comme ça, et ça le sera probablement pour de nombreux joueurs, mais la dimension jeu de rôle, ou role play, particulièrement mise en avant par certains joueurs ou certains critiques s'en trouve affaiblie. C'est un aspect du jeu que j'aimais beaucoup et qui perd un peu de sa saveur une fois l'histoire terminée. J'aime bien John, ce n'est pas le problème, mais je trouve qu'Arthur portait mieux la moustache, c'est tout.

 

Non, désolé mais c'est pas terrible là...

Autre détail, en perdant Arthur Morgan, on récupère quand-même un personnage qui nage beaucoup moins bien... Et ça peut se montrer embêtant. Non pas qu'il faille souvent piquer une tête, mais disons qu'il vaut mieux éviter les grosses longueurs une fois aux commandes de Marston.

 

Au delà de la mort d'Arthur, c'est aussi tout un pan de Red Dead Redemption II qui disparaît avec la dissolution de la bande de Dutch, la gestion du camp. Optionnelle pour le jeu mais essentielle pour l’immersion, elle n'est plus qu'un lointain souvenir pour celles et ceux qui ont terminé l'aventure. Plus besoin désormais de se charger d'approvisionner ses amis en médicaments, en vivres ou en munitions.

Là aussi, je m'étais dit que peut-être, un simulacre de camp allait naître dans le ranch de Marston, entre l'Oncle, Abigail, Jack, Charles et pourquoi pas Sadie ou quelques autres anciens comparses croisés sur la carte. Histoire de ne pas avoir instauré une mécanique vouée au final à disparaître. Il n'en fut évidemment rien. Mais c'est peut-être mieux dans un sens.

Je dois avouer que je suis un peu triste de me dire que Sadie n'aura jamais son harmonica...

 

Oh, mais c'est une magnifique guitare chilienne !

Non je rigole elle est vraiment très moche.

 

Nous avons fait le tour de ce qui concerne les personnages, mais un bon jeu Rockstar ne serait rien sans son environnement, et c'est justement ce que nous allons aborder maintenant.

 

En vieux routard des GTA, j'ai toujours personnellement regretté qu'on ne puisse pas faire un tour à Vice City depuis l'aéroport de San Fierro, ou embarquer sur un bateau depuis Liberty City direction Los Santos et ses plages ensoleillées. Je ne suis probablement pas le seul dans ce cas. Mais à bien y réfléchir, nous avions sans doute tort de souhaiter cela...

 

Un retour à New Austin bien nécessaire ?

 

Pour la première fois dans un jeu Rockstar, (enfin de mémoire) la carte de l'épisode précédent est à nouveau disponible ! Enfin une partie de celle-ci. Disons la moitié, puisqu'il est en effet impossible d’atteindre le Mexique (du moins pas de façon "légale").

 

Permettre au joueur de se retrouver à nouveau du coté de New Austin était nécessaire d'un point de vu scénaristique. En effet, pour montrer l'acquisition de son ranch par John Marston, il fallait obligatoirement incorporer Beecher's Hope qui se situe à L'ouest de Blackwater. Par conséquent, il faut aussi ajouter cette ville. Et comme il serait malvenu d'empêcher le joueur d'aller au-delà de l’État de West Elizabeth, le reste de la carte doit aussi être présent.

 

Et en comparaison avec les nouveaux paysages offerts par ce deuxième épisode, il faut reconnaître que la carte du premier a pris un petit coup de vieux. C'est tout à fait normal bien-sûr, huit années séparent les deux titres. Entre temps, la technologie a beaucoup évolué, et Rockstar s'est (encore) amélioré dans l'art du level design. Mais ça choque un peu quand-même et l'on comprend assez bien par la suite pourquoi il ne serait pas intéressant d'incorporer systématiquement les anciennes maps aux suites de jeux en monde ouvert.

 

L'aspect très vide se serait possiblement moins fait sentir si le scénario nous emmener nous balader un peu plus loin vers l'ouest, que de véritables missions scénarisées avaient pris place à Armadillo, ou bien encore à... Bon c'est vrai qu'il faut reconnaître que mis à part cette ville et Blackwater, le reste de la carte est encore assez peu développé en 1907... Et la majorité des lieux ont besoin de rester assez impersonnels, assez vierges, pour ne pas créer de liens avec John Marston. Le ranch Mc Farlane par exemple ne peut pas avoir été un endroit familier pour lui avant 1911. Il ne doit donc rien s'y passer de notable.

 

Reste que malheureusement, tout cela fait un peu vide et s'il est logique, pour des raisons scénaristiques que l'ancienne map soit de nouveau présente, ces grands espaces se révèlent une fois l'histoire bouclée quelques peu inutiles. Seuls trois animaux légendaire sont à y chasser, et jusqu'ici, je n'y ai croisé aucun.e inconnu.e.s me demandant un service. Et puis la pauvreté de la végétation ou les jonctions abruptes entre les différents biotopes de la carte, crées une légère incohérence avec le travail effectué à ce niveau-là sur la nouvelle map. Je rajouterais qu'il est bien regrettable que le Mexique soit absent car ce pays offrait des paysages plus variés et intéressants que la partie américaine, dommage.

 

Il est plus que temps de conclure !

 

Écrit comme ça, on pourrait penser que la fin de ce Red Dead Redemption II m'a déçue, voire parfois révoltée, mais il n'en est rien ! Il s'agit ici de simples petits défauts perdus dans cet océan de qualité qu'est Red Dead Redemption II.

L’immersion à la Rockstar n'a jamais aussi bien fonctionné, l'écriture est particulièrement réussi qu'il s'agisse du scénario ou même des dialogues avec les PNJ (il suffit de provoquer les passants pour entendre notre héros sortir une phrase toujours très drôle). En dépit d'une maniabilité peut-être un peu brouillonne par moment, Red Dead Redemption II est clairement un chef d’½uvre, peut-être même le titre le plus réussi de Rockstar, donnant encore une leçon à l'industrie qui tente depuis des années d’appliquer la recette, sans toujours en comprendre les ingrédients...

La richesse de ce titre permet au joueur d'écrire son histoire bien au delà du scénario, et, comme cet article qui n'en finit plus, lui confère une durée de vie quasiment illimitée...

 

 

Merci à celles et ceux qui ont tenu jusque là ! J'ai encore été trop bavard, mais c'est une habitude chez moi !

 

Je remercie infiniment Tihmoty qui a réalisé la sublime image d'en-tête de cet article. Je précise qu'il s'agit à la base d'une capture d'écran in game, personnelle (vous aurez reconnu mon chapeau fétiche en peau de renard) prise lors d'une kill cam. C'est dire à quel point ce jeu est un régal pour les yeux...

Tihmoty a également réalisé la bannière toute belle, toute neuve de ce blog !

 

La semaine prochaine se tiendront les Game Awards 2018 ! Pour ne rien vous cacher, je me fous de la cérémonie comme de l'an quarante, mais la rumeur dit qu'une annonce pourrait être faite concernant la saga Metal Gear Solid. On parle d'un éventuel remake du premier épisode 3D sorti sur PlayStation, David Hayter pourrait être impliqué... enfin bref, le conditionnel est de sortie mais en fan de la série, je reviendrai sur cette annonce ! Si elle a lieu, bien sûr...

 

En attendant, vous pouvez toujours retrouver mon post sur l'article 13, ou je parle de cette dangereuse directive de l'Union Européenne qui menace de fermer YouTube (ou pas du tout) !

 

Bye ! ;)

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 Bonjour à toutes et à tous !

Si vous fréquentez régulièrement YouTube, (en gros si vous êtes vivants en 2018) vous n'avez pas pu passer à côté de l'appel au secours lancé par de nombreux vidéastes contre un certain article 13. Oh le vilain !

 

Émanant d'une directive de l'Union Européenne, l'incriminé pourrait être responsable à terme, d'un blocage massif de vidéos sur le célèbre site de partage américain, mais également au-delà. Instagram, Twitter ou encore Snapchat se verraient aussi dans l'obligation de filtrer les contenus.

 

Inquiets pour leur avenir (et on peut les comprendre au vu du ton paniqué qu'emploie YouTube dans sa communication), les youtbeurs sont montés au créneau, et on ne compte plus aujourd'hui les capsules sur le sujet, accompagnées du hastag : #SaveYourInternet, un mot dièse fédérateur lancé par Google. la situation y est dépeinte comme extrêmement inquiétante, voir alarmante ; nos libertés sur internet seraient gravement menacées !

 

dv

 

Rassurons-nous tout de suite, il n'en est rien et les vidéastes de tous bords se sont emportés. Encouragés à le faire comme ils le sont par YouTube, on leur pardonnera cet élan de panique injustifié...

 

Je vais tenter dans les lignes qui suivent de clarifier autant que je le peux la situation, d'expliquer de la meilleure façon possible ce qui se cache véritablement derrière l'article 13 mais aussi de démontrer en quoi les arguments des youtubeurs sont faussés. Pour ce faire, je ne vais pas sortir les informations de mon chapeau, bien entendu.

