Obi-Doo, la force vidéoludique.

Obi-Doo, la force vidéoludique.

Par Obi-Doo Blog créé le 25/12/14 Mis à jour le 15/11/19 à 22h23

Diplômé d'un Master en cinéma et grand amateur de jeu vidéo, je partage ici mon expérience de joueur, mon point de vue sur les titres, l'industrie et parfois au-delà...

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Bonjour à toutes et à tous !

 

Juste un petit poste rapide pour mettre sur ce blog un lien vers ma nouvelle adresse, toujours sur Gameblog ! Mes articles et autres propositions seront désormais disponibles juste ici, sous mon véritable nom : Le blog d'Antoine Bardet

 

 

Pour celles et ceux que ça intéressent, j'ai également ouvert récemment ma chaîne YouTube et posté ma première vidéo consacrée à Metal Gear Solid sur PlayStation. Un titre d'une rare intelligence, qui m'a beaucoup appris sur le jeu vidéo et sur le monde qui m'entoure. Du haut de mes 10 ans, j'ai été fasciné autant par son histoire, sa mise en scène que son gameplay au concept alors unique. J’espère lui avoir rendu suffisamment honneur...

 

Bye Bye Obi-Doo donc. Je conserve toutefois le pseudo et tous les droits subsidiaires pour mes ID PSN, Steam, Nintendo Network et tout le tintouin !

 

À très bientôt sur mon nouveau blog pour un très gros projet documentaire concernant un vieux jeu PS2 du début des années 2000...

 

Des bisous !

 

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Bonjour à toutes et à tous !

L'information (ou la rumeur plutôt, soyons précis) ne vous aura sans doute pas échappée, elle traîne sur les internets depuis de nombreux mois maintenant. Nintendo préparerait dans le plus grand des secrets une ou plusieurs nouvelles itérations de sa console phare. Une mise à jour hardware et esthétique semblable à ce qui a pu se faire pour la Game Boy ou la 3DS en leur temps et qui s'appliquerait désormais à la Nintendo Switch.

 

Si l'on évoque parfois un nouveau modèle plus puissant, équipé d'un écran de meilleur qualité et aux performances un chouïa boostées, c'est bien souvent la version dite « mini » qui fait parler d'elle. Pas plus tard qu'il y a 4 jours, voilà encore qu'un hypothétique accessoire de chez BigBen relançait la machine aux rumeurs, puisqu'il s'agirait ici ni plus ni moins que d'une coque de protection adaptée à cette Switch de poche.

 

 

 

Certains photomontages l’imaginaient déjà et cette image tendrait à le confirmer ; il semblerait bien que cette Switch Mini soit constitué d'un seul et même bloque. Traduction : pas de dock permettant de passer du mode portable au mode salon, mais surtout pas de Joy-Con détachables ! Ici, c'est une véritable console nomade, dans la plus pure tradition. Et ça voyez-vous, ça me turlupine un peu...

 

Auf wiedersehen Motion Gaming...

 

Ce n'est probablement pas votre type de gameplay préféré, et pour ne rien vous cacher ce n'est pas le mien non plus. Pour autant, impossible de le nier, il y a bien du motion gaming sur Switch ! Celui-ci n'est cependant fonctionnel qu'à la condition que les Joy-Con puissent se séparer de la machine. Et avec cette Switch Mini, je pense que vous voyez où est le soucis.

 

 

Adieu les parties endiablées de 1-2 Switch... Mais si 1-2 Switch ! Ce jeu sorti au lancement de la console, qui rappelait un peu un Wii Sports en moins complet et vendu trop cher !

 

Si 1-2 Switch n'est pas votre truc, alors que dire du motion control de Super Mario Odyssey ? Bon mauvaise exemple aussi, alors parlons de Nintendo Labo ? Ah, là, c'est un vrai problème ! Pas la peine de penser acquérir un quelconque kit en carton avec cette machine puisque vous serez dans l'incapacité de séparer les manettes de leur écran et donc de les placer dans la voiture ou le turbo fusil !

 

Je vous entend déjà me dire que si tout ce que perd le joueur de Switch Mini c'est quelques party game moyens et du carton, il n'y a pas de quoi en faire un drame, et vous aurez probablement raison. Depuis le succès aussi surprenant que fulgurant de la Wii, force est de constater que l'industrie comme le public s'est lassé du motion gaming. Mais dans mon esprit peut-être un brin trop pragmatique ça fait tâche. Si la rumeur se confirme Nintendo proposerait là une console non compatible avec l'ensemble de son propre catalogue. C'est tout de même curieux et assez dommageable, vous ne trouvez pas ?

 

C'est un peu comme si était sorti à l'époque un modèle de DS avec deux écrans, mais aucun qui ne soit tactile. Puisque tous les jeux ne s'en servent pas de toute façon... vous ferez le tri en aval hein !

 

Bon allez, le motion gaming est une chose et l'absence de celui-ci ne sera probablement pas le plus gros handicap d'une telle machine.

 

La moitié d'une idée ?

 

La Nintendo Switch, c'est avant tout un concept ! Une console pour les lier toutes et dans la joie les... Disons plutôt une machine à la fois nomade et de salon, afin d'avoir le meilleur des deux mondes (ou presque).

 

Le but même de cette Switch Mini serait donc de ne garder qu'un seul des aspects de ce concept qui a fait le succès de la dernière née de Nintendo. En soi, l'idée n'est pas foncièrement mauvaise, pourquoi ne pas proposer en effet une machine plus abordable sans quelques options non essentielles ?

 

Eh bien, pour me faire l'avocat du diable, déjà parce que c'est contradictoire avec son nom. Oui je sais, ce n'est qu'un nom, dans le fond on s'en fout. C'est simplement pour dire que le côté « Switch », ce côté « je passe d'une console portable à une console de salon en une demi seconde » c'est toute la force de la machine ! Là forcement, ça tombe à plat.

 

Cependant, cette version Mini restera sans doute un bon moyen pour les bourses les plus maigres d’acquérir la Switch, en sacrifiant au passage l'aspect console de salon. Un mal pour un bien comme on dit...

 

Mais bien plus que l'absence de jeu sur télé, avec cette Switch Mini sans Joy-Con c'est surtout l'impossibilité pour son propriétaire de profiter de parties improvisées de Mario Kart 8 Deluxe avec sa/son voisin.e de TGV ! Fini de demander de l'aide à papa ou maman pour avancer dans Pokémon Let's Go Pikachu/Evoli ! Terminés les affrontements surprises sur Super Smash Bros. Ultimate avec ces camarades de classes !

 

 

Si tant est qu'ils arrivent à jouer correctement avec ça...

 

Enfin bref, ce qui faisait également parti des points forts de la Switch, ou du moins de ceux largement mis en avant par Nintendo à la sortie, s'écroule ici face à cette machine sans Joy-Con aucun. On se retrouve avec une console portable tout ce qu'il y a de plus classique, certes très puissante, mais sans ce plus apporté par le côté touche-à-tout du premier modèle.

 

 

Vade Retro Satana

 

Il est temps de ranger mon costume de petit diable au placard et de retrouver le bon sens qui est le mien. En dépit des quelques soucis que pourrait occasionner un modèle mini sans Joy-Con (pas de multi improvisé, incompatibilité de jeux voir de concepts...) la mise sur le marché d'une telle machine ne semble pas non plus tenir du registre de l'aberration. Il y aura des manques, certes, Mais que ce soit l'absent de Joy-Con ou l'impossibilité de relier la machine au téléviseur du salon, rien de tout cela ne constitue un handicap majeur.

 

Je tenais simplement à aborder leur disparition avec vous, car je n'ai vu personne soulever ce point lorsque l'on parle de cette hypothétique « Nintendo Switch Mini ». Alors que d'après ce qu'on entend des différentes rumeurs, c'est quand même flagrant !

 

Il convient également de ne pas oublier que pour l'instant tout cela reste justement de l'ordre de la rumeur ! Rien n'est confirmé et les informations ou autres qui pourraient nous parvenir sont à prendre avec beaucoup de légèreté.

 

Nous verrons bien d'ici quelques mois si tout cela se confirme bel et bien. Et puis après tout, il n'est pas interdit d'imaginer que cette Switch Mini soit compatible avec une paire de Joy-Con ordinaire, voir de futurs docks vendus séparement, et qu'il suffira de synchroniser tout ça pour ensuite...

 

 

Hey mais j'ai parlé pour rien dire en fait ?!

 

Merci à tous d'avoir lu ce billet de blog ! Vous pouvez me faire part de vos impressions ou de vos attentes concernant cette hypothétique console portable de Nintendo !

 

Un grand merci à Tihmoty qui a réalisé l'image d'en-tête de cet... Ah non, pas cette fois ! Je l'ai réalisé tout seul comme un grand, je vous laisse admirer le résultat. J'ai découpé les photos moi-même :P

 

Pour agrémenter votre doux week-end estival, vous pouvez toujours retrouver mon article sur le jeu de gestion Spore, par le crétaur des Sims, qui vous propose un fabuleux voyage interstellaire à echelle réduite...

 

Des bisous tout doux ! 

Voir aussi

Plateformes : 
Nintendo Switch
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Bonjour à toutes et à tous !

Cela ne vous aura sans doute pas échappé, ces dernières semaines s'est déroulé à Los Angeles l'Electronic Entertainement Expo, plus communément appelé E3. Au cours de cet événement international, Nintendo a naturellement pris la parole via un Nintendo direct particulièrement bien conclu, auquel a suivit un Nintendo Treehouse consacré entre autre, aux prochaines épisodes de Pokémon Épée et Bouclier.

 

de longues séquences de gameplay sont alors dévoilées en présence de David Numrich, Shigeru Ômori et Jun'Ichi Masuda. Les trois hommes nous expliquent sobrement les nouveautés de gameplay apportées par cette dernière génération, les nouvelles mécaniques et révèlent au détour d'une phrase, la terrible nouvelle qui allait bientôt agiter la planète Pokémon tout entière...

 

 

Les erreurs du passée je referai...

 

Inutile de tourner autour du pot pendant des heures, l'annonce qui a fait dresser les cheveux des fans de Pokémon n'est autre que l'absence pure et simple du Pokédex National !

 

Pour ceux qui ignoreraient ce que c'est, le Pokédex se divisait jusqu'à encore assez récemment en deux parties. La première était appelée Pokédex Régional. Il s'agissait, comme son nom l'indique, de la collection de l'ensemble des Pokémon trouvable dans la région et uniquement ceux-là. À titre d'exemple, vous trouverez ici la liste des Pokémon de la région de Sinnoh. Le national lui en revanche, regroupe absolument toutes les créatures, de Bulbizarre aux derniers arrivants, en passant par les légendaires, toutes générations confondues...

 

Malheureusement, depuis Soleil et Lune, Game Freak ne semble plus vouloir travailler l'aspect collection de son jeu phare, puisque déjà à l'époque de la septième génération, on ne trouvait plus de Pokédex National.

 

Il en sera donc de même pour cette huitième génération de Pokémon. Pas la peine de se fatiguer à réunir plus de 800 créatures, le bestiaire du jeu n'en comportera pas autant. Pire encore, là où Soleil/Lune vous laissait tout de même la liberté d'importer votre Kaiminus chouchou de la génération précédente, quand bien même celui-ci n'était pas enregistré dans le Pokédex, ici il sera purement et simplement bloqué à la frontière !

 

 

Comprenez que si votre Pachirisu favori ne fait pas partie du bestiaire local de la région de Galar, impossible de le transférer dans votre partie !

 

 

 

Un hastag pour demander réparation !

 

Autant vous dire que les fans ont plutôt mal pris la nouvelle... C'est alors crée sur les internets, et sur le réseau social Twitter notamment, un hashtag baptisé #BringBackNationalDex (ou #BringBackTheNationaldex, il peut prendre plusieurs formes), rassemblant les réactions des joueurs face à cette annonce et leurs réclamations pour le retour du 'Dex National. Beaucoup regrettent le choix de Game Freak et redoutent de devoir laisser derrière eux leur équipe habituelle, qui les a parfois accompagné sur plusieurs générations.

 

 

 

À titre personnel, je me suis moi-même fendu d'un tweet afin de préciser que non seulement on ne pourra pas jouer avec nos monstres favoris, mais qu'en plus, encore une fois, l'aspect collection du jeu passe totalement à la trappe ! Le slogan « Attrapez les tous », semble définitivement être un leitmotiv désuet, et c'est bien regrettable.

 

 

Pour autant, les justifications de Game Freak quant au retrait d'une partie des Pokémon n'ont rien de farfelues et sont même plutôt compréhensibles lorsque l'on prend le temps de s'y pencher un peu...

 

Game Freak à la barre.

