Rêves électriques

Rêves électriques

Par Noiraude Blog créé le 17/09/10 Mis à jour le 01/06/19 à 10h32

30 ans de passion pour les jeux vidéo, le Japon et le cinéma, ça laisse forcément des traces. Vous voulez en savoir plus?

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Catégorie : Cinéma

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Cinéma

Hello tous,

Depuis vendredi soir, Strasbourg vit et vibre au rythme du FEFFS 2012, dont c'est déjà la cinquième édition.Comme chaque année, pendant un peu plus d'une semaine, c'est l'occasion d'y faire le plein de sensations fortes puisque l'épouvante, l'horreur, le fantastique - et la poésie parfois aussi - sont ici à l'honneur. Et je compte bien vous faire partager mes coups de coeur et coups de gueule au retour des séances, une fois la nuit bien avancée...

L'ouverture du festival s'est tenue vendredi soir, avec la projection de Robot and Frank. Les aléas de mon taf ont fait que je n'ai pas pu m'y rendre. En revanche, je me suis précipité à la véritable soirée de lancement, voici quelques heures maintenant. Pas moins de trois longs métrages y ont été présentés. Et pas des moindres: Outre Eddie the sleepwalking cannibal figuraient Maniac, le remake du film culte de William Lustig, et V/H/S, la dernière sensation du festival de Sundance. Autant vous dire que je frétillais de plaisir en entrant dans la salle...

Pour être franc, la soirée a un peu soufflé le chaud et le froid. Commençons donc par le seul film en compétition de la soirée, Eddie the sleepwalking cannibal. Boris Rodriguez a tourné la pelloche au Canada et s'offre ici son premier véritable long métrage. Et c'est un joli coup d'essai : cette histoire d'artiste en panne d'inspiration qui trouve l'électrocho qu'il lui faut en croisant la route... d'un cannibale somnambule a tout d'un très joli exercice de style maniant avec un talent rare l'humour noir et le cynisme le plus désabusé. Rodriguez  part d'un postulat certes peu surprenant -la démarche artistique puise sa source dans la douleur-, mais ceci pour déployer avec un mauvais esprit assez salutaire les fils d'une intrigue  qui se joue résolument de la morale traditionnelle et mystifie le spectateur en l'amenant à se prendre d'affection pour la figure même de  la violence, instrumentalisée, que constitue le pauvre Eddie. On rit souvent, on sourit beaucoup, on réfléchit même un peu face aux attaques en règle portées par l'oeuvre à l'univers très particulier que constitue le marché de l'art et sa logique mercantile. Le tout en baignant dans des centaines de litres d'hémoglobine et en s'offrant des démembrements assez spectaculaires à l'écran. Pas un chef-d'oeuvre -le film présente quelques problèmes de rythme et souffre d'une insuffisante exposition des motivations de son personnage principal, mais indéniablement une pelloche qui vaut le coup d'oeil. Très, très recommandable.

Le coup de coeur de la soirée, en revanche, c'est indéniablement Maniac. Réalisé par Frank Khalfoun, ce remake du cultissime Maniac de William Lustig est produit par un certain... Alexandre Aja (Haute tension, La colline a des yeux, Piranha 3D), dont on reconnaît indéniablement la patte. Sans concession, sur le fil du rasoir, parfois éprouvant et terriblement intelligent, il renvoie au succès qu'avait été, justement, le remake de La colline a des yeux.

Quasi intégralement filmé à la première personne, Maniac présente la particularité de raconter son histoire du point de vue du tueur. Il en résulte un métrage d'une heure et demie assez radical dans son approche et témoignant du même esprit déviant que son modèle. On s'y prend donc à comprendre - et plaindre - la figure même du monstre à laquelle l'on est invité à s'identifier par le point de vue choisi pour la caméra... Il y aura de quoi en déstabiliser certains.

Ce Maniac ose également représenter la violence dans toute sa crudité, sa barbarie. Certaines scènes à la limite du soutenable y tranchent, paradoxalement, avec la démarche très esthétisante de l'oeuvre, sa caméra léchée et sa photo remarquable -la traque du tueur à travers les rues de Los Angeles renvoie à la manière de filmer la ville de Michael Mann dans Collateral. Il en résulte un mariage des contraires étonnament équilibré, un grand écart d'ailleurs également caractéristique de la personnalité de ce prédateur qu'incarne à merveille Elijah Wood. Il est fragile, mais implacable, doux et sauvage, empreint de poésie et de névroses. Frank Khalfoun, parisien bon teint, parvient ici à proposer une vision mature, posée et réfléchie du slasher movie, aux antipodes des la superficialité qui fait loi pour le genre de l'autre côté de l'Atlantique.

Superficialité que l'on retrouve, justement, dans le très attendu V/H/S. Plusieurs pointures du film de genre s'y sont donné rendez-vous, David Bruckner, Ti West, Gleen Mc Quaid, Joe Swanberg, Adam Wingard et le collectif Radio Silence. Mais le résultat fait globalement peine à voir : s'y juxtaposent cinq courts filmés en found-footage et dont le point commun tient à défendre l'hégémonie du jeune mâle américain, passionné de bière, de joints et de nichons. Les histoires qui y sont contées, en prime, n'offrent à aucun moment la moindre originalité, allant puiser dans le répertoire  rebattu des séries B où se croisent ghoules, fantômes, possédées, démons, visiteurs nocturnes et autres lieux communs du genre. Sans une once de personnalité, ces courts sont certes de qualité variable, mais globalement marqués du sceau de la médiocrité, oubliant unilatéralement le fait que filmer caméra à la main ne dispense pas de quelques efforts de cadrage et de mise en scène. On attendait tellement mieux...

 

La suite ce dimanche soir, avec Storage 24, The Pact... et peut-être plus si affinités.

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Cinéma

La nuit déchirée

 

Hello tous,

Du 14 au 22 septembre prochain, je vais passer grosso modo une cinquantaine d'heures dans les salles de ciné strasbourgeoises. Il y a une très bonne raison à cela : pendant un peu plus d'une semaine s'y tiendra le cinquième festival européen du film fantastique, véritable pépinière de pelloches flippantes et horrifiques venues du monde entier. Et j'en connais désormais la teneur, puisque cet après-midi, le programme a enfin été révélé dans son intégralité : j'ai repéré pas moins de 22 films à voir lors de cette édition.

Pour tenir un tel rythme, une seule solution : j'ai pris (encore) des congés.

J'ai l'intention de partager avec vous les bonnes et les mauvaises surprises du festival, comme l'an dernier. Les films à voir, ceux à éviter. Je ne désespère pas, non plus, de motiver l'un ou l'autre d'entre vous à me rejoindre pour profiter de cette orgie de films de genre à voir dans des conditions optimales, et pas lors de tristes sorties direct-to-dvd. D'autant que le FEFFS, de son petit nom, est bourré de rendez-vous sympas, d'insolites rencontres. J'y ai croisé Brian Yuzna (Reanimator) le temps d'une petite discussion voici deux ans, j'ai pu écouter l'immense George Romero, je me suis (un peu) pris la tête avec Franck Richard, le réalisateur de La meute, avant de finir par en discuter calmement autour d'un café. C'est aussi à l'occasion du festival que je me suis retrouvé, un soir, à guider la sublime Emilie Dequenne jusqu'à son hôtel, parce qu'elle s'était égarée et que son équipe l'avait oubliée. Je vous vois venir, bande de petits polissons : en tout bien tout honneur, je tiens à le préciser !

Le FEFFS, c'est un moment de proximité avec les équipes de tournage qui sont là pour défendre leur film en compétition. Strasbourg n'est pas une très grande ville, alors le temps du festival, vous avez toutes les chances de rencontrer un acteur, un réalisateur... Des pelletées de journalistes, aussi : les p'tits gars de l'excellent Mad Movies sont désormais des habitués. Rürik, si tu lis ceci, sache que je suis partant pour un café !

