Rêves électriques

Rêves électriques

Par Noiraude Blog créé le 17/09/10 Mis à jour le 13/02/18 à 11h31

30 ans de passion pour les jeux vidéo, le Japon et le cinéma, ça laisse forcément des traces. Vous voulez en savoir plus?

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Catégorie : Actualités

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Actualités (Séries TV)

Yop tous !

Ca faisait un petit moment que je n'avais plus saisi le clavier pour vous parler séries télé, mais  il se trouve que le cru de la rentrée 2016 sur les chaines US est plus que digne d'intérêt. Assez marquée par une tendance lourde - l'adaptation de longs métrages cultes -, cette nouvelle programmation partage faut-il dire une véritable exigence en termes de réalisation et un goût marqué pour des castings de qualité, dans lesquels figurent quelques pointures du grand écran qui se piquent de venir s'encanailler sur un format sérialisé. Alors si vous cherchez votre nouveau trip polar, frisson, post-apo ou psycho-thriller aux accents science-fiction, la petite sélection ci-dessous, quoiqu'encore appelée à s'étoffer, va peut-être vous donner des idées...

 

L'exorciste

Dans la catégorie portages casse-gueule, difficile de faire plus osé que la reprise d'un monument du film de genre. Tiré d'un roman de William Peter Blatty, le long métrage de William Friedkin (French Connection) a en effet marqué toute une génération à sa sortie en 1973 (je vous renvoie à ma chronique sur le sujet ici), et continue à faire référence dans les rangs des cinéphiles. Alors, l'adapter en série TV était forcément regardé de travers par les puristes, et j'avoue en avoir fait partie. Je n'avais pas forcément raison.

Le truc, c'est que L'Exorciste selon Jérémie Slater, petit nouveau qui fait office de showrunner sur cette saison après s'être pris les pieds dans le tapis en signant le scé"nanar"io des Quatre fantastiques (2015), est plutôt malin, sans mauvais jeu de mot. Plutôt que de s'en aller marcher sur les plates-bandes du scénario original, la série ici imaginée suit les traces de deux nouveaux prêtres, de leur rencontre jusqu'à, peut-on déjà avancer, ce fameux exorcisme vanté par le titre. Les premiers épisodes affichent une intention claire: il s'agit avant tout de s'emparer de l'ambiance du film original, ce côté retenu et froid qui lui permet de monter en tension jusqu'à l'explosion. Et ils y parviennent, au moins en partie, ce qui n'est déjà pas une petite chose. Si  l'ambiance peine un peu, parfois, à s'imposer, on appréciera la prestation des deux acteurs principaux, Alphonso Herrera et Ben Daniels, et on aura beaucoup de mal à rester de marbre en entendant s'égrener les notes du mythique Tubular Bells de Mike Oldfield à la fin du pilote. On attend la suite ? Oui, et pas qu'un peu !

 

Luke Cage

Les treize épisodes sont d'ores et déjà dispo sur Netflix, et l'un dans l'autre, c'est plutôt pas mal. Après Daredevil et Jessica Jones, Marvel continue à mettre en avant son crew de super-héros en s'attaquant cette fois à l'invincible black imaginé voici un demi-siècle par Archie Goodwin et John Romita. Evidemment, la partition jouée ici est un peu à rebrousse-poil du reste du line-up de l'écurie comics. Mike Colter incarne un indestructible blasé qui ne veut rien avoir à faire avec le monde qui l'entoure, sinon pour passer un coup de balai dans un obscur salon de coiffure où il a pris l'habitude de se réfugier.

Luke Cage, dans cette première saison, est sur le chemin de l'apprentissage. Comprendre qui il est, d'où il vient pour savoir où aller et comment se comporter. C'est sans doute ce postulat qui peut gêner une partie des spectateurs: la série est en constant décalage entre le potentiel impressionnant du personnage et son refus quasi constant de verser dans la surenchère et l'action, même discrète. On pourra aussi lui reprocher, au passage, des temps d'exposition trop longs pour certaines situations. Bavarde, cette première saison mérite pourtant le détour, ne serait-ce que pour ces petits moments où le géant montre ce qu'il a vraiment dans le ventre. Et puis, Cheo Hodari Coker a le bon goût de baigner cette première saison dans la culture blaxploitation, nourrissant son discours des grands artisans de la cause noire des années 60 et 70,  dans un Harlem qui dévoile à l'écran toute sa complexité et sa place dans cette lutte pour la reconnaissance qui n'a jamais cessé. Une série de super-héros, Luke Cage ? Elle est bien davantage que ça...