 

Officiellement, les développeurs ont déclaré qu'une sélection dans les Pokémon avait dû se faire tant il aurait été humainement impossible de réaliser et animer les modèles 3D de chacun d'entre-eux. J'en entends déjà dire que tout ce travail avait déjà été opéré pour Soleil et Lune, qu'il suffirait de simplement reprendre tout ça et d'y passer un petit coup de polish pour pouvoir les intégrer dans Épée et Bouclier. Mais ce n'est probablement pas aussi simple.

 

Le passage sur une nouvelle génération de machine, qui plus est en HD, nécessite probablement des retouches non négligeables, d'autant que le studio a également annoncé avoir affiné l'expressivité des Pokémon, probablement pour le retour de la Poké-Récré (mais pas que). Imaginez un peu la masse de travail que cela représente ! Contrairement à ce que certains peuvent s'imaginer, modéliser un personnage en 3D, même aussi simple qu'un Mystherbe, ça ne prend pas 5 minutes ! 

 

 

Autour du hashtag #ポケモン5分モデリングla communauté japonaise s'amuse à essayer de modéliser un Pokémon en 5 minutes. Plus de détails ici sur le site Pokébip.

 

Tout ça pour dire que même si je suis le premier déçu par l'absence du Pokédex National, je trouve la défense de Game Freak plus que recevable. Mais ça n'en reste pas moins dommage, vraiment, vraiment dommage.

 

J'ai le sentiment que la série se trahit un peu en laissant de côté ce qui est une de ses principales forces, sa diversité. Il existe des Pokémon de toutes les tailles, de toutes les couleurs, pour tout le monde, et c'est aussi ça qui fait la beauté de cet univers.

 

Une tempête dans un verre d'eau...

 

Difficile de dire si cette bruyante déception aura des répercussions sur les ventes. Je parierais personnellement sur un gros « pas du tout ! », mais je peux me tromper... Même si les réactions peuvent être particulièrement démesurées, voir violentes, les conséquences risquent fort d'être inexistantes. Il serait bon également de ne pas oublier qu'il ne s'agit que d'un jeu...

 

Une chose reste néanmoins certaine, inutile d’espérer un quelconque report du jeu. Comme le rappelle cet article sur le site Pokébip, Pokémon est une machine marketing bien huilée, dont les différents produits sont synchronisés afin de se promouvoir les uns les autres. Pas d'animé sans un nouveau jeu, lui-même accompagné d'une nouvelle série de carte, elle même entourée de toute une ribambelle de peluches et autres cochonneries en plastique...

 

De plus, les différents épisodes ont l'habitude depuis quelques années de sortir simultanément dans le monde entier peu après la rentrée scolaire (en occident du moins), afin de profiter de l'effet de groupe et des fêtes de noël qui approchent. Difficile de croire que Game Freak acceptera de reculer la sortie du jeu au risque de détraquer toute cette belle machinerie...

 

Reste à espérer que de futures mises à jours viennent ajouter progressivement le reste des Pokémon, mais là encore, j'en doute fort. Pour l'instant, aucune déclaration n'est allée dans ce sens. Peut-être pouvons-nous nous laisser à rêver d'un remake des épisodes Diamant/Perle qui comprendra lui, toutes nos petites bestioles favorites, sans restriction aucune...

 

Pokédex

 On finira bien par se revoir...

Merci à tous d'avoir lu ce billet de blog ! Je vous laisse un lien vers l'article du site Pokébip qui explique plutôt bien les choses et revient notamment sur les principales raisons ayant contraint les développeurs à prendre cette malheureuse décision : Le "drame" du Pokédex National.

 

 Un grand merci à Tihmoty pour son merveilleux travail sur l'image d'en-tête !

 

Quant à moi je vous dis à la prochaine ! Si vous ne savez quoi faire de votre week-end, vous pouvez toujours retrouver mon article sur la Game Boy Advance qui a fêté ses 18 ans cette année !

Voir aussi

Jeux : 
Pokémon Epée / Bouclier
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(Politique)

Bonjour à toutes et à tous !

L'info ne vous aura sans doute pas échappé, plusieurs Youtubeurs plus ou moins populaires s'en sont fait l'écho, la Directive Européenne sur les droits d'auteur a été adoptée en début de semaine par le parlement ! Ce qui veut dire que l'infâme article 13 (devenu entre temps le 17) a également été validé par nos députés. Les États membres, qui ont tous négocié et accepté le texte, ont maintenant deux ans pour inclurent dans leur droit national respectif, les conditions de la directive.

 

Ô rage, ô désespoir, ce n'est désormais plus qu'une question de temps avant qu'internet ne devienne une terre stérile, sur laquelle plus aucune créativité ne pourra jamais plus pousser !

 

Ou peut-être pas... Il y a quelques mois, j'ai moi-même lancé le débat ici sur Gameblog en vous résumant du mieux que je pouvais la situation. Avec l'aide de Quentin Deschandelliers, assistant parlementaire de l'euro-député Marc Joulaud, j'ai tenté de démêler le vrai du faux et de connaître les raisons qui ont conduit nos dirigeants à entreprendre une telle reforme, et celles qui ont poussé Google à créer un vent de panique dans la population.

Aujourd'hui, presque cinq mois plus tard, je me devais de revenir vers vous pour conclure une bonne fois pour toute ce chapitre. J'ai repris contact avec Quentin Deschandelliers et lui ai demandé des précisions quant à la forme et l'application du fameuse article 13. Le texte est adopté, et maintenant ? Que va t-il se passer ? YouTube va t-il fermer boutique en Europe ? Allons-nous être obligés de passer par des VPN (Virtual Private Network) afin de masquer notre présence sur le vieux continent aux serveurs du monde entier ? Spoiler alert : non.

 

C'est parti pour l'ultime bataille...

 

L'article 13 ! Heu non... 17 !

 

C'est qu'on va s'y perdre à force. Le chiffre 13 s'est mue en 17 mais il ne s'agit que d'un changement de numérotation. Pour le reste, l'article reste fondamentalement le même, mais il comporte de très nombreuses subtilités sur lesquelles il convient de revenir maintenant qu'il a revêtu sa forme définitive.

 

Commençons par la clause de la discorde : la responsabilité légale des plateformes de diffusion ! Google se sera battu tant bien que mal, aura mobilisé ses troupes officielles et officieuses comme autant de petits soldats de la liberté, mais voilà, la bataille fut veine, l'Europe a gagné. Son service de partage de vidéos YouTube, comme beaucoup d'autres services, pourront à l'avenir être tenus pour légalement responsables des contenus publiés, si ceux-ci entravent au respect du droit d'auteur. Ce qui veut dire qu'un ayant droit pourra saisir la justice, si venait à être posté du contenu sans qu'un accord préalable ait été établi entre lui et la plate-forme de diffusion. Il peut s'agir, par exemple, de licence d'exploitation pour une ½uvre ou un catalogue d’½uvres.

 

Dit comme ça, on pourrait se dire que les services de partage de contenu en ligne vont se retrouver dans de beaux draps, mais attention il s'agit de ne pas s'emballer inutilement. Car ce serait omettre bien des aspects du fameuse article qui, comme elle n'a pas été écrites pas des idiots qui n'y connaissent rien en droit, a un certains nombres de spécificités visant à éviter les abus.

 

Tout d'abord, l'article ne concerne que les plateformes commerciales conçues pour diffuser du contenu protégé en l'optimisant. Sont donc exclus les projets privés à but non lucratif, comme Wikipedia par exemple. Sont également dispensés de piscine « Les sociétés de moins de trois ans, avec un chiffre d'affaire inférieur à 10 millions d'euros, et avec moins de 5 millions de visiteurs par mois […]. Une start-up n'a donc pas à mettre en place des dispositifs de filtrage qui coûtent très cher et pourraient plomber son chiffre d'affaire. » comme le résumait cette petite émission d'Arte la semaine dernière, en précisant au passage que le partage de gifs et de memes restera également libre et gratuit.

 

 Les sites de fans et les PME sont tirées d'affaire ! Ouf !

 

Les plateformes concernées sont donc de grosses structures, qui jusqu'alors, profitaient d'un régime juridique non adapté. Il s'agissait dès lors de leur donner un statut plus proche de leur réalité économique et médiatique, et de réévaluer la question du copyright en Europe à l'heure de l'internet démocratisé. Une man½uvre nécessaire, d'autant que rien n'avait été fait en matière de droit numérique sur le vieux continent depuis 2001.

 

Mais YouTube, bien qu'immense mastodonte de l'internet n'en est pas moins mortel, et le site ne risque t-il pas à terme, comme on l'entend régulièrement de la bouche des youtubeurs, de faire face à une avalanche de procès pour atteinte au droit d'auteur ? Noyé sous la paperasse juridique, le service de partage de vidéos n'aura d'autre choix que de filtrer le contenu en amont, ralentissant ainsi le rythme de production de tous les vidéastes !

 

 "Pour impacter l'actualité Charlie, ça va devenir compliqué !"

 

Là encore, les rédacteurs de la directive ont anticipé les choses. Si la responsabilité juridique des plateformes est bien engagée, elle ne l'est que sous certaines conditions : « si elles collaborent de bonne foi avec les auteurs alors elles ne sont pas responsables de ce qui peut arriver à côté. De même, elles n'ont aucune obligation vis-à-vis des contenus pour lesquels un auteur ne se sera pas manifesté ou n'aura pas rempli ses propres obligations (même si le contenu est illégal) . C'est cette responsabilité flexible qui permet de protéger les plate-formes et aussi indirectement les utilisateurs car une plate-forme n'aura pas à faire du sur-blocage pour se protéger. ».

 

 

"Hum, hum, mais oui je vois..."

 

Prenons un exemple concret, je sais que vous aimez ça. je poste un extrait de mon émission télévisée préférée sur YouTube. Cette émission, Touche pas à mon poste, appartient au groupe Canal +. Je ne la poste pas pour la citer, ni pour la parodier, il s'agit d'un extrait brut de 12 minutes - Jean-Michel Maire gobe des ½ufs avant de les recracher dans le slip de Kev Adams, un pur moment de poilade.

 

Si aucun accord concernant ce programme n'a été passé entre YouTube et Canal + et que ces derniers ne signalent rien, alors aucune action n'est attendue de la part de l'hébergeur. Aucun besoin de bloquer la vidéos non plus. En revanche, si Canal + signal ce contenu et souhaite négocier une licence pour toucher une partie des revenus publicitaires générés par son exploitation, le service de Google n'aura d'autre choix que d'accepter de dialoguer avec la chaîne cryptée afin q'un accord soit trouvé.

 

En cas d'accord déjà existant, pas d'inquiétude non plus, celui-ci s'applique normalement. Il se peut également que l'ayant droit ait choisi que tout ou partie de ce programme ne soit pas disponible sur les réseaux. En l'absence d'accord de licence en cours, « la plate-forme appliquera ses propres mesures en ce sens, dès lors que [Canal+] aura donné les éléments nécessaires pour que ces mesures puissent s'appliquer. ». Ces éléments peuvent être, par exemple, l'empreinte numérique des ½uvres correspondantes, qui permettront par la suite à l’algorithme utilisé par YouTube de reconnaître celle-ci et d'appliquer les mesures souhaités.

 

Ce qu'il faut retenir de tout cela, c'est que l'article 13 (ou 17 c'est comme vous voulez) est très flexible afin de s'adapter au mieux à tous les cas de figure. Si tout cela peut sembler flou et parfois insuffisamment précis, c'est normal : « il ne faut pas oublier que l'on est dans une Directive, donc un type de législation qui vise à définir un cadre juridique commun par le biais de principes juridiques généraux. Les précisions viennent ensuite par le biais du droit national et par les dialogues sectoriels qui vont avoir lieu dans les années qui viennent, afin que l'application du texte soit harmonieuse pour tous. ».

 

En ce sens, et je le reprécise encore, le droit à la parodie et à la citation sont conservés et garantis par le droit français. Mieux, « le texte intègre des garde-fous pour protéger les usages légitimes des utilisateurs, par exemple en rendant obligatoire les exceptions de citation et de parodie, afin de protéger les usages quotidiens des utilisateurs (et indirectement les vidéastes). ».

 

Même s'il est très agréable de mettre sur le dos de la Directive toutes sortes d'ambitions liberticides, celle-ci ne facilitera pas la censure de contenu moquant ou critiquant une ½uvre. Il me semble important de repréciser que lorsqu'une vidéo sur YouTube se fait striker pour non respect du droit d'auteur, il ne s'agit pas d'une décision de justice, mais d'une décision de YouTube.

 

Maintenant que nous avons vu comment les ayants droit et les services de partage de contenu vont régler leurs petits différents, voyons ce qui va changer pour nous, simples utilisateurs ou réalisateurs de contenu.

  

Qu'est-ce que ça change pour moi le viewer/le vidéaste ?

 

Un des aspects de l'article 13 que Google a pris soin de ne pas mentionner dans ces différentes campagnes d'informations est celui concernant la meilleure protection des utilisateurs des plateformes. Non pas qu'ils s'y opposent, pas du tout, mais quand on vise à décrédibilisé une mesure gouvernementale, on évite généralement d'en mentionner les points qui pourraient séduire l'audience.