Pour cette édition 2012, c'est Mick Garris qui se charge de présider le jury. Je ne suis pas particulièrement fan du travail du bonhomme - sa Nuit déchirée est un abominable navet -, mais il a tout de même à son actif un sympathique Critters 2 et le très correct La mouche 2. Il est surtout à l'origine des deux anthologies Masters of Horror et Fear Itself, ce qui devrait rendre les discussions en sa compagnie absolument passionnantes. Il faudra donc que je me débrouille pour me retrouver le temps d'un petit pot en sa compagnie. Ce sera mon challenge, cette année.

Mick Garris


Mais venons-en à l'essentiel : les films. Autant vous dire qu'il y aura du beau linge pour les fanas de fantastique et d'horreur. Mais j'ai déjà opéré une petite pré-sélection, sur laquelle je reviendrai au fur et à mesure des projections.

En ouverture déjà, je suivrai de près Robot and Frank, de Jake Schreier, qui fait intervenir un robot dans la vie d'un vieux bougon (Frank Langella). Avec Susan Sarandon et Liv Tyler dans le casting, le métrage est prometteur. C'est un euphémisme. En revanche, je reste un peu plus interrogatif concernant le film de clôture, Safety not guaranteed, de Colin Trevorrow: l'histoire d'un reporter et de deux stagiaires qui se mettent en quête d'un homme qui a passé une drôle d'annonce, puisqu'il recherche un partenaire pour voyager dans le temps en sa compagnie. Le pitch est paraît-il basé sur une histoire vraie. Je vous dirai ça le 22 septembre.

En compétition

Concernant les films en compétition, j'en ai noté plusieurs dignes d'intérêt.

Antiviral, pelloche canadienne, est réalisé par Brandon Cronenberg, le fils de son illustre papa, et semble complètement fou. Un thriller d'anticipation qui voit un homme poursuivi par une meute de collectionneurs parce qu'il est contaminé par un virus qui vient de tuer une célébrité, c'est au minimum osé. Et Malcolm McDowell joue dedans. Evidemment, je ne peux pas le rater !

Doomsday Book, c'est le dernier-né du coréen Kim Jee-Won, qui m'avait soufflé avec I saw the devil l'an passé. Un film chorus qui propose, cette fois, trois visions de l'apocalypse. Si la photo est à la hauteur d'I saw the devil, cela suffira déjà à faire mon bonheur...

Doomsday Book


Eddie, the sleepwalking cannibal vient tout droit du Danemark et est réalisé par Boris Rodriguez. Avec un titre pareil, il faut s'attendre à une comédie horrifique décapante et que le pitch annonce bien moins idiot que la moyenne des films de genre. J'ai appris à attendre les pelloches venues des cultures germanique et scandinave, depuis les excellents Berlin Undead et Harpoon (Reykjavik whale watching massacre de son titre original). J'espère que ce métrage saura se hisser à leur niveau.

On continue avec Excision, film américain de Richard Bates Jr, avec Traci Lords au casting - oui, l'ancienne star du X. Un film de chair, de sang, et d'atermoiements adolescents au pitch pour l'instant assez obscur. En fait, c'est une photo qui m'a séduit : on y voit une jeune donzelle tenir des deux mains les intestins de deux hommes musculeux. Il y a quelque chose chose de très dérangeant, mais aussi de fascinant dans cette représentation. Je suis intrigué.

Grabbers, ce sera le film de monstres du festival. Réalisée par Jon Wright, cette pelloche anglaise voit une île au large de l'Irlande attaquée par des monstres marins, et pose une galerie de personnages promis aussi déjantés qu'hilarants. Quand on connaît le talent des Anglais à produire de la comédie horrifique, on salive d'avance.

Grabbers

 

Resolution, film américain de Justin Benson et Aaron Scott Moorhead, semble être le moment frisson de cette sélection. Une variation sur le thème de la maison abandonnée, où se cotoient prise de stupéfiants et événements surnaturels de plus en plus menaçants. Un film qui ne semble pas dénué d'atouts pour marquer l'édition 2012 du festival.

Storage 24, métrage anglais de Johannes Roberts, semble également taillé pour filer les jetons aux festivaliers. Une panne de courant, des protagnostes réfugiés dans un hangar, et un prédateur inconnu qui se met à les chasser. J'aime beaucoup le principe des huis-clos appliqué à l'horreur, ce qui me fait attendre la séance avec impatience. D'autant qu'on nous y met promet une créature aussi mémorable que celles d'Alien et de Predator.

The Pact, pelloche américaine de Nicholas Mc Carthy, joue de son côté de la fibre -très à la mode- du paranormal. Un medium, un être invisible, une maison emplie de secrets... Tout ce qu'il faut pour passer une bonne soirée. Mais à condition que les thèmes abordés n'y soient pas trop rebattus par la production cinématographique de ces dernières années...

Victimes, ce sera le rendez-vous franco-français du festival. Seule pelloche hexagonale sélectionnée pour la compétition, le film de Robin Entreinger joue de la psychanalise et dece qu'elle peut faire surgir, parfois, pour poser un personnage visiblement terrifiant. Pas de fantastique dans cette affaire, mais une promesse de quelques belles sueurs froides. On va suivre cela attentivement. 

Enfin, When the lights went out, métrage anglais de Pat Holden, reprend lui aussi le thème de la maison hantée pour proposer une expérience annoncée "terrifiante" Peu d'infos pour l'heure, mais les premiers clichés semblent alléchants. J'y serai !

Les films que je laisse -a priori - passer : Insensibles, de Juan Carlos Medina, Le mur invisible, de Julian Roman Pölser, Sound of my voice, de Zal Batmanglij.

Hors compétition

Je ne suis pas encore totalement fixé sur mes choix pour cette partie du festival, mais j'ai déjà quelques chouchous à vous présenter. A commencer par Jackpot, du Norvégien Magnus Martens : un film d'action et d'humour où l'on tire à tout-va et où l'on démembre ses ennemis comme si de rien n'était. Avec le second degré scandinave, il y a moyen de faire un excellent film, d'autant que Martens a été sélectionné par le magazine Variety comme l'un des dix réalisateurs européens à suivre.

J'irai également voir Elfie Hopkins, de l'anglais Ryan Andrews, version trash et horreur des Goonies dans laquelle une ado fan du Faucon maltais enquête sur ses voisins qui s'avèrent être des cannibales. Filmé dans un village du pays de Galles, voilà un métrage prometteur et inattendu.

Elfie Hopkins

 

A voir, encore, le remake du cultissime Maniac, réalisé par le frenchie Franck Khalfoun. Les premiers trailers sont alléchants, et Elijah Wood semble y faire des merveilles. A suivre de très, très près...

C'est aussi le cas de The Agression Scale, un home-invasion américain de Steven C. Miller où les rôles s'inversent de la plus étonnante des manières. De l'art de combiner le thème de la violence chez les jeunes et un genre cher aux films d'horreur. La projection sera très tardive, mais je ne la raterai pas.

Par curiosité, je ferai aussi un saut à la projection de Game of Werewolves, de l'Espagnol Juan Martinez Moreno. Un film qui reprend certaines des vieilles légendes qui perdurent dans les recoins sombres de l'Europe, avec une pointe d'humour et une vraie tendresse pour la figure du loup-garou, ça ne se rate pas.

Enfin, pas question de rater V/H/S, pelloche chorale américaine qui fait sensation dans tous les festivals où elle passe. Un found-footage qui semble particulièrement trash, sur fnd de déouverte de cassettes vidéo renfermant des séquences particulièrement heurtantes. Sundance s'en souvient encore, paraît-il...

V/H/S


Les bonus

Je suis complètement fou du Shining de Kubrick. Ce qui tombe bien, puisqu'il sera diffusé en salle lors du festival. J'y serai. Et le FEFFS a même pensé à moi, puisque sera proposé un documentaire relatant les multiples théories qui s'affrontent sur la compréhension de ce film resté unique -à mon sens - dans l'histoire du cinéma et dans la filmographie du maître. Room 237, docu US de Rodney Ascher, est fait pour moi.

Côté post-apocalypse -le fil rouge du festival-, j'ai l'intention de prendre part à la soirée spéciale prévue le samedi 22 de miniut à 6h. 2019 après la chute de New York, Atomic Cyborg, Les rats de Manhattan... Voilà du nanar qui ne se refuse pas !