 

Quentin Deschandelliers, juriste de formation et assistant parlement de l'eurodéputé Marc Joulaud a récemment pris la parole pour apporter un peu de nuance au milieu des messages de soutient à #SaveYourInternet. Il a gentiment accepté mercredi dernier de répondre à mes nombreuses intérrogations, ce qui me permettra ici d’étayer les faits du mieux possible. Parce qu'on est jamais mieux informé que par celles et ceux qui sont au plus près de l'action.

Je tiens à nouveau ici à le remercier pour ses précieuses réponses !

Commençons par le commencement ! L'article 13 mis en lumière par les différents détracteurs de ce texte fait partie d'une directive de l'Union Européenne qui a pour but de mieux encadrer le droit d'auteur dans le marché unique numérique. À l'heure actuelle, il s'agit en fait de trois versions du texte : la proposition de la Commission Européenne, la position du Conseil Européen sur la question, et celle du Parlement, qui a été adoptée en septembre dernier et qui avait fait alors grand bruit. Je vous laisse les liens si vous voulez vous amuser à décortiquer tout cela vous-mêmes, mais inutile de vous prévenir qu'il vous faudra une certaine persévérance...

 

work

 

Ce qu'il faut retenir, c'est qu'actuellement, le texte est encore en négociation entre ces trois institutions qui vont rédiger ensemble, une sorte de version définitive. Ce sont dans ces négociations que YouTube cherche actuellement à interférer puisque le texte a été voté en septembre dernier.

L'article 13 de cette directive est donc encore susceptible d'être modifié, même si comme me le disait Quentin Deschandelliers : « aucune des 3 positions ne remet en cause l'article 13 dans ses fondamentaux, donc il y a un certain nombre de chose qu'on sera à peu près sûr de retrouver dans la version finale. ».

 

Dis m'en plus...

 

 

On y vient, « en gros l'article 13 vise à corriger les abus qui existent aujourd'hui sur le marché, notamment dans la relation entre les plate-formes et les auteurs » m'explique Quentin Deschandelliers.

 

À l'heure actuelle Google, via Youtube, profite d'une situation particulière. Les plates-formes de diffusion (pas uniquement Google, mais c'est vrai qu'ils cristallisent un peu le problème), use d'un « régime d'irresponsabilité juridique (qui n'a pas été conçu pour eux) pour refuser de passer des accords avec les auteurs ou leur imposer leurs conditions ». Le but est donc de rééquilibrer les forces pour obtenir des négociations plus juste entre les diffuseurs et les propriétaires des ½uvres, évitant ainsi les abus. D'un côté comme de l'autre, il faut le préciser. L'objectif n'est pas non plus d'inverser le rapport de force et de rendre les ayants-droits surpuissants.

 

« Il y a donc un consensus pour dire que certaines catégories de plate-formes ne pourront plus se servir du régime d'irresponsabilité juridique et auront donc l'obligation de passer des licences avec les auteurs qui le souhaitent (pour qu'ils puissent être rémunérés) ou alors de coopérer avec les auteurs pour les aider à lutter contre les usages non autorisés de leurs ½uvres. ».

 

Et d'ailleurs, au-delà des acteurs majeurs de l'industrie culturelle (majors, éditeurs de jeux vidéos, boites de production...) la directive a aussi vocation à aider les petits créateurs, souvent ennuyés par des strikes intempestifs dus notamment, au système utilisé par YouTube pour reconnaître automatiquement du contenu tiers, Content ID. Je vous invite une fois cet article parcouru à faire vos recherches sur le sujet, mais une chose est certaine, le pauvre n'est pas très apprécié des youtubeurs. Une fois la directive mise en place, le géant d'internet devra réviser son algorithme.

 

« On impose aussi la mise en place de mécanismes de recours, pour que les consommateurs puissent se défendre face à des applications injustifiées du droit d'auteur […] si la manière dont il doit exactement être construit est encore à négocier, l'idée sera quand même d'avoir un système plus protecteur que ce que Content ID offre aujourd'hui » m’écrivait Quentin Deschandelliers en prenant soin d'ajouter qu'aujourd'hui, lorsqu'une vidéo se fait striker par YouTube, il ne s'agit pas d'une politique relative au droit d'auteur, mais d'une décision prise intégralement par le service et surtout son algorithme impitoyable.

 

hold me

 Se retient de glisser un gif du générique de Dallas...

 

Tout n'est pas noir ou blanc, et les propriétaires des droits peuvent aussi être à l'origine d'abus. Par exemple lorsqu'ils prennent l'intégralité des revenus publicitaires alors que seule une poignée de secondes est diffusée dans l'ensemble d'une vidéo. Malheureusement, la directive ne pourra pas régler ce problème, « Il faudrait des accords de branche pour encadrer tout cela, ce qui sera peut-être facilité lorsque les youtubeurs auront mis en place leur association représentative ». Une sorte de syndicat des vidéastes d'internet peut-être, étape qui semble assez indispensable au fur et à mesure que l'activiter se professionnalise.

 

En tant que créateurs de contenus, les youtubeurs bénéficieront également grâce à cette directive d'une meilleure rémunération de la part de leur network ainsi que d'une protection accrue pour leurs réalisations qui sont, au même titre qu'un épisode de série télévisée pa exemple,  soumises au droit d'auteur et susceptibles d'être volées et exploitées par des tiers (sur YouTube ou d'autres services).

Youtubeur, à l'attaque !

 

 

Dans ses différentes campagnes de sensibilisation, qu'elles soient directes ou indirectes, YouTube avance de nombreux arguments afin de rallier l'opinion public à sa cause. Cherchant à user du capital sympathie des youtubeurs, l'entreprise les avait déjà contacté le 22 octobre dernier, via un poste sur son blog signé par Susan Wojcicki, la PDG de YouTube en personne, pour les encourager à prendre la parole et sensibiliser leur public sur les difficultés qu'ils pourraient rencontrer à l'avenir en cas d'adoption du texte. Depuis, des mails ont été envoyé, des coups de téléphone donnés afin d'informer (ou d'effrayer) les créateurs avec plus de certitude.

 

De nombreuses vidéos sont dès lors apparues sur le site et beaucoup de célèbres vidéastes ont abordé le sujet face caméra, le visage grave et l'argumentaire soufflé par Google. Celui-ci se revèle souvent approximatif, quand il n'est pas tout simplement faux. Vous me direz, ils peuvent bien faire des erreurs, ils ne sont pas juristes. Moi non plus d'ailleurs, c'est vrai. Mais j'en ai interrogé un ! ^-^

Approximations, mensonges et conséquences.

 

L'argument le plus alarmiste évoqué par les opposants serait qu'avec cette nouvelle législation, le service pourrait être contraint, à plus ou moins long terme, de bloquer un grand nombre de vidéos, celles déjà disponibles comme les futurs uploads. Selon le géant américain, l'application de cette législation serait impossible étant donné la quantité astronomique de minutes de vidéo envoyée sur leurs serveurs à la minute (on parle de 400 heures de vidéos toutes les 60 secondes). Alors pour éviter tout problème, on coupe tout !

 

shut down

 

Pourtant, si une telle mesure inquiète nombre de youtubeurs qui verraient alors leur revenu s'évaporer, elle paraît plus ridicule qu'autre chose. YouTube n'a aucun intérêt à se priver volontairement de millions d'internautes Européens. Car rappelons-le, s'ils se risquaient à bloquer l'accès aux vidéos, ils le feraient de leur propre chef. C'est d'abord une perte de revenus sèche, mais également l'ouverture d'un carrefour formidable pour une éventuelle concurrence. Dailymotion par exemple, (on ne rigole pas dans le fond...) qui dans le même temps ne bloquerait rien parce que la directive ne le lui demande pas, pourrait récupérer tout ce trafic. Dans la position de leader incontesté qu'a actuellement YouTube, jouer un coup aussi maladroit au risque de perdre ce leadership paraît peu probable.

 

La directive peut naturellement s'adapter en fonction des acteurs, de leurs marchés ou de leurs moyens, l'idée générale reste donc « d'imposer une coopération [entre ayants droit et hébergeurs, N.D.R]. Cette coopération doit évidemment être proportionnée et être adaptée aux spécificités de chaque service. Donc on ne demandera pas l'impossible, et il n'y aura pas de censure. Et tout est envisageable. Si les ayants droit et une plate-forme considèrent que le mieux est de passer par un système de notification au cas par cas, ils pourront parfaitement le faire. s'ils considèrent que la masse de contenu rend une application full manuelle impossible, alors il faudra envisager l'usage d'outils (comme YT et d'autres services le font déjà aujourd'hui de manière volontaire) pour faciliter le process encore une fois, ce qu'on impose c'est que les gens coopèrent ensemble. Ensuite, ce en quoi cette coopération doit consister, c'est à eux d'en décider, tant qu'ils respectent les garde-fou (proportionnalité, respect des droits fondamentaux, etc.) ».

 

Malgré tout, dans l'intervalle, l'article 13 de la directive européenne est bel et bien accusé de censure. Youtube menace de bloquer, mais c'est l'Union Européenne qui censure...

