Rêves électriques

Rêves électriques

Par Noiraude Blog créé le 17/09/10 Mis à jour le 01/06/19 à 10h32

30 ans de passion pour les jeux vidéo, le Japon et le cinéma, ça laisse forcément des traces. Vous voulez en savoir plus?

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Catégorie : Découverte

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Découverte (Geekerie)

 

Yop tous,

 

Une fois n'est pas coutume, ce n'est pas en fouillant dans mon chapeau magique que j'ai trouvé cette idée de post. Voici quelques jours, j'ai en effet été destinataire d'un courrier émanant d'un RP d'Arte qui souhaitait que je jette un oeil à l'émission BITS diffusée sur la chaîne tous les mercredis à 16h et parlant de notre culture geek. Bien que quelque peu circonspect d'ordinaire vis-à-vis de ce genre de démarche, je ne suis pas du genre fermé, alors je me suis un peu penché sur le sujet. Ceci pour découvrir un concept que j'ai trouvé assez bien amené... Au point d'avoir envie d'en partager les grandes lignes avec vous ici même, au cas où, comme moi, cette série documentaire vous aurait échappé jusqu'ici.

BITS, pour faire simple, est un format TV qui se propose, en une dizaine de minutes, d'aborder un aspect spécifique de la culture que partage la génération jeux vidéo. Les loisirs numériques et leur histoire (retrogaming, jeux bac à sable, OST...) sont bien évidemment au coeur du concept, mais le spectre des sujets abordés est bien plus vaste : on y parle de manga, de comics, de technologies ou de phénomènes marquants qui ont accompagné l'émergence de cette "pop-culture" dont se revendique l'émission. On y évoque par exemple la place de la femme à l'écran, l'image du vampire depuis le roman gothique jusqu'à nos salles obscures, le cinéma, souvent pour en saluer l'aspect transgressif, la vénération des millions de fans de Star Wars pour l'hexalogie de George Lucas, la culture du téléchargement illégal ou même le fantasme du sexe virtuel. Des sujets qui ont à un moment ou à un autre fait l'actualité, et que l'émission se propose d'aborder sous la forme d'une petite synthèse voulue simple, pédagogique et amusante: quelques invités y servent de guides entre divers extraits (dessins animés, films, documentaires, jeux...) illustrant leurs idées avec humour et légèreté.

Pour être franc, ces séances express sont davantage des portes d'entrée vers les sujets abordés que des approches exhaustives d'une thématique. Mais l'ensemble est suffisamment érudit et précis, voire lumineux à l'occasion, pour valoir le détour. Un exemple que je trouve parlant : l'émission consacrée au rétrogaming dans la première saison apporte un éclairage assez intéressant sur la pratique en parvenant à formuler l'idée que la valeur patrimoniale et culturelle du médium est née le jour où s'est opérée une prise de conscience quant à la définition même du terme "jeu vidéo" : il ne s'agissait pas d'un jouet, comme entendu initialement dans les années 80, mais bien du logiciel : c'est ce qui fait désormais du jeu vidéo "un principe, une idée, une émanation de notre culture" : ce qui lui permet d'échapper à la péremption technologique et donc le rend immortel, postule le documentaire. Mario serait donc appelé à se déguster donc comme un bon vieux Chaplin, selon l'idée des auteurs de l'émission.

BITS a lancé voici peu sa deuxième saison, après une première de 28 (ou 29, selon la prod, mais je ne trouve pas trace de ce final sur le web) épisodes diffusée l'an dernier. L'émission est toujours placée sous la responsabilité de Rafik Djoumi, son rédacteur en chef, dont les références méritent d'être signalées: le gaillard, je cite, est "journaliste et critique de films spécialisé dans la culture populaire, rédacteur principal du magazine Mad Movies (1999-2004), Arrêt sur Images (depuis 2009), spécialiste de Peter Jackson, Spielberg, les Wachowski, etc., auteur de bonus DVD consacrés à Guillermo Del Toro, auteur des livres "George Lucas, l'homme derrière le mythe", "Peter Jackson et Le Seigneur des anneaux", traducteur de "Tim Burton par Tim Burton" et auteur du site matrix-happening.net." Ce n'est évidemment pas anodin, puisque les épisodes de BITS consacrés au cinéma sont particulièrement riches de références et témoignent d'un amour pour le nanar qui me rend la chose on ne peut plus sympathique. A ce titre, le S01E22 dédié justement à ce thème est un petit moment d'anthologie qui vous laissera sans doute hilares autant qu'épatés.

