Rêves électriques

Rêves électriques

Par Noiraude Blog créé le 17/09/10 Mis à jour le 04/09/17 à 00h15

30 ans de passion pour les jeux vidéo, le Japon et le cinéma, ça laisse forcément des traces. Vous voulez en savoir plus?

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Catégorie : Découverte

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Découverte (Musique)

Yop,

Ce soir, un petit post vite fait bien fait pour partager avec vous la découverte que j'ai faite voici quelques mois à la faveur d'un papier des Inrockuptibles qui lui était consacré: Alex Cameron, nouveau petit génie de la scène électro, mérite largement une bafouille tant sa musique et son univers sont prenants.

D'origine australienne, le gaillard a une trajectoire aussi improbable que fascinante, puisque son premier album est sorti en 2013, mais n'a été découvert du grand public qu'en août 2016, à la faveur d'une réédition par le label américain Secretly Canadian. Le truc vraiment rigolo, c'est que Jumping the Shark est désormais considéré par les Inrocks - et plein d'autres médias - comme l'une des sorties majeures de l'année 2016. De façon assez méritée, de mon point de vue, tant Cameron a su réinventer le style électro des années 1980 pour lui donner une vraie modernité, sans tomber dans l'écueil de la musique expérimentale et en conservant toujours un sens de la mélodie très affûté. Son univers totalement barré, perceptible à travers ses clips, est un autre argument à ne pas négliger: Cameron est un authentique original, que je ne suis pas loin de croire sorti tout droit d'un trip version Las Vegas Parano.

Vous allez me demander pourquoi j'en parle maintenant seulement. Il se trouve que son deuxième album, Forced Witness, déboule dans les meilleures crèmeries le 8 septembre prochain. Trois titres ont déjà été dévoilés, téléchargeables sur iTunes, l'excellent et ultra pop Candy May, le résolument synthé Running Outta Luck, et Stranger Kiss, qui s'offre un joli duo avec Angel Olsen, artiste pop-rock qui partage avec Cameron son goût pour les univers fauchés, kitsch et décalés. Bref, que du bon, et bien assez pour donner envie d'acheter l'album complet. J'ai déjà commandé le mien au début de l'été...

 

Une chouette interview des Inrocks à lire ici: http://www.lesinrocks.com/2017/02/14/musique/rien-ni-personne-nempechera-alex-cameron-decrire-lannee-11901113/

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Découverte (Jeu vidéo)

Hello tous,

Sortir la tête de l'eau, inspirer, fermer les yeux et retourner à mes rêves mouillés. Cela fait quelques heures maintenant que j'ai reposé la manette mais je continue à me sentir bercé par les vagues et les courants des fonds marins. Sous l'eau, j'ai nagé avec les baleines, les requins, les dauphins, les seiches, les orques et les hippocampes. Je me suis perdu dans les immensités noyées d'Abzû, drôle d'expérience sous-marine qui s'offre depuis quelques jours maintenant aux possesseurs de PS4 ou de PC. Vous dire combien j'ai aimé ? J'ai fait l'acquisition des deux versions, rien que pour comparer. Et j'ai bouclé les deux, sans me forcer. Sans non plus pouvoir m'arrêter.

Enfiler les palmes, appuyer sur le bouton et s'éveiller au coeur des abysses. Les premières brasses sont déroutantes dans cet univers qui pose d'emblée sa portée mythologique. L'éveil du personnage coïncide avec les premières questions, déjà, relatives à sa nature. Qui suis-je ? Quelle est ma place dans cet océan de vide (vraiment?) qui s'étend devant mes yeux ? Mais les réponses devront attendre. Très vite, ce monde s'anime en un ballet virevoltant de poissons de toutes espèces, de méduses et de tortues qui règnent ici en maîtres absolus. Quelques vestiges archéologiques laissent à penser que l'homme a peut-être autrefois occupé les lieux, mais si c'est le cas, il a depuis bien longtemps cessé de les revendiquer, laissant le champ à la nature qui s'est empressée de réinvestir chaque pierre, chaque édifice au profit de ce microcosme qui prospère où que l'on pose le regard.