Pour commencer, maintenant que YouTube est tenu pour responsable devant la loi des contenus posté sur son site, il devient l’interlocuteur privilégié des ayants droit. Comprenez que jusqu'ici, c'était l'utilisateur qui était seul responsable juridiquement du contenu posté. Attention cela dit, ça ne nous rend pas non plus, nous utilisateurs, totalement intouchables ! Mais ça nous évitera d'avoir à affronter seuls la SACEM pour avoir mis à disposition de tous la discographie de Bernard Lavilliers. Bon ça n'arrivait jamais de toute façon, mais au moins maintenant la responsabilité peut-être partagé.

 

De plus, « La Directive impose que les licences (qui sont encouragées par ce texte) couvrent obligatoirement les actes des utilisateurs, ce qui veut dire que le contenu des utilisateurs sera rendu automatiquement légal et sans action préalable nécessaire de leur part. » et ce qu'ils soient gros ou petits. En d'autres termes, si Canal + négocie une licence pour l'exploitation de son contenu sur sa propre chaîne YouTube, cette licence couvre également les vidéos réalisées par d'autres utilisateurs.

 

Les mécanismes de recours (contre les strikes abusifs par exemple) devront également être rendus obligatoires sur toutes les plateformes concernées par l'article 17 (ancien 13, vous suivez ?). Il devront être plus transparents et plus protecteurs que ce qui existe actuellement, pour que les utilisateurs puisse mieux se défendre contre les abus.

 

 "Ah oui, c'est... c'est pas mal..."

 

Et attendez, ce n'est pas fini ! Vous connaissez certainement ContentID, le terrible algorithme de YouTube qui sème la terreur parmi les vidéastes, qui voient leurs productions se faire démonétiser après son passage. Eh bien cette Directive prévoit même de rendre obligatoire une meilleure programmation de celui-ci : « Les vidéastes profiteront indirectement du fait qu'il y aura des règles sur ce qu'un outil comme ContentID peut faire ou non, car aujourd'hui il n'y a aucun cadre juridique en la matière et tout repose sur la bonne volonté de YouTube. La Directive permettra un paramétrage beaucoup plus fin de ces outils. ».

 

Voilà pour le point que l'on pouvait faire sur l'article 13. Devenu 17 entre temps. Si vous souhaitez plus de détails encore, je vous renvoi vers le Twitter de Quentin Deschandelliers qui se fera une joie de répondre à vos inquiétudes, si elles sont exprimées avec courtoisie bien entendu. Vous pouvez également retrouver l'article que j'avais publié en novembre dernier et qui revenait sur d'autres points qui n'ont pas changé entre temps.

 

Enfin, je ne pouvais pas aborder une dernière fois la Directive de la discorde sans évoquer l'environnement qui l'entour, et notamment cette récente polémique pointant du doigt un lobbying du coté des acteurs favorables au texte. Ce lobbying pro-directive se voudrait, selon ceux qui le dénoncent, tout aussi condamnable que celui mené par Google depuis plusieurs mois maintenant.

 

 

Lobbying contre loobying ?

 

Croyez le ou non, la SACEM, la Société des Auteurs, Compositeurs et Éditeurs de Musique, est favorable à la Directive sur les droits d'auteur ! Oui je sais, c'est surprenant, comme vous, je suis tombé de ma chaise en le lisant dans cet article du site Next Impact ! Des révélations fracassantes comme le fait pour le moins étrange, que certains des signataires de l'appel des 171 artistes en faveur de la directive ne soient pas des artistes, mais des journalistes ou des producteurs ! Oui, de simples producteurs (en fait, seuls deux des signataires sont reconnus comme uniquement producteurs, Jean Labib et Emmanuel Moreau, mais bon, c'est choquant quand même) ! Oh que c'est grave ! Rendez vous compte, Jean Michel Jarre n'a même pas précisé qu'il était aussi président de la CISAC, un puissant lobby favorable à l’adoption de la directive !

 

Et que dire de cela : « Un contributeur de Netzpolitik a révélé que l’industrie culturelle a invité les eurodéputés à une soirée d'échange, la veille du vote. Au menu, douces boissons et généreuses nourritures, où ces élus pourront rencontrer artistes, auteurs, compositeurs, journalistes, photographes, producteurs. » ! S'il ne s'agit pas d'une tentative de corruption !

 

 Me voilà abasourdi !

 

Bon j'en fais encore trop là... S'il est vrai que certains comportement évoqués dans l'article de Next Impact peuvent interrogés, il ne s'agit bien souvent que d'initiatives habituelles à Bruxelles, faites de manière transparente et surtout légitimes de la part de société de gestion de droit. Elles sont surtout bien loin de l'agressivité avec laquelle se sont défendues les entreprises concernées par l'article 13, Google en tête, depuis le début de la polémique #SaveYourInternet. La campagne qu'a mené le géant d'internet contre la Directive a été d'une violence encore jamais vu « Les députés qui sont là depuis longtemps disent que même pour le Règlement Data Protection ou REACH (qui régule l'usage des produits chimiques), qui sont considérés comme des extrêmes en lobbying, ils n'avaient rien vu de tel » me confesse Quentin Deschandelliers.

 

C'est que Google orchestre sa campagne de manière insidieuse, tentant de retourner l'opinion contre ses dirigeants. Exploitant le capital sympathie des youtubeurs, Google a créé et propagé une quantité faramineuse d’approximations, quand il ne s'agissait pas carrément de mensonges (les logos de marque capables à eux seuls de bloquer une vidéo). Pour défendre ses intérêts, l'entreprise californienne s'est bien moquée de flirter avec les opinions les plus radicales, chauffant à blanc les internets et racontant n'importe quoi pourvu que le sang nous monte à la tête.

 

Résultat : le débat est devenu hystérique et comme souvent dans ce genre de cas, c'est à celui qui crie le plus fort que l'opinion donne raison. Les propos de l'Europe ont été inaudibles tant il fallait à chaque fois se battre pour détricoter les mensonges diffusés sur les réseaux sociaux.

 

Et puis, à trop secouer l'arbre internet pour voir qui descendrait pour les défendre, Google a naturellement fait tomber les fruits les plus pourris, qui n'ont pas hésiter à agir comme tel : « les enfants du Rapporteur étaient harcelés à l'école et des menaces d'attentats à la bombe lui ont été envoyé (en plus des menaces de morts et insultes) ». Tout cela pour une Directive visant à mieux rentabiliser les artistes, les producteurs, les journalistes ou encore... hum je ne sais pas moi, les auteur de vidéos sur internet par exemple. Cela montre bien à quel point les opposants au texte ont détourné le débat de façon parfois dangeureuse.

 

Le tout en se moquant bien que cela renforce un peu plus encore le sentiment anti-européen ambiant, ce qui est d'autant plus inquiétant alors que les éléctions approchent. Il n'y a qu'à voir la teneur des commentaires sous les vidéos abordant l'article 13 pour s'en rendre compte. Il en est toujours un pour accuser l'Union Européenne d'être une affreuse dictature, à la solde des puissants, qu'il serait préférable de dissoudre.

 

Que Google défendent ses interêts est une chose. Mais qu'une entreprise privée américaine vienne à raconter à qui veut l'entendre (et ils sont malheureusement nombreux) qu'elle se soucis plus de la liberté d'expression en Europe que les représentants politique d'une union démocratique, ce n'est pas normal.

 

À l'heure où l'on constate de plus en plus les effets néfastes des fausses informations (extrême droite au pouvoir, recule de la vaccination, lynchages publics, etc.) et que les géants du net sont pointés du doigt comme principaux vecteurs de leur diffusion, prendre part volontairement à leur création comme à leur propagation est une décision aussi dangereuse qu'irresponsable et qui montre bien la valeur qu'accorde les GAFA à la démocratie, au savoir et à notre bien-être.

 

 Obi-Doo, out !

 

Merci à tous d'avoir lu cet article ! j'espère avoir dissipé les doutes qui pouvaient encore planer dans vos esprits. Je tiens à remercie encore une fois Quentin Deschandelliers qui a accepté de répondre à mes nombreuses questions ! Je précise également à toutes fins utiles, que les propos tenus ici n'engagent que moi.

 

Un grand merci à Tihmoty qui a réalisé l'image d'en-tête de ce poste ! 

 

Si vous êtes plus jeu vidéo que politique, mais ce serait tout de même curieux, vous pouvez retrouver mon article sur la Game Boy Advance qui vient tout juste de souffler ses 18 bougies !

 

Un bon week-end à tous et à bientôt ! ;)          

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Bonjour à toutes et à tous !

Elle venait d'avoir 18 ans, elle était belle comme son écran, forte comme une SNES...

Eh oui, la (ou « le » selon votre degré de chiantitude) Game Boy Advance, communément abrégée GBA, vient d'obtenir sa majorité ! La machine est en effet sortie le 21 mars 2001 au Japon. On lui souhaite tous un joyeux anniversaire ! C'est l'occasion rêvée pour moi de revenir sur cette console portable qui, pour ne rien vous cacher, m'a laissé un souvenir particulier. Un souvenir que je qualifirais d'aigre-doux...

Mettons les choses au clair quand même, je n’ai rien contre elle, bien au contraire ! Excellente console, elle a su apporter à bon nombre de joueurs tout autour du globe, des heures de rire et d’allégresse et on ne compte plus les pépites qui ont vu le jour sur son écran 2.9 pouces, d'une résolution de 240 sur 160 pixels. Pokémon, Ace Attorney, Mario Kart, Wario WareGolden Sun et tant d'autres sont nés ou ont évolué sur cette machine, digne s½ur de la Game Boy et de la Game Boy Color.

Cependant…

 

 

Retour au début du siècle...

À sa sortie en Europe le 22 juin 2001, j’ai précisément 10 ans, 6 mois et 22 jours. Je ne vous apprends rien si je vous dis qu’à cet âge-là, la naïveté est aussi belle qu’elle est extrêmement développée. En ce début de millénaire, je joue encore sur ma sublime Game Boy Color violet translucide achetée chez Les 3 Suisses par ma môman. Ma version Argent de Pokémon a été livrée bien en retard par le trio helvétique, mais elle est maintenant là, pour mon plus grand plaisir et dépasse toutes mes attentes.

Lorsque je ne suis pas à l'école ou que je ne chasse pas les chiens légendaires (que je n'ai jamais réussi à attraper... maudits fuyards !), je passe mes journées sur Game One à regarder ce brave Marcus tenter tant bien que mal de nous présenter le premier niveau d’un jeu à venir en dépit de sa maladresse légendaire.

Alors naturellement, quand j’apprends qu'une nouvelle Game Boy survitaminée va débarquer, mon petit c½ur s’emballe !

 

Art moderne

N'est-elle pas magnifique ?

Je dois avouer une chose, j’ai toujours adoré son design ! Je la trouve tout simplement magnifique même encore aujourd’hui.

Inspirée du si adorable Ailuropoda melanoleuca (mieux connu sous le nom plus populaire de panda) sa forme toute mignonne n'a pas pris une ride, en dépit des années. Je pouvais passer des heures à la contempler dans les pages des magazines en rêvant du jour où elle serait mienne. À ce titre, bien que plus confortable pour jouer, j’ai toujours trouvé la Game Boy Advance SP plutôt laide, et même un peu vieillotte à côté de son sublime modèle.

 Certes, la machine est fonctionnelle et se range plus facilement. Mais ce design...

Mais venons-en au fait, que puis-je bien lui reprocher ?

Je pourrais évidemment vous parler de l'écran qui, s'il est véritablement plus grand et plus fin que celui de sa grande s½ur, a été à sa sortie pas mal critiquée. En cause, l'absence de rétro éclairage qui empêchait grandement de profiter de ces améliorations.

Mais pour être honnête, ça ne m'avait pas dérangé outre mesure à l'époque. Je ne connaissais alors que la GBC et ne savais même pas ce qu'était le rétro éclairage. J'avais donc déjà l'habitude de chercher le moindre rayon lumineux pour jouer, la GBA ne perturbait pas mes vieux réflexes.

Cela étant, quand on a joué sur la version SP il est très difficile, voir impossible, de revenir en arrière. C'est d'ailleurs plutôt rigolo de voir que celle-ci était équipée d'un bouton permettant de désactiver cette option, chose totalement infaisable sur les consoles portables d'aujourd'hui. Nous sommes devenus dépendants de ce petit plus technologique, avouons-le.

 

Fausse promesse

Nintendo avait annoncé que cette sublime console embarquerait avec elle un processeur 32 bits ! Et même si nous commencions de moins en moins à comparer les différentes machines sur ce critère, cela signifiait toujours quelque chose. Si les plus vieux n'ont pas tant relevé la chose, du haut des mes 10 ans, imaginez comme j'ai pu rêver à l'annonce de tant de bits !

