Rêves électriques

Rêves électriques

Par Noiraude Blog créé le 17/09/10 Mis à jour le 16/09/19 à 10h21

30 ans de passion pour les jeux vidéo, le Japon et le cinéma, ça laisse forcément des traces. Vous voulez en savoir plus?

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Jeux vidéo

Yop tous,

Petit tour à la F..C cet après-midi, où se déroulait un petit concours qui permettait au meilleur temps de remporter un jeu Forza 4. Ce qui était le plus intéressant, c'était l'installation permettant de tenter sa chance: trois écrans pour afficher le jeu en panoramique, trois X360 linkées, un volant et un baquet... L'enseigne a mis les petits plats dans les grands pour montrer à quel niveau de réalisme le jeu peut se hisser. J'ai pris une petite vidéo pour que vous puissiez vous en faire une idée, mais moi, je suis bluffé.

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Humeur

Je vous le dis tout de go : j'aime bien mon iphone 4.

Le téléphone est sympa, ergonomique, et tout et tout. Je ne vais pas m'étendre, c'est un choix, face au Blackberry, que je ne regrette pas.

Pourtant, à chaque nouvelle mise à jour de l'OS, j'aime un peu moins mon téléphone. Déjà, parce que la plupart du temps, faire évoluer le système d'exploitation revient à perdre une bonne heure, ce qui dans mon quotidien n'a parfois rien d'évident à trouver. Ensuite, il y a les bugs. Rien de dramatique, mais pas mal de temps perdu lorsque la mise à jour se passe mal. Jusqu'à aujourd'hui, il suffisait en général de restaurer le terminal depuis la dernière sauvegarde pour retrouver ses données. Résultat: il m'est arrivé quelques fois d'arriver un peu tardivement au taf pour cause d'iphone à remettre d'équerre. Agaçant, mais finalement assez bénin.

Jusqu'à aujourd'hui, vous aurez noté. Parce que l'IOS 5 n'est pas une mise à jour tout-à-fait comme les autres. Il s'agit d'une remise à plat totale de la couche logicielle de l'accessoire. Ce qui, pour faire simple, signifie une réinitialisation complète du téléphone, et deux bonnes heures de temps à lui consacrer. Si vous êtes chanceux, peut-être y arriverez sans dommage. Mais si la mise à jour se passe mal -ce qui fut mon cas- c'est le début des galères. Et des coups de colère.

L'installation se déroule selon la chronologie suivante. Le contenu du téléphone est d'abord sauvegardé, à l'exception des applications téléchargées directement ainsi que des vidéos et des mp3. Première alerte: surtout, ne lancez pas cette mise à jour sans avoir synchronisé au préalable vos données, ou vous le regretterez. Ensuite, n'acceptez pas la mise à jour si vous n'avez pas d'abord installé Itunes 10.5. C'est ce que j'ai fait, et cela m'a valu deux heures d'installation pour rien. La nouvelle couche logicielle n'avait pas été créée. Il m'a donc fallu recommencer.

Ensuite, la MAJ se préoccupe de formater le téléphone, pour y installer le nouvel OS. Une fois l'opération effectuée, elle est alors censée remettre d'équerre les données personnelles sauvegardées. A ce niveau, je n'ai pas rencontré de souci majeur, mais d'autres possesseurs d'Iphone si. Et on ne peut rien y faire. C'est un peu la loterie. Convenez néanmoins que cela puisse être un peu inquiétant pour quelqu'un qui a ses contacts professionnels enregistrés dans le terminal.

L'étape suivante concerne la restauration des aplications. Une fois le téléphone revalidé dans l'écosystème Itunes, vous perdez encore une bonne heure pour réinstaller tous les logiciels que vous aviez soigneusement mis en place au fil des mois. Et vient enfin la synchronisation des contenus médias. Vidéos, photos, mp3. C'est là que les véritables ennuis peuvent commencer. Car la mise à jour, parfois, peut vous faire perdre vos données. Et tintin si vous voulez les récupérer.