Une campagne autour du hastag #SaveYourInternet, tente à grand renforce de messages de soutient volontaires (surfant parfois sans honte sur le sentiment anti-européen ambiant), de jeter le discrédit sur la mesure, comme sur les élus. Une pétition est même en ligne est a pratiquement atteint son objectif de 3 millions de signatures à l'heure où ces lignes sont écrites.

 

Le site https://saveyourinternet.eu/ se veut être le portail de la lutte. Evidemment très orienté, on peut notamment y trouver cette page, sur laquelle les députés européens sont regroupés selon qu'ils aient voté pour ou contre l'article 13

Quatre catégories sont représentées, « Abstentionnistes », « Absents », mais aussi et surtout « l'Equipe Liberté » contre « l'Equipe Censure ». Le choix des mots n'est pas anodin et n'est qu'un rouage de la machine visant à faire passer la mesure pour une legislation de liberticide.

 

C'est nous les gentils !

 

Au dela d'accuser l'Union Européenne de vouloir porter atteinte aux libertés fondamentales, YouTube et les youtubeurs émaillent leur discours de mensonges. Cette « censure » pourrait ainsi s'appliquer, si on les croit, à tout ce qui est sujets au copyright, les photographies, la musique, les films, les jeux vidéos mais aussi les monument historiques allant même jusqu'aux logos de marque, qui pourraient bloquer une vidéo par leur simple apparition !

 

Tout cela est aussi faux que ridicule : « C'est ce que Youtube raconte pour faire paniquer les gens. Le logo d'une marque est effectivement protégé par le copyright, mais Coca ne va pas se servir de la Directive tout simplement parce que leurs revenus ne viennent pas de l'exploitation de ce logo mais de la vente du produit associé. Donc à moins qu'un youtubeur se serve du logo de Coca comme du logo de sa chaîne, Coca n'interviendra jamais au titre du copyright. et s'ils le font, ils le feront par le biais d'une simple notification, pas via l'article 13, tout simplement parce qu'ils n'ont pas besoin d'une protection systématique au titre du copyright. Morale de l'histoire, on peut boire du coca, avoir une peluche Sonic et une statuette star wars dans sa vidéo, personne ne viendra vous mettre une cagoule noire et vous fusiller dans les bois. ».

 

Il n'est, donc aucunement question de censurer quoi que ce soit grâce ou à cause de ce texte. Simplement parce que la directive n'a pas vocation à réguler le contenus des sites de streaming. Du moins, pas celui qui est mis en avant par Google comme étant menacé, les cours de langue, ou les vidéos fitness par exemple (comme si la majorité du contenu sur YouTube était de cet ordre, coucou les théories du complot !).

 

À noter aussi que dans le but de contenter un peu ses « employé.es » vidéastes, et possiblement les encourager à prendre la parole, YouTube, qui d'ordinaire n'est pas le premier à s’inquiéter de la bonne rétribution des revenus publicitaires leur déclarait le mois dernier : « le système de rémunération de leurs vidéos a été amélioré. YouTube annonce enfin la création d'un fonds de 20 millions de dollars (17 millions d'euros) pour "soutenir les créateurs et les organisations spécialisés qui créent et organisent des contenus éducatifs de qualité" sur la plateforme. » comme l'indique cet article du site d'Europe 1.

 

En conclusion...

 

 

Voilà, nous avons fait ici un petit tour rapide des contre-vérités et réels enjeux de la directive européenne relative au droit d'auteur. J’espère que la situation est plus claire pour vous comme elle l'a été pour moi après mes recherches. J'espère également qu'on cessera bientôt d'accuser le texte et les institutions de tout les maux.

 

Le plus triste dans cette histoire, c'est sans doute de voir que nous faisons aujourd'hui plus confiance à une entreprise privée américaine pour défendre nos libertés qu'à nos propres élus. Les accuser d'être déconnectés, inconscients de ce qui se joue avec cette directive, ou à la solde des lobbys (lol) c'est un peu les prendre pour des imbéciles mais aussi leur manquer de respect. Ils ne sont pas nés de la dernière pluie, eux aussi savent ce qu'ils font, ils connaissent leur boulot, et leur métier c'est le juridique.

 

Les Youtubeurs pris de peur se trompent d'ennemie et le public, qui leur fait naturellement confiance, suit le discours consistant à tout reprocher à l'UE et louer Saint YouTube pour son éternelle générosité. Ceux et celles qu'on appelle parfois "des influenceurs", ont aussi la résponsabilité de verifier leurs informations avant d'adopter une position malheureuse qu'ils vont ensuite transmettre à leur audience.

 

Vous êtes bien evidemment libres de faire ce qui vous chante, mais vous vous doutez bien qu'après ça, je ne vous invite pas vraiment à signer la fameuse pétition qui tourne un peu partout, évitons de faire ce beau cadeau à YouTube. Mais je le redis, cela ne regarde que vous.

 

Même si l'Union Européenne est une atroce dictature, nous le savons tous. Je l'ai appris sur YouTube perso... ▲

 

 

Je tiens à nouveau à remercier Quentin Deschandelliers qui a accepté de répondre à mes questions ! Si vous en avez vous aussi, il se fera je pense, un plaisir d'y répondre ! Vous pouvez également remonter cette page pour retrouver ses threads qui pourront, j'en suis sûr, apaiser bien des craintes.

 

Je vous laisse aussi cet article très interessant de Chloé Woitier pour le Figaro.fr publié hier en début de soirée : «Ils m'ont dit qu'Internet était en danger»: Comment Google mobilise les youtubeurs contre l'article 13.

 

Un grand merci également à Tihmoty qui a réalisé l'image d'entête de cet article !

 

Je précise à toutes fins utiles que les propos tenus ici n'engagent que moi et moi seul !

 

Promis, la prochaine fois je reviens avec du jeu vidéo, probablement Red Dead Redemption II...

 vge

 

MISE À JOUR

Rebonjour à toutes et à tous !

Vous avez été nombreux à réagir et je vous en remercie, tout comme pour l'accueil que vous avez reservé à cet article ! Merci beaucoup !

C'est pour illustrer, en vrai je suis bien plus beau.

Face aux nombreuses interrogations portant entre autre sur le statut juridique de YouTube une fois l'article 13 fixé et adopté (ce qui n'est toujours pas fait je le rappelle), je suis retourné en quête de réponses auprès de Quentin Deschandelliers. Je vous les ramène toutes chaudes sortant du four, dans cette mise à jour, en espérant qu'elles puissent donner satisfaction à votre soif de savoir.

Et que je puisse aussi passer à autre chose ! Je sais, je sais, j'ai voulu lancer le truc, j'assume ! 😅 

 

YouTube responsable devant la loi.

 

Faisons d'abord le point sur ce que l'article 13 souhaite véritablement modifier par rapport à YouTube. Le service sera t-il réellement considéré comme responsable juridiquement du contenu mis en ligne sur sa plate-forme une fois la directive adoptée ? La réponse est, comme dans tout problème complexe, un peu plus nuancée.

 

Tout d'abords, ils n'ont une responsabilité que par rapport au contenu soumis au droit d'auteur. Tout ce qui ne rentre pas dans cette catégorie n'est pas concerné par la directive. En d'autres termes, David Loarpe de la chaîne Science Étonnante, qui réalise lui même ses vidéos, sa musique, ses animations etc. en théorie YouTube n'a pas à s'inquiéter pour lui.

Ni pour vous-mêmes si vous aimez vous filmer en buvant une canette de Coca-Cola sous un soleil de plomb je le rappelle.

 

Et ensuite, « La responsabilité ça ne veut pas dire qu'ils doivent tout vérifier eux-mêmes, mais que si jamais un ayant droit veut quelque chose par rapport à son contenu, c'est YouTube qu'il doit aller voir » et le service ne pourra plus dès lors refuser une négociation. Parce qu'on en revient toujours à là. Le but, c'est de responsabiliser Google, pour éviter qu'ils refusent de répondre à leurs interlocuteurs. Comme dit dès le départ donc, de mettre tout le monde autour de la table, en laissant des marges de man½uvres à tous les partis.

 

Mais alors, comment ça va se passer tout ce bazar ? Est-ce que ça veut dire tout de même que YouTube pourra être attaqué en justice de toute part, par n'importe quel ayant droit ?

Là encore, c'est plus compliqué.

 

L'article 13 à l'épreuve.

 

Faire du service de vidéos made in Google un responsable juridique ne veut pas dire que cela va provoquer (comme une sorte d'effet pervers) une augmentation drastique du nombre de poursuites pour atteinte au droit d'auteur. Pour mieux illustrer, Quentin Deschandelliers m'a fourni quelques exemples théoriques, je vais ici énormément le paraphraser pour rester le plus juste possible.

 

Retenons quand-même, et ce n'est pas sans importance, que l’affinage de la directive étant toujours en cours, les choses peuvent encore changer. Mais voilà un peu comment l'Union Européenne voudrait que les choses se gèrent désormais.

 

Exemple n°1 : Vous êtes un ayants droit et vous souhaitez rédiger une licence pour l'exploitation de vos ½uvres. Une autorisation d'utilisation si vous voulez, qui se fait en général par contrat. Vous en informez donc YouTube qui désormais, est obligé de négocier cela avec vous. Une fois que la dite licence est établie, si chacun l'applique convenablement, il n'y a plus de problème de responsabilité car tout est définit dans le cadre de cette licence.