Enfin, n'oubliez pas, si vous passez dans le coin, que le FEFFS comprend aussi une énorme Zombie Walk -plusieurs milliers de personnes l'an dernier - qui se tiendra cette année le samedi 15 septembre de 15h à 17h au centre-ville de Strasbourg. Venez déguisés !

 

 

Retrouvez toute la programmation sur le site officiel du festival : http://strasbourgfestival.com/

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Cinéma

Bonsoir à tous,

Ben voilà, c'est fait. L'espace d'une heure et quelque 45 minutes, je suis retombé en enfance. Celle où, ado, j'enchaînais les Commando, Die Hard, Rambo II, La fureur du dragon et autres nanars cultissimes pour tous les accrocs à la testostérone et aux gimmicks d'anthologie. Parce qu'Expendables II, c'est une madeleine proustienne. Où la gourmandise, pour le coup, ce sont les pétoires plus gigantesques les unes que les autres, les scènes d'action monstrueuses, les répliques qui tuent et qui sont, souvent, autant de clins d'oeil à une époque bénie pour les accrocs aux bons vieux actioners des familles. Expendables avait encore -un peu- le souci du sérieux. Désormais, c'est fini : place à un gigantesque et joyeux bordel dans lequel toutes nos anciennes gloires font mumuse comme si les années n'avaient pas passé. Foutraque ? Absolument. Couillon ? Totalement. Mais je dois bien l'avouer : j'ai pris mon pied. Avec toute une salle conquise qui n'a pas cessé, tout du long, d'applaudir et acclamer les happenings les plus dingues qu'on ait vus au ciné ces dernières années.

Qu'on soit bien clair : si vous n'êtes pas de cette génération qui a célébré la gloire de Stallone, Schwarzenegger, Willis, Lundgren et Norris (plus récemment et dans une moindre mesure celle de Statham, Jet Li et Steve Austin), vous resterez sans doute hermétique à cette improbable succession de sketches et de scènes d'action qui rythment Expendables II. Car tout, ici, est conçu pour rendre hommage au fan du bon vieux temps, pour partager avec lui un moment de complicité et de plaisir coupable. La minceur du scénario, à elle seule, ne fait que souligner que l'essentiel n'est pas dans l'histoire. Stallone et ses gars, cette fois, tombent sur un os lors d'une mission en Albanie, et décident, en guise de représailles, de mener une monstrueuse vendetta. Point et à la ligne.

Le reste n'est que dialogues croustillants, univers totalement référentiel et second degré assumé. Oui, les "I'm back" de Schwarzi sont au rendez-vous, tout comme le "Yeepekai" de Bruce Willis -même si ce n'est pas forcément dans la bouche attendue. Expendables II cite, pêle-mêle, Rambo, Die Hard, Commando, Terminator... ou même Bloodsport et Kickboxer. Car le "vilain" de cette affaire n'est autre que notre Belge philosophe, qui joue et se joue de cette réputation de bargeot qui lui colle désormais à la peau. Ceux qui l'ont vu dans JCVD savent que Van Damme peut être un bon acteur, et il en fait ici, tout en autodérision, constamment la preuve. On découvrira même que le bonhomme tient toujours la forme, ses "high kicks" restant particulièrement dévastateurs. Le bon vieux temps, je vous dis...

En d'autres circonstances, avec un autre point de vue, Expendables II aurait été insupportable de machisme, de passéisme et de grossierté. Mais la sauce prend bien, miraculeusement, parce que chacune de ces stars saborde joyeusement son image, offre un contrepoint rafraîchissant aux pires clichés véhiculés par les films des années 80 et 90. Stallone, moteur de l'histoire, ne dédaigne pas à l'occasion y aller de sa petite réplique hilarante car surannée. Lundgren, génialissime, joue de son physique impressionnant et de son curriculum vitae d'ancien du MIT pour camper un personnage aussi psychopathe que déglingué. Statham, un peu moins en avant que lors du premier opus, accepte de bonne grâce le statut de second couteau et ronchonne devant la caméra avec bonheur, entre deux scènes de combat au corps-à-corps épatantes - ce sont ses scènes qui en imposent le plus, d'ailleurs. Aperçus dans le premier volet, Willis er Schwarzenegger prennent cette fois part à l'action et s'amusent comme des petits fous à citer les rôles qui les ont rendus célèbres... appliquant consciencieusement la consigne de démonter leur personnage dès que l'occasion se présente. Et c'est totalement jouissif.

Quant à Chuck Norris, il est définitivement culte, et ce film devrait asseoir sa légende. Ses apparitions dans le film sont autant de petits instantanés de bonheur pour le fan. Car Norris a intégré sa mythologie, l'a digérée et s'en moque gentiment. Les Chuck Norris Facts -ces petites phrases humoristiques dans lesquelles Chuck est présenté comme un héros invincible - servent ainsi de matériau pour alimenter son rôle, et lui offrent une stature quasiment surhumaine. Une position dont il rit en citant, clin d'oeil génial, certaines de ces petites phrases qui font encore et toujours le buzz sur le web. Expendables a beau être un hommage au XXème siècle, le film sait vivre avec son temps...

Le verdict

Expendables II n'est pas un grand film, on s'en doutait. Il n'en reste pas moins qu'entre ses scènes d'action incroyables, le plaisir évident des acteurs à reprendre les armes et un sens de l'humour omniprésent, il constitue un divertissement de choix pour échapper à la canicule en ces derniers jours de vacances. Il démontre, de surcroît, une fascinante capacité à touner en dérision toute une époque du cinéma avec, paradoxalement, une tendresse et un respect infinis pour un genre que l'on regarde aujourd'hui, trop souvent, de haut. Moi, en tout cas, n'en déplaise aux intellos des salles obscures, il m'a donné envie de me refaire Bloodsport et Commando...

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Cinéma

[ATTENTION, CETTE CRITIQUE RETROSPECTIVE CONTIENT DES SPOILS SUR LA TRILOGIE BATMAN]

 

Bonjour à tous,

Souvenez-vous de ce mois de juin 2005. A l'époque, personne n'attend plus rien de la figure icônique du Batman. Joel Schumacher et son Batman and Robin, huit ans plus tôt, ont porté un coup fatal à la franchise lancée au cinéma par Tim Burton en 1987. Mal joué, mal monté, sans scénario sérieux, le film de Schumacher est une caricature poussive, une oeuvre bariolée, schizophrénique, dont le kitsch involontaire contraste fortement avec le goût de l'obscurité dont fait preuve, pourtant, l'homme chauve-souris. Sa sortie a coïncidé avec l'exil du héros loin des salles obscures, l'a rendu obsolète. Ce sera encore pire après les événements du 11-Septembre...

Mais l'incroyable ratage de Schumacher aura peut-être eu un mérite. Ses excès sont en effet à l'exacte opposée d'une tentative de reboot de la saga qui fait son apparition sur les écrans à l'approche des grandes vacances 2005. Batman Begins est réalisé par Christopher Nolan, jusqu'ici surtout repéré des cinéphiles pour deux jolies petites réussites, Memento et Insomnia. Le voir s'emparer d'un blockbuster peut sembler inquiétant. Mais le traitement appliqué par Nolan aux 2 heures et 19 minutes de film fait sensation : exit le grand guignol, bonjour le réalisme. A l'époque, c'est une petite révolution.