Je vous donne deux exemples. En faisant ma MAJ, j'ai perdu toutes mes sonneries achetées sur Itunes. Chose amusante, j'ai pu lire ici et là sur le web qu'Itunes 10.5 mémorisait les achats, et que vous pouviez donc les retélécharger. Là encore, ce n'est pas systématique. Sur la quinzaine de sonneries dont j'ai fait l'acquisition, je n'en ai retrouvé, d'abord, que trois. Et la synchronisation avec mon PC n'en a restauré à l'arrivée que huit. Ce qui me fait 7 sonneries à 0.99 euros en moyenne définitivement perdues, l'historique des achats m'indiquant bien que j'ai déjà acheté ces produits, mais que je peux les réacquérir "en double" seulement, donc en les repayant. Moyennement content sur ce coup. Mais je m'en sors bien.

Car il peut y avoir pire. Un ami, qui a fait la MAJ jeudi, a lui perdu l'intégralité de ses fichiers mp3. Malgré la synchro préalable de l'iphone, malgré la sauvegarde initiale, IOS 5 a tout simplement perdu la trace de ces contenus. L'ami en question ne m'a pas dit s'il avait réussi à les restaurer via l'historique des achats, mais j'imagine qu'il se retrouvera le cas échéant confronté à une situation similaire à la mienne: il ne rétablira très probablement qu'une partie des contenus acquis avant la MAJ.

J'aime bien mon Iphone. A présent que la nouvelle couche logicielle est installée, j'en apprécie les avancées. Mais pour être franc, je crois que cette mise à jour chaotique m'a définitivement vacciné: dorénavant, j'éviterai de me lancer dans un nouvel OS avant que le logiciel le mettant en place soit réellement stabilisé, et que ses bugs soient identifiés. Le genre de petits conseils que je me permets, ici, de vous faire partager...

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Photo

Bonsoir à tous,

Parmi les quelques voyages qui m'ont mené vers l'Asie, le périple que j'ai pu effectuer en Chine restera sans doute comme l'un des plus dépaysants et étonnants. Pas que des bonnes surprises -les autorités n'appréciaient guère à l'époque la présence de journalistes occidentaux- mais indéniablement, l'Empire du milieu est une terre de contrastes, où l'on peut aussi bien croiser les traces d'une totale modernité que des us et coutumes hérités d'un autre temps. Je pense que cela n'a pas changé depuis: la société s'y divise de manière très nette entre riches urbains et campagnards pauvres, très pauvres. Ce sont d'ailleurs ces Chinois issus des migrations rurales qui servent à almenter les villes et les font fonctionner 24h/24, occupant les postes les plus contraignants et allant jusqu'à dormir dans leurs petites échoppes pour ne pas rater un client, quelle que soit l'heure du jour ou de la nuit.

C'est en 2006 que j'ai pu visiter le pays. Le parcours effectué à l'époque m'avait mené à Beijing, à Xiang, à Suzhou, à Suzhouang et à Shanghaï. Je pourrais vous raconter toute la diversité de ces cités, vous parler de Suzhouang et ses canaux -on la surnomme la Venise chinoise- de Suzhou et ses jardins centenaires de mandarins, de Pékin, sa cité interdite et sa vie trépidante, de Shanghaï, ses gratte-ciel qui poussent et de sa modernité affolante. Je préfère laisser la parole à la petite sélection de clichés que je vous ai préparés, qui traduisent à peu près les émotions que j'ai pu ressentir là-bas. En oblitérant délibérément la misère, je l'avoue, qui reste pourtant omniprésente à chaque coin de rue. Non que j'aie détourné les yeux, mais ce n'est pas cela que je veux garder en mémoire. Sur ce, j'espère que les clichés vous enchanteront tout comme ils me font rêver... 