 

Exemple n°2 : Vous êtes toujours ayants droit, mais cette fois, vous n'avez pas envie de passer une licence avec le service. Pour des raisons qui vous regarde. Cependant, vous voulez tout de même protéger vos ½uvres. Dans le carde de cette coopération obligatoire, YouTube et vous-mêmes allez vous entendre pour protéger des ½uvres spécifiques (pas un catalogue, mais bien des titres en particulier) de manière spécifiques également. Cela peut être l'interdiction de mettre l’entièreté d'un film, n'autoriser que des extraits de tant de secondes, etc.

Ensuite, tant que YouTube appliquent cette coopération dans les critères définis, ils ne risquent rien. Au cas où certains contenus violeraient les conditions établies, là encore pas de poursuite judiciaire, mais probablement une notification de la part des ayants droit à YouTube (j'ai constaté telle vidéo, je vous la signal et vous la supprimez). Le service ne craint rien tant qu'ils répondent correctement aux demandes.

 

Exemple n°3 : En cas d'absence de tout accord entre YouTube et les ayants droit (licence, notifications...), une vidéo qui utiliserait du contenu tiers n'aura rien à craindre, et YouTube non plus. Ils n'auront alors rien à faire. C'est en quelque sorte à l'ayant droit de lancer les négociations, de reclamer son dû.

 

C'est assez clair ? :S

 

Dans tous les cas, même si YouTube a une responsabilité juridique vis-à-vis du contenus déposé sur son site, cela ne leur donnera pas le droit de devenir à la fois juge, juré et bourreau : « Il [YouTube] ne doit agir que dans le cadre très précis où les ayant droits lui demande d'agir. Parce que s'il allait plus loin (par exemple en bloquant tout contenu qu'il pense sous copyright), ça ne serait pas légal car il se substituerai à l'ayant droit […] et agirait de manière disproportionné par rapport à ses obligations réelles, ce qui serait susceptible d'engager sa responsabilité (pour cause d'abus). ».

 

Pour résumer, le blocage abusif ou systématique serait illégal, et rappelons-le, à l'initiative intégrale de YouTube (non de l'article 13). Ce n'est pas à eux de juger seuls le contenu, en tout cas pas pour des soucis de droit d'auteur.

 

Si ce ne sont pas YouTube qui censure, ce seront les autres !

 

Monsieur Disney devant une parodie de Star Wars.

 

Ce qui nous amène naturellement aux inquiétudes vis-à-vis, non pas de YouTube, mais des ayants droit. Vous avez en effet manifesté une certaine crainte quant au fait que, devenus plus forts sur le plan juridique, les détenteurs des droits pourraient procéder à une certaine censure sur le service de vidéo en ligne américain. Par exemple, pourraient-ils user de l'article 13 pour bloquer une vidéo très critique envers leur produit ? Pourront-ils mieux invoquer le droit d'auteur de façon abusive ?

 

« Ils pourraient essayer d'utiliser le copyright pour faire ça en effet (ça existe déjà, mais surtout pour des entreprises de biens pas des artistes) »

 

Aaaaahhhhh !!! C'est la fin ça y est !!!

 

Sauf que... « ça serait dans de nombreux cas de l'abus donc illégal. »

Ah... me voilà partiellement rassuré...

 

« Dans tous les cas, la Directive ne permet ni ne facilite cela (car pour ce genre de cas les boîtes utiliseront le système de notification tel qu'il existe déjà, étant donné qu'ils voudront bloquer un contenu spécifique). Au contraire, le fait qu'on impose un système de plainte (qui n'est pas obligatoire aujourd'hui) pourra potentiellement faciliter les recours contre ce genre de méthodes. ».

 

Ce qu'il faut retenir de ces éventuelles abus, c'est qu'ils ont malheureusement toujours lieu. Mais on ne peut pas accuser la directive européenne de l'encourager ou de la facilité. C'est peut-être dommage, mais elle n'est pas rédigée dans l'optique de réssoudre ce problème particulier.

En donnant des recours aux vidéastes, elle permettra peut-être tout de même de freiner des ayants droit qui seraient pris de l'envie d'user du copyright pour stoper un bad buzz (J'ignore si c'est quelque chose de fréquent, mais vu le nombre de critiques ciné, musique, JV... un peu partout dans le monde, on peut se dire que ça ne doit pas être très répandu non plus).

 

Voilà, cette fois je crois que c'est la bonne, on devrait avoir fait le tour de la question maintenant ! ✌️

 

Rassuré ?

 

Je remercie à nouveau Quentin Deschandelliers d'avoir supporté mes trop nombreuses sollicitations ! Promis c'est terminé ! ^-^

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Bonjour à toutes et à tous !

Eh bien ça y est, nous y voilà ! Depuis le 19 septembre dernier, l’équilibre dans la force entre Sony, Microsoft et Nintendo est enfin revenu ! Probablement frustrée de perdre un pognon de dingue en proposant gratuitement un service devenu payant chez la concurrence, la firme de Kyoto a définitivement adopté ce mois-ci le modèle économique visant à nous facturer les services en ligne. Nous nous réjouissons déjà à l'avance pour eux et les immenses profits que va générer cette nouvelle politique. Je me passerai de vous donner mon avis sur la chose dans son ensemble, je l'avais déjà fait ici il y a quelques années maintenant.

 

Je vais juste profiter de cet article pour apporter une petite précision qui manquait peut-être à mon première article sur le sujet, si j'ai un soucis avec le online payant, c'est que celui-ci s'impose sans distinction à tous les joueurs et toutes les joueuses, quelque soit leur degré d'investissement dans le jeu en ligne. Que l'on soit un.e mordu.e d'Overwatch au point d'y passer ses journées ou juste un.e explorateur.trice occasionnel.lle de GTA Online, tout le monde doit passer à la caisse. Et je trouve ça assez injuste de demander aux gros comme aux petits consommateurs entre 8¤ et 4¤ par mois pour accéder au même service quand leurs habitudes de consommation sont différentes. Pourquoi ne pas rêver à un forfait de 2h gratuites tout les mois et débuter un abonnement payant passé ce délai ? Hein quoi ? Trop tard ? Oh...

 

Mais là n'est plus la question aujourd'hui. Je souhaitais plutôt revenir sur les quelques « avantages » proposés par Nintendo pour justifier l'investissement et qui m'ont un peu turlupinés. Je tiens à préciser d'entrée qu'il s'agit ici d'un billet d'humeur, pas d'un long exposé visant à vous apprendre des choses. Vous êtes prévenu cette fois...

 

Pourquoi Nintendo, Pourquoi ?

 

 

À mon sens, et cela ne regarde que moi bien-sûr, rendre le online payant sur Switch constitue de la part de Nintendo un choix vraiment malheureux. Pas dans le sens où cela leur fera du tord, je suis certain qu'ils vont ainsi pouvoir multiplier leurs profits par soixante-treize et que leur image ne s'en trouvera même pas égratignée d'un iota. Il n'y a qu'à voir comme la chose est passée telle une lettre à la poste, personne ne remettant véritablement ce choix du online payant en cause, le justifiant même par ce vieille adage qui dit que puisque tout le monde le fait, pourquoi se priver d'en faire autant ?

Si la PlayStation 4 sautait d'une falaise, est-ce que toute la compagnie devrait suivre ?

Enfin c'est un autre débat...

 

Je suis un peu déçu par Nintendo, rapport à la philosophie générale de l'entreprise qui a toujours été avant tout le jeu. Quand Sony faisait de ses consoles des centres multimédia à coup de lecteur DVD ou de films sur UMD, Nintendo répondait en concevant des machines uniquement dédiées aux jeux, mais qui le faisaient très bien. Au final, commercialement parlant, ce n'était peut-être pas le choix le plus judicieux mais en terme d'image, c'est une stratégie plutôt bénéfique. Acheter Nintendo, c'est être sûr d'avoir des jeux de qualité, funs et pour toute la famille !

 

Attention, je ne dis pas qu'ils n'ont jamais cherché à faire de l'argent, que c'est une entreprise avec le c½ur sur la main, philanthrope et généreuse. Évidemment que non ! Mais il y avait malgré tout toujours chez eux cet amour du jeu et notamment du jeu partagé. Et là, c'est tout un aspect de cette pensée qui s’émiette un peu. Que tout le monde s'amuse ensemble oui, mais moyennant désormais une nouvelle petite compensation. Dommage...

 

Sont également exclus de cet espace de jeu mondial les enfants les moins fortunés ou les plus en froid avec leurs parents. Imaginez un peu la déception sur le visage de cette pauvre petite fille qui ravie d'avoir son nouveau Pokémon Let's Go Evoli sur Switch découvrira avec surprise et consternation qu'il faut, en plus des 200¤ déjà déboursés par ses braves parents pour l'achat de la console et du jeu, ajouter un surplus de 20¤ pour l'abonnement. Et cela tout les ans !

 

On me répondra que ce sont là des tarifs tout de même très attractifs et je dirai qu'en effet, on est loin de la petite bagatelle que nous demande la concurrence. Mais c'est sur le principe même que j'ai un problème, quelque soit le prix de cette démarche.