Regarder, c'est évidemment la première des priorités dans ce concept imaginé par Matt Nava, lequel a construit cette expérience interactive dans la droite ligne de ce que pouvait proposer son précédent jeu, Journey. Dans Abzû, tout est une fois encore spectacle, à chaque instant. Sous l'eau, un théâtre de la vie chamarré, poète ou bagarreur répète inlassablement sa partition sur fond bleu. Ici dans les péninsules confinées où les remous de l'eau se jouent de la folle vie qui s'est inventée. Là au plus profond du grand océan, où dansent les cachalots géants, en pleine majesté. L'on s'agrippe à eux les yeux embués,  mû par la simple envie de partager quelques instants de leur exquise légèreté.

Abzû ne demande rien, n'impose rien, va jusqu'à oublier - ou dépasser ? - le sens du mot gameplay. Pas de challenge, ici ne comptent que les interactions avec cet environnement dont l'âme pulse la mélodie (sublime, écrite par Austin Wintory) à chaque instant. Nager au-dessus des récifs coraliens et des algues qui accompagnent ou fuient le mouvement de leur hôte. Traverser le spectacle incroyable d'une nuée de carangues à grosse tête si dense qu'elle évoque une tornade. Il faut chercher, s'assurer de ne rien manquer. Pour encourager le voyageur à explorer chaque recoin de ce monde du silence, ne comptent que ces espèces à libérer d'une simple onde qui n'est, là encore, pas sans rappeler les fondements de Journey. Et puis il convient de trouver sa route en caressant les mille et un locataires de ce monde où, malgré un parti-pris très stylisé, tout sonne remarquablement vrai. Chaque animal croisé semble doué d'une existence propre autant que connectée à cet écosystème dont les développeurs, par leur sens de la minutie, ne cachent jamais combien il semble les fasciner.

Car il est là, le sens véritable de cette invitation au voyage qui confine au mystique: montrer les merveilles cachées du monde sous-marin, battre en brèche les a priori, les craintes irrationnelles qui lui sont trop souvent associées. Abzû nous invite à les surpasser, surtout, pour comprendre qu'il ne nous appartient à aucun moment de perturber la parfaite harmonie de ce royaume qui se suffit à lui-même. Un grand requin blanc hante les lieux de son imposante stature. Récurrent, le prédateur introduit le principe d'incertitude, nous rappelle nos hésitations devant le vide abyssal des hauts fonds. Mais il est aussi l'animal le plus incroyable que l'on croisera au fil de l'aventure. Pour qui a déjà plongé dans la réalité, Abzû réussit le pari fou de donner corps à toutes ces émotions contradictoires que l'on peut ressentir lorsque l'on se retrouve confronté à l'inconnu, à l'immensité de l'océan. L'angoisse, l'agoraphobie, et puis la fascination et l'acceptation. A travers cette expérience, c'est une merveilleuse leçon que le jeu parvient à dispenser. Tout là-bas, au fond du grand bleu, l'homme n'est plus en position de contrôler, de dominer, de choisir qui doit vivre et qui ne l'a pas mérité. Son premier pas vers le respect de la nature passe par l'humilité...

P.S.: Faut-il craquer ? Plutôt dix fois qu'une. Abzû est une expérience magique, et fait partie de ces quelques jeux qui sont capables de vous marquer à vie. Pas sûr au passage qu'il soit possible un jour de se lasser de l'expérience qu'il propose, tant celle-ci est aboutie.

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Découverte (BD-Manga-Comics)

Hello !