La muraille de Chine, incontournable 

 

Scène de vie quotidienne, à même le sol de la rue à Pékin 

 

Les palais de Pékin 

 

Scène de vie quotidienne 

 

Marché aux épices

 

Scène de vie quotidienne

 

La pratique sportive est générale le matin avant 8 heures, dans les parcs. Version zen. 

 

Suzhouang

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Actualités

Bérénice Marlohe

Hello tous,

Ce soir, un petit post un peu inhabituel pour mon blog, mais venant de revoir Casino Royale (celui de 2006, décidément très bon), j'ai eu envie de faire le point sur les prochaines aventures de James Bond au cinéma. Bonne surprise: un 23e film est en préparation, qui sera réalisé par Sam Mendes, et l'on vient d'apprendre que ce sera vraisemblablement de nouveau une française qui tiendra la place de James Bond girl dans cet opus. Après la sublime Eva Green, ce qui ferait donc deux actrices hexagonales en trois films.

L'heureuse élue, selon le Daily Mail qui a diffusé la nouvelle, ne serait autre que Bérénice Marlohe, une jeune et très jolie demoiselle qui n'a pour l'heure guère de titres de gloire, si ce n'est son rôle dans L'art de séduire, sorti sur les écrans voici quelques mois, et quelques passages dans les téléfilms ou séries françaises RIS, Père et maire et Femmes de loi. Pas forcément facile pour elle de passer après Eva Green, dont l'ombre a tout de même pesé sur deux films du plus british des espions. Casino Royale racontait en effet comment Bond craquait pour Vesper, et Quantum of Solace voyait l'agent secret partir en croisade notamment pour venger la mort de sa bien aimée...

Verdict le 24 octobre 2012, date de sortie de ce 23e opus qui se sera diablement fait attendre. Son titre pourrait être "Skyfall".

Bérénice fera-t-elle oublier la sublime Eva Green (ci-dessus)? Sacré défi à relever...

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Actualités

Hello tous,

Vous l'avez peut-être déjà vu par ailleurs (Nekofurioso en a fait une news voici quelques heures déjà, à lire à http://www.gameblog.fr/blogs/nekofurioso/p_50138_petit-piratage-furtif-du-psn): le PSN a à nouveau été la cible de quelques hackers mal intentionnés. Un certain nombre de comptes Sony Online Entertainment (30000) seraient également concernés.

Les faits se seraient produits entre le 7 et le 10 octobre, et concerneraient au total environ 93000 comptes selon le porte-parole de Sony, Satoshi Fukuoka. Les pirates auraient cette fois usurpé mots de passe et noms d'utilisateurs pour tenter de se connecter aux comptes des usagers concernés. Ils auraient réussi dans certains cas avant que Sony ne se rende compte de l'attaque.

Il paraît que les données bancaires seraient indemnes. Les pirates auraient seulement eu accès aux adresses postales des utilisateurs, selon Satoshi Fukuoka. Manière de dire que l'attaque, quoique d'ampleur en termes de nombre de comptes ciblés, reste cette fois assez bénigne.

Toujours est-il que si votre compte est inaccessible, c'est que l'attaque vous a peut-être ciblé. Les comptes piratés ont de fait été suspendus: il faudra changer de mot de passe pour pouvoir à nouveau y accéder. Le fonctionnement du service, lui, n'est pas menacé.

Plus d'infos :

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hfaiWKFjqqcywpdTN5KZr3dxVWSw?docId=CNG.907ea7b28a5980c328b0f3dffb75b77f.71

http://www.francesoir.fr/actualite/scienceecologie/piratage-sony-93000-comptes-d-utilisateurs-suspendus-146565.html

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Cinéma

Rebonjour,

Avec mon précédent post, j'ai finalement réussi à éprouver les limites de ce bon vieux gameblog. Je confirme, donc: oui, il y a bien une limite dans le nombre de caractères autorisés par article^^. Ceci m'amène à publier dans un nouveau message la deuxième partie de mon petit almanach des films d'horreur qui pourront vous faire frissonner jusqu'au bout de la nuit. Voici, mesdames et messieurs, les rubriques qui complètent la première partie! Je mettrai progressivement à jour les notices de chaque film, histoire que vous sachiez à quoi vous allez vous confronter...