 

D'un autre point de vue, un peu beaucoup radical j'en conviens, on pourra arguer que le online n'est de toute façon pas un espace pour les enfants et qu'ils doivent se garder de s'aventurer dans ces contrées pas vertes du tout, où règnent souvent l’intolérance et les insultes aussi gratuites que faciles. Une vraie cour de récré...

Facturer l'entrée permettrait ainsi de se retrouver entre adulte (en tout bien tout honneur hein, je vous vois venir) et de tenir les plus jeunes à l'écart de ce triste monde interconnecté.

 

Sauf que si dans le principe l'idée semble louable, jusqu'ici Nintendo avait à mon sens plutôt bien géré cet aspect sans recourire au paiement de droit de connexion. En empêchant par exemple purement et simplement les échanges audios ou écrits avec des inconnus sur certain de ses titres (Mario Kart 7 par exemple), limitant parfois les interactions à quelques emojis et en embêtant tout le monde avec ce maudit système de code ami, Big N avait créé un espace qui, en apparence en tout cas, semblait tout à fait adapté pour accueillir des enfants d'une dizaine d'années par exemple.

 

De plus, toute la procédure à base d'application pour smartphone nécessaire pour dialoguer vocalement sur Switch, n'est t-elle pas déjà une sécurité ?

Après je n'ai pas d'enfant et ça fait des années que je n'en aie pas côtoyé un, ils attendent toujours leurs 12 ans pour avoir leur premier téléphone Mobicarte ? ...

 

Il semble que Nintendo cherche avec la Switch à séduire un public plus mature ou du moins plus âgé et fortuné qu'avec ses dernières consoles. Il n'y a qu'à voir le premier trailer d'annonce de la machine pour s'en rendre compte puisque les personnages mis en scène affichent tous au minimum une vingtaine d'années au compteur. Pas un enfant aux joues roses ni un prépubère au duvet saillant. 

 

  Mince, même dans l'avion il n'y en a pas un qui hurle au fond de son siège !

 

De fait si les consommateurs de la console sont plus vieux, ils ont également, on peut l'imaginer, plus de moyens. Dans ce cas, le service va fonctionner sans problème puisque que le jeune trentenaire dynamique n'a que faire de l'avis de ses parents lorsqu'il souhaite mettre de l'argent dans une chose aussi triviale que les jeux vidéos. Mais une autre part du public va peut-être se retrouver lésé par l'attitude de Nintendo et c'est tout de même fort dommage.

 

Il est vrai que le public de Nintendo n'est pas aussi jeune que ce qu'on pourrait naïvement croire au premier abord, en atteste la moyenne d'âge des joueurs de Pokémon qui se situerait selon Nintendo France autour de 20 ans. Mais certains titres s'adressent tout de même très largement à ce public, les monstres de poche en tête bien-sûr, ou plus récemment Yo Kai Watch. Et lorsqu'ils ne les visent pas directement, ils font tout de même en sorte de pouvoir les accueillir comme il se doit en restant des titres accessibles et tout public, à l'image de Splatoon 2 ou Mario Kart 8.

 

Il aurait pu être judicieux dans ce cas, de proposer un service qui reste gratuit pour certains titres, Pokémon par exemple, et payant pour d'autres parce que... ben parce qu'il faut bien payer maintenant semble t-il...

Malheureusement, il est déjà trop tard pour cela, encore une fois, j'ai envi de dire, dommage...

 

Chers vieux partenaires...

 

Cette quête d'un public, ou peut-être plutôt d'une image moins juvénile va m’amener logiquement au deuxième et troisième point, les jeux « offerts » par le service Nintendo Switch Online et les offres exclusives réservées aux abonnés. Deux aspects de l'abonnement qui surfent allégrement sur la fibre nostalgique. Peut-être trop ?

 

Nous pourrons en effet, le temps de notre abonnement, profiter d'un catalogue de jeux tout simplement immense et incroyablement riche en productions de grande qualité ! Non, vous ne rêvez pas, à vous les parties endiablées de Dr. Mario, Double Dragon ou encore Metroid ! Des jeux sortis initialement sur Nes !

Sur Nes ! Même pas la Super Nes non ! La Nes ! Des jeux qui ont plus de 30 ans pour certains !!?

Un accès complet à l’entièreté du catalogue Nes, Super Nes et N64, admettons, encore qu'il s'agirait à nouveau ici de succès plutôt surannés, mais uniquement la Nes ! Il y a de quoi tomber des nues.

 

Les plus âgés d'entre-vous me rétorqueront que ce sont là de véritables pépites du jeu vidéo, des ½uvres majeures, intemporelles et comme je vous crois mes amis bientôt quarantenaires, mais ça ne constitue pas un argument de vente fort ! C’en est un c'est vrai, mais plutôt léger, vraiment léger. Ou plutôt trop orienté sur une cible en particulier.

 

Et cette cible, c'est le consommateur d'âge moyen, bercé depuis sa tendre enfance par Nintendo. Alors c'est gentil pour eux et c'est tout à fait normal de les bichonner après tant d'années de fidélité, mais en attendant, les nouveaux arrivants pourront se sentir un peu oubliés par Big N sur ce coup là.

Je vais revenir encore sur le jeune public, mais que peut bien avoir à faire un enfant de 10 ou 13 ans de Duck Hunt ? Tout aussi bien qu'il soit, ce n'est pas un jeune d'une dixaine d'années que cela va intéresser !

Ou même une jeune joueuse de vingt trois ans venue sur Switch pour le Mario Kart dont on lui a tant parlé ?

 

Je suis un grand amateur de jeu vidéo, mais je sais aussi reconnaître les défauts du medium et l'un d'entre eux est que malheureusement, les ½uvres vidéoludiques vieillissent extrêmement vite et mal et il est difficile de s'amuser sur un titre vieux de 20 ans lorsqu'on ne l'a pas connu à l'époque.

 

Ça ne veut en rien dire qu'il est mauvais, pas du tout, mais il faudra du courage et beaucoup d'abnégation pour terminer un Zelda sur Nes par exemple, quand on sait tout le chemin qui a été parcouru depuis. Et je ne parle ici que du gameplay, les graphismes 8 bits ont quant à eux particulièrement mal vieilli, et le scintillement des sprites pourra en gêner plus d'un. On peut apprécier d'y jouer par curiosité, et même se surprendre à y prendre goût, mais force est de constater que le retro gaming est un passe temps de passionnés, d'initiés et /ou de curieux et que remonter si loin dans l'Histoire du média vidéoludique est bien compliqué pour le commun des mortels.

 

 

Pour le coup, les jeux mis à disposition le temps de l'abonnement par Nintendo dans son offre s'apparentent bien plus à un bonus qu'à un véritable argument de vente. À vous de me dire ce que vous en pensez, chacun est juge après tout.

Certains seront probablement curieux et ravis de découvrir ou redécouvrir la Nes, une console sortie en 1983, quand d'autres se moqueront comme d'une guigne de poser leurs pattes sur ces précieux fossiles

 

Et puis...

 

 

J'ai le sentiment qu'il n'est plus de bon ton d'en parler maintenant que presque tout les constructeurs proposent de racheter en dématérialisé les vieux succès de leurs anciennes machines mais ces titres Nes sont tous disponibles GRATUITEMENT en 4 clics avec l'émulation !

 

Alors je sais, c'est pas très bien et il règne autour de cette pratique un flou juridique qu'il faudra tôt ou tard éclaircir (et ça ne risque certainement pas d'être en faveur des émulateurs), mais il n'en reste pas moins que c'est possible et beaucoup plus intéressant pour celles et ceux qui n'ont pas connu la Nes et qui ne trouveront de toute façon à ces gloires d’antan que peu d’intérêt au bout de quelques minutes ! Payer un abonnement Nintendo Online pour passer 1 minutes 48 montre en main sur Donkey Donk, ça n'est pas forcement un bon plan, même à ce prix là. Bon point pour Nintendo cela dit, la possibilité de jouer en multijoueur via internet à ces vieux jeux qui ne permettaient évidemment pas cela à l'époque.

 

Et dans la continuité de l'exploitation de ce formidable filon qu'est la nostalgie, Nintendo a annoncé la première de ses offres exclusives réservées aux abonnés, un accessoire pour la Switch, une paire de manette reprise de la Nes... Encore...

 

À savoir qu'elles ne seront compatibles qu'avec les jeux Nes disponibles sur Switch via l'abonnement, (c'est qu'il manque quelques boutons pour Zelda Breath of the Wild...) et vendues au prix fort de 60¤ !

L'idée de lier cette offre dématérialisée qu'est l'abonnement en ligne à des avantages matériels est selon moi loin d'être mauvaise et permet d'une certaine manière de donner le sentiment au consommateur de faire parti d'une sorte de Club Nintendo. Pourquoi pas, il y a là de l'idée...

 

Voilà, je crois avoir fait le tour de ces petits détails de l'abonnement qui m'ont quelque peu étonné lors de l'annonce. Alors je sais, tout ça n'est pas si grave, ce n'est que du bonus quelque part, une sorte de cadeau pour justifier un peu plus le prix de l'abonnement (qui je le redis est très, très abordable chez Nintendo et devrait donner des idées à d'autres).