Utiliser le manga pour inviter les lecteurs à s'en aller à la rencontre des oeuvres majeures des grands maîtres de la peinture ? L'idée, pas si bête que ça, est en passe de devenir réalité puisque le 26 mai prochain sera publié un ouvrage confrontant plusieurs mangakas à certaines toiles parmi les plus importante de notre histoire. Vermeer, Monet, Van Gogh, Toulouse Lautrec, Boticelli, Chagall, Gauguin, Picasso, Rembrandt, Brueghel, Matisse, Renoir, Klimt... Au total, l'éditeur, Sideranch, annonce 43 oeuvres du patrimoine mondial revisitées par des mangakas réputés, dans un ouvrage qui comptera pas moins de 112 pages étant entendu que ces réappropriations seront accompagnées de notices présentant l'auteur de l'oeuvre, le mangaka l'ayant réinventée et l'objectif du travail réalisé. On notera au passage que certaines oeuvres japonaises traditionnelles seront soumises au même traitement, en un amusant clin d'oeil à la filiation du manga avec l'art de l'estampe. Suzuki Harunobu, Kitagawa Utamoro et d'autres font ainsi partie des artistes invoqués dans l'ouvrage.

Pas de date de sortie française annoncée pour l'instant, mais l'ouvrage est d'ores et déjà précommandable sur Amazon Japon. http://www.amazon.co.jp/dp/4990256689?_encoding=UTF8&isInIframe=0&n=465392&ref_=dp_proddesc_0&s=books&showDetailProductDesc=1#product-description_feature_div

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Découverte

Yop!

C'est de circonstance, je vous ressors un post qui colle pile poil à ce 21/10/2015

 

Non, Liedh, je ne pourrai pas t'offrir de Delorean. Désolé, c'est un peu au-dessus de mes moyens: 28 à 30000 euros pour un modèle en très bon état, 20 à 25000 euros pour une voiture à réviser, ça fait un peu cher la doléance.

En revanche, je peux désormais te raconter l'histoire de cet engin mythique par le menu. Parce que non, la Delorean DMC-12 n'a pas été une création rien que pour le film Retour vers le futur, comme beaucoup le pensent. En fait, 8583 DMC-12 sont sorties des usines Delorean et se jouent des années de par le monde. Tu veux en savoir plus ? Ne crains rien, nous allons y arriver.

Quelques hommages

Tout d'abord, un petit hommage au jeune magazine The Good Life, dont le deuxième numéro vient tout juste de sortir dans les bonnes crèmeries. Cela faisait longtemps que je cherchais un bon papier bien senti sur cette voiture, et c'est ici que j'ai trouvé mon bonheur, de la page 222 à la page 227.

Ensuite, on salue bien bas Michael J. Fox (Marty Mc Fly) et Christopher Lloyd (Dr Emmet Brown), les deux acteurs cultes de Back to the Future. Le premier, vous le savez peut-être, se bat depuis 1991 contre la maladie de Parkinson, une horrible saloperie, mais continue à faire quelques apparitions à la TV et au cinéma. Le deuxième poursuit son bonhomme de chemin, on le retrouvera d'ailleurs dans Piranha 3DD ces prochains mois.

 

Une histoire qui vient d'Alsace

Enfin, l'histoire. Remontons donc dans le temps, à 88 miles à l'heure précisément, pour revenir à la douce année 1925. Nous sommes à Détroit, capitale de l'industrie automobile. John Zachary Delorean voit le jour cette année-là. Un petit détail qui compte pour nous (enfin, surtout pour moi, qui suis strasbourgeois) : son papa est un immigrant alsacien qui travaille chez Ford, à la fonderie.

Mû par son père, qui lui transmet le goût du travail bien fait et de l'automobile, John Zachary fait des études d'ingénieur. Sa carrière professionnelle est un brin aventurière. Il passe chez Chrysler, Packard, Pontiac (où il participe au développement de la GTO). En 1965, il prend la direction de Chevrolet. Une carrière exceptionnelle, qui connaît un coup d'arrêt terrible en 1973 : victime de jalousies et de son caractère peut-être un peu trop critique, John Zachary est débarqué.