Non, n'y pensez même pas.

Je voyais alors se dessiner devant moi un avenir fait de magnifiques jeux en 3D, capables de tenir dans la poche de mon cartable. Mon esprit fertile de petit garçon était en ébullition et je fantasmais déjà à l'idée de voir des Pokémon (presque) aussi beaux que ceux de Pokémon Stadium et peut-être même pourquoi pas, des titres ambitieux comme Driver ou Gran Turismo ! Le tout, transportable partout, à volonté !

Mais vous le savez déjà, il n'en fut rien...

La boite vantait sa puissance, mais on est loin de ce que peut donner une console de salon avec autant de bits.

 

La console des rêves brisées

À l'époque, Nintendo et moi n'avions pas tout à fait la même définition de ce que pouvait proposer une console 32 bits.

Quand je pensais jeu d'aventure sur une console 32 bits, je voyais ceci :

 

Nintendo voyait plutôt cela :

Oui parce qu'au final, la Game Boy Advance est plus proche d'une Super Nes que d'une PlayStation eu égard aux chiffres annoncés. Je sais, pas la peine de me le préciser en commentaire, le bit n'est pas un bon indicateur de la puissance d'une machine ! De plus le format cartouche, qui avait déjà en son temps handicapé la Nintendo 64, empêchait définitivement de rêver d'un rendu digne de la 32 bits de Sony.

Mais que voulez vous, quand on mesure 1m10, qu'on passe le plus gros de ses journées dans une école primaire et que Titeuf est votre héros, on se fie à ces nombres barbares.

Ne nous méprenons pas pour autant, la GBA peut se vanter d'avoir un catalogue de jeu très fournit et de très bonne qualité, si l'on omet les inévitables bouses genre titres à licence. Mais tout de même ! moi qui trépignais d'impatience à l'idée de jouer à Driver 2 confortablement installé dans mon lit, bien au chaud , que ne fus-je déçu de voir que cela ne se pourrait tout simplement pas au vu de la catastrophe qu'était son portage. Pourtant, tout mauvais qu'il soit, il est finalement ce qu'on peut obtenir de plus proche du jeu original.

Driver 2 Advance propose une 3D impressionnante pour de la GBA, mais la jouabilité laisse vraiment à désirer.

Et mon Pokémon en 3D ? Impossible malheureusement. Les développeurs n'ont pu émerveiller nos yeux de créatures évoluant dans l'axe Z. Des couleurs plus vives et une bien meilleure résolution sont tout de même au programme mais... maigre consolation, ce n'est définitivement pas la même chose... Il faudra attendre la 3DS pour voir Pikachu et cons½ur s’épanouirent dans toute les dimensions (enfin, sauf la quatrième).

 

Erratum avoué, fautum à moitié pardonnée.

Bon là j'avoue, j'en rajoute un peu beaucoup. Mais un peu de mélodrame ne fait jamais de mal. Une fois passé cette petite désillusion, je m'étais assez vite habitué et j'étais on ne peut plus satisfait de cette nouvelle machine. Même pour jouer à mes vieux jeux Game Boy, il n'était plus question pour moi d'utiliser ma GBC. La différence graphique avec celle-ci n'était peut-être pas aussi importante que je me l'imaginais, mais la console offrait tout de même de bien meilleures images.

Le plus triste dans tout ça, c'est que j'ai perdu ma GBA quelques années après l'avoir acheté... Eh ouais... je n'ai donc pas vraiment pu en profiter autant que je l'aurais voulu. Mais vous l'aurez compris, il ne s’agissait pas ici de casser du sucre sur le dos de cette bonne vieille GBA.

Je souhaitais plutôt partager avec vous les désillusions de l'enfance. Un âge où l'avenir paraît toujours plus extraordinaire ! Un âge où l'annonce d'une nouvelle machine réveille les fantasmes les plus fous, qui ne peuvent être tus que par une implacable rationalité. Celle-là même qui ne se manifestera vraiment que dans quelques années et qui nous interdira d'imaginer une seul seconde qu'une console puisse délivrer autant de puissance qu'elle le prétend (coucou PS4 Pro).

En ce dix-huitième anniversaire, rappelons-nous au bon souvenir de la Game Boy Advance, une machine tout en simplicité et d'une redoutable efficacité, puisque aucun concurrent sérieux ne viendra ne serait-ce que lui caresser l'orteil en signe de provocation...

 

Merci à tous d'avoir lu ce billet de blog ! Si la Game Boy c'est votre truc, votre dada, votre passion,. vous pouvez toujours retrouver mon article sur la Game Boy Camera, le petit appareil photo de chez Nintendo !

Un grand merci à Tihmoty pour l'image d'en-tête !!!

 

Bye ! ;)

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Bonjour à toutes et à tous !

En 1998, alors que la prise d'image numérique en est encore à ses tout débuts, sort sur la console portable de Nintendo un jeu/accessoire au concept et à la technologie assez révolutionnaire. Cette petite cartouche à l’½il rond est l'ancêtre des fonctionnalités photographiques de la Dsi et de la 3DS, mais également l'initiatrice de la caméra comme outil ludique dans le jeu vidéo. L'Eye Toy, ou Kinect en sont les héritières.

 

Aujourd'hui, je me prends pour Donald87 et vous présente le travail de quelques artistes ayant pris cette vieille cartouche comme outil le temps d'une série de photos ! Partons à la découverte de ces ½uvres d'art au format 128x112 !

 

Mais avant toute chose, un peu d'histoire et de déballage technique. Revenons un peu sur ce gros noenoeil qui a ouvert la voie à toutes sortes d'expérimentations mêlant caméra numérique et jeu vidéo !

 

Fond de l'½il

 

Un Game Boy Camera sur un Game Boy Color vert pomme. À moins que tout ça ne doive s'écrire au féminin...

 

Si la console portable de Nintendo a connu tout une ribambelle d'accessoires plus ou moins dispensable, le Game Boy Camera reste sans conteste l'un des plus intéressants sur le plan ludique. C'est au cours de l'année 1998 qu'il se voit distribué dans le monde entier. Comme il est de coutume à l'époque, le jeu sort d'abord en février au Japon, puis en juin aux États-Unis et en Europe.

 

Esthétiquement, l'objet s'inspire des webcams d’antan. À l'époque, ce n'était pas incrusté sur l'écran, c'était tout rond, tout moche et l'image était une adorable purée de pixels qui se mouvait en 12 images par seconde ! Mais déjà, les gens du monde entier se servaient de ce merveilleux appareil pour se regarder les uns les autres en train de se déshabiller.

 

 

Osez me dire que ça servait à autre chose !

Vous vous demandez peut-être quelles étaient les caractéristiques techniques de ce Game Boy Camera ? Préparez-vous à être surpris par la bête qui embarque un appareil photo noir et blanc, disposant de seulement 4 nuances de gris, pour des images d'une résolution de 128x112 pixels ! Cela représente un appareil de 0.016 mégapixel.

Alors oui, c'est bien peu . Mais « ce n'est pas si mal si l'on considère que la plupart des appareils numériques de l'époque n'avait qu'entre 1 et 2 mégapixels pour fonctionner. » et ce n'est pas moi qui le dis, mais le magazine spécialisée HWM d'avril 2015 dans un article consacré aux accessoires vidéos dans le jeu vidéo.

L'exploit technologique tient plus de la petitesse de l’objet et de sa faible consommation électrique que du rendu de son image, qui reste malgré tout étonnamment lisible. Une telle qualité dans une si petite boite est rendue possible grâce à son capteur CMOS, une puce Mitsubishi M64282FP qui a permis au Game Boy Camera d'être à sa sortie, le plus petit appareil photo numérique du monde !

Bien que je qualifie le Game Boy Camera d'accessoire depuis tout à l'heure, il faut bien comprendre qu'il s'agit d'un jeu. L'appareil photo est en effet directement greffé dans la cartouche, qui contient d'entrée tous les minis jeux et fonctionnalités compatibles. Il ne peut donc pas être utilisé avec d'autres titres. Le jeu est en revanche compatible avec le Game Boy Printer, autre curiosité made in Nintendo qui permettait à l'époque d'imprimer des images sur du papier autocollant.

 

Mais, passons à la pratique ! Si internet nous a appris une chose sur l’humanité, c'est que même lorsque l'outil est extrêmement limité, il y a toujours quelqu'un, quelque part, qui saura en extraire plus que ce pour quoi il fut pensé.

 

Game Boy Camera Color

 

Si les images prises avec le GBCam ne sont disponibles qu'en noir et blanc, il est possible, en se donnant suffisamment de mal et en rusant un peu, d'obtenir des photographies en couleur avec le Game Boy Camera. En 2001, le photographe américain David Friedman expliquait sur son site internet comment produire des photographies couleur avec le Game Boy Camera. En 2007, il reposte celui-ci sur son blog. Voici en résumé, le procédé utilisé par Friedman.

 

Vous le savez probablement déjà, l'ensemble des couleurs visibles et reconnaissables par l’½il humain peut être reproduit en mélangeant et en dosant de la lumière bleue, rouge et verte. Le but du jeu consiste donc ici à prendre 3 photographies d'un même objet, depuis un même point avec la Game Boy Camera, en plaçant à chaque fois devant l'objectif un filtre rouge, puis un filtre vert, et enfin un filtre bleu. Un filtre de couleur par photo donc, avec également toujours un filtre contre les infrarouges, le capteur de l'appareil du Game Boy Camera y étant très sensible.

 

 Les trois photographies prises avec les filtres...

 

Les images sont ensuite transféraient sur un ordinateur à l'aide d'un accessoire produit à l'époque par la société Mad Catz que je vous laisse découvrir ici. Une fois copiées, les trois photographies sont assemblées dans le logiciel PhotoShop est...

 

 Tada ! La toute première photographie en couleur obtenue à l'aide du Game Boy Camera !

 

Après avoir réalisé d'autres clichés tout aussi convaincants (que je vous laisse découvrir par vous-mêmes sur son site), dont certains en extérieur, la curiosité et l'attrait de David Friedman pour le Game Boy Camera va s’estomper et il ne poursuivra pas plus loin ses expérimentations.

 

Impressionnant quand même hein ? Bon d'accord, la résolution est toujours aussi minable et le rendu des couleurs un peu terne, mais le résultat obtenu avec un appareil de si piètre qualité force le respect ! L’utilisation du Game Boy Camera permet ici de se rendre compte d'un phénomène physique et de constater qu'il est possible de le mettre à l'épreuve avec n'importe quel appareil photo.

 

Mais vous n'avez encore rien vu...

 

Game Boy Camera et Formule 1 !

C'est à un photographe australien que nous devons les prochaines images. Passionné de formule 1, Tim Binnion se rend en 2018 au Grand Prix de Chine accompagné d'un Nikon DSLR des plus classiques ainsi que d'un Game Boy Camera quelque peu modifié pour l'occasion !

 

Afin d'obtenir un niveau de zoom suffissant depuis les gradins  et une qualité d'image vraiment intéressants, Binnion s'est procuré un petit objectif pour smartphone d'une valeur de 8$. Il a ensuite développé et imprimé un adaptateur permettant de clipper l'engin au Game Boy Camera.

 

 La Game Boy de Tim Binnion prête à mitrailler !

Positionné au niveau du virage numéro 15, l'endroit le plus lent de la course pour éviter que les sujets ne passent trop vite devant l'objectif, le photographe a réalisé des clichés vraiment surprenant de qualité !

 

 

Cool hein ? Si Binnion avait un temps envisagé d'adapter un véritable objectif professionnel sur son Game Boy Camera avant d'y renoncer, un autre photographe va quant à lui tenter l'expérience avec succès...

 

 

Le Soleil, les oiseaux et ton Game Boy Camera

 

Si on y réfléchit bien, le Game Boy Camera, en dehors de sa forme et de son périphérique unique et original, et bien ce n'est jamais qu'un appareil photo numérique. À la forme et à la résolution particulières certes, mais dans le fond, ce n'est que ça. Dans cette optique, on peut légitimement se demander : qu'est-ce que ça donnerait si on installait un objectif professionnel sur son Game Boy Camera ? Eh bien, voilà la réponse...

 

C'est à l'artiste Bastiaan Ekeler que l'on doit cette drôle d’expérience. Le jeune photographe américain a modifié un objectif Canon EF 70-200 f/4 afin de le rendre compatible avec le Game Boy Camera. Pour cela, il a dû retirer une partie de la boule originale (la moitié avant) puis concevoir et imprimer en 3D un adaptateur permettant de placer l'imposant objectif devant le minuscule capteur.

 

La fameuse puce Mitsubishi M64282FP dont je vous parlais plus tôt est visible juste ici !

 

Vu de l'extérieur, voilà ce que ça donne...