Pour en revenir à la deuxième saison, qui a démarré le 15 octobre dernier, elle propose d'ores et déjà trois épisodes qui donnent le ton :

 1. Nextflip, qui se propose d'évoquer le fameux algorithme qui permet à Netflix de prédire les attentes de son public - au risque de l'enfermer dans "une bulle culturelle"

2. Anar Child, qui revient sur le phénomène Teenage Mutant Ninja Turtles - j'ignorais d'ailleurs qu'il s'agissait à l'origine d'y pasticher les comics Marvel et DC

3. Freak ou Treat, qui revient sur le revival d'Halloween en Europe, la fête semblant enfin réussir à s'implanter de ce côté-ci de l'Atlantique. Phénomène culturel ou gavage imposé ?

A venir, par ailleurs, des thématiques qui entendent élargir encore les domaines de compétence de l'émission, notamment en abordant des questions "plus technologiques et politiques : la neutralité du web, les politiques culturelles, la puissance des GAFA (Google-Apple-Facebook-Amazon)..." A suivre, donc !

La nouvelle émission (S02E04, intitulée Chic Tunes), disponible sur le web depuis quelques minutes, est consacrée à un sujet qui devrait parler à pas mal de monde : la musique dans les jeux vidéo.

Allez hop, les archives des émissions de BITS, c'est à découvrir à l'adresse http://bits.arte.tv/

Et je vous mets sauvagement ci-dessous l'émission consacrée à l'émotion dans les jeux vidéo, que j'ai trouvée particulièrement réussie. Aaaah, Aerith. Dès qu'on me parle d'Aerith, je fonds.

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Découverte (Musique)

Hello tous,

Les souvenirs reviennent, petit à petit. Une voix cristalline qui accompagne l'ouverture de l'anime Fruit Basket, qui vous invite à vous perdre, quelques instants, dans une sorte de rêve éveillé. Une voix pleine de douceur, de tendresse, de ces timbres rares qui vous font deviner une belle personne, comme ça, immédiatement, d'un claquement de doigts.

Cette voix, reconnaissable entre mille, c'est celle de Ritsuko Okazaki, une grande dame de la J-pop. Je l'ai retrouvée, ces derniers jours, en écoutant l'opening de Sukitte li na yo, dans le cadre d'une chronique pro que je prépare sur les romances nippones. Et avec cette petite madeleine, la mémoire est revenue. L'émotion de la nostalgie, aussi. Car cette voix, que la presse qualifiait autrefois de "voix d'un ange", cette voix s'est tue. Le 5 mai 2004, Ritsuko Okazaki s'éteignait, victime d'une septicémie contractée alors qu'elle luttait, pourtant avec succès, contre un cancer de l'estomac. C'était il y a tout juste un peu plus de dix ans. Elle avait 44 ans.

Ritsuko Okazaki laisse derrière elle le fruit d'une carrière qui aura duré un peu plus d'une décennie. La plupart d'entre vous la connaissez sans doute pour cet opening de Fruit Basket qui a fait sa notoriété. Mais l'artiste, chanteuse et compositrice, a produit pas moins d'une douzaine d'albums, dont deux pour un autre anime majeur, à savoir Love Hina, et ceci sans compter le cd sorti avec son amie Megumi Hinata, avec qui elle avait créé le groupe Melocure. Bref, il y a beaucoup à entendre d'elle, et notamment quelques compositions qui s'en vont lorgner du côté du jazz, de belle facture.