Batman Begins vaut bien mieux que ce que l'on peut en dire, parfois, ici et là. Il pose les fondements d'une nouvelle saga. Christian Bale, qui y incarne à merveille Bruce Wayne, accompagne la lente maturation de son personnage. Une grande partie de l'oeuvre, parfois jugée assez lente, s'en va explorer la constitution de la psyché du héros. Son enfance, la chute, la mort des parents, ses jeunes années d'adulte, lorsqu'il vit la tentation du crime, puis sa fuite en avant, désespérée et autodestructrice, jusqu'à la rencontre avec Liam Neeson et la Ligue des ombres. Un moment clé de l'histoire, puisque c'est ici que l'on saisit toute la dualité potentielle du personnage: la Ligue des ombres partage la même vision du monde que Wayne, mais apporte simplement une réponse plus radicale à ce constat. Wayne, lui, s'élève contre cette vision de la solution. Postule qu'un homme, seul, peut faire la différence. Le personnage du Batman n'est plus loin, il fera d'ailleurs son apparition quelques minutes plus tard, dans les sous-sols de la villa familiale du héros. Dans cette obscurité qui n'aura de cesse de l'accompagner tout au long de ses aventures. Et qu'il opposera aux projets de son ennemi jusqu'à la fin d'un métrage jamais pompier. Ici, le héros reste un homme, avant tout. Ce sont les ambitions du Batman et de son adversaire qui placent ces deux personnages au-dessus de la foule anonyme. Nolan a saisi l'essence du film de genre version années 2000. Pose, en filigrane, la question de la volonté de détruire une civilisation telle que cette motivation s'est dévoilée lors de la tragédie du 11 septembre 2001, amène la question de la relativité des points de vue. Un blockbuster qui pense ? Désormais, plus rien ne sera comme avant.

Un méchant à la mesure du Batman


Batman Begins ne fait d'ailleurs que donner le coup d'envoi d'une saga dont les enjeux sont de plus en plus élevés film après film. Dans The Dark Knight, séquelle sortie sur les écrans en août 2008, le spectateur est propulsé dans le quotidien de l'homme chauve-souris, la poursuite des criminels qui ont réussi à s'enfuir d'Arkham. L'un, d'eux, le Joker, est l'antithèse du Batman. Un méchant de rêve, incarné par le défunt et regretté Heath Ledger, d'autant qu'il vient très rapidement souligner, sous l'intelligente caméra de Nolan, que Batman n'est finalement rien d'autre que la justice tapie dans l'ombre, celle qui intervient lorsqu'il n'y a plus rien d'autre à faire. Le chevalier sombre est effacé, il cède la place au goût prononcé du Joker pour la destruction et l'anarchie.

Surtout, il n'est plus l'image de la victoire garantie. Au contraire même: dans The Dark Knight, les actions du héros ont de lourdes conséquences. Le Bien porte en lui, en miroir, la genèse du Mal. Le Joker, image déjà suggérée à la fin de Batman Begins, naît en réaction à la naissance du dark knight. L'on va encore plus loin puisque c'est indirectement Batman qui est à l'origine de la perversion de l'image du procureur, Harvey Dent, symboliquement surnommé le "Chevalier blanc de Gotham". The Dark Knight pose une question métaphysique autant que politique, celle de la définition du Bien et du Mal l'un en regard de l'autre. Puis brouille les cartes, une dernière fois, en faisant porter les stigmates du Mal au champion du Bien. Le sens de la cabriole est pervers, il vient dire qu'il est plus aisé de croire que c'est l'obscurité, plus que la lumière, qui est capable de donner naissance au chaos. Un questionnement qui trotte dans la tête de pas mal de gens, et d'Américains notamment, depuis quelques années.

La chute du déchu

Nolan, évidemment, ne pouvait s'arrêter là. La fin de The Dark Knight voit la figure du Batman honnie, rejetée par ceux-là même qui lui doivent pourtant tout. Gary Oldman/James Gordon porte le poids de ce mensonge depuis huit ans lorsque débute The Dark Knight Rises. Sur l'image fausse du héros Harvey Dent, qui a tenté de tuer son enfant, s'est construit tout un système judiciaire que Nolan décrit discrètement, mais aussi assez habilement, comme peu respectueux des droits imprescriptibles des criminels. Le réalisateur distille dans le film plus idées assez pernicieuses, renvoyant -une fois encore- aux excès sécuritaires de l'Amérique post 11-Septembre.

Mais cette époque n'a plus besoin de héros. Et c'est dans ce contexte que l'on retrouve Christian Bale reclus dans son manoir. Seul Alfred, une fois de plus impeccablement campé par Michael Caine, lui sert encore de lien avec le monde. Bruce Wayne marche avec une canne, prix de ce qu'il a fait subir à son corps pendant tant d'années. Nolan, décidément génial, pose à travers cette simple image une autre idée forte qui structure toute son oeuvre : le combat pour des valeurs finira toujours par user celui qui en porte l'étendard.

Nolan, dans un remarquable souci de cohérence pour sa trilogie, poursuit sa réflexion à partir de ce point de départ. The Dark Knight posait la question du rôle du Bien dans la genèse du Mal ? The Dark Knight Rises prolonge la thématique. Cette fois, dans cette ville de Gotham qui a oublié le Batman, qui s'apprête à remiser l'un des derniers combattants qui s'étaient rangés à ses côtés -James Gordon-, un nouveau complot se trame. Une arnaque financière pour prendre le contrôle de Wayne Entreprises ? C'est ce que l'on croit tout d'abord. Mais la vérité est bien plus sombre, bien plus inquiétante. Bane, le terroriste engagé pour mener à bien la démolition du patrimoine Wayne, nourrit ses propres ambitions. Et celles-ci ont un terrible écho dans le passé, puisque c'est la Ligue des ombres, à nouveau, qui rattrape un Batman vieilli et usé. Gotham, cette fois, pourrait ne pas s'en relever.

A travers ce pitch, Nolan offre au spectateur ce qu'il lui avait refusé en 2005: la destruction de Gotham City. Il offre à voir, aussi, ce qu'il n'avait qu'effleuré dans The Dark Knight : le spectacle complet et tragique de l'anarchie. The Dark Knight Rises est lourd de sens, ainsi : voici, chers spectateurs, ce qu'il aurait pu advenir si le Batman n'avait pas été là. Figure sacrificielle par excellence, Batman a déjà beaucoup donné à cette ville, et l'on en découvre toute l'étendue à travers ces images. A-t-il tout donné pour autant ? "Pas encore", répond l'homme l'homme chauve-souris à la Catwoman joliment interprétée par Anne Hataway. Une bonne heure avant la fin du long métrage, la conclusion en semble déjà toute tracée.

The Dark Knight Rises, certes, prend son temps. Il pose d'abord un regard mélancolique et tendre sur son héros déchu, sur le poids du mensonge qu'il a eu à supporter pendant tant d'années. Parallèlement, il instille petit à petit les germes de l'apocalypse naissante. Mais Nolan est un fin conteur, il ne perd jamais son spectateur. Le film va crescendo, dévoile toujours plus les implications de chaque acte, de chaque décision. L'engrenage terrible qui mène à la catastrophe est scruté dans les moindres détails, jusqu'à l'avènement de la destruction.

Il fallait cela pour amener Batman face à son adversaire. Contre Bane, son premier affrontement est une défaite totale. Celle du héros en proie au doute, rongé encore et toujours par la mort de ses parents ; abandonné des siens, Alfred lui-même décidant de le quitter. En face, il y a la force de conviction, l'image de l'intégrisme et de celui qui a foi en ses idées au point d'en imprégner ses troupes. Le film, une fois encore, se résume symboliquement à ce combat d'idées. Et pose la question centrale de ce troisième opus: qu'est-ce qui fait agir le Batman? Lui-même l'a oublié, il ne peut donc qu'être détruit par la force brute qui lui est opposée.

Un héros se (re)dresse

Gotham, croyant que son héros est mort -la foi en lui n'a pas tardé à ressurgir par commodité, autre manière pour Nolan de montrer combien cynique est cette société- se déchire alors sous le regard amusé de Bane qui a programmé en secret le jour et l'heure de la destruction finale de la cité. Sous le regard, aussi, d'un Bruce Wayne coincé, grièvement blessé, au fond de la prison même dont seul l'enfant de la Ligue des ombres a autrefois réussi à s'évader. Le lieu, un trou gigantesque creusé à même la terre, est à lui seul une métaphore du Batman : il forge les idées et la foi dans l'obscurité, avant de permettre à cette ferveur sombre de retourner vers la lumière. C'est ici que le film effectue sa transition, dans ce monde sous-terrain dans lequel ils sont quelques-uns à tendre une main à Bruce Wayne. Dans lequel, face au spectacle de l'apocalypse humaine qui se déroule sous ses yeux, via un écran de télévision, l'homme va puiser dans son esprit une nouvelle force de conviction. La réapparition de Liam Neeson (Ra's-Al-Ghul) renvoie directement à Batman Begins, et boucle la boucle. Tout ce qui s'est  passé depuis la destruction de la Ligue des ombres et jusqu'à aujourd'hui n'a donc servi qu'à préparer ce moment. Celui où le Batman devra dépasser sa stature humaine, définitivement, et devenir réellement le super-héros qu'il incarne. Prêt à tout donner, on l'a dit, sans plus rien attendre, plus jamais.