 

L'arme fatale

Je vous parlais d'adaptation de film culte avec L'exorciste un peu plus haut ? Quasiment au même moment, voici que déboule le revival d'une saga cinématographique  avec laquelle j'ai grandi et à laquelle je voue un respect quasi monomaniaque. Autant vous dire que quand j'ai découvert que des petits rigolos se piquaient de vouloir refaire L'Arme Fatale sans Mel Gibson et Danny Glover, j'ai sorti la sulfateuse, je me suis foutu à poil sur ma pelouse et j'ai dégommé toutes les bagnoles du voisinage pour manifester mon mécontentement. En attendant de pouvoir faire un méchoui avec les couilles du showrunner sur la cinquième avenue.

Et là, pan, je me suis fait cueillir, une fois encore. OK, les premiers épisodes souffrent cruellement de l'absence de la BO signée Eric Clapton et Michael Kamen. Mais pour le reste, la surprise est plutôt de taille. Après un premier épisode qui brosse les grandes caractéristiques psychologiques des deux héros - Riggs et son côté borderline depuis la mort de sa femme, Murtaugh qui vire pépé cardiaque et qui, décidément, a passé l'âge de ces conneries -, je suis resté un peu interdit, en me disant que, l'un dans l'autre, les partis-pris étaient plutôt intelligents.  Là, je sors du deuxième épisode et je suis clairement enthousiaste: sans singer les films mais sans non plus les trahir, la série parvient à trouver son propre fil narratif et à développer le côté buddy-movie avec beaucoup d'humour et de tendresse, et en construisant à sa façon la complicité entre Damon Wayans, excellent dans le rôle de Murtaugh (mais ça, je n'en doutais pas depuis que j'ai vu Le Samaritain), et Clayne Crawford, qui trouve enfin un premier rôle lui permettant de montrer sa palette de jeu assez étendue. L'acteur est un peu en-dedans sur le pilote, mais sa prestation monte clairement d'un cran sur le S01E02. J'attends maintenant la suite impatiemment !

Aftermath

Alors là, difficile de se faire une opinion d'emblée. Le pilote d'Aftermath installe une situation d'apocalypse imminente, au sens biblique du terme. La planète se rebelle contre l'homme, les séismes et les tsnunamis se multiplient, des poissons et des serpents tombent du ciel et des démons semblent posséder les humains tandis qu'une nouvelle plaie les rend fous en les contaminant tel un virus. Le tableau ici dressé a de quoi faire dresser les cheveux sur la tête à n'importe qui, mais pas à Joshua et Karen et à leurs enfants Brianna et Dana, qui semblent prendre les événements avec un détachement étonnant - même lorsqu'un enfant est enlevé sous leurs yeux. Les acteurs, emmenés par Anne Hèche, traversent le pilote un peu comme dans un rêve ouaté, sans invoquer à l'écran cette hystérie que tout commande autour d'eux.

Et c'est ce décalage assez étrange qui me laisse à croire qu'Aftermath n'a sans doute pas révélé son propos pour l'instant. Les showrunners William Laurin et Glenn Davis (Missing) ne sont pas des perdrix de l'année et connaissent leur métier, on est donc en droit de penser qu'il y a plus à voir que ce que le pilote a pour l'instant révélé. A suivre avec curiosité, donc, sachant que je ne laisserai pas passer un autre épisode de cet acabit. J'espère que Syfy n'a pas flingué le sujet, pourtant prometteur.

 

Westworld

Bon, voilà au moins une nouveauté sur laquelle on tombera tous d'accord. D'une folle ambition, porté par des acteurs de très haute volée (Anthony Hopkins et Ed Harris, pour ne citer qu'eux), la nouvelle perle de JJ Abrams et Jonathan Nolan (le classieux Person of Interest, aidé sur ce coup par Lisa Joy) met grosso modo 20 secondes à convaincre le spectateur de son potentiel faramineux. Imaginez un parc d'attractions pour les grands, un far west reconstitué dans lequel on paye cher pour pouvoir interagir de toutes les façons possibles avec les robots dotés d'une IA avancée qui y vivent. Et imaginez que ces interactions, qui vont jusqu'au meurtre et au viol, éveillent la conscience de ceux qui les subissent à longueur de journées...

Le pitch, entre thriller, étude psychologique, science-fiction et western, est tiré d'un scénario original de Michael Crichton, Mondwest, que le défunt auteur de Jurassic Park a d'ailleurs porté lui-même à l'écran, avec une réussite indéniable. Mais Nolan fait du Nolan, et pose une fois de plus la question de l'esprit dans la machine qui irriguait tous les épisodes de Person of Interest. Autant dire que l'on tient sans doute là l'une des séries majeures des prochaines années. Le petit truc qui ne trompe pas ? Ma moitié, d'ordinaire peu séduite par les thématiques SF (et encore moins western) en série TV, a levé un sourcil, puis un autre, et a fini par dévorer le bidule sans  quitter le canapé. La dernière fois qu'elle s'était à ce point sentie happée, c'était sur... Breaking Bad.