Les autres sections sont disponibles à l'adresse suivante: http://www.gameblog.fr/blogs/noiraude/p_35947_section-horreur-et-fantastique-ajoutee-horreur-y-a-plus-de-f

L'inspiration asiatique

I saw the devil: C'est LE film à ne pas rater dans cette catégorie. Dans ce polar noir et poisseux, Kim Jee-Won pose les bases d'un terrible jeu du chat et de la souris entre un flic en quête de vengeance et un tueur en série aussi impitoyable que ridicule. Le film fait terriblement peur, la violence est excerbée, mais la photo est sublime et la narration, d'une intelligence rare, place le métrage parmi les films les plus importants de ces dernières années. Un pur régal de cinéphile. On notera que le film, diffusé voici quelques mois à l'Etrange Festival de Strasbourg, est désormais dispo en blu ray et DVD. Comment, vous ne l'avez pas encore acheté?

   

 

 

 

The ring: Une cassette vidéo qui, une fois visionnée, enclenche une terrible malédiction débouchant sur la mort de celui qui l'a regardée: avec ce pitch assez fantaisitse, Hidéo Nakata a donné un sacré coup de projecteur en 1997 au film d'épouvante japonais. Ambiance toute en faux semblants, The ring joue sur le malaise pour installer progressivement la peur, et finit par franchement terrifier. On notera que Nakata a réalisé les deux autres opus de la trilogie, et que les Américains se sont lancés dans les remakes, mais rien à dire, c'est bien l'opus originel qui reste le meilleur.


Dark Water: Poésie, épouvante, horreur... Difficile de classer Dark Water, le deuxième très grand film d'Hideo Nakata. Sorti en 2002, le métrage place une femme et son enfant face à des événements surnaturels sur fonds de problèmes de logement et de détresse sociale. Un film d'unebeauté rare, doté d'une mise en scène intelligente autant qu'élégante, et qui sait lui aussi, à l'occasion, faire très peur au détour des cloisons. Un vrai petit chef-d'oeuvre du septième art.

 

Audition: Avec ce film de l'an 2000, Takashi Miike confirme son statut de pièce maîtresse du cinéma japonais. Un thriller vertigneux qui vire à l'horreur assez rapidement : on y suit la tentative de reconstruction d'un homme, veuf depuis sept ans, qui tombe sur la mauvaise personne au mauvais moment. Les psychopathes au féminin ne sont pas si fréquentes au cinéma, alors c'est à voir d'urgence!

 


Deux soeurs (sur le conseil de Gundream): Ceux qui suivent ce blog le savent déjà, je suis un vrai fan du cinéma sud-coréen. Et voici encore une preuve du dynamisme de cette culture du septième art, avec ce film de Kim-Jee Won daté de 2002. Une simple histoire de fantômes dans une maison y sert de base à un thriller psychologique absolument incroyable, et franchement flippant. Du réalisateur de "J'ai rencontré le diable", autre petite merveille figurant dans cette sélection.

 

Ju-on (The Grudge): Autre perle du cinéma japonais, The Grudge a été réalisé en 2002 par Takashi Shimitzu. Long métrage à tout petit budget, le film pose une histoire de malédiction familiale pour installer une ambiance franchement malsaine et assez dérangeante. Une vraie petite réussite, quand bien même certains n'ont pas adhéré au côté "cheap" de la mise en scène.

 

Ju Rei, la malédiction (sur le conseil de Gundream): Encore une histoire de fantômes avec ce film de 2004 réalisé par Kôji Shiraishi. Une étudiante prétend être suivie par une ombre, et disparaît. Bientôt, l'ombre s'attaque à son entourage. Un métrage qui n'est pas sans faire penser à The Grudge, et qui fonctionne sur les mêmes ficelles. Une petite réussite.