 

Ce n'est peut-être pas très plaisant à regarder,. mais ce qui en revanche l'est beaucoup plus, ce sont les images qu'a pu obtenir Ekeler avec son impressionnant dispositif. Le photographe a emmené cette « abomination » faire un tour sur une plage de l’État de New York, et voilà le résultat...

 

 

 

 

 

Pour les connaisseurs et amateurs de photographie, l'artiste donne de nombreux détails techniques sur son site. Vous y trouverez également l'ensemble des photos prises avec son Game Boy Camera, ainsi que des images du lieu photographié avec son IPhone 6s pour voir la différence.

 

Après cet impressionant cliché de la Lune, pourquoi ne pas s'approcher encore un peu plus et pourquoi pas tourner notre Game Boy Camera vers d'autres astres...

 

 

Objectif Lune !

 

Ekeler a déjà réalisé quelques photographies de la Lune particulièrement réussies. Mais le meilleur moyen de voir les astres célestes, c'est encore d’utiliser un télescope. Alors peut-on coupler un de ces engins avec un Game Boy Camera ?

 

C'est à l’astrophotographe Alex Pietrow, de l'université de Stockholm que nous devons cette expérience pour le moins originale. Le jeune homme va coupler un Game Boy Camera avec un vieux télescopes datant de 1838, un appareil dont il peut disposer dans l'ancien observatoire de l'université de Leiden aux Pays-Bas.

 

À l'aide d'un support pour téléphone portable (vous savez, les mêmes que vous utilisez dans votre voiture pour pouvoir bien regarder l'écran en conduisant) il va fixer et aligner l'oculaire du télescope et l'objectif du Game Boy Camera.

 

Sacrée installation...

 

Petit fait amusant, Pietrow utilise une Game Boy Advance SP pour son installation, un choix judicieux pour ce qui est de l'ergonomie (c'est la seule machine compatible avec le Game Boy Camera et disposant d'un écran rétroéclairé) mais assez étonnant quand on prend en compte la disposition de la console qui n'était pas du tout adapter à la forme de la cartouche. L'oeil du Game Boy Camera se retrouve en effet la tête en bas...

 

Étrangement, le plus gros soucis de Pietrow ne fut pas le mariage improbable de ces deux appareils, mais la météo capricieux de cette région des Pays-Bas. Le ciel y est en effet souvent couvert et il est dès lors impossible d'observer la voûte céleste convenablement. Après plusieurs semaines, il pu enfin observer la Lune, et voici le résultat...

 Notre satellite naturel photographié à l'aide d'un Game Boy Camera. Les cratères caractéristiques de l'astre sont clairement visibles.

 

Mais Alex Pietrow ne s'est pas arrêté là puisque la curiosité l'a poussé à tourner son Game Boy Télescope vers un astre plus lointain, Jupiter, la plus grosse planète de notre système solaire. Et alors que nous aurions pu nous attendre à ne rien distinguer de particulier tant la résolution du Game Boy Camera est ridicule, il n'en fut rien !

 

Jupiter vu par un Game Boy Camera au travers d'un téléscope.

 

Non seulement la planète est visible (ce n'est qu'un petit point certes, mais à cette distance, avec un appareil de 0.016 megapixel, ce n'était pas gagné) mais en plus on distingue également trois de ces lunes ! Les flèches rouges sur l'image de droite vous les indiquent. Galilée aurait pu faire ses recherches avec un Game Boy Camera sans problème ! Il aurait juste fallut qu'il puisse trouver des piles...

 

Blague à part, l'image est juste stupéfiante !

 

 

Voilà un petit tour d’horizon de ce que peut faire la primitive Game Boy Camera entre les mains d'artistes ou de curieux aussi talentueux qu'inventifs ! Et encore, je ne vous ai pas parlé du caméscope, ou de la voiture téléguidée autonome...

 

 

En 1998, Nintendo, toujours précurseur dans le domaine de l’innovation vidéoludique, livrait une cartouche réellement en avance sur son temps. La technologie de numérisation de l'image n'en était qu'à ses balbutiements, et déjà la firme de Kyoto tentait l’expérience de la coupler au jeu vidéo. Plus de 20 ans après, ce bout de technologie devenu antiquité réussi encore à nous surprendre !

 

 

En tant qu'ancien possesseur du Game Boy Camera, je ne peux qu'être admiratif, et quelque peu nostalgique de cette petite cartouche, devant le travail de ces artistes...

 

Voilà ! Ce sera tout pour aujourd'hui, je me suis encore longuement étendu, mais que voulez-vous, je ne voulez vous épargner aucun détail ! Le sens du travail bien fait sans doute !

 

 

 

 

 

Je tiens à remercier tout particulièrement David Friedman, Tim Binnion, Bastiaan Ekeler et Alex Pietrow qui m'ont autorisé à publier ici leurs travaux ! Je vous enjoint à visiter leurs sites internets respectifs, ils font tous un boulot formidable !

 

Thank you guys ! ;D

 

 Quant à moi je vous dit à bientôt !

Voir aussi

Plateformes : 
Game Boy Color
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Bonjour à toutes et à tous !

 

En janvier dernier, je vous proposais mes envies et mes attentes pour le nouvel opus de la saga Pokémon, attendu pour cette année 2019. Deux mois plus tard, voilà qu'arrivent les premières images de celui qu'on appellera désormais Pokémon Épée/Bouclier ! La huitième génération est en chemin les enfants, et comme on pouvait s'en douter, elle est attendue pour la fin d'année 2019 !

 

Cette première bande-annonce est donc pour nous, fans de Pokémon, l'occasion de communier tous ensemble dans la paix et la fraternité, et de partager nos impressions concernant ces nouveaux épisodes ! J'ai pour ma part décidé de faire ça de façon très binaire, en vous exposant, pour chaque point que je juge pertinent, mes plus et mes moins.

 

C'est évidemment 100% subjectif et je vous invite à me contester en commentaire si le c½ur vous en dit. Précisons également avant de commencer qu'il est nécessaire de garder à l'esprit que le jeu est en cours de développement et que certaines choses pourraient changer d'ici la sortie.

 

 

 

L'univers

 

 

 

Plus : Un soleil radieux au dessus d'une cité bucolique bordée de montagnes et de champs, telle est la premier image dévoilée de Galar, la nouvelle région de ce Pokémon Épée/Bouclier. Un lieu qui s'inspire très librement du pays de William Shakespeare et des Spice Girls, l'Angleterre ! Dans mon dernier post je souhaitais un retour de la série au Japon, mais c'est là un choix tout à fait intéressant de la part de Game Freak qui ne manque pas de titiller ma curiosité.

 

Je suis assez convaincu par l'univers qui, à l'instar de Soleil et Lune, redonne la part belle à la couleur, elle qui s'était un peu estompée en 5eme et 6eme génération. Pour ce qui est du rendu global, on y reviendra plus en détails quand on abordera les graphismes, mais je dirai simplement que la direction artistique est tout à fait correcte mais semble, à l'heure actuelle, quelque peu desservie par la réalisation...

 

Une arène spécialisée dans le type plante.

 

Les arènes et le système de badges font leur grand retour et je dis tant mieux ! Je n'ai rien contre le changement, mais manifestement chez Game Freak, ça consiste surtout à faire la même chose en modifiant le nom. Comme ce n'est pas très, très utile, autant rester sur ce bon vieux système. Tant mieux pour ça donc, en espérant que cette quête ne soit pas aussi facilitée que dans Let's Go Pikachu/Evoli...

Au niveau du gameplay, on dirait que, comme le chantaient les Poppys, « non, non, rien n'a changé ! ». Personnellement, si j’attends éffectivement que Pokémon se renouvelle, ce n'est pas tant de ce côté-là. Son gameplay à la fois accessible et profond me convient parfaitement tel qu'il est.

 

Moins : Puisqu'on parle des épisodes Spin-off, dommage que n'est pas été conservé le fait de voir physiquement les Pokémon se promener dans les hautes herbes. Déjà ça ajoute de la vie aux environnements, c'est toujours sympa, mais surtout ça permet de mieux gérer sa chasse (et sa shasse).

 

 Des hautes herbes à nouveau vides... snif...

De même, il semble qu'à nouveau, nos Pokémon ne puissent plus nous suivre hors de leur Pokéball ! Mais pourquoi ? C'est super cool comme truc, gardez-le !?! Chez Game Freak, on aime manifestement nous donner un Bonbon Rage et nous le reprendre l'instant d'après ! Let's Go avait apporté quelques bonnes choses, dommage de s'en débarrasser. En espérant que les développeurs reviennent là-dessus.

 

 

J'ajoute une toute petite chose concernant l'univers, si j'en crois cette image d'une girouette à l’effigie de Passerouge (Pokémon de la 6eme génération) il y a fort à parier que le Pokédex régional ne comporte pas uniquement des nouvelles créatures, contrairement à ce qui s'était fait dans les versions Noire et Blanche. On risque donc de croiser dans les hautes herbes dès le début de l'aventure, des anciens Pokémon bien connus. Ce n'est rien de très grave bien sûr, mais je tenais simplement à le préciser. Histoire de pouvoir dire dans 9 mois : « Je le savais ! Je vous l'avais dit ! ». J'aurais pu trouver quelque chose de plus intéressant à prophétiser, mais... j'ai pas le temps.

 

Les starters

 

Plus : Ouistempo, Flambino et Larméléon sont les premiers Pokémon de la huitième génération à avoir étaient dévoilés (à moins que vous ne comptiez Meltan et son évolution ?). N'espérez pas de moi que je vous donne ici mon jugement sur ces pauvres petites créatures sans défense. Pour chaque Pokémon, et ce depuis la quatrième génération, j'ai tendance à m'imposer une règle stricte : « ne pas juger pas avant d'avoir pu jouer avec ! ».

 

À l'époque, comme beaucoup de vieux fans, je ne jurais que par la première et deuxième génération. Je juger les Pokémon à leur physique, comme le jury d'un concours Miss France. Puis, j'ai découvert toute une ribambelle de créatures avec lesquelles j'ai pris beaucoup de plaisir à parcourir l'aventure. Depuis, je me garde bien de critiquer telle ou telle monstre ! Aurais-je pu imaginer qu'un jour, j’apprécierais Magézone, lui qui n'a physiquement rien pour lui !

 

 

Un Pokémon, c'est un peu comme une ½uvre dadaïste, il faut apprendre à l'apprécier et ne pas avoir peur de tomber sous le charme.

 

Moins : Mais pour être tout à fait franc, aucun de ces starters ne m'a vraiment convaincu, et le type eau manque de personnalité. Il faudra voir les évolutions finales, en espérant qu'on nous ressorte pas le mignon petit Pokémon qui se transforme en catcheur à moustaches...

 

 

Graphismes

 

Plus : Le côté campagne anglaise est apparemment soigné et en regardant la carte, il me tarde de découvrir cette grosse métropole tout au nord !

C'est tout !

 

Moins : C'était un point sur lequel j'attendais énormément de la part de Game Freak et le moins que l'on puisse dire c'est que je n'ai pas obtenu satisfaction. Vous me direz, ils ne me doivent rien... M'enfin quand même !

 

Game Freak ne s'est malheureusement toujours pas motivé à proposer quelque chose de vraiment plaisant à l’½il. Sans être moche non plus, Pokémon Épée/Bouclier apparaît plutôt moyen, à peine plus beau qu'un Let's Go Pikachu/Evoli. Ça me fait fortement penser à Soleil et Lune, ce qui n'est pas forcément un bon point. Les décors font parfois un peu pauvre, notamment au niveau des intérieurs et semblent avoir conservé une trop grande linéarité hérité des derniers épisodes sorties sur 3DS. Les textures sont peu détaillées, les ombres assez grossières...

 

Mais ce sentiment amère au niveau de l’esthétique vient sans doute d'un autre point qui n'a pas été modifié, la caméra ! Celle-ci semble en effet être encore automatique ! Ça peut faire de jolis mouvements et panoramiques je ne dis pas, mais de grâce, nous sommes en 2019 ! Quand pourrai-je enfin admirer l'univers de Pokémon sous tous ses angles ? Surtout que la Switch a un stick droit de série, donc plus d'excuse !

 

Outre les décors, les personnages comme les Pokémon n'ont pas énormément évolué ni bénéficié d'un soin particulier. Les humains ont récupéré des proportions moins « Chibi » comme disent nos amis nippons, mais le niveau de détail s'arrête à peu près là. Évidemment, il faut que le tout conserve un aspect animé/manga, il ne s'agit donc pas d'arriver à un rendu réaliste, mais pour de la Switch, c'est quand même pas top. Même pour ce qui est des animations de combat. Je ne demande pas, comme certains, que les contacts ou les coups soient mieux rendus (j'avais déjà expliqué pourquoi ici) mais quelque chose d'un peu plus spectaculaire aurait fait du bien.

 Non, définitivement, la barre n'a pas été placé très haute cette fois encore...

 

Obi-Doo utilise Synthèse !