 

Frequency

Un père et sa fille qui communiquent par radio alors qu'ils sont à vingt ans l'un de l'autre ? Si le pitch vous dit quelque chose, c'est que vous avez dû voir le très bon Fréquence Interdite de Gregory Hoblit, avec Dennis Quaid et Jim Caveziel. Surprise, Jeremie Carver, un des showrunners de Supernatural, s'empare du sujet et en livre sa propre vision en version série, transformant la relation père-fils en relation père-fille. Et ça fonctionne du feu de dieu. Servi par des acteurs de très bonne qualité et un vrai souci de donner de l'épaisseur aux deux époques - ce qui passe bien sûr par des choix de BO très en lien avec celles-ci -, le pilote  convoque à l'écran ce mélange de thriller et de fantastique qui faisait le sel si particulier du film, et s'offre le luxe au passage, version allongée oblige, de poser les bases d'une trame temporelle assez complexe. Comment les événements du passé influent-ils sur le présent ? C'est précisément ce que la série semble vouloir explorer, tout en soulignant l'émouvante complicité qui lie Peyton List et Riley Smith (vraiment excellent) à l'écran. Bref, Frequency trouve son ton et son rythme dès le premier épisode, c'est de bon augure pour la suite !

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Actualités (Jeu vidéo)

Hello tous,

 

Triste nuit que celle-ci, puisque nous venons d'apprendre, par le biais d'un communiqué de sa filiale américaine, que le PDG de Nintendo Satoru Iwata s'est éteint le 11 juillet à l'âge de 55 ans.

Né en 1959, originaire de Sapporo et longtemps en charge de la destinée du studio HAL Laboratory (Kirby), Iwata san était arrivé dans les rangs de Nintendo en 2000, et avait succédé à Hiroshi Yamauchi à la tête de la compagnie en 2002, lorsque ce dernier avait annoncé sa retraite. Il a notamment été l'un des artisans du succès de la Wii, console de salon la plus vendue de sa génération avec pas moins de 97 millions de machines écoulées de par le monde. Plus récemment, il avait connu de sérieux revers avec la Wii U, dernière console de salon en date de la compagnie qui peine à toucher son public, et en avait endossé la responsabilité en réduisant son salaire de 50% - avant de redresser la barre en permettant à Nintendo de renouer clairement avec les bénéfices en mars dernier, après trois exercices difficiles.

Préoccupé d'innovation sur le champ de l'expérience de jeu, le capitaine d'industrie restait paradoxalement un sérieux opposant à la surenchère technologique marquant la traditionnelle compétition avec les concurrents Sony et Microsoft. C'est en revanche sous sa responsabilité que la société a officialisé, en mars dernier, son arrivée sur le marché des jeux pour mobiles, stratégie en rupture avec la philosophie traditionnelle de la marque, soucieuse de protéger ses hardwares par une forte politique d'exclusivité de ses franchises. 

Satoru Iwata souffrait d'un cancer des voies biliaires, et c'est ce mal qui l'aurait emporté selon le communiqué. Son absence avait notamment été remarquée lors du dernier E3 à Los Angeles, début juin, avant d'être justifiée par la non présentation de hardware par la compagnie lors de cette édition.

Iwata san restera dans les mémoires pour avoir été le premier président de Nintendo à avoir brisé les carcans traditionnels du monde de l'industrie nippone, et donné de sa fonction une image plus simple et plus proche des joueurs.

Genyo Takeda et Shigeru Miyamoto sont apparemment appelés à assurer l'intérim, en tant que directeurs représentatifs de la compagnie.

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Actualités (High Tech)

Yop tous,

Ces derniers jours sont particulièrement passionnants sur le plan des communications scientifiques. Deux avancées majeures pour la recherche ont en effet évoquées, qui nous livrent une image assez saisissante de notre avenir dans toute sa potentialité.

La première annonce concerne le principe du réacteur à fusion nucléaire. Tout le monde sait sans doute déjà que la science publique poursuit cet objectif pour le rendre viable à l'horizon 2050 - c'est le fameux projet ITER, pour ceux que ça intéresse. La fusion à froid présenterait plusieurs avantages, notamment en termes de sécurité : la réaction serait nettement moins polluante et plus facile à stopper en cas d'incident que celle de la fission nucléaire. Sujet qui fait cependant encore débat, puisque nous avançons dans l'inconnu, alors j'imagine qu'on y reviendra.