 

 

Les nuits rouges du bourreau de jade: En plein coeur de Hong-Kong, une sombre histoire de malfrats qui mènera les principaux protagonistes sur le chemin d'une adepte de la torture selon les rituels du bourreau de jade. Le résultat: un film sanglant, aux scènes parfois insoutenables, mais doté d'une photo remarquable et d'un sens de l'élégance qu'on ne s'attend pas à trouver ici. Pour leur premier film (2009), Laurent Courtiaud et Julien Carbon -deux protégés de Tsui Hark, quand même- assurent l'essentiel et livrent un beau métrage, hélas un peu plombé par la prestation très limitée de Frédérique Bel.

 

Les films qui vous collent au fauteuil

 

Cujo : Comment oublier ce classique de 1983, réalisé par Lewis Teague et tiré d'un roman culte de Stephen King? D'une histoire toute simple -un bon gros Saint-Bernard mordu par une chauve-souris, le métrage vire au huis-clos insoutenable en prenant le parti de se focaliser sur l'histoire de la mère et de son fils coincés dans leur voiture, sous la menace du chien déchaîné par la rage. L'oeuvre possède de plus une patine très "eighties", avec un côté sale qui rend l'expérience encore plus puissante. Voilà un film qui a sacrément bien veilli.

 

 

Shining: Le livre de Stephen King est déjà une véritable "masterpiece", mais que dire de l'adaptation cinématographique réalisée en 1980 par l'un des maîtres absolus du septième art, le défunt et regretté Stanley Kubrick? A travers cette histoire de fantômes et de folie au coeur d'un hôtel abandonné en pleine montagne, le plus fou des réalisateurs du XXe siècle donne à Jack Nicholson ce qui restera sans doute comme le rôle de sa vie avec celui tenu dans Vol au-dessus d'un nid de coucous. Le spectateur y plonge petit à petit dans le folie de Jack Torrance, et tremble du début à la fin pour la survie de la petite famille confrontée à ces événements qui la dépassent. L'une des oeuvres les plus terrifiantes de ces 50 dernières années, et un incontournable absolu pour tout fan de films d'épouvante qui se respecte.

   

 

 

 

Massacre à la tronçonneuse: Faut-il encore rappeler le pitch de ce classique gigantesque de l'horreur? Cinq jeunes amis font une virée à travers le Texas et tombent sur une famille de rednecks aussi dingues que dangereux. Evidemment, le carnage ne tarde pas. Sorti en 1974, ce film de Tobe Hooper s'inspire de l'histoire vraie d'Ed Gein, un tueur en série des années 1950. Il a été classé X et plusieurs fois censuré en France dans les années 1970. C'est dire combien il a pu choquer en son temps, et le film reste assez traumatisant aujourd'hui encore.



Psychose : Oubliez le remake, et préférez l'original d'Alfred Hitchcock, de 1960. Malgré son âge, ce film reste un monument du genre. L'histoire de Norman Bates, ce gérant de motel totalement déjanté, fait partie des classiques du septième art, et parvient aujourd'hui encore à scotcher tous ceux qui le regardent. A vous faire hésiter de dormir le long de la route aux Etats-Unis, si vous vous baladez un jour par là-bas...



Les oiseaux : Encore un Hitchcock dans cette catégorie. Sorti en 1963, Les oiseaux est le seul film du maître flirtant avec le fantastique, posant l'idée d'une révolte des oiseaux qui décident de s'en prendre à l'homme. Pas d'explications, mais une peur latente et quelques scènes cultes font de ce métrage un incontournable, bien que les effets spéciaux aient inévitablement vieilli.



L'invasion des profanateurs: Remake d'un film de 1956 de Don Siegel, ce métrage de 1978 a été réalisé par Philip Kauffmann et constitue à ce jour la meilleure adaptation de cette histoire d'aliens prenant la place des hommes durant leur sommeil.  La version de Kauffmann, portée par la prestation d'un gigantesque Donald Sutherland, a l'intelligence de traiter le sujet sous l'angle du complot et de la paranoïa, ce qui rend l'expérience encore plus oppressante. Un de mes films préférés, mais attention: vous risquez de ne pas oublier les hurlements des infectés pendant un bon moment...