Voilà, je crois que c'est à peu près tout ce que j'avais à dire sur cette première bande-annonce de Pokémon Epée/Bouclier. Alors, comment synthétiser mon ressenti ?

Je dirais que le réveil que j'attendais ne viendra probablement (toujours) pas de ce nouvel opus. En dépit des capacités de la Switch et du nouveau public conquit par l'application smartphone Pokémon Go, Game Freak n'a apparemment pas envie de profiter de l'occasion pour bousculer les codes de la série, en surface comme en profondeur.

 

Pokémon Epée et Pokémon Bouclier ne seront certainement pas des mauvais jeux, loin de là, et il me tarde déjà de pouvoir poser mes grosses mains dessus pour en découvrir plus ! Il est naturellement encore trop tôt pour dire s'il s'agira d'un épisode majeur ou oubliables et dans le doute, gardons nous bien d'avoir un avis tranché sur la question.

 

Il nous faudra attendre de voir le jeu plus en détail, à la rentrée prochaine, pour avoir une réponse en bonne et due forme !

 

Merci à tous d'avoir lu cet article, n'oubliez pas qu'il s'agit là d'une opinion personnelle et que j'ai conscience, comme vous, de ne pas avoir toujours raison.

 

N'hésitez pas, dans les commentaires, à me faire part de votre avis concernant ces premières images de Pokémon Épée/Bouclier !

 

Merci à Tihmoty pour l'image d'entête ainsi que pour les photomontages !

 

On se dit à la semaine prochaine, j'aurai de belles choses bien pixelisées à vous montrer...

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Bonjour à toutes et à tous !

 

En 2008, il y a bientôt plus de 10 ans maintenant, sortait un titre au concept véritablement singulier, né dans l’esprit fécond de Will Wright, le papa des Sims et de SimCity. Le but était simple : en partant d'un organisme microscopique, vous devez faire évoluer votre créature, jusqu'à ce que celle-ci puisse un jour quitter le berceau planétaire et partir visiter les étoiles.

 

Si l'aspect évolution n'est pas franchement le plus réussi, à regret, le côté spatial lui, vaut vraiment le détour pour qui aime l'astronomie ! Le jeu entretien en effet un lien étroit avec cette science, dans le traitement et la représentation accordés aux planètes, aux étoiles ou à la galaxie.

 

Et ce n'est pas un hasard puisque Will Wright déclarait peu avant la sortie du jeu, au site américain Venture Beat, que son équipe et lui-même avaient lu de nombreux livres pour trouver l'inspiration, dont des ouvrages sur l'astronomie...

 

C'est donc une occasion unique de parler de science avec le jeu vidéo, alors pourquoi se priver ?

 

La vie vient d'ailleurs...

 

Si le but du jeu est d'atteindre l'espace pour la phase finale, la partie commence également dans le cosmos ! À condition de démarrer à la phase cellule, le jeu s'ouvre sur une cinématique montrant un météore percuter la planète de votre choix. Des débris tombés à l'eau s'extrait alors un petit être vivant, microscopique, primitif, qui va devoir se faire une place au milieu des autres, se nourrir et tenter d'évoluer pour atteindre la surface.

 

Mais où est Bruce Willis ?!!

 

La vie qui débarque sur une planète à bord d'une météorite ? Vraiment ? Et oui, c'est une hypothèse probable ! Il ne s'agirait pas vraiment de la vie en elle-même, mais plutôt d'un apport cosmique des briques élémentaires nécessaires à son développement. C'est la théorie dite de la panspermie. Vous aurez sans doute reconnu la racine latine Sperma, commune au mot...

 

Spermaphyte, qui se dit des plantes qui produisent des graines, oui ! Bien joué !

 

Il y a maintenant de cela 3,9 à 4 milliards d'années, notre système Terre-Lune fut la cible hasardeuse du grand bombardement tardif, une pluie de météorites qui a frappé notre planète et son satellite naturel. Si les cicatrices se sont résorbées à la surface de la Terre à force d'érosion et d'activité géologique, elles sont en revanches bien visibles sur la Lune.

 

Il se trouve que cet éventement cosmique et l'apparition de la vie, qui daterait elle d'environ 3.5 milliards d'années, sont relativement proches et poussent les chercheurs à s'interroger sur un éventuel lien entre les deux.

 

« La Terre est âgée de 4,5 milliards d'années. L'époque où cette pluie de météorites s'est abattue sur elle coïncide étrangement avec l'apparition de la vie. Dès lors, plusieurs hypothèses s'affrontent, dont celles de « l'averse de météorites tueuses » et de « l'averse ayant apporté la vie » - ou panspermie. Si la vie était déjà présente sur Terre, son développement aurait pu être interrompu, voire annihilé, par les impacts à répétition. La vie n'aurait alors retrouvé sa place qu'à la fin de cette averse mortelle. Par contre, si la vie ne s'était pas encore fait une place sur Terre, les météorites auraient pu y apporter des briques élémentaires, des molécules essentielles à son apparition future. »

 

 

En 1999, d'autres chercheurs se demandaient si ce ne serait pas plutôt la force de l'impact de ces météores sur le sol terrestre qui aurait permis la fabrication des éléments chimiques nécessaires pour que la vie apparaisse.

 

Une chose est certaine, l'implication des météores dans l'apparition de la vie n'est pas à exclure, et Will Wright et ses équipes se sont inspirés de ces véritables théories scientifiques pour nourrir leur titre.

 

À l’échelle stellaire...

 

Il existe dans l'univers plusieurs sortes d'étoiles. Géante Rouge, Naine Blanche, tout cela vous dit peut-être quelque chose. On ne va pas se refaire ici le classement complet, citons simplement celles que compte le jeu. On distingue quatre sortes de petits points brillants très fréquents dans la galaxie de Spore.

 

 Vue de la galaxie de Spore, les différents types d'étoiles sont présents.

 

Comme le jeu ne donne pas la nature exacte de ces astres, je vais ici supposer qu'il s'agit bien de ce type d'étoile en me basant sur leur apparence et leur taille.

 

Rouge :

 

Naine rouge dans Spore.

 

Ces points s'apparentent aux naines rouges telle que Proxima du Centaure, notre plus proche voisine stellaire. 80% des étoiles de notre galaxie sont de ce type.

 

Pour ce qui est de Spore, difficile à évaluer évidemment, mais en regardant un peu, on se rend compte qu'il y a en effet, beaucoup de points rouges... Coïncidence ? Pourquoi pas...

 

Jaune orangé :

 

Étoile de type G2 dans Spore.

 

Probablement des étoiles de type G2 également appelées naines jaunes. Il s'agit d'astres proches de notre Soleil. C'est en tout cas sous l'aspect d'un petit point jaune orangé qu'il est représenté dans le jeu...

 

 

Blanche :

Étoile de type O dans Spore.

 

Là, c'est du lourd puisqu'il s'agit des étoiles les plus grosses du jeu, et aussi du monde réel. Du moins, certaines des plus imposantes ont ce teint apparent blanc/bleu. On peut donc s'imaginer que dans Spore, ces astres correspondent aux étoiles dites de type O, voir sont des supergéantes. Très brillantes, leur destin est parfois de finir en supernova ou en trou noir ce qui, évidemment, n'arrive jamais dans le jeu.

 

Noire :

 Un trou noir dans Spore.

 

Il nous reste un type d'objet galactique dans Spore, les trous noirs ! Dans le jeu, ceux-ci servent à voyager d'un bout de la galaxie à l'autre (on pourrait dire qu'il s'agit dès lors plus de trous de ver). Dans la vraie vie, il n'est pas vraiment conseillé d'aller s'aventurer au-delà de l'horizon des événements d'un trou noir sous peine de finir spaghettifié, écartelé, déchiqueté... autrement dit de mourir. Heureusement il y a peu de chance que vous croisiez un trou noir un jour. Cela vous évitera de faire quelque chose de stupide.

 

Une fois proche des trous noirs dans Spore, ceux-ci ont une apparence assez caricaturale, loin des représentations les plus scientifiquement plausibles. On comprend et l'on pardonne aisément cette représentation plus proche de l'image qu'on s'en fait dans la science-fiction. Maxis a néanmoins conservé une petite propriété amusante des trous noirs, ceux-ci dévient la lumière. C'est visible ici sur le faisceau indiquant au joueur vers quel système il souhaite aller.

 

 

À l'échelle planétaire...

Un autre aspect cosmique et intéressant de Spore, c'est la diversité des systèmes stellaires qui composent cette galaxie fictive. En voici un petit florilège...

 

Système double :

 

Système double dans Spore.

 

Toutes les étoiles citées plus haut peuvent, dans le jeu, être réunis et former un couple, les plus petites tournant autour des plus grosses. C'est ce qu'on appelle un système stellaire binaire ou plus simplement une étoile binaire. Au singulier oui, même s'il y en a deux. Plus de la moitié des étoiles de notre galaxie seraient en couple voir en trouple ! Les coquines...

 

C'est notamment le cas de Proxima du Centaure, que nous évoquions plus haut, notre plus proche voisine qui forme un système triple avec Rigil Kentarus A et Rigil Kentarus B.

 

Si les scientifiques ont longtemps douté que des planètes puissent se former autour de deux étoiles, comme on peut en trouver dans Spore, des observations récentes ont prouvé que la chose était possible. En 2011, Kepler-16 b est la première exoplanète confirmée en orbite autour de deux étoiles grâce aux observations du satellite de la NASA Kepler, lancé en 2009. Depuis, d'autres exoplanètes tournant autour d'étoile binaire ont été détectées. Dans notre Voie Lactée, on en compterait aujourd'hui, selon les estimations, des dizaines de millions.

 

Disque protoplanétaire :

 

Disque protplanétaire dans Spore.

 

Il peut arriver au joueur de tomber sur des systèmes en pleine formation et de faire face à un disque protoplanétaire. Mélange de gaz et de poussières, celui-ci tourne sur lui-même et, par accrétion, forme les différentes planètes. Ou plutôt les planétésimaux, des bébés planètes si vous préférez, pouvant aller d'une centaine de kilomètres à la taille de Mars.

Naturellement, dans Spore, cela n'arrivera jamais. Ce n'est pas un super calculateur non plus !

 

Ça par contre, c'est du vrai ! Il s'agit d'une image montrant le disque protoplanétaire en orbite autour de l'étoile HL Tauris, actuellement  à 450 années-lumière de nous !

 

Les ceintures d’astéroïdes :

 

Une ceinture d'astéroide dans Spore. En arrière plan, une géante gazeuse du même genre que notre bien-aimé Jupiter.

 

Dans le jeu, de nombreux systèmes comprennent, comme le nôtre, une ou plusieurs ceintures d’astéroïdes. Autour du Soleil, celle-ci se trouve entre Mars et Jupiter. Selon la théorie la plus admise, il s'agirait des restes du disques protoplanétaire. Sous l'effet de la gravité des géantes gazeuses, toute cette matière n'aurait pas réussi à se réunir pour former une planète, laissant ainsi cet ensemble de corps plus ou moins gros flotter dans le vide. Et pour la petite anecdote sympathique, saviez-vous que cette ceinture d’astéroïdes contient la seule planète naine non transneptunienne (au-delà de l'orbite de Neptune) ? Cérès, de son petit nom !

 

Une autre ceinture, baptisée ceinture de Kuiper, se trouve au-delà de Neptune. Pluton, Makémaké ou encore Ultima Thule, le petit astéroïde photographié récemment par la sonde américaine New Horizon, en font partie.

 

 Je ne sais pas ce que vous faisiez le 14 juillet 2015, mais moi j'attendais impatiemment que la Terre reçoive cette image de Pluton !

 

« Je dois bien m'arrêter quelque part, pour vous laisser quelque chose à imaginer... »

 

Notre petite balade conjointe dans notre galaxie et celle de Spore s'arrête ici. J’espère vous avoir fait découvrir quelques petites choses sur le cosmos et pourquoi pas aussi sur ce vieux jeu vidéo !

 

La phase spatiale de Spore a quelque chose de véritablement poétique. Face à l'ensemble des systèmes de cette galaxie miniature, le joueur se sent paradoxalement tout petit. Les différents éléments issus ou inspirés du réel ajoutent de la crédibilité au jeu et traduisent la fascination éternelle de l'humanité pour l'infiniment grand. Celles et ceux que l'astronomie passionnent, seront émerveillés de reconnaître ces différents types d'astres, tandis qu'ils ne seront plus totalement inconnus à ceux qui n'ont pas connaissance de la diversité et de la singularité de notre univers...

 

 

 

Merci à tous d'avoir lu ce long article, encore une fois !

 

Je vous ai laissé dans le texte une myriade de liens pour sourcer mon propos et vous permettre d'aller plus loin si tout cela vous intéresse.