J'en viens à ce qui nous intéresse ici. L'avionneur Lockheed Martin est venu lancer un pavé dans la mare en annonçant travailler lui aussi sur un prototype (privé, cette fois) de réacteur à fusion nucléaire. Un papier bien informé paru voici quelques jours (http://www.contrepoints.org/2015/03/20/201684-fusion-nucleaire-pourquoi-lockheed-va-reussir-son-pari) détaille les enjeux de la chose : cette innovation pourrait être mise sur le marché d'ici une dizaine d'années. L'auteur avance une théorie assez intéressante : un incident de laboratoire survenu en 2006 chez Sandia, une filiale de Lockheed, aurait permis de générer par inadvertance une température de plusieurs milliards de degrés, condition de base pour  la fusion nucléaire. De cette erreur pourrait être née une nouvelle approche de la fusion, selon des principes bien moins lourds que ceux qui font loi pour l'instant dans les recherches sur ITER. D'où le concept de réacteur "de poche" que semble poursuivre Lockheed là où le public s'encombrerait encore de structures bien plus massives. Ce qui est certain, en tout cas, c'est que la fusion est à nos portes. C'est pour demain.

La deuxième petite news dont je souhaitais faire état ici tient presque de la science fiction. Dans les murs du CERN, à Genève, se prépare une "petite" expérience qui pourrait bien bouleverser notre conception de l'univers. D'ici quelques jours, les chercheurs tenteront de repousser les limites de leur accélérateur de particules LHC (Large Hadron Collider) avec l'objectif de détecter, voire générer, des trous noirs miniatures. C'est l'une des finalités de cet outil de compréhension du nucléaire que de reproduire les conditions du Big Bang. C'en est une autre que d'imaginer les fuites d'énergie qui pourraient expliquer bien des choses dans notre univers. Selon les scietifiques, il n'est pas exclu que coexistent des univers parallèles et que des fuites d'énergie puissent se produire de l'un à l'autre via les trous noirs. C'est cela qu'ils vont essayer de confirmer, ou d'infirmer, d'ici quelques semaines, d'après Mir Faizal, l'un des responsables de l'expérience cité par le site web express.co.uk (http://www.express.co.uk/news/world/565315/Scientists-at-Large-Hadron-Collider-hope-to-make-contact-with-PARALLEL-UNIVERSE-in-days). Capitain Kirk, faites chauffer l'Enterprise !

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Actualités (Cinéma)

(affiche : Mahon)

 

Yop tous !

Ca devient une tradition, le blog Rêves électriques se met comme à chaque rentrée à l'heure du festival européen du film fantastique, qui a débuté vendredi à Strasbourg. Une édition un peu particulière pour moi, puisque j'ai eu la chance cette année de décrocher une interview avec Tobe Hooper, le réalisateur du cultissime Massacre à la tronçonneuse... Je vous en parle un peu plus loin dans le post, le bonhomme aura été un sacré client.

Les premières pelloches visionnées pendant le festival sont également très encourageantes pour la suite : la qualité semble être au rendez-vous, alors que les plus gros rendez-vous sont encore à venir ! Enfin, inévitablement, nous allons nous promener au coeur de la Zombie Walk qui a cette année mobilisé de 4000 morts vivants dans les rues de la capitale européenne. Un événement juste mons-tru-eux !

 

 I. LA rencontre avec le maître

Bon, commençons chronologiquement. Le FEFFS a commencé pour moi dès vendredi après-midi par une rencontre en tête-à-tête avec le réalisateur californien le plus adulé des fans d'horreur, Tobe Hooper. Ceci, dans le cadre d'une interview à paraître sous peu dans mon canard, je vous mettrai le lien dès qu'il sera disponible. Ce que je peux dire de ce moment privilégié ? Pas mal de petites découvertes sur la personnalité de ce grand bonhomme, tout simple et à qui on donnerait volontiers le bon dieu sans confession. En réalité, Hooper a un esprit vif et percutant, ainsi qu'une vision du monde passablement sombre. C'est sans doute ce qui explique son cinéma, et en particulier Texas Chainsaw Massacre, dont les multiples thèmes suggérés par l'image ont bel et bien été pensés et voulus par le réalisateur. Critique de l'Amérique post-Vietnam ? Oui. Méfiance face aux autorités après le scandale du Watergate ? Oui encore. Dissolution du rêve américain dans la déchéance des cowboys (qui ont donné naissance à l'image du redneck) ? Oui toujours. Hooper semble passablement terrifié par le monde et ce qu'il est capable de produire. Et s'il nous a fait si peur, c'est peut-être précisément parce qu'il expérimente cette angoisse au quotidien.