J'ai eu beau chercher sur la toile, je n'ai guère trouvé de page française évoquant la trajectoire de Ritsuko Okazaki. Il n'est pas dans mes habitudes de parler de J-pop sur ce blog, mais j'ai pensé qu'il était nécessaire de conserver une trace de cette demoiselle qui a marqué bon nombre de ceux qui ont pu écouter son travail, pour peu que l'on soit sensible au genre. Et puis, après tout, il n'est jamais trop tard pour s'en aller à la découverte de son oeuvre, c'est sans doute le plus bel hommage que vous pourrez lui rendre...

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Découverte (Cinéma)

Et si Superman se prenait d'affection pour une GoPro ? Ben, ça donnerait ça...

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Découverte

Yop tous,

Petite news rigolote piquée à 20minutes.fr (qui lui même l'avait piquée à rocketnews24), et qui devrait vous intéresser : Li-Chin Li, une jeune artiste taiwanaise experte dans le maniement du sheng (un instrument à vent chinois également appelé shenghuang et dont on trouve trace dans les écrits chinois dès 2000 avant Jésus-Christ - cf Che-King, ou Livre des Odes), parvient à reproduire à la perfection la musique de Super Mario Bros avec l'instrument, poussant le vice jusqu'à restituer le son des pièces collectées par le plombier ! Je vous laisse découvrir la chose, c'est assez bluffant ;o)

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Découverte (Musique)

Hello tous,

Pour ce post, pas grand-chose à dire, mais énormément à écouter, parce qu'on part à la découverte d'un véritable petit mystère. Tout ce qu'on sait de Marlais, c'est qu'il (ou elle) produit de l'electro sur Berlin, et qu'il (ou elle) a remixé quelques morceaux sur l'album des excellentissimes Alt-J l'an dernier. Ah, et que c'est un p... de génie, dont chaque nouveau morceau nous donne un petit aperçu du paradis. Rarement entendu ça, et j'ai furieusement envie de voir un album sortir un de ces quatre. Sur ce, je vous laisse découvrir la chose, qui est à suivre de très, très près.

[MAJ] Et un p'tit réup parce que c'est bon pour la santé d'écouter des choses comme ça.

Pour finir, une petite page Facebook à laquelle s'abonner, histoire de suivre l'actu de Marlais: https://www.facebook.com/Marlaismusic

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Découverte (Séries TV)

Hello tous,

Vous allez finir par penser que je le fais exprès. Promis, True Detective, ce sera pour le prochain post. Mais là, ce soir, il faut absolument que je vous parle d'un moment de TV que j'attends chaque week-end avec impatience depuis bientôt un an. Rien de bien spectaculaire, mais une série poisseuse comme on les aime, pas manichéenne pour un sou, noire comme l'ébène et capable d'une violence proprement démentielle. Attention âmes sensibles, ce soir, c'est de Banshee que nous allons traiter. Et j'en frissonne déjà d'excitation rien qu'à la perspective de vous faire découvrir ce monument instantané du PAF Outre-Atlantique. Je vous préviens de suite : d'aucuns aduleront cette série pas comme les autres, d'autres adoreront la détester.

Tout a commencé en janvier 2013, sur la chaîne payante américaine Cinémax. A ce moment-là, rien ne laissait présager de l'énorme claque qui s'annonçait. Le trailer semblait un peu trop conventionnel pour être  honnête, et l'esthétique surfer sur une mode mi-trash mi-léchée qui constitue désormais bien souvent la norme pour tous les rendez-vous TV tentant de draguer un public autre que la ménagère de plus de 40 ans. Bref, rien de bien passionnant, a priori, sous  les cieux du petit écran. On se trompait, et lourdement.