 

Je vous recommande chaudement l'émission La Méthode scientifique sur France Culture tous les jours de la semaine à 16h et disponible en baladodiffusion. L'émission a notamment traité les sujets suivants : 

- Comment faire la lumière sur les trous noirs ?

- Origine du système solaire, une histoire nébuleuse

- Ultima Thulé, Farout : Kuiper gagne !

 

Ne vous arrêtez pas aux jeux de mots, c'est vraiment une super émission !

 

Pour les mordus d'astronomie, je vous conseille également ce petit logiciel gratuit et très sympathique, Celestia. Il s'agit d'un planétarium virtuel qui vous permet de vous balader à votre guise dans notre galaxie refaite tout en 3D ! Les mises à jour sont hélas trop rares, mais ça vaut vraiment le coup d’½il, d'autant qu'une multitude de mods est disponible pour l'enrichir.

 

C'était Obi-Doo. Bonsoir, et surtout continuez à observer le miel... euh, le ciel.

 

Voir aussi

Jeux : 
Spore
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Bonjour à toutes et à tous !

 

Depuis le mois de novembre dernier, le mode en ligne de Red Dead Redemption 2 est disponible pour tous les cow-boys et cow-girls virtuel.les ! Toujours à l'état de bêta, et ce pour quelques mois encore, le online de RDR2 reste accecible pour tous les posseseurs du jeu, pour leur plus grand plaisir en dépit de son actuelle pauvreté. Mais c'est un autre sujet...

 

Hélas, il ne serait semble-t-il pas un terrain des plus ludiques pour certains joueurs, dès lors que leur avatar est issu d'une minorité. C'est en tout cas ce que rapporte Patricia Hernandez, journaliste pour le site américain The Verge dans un article publié le 15 janvier dernier et intitulé « Playing Red Dead Online as a black character means enduring racist garbage », ou en français, « Jouer un personnage noir dans Red Dead Online suppose de faire face aux horreurs racistes ».

Pendant plusieurs semaines, la journaliste a interrogé de nombreux joueurs afin de recueillir le témoignage de leur expérience sur RDO. Et le constat est pour le moins troublant, pour ne pas dire navrant. Je me propose ici de vous faire la synthèse de cette article.

 

Avant-propos

 

Le sujet est sensible, je le sais, et il convient de mettre quelques petites choses au clair dès maintenant !

 

Tout d'abord, la fréquence de ces incidents n'a pas été évaluée par Patricia Hernandez, il ne s'agit donc pas ici, comme dans son article, de faire de ces cas une généralité. Un des joueurs interrogé précise même que la plupart de ses parties sur RDO se font sans heurt, mais que lorsque les choses se gâtent, ça se gâte de façon très spécifique.

Donc inutile de me faire la réflexion vingt fois dans les commentaires, oui je sais, tous les joueurs de RDR2 comme de RDO ne sont pas d'immondes racistes ! Encore heureux ! Mais cela n'empêche pas certaines dérives d'avoir lieu, encore moins de les signaler et d'en parler.

 

Je tiens également à préciser que les témoignages sont ceux de joueurs américains et que le racisme pouvant prendre de multiples formes, leurs propos et comportements ne sauraient refléter ceux du monde entier (comme de l'ensemble des états-uniens bien entendu).

 

Il ne s'agit pas non plus de blâmer RDR2 ou les développeurs car le plus important dans cette histoire, ce n'est pas le jeu. Le fond de Red Dead Redemption 2, on s'en fout un peu à vrai dire. Il se trouve juste que le titre de Rockstar permet de mettre en lumière le racisme de la société (américaine je le redis), comme pourrait le faire n'importe quel autre jeu en ligne. Il n'en est pas le moteur, juste un témoin. L'important, ce n'est pas le jeu, c'est ce que les pratiques dans le jeu disent de nous.

 

Ceci étant dit, nous pouvons commencer.

 

Des témoignages glaçants

 

Le racisme n'a évidemment pas attendu Red Dead Online pour s'exprimer sur les réseaux. Il semblerait même qu'il soit hélas assez symptomatique de la pratique du jeu en ligne outre atlantique. Le fameux n-word, dont je vous épargne volontiers la traduction, serait un terme très employé et constitutif, selon certains, du vocabulaire du gamer.

 

« Faites l'erreur de laisser allumer le chat vocal public sur n'importe quel jeu en ligne, et vous serez contraint d'entendre le n-word nonchalamment lancé aux oreilles de tous par des jeunes garçons [...]. Mais si les insultes racistes peuvent être courantes dans les mondes virtuels ou dans la vraie vie, de nombreux joueurs à qui j'ai parlé au cours des dernières semaines ont le sentiment que c'est pire qu'à l'accoutumée dans Red Dead Redemption 2. » écrit Patricia Hernandez.

 

 

Red Dead Online permet au joueur de créer son propre avatar via un éditeur. Parmi les différents paramètres ajustables, il y a bien évidemment la couleur de la peau. Le constat effectué par Patricia Hernandez est malheureusement bien triste puisque qu'incarner un personnage noir exposerait le joueur à différents types de comportement et de propos ouvertement racistes de la part des autres participants.

 

Encore une fois, ce n'est pas quelque chose de spécifique à Red Dead Online. Le fait d'incarner un personnage autre que caucasien n'est malheureusement jamais anodin dans n'importe quel jeu en ligne, « ça passe ou ça casse » comme le dit l'un des joueurs interrogés par Patricia Hernandez. Mais dans Red Dead Online, c'est encore différent.

 

D'après de nombreux fans à qui j'ai parlé, Red Dead Redemption 2 crée un environnement particulièrement hostile pour les personnages noirs. Lorsque Red Dead Online a été lancé, J'ai vu de nombreux tweets soulevant le fait que des joueurs noirs ne pouvaient rien faire sans être appelé du n-word par des joueurs contrôlant des personnages blancs, ou qu'ils étaient traqués pour le crime d'avoir une peau sombre.

 

Les témoignages recueillis par The Verge laissent sans voix. Beaucoup de joueurs interrogés font état d'injures raciales, parfois prononcées avec l'accent et l'argot de l'époque, de mise en contexte historique pour justifier une violence, ou d'un comportement différent à leur égard... jouer un personnage noir ferait du joueur une cible privilégiée.

 

Loardaenis, un joueur afro-américain, déclare à Patricia Hernandez que le jeu peut, pour lui, changer du tout au tout durant une partie, « Pendant une minute il a le sentiment d'être un hors-la-loi, et la suivante il a l'impression d'être « en fonction de qui est présent sur le serveur, un fuyard d'une plantation esclavagiste ». ».

 Jared Rosen [un des joueurs interrogés NDR] joue une femme noire en ligne. [...] Les joueurs vont régulièrement essayer de le ligoter, tout en proférant des insultes racistes dit-il. « Des groupes composés d'hommes et de moi-même vont spontanément se dissoudre ou m'exclure, et ils vont ensuite me pourchasser sur toute la carte pour essayer de me tuer à répétition. ».

 

Si vous connaissez un peu Red Dead Online ou même GTA Online, vous savez que ce jeu du chat et de la souris peut arriver à n'importe qui, n'importe quand. Surtout sur GTA en fait. Les joueurs lâchés en mode libre sur la carte coopèrent rarement, et croiser quelqu'un signifie bien souvent qu'il va y avoir du grabuge. Mais dans cet univers de cow-boy, cela prend des proportions plus grandes pour certains personnages.

Il [Jared Rosen] affirme que les joueurs vont régulièrement s'attarder sur l'apparence de son personnage avant de décider de s'en prendre à lui, plutôt que de simplement l'attaquer en dépit de toute considération. « Je peux dire que c'est toujours [raciste] parce qu'ils s'arrêtent quelques secondes pour ainsi pouvoir s'assurer de ce à quoi je ressemble » affirme Rosen. « Parfois, ils s'avancent en ville, face à mon cheval, et observent directement mon visage avant de dégainer [leur arme]. ».

 

Comme l'évoque brièvement Jared Rosen un peu plus haut, le lasso, disponible dans l'arsenal de tous les personnages est utilisé par certains joueurs afin de mettre en scène des pendaisons. Le fait de pouvoir ainsi attraper et ligoter les autres participants « à un goût nettement différent pour les joueurs noirs. ».

Parfois, dit Lordaedonis, ces rivaux vont le suspendre au bord d'une falaise après l'avoir appelé du n-word. Et quand ils n'essaient pas de recréer des pendaisons, les joueurs y vont de leurs remarques pour bien lui signifier à quelle époque se déroule le jeu. 

 

Les problèmes de racisme particulièrement présents et graves dans Red Dead Online ne sont pas sans conséquences. Ce genre de comportements encouragent les joueurs qui en sont victimes à adopter une conduite particulière, à modifier leur façon de jouer.

Jared Rosen, poursuit : « Les femmes et les personnages noirs sont 5000% plus calmes et nous avons une sorte d'entente implicite pour nous laisser tranquille les uns les autres. ». Certains joueurs renforcent leur arsenal, améliorent leurs armes afin d'apparaître plus menaçants et éloigner les éventuels importuns. D'autres en revanche, font le choix d'arrêter purement et simplement de jouer à RDO, « Les conneries que j'ai enduré sur Red Dead Online m'ont fait quitter le jeu définitivement. » confesse un joueur au site The Verge.

 

Ce racisme décomplexé sur Red Dead Online peut en parti s'expliquer par le même raisonnement que sur n'importe quel MMO ou réseau social, l'anonymat protège les coupables. Ainsi se sentent-ils en mesure de dire et faire n'importe quoi, puisque rien ni personne ne saurait les condamner. Mais pour Patricia Hernandez, cette simple explication ne suffit pas pour comprendre l'ampleur du phénomène sur RDO.

 

Le contexte historique au c½ur du problème...

 

Red Dead se déroule en 1899 - trois ans après que la Cour Suprême ait légalisé la ségrégation raciale, au cour du mandat présidentiel d'un homme qui s'était battu pendant la guerre de Sécession [William McKinley NDR] - ce qui signifie pour certains fans que le racisme propre à l'époque fait partie de l'expérience. 

 

La période à laquelle se déroule le jeu n'était effectivement pas des plus tolérantes pour les minorités. L'emplacement géographique non plus puisque la région de RDR2 reproduit ou plutôt caricature des États comme la Louisiane, l'Alabama ou La Nouvelle Orléans, qui ont pour certains un lourd passé esclavagiste.

 

Montage réalisé par un anonyme replaçant les régions de Red Dead Redemption 2 sur l'actuelle carte des États-Unis. C'est evidemment l'interprétation de son auteur.

 

Il ne vous aura pas échappé que la question de la guerre de Sécession et de l'esclavage revient régulièrement dans le jeu, notamment avec les familles Gray et Braithwaite qui exploitaient jadis, avant l'abolition, des esclaves pour s'occuper de leurs plantations, ou encore au travers de certaines quêtes annexes.

 

Le personnage principal se place néanmoins constamment du côté des abolitionnistes. Si Red Dead Redemption 2 n'est pas toujours un modèle de bienveillance, notamment avec les femmes, pas question pour Rockstar d'encourager le racisme, évidemment. Le jeu ne fait aucune concession à ce niveau-là. Les personnages racistes comme Micah ou d'autres sont automatiquement dépeints comme antipathiques aux yeux du joueur. Le simulacre de KKK en est aussi un bon exemple puisque les membres de ce groupe sont représentés dans le jeu comme des idiots complets, extrêmement maladroits, qui finissent toujours par mettre le feu à leurs robes et ainsi s'entre-tuer. Si le joueur ne s'en charge pas avant...

En ligne, c'est malheureusement une autre histoire, puisqu'ici, il n'y a plus un mais plusieurs acteurs humains capables de dire et faire ce que bon leur semble. Si Rockstar tient les rênes dans le solo et reste garant de la bonne conduite du joueur (au moins pour le scénario), en ligne les joueurs peuvent être le moteur de leurs propres histoires, de leurs propres objectifs...

Le contexte géographique, politique et historique offre donc un terreau fertile pour les débordements les plus abjectes. Les comportements nauséabonds de certains joueurs semblent y trouver une force et une légitimité particulière, le racisme se justifiant par l'Histoire, et s'exprimant par le gameplay.

 

La reproduction historique que propose Red Dead Redemption 2 permettrait ainsi à certains nostalgiques de ces périodes de laisser libre cours à leurs fantasmes. Patricia Hernandez rappelle que « certaines des personnes qui vivent dans ce pays [Les États-Unis NDR] regardent le passé avec une certaine affection, comme s'il s'agissait du bon vieux temps. ».

 

Un aspect nostalgique qui pour le coup, et pour des raisons totalement différentes, se retrouve en partie dans le jeu solo comme l'évoquait Mehdi Derfoufi, professeur et chercheur en cinéma, dans sa courte analyse de Red Dead Redemption 2 en octobre dernier : « On parle souvent à propos de lui [Red Dead Redemption 2] de mélancolie, d'errance contemplative. L'identification au jeu fonctionne pas mal sur le sentiment de perte d'un monde disparu et de redécouverte et d'immersion dans ce monde. Je pense qu'on peut parler de mélancolie masculine blanche, qui est aussi une manière très contemporaine de gérer le sentiment de culpabilité des crimes coloniaux. ».