 

II. Le show dans les rues de Strasbourg

Avant de parler pelloches, je fais une petite halte pour causer de la Zombie Walk 2014. Beaucoup de monde - on m'annonce plus de 4000 personnes dans l'oreillette - ce qui confirme que l'événement est appelé à être l'un des plus grands d'Europe pendant encore pas mal de temps. Pour le reste, quelques tendances vestimentaires se sont dégagées : pas mal de mariées mort-vivantes (et charmantes), mais aussi de plus en plus de soldats pour lutter contre le fléau. La résistance commence doucement à s'organiser, de toute évidence. Enfin, j'ai vu passer quelques Spidermen zombies, un Batman et une Wonderwoman revenus d'entre les morts, un Hellboy et un Mario en état de décomposition avancée. Pour le coup, un "continue" inattendu...

Place aux photos, à présent, ainsi qu'à la vidéo que j'ai réalisée à la volée au départ du cortège. Pour les parents qui y étaient, sachez que j'ai choisi de ne pas publier les photos présentant des enfants, pour des raisons évidentes de droit à l'image et de protection des mineurs. Si vous le souhaitez, vous pouvez me contacter par MP pour demander ce que j'ai en stock, je vous filerai bien volontiers le cliché de votre charmant marmot zombifié. Et comme d'hab, pensez à CLIQUER sur les photos pour les afficher en HD : la compression made in GB laisse toujours terriblement à désirer.


Zombie Walk 2014 Strasbourg Festival Européen... par Noirdenoir

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

III. Pendant ce temps, sur les écrans...

Venons-en au gras de ce festival. Depuis vendredi soir, les séances s'enchaînent et le FEFFS bat son plein. De toute évidence, le succès est plus que conséquent si je me réfère à la longueur des files d'attente devant les cinémas, la plus impressionnante que j'ai vue depuis que je fréquente l'événement. Il faut dire qu'il y a de quoi. Dès l'ouverture, le festival a envoyé du lourd avec These Final Hours, un long métrage australien de Zak Hilditch qui vous invite à suivre les dernières heures avant l'apocalypse pour un bon gars qui décide d'aider une petite fille à retrouver son père. Ce n'est absolument pas gnan gnan, entendons-nous bien : Hilditch a le bon goût de filmer sans pudeur l'image d'une société qui laisse libre à ses instincts les plus primitifs avant de proposer au spectateur de revenir, pudiquement, aux choses essentielles. A l'arrivée, une belle leçon de vie, un cinéma plein de poésie, une photographie sublime font de ce film une petite perle même si le scénario, c'est vrai, est un peu prévisible. Mais franchement, on s'en fout tellement cette histoire d'amitié vous prend aux tripes.

 Je suis retourné au festival samedi soir pour profiter de la projection de Housebound. Les organisateurs du festival m'en avaient dit beaucoup de bien, mais je dois dire que je m'attendais pas à une telle claque. Mais allons à l'essentiel : Housebound est une pure production néo-zélandaise, qui puise donc sa force, comme souvent depuis l'ère Peter Jackson, sur un salutaire mélange de peur, de gore et d'humour. Là où Gerard Johnstone, le réalisateur, est absolument génial, c'est dans sa façon de rythmer cette histoire totalement allumée d'une jeune délinquante assignée à résidence dans la maison de sa mère et qui découvre que celle-ci est hantée: le long métrage ose se confronter à l'éventualité du fantastique avant de virer thriller et de multiplier les fausses pistes concernant l'identité du bad guy de l'histoire. Le spectateur est paumé, hilare puis complètement bluffé lorsque, par une pirouette assez magique, le film retombe finalement parfaitement sur ses pieds et que tous les éléments de l'intrigue s'emboîtent parfaitement.  Housebound est en compétition officielle, et même sans avoir vu l'intégralité de la sélection, je peux déjà vous dire qu'il va falloir faire très, très fort pour proposer mieux que ça cette année.