Car Banshee, ce n'est pas une de ces bluettes bien mignonnes dont raffolent les familles made in USA. Derrière le pitch, dont nous allons parler un peu plus bas, se cachent Jonathan Tropper et David Schickler, deux romanciers qui s'essayent ici aux joies de la scénarisation version revenge movie tendu comme une corde de string, mais aussi un certain... Alan Ball (le créateur de True Blood), à la production. Et leur propos est limpide : pas de circonvolutions narratives inutiles, ici, on entend faire dans le viscéral, l'ultra-violent, histoire d'embarquer sur un grand huit émotionnel qui fait passer par tous les stades, peur, colère, culpabilité, amour, haine, parfois tout cela en même temps. Ce qui tombe plutôt bien : la chaîne Cinémax, qui produit la série, n'est pas du genre à avoir froid aux yeux, et se fend de proposer des programmes plus osés et borderline qu'à l'accoutumée.

Le premier épisode, pourtant, se déguste sans enthousiasme débordant. Un ex-taulard (Anthony Starr) débarque un beau matin dans une petite bourgade de Pennsylvanie appelée Banshee. Direction le premier bar des environs, où se présente une opportunité pour le moins inattendue : le nouveau sherif du patelin, que personne n'a encore rencontré, se fait dézinguer sous les yeux de notre gaillard dans une rixe qui tourne mal. Ni une, ni deux, ce dernier saisit l'opportunité pour usurper l'identité de la victime, et passe d'un coup d'un seul dans le camp adverse. Mais c'est que Lucas Hood - le nom qu'il emprunte au sherif décédé - a une idée derrière la tête : retrouver son ex et ancienne complice, qui a échappé à la prison, afin de mettre la main sur les bijoux que le duo avait autrefois dérobés. Nettement plus simple quand on a les moyens de la police à sa disposition...

Long d'une petite heure, le pilote manque un peu de souffle, et surtout interroge sur la capacité d'une intrigue a priori si convenue à tenir sur la durée. Pourtant, quelques lignes force invitent à aller plus loin, d'emblée. Hood a la violence chevillée au corps, et ne craint pas d'en user et d'en abuser. Et tout est là, dans ce paradoxe constant entre les âmes souillées qui servent de carburant à l'histoire et l'environnement dans lequel celle-ci déroule bientôt son fil : ici vit la campagne, le monde des fermes et des petites gens attachées à leur quotidien. C'est la terre des Amish, c'est le monde des Indiens - une réserve n'est pas loin. Soleil et ciel bleu contre la noirceur du personnage principal. Soleil, ciel bleu et justice dévoyée pour lutter contre ceux, plus noirs encore encore, qui font du mal à la cité. Car Lucas Hood a, à défaut de morale, une sorte de code d'honneur. Un sens de la justice bien à lui qui le pousse parfois à pratiquer, de manière insoutenable, la loi du Talion.

Oui, fondamentalement, la chose est simple, de prime abord. Hood carbure à la colère, et c'est cette colère qui imprègne  toujours plus la série, épisode après épisode. C'est cette colère que le spectateur fait sienne quand, dans l'épisode 3 de la première saison, le sherif monte sur un ring pour détruire - j'utilise le mot sciemment - le pourri qui a violé et torturé une jeune femme et qui se pense à l'abri parce qu'il est une star de MMA. Evidemment, il y a les conséquences, toujours les conséquences. La justice qui se rapproche, le risque d'être reconnu, les smartphones qui enregistrent la scène et la diffusent sur YouTube, au risque d'alerter d'anciens ennemis bien plus redoutables encore que ceux que Hood s'est faits à Banshee.

Et puis, il y a ce refus du manichéisme, on en parlait. Les ennemis d'un jour sont les alliés du lendemain. Banshee, la série, parvient à donner une image tordue de cet american way of life mis en musique par tant de films et de bluettes TV, celui dans lequel tout le monde s'entraide pour tirer la communauté vers le haut. Dans Banshee, on se serre les coudes, oui, mais on finit immuablement avec du sang sur les mains, des tripes sur les chaussures et un bout de cervelle dans les cheveux. La violence, toujours elle, fait mal, terriblement mal, marque au fer rouge chaque scène dans laquelle elle se déploie.