C'est ce coup du destin qui donne l'idée à l'homme, alors âgé de 45 ans, de lancer sa propre compagnie. Ce sera la Delorean Motor Company. Très vite, un concept car y est élaboré en fonction des priorités affichées par le boss : écologie, protection du passager, sécurité sur la route. La voiture embarque une propulsion à moteur arrière, son design est élaboré par Giorgetto Giugiaro. Le premier chassis, conçu par un ancien de General Motors (William Collins) innove avec une technologie d'elastic reservoir moulding qui lui confère légèreté et rigidité, mais se révèlera finalement trop complexe à réaliser en série : on lui préfèrera l'architecture poutre de la Lotus Esprit (sur le conseil de Colin Chapman, patron à l'époque de Lotus). Le moteur, enfin, est un casse-tête. mais finit par être trouvé : ce sera un V6-PRV, élaboré par Renault et Volvo.

Delorean a déjà englouti 77 millions de dollars dans son rêve, et n'en est pas même encore au stade de la production. Les investisseurs se font rares, et l'homme d'affaires doit prendre son bâton de pèlerin pour chercher des soutiens. Il finit par en trouver un, et pas des moindres : c'est la dame de fer Margaret Thatcher elle-même qui permet au projet de prendre vie. Dès 1978, grâce à son aide -intéressée, puisque la promesse de 2500 emplois créés l'a séduite- la première pierre du site de production est posée à Dunmurry, dans la banlieue de Belfast. La production démarre en janvier 1981.

Le naufrage industriel... et l'entrée dans la légende

L'histoire ne laissera cependant guère sa chance à cette voiture pourtant très appréciée de la critique, à l'époque, malgré une motorisation décevante. Confortable, moderne, la Delorean DMC-12 est victime de ses coûts de production, affichant un tarif de 25000 dollars contre 12000 annoncés au départ. Victime de problèmes d'assemblage, la voiture n'est pas homologuée aux USA. Les premiers retours de clients, en plus, sont mitigés. La firme réagit peu, ou trop tard. Evidemment, le naufrage devient vite une évidence : en février 1982 Delorean Motor Company dépose le bilan, et la production de Delorean DMC-12 est stoppée la veille de Noël qui suit.

La fin d'une aventure qui aura tout de même permis à 8583 DMC-12 de voir le jour. Et à l'une d'elles de faire entrer la marque dans la légende : en 1985 apparaît sur les écrans un certain Retour vers le futur, dans lequel un ado débrouillard et un savant fou s'offrent un voyage dans le temps à 88 miles à l'heure. Le saviez-vous, d'ailleurs ? Au départ, ce voyage devait être réalisé dans un réfrigérateur. Mais la production a estimé que le concept serait de nature à donner de mauvaises idées aux enfants. Le frigo étant hors course, la DMC-12 pouvait entrer en piste...

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Découverte (Jeu vidéo)

 

Hello tous,

Si vous êtes, comme moi, du genre à dévorer tout ce qui passe à votre portée comme film d'épouvante, d'horreur ou de thriller survitaminé, vous avez dû faire partie des mordus qui se sont régalés de pouvoir incarner Jason Vorhees, le mythique boogeyman de Vendredi 13, dans Mortal Kombat X. Et cela vous a peut-être interpellé dans la foulée : il n'existe aucun cross-over vidéoludique permettant de voir s'affronter ces monstres mythiques que le cinéma a produits depuis les années 1970.

Enfin, aucun... Ca, c'est si l'on se cantonne aux titres officiels. Parce que côté amateurs, depuis maintenant deux ans, un petit freeware se taille petit à petit une sacrée réputation dans le monde du VS Fighting. Terrordrome, c'est son nom, permet précisément de faire s'affronter des p'tits gars comme Jason Vorhees, Freddy Kruger, mais aussi Michael Myers (Halloween), le Candyman, Pumpkinhead, Pinhead (Hellraiser), Ash (Evil Dead), Leatherface (Massacre à la tronçonneuse), Chucky, Herbert West (Réanimator), Ghostface (Scream), le Tall Man (Phantasm) ou même le Maniac Cop. 14 personnages au total, tous issus de pelloches mythiques pour les amateurs de frisson sur grand écran.