Damien, la malédiction : Richard Donner n'a pas seulement donné vie à L'arme fatale et à Mad Max, il est également derrière la caméra pour Damien, la malédiction, un classique de 1976 racontant les premiers pas de l'antéchrist sur terre. Le film a certes considérablement vieilli, mais conserve un intérêt en imposant son ambiance et ses non-dits. Les deux suites sont un peu plus anecdotiques, mais elles ont le mérite de donner une cohérence à l'ensemble.



The Descent: Six femmes s'offrent une virée spéléo, découvrent sous terre que l'heure du dîner a sonné et qu'elles sont au menu des créatures qui les pourchassent. Sorti en 2005, The Descent a été réalisé par Neil Marshall et porte haut les couleurs du survival. A noter qu'une suite existe, et qu'elle est elle aussi tout-à-fait fréquentable.



Le silence des agneaux: On échappe strict de l'horreur, mais quelle tension dans ce film de 1991 réalisé par Jonathan Demme. Tiré du roman éponyme de Thomas Harris, le silence des agneaux fonctionne sur la relation entre une agent du FBI (Clarice Starlin, interprétée par Jodie Foster) et un tueur en série redoutable quoiqu'incarcéré en hôpital psychiatrique (Hannibal Lecter, interprété par Anthony Hopkins). Si vous n'avez pas encore vu cet incroyable jeu du chat et de l souris, jetez-vous sur le DVD. Vous ne le regretterez pas. On notera que la suite et les deux préquelles données au film, moins impressionnantes, restent plus que convenables. Elles aussi sont tirées de l'oeuvre de Thomas Harris.



Misery : Adapté du roman flippant de Stephen King, Misery raconte le calvaire d'un romancier kidnappé par "sa plus grand admiratrice". Le métrage ne joue pas du tout dans le registre de l'horreur, mais distille des moments de pure frousse tout au long de l'histoire. Et les quelques effets visuels consentis par Rob Reiner, visiblement très inspiré, vous font détourner les yeux. Une des meilleures adaptations de King à l'écran, avec une interprétation magistrale des deux acteurs principaux, James Caan et Kathy Bates. Ils contribuent largement à rendre le film terrifiant.



Ca : Petite exception dans cette sélection, puisque "Ca", ou "Il est revenu", n'a jamais eu les honneurs du grand écran. Tiré du roman de Stephen King (encore lui), le métrage est en fait constitué de deux parties et a été destiné à la télévision. Réalisé par Tommmy Lee Wallace, il a été diffusé en 1990 et a d'emblée séduit par sa fidélité à l'oeuvre du maître. Bien évidemment, l'horreur y reste gentille, TV show oblige, ce qui rend la première partie -celle de la mise en place de l'intrigue et des non-dits- beaucoup plus convaincante que la seconde, lorsque les héros partent à la chasse au monstre.

 

Amityville, la maison du diable : Soit-disant tiré d'une histoire vraie, ce film de 1980 réalisé par Stuart Rosenberg raconte l'histoire d'une famille aux prises avec le diable qui possède leur demeure. Classique, mais le métrage a l'intelligence de jouer sur le registre de la religion et d'invoquer un symbolisme assez terrifiant pour figurer les manifestations du démon. Un vrai bon petit classique à voir, si ce n'est déjà fait...