Banshee ne craint pas de choquer, de prôner des valeurs douteuses - la justice personnelle -, de céder à la facilité de l'érotisation même, en compagnie d'actrices bien souvent ravissantes qui livrent leur plastique à la caméra sans fausse pudeur. En fait, Banshee se fout éperdument qu'on lui reproche de flatter les bas instincts, parce que ce sont précisément eux que la série dépeint, à travers les déviances, les psychoses, les traumatismes de tous ceux qui en font le sel du quotidien. Le glaçant Kai Proctor (Ulrich Thomsen), tiraillé entre sa culture Amish et son goût pour le vice, incarne à lui seul toute la duplicité de cette bourgade dont l'innocence a tout d'un vernis en passe de s'écailler. Sous le charme des fêtes de famille, des temps forts de la vie de la petite communauté, se cache une ombre gigantesque dont on saisit chaque semaine davantage qu'elle pourrait bien mener la bourgade à sa perdition...

Dotée d'une esthétique léchée et d'une bande son assez ahurissante, la série Banshee a aligné dix épisodes pour sa première saison. Succès d'audience à défaut de faire l'unanimité critique - certaines attaques sont particulièrement violentes, qui reprochent à cette production un côté par trop vil et décérébré - elle s'est vu offrir une deuxième saison, laquelle a débuté début janvier. Les deux premiers épisodes laissent à penser que la série se dirige vers de nouveaux sommets.

Canal +, de son côté, diffusera Banshee courant 2014 dans l'Hexagone. Je ne peux que vous conseiller de vous y confronter : pour ma part, j'y vois un de mes gros, gros coups de coeur TV de ces dernières années...

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Découverte

Hello tous,

Enfin de retour d'une trèèès longue journée de l'autre côté du Rhin, puisque nous avons profité de ce dimanche pour tâter des nouvelles attractions d'Europa-Park (à côté de l'Alsace), mais aussi des animations organisées dans le cadre des festivités d'Halloween et rassemblées sous le nom d'Horror Nights. Pour faire simple : depuis sept ans maintenant, le parc d'attraction de Roland Mack s'amuse à faire peur aux plus de seize ans une fois la nuit tombée, lorsque vient l'automne. Ces soirées sont évidemment très prisées, et le nombre de places limité. Aussi est-il toujours un peu exceptionnel de s'en aller découvrir ce qui y a été concocté.

En vrac, vous y trouverez donc un peu de tout. Cette partie du parc, ouverte de 20h à minuit, est évidemment restreinte, en termes du surface, mais elle propose pas mal de choses assez sympathiques. Il faudra cependant chosiir, sachant que le temps est compté et que les files d'attente aux attractions principales atteignent facilement la quarantaine de minutes. Si vous voulez tout voir et que vous ne comptez pas vous acquitter d'un Xpress pass (20 euros en sus du billet normal, déjà à 24 euros, mais qui vous permet de couper les files), pas question de traîner, donc. Vous laisserez également a priori de côté le spectacle Horror on ice - de toute manière sacrilège pour les fans d'horreur - pour vous concentrer sur l'essentiel, à savoir ce qu'ils appellent "Maze" (labyrinthe). Cinq circuits à sensation qui constituent le gros morceau de la visite.

En détails ? Une maison victorienne pleine de fantômes (The Villa), un hommage désaxé aux contes de notre enfance (Snow White), mais aussi une révolte de zombies dans un laboratoire qui les étudies (Dead Inside), une boucherie dans un traiteur chinois (Take Away) ou une terrifiante attaque de monstres (The Crypt). Il y a de quoi faire, mais là encore, on peut opérer des choix, car tout ne se vaut pas. Snow White, par exemple, est clairement  à laisser de côté, tant il ne sert qu'à mettre en scène (sommairement) un tour de grand huit que l'on peut faire en journée. The Villa pourra également être zappé, si vous manquez de temps, même si le côté cradasse de certaines pièces (la baignoire ensanglantée, miam!) est assez réussi.

A l'inverse, vos priorités iront à The Crypt et à Take Away, clairement les attractions les plus réussies de ces soirées. Installées à quelques pas l'une de l'autre, dans le village chinois version zombie qui accueille les visiteurs, ces deux balades ont chacune une personnalité propre.