 

Le logiciel a été élaboré pendant neuf ans par Huracan Studio, un développeur indépendant qui monte doucement en puissance, bossant d'ailleurs désormais sur un nouveau jeu d'action-aventure intitulé Land of Labyrinth. On en sait très peu sur les gars qui se cachent derrière ce label, si ce n'est ce que l'on peut trouver sur eux dans la présentation de la campagne Kickstarter qu'ils ont annulée en cours de route l'an dernier : il se composerait de Marc Echave, un ancien animateur 3D d'Ubisoft Montreal (il a fondé le studio), Fabien Rixens, Paulo Milanez et Bradley Anderson. Pour plus d'infos, il y a une page facebook, mais qui s'intéresse surtout à l'actualité du studio: https://www.facebook.com/HuracanStudio?fref=photo.

Mais une chose est sûre : ces créateurs sont des fans des bons vieux gameplays 2D bourrés de coups spéciaux à coups de demi-cercles vers l'avant, de counters et de combos à rallonge. Des gamers purs et durs, donc, mais aussi de vrais passionnés de films de genre : chaque personnage a droit à son niveau digitalisé tiré du film qui l'a rendu célèbre - immédiatement reconnaissable - ainsi qu'à une OST renvoyant directement à un air associé à la créature. Et cerise sur le gateau, toutes les attaques disponibles (7-8 par personnage, dont deux spéciaux en général assez spectaculaires) sont tirées de scènes cultes de mises à mort infligées par ces boogeymen.

 

La gestion des collisions est propre, le gameplay (assez proche des premiers Mortal Kombat) franchement plaisant, le challenge bien dosé et, surtout, le titre joue la carte du réalisme jusqu'à intégrer des routines d'animation amenant les personnages à retirer de leur corps les couteaux, flèches et autres armes blanches qui y sont plantés par l'ennemi - ce qui, à ma connaissance, est une première dans un VS Fighting.. Ceci fait que l'on enchaîne les combats sans temps mort ni lassitude. Terrordrome fait partie de ces petites surprises que l'on peut trouver sur le web en cherchant un peu, et dont il est difficile de décrocher pour peu que l'on soit sensible au fan service ici assuré. On se doute que l'utilisation des univers de ces monstres de ciné est protégée et donc que le titre existe grâce à la tolérance bienveillante des ayant-droit (ce qui n'est visiblement pas allé immédiatement de soi si l'on se fie à certains messages de la FAQ du site du jeu, http://terrordrome-thegame.com/). Les développeurs ont d'ailleurs bien compris la leçon : un deuxième épisode est annoncé, qui fera l'objet d'une distribution commerciale. Et cette fois, les monstres qui seront mis en scène seront tirés du domaine public. A moins que les majors saisissent tout l'intérêt qu'il peut y avoir à ressusciter ces créatures, ne serait-ce que pour leur notoriété...

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Découverte (Voyage)

Hello tous !

Pour le plaisir des yeux et des oreilles : Guillaume Néry, le champion d'apnée français, spécialiste de la discipline appelée apnée dynamique en poids constant (il se meut dans l'eau à la seule force de ses bras et de ses jambes, avec ou sans palmes), a publié plusieurs vidéos hallucinantes sur son compte Youtube ces dernières semaines. Je vous les propose ici, c'est un voyage dont on ne sort pas indemne.

 

La scène finale de The Passage, le documentaire de 52mn qui lui est consacré :

 

Narcose, son dernier court-métrage coréalisé avec Julie Gautier :

 

Enfin, pour ceux qui auraient raté la première plongée, le clip de sa plongée dans le Dean's Blue Hole, aux Bahamas. Sur une musique d'Alt-J, et ça claque toujours autant :

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Découverte (Geekerie)

Yop tous !