Ce qui m'ennuie c'est qu'au milieu de ça, c'est le jeu en ligne qu'on prend en otage. Et s'il ne s'agissait que d'une composante anecdotique de nos jeux vidéos alors peu importe. Mais plus le temps passe et plus elle prend de l'importance ! Échanger des Pokémons avec le monde entier est un moyen très efficace, voir indispensable, de remplir son Pokédex, goûter une fois aux courses en ligne de Mario Kart c'est se demander sans cesse pourquoi diable continuer de jouer contre l'ordinateur, quant à Splatoon l’intérêt du jeu en solo est proche du néant...

 

 

Nintendo propose ici une offre résolument tournée vers sa vieille et fidèle fan base, ce qui se comprend. Peut-être constitue t-elle la majorité des consommateurs de leurs produits. Mais en attendant, sont laissés sur le bord de la route celles et ceux qui n'ont que faire de la Nes et de ses succès d’antan et qui attendent de vrai initiatives nouvelles de la part de Nintendo.

 

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Bonjours à toutes et tous !

 

Vous l'avez peut-être remarqué en allumant votre PlayStation 4 cette semaine, Sony propose sept jours d'essai gratuit de son service de streaming de jeu vidéo sobrement baptisé PlayStation®Now. En grand curieux, mais surtout en grand radin, je me suis dit que ce qui ne coûte rien mérite toujours qu'on s'y intéresse même si ce n'est que pour 7 jours.

 

Je me suis donc inscrit pour une semaine aux frais de Sony, en prenant soin de noter sur mon agenda papier comme électronique, ainsi que sur un Post-it placé en évidence sur la porte de mon frigo, de ne pas oublier de résilier la chose passé le délai, au risque de voir mon maigre compte en banque débité de la modique somme de 14¤99 tout de même !

 

Tout d'abord, il s'agit là de ma première expérience du streaming vidéoludique et le moins que l'on puisse dire, c'est que la technologie est au point ! Une très bonne connexion est évidemment nécessaire, et je n'ai personnellement constaté aucun retard entre la pression du bouton et son action in-game, pas plus que de chutes de framerate intempestives. Sur PS4 du moins, le jeu sur PC, en connexion wi-fi, peut rencontrer quelques soucis de cet ordre, mais rien de bien dramatique cependant, surtout si l'on considère l'utilisation d'un réseau sans-fil. En bref, le service fonctionne au poil et sans vouloir jouer les madames Soleil, je ne serai pas étonné de voir le streaming de jeu vidéo remplacer d'ici une bonne dizaine (voir vingtaine) d'années tout ou partie du marché des consoles tel que nous le connaissons aujourd'hui. Mais je m'égare dans un autre débat...

 

 

Voilà, voilà... Malheureusement, si je devais faire la liste des bonnes raisons de souscrire à l'offre PS Now, elle s'arrêterait probablement ici...

 

 

Le soucis majeur vient selon moi de ce qui devrait être son point fort, le catalogue de jeux. On y trouve il est vrai, des titres de très bonne facture comme Red Dead Redemption, les trois premiers Uncharted, la quadrilogie Sly Cooper, L'intégralité des Bioshock, des point'n'click (Day of the Tentacle, Grim Fandango), Dirt Rally ou encore le remaster HD God of War. Et à cet instant, vous percevez peut-être une partie du problème : n’espérez pas trouver sur le PS Now les derniers titres en vogue.

 

Comptez donc plutôt sur les gloires passées, valeurs sûres au demeurant, mais qui ne vous feront peut-être pas sacrifier 15¤ tout les mois pour jouer à des titres que vous avez soit déjà fait, ou à côté desquels vous êtes passés pour la simple et bonne raison qu'ils ne vous disaient rien à l'époque, et probablement qu'ils ne vous parleront  pas plus aujourd'hui...

 

À cela, il convient également d'ajouter que certains, pour ne pas dire la plupart, de ces très bons jeux ne sont pas proposés dans leur version PS4 mais PS3 ! C'est le cas par exemple de Bioshock, Journey ou encore The Last of Us, des titres sorties initialement sur PlayStation 3, puis sur la petite s½ur dans des versions prétendument plus jolies et plus complètes.

 

Au premier abord, on pourrait regretter ce choix de la part de Sony. Quitte à nous faire payer pour ce service, autant nous proposer les plus belles versions existantes non !? C'est sans compter sur le fait que le streaming se fait dans une résolution inférieure à la full HD (je ne saurais pas vous dire précisément laquelle, je ne suis pas un expert, notez simplement que sur PS4, vous trouverez des bandes noires sur les côtés de votre image). Ce qui fait qu'entre un Beyond Two Souls qui tourne sur votre PS3 et le titre de Quantic Dream proposé dans sa version PS4 en streaming sur le PS Now, vous ne verrez pas la différence...

Bon c'est vrai, c'était déjà pas facile à desseller à la base, je vous l'accorde...

 

 

En dehors de ces titres majeurs et très populaires, on compte aussi quelques indépendants de qualités (Braid, Thomas was Alone...), plusieurs jeux PS2 du moyen au très mauvais (de Primal à FantaVision) et une myriade de petits jeux aussi attractifs que Mahjong Tales : Ancient Wisdom. Mais si, c'est ce jeu super de... ben de mahjong...

On regrettera également l'absence de jeux PS One qui aurait ajouté un plus.

 

 Non, vous ne rêvez pas, Magic Orbz est disponible ! =O

 

 

En tant que grand amateur de trophée et personne attentive aux jeux rattachés à son profil, j'aurais aimé que nous soit proposée la possibilité de désactiver les succès sur certains titres. En effet, l'accès illimité à autant de jeux donne nécessairement envie de tous les essayer au moins une fois, ne serait-ce que pour parcourir le premier niveau ! Il se trouve que parfois, l'idée d'avoir dans sa précieuse liste un jeu qu'on ne finira jamais, dissuade de le lancer.

 

Je vous laisse juger par vous-même la qualité du contenu du catalogue du PSNow disponible à cette adresse : https://www.playstation.com/fr-fr/explore/playstation-now/ps-now-games/

 

 

Maintenant, voici quelques précisions utiles pour celles et ceux qui chercheraient des réponses à leurs questions existentielles :

  • Le jeu en ligne sur les jeux Playstation 4 ne demande pas un abonnement PS Plus supplémentaire. Ça peut sembler évident, mais il est toujours bon de confirmer les choses.

  • Les parties en ligne sur les jeux PS3 se font avec les utilisateurs PS3. En version longue, si un.e de vos ami.e possède Red Dead Redemption sur PlayStation 3, vous pourrez donc sans problème le/la rejoindre et galoper ensemble à travers New Austin. À titre d'information, pour l'avoir essayé chez moi, deux consoles sur le même réseau peuvent se retrouver sur la même partie ;)

  • Comme je le disais plus haut, le streaming de jeu sur PC en wi-fi fonctionne relativement stablement. Je n'ai constaté que quelques petits ralentissements et aucune déconnexion.

  • Les jeux PS2 s'accompagnent de trophées ! C'est également le cas j'imagine quand vous les achetez sur le Store, mais ici, vous serez peut-être plus facilement tenté de tester un jeu moyen voir très mauvais juste par curiosité. Je préfère vous prévenir avant que vous ne vous retrouviez avec le fabuleux FantaVision au beau milieu de votre liste de trophées chérie...

  • Triste nouvelle pour les amateurs de stream, les fonctions de partage sont désactivées lorsque vous utilisez le PS Now. Pas de diffusion sur Twitch ou YouTube donc, on imagine aisément que le simple streaming du jeu monopolise déjà suffisamment la bande passante. En revanche, rien n'explique qu'on ne puisse faire de capture d'écran sur son disque dur personnel...

  • Le PS Now n’exauce pas les v½ux.

  • Le Ps Now n'est plus disponible sur PlayStation 3 ou PS Vita ! C'est personnel, mais je trouve la chose fort dommage, ça ne coûtait  pas plus cher.

 

 Qui peut le plus peut le moins comme on dit...

 

Pour conclure je dirai que malheureusement, le contenu ne mérite pas l'investissement, les jeux n'en valent pas la chandelle si vous me permettez cette petite formule réinventée pour l'occasion. Trop de titres hasardeux, peu de jeux récents constituent un catalogue bien maigre qui ne mérite pas, ou pas encore, que l'on y investisse 15¤ par mois. Pour autant, il est bon de voir que Sony est déjà prêt pour le futur, si les prédictions se confirment évidemment.

 

Pour l'heure, j'ai un peu le sentiment que la firme japonaise n'a pas à c½ur de proposer un service qui pourrait faire de l'ombre aux vente physiques ou bien dématérialisées...

 

 

 

 

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Bonjour à toutes et à tous !

Aujourd’hui, je me permets de vous proposer une série documentaire en 6 petits épisodes comme seul l’amitié franco-allemande sait en produire.

