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« Demandez à un joueur expérimenté d'établir une courte liste des meilleurs jeux de tous les temps, et vous avez une chance de voir Ico apparaître ». C'est sur cette phrase que commence l'article rédigé par un certain John Siracusa pour le site arstechnica. On a bien souvent, pour ce type de jeux (il faudrait définir ce qu'ils ont en commun), une sorte d'enthousiasme qui vient jusqu'à obscurcir l'analyse, préférant laisser parler l'émotion et les sentiments (et nous en avions déjà parlé plus en détail avec Limbo). La particularité de cet article est de tenter d'identifier de façon concrète ce qui a contribué à faire de Ico un « masterpiece » comme le dit le titre de l'article.



John Siracusa, dans un premier temps, explique comment l'équipe en charge du développement s'est arrangée avec les ressources disponibles de la PlayStation 2 (et de leur budget, on imagine) pour proposer le coeur visuel et sonore du jeu. Des blocs qui se répètent avec la même texture, un dépouillement visuel rehaussé par le jeu de lumière (jeu saturé, chose extrêmement rare à l'époque), ainsi que le dépouillement visuel (pas de barre de vie, pas de statistiques). Cette partie technique rappelle à certains égards la conférence de Kojima « Making Impossible Possible », à la Game Developers Conference de 2009
De l'autre côté, l'auteur de l'article montre ce qui fait la singularité du jeu, cette sorte de dépouillement volontaire pour essayer de faire ressortir l'essence de l'expérience : un système de combat volontairement rudimentaire, la fameuse touche R1 qui transfigure la mission d'escorte, le château en un seul tenant, le soin particulier des animations enfantines etc.

Au final, cet article met peut-être en avant un certain savoir-faire japonais (qui aurait du mal avec la génération actuelle), une sorte de perfection discrète qui ne passe pas obligatoirement par les productions AAA (à gros budgets), en ne cherchant pas à offrir tous les possibilités disponibles selon la génération de consoles dans le but de satisfaire le joueur. Ico est un jeu qui a su centrer son propos et s'y tenir. Et c'est sans doute cette retenue si peu coutumière du jeu vidéo, cette mise en avant d'éléments simples (tenir la main), cette modestie que Ico parait maîtrisé, singulier : un chef-d'oeuvre.

Nous remercions bien entendu Un joueur se lève de nous avoir mis sous les yeux cet article.

 

Numerimaniac

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Commentaires

Numerimaniac
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Numerimaniac
Il me serait difficile de choisir entre les deux! J'ai forcément une affection pour le jeu qui m'a donné un "choc initial" (à savoir Ico), et SOTC est plus "jeu" qu'objet non identifié... Mais vraiment, je ne pourrais pas choisir.
WandaNoOrchestra
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WandaNoOrchestra
Ico est un jeu extraordinaire (au sens premier du terme) mais fondamentalement l'expérience Shadow of the collosus m'a bien plus marqué, question de sensibilité sans doute, mais pas uniquement. (SOTC est peut être pour moi le jeu qui met le mieux en valeur ses compositions musicales EVER)

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Par Numerimaniac Blog créé le 29/12/09 Mis à jour le 11/02/12 à 21h04

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