Nolan plonge au coeur des ténèbres pour retrouver son véritable héros. Il lui donne au passage une stature qui lui avait jusqu'ici fait défaut. La mise en scène, alors, prend de la vitesse, les caméras gagnent en mobilité, l'action devient plus soutenue que jamais. Batman passe à l'offensive, et se découvre aussi la capacité de susciter la ferveur dans les rangs de ses partisans. Pour la première fois, il n'est plus le héros solitaire, mais le chef d'une armée. Ses lieutenants sont redoutables: on y croise le futur "Robin", une Catwoman enfin pénétrée des grands idéaux de celui qu'elle a plusieurs fois trahie, un Lucius Fox bien décidé à passer à l'action. La frenchie Marion Cotillard elle-même, assez convaincante dans son rôle, prend les armes. Jusqu'à provoquer l'ultime trahison de ce film riche en rebondissements.

Mais cette adhésion a un prix. Pendant près de deux heures, Nolan contraint le spectateur à souffrir en compagnie du Batman. Souffrance physique au fil des affrontements qui lui sont imposés, durs, secs, sans pitié. Souffrance psychologique au rythme des tortures qui lui sont infligées par un Bane bien plus fin et redoutable que sa stature physique pourrait le laisser supposer. Et Batman, en retrouvant la foi dans son combat, continue à souffrir. Mais il se bat, avec l'espoir de vaincre cette fois. Ce qui change tout à l'écran. Ce qui suscite la foi de ses alliés. Ce qui nous accompagne, finalement, lorsque le héros s'envole vers son destin. Une simple explosion, au loin. Quelques larmes, mais le sentiment d'une juste et belle fin.

Nolan, à ce moment-là, a sans doute conclu son film autant que sa trilogie. Blockbuster oblige, il lui offre cependant un épilogue plus positif, donnant à chacun des personnages une porte de sortie satisfaisante. Presque superflue, cette séquence aura le mérite de laisser l'espoir de voir le mythe renaître de ses cendres. Avec un effet pervers: quand bien même la trilogie doit marquer la fin de la présence de Nolan derrière la caméra et de Christian Bale, cape au vent, sur les écrans, on se prend à rêver d'une suite. Mais Nolan l'a dit et répété : elle n'existera jamais. Un terme peut-être un peu fort: les voies d'Hollywood et du box office sont souvent impénétrables...

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Cinéma

Bien le bonsoir ami cinéphile,

Si tu surfes régulièrement sur ce blog, tu n'es pas sans savoir que je nourris une passion immodérée pour les pelloches horrifiques. Les flippantes, les sanguinolentes, celles qui te font passer une nuit blanche mais aussi celles qui savent jouer de l'humour noir et de la dérision pour faire passer leur message. C'est cela qui est miraculeux dans le genre du film d'horreur : on y croise de tout, et surtout une inventivité folle. On y trouve des brûlots politiques à la Roméro, des oeuvres qui n'ont d'autre but que de choquer, écoeurer, des métrages qui s'apparentent à des montagnes russes et d'autres qui distillent un malaise constant, croissant - de ces oeuvres qui te gênent et que tu emmènes longtemps avec toi. Un genre mineur ? Pas le moins du monde. Un genre mésestimé ? J'en suis convaincu. Car il y a du cinéma là-dedans, pour peu que l'on sorte du film alimentaire, du reboot à trois francs six sous qui te flingue un film culte à coups de bimbos décérébrées et  de manque de foi en son sujet. Jason, Freddy, reposez en paix. 

Quand je dis que l'horreur, c'est du septième art, je suis sérieux. Et en même temps, je ris déjà comme une baleine à l'idée de vous présenter mes nouveaux potes. Tucker et Dale, ce sont des bouseux. Des rednecks à la Délivrance, diraient même les p'tits étudiants qui les croisent dans une station-service sur le chemin des vacances. Sauf Que Dale, c'est un coeur d'artichaud, un bon gars qui ferait pas de mal à un poisson. Et que Tucker, c'est son meilleur copain, le mec qui rêve d'avoir sa maison de vacances au fond des bois. Mais quand tu portes une casquette, une chemise à carreaux et une salopette un peu cradingue, c'est pas forcément la meilleure des idées, tu vois.

Tucker et Dale fightent le mal parle du regard de l'autre. Mais il en parle avec un double talent: celui de se poser comme authentique film d'horreur, et celui de réussir à faire rire sans jamais lasser. Le film d'Eli Craigh, pour ce faire, joue et se joue de tous les stéréotypes en vigueur dans les bons survivals qui font hurler les foules depuis les années 70. D'un côté, il y a le petit groupe d'étudiants, persuadé de devoir se battre jusqu'à la mort pour échapper aux bouseux qu'il pense meurtriers. De l'autre, place au home-invasion, les deux héros du film se retrouvant pris pour cible par une bande de fous furieux bien décidés à leur faire la peau.

Tout n'est qu'histoire de quiproquos. Un exemple : Tucker court dans la forêt poursuivi par un essaim d'abeilles, tronçonneuse à la main. Le jeune voit un monstre sanguinaire se précipiter vers lui. Le comique créé est un comique de situation, il n'a rien d'artificiel ou de joué. Chaque personnage croit en son rôle, l'interprète sérieusement. Les événements, eux, s'enchaînent dans une tragique absurdité. Les morts aussi -avec un talent déniable dans leur mise en scène, ce qui fait de l'oeuvre un vrai bon film d'horreur.

Le regard, c'est aussi ce qui est étudié, de manière gentiment naïve, dans la relation unissant Dale à son hôte/prisonnière. Le moyen pour Eli Craigh d'égratigner les clivages sociaux, de montrer du doigt les a priori. De manière étonnante, le film parvient même à susciter l'empathie, l'émotion en quelques instants privilégiés. Le fruit d'une mise en scène assez virtuose, qui parvient à résoudre les enjeux d'une scène, puis à changer totalement de style sans jamais perdre de vue l'histoire et la crédibilité des personnages qui sont filmés. L'affaire dure 1h25 à peine, mais la densité de la narration donne l'impression d'avoir assisté à un film de deux heures. Sans jamais s'être ennuyé.

Bien sûr, c'est aussi dû au jeu des acteurs. Alan Tudyk et Tyler Labine - Tucker et Dale, respectivement - sont remarquables de bout en bout, et c'est également le cas de la somptueuse Katrina Bowden, dont je vous laisse la surprise de son rôle exact dans cette affaire. En face, la prestation totalement barrée de Jesse Moss (Chad) saura également plaire aux fans les plus traditionnels de pelloches horrifiques.

Il y a dans Tucker et Dale un petit miracle d'équilibre, comme si les étoiles s'étaient alignées pour pondre un petit bijou de comédie noire qui renvoie directement aux classiques Shaun of the dead ou Bienvenue à Zombieland. A découvrir désormais en DVD et blu-ray, et vous l'avez devine, c'est une expérience que je vous conseille de vivre de toute urgence. Oui, aussi parce que la plastique de Katrina Bowden, élue femme la plus sexy de l'année en 2011 par le magazine Esquire, est absolument renversante. On a beau aimer le cinéma, on n'en reste pas moins homme...

[MAJ] Histoire de permettre à l'un d'entre vous de découvrir cette petite merveille, je vous propose de laisser un petit commentaire pour signaler que vous seriez preneurs d'un code pour en télécharger la version numérique. Je tirerai au sort le gagnant dimanche à midi.