Les filles aux manettes, réalisé par Sonia Gonzalez

(Cliquez sur l'image ou le titre en italique pour accéder au site [voir N.B] )

"Il est temps de réviser quelques clichés ! L’époque où les jeux vidéo n'intéressaient que votre grand frère est révolue. Aujourd’hui, il y a au moins autant de joueuses que de joueurs et elles ne s’intéressent pas qu'à Candy Crush ou FarmVille ! Avec Les filles aux manettes, plongez en 6 épisodes dans un univers pixélisé pas si rose que ça."

(re)Découvrez le jeu vidéo à travers le temoignage de joueuses, de journalistes ou encore de programmeuses qui reviennent tour à tour sur l'image de la femme dans les oeuvres vidéoludiques, les personnages emblematiques ou encore la place de celle-ci au sein de l'industrie elle même et les perpsectives d'avenir.

N.B: Arte Creative a malheureseument désactivé l'integration des vidéos YouTube, par conséquent, je ne peux pas vous la poster directement dans son lecteur. Mais, vous pouvez retrouver tout les épisodes au sein d'une playliste sur le célèbre site de partage en cliquant ici !

N.B²: Si je puis rajouter une chose pour vous motiver à regarder cet excellent programme, sachez que quelqu'un que l'on connait assez bien par chez nous à Gameblog fait une petite apparition dans l'épisode 4. Mais chut ! Je n'en dirais pas plus... 😙

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Bonjour à toutes et à tous !

Microsoft, puis Sony... Les deux constructeurs ont fait le choix de faire des fonctionnalités online de leurs machines respectives une source de profit supplémentaire. Avec la nouvelle augmentation de l'abonnement PS Plus, le constructeur japonais s'aligne petit à petit sur son concurrent. C'est l'occasion pour moi de réveiller le consommateur prudent qui sommeille en mon sein et de revenir sur cette pratique commerciale qui consiste à faire payer ce qui ailleurs est gratuit.

 

Bien évidemment, je ne suis ni journaliste, ni économiste, ni même bon en math à vrai dire... Simple passionné. Je ne vous dirais pas si cette ponction du porte-feuille est parfaitement légitime, mais il me semble simplement bon de faire le point sur certaines choses. Ne m'accusez pas d'écrire avec un certain parti pris, car vous auriez parfaitement raison. Que voulez-vous ? il y a des choses qui me révolte. Et puis c'est mon blog, j'ai parfaitement le droit d'être partial. Débutons !

 

Avancez vers la caisse m'sieurs, dames :

 

Alors que sur PC, chez Nintendo ou sur console portable l'accès au jeu en ligne est gratuit, Microsoft et Sony jugent préférable de faire payer ce service dans nos salons. Traitez-moi de communiste mais j'ai tout de même envie de dire, « Salaud ! ». Pour appuyer mon propos, je vais faire l'inévitable comparaison avec le monde du PC. Je n'inclurais pas la Wii U, vous comprendrez bien pourquoi...*

 

Tentons d'être optimiste. Oui, les services Xbox Live et PlayStation Network proposent une expérience online homogène et, dans l'ensemble, de qualité. chaque joueurs à un profil, avec ses succès/trophées, l'expérience sociale est agréable avec la gestion des amis, la possibilité d'organiser des sessions de chat etc. Et tous les jeux passent par cet unique intermédiaire. Mais si ces arguments pouvaient jouer lors de l'apparition de ces services, aujourd'hui Valve est passé par là, et avec Steam, a uniformisé l'offre et l'expérience online sur PC. Maintenant, il est aussi possible sur ordinateur d'avoir un ID en ligne unique avec nos jeux, nos achievements, nos amis etc. Et non plus un compte par jeu... Je n'ai d'ailleurs jamais compris pourquoi Microsoft n'avait pas tenté de faire cela avant, pour encore asseoir son monopole. Mais c'est une autre histoire. Toujours est-il que l'argument du « réseau social » de joueurs n'est plus vraiment valable.

 

Autre point, rendons-nous compte de ce que Sony et Microsoft nous offrent vraiment en échange d'une belle somme d'argent. Vous comme moi payons chaque mois notre abonnement internet. Avec assiduité, notre fournisseur voit rentrer dans ses caisses suffisamment d'argent pour qu'il daigne inonder notre foyer de la divine connexion au web (terme certifié 1997(TM)). A partir de là, tout appareil compatible pourra mettre à profit ses capacités en ligne.
SAUF...
...notre console de salon ! qui a gentiment posé une barrière entre elle et les autoroutes de l'information. Et pour ouvrir ces dites barrières, seule solution : payer le droit de passage. S'acquitter de sa mensualité internet n'est plus suffisant, il faut maintenant aussi verser son dû à la machine.

 

Et ça... C'est un scandale ! Ah ! Je n'ai même pas de mot pour dire ce que je ressens ! Ça me fout la chiasse. Et je plaisante pas !

Hot Shots

 

Imaginez, vous branchez votre dernier téléviseur HD de la marque Panaphonics sur votre prise électrique murale . Vous avez payé comme il se doit votre fournisseur d'électricité. Alors que vous appuyer sur le bouton de mise en marche, c'est stupéfait que vous découvrez qu'un abonnement à « Panaphonics Live Plus Gold », à partir de 3.99¤ par mois, est indispensable afin de permettre à l'écran d'afficher le signal HDMI. Mais n'ayez crainte, le constructeur a pensé à vous les pauvres. Vous avez encore le droit, gratuitement, à la péritel. Ce ne sont pas des monstres tout de même.


 "Tiens donc ?!"


"Heu... C'est à dire que je vous ai déjà donné beaucoup d'argent  madame la télé..."


"Bon... Chérie ! On a toujours le magnéto ? Tu as mis où la cassette de La Soupe aux Choux ?"

 

Pour sa défense, lors de l'annonce de l'abonnement PlayStation Plus obligatoire, Shuhei Yoshida avait déclaré : « Le pilier principal de la PS4 sera le jeu en ligne. Nous développons plusieurs nouvelles façons de jouer et de se connecter, nécessitant un investissement important en termes de ressources. Compte tenu du coût, pour essayer de garder un tel service gratuit et, par conséquent, réduire sa qualité serait absurde. Nous avons décidé que si c'est le cas, alors il serait alors préférable de recevoir un paiement approprié et de continuer à offrir un bon service ».

Je ne suis pas dans le secret des dieux, et lui accorde volontiers le bénéfice du doute. Mais je vous avoue que j'ai, personnellement, du mal avec la formulation.

« Le pilier principal de la PS4 » n'est donc pas le hardware de la console... Intéressant...

 

Je peux volontiers admettre que le service soit une part importante de l'ambition du constructeur japonais pour sa console, que cela coûte cher, et qu'afin de l'entretenir comme il se doit, il soit utile de demander une compensation financière. De plus, Sony n'est pas Microsoft. En revanche, ce qui me contrarie c'est de dire que le jeu en ligne est « Le pilier principal de la PS4 ». Donc le pilier n'est pas vendu avec la console. Sans PS Plus, la PS4 n'est rien. Si tu n'en as pas les moyens, ta PS4 ne vaut rien. Il est nécessaire de payer continuellement Sony si tu désires que ta console livre le meilleur d'elle même. C'est presque aussi fort que le coup du « silôt nucléaire » de Don Mattrick...

 

Le pilier de la maison PlayStation n'est donc pas vendu avec les murs. Enfin, en vérité pas tout à fait. Sony vous offre, à l'achat d'une PS4, quelques briques.

 

Cette période d'essai fonctionne sur le principe du « Qui ne dit mot consent ». N'oubliez pas de prévenir Sony donc si vous ne souhaitez pas devenir membre du PS Plus au risque de vous voir automatiquement créditer la modique somme de 6.99¤. Sans réponse de votre part, vous voilà membre du club pour 1 mois. Encore une fois, tout cela est très honnête...

 

Mais afin de justifier pleinement ces investissements réguliers, c'est tout naturellement que la firme de Redmond et Sony nous proposent des avantages, afin de nous empêcher de mettre le feu aux sièges sociaux de leurs sociétés. Mais en est-ce vraiment ? 

 

Les avantages de payer Plus :

 

Sony comme Microsoft offrent chaque mois en cadeau à ses fidèles abonnés plusieurs jeux gratuits. Et ça, je crois qu'on peut le dire, c'est vraiment généreux. Attendez... De grosses entreprises, généreuses. Hum, voilà des mots qui ne vont pas ensemble...



Les jeux dit "gratuits", sont offerts gracieusement par ces derniers. Vous le savez probablement déjà, c'est un abus de langage. Pour la simple et bonne raison que ceux et celles qui y ont accès ont d'abord dû débourser une certaine somme d'argent. Á partir de ce point, ce n'est plus gratuit. Cela peut sembler évident, mais il est bon de noter que ces jeux ne sont pas non plus la propriété de l'abonné. En effet, il est difficile de définir le propriétaire d'un produit dématérialisé (on va se marrer quand Steam va fermer, je vous le dis !) mais aussi, parce qu'une fois l'abonnement expiré les dits jeux, bien que conservés sur le disque dur de la machine, ne peuvent plus être lancés. Seul le renouvellement de l'abonnement en déverrouillera à nouveau l'accès. Je ne sais pas comment vous appelez ça, mais pour moi, c'est de la location. On pourrait appeler ça du Pay To Play.