 

Je terminerai cette première salves de petites chroniques par un avis sur Killers, des "Mo Brothers". Diffusé samedi à 22h, ce long métrage est une coproduction japonaise et indonésienne, ce qui peut déjà vous donner une petite idée du mélange explosif de la chose. Du Japon, on conserve une image léchée et des plans urbains hallucinants au coeur de Tokyo. De l'Indonésie, on apprend qu'il y adésormais un vrai cinéma né dans le sillage des films de Gareth Evans (The Raid) et d'ailleurs lié au réalisateur star de l'Indonésie puisque ce dernier a mis en place un vrai système coopératif pour permettre à des jeunes réalisateurs de là-bas de sortir des carcans du cinéma indonésien, terriblement cheap quoiqu'on en pense, et leur enseigner l'art de faire une pelloche efficace. Le résultat est à découvrir dans ce Killers qui laisse un petit goût d'inachevé certes, la faute à une peinture des caractères un peu légère -voire franchement manichéenne- et à un déficit de réelles interactions entre les deux principaux protagonistes de l'histoire., mais dont on ne peut qu'apprécier la mise en scène extrêmement dynamique (les conseils d'Evans se font sentir) et la capacité à proposer à l'écran du vrai, du gros, du bon cinéma dérangeant, poil à gratter des pensées comme on n'en voit pas assez souvent. A l'arrivée, cette histoire de deux tueurs qui s'inspirent mutuellement à quelques milliers de kilomètres d'écart reste une expérience mitigée, mais que je ne regretterai surtout pas d'avoir faite dans le cadre du festival.

 Je vous laisse là-dessus, sachant que le programme de dimanche risque d'être chargé : outre les interviews prévues, il faudra aller voir Massacre à la tronçonneuse dans sa version restaurée, l'intriguant A girl walks home alone at night, le coréen (miam!) A hard day et le documenteur déjà culte sur les vampires, What we do in the shadows. Je vous raconte ça dès que possible !

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Actualités (Sport)

Et franchement, c'est une liesse qui fait plaisir à voir ! Chapeau l'Algérie !

(Photo prise au centre-ville de Strasbourg, ISO : 3200 - F:5 - 1/60)

Comme d'hab, cliquez sur la photo pour l'avoir en haute def.

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Actualités

Hello tous,

C'est un des trucs sympas de l'automne : le mois de septembre est aussi synonyme de reprise pour les dramas américains les plus importants, dont l'excellent Person of Interest fait désormais partie, indubitablement. Depuis quelques heures maintenant, le premier épisode de la troisième saison est en effet disponible, et force y est de reconnaître que les promesses d'évolution de l'intrigue lancées à la fin de la saison précédente prennent doucement forme, ouvrant d'étonnantes perspectives à la série. Je vous propose donc un petit tour du propriétaire, sachant que vous y serez, inévitablement, confrontés à quelques spoilers.

Souvenez-vous tout d'abord de la situation dans laquelle le précédent épisode nous avait laissés. La machine est désormais hors de contrôle, mais totalement rebootée, elle reprend sa place en délivrant à nouveau des numéros de sécurité sociale de personne en danger ou menaçant de mettre en danger quelqu'un. Mais désormais, l'on sait que certaines forces au sein du gouvernement courent après cette intelligence artificielle, et c'est aussi plus que jamais le cas de Root, cet énigmatique personnage qui entretient avec la machine un rapport qui reste à déterminer. C'est d'ailleurs sur celtte interrogation que la saison 2 se termine, lorsque sonne le téléphone et qu'une conversation s'engage entre la hackeuse et l'intelligence artificielle. Manière sans doute pour Jonathan Nolan, le scénariste, de signifier que la création de Finch a désormais atteint une véritable autonomie, qui lui permet de dialoguer avec qui bon lui semble, et donc de poursuivre ses propres buts. Elle devient un camp à part entière dans cette partie d'échecs qui se joue à l'échelle de New York. Un camp parmi une multitude.

C'est précisément sur ce postulat que s'ouvre le premier épisode de la troisième saison. Si en apparence celui-ci reprend la forme d'un one-shot dans lequel il s'agit pour Reese de venir au secours d'un jeune Marine en danger, la série s'ouvre sur une diversité de points de vue qui tranche d'emblée avec ce qu'elle avait à nous montrer jusqu'ici.

Reese et Finch en constituent bien évidemment toujours le noyau central, en quelque sorte le code originel auquel la machine semble toujours assujettie. Mais l'arrivée d'un nouveau personnage pour les soutenir, la redoutable Shaw, met déjà quelques grains de sable dans la balle mécanique, remettant d'emblée en question les règles imposées par Finch - dont la première et la plus importante, celle de ne pas tuer. Il sera intéressant d'en suivre l'évolution, donc, son influence se ressentant d'ores et déjà sur Reese qui retrouve certains réflexes qu'on ne lui connaissait plus depuis le début de la saison 1.