Allez, n'en dites pas davantage. Je suis sûr que vos aussi, quand la nuit est tombée, vous vous baladez à travers le web, au fil des vidéos déjantées que vous potes partagent sur les réseaux sociaux et des posts bien allumés de vos blogs préférés. En général, chez moi, cela vire toujours à la catastrophe financière : "tiens, un gadget qui me fait de l'oeil", "oh, c'est génial, complètement délirant", "Waouh ce bidule qui sert à rien et donc forcément indispensable". La conclusion est immuable :

IL ME LE FAUT !

Dans la catégorie des achats compulsifs totalement accessoires, je fais partie des champions. Du genre qui fait bien marrer les copains quand ils viennent à la maison. Je vous propose donc de faire le tour des dernières idioties qui ont investi mon penthouse, elles valent le détour. Pour la peine, je vous les met même en vidéo, et avec un lien pour l'achat si j'en ai un à dispo. Histoire que je me sente moins con. Moins seul, au moins...

 

1. La boîte à musique qui fait rêver les geeks

Vous en rêviez ? Un pote me l'a achetée ! Si vous en cherchez une, sachez que ça se trouve sur Amazon :

 http://www.amazon.fr/Bo%C3%AEte-%C3%A0-musique-manivelle-Star/dp/B00EDPDDLQ

 

2. Les lunettes troooop stylées

Ben ouais, je me la pète avec les lunettes de Neo. Achetées pendant un voyage à l'étranger, entre deux pilules bleues (pour pioncer dans l'avion). 

http://www.priceminister.com/offer/buy/106404870/cpl106404871/lunettes-de-soleil-matrix-modele-neo-matrix-1-simulator-accessoires-de-mode.html

 

 

3. Dans les pas de Jack

Un petit achat compulsif effectué à Londres, pendant qu'on s'offrait une virée sur les traces des crimes de l'éventreur. Forcément, il fallait le bouquin qui allait bien, et je dois dire qu'il est terriblement bien fait pour ceux que le profiling fait tripper. Le petit bonus : j'ai acheté le bouquin au 221b Baker Street, histoire de chopper la carte de visite de Sherlock Holmes. On se refait pas ^^

http://www.amazon.fr/Jack-Ripper-Casebook-Richard-Jones/dp/023300257X

 

 

4. Un chat dans la tirelire

Je n'ai jamais su quoi faire de ma monnaie. Maintenant, c'est un minet qui s'en occupe pour moi. La tirelire vient du Japon, elle a été ramenée par un pote sur ma demande. Un must have de l'inutile qui fait sensation dans le salon.

http://www.amazon.fr/Maneki-Neko-Tirelire-Chat-Voleur/dp/B00EQ3S0D6

 

5. Chut, il dort !

On termine avec le dernier craquage en date, un ravissant petit Totoro en peluche qui possède la particularité.... de ronfloter tranquilou sur demande. Commandé directement au Japon, là encore, et c'est assez chaud de mettre la main dessus pour l'instant. Mais quel pied !

http://www.ebay.com/itm/Sleeping-Snoring-Totoro-Plush-Toy-Doll-Studio-Ghibli-My-Neighbor-figure-/301620665077?pt=LH_DefaultDomain_0&hash=item4639fe1af5

Si je m'en sens le courage, je vous ferai le topo des craquages plus onéreux qui occupent mon temps libre. Mais là, ce ne sera vraiment plus raisonnable ^^

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Découverte (Voyage)

Yop,

 

Ca se passe de commentaire, encore un documentaire génial de la BBC. Je vous mets le teaser ci-dessous. Si on m'avait dit que je verrais un jour les manchots empereurs avoir froid au point de vouloir devenir migrateurs...

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Découverte (Séries TV)

AVERTISSEMENT

[ Ce post contient quelques spoils, non cruciaux pour le visionnage de la série cependant. ]

 

Hello tous,

 

Ce soir, envie de prendre la plume pour  m'adresser autant aux adeptes de séries TV que de bons bouquins. Depuis peu, The Man in the high castle a en effet fait son apparition sur la plateforme VOD d'Amazon. Impossible de savoir pour l'heure si ce pilote aura une suite, mais il y a là matière à y regarder de plus près : c'est en s'inspirant de l'ouvrage éponyme de Philip K. Dick que Franck Spotnitz a écrit ce scénario de cauchemar. Une uchronie comme on les aime.