 

Sans oublier les réductions sur le catalogue dématérialisé (qui là encore, font pâle figure face aux soldes Steam), la sauvegarde sur le cloud (qui ne coûte pas un centime chez Valve), ou l'accès à des démos et des bêtas dont l'offre est naturellement moins diversifiée que sur... je vais manquer de synonyme pour le désigner...

Vous l'aurez compris, à mes yeux, les « avantages » sont bien trop légers pour justifier pleinement le prix de l'abonnement. **

 

Bilan Gold :

 

Ce petit tour d'horizon non exhaustif rédigé par monsieur Tout-le-Monde qui est aussi de fait monsieur Personne, permettra peut-être déjà de se faire une petite idée. Ce n'est que mon avis, il vaut ce qu'il vaut bien sûr, mais je ne peux m'empêcher de voir dans tout cela les dérives d'un marché qui n'a plus aucun mal à demander de l'argent pour un peu tout et n'importe quoi, sans toujours se justifier pleinement.

 

Bloqué, le consommateur trop modeste pour investir dans un PC de gamer, mais suffisamment aisé, doit se plier à cette taxe s'il espère profiter un tant soit peu de l'expérience complète qu'offre son titre préféré. Á défaut, le joueur infortuné devra lui se contenter de jouer en solo, puisque ces dernières années ont vu aussi le multi local se raréfier.

Moi qui suis depuis toujours un joueur console, je vous avoue que l'impossibilité de jouer en ligne gratuitement, me laisse plus que perplexe quant à l'acquisition de l'une des machines de dernière génération.

 

Essayons tout de même de nous quitter sur une note positive. Si le PC reste une plate-forme plus avantageuse sur ces points, inutile de nier qu'elle se réserve principalement à une élite qui n'a pas peur de dépenser des sommes importantes dans leur machine. Si nous avons tous, au fil des années, investi beaucoup d'argent dans notre passion, il n'est pas offert à tout le monde de mettre sur le guichet du vendeur autant de précieux écus d'un seul coup.

Sur ce, mesdames, messieurs, bonne continuation à vous et attention à vos économies, votre
machine pourrait bien avoir encore de l'appétit...

 

* Pour ce qui est des consoles Nintendo... Et bien... Disons qu'il faut être client de l'univers de Mario et consoeur puisque la Wii U et la 3DS ont des catalogues bien à elles. Désertés par les éditeurs tiers, il faut bien l'avouer. Comparer leurs offres online à celles de leurs concurrentes reviendrais à vouloir comparer Jupiter à un ballon de plage.

 

** petit avantage Xbox Live tout de même avec le Home Gold qui permet avec un abonnement, de débloquer le jeu en ligne pour tout les utilisateurs d'une même machine (Voir les conditions). Mais l'idée est très bonne et rend l'investissement bien plus rentable. Mention spéciale à Sony qui s'est rendu compte soudainement qu'il valait mieux faire payer les joueurs à partir de la 4eme génération de ses consoles... Pourquoi se priver.

 

Un grand merci à Tihmoty pour m'avoir glissé l'idée d'illustrer moi même l'article et pour avoir réalisé les screens Panaphonics =)

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(Jeu vidéo)

 

 

Bonjour à toutes et à tous !

 

Quand on aime faire des cases pour y ranger les gens et le jeu en ligne sur console, il pourrait être assez aisé de s'inventer trois profiles type d'utilisateur. La première catégorie regrouperait les joueurs venus là afin de partager une expérience de jeu forte et des émotions avec des inconnus tout autour du globe. Pas franchement la classe la plus représentée je vous l'accorde. La seconde, probablement la pire et la plus prolifique, réunirait les trollers de tout poil avide de ruiner votre plaisir. Il parait même que ça les fait rire... Mais c'est la troisième catégorie qui va m’intéresser aujourd'hui.

 

Presque aussi pénible que la deuxième, celle-ci regrouperait tout les bons samaritains du jeu online ainsi que les joueurs venus là pour le multi mais qui en réalité, sans peut-être même s'en rendre compte, jouent tout seul. Je vais tenter d'expliquer mon propos avec un petit exemple pioché au hasard dans mon expérience personnelle.

 

Grand joueur de Metal Gear Solid devant l'éternel, ce qui m'a toujours captivé dans le gameplay c'est la recherche de la tension. Comment éviter l'ennemi, sans l'éliminer de quelques façons que ce soit afin de ne laisser derrière moi aucune traces. Alors quand je me dis que partager ce frisson avec quelqu'un est possible en ligne sur Peace Walker, je ne peux que me réjouir ! Je croiserai certainement tout un tas de joueurs aussi ravi que moi de se confronter avec l'intelligence artificielle. Je sais, je suis un peu idéaliste et au bout de quelques mois, force et de constater que ces joueurs ne sont malheureusement pas légion ...

 

Il y a quelques semaines, je lance une OPS Bonus dont l'objectif est de récupérer le matériel que Snake à perdu lorsqu'il c'est fait emprisonner (non ce n'est pas du spoil, ça arrive dans tout les épisodes ou presque). Petite mission d'infiltration somme toute sympathique. Un joueur me rejoint (Allemand je crois) et nous commençons le jeu. Frisson en perspective ? Grand moment de tension lorsque l'un de nous, dans une traversé héroïque afin de récupérer les rations du Boss, se retrouve alors pris en sandwich et ne peut compter que sur l'aide de son coéquipier ? Et bien... Non.

 

A peine la partie fut-elle lancée que mon compatriote européen file droit sur chaque objets, car il en connaît la localisation exacte, tir au pistolet tranquillisant sur chaque soldats, car il connaît leurs positions par c½ur et c'est en à peine une minute que la mission est pliée. Rentrez chez vous mesdames et messieurs, y a rien à voir. Rang S et tout le bazar, j'ai tout juste eu le temps d'observer le niveau. Je ne peux alors m’empêcher de me dire « tu t'es amusé là ? Vraiment ? ».

 

Car c'est bien pour cela que nous jouons en ligne, que nous jouons tout court d'ailleurs je me trompe ? S'est-il amusé ce joueur qui, en une poignée de secondes à terminé la mission ? Quel sentiment agréable en a t-il tiré au bout du compte ? C'est là, précisément ici, que je veux en venir.

 

Ces joueurs ne cherchent pas délibérément à ruiner votre expérience pourtant, le résultat est le même. Le problème n'est même plus de savoir si nous avons les mêmes aspirations, les mêmes attentes vis-à-vis du jeu, car ceux-là ne jouent tout simplement plus. Ne laissant pas le jeu créer l'enjeu, ils adoptent une attitude tout aussi contraire aux règles que celui ou celle qui chope la valise dans GTA Online et se barre à l'autre bout de la carte (tu te reconnaîtras). Quelle satisfaction peut-on bien tirer à traverser le niveau comme une balle de revolver, à ne prendre absolument aucun risque et à faire en coopération ce qui aurait très bien pu être fait seul ?

 

 

« A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. » Pierre CORNEILLE

 

Peut-être ces joueurs jouissent-ils de montrer à la face du monde combien ils sont fort, rapide et gracieux mais bon Dieu, le monde s'en fiche ! Je ne veux pas être époustouflé par tant de maîtrise, je veux jouer et ça, ce n'est pas amusant ! Le nombre de bon samaritain sur le online est lui aussi incroyable. « Tu veux de l'aide ? », « Je peux t'aider là pour obtenir le rang S ? », « J'ai l'arme ultime, tu verras en 30 secondes se sera réglé, on pourra faire à deux une mission qui nécessite 8 personnes. ». Non, je ne veux pas de l'aide, je veux un coéquipier, un partenaire de jeu, quelqu'un avec qui partager mon expérience et non pas que je regarde vivre la sienne.

 

Mes nerfs me lâchent, pardonnez-moi. Tout cela pour dire qu'il serait peut-être temps que les joueurs et joueuses du monde entier comprennent quelle chance nous avons aujourd'hui de pouvoir jouer tous ensemble, où que nous soyons sur le globe (sauf en Corée du Nord) à nos jeux préférés. Ce qui n'était avant qu'une expérience solo peut maintenant se vivre à plusieurs et ça, c'est tout de même assez génial quand on y pense.

 

 

Instant contemplation.

 

Certains me rétorquerons que je n'ai qu'à jouer avec mes vrais amis du monde réel de la réalité véritable. Oui, et c'est même très marrant comme ça, mais quel dommage de se passer de 4 milliards (je ne compte pas les vieillards, les bébés et les Nord Coréens) d'amis ou d'adverses potentiels. Peut-être un jour serons nous contraint de ne nous adonner exclusivement au multi-local si le online persiste à rester cette jungle ou chacun joue pour soi, qu'il soit dans votre camp ou dans celui d'en face.

 

 

 P.S : Si d'aventure passe ici un joueur Playstation 3 de MGS Peace Walker partageant avec moi l'amour de l'infiltration sans victime, qu'il n’hésite pas à se faire connaître. A bon entendeur ! ;)

 

 

 

 

 

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