 

RDO révélateur d'un problème plus profond...

 

La question de savoir si ces pratiques dans le jeu trahissent des convictions réelles semble malheureusement trouver une réponse ici. Red Dead Online offre malgré lui, un décor pour les américains les plus fêlés et les plus haineux, dans lequel ils se sentent plus libres d'agir horriblement. D'aucun s'amusent à reproduire les comportements de l'époque dans ce qu'ils ont de plus mauvais, par conviction et bêtise profondes, et peut-être parfois en pensant que tout cela ne reste jamais qu'un jeu. Ce qui n'est évidemment plus le cas quand les événements sus-citées se produisent...

 

Rockstar sera-t-il amené à prendre des mesures pour endiguer la chose ? Difficile à dire, mais si cette triste tendance se poursuit, il paraît difficile de ne pas agir afin que RDO devienne un espace ludique pour toutes et pour tous, sans distinction ethnique.

Derrière ces actes racistes, il n'y pas seulement une haine, mais également une idéologie, celle d'une époque révolue, liberticide, esclavagiste dont une partie de la société américaine peine encore à tirer toutes les leçons.

 

Comme je l'écrivais en introduction, Red Dead Online n'est jamais que le témoin et l'on ne saurait lui jeter la pierre sans faire erreur. Il y a là un problème de fond dont le jeu n'est jamais que la triste forme.

 

 

Merci à tous d'avoir lu ce long billet de blog !

 

Je vous laisse l'article original de Patricia Hernandez sur le site The Verge. C'est malheureusement uniquement disponible en anglais, désolé pour ceux qui ne sont pas anglophones, mais je vous en ai traduit de nombreuses parties ici.

Pour les autres, je vous conseille vivement sa lecture, d'autant que j'ai volontairement écarté certains points et témoignages pour ne pas vous rédiger un indigeste pavé de 10 pages.

 

Sur ce, je vous souhaite à tous un bon week-end, et vous pouvez toujours retrouver mon avis sur le solo de Red Dead Redemption 2 juste ici si cela vous intéresse !

 

Un grand merci à Tihmoty pour la partie image de cet article !

 

 

À la prochaine !

 

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Bonjours à toutes et à tous !

Si les petits monstres de poche sont à votre goût, vous n'êtes pas sans savoir que 2019 sera l'année de la huitième génération ! Et vous savez également que celle-ci verra le jour sur la dernière console de Nintendo, la Switch. Autant dire que les fans sont en ébullition quant aux immenses possibilités offertes par la machine, autant grâce à son hardware qu'à son concept unique portable/salon. Et puisque rien n'a été annoncé jusqu'ici, on peut encore se permettre de rêver un peu et fantasmer sur ce que l'on souhaiterait voir dans le jeu.

 

Le retour du Pokédex National

 

On commence avec du très basique, mais alors ça, c'était sans conteste un des plus gros défaut de Soleil et Lune selon moi ! Pas de Pokédex National !? Mais, et le slogan « Attrapez les tous ! » alors !

 

Pour ceux qui ignorent ce que c'est, le Pokédex se divise depuis la troisième génération en deux parties. La première est appelée Pokédex Régional. C'est, comme son nom l'indique, la collection de l'ensemble des Pokémon trouvable dans la région et uniquement ceux-là. À titre d'exemple, vous trouverez ici la liste des Pokémon de la région d'Hoenn. 

 

Le national lui, regroupe absolument toutes les créatures, de Bulbizarre au dernier sorti, en passant par les légendaires, toutes générations confondues...

 

Soleil et Lune ne comptent que le régional ! Des Pokémon comme Gobou ou Mewtwo n'ont pas leur place. Cela ne veut pas dire qu'il vous est impossible de jouer avec eux ou de les posséder, mais simplement qu'aucune entrée ne leur est consacrée dans le Pokédex. Ils ne comptent tout simplement pas dans la collection. Ça peut n'avoir l'air de rien, mais pour les collectionneurs de monstres comme moi, le jeu perd vite tout intérêt une fois l'histoire bouclée. 

 

Alors s'il vous plaît Game Freak, on répare cette aberration et on remet le National ! Merci !

 

 

 Par contre, on garde le Motisma Dex ! Non je déconne...

 

 

La caméra libre

 

Oh que oui ! Ça peut sembler peut-être un peu bateau comme v½u, mais j'aimerais vraiment que Game Freak abandonne une bonne fois pour toute la caméra sur raille coutumière de la série. Jusqu'ici, elle est toujours restée trop statique, contraintes techniques obligent.

 

Certes, elle a connu quelques envolées réussies avec les versions Noire et Blanche. La traversée du pont Sagiciel me fait toujours frisonner. Cette plus grande souplesse fut conservée avec moins de flamboyance dans les sixième et septième génération, mais pouvoir enfin tourner à 360° autour de notre personnage renforcerait grandement l’immersion. Surtout si elle s'accompagne des propositions suivantes...

 

Des graphismes au poil !

 

Pokémon Let's Go Pikachu/Evoli, c'est mignon tout plein et relativement joli, d'accord. Mais fichtre que j'aimerais que Game Freak mette enfin le paquet de ce côté là ! La Switch n'est pas une PS4 certes, mais tout de même ! Elle est capable de bien mieux que cela ! Sans forcément aller trop loin, en gardant l'aspect dessin des Pokémon, il serait déjà possible de faire quelque chose de plus charmant pour la rétine !

 

Si le rendu des Pokémon pour le film Detective Pikachu est agréablement surprenant, les jeux pourraient améliorer le rendu des bestioles sans aller jusque-là.

 

Un open world...

 

… Ou semi, je ne refuserais pas non plus. Je n'ai rien contre la linéarité en soit. C'est là quelque chose de tout à fait plaisant, qui ne constitue en rien un « défaut ». Mais il est vrai que me retrouver dans un monde ouvert, peuplé de Pokémon, aux paysages variés allant de petites villes bucoliques aux montagnes enneigées me plairait particulièrement. Avoir le sentiment d'être dans un monde vivant, où humains et Pokémon cohabitent serait vraiment génial !

 

Bon là, je pense que je rêve un peu. Le jeu se destinant avant tout aux plus jeunes, difficile d'imaginer Game Freak prendre le risque de laisser le joueur trop libre, au risque que celui-ci se perde dans un monde trop vaste. Et les enfants n'ont aucun sens de l'orientation, c'est bien connu. À moins qu'encore une fois, on les croit plus bêtes qu'ils ne sont en réalité...

 

 

Vous avez peut-être vu passer ce fan art dernièrement, mélange de Breath of The Wild et de Pokémon. Avouez que ça laisse rêveur quand-même...

 

Un retour au Japon

 

Attention, je ne parle pas ici d'un énième retour à Kanto ou autre, mais bien d'une nouvelle région inspirée du Japon. Cela fait maintenant trois générations que la série a quitté l'archipel pour poser ses valises tout autour du globe, aux États-Unis, en France et à Hawaï. Et si le dépaysement était plutôt agréable, j'aimerais beaucoup que Pikachu et sa bande reviennent en terres nipponnes. Je ne suis pas un passionné du pays du soleil levant, mais son charme me plaît particulièrement et colle, c'est tout naturel, merveilleusement bien aux monstres de poche.

 

Conserver le système de combat

 

On entre un peu dans l'aspect vraiment gameplay et conservateur, mais j’entends parfois de-ci de-là le désir d'une partie des fans, ou des simples amateurs, de voir Game Freak renverser la table et révolutionner le système de combat. Notamment, abandonner le vieillissant système du tour par tour et/ou voir les Pokémon se taper dessus pour de bon, avec de vrais contacts, à l’opposé des animations faites un peu "dans le vent" que l'on connaît aujourd'hui.

 

Cela semble techniquement compliqué. Imaginez un peu, il existe aujourd'hui 809 créatures !

Il faudrait prévoir tout un tas d'animations pour leurs interactions, sachant que les formes peuvent énormément varier d'une bestiole à l'autre. Prenons Ronflex pour exemple. Il faudrait lui concevoir plusieurs animations pour la simple attaque Plaquage selon qu'il attaque un Chenipotte ou un Tyranocif, afin que celle-ci rende toujours bien, quelque soit le Pokémon visé. Mais il en faudrait d'autres également pour Trioxhydre capable lui aussi d'apprendre cette capacité et qui n'a pas du tout la même morphologie. Un vrai casse-tête...

 

Alors c'est vrai, à l'heure actuelle ce n'est pas toujours parfait non plus. Il arrive que certaines animations ne collent pas avec la cible, voir même avec le lanceur. Mais je ne sais pas, on pardonne peut-être plus facilement grâce au système du tour par tour, qui oblige déjà, d'une certaine manière, à faire preuve d'un peu d'imagination.

 

Je n'aurait rien en soit contre une révision des mécaniques, mais il est une chose qui doit être à tout prix conservée, la distance entre le dresseur et son Pokémon. Je ne parle pas seulement d'une distance physique, mais surtout de celle qu'impose le jeu en ne nous faisant jamais contrôler directement le monstre (en combat tout du moins).

 

Il est important selon moi de garder le sentiment de donner des ordres aux Pokémon. Et pour cela, le tour par tour me semble être la seule option valable. Des combats plus directes, en temps réel, briseraient sans doute cet aspect et on n'aurait probablement plus l'impression d'être un dresseur. Pour cela, le tour par tour me semble être encore la meilleure solution.

 

Des restes de Let's Go

 

Si les derniers titres Pokémon sortis à ce jour ne donnent pas vraiment envie de voir la série partir dans cette direction, on y trouve malgré tout quelques petites choses qu'il serait intéressant de conserver. Je pense notamment aux Pokémon sauvages visibles à l'écran avant la capture. Ça facilite la chasse, et la shasse (peut-être un peu trop diront certains), et ça évite de rager toutes les cinq minutes parce qu'on a oublié de faire le stock de Max Repousse avant d'entrer dans une grotte.

 

Le fait que le premier Pokémon de notre équipe nous suive me paraît être également une chose à garder. Ça ne sert à rien, mais c'est tellement mignon ! Je n'ai jamais compris d'ailleurs, pourquoi ils n'avaient pas conservé cela après HeartGold et SoulSilver...

 

Quant au système de capture... Hein, quoi ? On m’appelle désolé !

 

 

Quand tu n’as plus rien à espérer, il te reste l’espoir...

 

Je pense avoir fait le tour de mes envies actuelles pour ce nouvel épisode de Pokémon, ce que je souhaite avant tout, c'est une génération audacieuse ! En son temps, la 5G avait osé beaucoup de choses. Une 3D vraiment bien exploitée compte tenu des limitations techniques de la DS, une direction artistique moins colorée, des personnages principaux plus vieux, des enjeux un poil plus matures avec la Team Plasma souhaitant libérer les Pokémon du joug des humains et surtout, 150 nouveaux Pokémon, dont AUCUN n'était l'évolution ou la pré-évolution de créatures déjà existantes ! Un jeu plein d'audace de la part d'un développeur qui, il faut bien le reconnaître, fait souvent le choix de rester bien au sec dans ses chaussons, depuis plus de 20 ans maintenant.

 

Il serait temps de donner un nouveau souffle à la saga ! Il n'est pas nécessaire pour cela de tout revoir, le système de combat cité plus haut fonctionne toujours très bien, mais simplement d’apporter de nouvelles idées, de nouvelles envies pour montrer aux joueurs qu'il y a encore des choses à faire dans cet univers déjà si riche !

 

Difficile pourtant d'imaginer Game Freak procéder à une véritable révolution, d'autant que celle-ci n'est absolument pas indispensable au futur succès du titre. Un Pokémon, c'est comme un Fifa, ça se vend toujours très bien, qu'importe les changements opérés !

 

Il ne nous reste plus qu'à croiser les doigts, en espérant qu'il s'agisse de quelque chose de vraiment neuf et/ou intéressant pour l'arrivée d'un véritable RPG Pokémon sur console de salon !

 

Comptez sur moi pour réagir aux futures annonces concernant ce nouveau Pokémon dont on peut raisonnablement envisager la sortie pour la rentrée 2019, probablement aux alentours d'octobre, novembre.

 

D'ici là, on y croit très fort et gloire à Pokémon !

 

Merci à tous d'avoir lu ce long article et bonne année bien sûr !

Je sais, j'avais dit que je reviendrai avec un article sur la saga Driver, mais il se trouve que la série fêtera ses 20 ans en juin prochain, je reserve donc ça pour le début de l'été ! 

 

Merci à Tihmoty pour l'image d'en-tête !

 

Bisous tout le monde ! ;)

 

 

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Édito

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