RESULTATS: And the winner is... Multani ! Tu trouveras ton code en MP d'ici quelques instants ;o)

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Cinéma

Voilà, c'est fini. Des mois que j'attendais ça. Quand Ridley Scott a annoncé son intention de donner une préquelle à l'un de ses films fétiches, Alien, tous les amateurs du genre ont bruissé des plus fols espoirs. Enfin, se disait-on, on allait tout savoir du space jockey, de l'origine des créatures, de la fameuse planète LV4-26. Et au passage, on se disait aussi qu'on allait de nouveau méchamment pétocher dans notre salle de ciné. Et c'était pas trop, parce qu'il y a longtemps que la peut n'y a plus guère droit de cité.

Oui, je faisais partie de ces croyants-là. De ceux qui voulaient croire que Sir Ridley ne pouvait pas se louper avec un tel matériau de départ. Tout était là pour que Prometheus soit un nouveau mythe de cinéma. Et même les bandes-annonces ont entretenu savamment ce rêve. Imaginez donc dans quel état d'esprit je me suis enfoncé dans mon fauteuil, en ce début d'après-midi. Quand les lumières se sont éteintes. Quand les origines de l'homme, en une monumentale introduction je dois bien le reconnaître, m'ont été dévoilées. Et quand le titre du film s'est inscrit à l'écran, en ces mêmes lettres qui me terrifiaient , étant enfant. J'en frissonne encore, alors que je suis devenu grand.

Ouch.

Plus dure sera la chute, dit le proverbe. il convient parfaitement pour décrire ce que je ressens à présent. Prometheus est un mensonge de deux heures, une succession de prises de vue "clipesques" mises bout à bout en dépit du bon sens et de l'idée qu'un film, c'est avant tout une histoire à raconter. J'en suis déboussolé : qu'a donc voulu faire ici le géniteur d'Alien ? Scénario indigent, absence totale de rythme, tension inexistante, dialogues téléphonés, galerie de personnages totalement artificielle, lieux communs de la science-fiction et glorification -une fois de plus- de l'héroïsme sacrificiel à l'américaine...

[A PARTIR D'ICI, LA CRITIQUE INTEGRE DES SPOILERS]

L'affaire démarre pourtant plutôt bien, je l'ai dit plus haut, avec la création de l'humanité via l'ADN alien, déposé de manière séminale sur notre planète. Quelques instants plus tard, nous faisons un saut dans le temps pour découvrir que Prometheus n'est autre que le vaisseau qui part à la recherche de nos origines. Deux archéologues ont identifié une séquence graphique commune à l'expression culturelle et artistique de plusieurs civilisations séparées dans le temps, mais aussi géographiquement distinctes. Cette séquence renvoie à un point précis de l'univers, et l'homme de l'interpréter comme une invitation à rencontrer ses géniteurs.

L'on se doute bien que cette "invitation" n'en est pas une, et très vite l'équipe de 17 personnes présente dans le vaisseau en fait l'amère expérience. Mais de quelle manière. Les deux premières victimes, qui jouent (!) avec l'entité extraterrestre rencontrée avant d'être attaquées, sont risibles. Elles décrédibilisent le film à cet instant précis, lui qui jusqu'alors parvenait à donner le change. Le top départ, presque, du grand cirque Barnum. Le scénario, qui s'était evertué à établir les fils d'une intrigue plutôt bien vue, se perd dans les méandres de rapports humains aussi envahissants à l'écran que mal filmés - les soaps TV ne sont pas loin. Les scènes s'enchaînent sans plus aucune logique, les rebondissements sont, au choix, cousus de fil blanc ou complètement aberrants. Des exemples ? David, l'homme artificiel de la Weyland Corp., se pique d'infecter un membre de l'équipe "pour voir ce que ça fait", puis s'amuse, sans le moindre contrôle du reste de l'équipage, à poursuivre ses petites expériences sur l'héroïne -qui ne lui en voudra même pas! Papa Weyland qui fait son come back totalement stérile aux deux tiers du film -je me demande encore à quoi cela pouvait bien servir. La divine Charlize Theron, elle, ne parvient pas même un instant à trouver sa place dans l'intrigue, figurante de luxe dont la fin vaudra bien que l'on pouffe quelques instants. D'une connerie écrasante...

Il y a pire. La musique du film donne une tonalité très particulière à l'oeuvre, comme si elle renvoyait à un espoir, un acte de foi constant de l'homme en faveur de son créateur. Malgré les indices de plus en plus évidents montrant que ce géniteur avait l'intention d'en finir avec son oeuvre, malgré la découverte du caractère tristement humain de celui-ci -quelle drôle de point commun, que celui de s'amuser à créer des armes de destruction massive-, elle se perd en une orchestration symphonique doucereuse, désamorçant le peu de suspense qui pouvait encore subsister à l'écran. Ah, et j'allais oublier les trompettes version Sonnerie aux morts lorsque le fier équipage décide de donner sa vie pour empêcher le vaisseau ennemi de s'envoler et s'en aller détruire une foi pour toutes l'humanité. Soyons francs : on aurait vu plus adéquat qu'une référence à Independance Day dans un tel métrage.

[FIN DES SPOILERS]

Prometheus est un échec, de grande envergure. De tous les enjeux qu'il pose en sa phase d'exposition, il ne résoud que l'essentiel. Oui, nous saurons qui sont ces ingénieurs, ces extraterrestres entraperçus dans le premier Alien. Oui, nous aurons notre explication -sur le fil- concernant la naissance du fameux xénomorphe qui a fait notre bonheur dans les années 1980. Mais non, les grandes questions posées en guise d'introduction ne trouveront aucune issue satisfaisante, ou même originale. En lieu et place, une philosophie de bazar, enrobée dans la mièvrerie d'un personnage principal -Noomi Rapace, hélas pour elle- qui en viendra à s'en remettre au sens du vent.

Aux antipodes d'Alien, Prometheus remise le concept du huis-clos alors que son intrigue se déroule, paradoxalement, dans une succession de galeries étouffantes. Il en perd toute capacité à susciter la peur, et au passage à intéresser autrement que pour sa beauté plastique indéniable. Vraiment trop peu face aux attentes que le film avait suscitées...

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Cinéma

Bonsoir à tous,

Pour ce premier véritable post du mois de mai, j'ai envie de revenir sur le blockbuster Avengers. Je préviens d'avance ceux qui n'ont pas encore vu le film, d'ailleurs : quelques spoilers sont à prévoir au fil des lignes qui vont suivre, donc il serait peut-être plus sage de revenir à cette lecture une fois le film découvert.

Avengers est à la hauteur des attentes qu'il avait suscité, et c'est peu de le dire : drôle, rythmée, nerveuse et racée, l'oeuvre de Joss Whedon parvient à combiner ce qu'il y avait de mieux dans les précédents films Marvel, et ceci pour en tirer 2h20 de pur bonheur pour les fans de super-héros. Le public ne s'y est d'ailleurs pas trompé : énorme succès en France, Avengers a également effectué le plus gros démarrage de tous les temps aux USA ce week-end, avec pas moins de 200 millions de dollars engrangés en trois jours. Vous me direz que ce n'est pas forcément un gage de qualité, et vous aurez raison. Néanmoins, ce résultat vient souligner la ferveur populaire - et critique - qu'a suscitée le film ces dernières semaines. Et explique le fait que l'on parle d'ores et déjà de donner une suite à cette aventure, sans doute dès 2014.

Pour autant, il faudra bien penser à renforcer l'équipe des Avengers. Car la petite scène d'épilogue ne laisse planer aucun doute : le prochain ennemi sera bel et bien Thanos lui-même. Le plus grand bad guy de la galaxie Marvel, avec Galactus, fait une petite apparition remarquée, quelques secondes durant, et semble bien plus convaincant que Loki, le frère de Thor n'ayant pas tout-à-fait l'envergure pour tenir tête aux Avengers, même dans ce premier opus (la scène l'opposant à Hulk, à ce titre, est proprement hilarante).