Autour d'eux gravitent toujours Fusco et Carter. Le premier, pour l'heure, semble devoir se cantonner à un rôle de second plan, ce qui n'est pas forcément de bon augure pour la suite. Carter en revanche prend une place plus trouble qu'à l'accoutumée : pour avoir permis à Elias de prendre la fuite, elle a pactisé avec une force dont on connaît tout le potentiel de nuisance, mais qui ne semble pas vouloir s'en prendre, jusqu'ici, au duo Reese-Finch. Ici encore, il sera intéressant de suivre le développement de cette relation faite de compromissions, et dont on peut imaginer qu'elle mènera rapidement sur le chemin de la machine, Elias n'étant pas né de la dernière pluie et ne semblant de toute manière pas taillé pour servir d'indic à l'équipe à l'échelle d'une saison complète. Le personnage est bien trop ambitieux pour se cantonner à cela.

Suit le personnage de Root. Internée en hôpital psychiatrique, celle-ci semble entretenir un dialogue constant avec la machine. C'est peut-être d'ailleurs sur ce plan que l'épisode est le plus intriguant : non seulement l'intelligence artificielle est capable de voir, d'anticiper, mais elle sait aussi deviser, quand bien on ne l'entend directement à aucun moment. Mais c'est ce que l'on apprend à l'ultime seconde de l'épisode, lorsque Root révèle que le débat du moment repose sur l'opportunité de tuer ou de laisser vivre le thérapeute en charge de la hackeuse meurtrière. Surtout, l'épisode ne résout pas la plus importante question qui émerge de ce débat : est-ce Root qui souhaite éliminer le thérapeute, ou s'agit-il de la machine, dont elle avoue avoir peur ?

C'est précisément ici, dans cette incertitude quant à la véritable nature de l'intelligence artificielle, désormais, que l'épisode prend toute sa dimension. Depuis que l'intelligence artificielle a été atteinte par un virus, le pitch n'a de cesse de souligner que les conséquences de cette infection sont impossibles à évaluer. Or, la machine semble désormais inquiéter ceux qui en étaient les plus grands fidèles. Finch, d'une petite phrase annodine, dit durant l'épisode craindre ce qui s'apprête à arriver, comme un pressentiment encore difficile à préciser, et qui renvoie au comportement de la machine... qui donne désormais des codes à d'autres factions, ennemies qui plus est. Quand à Root, que l'on a connue si confiante, si convaincue de la nécessité de donner à la machine sa liberté, elle semble désormais incertaine, partagée entre angoisse et vénération. La machine, à n'en pas douter, lui a déjà offert un aperçu de ses prochaines révélations.

Autant dire que cette saison 3 s'annonce sous d'excellents auspices. Il pourrait être passionnant d'assister, cette année durant, à un renversement des valeurs et des alliances qui redistribuerait totalement les cartes de l'intrigue tout en offrant de nouvelles possibilités à Jonathan Nolan d'interroger les limites de l'intrusion de la technologie au coeur de nos sociétés. Vous l'aurez compris, donc : si vous avez aimé les deux premières saisons, jetez-vous sur la troisième, qui promet d'en prendre la parfaite succession. Et si vous n'avez pas encore cédé aux sirènes de ce rendez-vous majeur des TV-shows à l'américaine, il n'est jamais trop tard pour se rattraper... 

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Hello tous,

Malgré la pluie, la Zombie Walk a une fois de plus attiré la foule à Strasbourg. 2000 à 3000 personnes ont pris part à l'événements, qui ouvre en fanfare le festival européen du film fantastique. Quelques photos et une vidéo pour vous imprégner de l'ambiance, juste ci-dessous !

 

 

 

Et la vidéo, c'est par ici :

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Hello tous,

Vous l'avez peut-être déjà vu aux infos. Voici quelques heures, une puissante tornade s'est abattue sur Oklahoma City, semant mort et destruction sur son passage. Les premières photos et vidéos à circuler sur le web font froid dans le dos : des pans entiers de villes rasés, quelques prises de vue amateures montrant  un phénomène météorologique massif, de plus de 3 kilomètres de base, et arrachant tout sur son passage en particulier dans la petite ville de Moore, en banlieue d'Oklahoma City : prise directement dans la trajectoire de la tornade, celle-ci n'est plus guère qu'un amas de décombres. Le bilan actuel fait état d'au moins 91 morts et de nombreux blessés, et le gouvernement a demandé l'aide fédérale afin de venir le plus vite possible en aide aux victimes, dont certaines se trouvent encore sous les décombres. L'alerte n'aurait pu être donnée que 16 minutes avant que la tornade ne s'abatte sur Moore.

 

La tornade à l'origine de ce drame est une EF-4, comprendre de niveau 4 sur l'échelle de Fujita améliorée, version améliorée de l'échelle de Fujita mise au point par Alan Parson et Tetsuya Fujita, de l'université de Chicago, et adoptée en 1971. Cette échelle prend en compte la vitesse des vents à travers l'importance des dégâts provoqués. Elle comportait à l'origine en théorie 12 niveaux, mais cinq seulement ont été retenus, l'EF5 comprenant toutes les tornades avec des vents de plus de 322 km/h. Au plus fort du cataclysme, la tornade dont nous parlons ici aurait affiché des vents de 320 km/h.