The Crypt joue clairement la carte des monstres pour faire peur, et cela fonctionne à merveille. On peut être un habitué du genre, difficile de rester impassible quand une créature de plus de 2,50m de haut, qui ressemble au monstre que vous imaginiez vivre sous votre lit dans votre enfance, se précipite sur vous en hurlant. Il y a dans ce trajet un salutaire esprit déviant qui fait de The Crypt, de loin, le rendez-vous le plus incontournable des Horror Nights.

Take Away investit la culture asiatique pour proposer une visite plus axée sur le travail des décors. Et c'est un superbe boulot, vraiment. Le côté cradingue de la chose est impressionnant, et pour ne rien gâcher, les mauvaises rencontres que l'on fera ici et là sontr du genre à faire monter l'adrénaline bien comme il faut. Put... Je déteste les bouchers.

Le cas de The Dead Inside est un peu particulier. Vous y pénétrez dans un laboratoire qui a des zombies pour cobayes. Or, deux d'entre eux s'échappent lorsque vous arrivez, et il vous appartient de voir le résultat de cet impair. Le travail effectué sur les décors est remarquable, la longueur de l'attraction l'est tout autant. On aurait tout de même aimé davantage de moyens humains : un mort-vivant ici, un autre là... C'est un peu juste pour un site sensé être infesté de ces créatures. J'avoue également que nous aurions aimé voir une peite horde nous charger, mais cela n'a pas été le cas. Sortie de l'attraction un peu mitigés, donc, mais ceci sans doute parce que nous en attendions trop. Objectivement, l'ensemble est très plaisant.

Bien évidemment, le spectacle est total, omniprésent. Vous pouvez vous arrêter pour manger un morceau ou boire un coup, mais gardez bien à l'esprit que ce sera du temps qui vous manquera pour voir tout ce dont vous avez envie. Car il y a une foultitude de petites choses à expérimenter, comme ces deux zones de peur que l'on traverse la boucle au ventre, sans savoir d'où va venir la menace, ou comme ces créatures qui vous pourchassent à travers les allées, ces zombies exposés dans des caisses de verre, ces clowns terribles ou ces Arlequins farceurs, ou encore ce club de vampires à découvrir version discothèque à partir de 23h...  Certains grands huits sont même ouverts spécialement pour l'occasion, ce qui comblera ceux qui n'ont pas profité des attractions durant la journée.

Quelques regrets néanmoins : comme dit plus haut, nous avons dû opérer des choix, ne pouvant tout voir en si peu de temps. Il a également été peu ou prou très difficile de prendre des clichés de ces attractions, l'appareil photo étant interdit la plupart du temps. Les quelques clichés que j'ai ramenés sont pour la plupart pris dans les allées, à mon grand regret, mais ils donnent une petite idée de ce qui vous attend à ces Horror Nights, si d'aventure l'envie vous prend d'aller vous y frotter...

Je vous mets le lien au cas où, il reste quelques places pour cette année : http://www.horror-nights.de/index_fr.html. Ca se termine dimanche !

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Découverte

Re tous,

Le Wodan, c'est le dernier-né des grands huit d'Europa-Park, et sans doute l'un des plus impressionnants. Construction bois (ça grince!), 40m d'altitude, 100km/h de vitesse de pointe, 1050m de long et une accélération pouvant atteindre les 3,5G... Je vous assure qu'il y a de quoi être impressionné. Pardonnez donc les quelques jurons qui émaillent la vidéo, rien n'est plus anxiogène que de se tenir à une seule main tout en dirigeant la caméra de l'autre (fermement sanglée au bras, je précise, parce que la tenir simplement ne suffirait pas), histoire de ne rien louper du spectacle. Parés pour la descente ?

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Découverte

Tous aux abris, donc.

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Découverte

Ce qui est sûr, c'est que je n'entendrai plus jamais ces chansons de la même manière...

(Merci à Sophie pour le lien)

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Édito

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Ceci n'est pas une pipe.

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