Récapitulons donc les forces d'ores et déjà en présence chez les Avengers de Whedon, et que l'on devrait revoir dans la séquelle :

- Captain America, évidemment, est incontournable, d'autant qu'un deuxième film lui étant dédié est d'ores et déjà prévu pour 2013. Il conviendra peut-être, cette fois, de montrer la diversité des usages qu'il peut avoir de son bouclier, et notamment son emploi pour voler. Chris Evans doit reprendre son rôle dans un film dédié au premier des super-héros dès 2013.

- Ironman, lui aussi, sera du voyage. Comment se passer, de fait, du charme et de l'humour de Stark / Downey Jr ? Et ceci, c'est sans compter que Stark est un élément névralgique du SHIELD. Un Ironman 3 est en outre en préparation, ce qui laisse penser que Marvel n'est pas d'humeur à abandonner sa juteuse franchise.

- Hulk est le plus attachant des super-héros d'Avengers, à tel point qu'il n'est plus exclu de voir sortir prochainement un film qui lui soit dédié, avec Marc Ruffalo dans le rôle. De plus, le monstre vert, est-il communément admis, est le seul qui puisse rivaliser en puissance avec Thanos, grâce à sa colère sans limites. On voit mal comment Marvel pourrait se passer de lui.

- Thor parvient à contenir la rage de Hulk, dans le film. La puissance du dieu scandinave devrait donc jouer en sa faveur, d'autant que Chris Hemsworth est appelé à reprendre son rôle dans un Thor 2. Une bonne nouvelle, car le personnage est franchement attachant. Mais reverra-t-on Nathalie Portman autrement qu'en photo dans Avengers 2 ? On l'espère.

- La veuve noire ne possède pas de pouvoirs surnaturels, mais se débrouille redoutablement bien dans Avengers. Ses limites, néanmoins, apparaissent de manière assez flagrante lorsque la sexy espionne est comparée aux autres super-héros. Scarlett Johansson aura-t-elle droit à un bis dans Avengers 2 ? Pas sûr. Mais elle pourrait poursuivre les aventures de la veuve noire dans un spin off qui lui serait consacré.

- Hawk Eye, en revanche, pourrait continuer à figurer dans les rangs des Avengers. Il n'est pas exclu que Jeremie Renner soit amené à incarner le personnage dans un spin off, et sa vision exceptionnelle pourrait rester un atout précieux pour l'équipe, même face à un adversaire aussi redoutable que Thanos.

Les cas particuliers :

- Maria Hill ne fait pas partie des Avengers, mais sa présence dans le film (elle est incarnée par la Robin de How i met your mother, Cobie Smulders) est intéressante. Le super-agent du SHIED -elle est redoutable au corps-à-corps, otamment- pourrait donc revenir faire des siennes dans le deuxième opus, surtout lorsque l'on connaît la place du personnage dans les aventures Marvel. Mais elle ne possède pas de super-pouvoirs.

- Nick Fury ne possède pas, lui non plus, de super-pouvoirs. Mais on imagine mal un Avengers 2 se passer de la présence du personnage incarné par Samuel L. Jackson, et fil d'Ariane de la plupart des films Marvel ayant précédé le métrage de Whedon. Le patron du SHIELD sera du voyage, c'est certain.

 

Les renforts envisageables :

 

- Captain Marvel est le pire ennemi de Thanos. Le voir apparaître dans Avengers 2  serait donc logique, d'autant que le personnage, assez classe, possède des pouvoirs qui ne sont pas sans rappeler ceux de Superman : il tire ses pouvoirs du soleil.

 

- Docteur Strange : Stan Lee lui-même souhaiterait voir apparaître ce super-héros pas comme les autres dans le deuxième opus. Magicien surpuissant, meneur d'hommes, stratège redoutable, Vincent Strange est l'un des héros les plus iconiques de la galaxie Marvel - et accessoirement mon chouchou, durant mon adolescence. Son arrivée dans Avengers 2 serait un plus indéniable.

 

- Ant-Man, toujours selon Stan Lee, aurait failli être intégré à Avengers. Le voir débarquer dans Avengers 2 semble donc plus que probable. Ses pouvoirs sont étonnants : il peut rapetisser jusqu'à la taille d'une fourmi tout en gardant sa puissance d'homme, communiquer avec les fourmis, et est doté d'une armure lui permettant de voler. Pourquoi pas, d'autant qu'un film dédié au personnage est en chantier...

 

- T'Challa, la panthère noire, fait également partie des super-héros que Stan Lee souhaite voir débarquer dans Avengers 2. Et de fait, l'idée semble pertinente. Elle permettrait, d'abord, à Marvel de "colorer" un peu plus son casting, au nom des valeurs de diversité que doivent porter les super-héros. Ensuite, ses pouvoirs sont potentiellement intéressants : fort, rapide, agile (dans les limites humaines cependant), T'Challa possède des sens hyper-développés et nourrit un lien mystique avec le dieu-panthère. Suffisant pour intégrer le casting ? Peut-être, mais le risque serait qu'il joue les seconds couteaux.

- Des X-Men pourraient intégrer le casting. Les deux univers sont proches, mais la Marvel n'a pas les droits sur la franchise, hélas (ces droits sont pour l'heure entre les mains de la 20th century Fox). Néanmoins, le studio possède quelques droits sur certains personnages spécifiques comme Quick Silver et Scarlett Witch. Kevin Feige, producteur d'Avengers, a évoqué dernièrement cette posiibilité publiquement. Voici qui pourrait devenir très intéressant...

 

- Spider-Man lui même a fait partie des Avengers, dans les chroniques Marvel. Le reboot de la saga n'est donc peut-être pas totalement innocent. Plusieurs rumeurs font état de l'arrivée de l'homme-araignée dans la séquelle du film de Whedon en 2014.

[MAJ] Apparamment, il y a plus que des rumeurs, si je me fie à cette info glânée sur le site Actualitté.com : Le tisseur de toiles (le gentil) aurait déjà dû, si les droits d'exploitation du personnage au cinéma n'étaient pas jalousement gardés par Columbia, faire partie de l'équipe des Avengers, comme dans les comics correspondants. Le directeur exécutif de Marvel, Avi Arad, et Matt Tolmach, de chez Columbia Pictures, avaient prévu d'inclure la tour d'Oscorp, la société d'Harry Osborn (alias Le Bouffon Vert), au Manhattan en flammes de la fin d'Avengers, mais les délais de bouclage ont été trop courts.

 

- Miss Hulk a elle aussi intégré l'équipe, dans les comics. Donner un alter-ego à notre bonhomme vert pourrait être une bonne idée, tout en féminisant l'équipe avec un personnage réellement puissant.

Voilà, voilà. On arrive au bout de ce casting rêvé, sachant que le succès d'Avengers -et celui annoncé du Batman de Nolan, pour DC Comics- risque fort de remettre à la mode les super-héros ces deux prochaines années. Le champ des possibles devrait donc encore s'élargir ces prochains mois. A suivre...

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Cinéma

Les guns de Trinity, dans Matrix, sont à vendre. Si, si...

 

Hello tous,

Vous n'y avez sans doute jamais songé, mais je vous pose la question quand même: à votre avis, que deviennent les multitudes d'accessoires et de costumes utilisés dans les films une fois que leur tournage est terminé? Vous allez me dire que les acteurs en emportent une bonne partie, l'équipe technique aussi. Et vous aurez raison. Mais les plus taquins supputeront aussi l'existence d'une salle de stockage similaire à celle aperçue à la fin des Aventuriers de l'arche perdue, et je suis assez tenté de croire que chaque studio dispose effectivement d'un tel saint des saints.

Pour autant, tous les accessoires de tournages ne finissent pas leur vie bien cachés de la grande foule des cinéphiles. Quelques passionnés et de plus en plus de sociétés se sont lancées dans un commerce juteux qui permet à tout un chacun de s'offrir, désormais, un petit bout d'authenticité de son film préféré. Les entreprises qui se sont lancées dans ce business ont noué des relations assez proches avec certains studios ou avec diverses enseignes spécialisées dans les effets spéciaux, et parviennent à racheter diverses pièces pour les remettre en vente sur le web ou lors de ventes aux enchères spectaculaires.