Pour précision, voici les niveaux de dégâts attendus à chaque niveau de l'échelle :

- L'EF-1 comprend des vents de 105 à 137 km/h, et se traduit par quelques tuiles et branches arrachées, des cheminées qui tombent.

- L'EF2 comprend des vents de 138 à 178 km/h, et se traduit par des maisons mobiles renversées, l'ensemble des tuiles d'ut toiture arraché...

- L'EF3 comprend des vents de 179 à 218 km/h, et se traduit par des étages de maisons détruits, des édifices publics abîmés, des arbres écorcés (sic!), des bâtiments légers soufflés à distance.

- L'EF4 comprend des vents de 267 à 322 km/h, et se traduit par des maisons bien construites et des maisons à charpente légère détruites, des voitures soufflées même à distance de la tornade, des objets qui deviennent de véritables missiles...

- L'EF5 comprend des vents de plus de 322 km/h, et se traduit par des maisons solides soufflées, des buildings victimes de dégâts structurels importants, des voitures déplacées sur plusieurs centaines de mètres...

Les dégâts, vous l'aurez compris, sont très importants. Selon le site lepoint.fr, 

       La télévision locale, filmant à partir d'un hélicoptère, a montré des maisons sur des dizaines d'hectares totalement détruites, avec des empilements de dizaines de voitures, des hangars jetés à terre, des murs effondrés et des personnes errant dans les débris. Au moins un incendie a été signalé.

La ville de Moore avait déjà été touchée par une tornade en mai 1999, laquelle avait fait 41 morts.

La formation d'une tornade

Les tornades sont un vortex de vents extrêmement violents dont la formation tient à des conditions climatiques très spécifiques, reposant sur la formation d'un courant d'air froid descendant et d'un courant d'air chaud et humide ascendant. Une couche d'air chaud et sec sépare ces deux masses jusqu'à ce que l'action du soleil fait disparaître la couche d'air chaud et sec. Le courant d'air chaud et humide remonte alors instantanément vers la masse d'air froid, créant un cumulo-nimbus orageux et se mettant en rotation si d'aventure il croise des vents cisaillants (jet streams) en altitude. L'appel d'air provoqué par ce courant ascendant provoque une puissante aspiration au sol.

La question du réchauffement climatique pourrait expliquer, au moins en partie, la recrudescence de ces phénomènes météorologiques extrêmes, la dissipation de la chaleur générant une énergie dont les formes de dissipation nous échappent encore largement. Plusieurs scientifiques ont pointé du doigt les risques de tornade en abordant la question du réchauffement ces dernières années. L'Express avait notamment consacré un article au sujet en 2011: http://www.lexpress.fr/actualite/monde/tornades-la-faute-au-changement-climatique_996881.html.

 

Pour ceux qui veulent agir

Les Etats-Unis n'ont pas forcément besoin du même soutien que d'autres pays touchés par une catastrophe, mais la Croix-Rouge est engagée sur le terrain pour venir en aide à la population. Comme toujours dans ces cas-là, il est possible d'aider financièrement la structure, http://www.croix-rouge.fr/Je-donne

 

Sources:

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89chelle_de_Fujita_am%C3%A9lior%C3%A9e

http://www.lepoint.fr/monde/etats-unis-tornade-monstre-en-oklahoma-21-05-2013-1670471_24.php

http://www.leparisien.fr/international/etats-unis-une-gigantesque-tornade-detruit-tout-sur-son-passage-20-05-2013-2819249.php

http://www.lesoir.be/245986/article/actualite/monde/2013-05-21/une-tornade-frappe-etats-unis-au-moins-91-morts-videos

http://www.dna.fr/actualite/2013/05/21/une-tornade-fait-au-moins-51-morts-dans-l-oklahoma

http://www.meteoschweiz.admin.ch/web/fr/meteo/actualite_meteo/pel.html

http://actualite.meteoconsult.fr/actualite/meteo/tornade-ce-dimanche-matin-en-vendee_18492_2012-10-14.php

http://meteopassion.skyrock.com/1951150421-Echelle-de-fujita-ameliore.html

http://la.climatologie.free.fr/tornade/tornade.htm

http://tornades.e-monsite.com/pages/ii-la-formation-d-une-tornade.html

http://babacoole.tornades.free.fr/formation_d'une_tornade.html

http://fr.wikipedia.org/wiki/Tornade

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