La question de départ est on ne peut plus classique: et si la Deuxième Guerre mondiale avait débouché sur la victoire des forces de l'Axe? Nous sommes en 1962, et les premières images qui apparaissent à l'écran sont celles d'un flash info à l'ancienne, comme on en voyait autrefois au cinéma. Mais quelque chose cloche, dans le ton des commentaires, dans le prosélytisme outrancier pour le régime en place. Les images s'enchaînent, un aigle apparaît à l'écran. Pendant ce temps, deux hommes, dans la salle, s'échangent un bout de papier. Joe Blake (Luke Kleintank), l'un d'eux, se lève, en possession d'une heure et d'un lieu de rendez-vous. Il quitte la salle tandis que flotte à l'écran le drapeau américain... Floqué de la croix gammée. "Sieg Heil", clame la voix off. Les USA sont occupés.

Peu de détails se font jour quand aux événements qui ont mené à la défaite des Alliés. Ce qui est sûr, c'est qu'à présent, le pays a été partagé entre les vainqueurs (Italiens mis à part, le pilote n'y faisant pas référence). La côte Est est désormais sous la coupe du Reich, tandis que les Japonais ont pris le contrôle de la zone Pacifique. Au milieu, une zone neutre, où tout n'est que désespoir, où refluent ceux qui n'ont nulle part leur place. Une terre décrite comme celle des temps de l'Ouest sauvage, avec un marshall chargé de faire régner la loi. Et la terreur, surtout la terreur : lui se charge de faire disparaître tous ceux qui oeuvrent contre le régime d'Adolf Hitler.

Ces 52 minutes inaugurales suivent la trajectoire de Joe Blake, qui gagne cette zone neutre pour intégrer ce qu'il reste de la "Résistance". Elles s'arrêtent aussi sur la destinée de Juliana Crain (Alexia Davalos), une jeune femme qui poursuit la mission de sa soeur tuée peu auparavant pour avoir voulu s'élever face à l'occupant. Ce qui lie Joe et Juliana, sans même qu'ils le sachent, c'est ce qu'ils transportent avec eux : une bobine vidéo qui montre de troublantes images d'un monde dans lequel les forces Alliées auraient gagné la guerre, dans lequel la statuaire du IIIe Reich aurait été jetée à terre. Notre réalité à nous, cachée sous un manteau, dans le fond de caisse d'un camion, inlassablement pourchassée par des forces occupantes qui semblent savoir de quoi il retourne sans pour autant le formuler. La série semble se faire des non dits une vraie spécialité.

C'est là tout le sel du livre autant que de son adaptation : ces non dits reposent sur un fascinant jeu de miroirs entre réalité et fiction. Difficile de rester de marbre, ainsi, devant la projection d'images d'archives  en appelant à nos souvenirs tout en prenant conscience qu'il s'agit d'une uchronie dans l'uchronie. Elément fantastique ? Peut-être. Le livre de Philip K. Dick comme le pilote s'offrent une description étrange, presque surnaturelle, des choix politiques effectués par le camp japonais, reposant sur un ouvrage chinois, le Yi King, censé posséder des propriétés divinatoires. Cette incertitude est le moteur de l'intrigue telle que l'a redessinée Franck Spotnitz, et force est de constater que la formule fonctionne à merveille : plus le mystère s'épaissit, plus l'envie est grande d'en savoir plus sur la vérité cachée du monde ici décrit.