Le carnet du graal du docteur Jones est parti depuis belle lurette. Mais quelques copies faites main circulent.

Quelques exemples? N'espérez pas mettre la main sur les deux exemplaires originaux du carnet du Graal utilisé dans Indiana Jones et la Dernière croisade, ils se sont vendus voici quelques années déjà pour plusieurs dizaines de milliers de dollars. En revanche, si vous rêvez de partager un "pieu" avec Sarah Michelle Gellar, l'héroïne de Buffy, sachez que c'est possible: le site francophone propostore.com en propose justement un à la vente depuis quelques jours, pour la modique somme de 1989 dollars. Une somme, mais attention: le pieu en question, garanti authentique, a été utilisé par la jolie blonde dans le combat de la saison 5 contre Dracula himself ! Et si vous êtes plutôt fan de Matrix, sachez que les berettas de trinity, utilisés au début du film, sont également mis en vente sur le site web, cette fois pour 3500 dollars, certificat d'authenticité de Warner Bros inclus.

Bien sûr, les prix peuvent vite grimper. Si vous rêvez de mettre la main sur la Delorean de Retour vers le futur III, sachez qu'elle sera mise aux enchères du 15 au 17 décembre en Californie lors des Profiles of History, pour une mise à prix estimée entre 500 000 et 700 000 dollars. Et les 10 et 11 décembre à El Segundo, toujours en Californie, une autre vente aux enchères pourrait bien faire le bonheur de pas mal de fans fortunés: on y trouvera, entre autres, le costume de Superman porté par Christopher Reeves et ceux de Don Johnson et Philip Michael Thomas dans Miami Vice. On n'ose imaginer le prix de ces merveilles.

La Delorean de Retour vers le futur III sera mise aux enchères en décembre.

Tous ces objets de collection sont authentiques. Pour ceux que ça intéresse, il est possible de mettre la main sur certaines pièces pour quelques dizaines d'euros seulement, à condition d'attendre la bonne affaire. Pour se tenir au courant, rien de tel que de faire un tour sur les deux sites américains qui sont les têtes de pont de ce business florissant: www.premiereprops.com et www.propstore.com. En France, il est aussi possible de trouver à l'occasion quelques belles pièces sur le site web www.mauvais-genres.com, qui présente de plus l'avantage de commercialiser quelques répliques à l'identique des objets utilisés dans les films. Histoire de croire quelques instants qu'on a les moyens de ce genre de caprices...

Si vous voulez vous tenir au courant des props les plus remarquables emis en vente, je vous conseille de faire un tour sur le site http://www.movieobjects.com. Ses news sont en général fiables et bien rédigées.

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Cinéma

Hello tous,

Vous n'êtes pas sans savoir qu'un trailer leaké de Prometheus, le nouveau film de Ridley Scott, circule depuis hier sur le web (à voir pour l'instant à l'adresse http://filmwatch.com/news/894528/prometheus-trailer). Ce n'est pas rien, parce que la rumeur veut que le métrage soit la préquelle d'une des sagas les plus cultes de la science-fiction: Alien.

Le style esthétique des premières séquences semble conforter cette hypothèse. Mais beaucoup d'éléments viennent semer le doute, à commencer par Ridley Scott qui a à plusieurs reprises indiqué avoir finalement pris de la distance par rapport au film qui l'a rendu célèbre.

De fait, difficile de savoir ce qu'il en est réellement. Le pitch officiel du film indique que l'histoire emmènera le spectateur sur les traces d'une équipe d'explorateurs spatiaux qui, aux confins de l'univers, vont aller au-delà de leurs limites physiques et mentales et tomber sur une découverte qui pourrait bien signifier la fin de l'humanité. La question tient à savoir dans quelle mesure les créatures baveuses pourraient trouver une place dans ce scénario. Les acteurs eux-mêmes soufflent le chaud et le froid, puisque Michael Fassbender estime que Prometheus fait clairement le lien avec Alien, tandis que Charlize Theron fait de son côté le distinguo total entre les deux films, précisant même que "les spectateurs ne doivent pas s'attendre à retrouver Alien dans cette oeuvre".

Qu'en penser, alors? A la vision du trailer, il n'échappera à personne que le titre apparaît exactement de la même manière que celui d'Alien. De plus, une scène semble se dérouler sur la planète LV4-26, celle-là même où Ripley rencontre par deux fois les xénomorphes. En revanche, pas une de ces bestioles n'apparaît à quelque moment que ce soit.

Pour ma part, je veux espérer que Prometheus sera bien la préquelle tant attendue par les fans et qui fera la lumière, enfin, sur les origines de la race alien. Je dois sur ce point préciser qu'un synopsis commence à circuler sur le web qui pourrait constituer une réponse assez séduisante. Vous pourrez le trouver (en anglais) à l'adresse http://boxofficebuz.com/news_full.php?id=287. Est-il réel, s'agit-il d'un fake? Allez savoir. Mais c'est emblématique de l'attente suscitée par le métrage, qui sera à n'en pas douter l'un des temps forts de l'année cinématographique lors de sa sortie, prévue en juin 2012. Moi, c'est sûr, je serai au cinéma pour voir ça. Depuis le temps que j'attends un bon film de SF bien flippant...

Ah, j'allais oublier: l'image qui vous accueille sur ce post est celle de la première affiche connue de Prometheus (MAJ: elle est fan made). Avouez que ça donne envie...

 

Le pitch officiel :

Des scientifiques qui cherchent à dépasser leurs limites mentales et physiques en tentant d'explorer ce qu'il y a au delà du possible vont être amenés à découvrir un monde qu'ils n'auraient jamais imaginé. Un monde où leur seront apportées des réponses aux questions les plus profondes. Un monde où le mystère ultime de l'existence peut enfin être percé.

Les dialogues du trailer :

(Voix féminine) J'avais tort, j'avais tellement tort. Je suis si désolée.

(Insert) Ils étaient venus à la recherche des origines de la terre. Ce qu'ils ont trouvé pourrait être sa fin.

L'adresse du site web officiel est indiquée à la fin du trailer, il s'agit de www.prometheusmovie.com. Petit souci, celle-ci ne semble pas activée pour l'heure. A ne pas confondre avec le site de fans www.prometheus-movie.com.

[MAJ] La phrase de Ridley Scott:

 "Il y a de l'ADN de l'Alien original dans ce film, mais tout est complètement diffférent. Evidemment, ce que je veux, c'est vous faire vous pisser dessus de peur"

[MAJ] Ce qu'en dit Sigourney Weaver (info www.lexpress.fr):

Vedette de la franchise Alien, Sigourney Weaver a donné sa bénédiction à Ridley Scott, pour ce film qui revisitera l'univers du premier film, peut-on lire sur le site Scriptflags. "Je n'ai pas lu le script, mais ce que je trouve intéressant dans Alien, c'est que vous y rencontrez ce que l'on appelle le 'Space Jockey', cette étrange créature avec une tête d'éléphant. Et ces oeufs qui étaient dans ce vaisseau, d'où viennent-ils?"  "J'avais parlé à Ridley de cette idée, et je suis ravi qu'il la fasse. Je pense que le film est entre de bonnes mains. C'est une saga magnifique et s'ils pouvaient revigorer la créature, elle pourrait démarrer une nouvelle vie." 


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Cinéma

Hello tous,

Ben voilà, ça doit être l'âge. J'ai complètement oublié de vous parler du dernier festival du film fantastique à Strasbourg. Alors que, pour être honnête, j'ai pu y vivre un véritable rêve éveillé, en bon fan de films d'horreur, et notamment de zombies. Parce que George A. Romero, le papa de la trilogie des Morts-Vivants, était bel et bien présent. Sympa, j'ai pu lui serrer la main, discuter quelques instants avec lui. Et je n'oublierai pas ça de sitôt.

Ci-dessous, quelques photos du maître. En espérant pouvoir en reprendre, parce qu'il n'ets plus tout jeune, et il ne se déplace pas en France tous les mois, ni même tous les ans...

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Édito

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