Mais The Man in the high castle, à travers l'image, s'offre aussi la possibilité de donner corps à un monde qui aurait pu être le nôtre si le cours des choses avait été favorable aux "autres". C'est donc l'occasion de décrire un fonctionnement politique alternatif, une sorte d'évolution des régimes fascisants qui ont poussé la planète au bord du gouffre dans les années 1940. Hitler, ici, est atteint d'Alzheimer, et les conséquences de cette maladie sont celles que notre réalité nous rendrait compréhensibles : ses lieutenant Goebbels et Himmler se préparent déjà à prendre la suite des opérations. Sont-ils pires encore que leur Führer ? C'est l'avis d'une faction allemande, mais aussi de l'allié japonais, inquiet d'imaginer les conséquences de la mort du maître du Reich. Une nouvelle guerre - bombe? - semble plus que plausible, à mesure que l'alliance des vainqueurs se fissure, entre colère, mépris et incompréhension.

Cette description va jusqu'à mettre en scène, sans tomber dans le piège de la caricature, la vie quotidienne. S'y dessinent les différences de culture entre l'Occident et l'Asie. L'occupation japonaise semble ainsi plus "pacifique" que celle des forces allemandes, et ce sont deux descriptions radicalement différentes du sort des quidams qui sont proposées d'un bout à l'autre des USA. Différentes, jusqu'à la limite infranchissable que constitue la remise en cause du (des) système(s) : l'ennemi intérieur doit être pourchassé et abattu, ce qui suppose un mode de fonctionnement basé sur la méfiance, la suspiçion et la délation. La justice n'est pas celle des tribunaux, elle s'administre dans une ruelle sombre, le soir, d'une balle dans la tête. Ou à travers des rafles arbitraires contre tous ceux qui ont choisi de ne pas soutenir le système - ou en sont simplement soupçonnés. Les deux régimes se rejoignent dans leur idéologie totalitaire, in fine.

C'est cette idéologie qui a poussé l'Allemagne à vouloir exterminer tout un peuple durant la guerre. Déportations, camps de concentration, chambres à gaz. The Man in the high castle ne fait d'ailleurs pas l'économie d'imaginer comment de tels systèmes de mise à mort à l'échelle industrielle peuvent mener en temps de paix. Fine, élégante, incroyablement dure, la série vous cueille d'un coup dans l'estomac lorsqu'elle évoque le sujet d'une simple phrase. Un policier vient aider Joe alors que ce dernier a crevé un pneu de son camion. En le quittant, le rondouillard représentant des forces de l'ordre partage un sandwich avec le jeune homme, qui se demande ce que sont les drôles de flocons qui tombent autour du camion. "C'est le jour où ils brûlent les mourants et les handicapés à l'hôpital", répond le policier. Le pire n'est même pas de découvrir ce dont l'on se doutait, c'est d'entendre un homme qui a tous les attributs du chic type, de la potentielle âme éclairée, proférer cette phrase effroyable sur un ton badin, presque enjoué. L'eugénisme s'est imposé dans le quotidien de cette société.

Si vous êtes arrivés jusqu'ici, je n'ai pas besoin de vous faire un dessin : The Man in the high castle fait partie de ces moments de télévision qu'il s'agit de ne pas rater. Pour l'heure, impossible de savoir si Amazon compte donner une suite à la série, mais vu les retours critiques dont le pilote commence à bénéficier, on peut croiser les doigts pour que la suite fasse son apparition prochainement sur les écrans. D'ici là, vous pouvez toujours vous offrir le livre de Philip K. Dick et le potasser ; c'est un classique SF comme on n'en fait plus guère, et une belle invitation à l'exercice de son sens critique. Par les temps qui courent, c'est d'utilité publique.

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Découverte (Voyage)

Yop tous,

Voilà une vidéo à voir absolument : elle explique, en mots très simples, le fonctionnement de la nature et l'importance des prédateurs pour l'écosystème à travers l'exemple de la réintroduction des loups dans le parc naturel de Yellowstone, aux Etats-Unis. C'est ce qui arrive quand on laisse une chance à la vie...

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Édito

Ceci n'est pas un blog.

Ceci n'est pas une pipe.

Ceci est une fenêtre sur un pré où je pais en paix.

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