 

Mondo cane : A l'origine de toute un genre (le documenteur à la Cannibal Holocaust  pour être clair), Mondo Cane est un film pseudo documentaire italien qui a vu le jour en 1962. Sa particularité: mélanger des prises de vue réelles et des séquences mises en scène pour emmener le spectateur à travers le monde, au fil d'évenements ou traditions plus ou moins insolites, choquantes, voire dégueulasses. Mondo Cane ne fait pas vraiment peur, a sacrément vieilli puisque les scènes filmées ont grandement perdu de leur caractère choquant, mais distille un authentique malaise, en flirtant avec la frontière du snuff puisque des animaux y sont mis à mort devant la caméra. Personnellement, j'ai du mal à adhérer à ça, mais le film fait partie de ces quelques incontournables qui ont donné naissance à l'horreur réaliste des années 1970 et 1980. A regarder en public averti.

 

Insidious: James Wan s'était fait connaître en réalisant le tout premier Saw, qui reste à l'heure actuelle le meilleur opus de la saga et une valeur sûre du film d'horreur. Avec  Insidious, le boss revient aux affaires et s'attaque cette fois à une variation sur le thème de l'esprit frappeur qui s'en prend à une petite famille amérciaine. Poltergeist, en son temps, avait déjà arpenté ce chemin, mais Wan revient sur le concept et propose un vrai film de terreur à l'ancienne, qui fonctionne remarquablement bien. Une pure réussite.


 

 

Les films de zombies



Night of the living dead: Que dire de ce film noir et blanc de 1970 passé à la postérité -bien justement d'ailleurs- sinon qu'il a fait de George A. Romero un réalisateur culte? La scène d'exposition est un modèle du genre, toute en non-dits et pourtant riche de sens. Dans un cimetière, un enterrement, un homme attaque. Les morts s'éveillent. Bientôt, quelques survivants se retrouvent dans une maison isolée, assaillie par des hordes de zombies. Mais le pire ennemi n'est parfois pas celui qu'on croit. Doté d'un sous-texte assez sombre sur la nature humaine, parfoisanalysé sous l'angle politique et renvoyant au bellicisme des années Viet-Nam, Night of the living dead a surtout inauguré un genre. Et lancé la carrière d'un réalisateur qui tissera sa légende au fil des cinq suites données à ce bijou du septième art. De celles-ci, on retiendra surtout Zombie (Dawn of the dead), sorti en 1983 et plaçant ses enjeux dans un temple de la consommation (un supermarché). Le jour des morts-vivants (1986), dont l'intrigue est installée au coeur d'un complexe militaire, est moins convaincant. Les trois séquelles récentes sont inégales: Land of the dead (2005) est un régal en humanisant plus que jamais les zombies, comme pour rappeler qu'ils ne sont que notre reflet déformé dans le miroir. Diary of the dead (2008) pose la question de l'image, de notre rapport à elle, et s'en tire plus qu'honorablement en confrontant la nouvelle génération à cette question. Survival of the dead (2009), enfin, manque singulièrement de rythme et a été particulièrement décrié par les fans. Il pose cependant un regard sur la nature humaine violemment cynique et désabusé. Peut-être est-ce pour cela que le film ne parvient pas à se faire aimer, mais il sera intéressant de le revoir dans une dizaine d'années...

 

28 jours plus tard

28 semaines plus tard (conseil d'SNK Forever)

Doghouse (conseil de Serial Butcher, pas encore vu personnellement)

 

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Cinéma

 

[POST déconseillé aux moins de 16 ans]

Bien le bonjour amis bloggueurs,

Je suis un grand consommateur de films d'horreur et d'épouvante. Mais je me retrouve désormais souvent, le soir, confronté à une situation pour le moins délicate: à force de faire mes commissions dans ce genre précis, je commence tout doucement à avoir fait le tour des productions dignes de ce nom. D'où l'idée de ce post, appelé à s'enrichir au fil du temps: je me propose de lister ici tous les films à caractère horrifique, gore ou épouvante qui sont dignes d'intérêt. Vous avez également la possibilité de suggérer les films qui vous tiennent à coeur, en commentaires: je me chargerai de les visionner puis d'en sortir une petite critique et de les ajouter aux films que j'aurai déjà sélectionnés.

Pour simplifier vos recherches, je vais catégoriser autant que possible ce listing. Ainsi, vous n'aurez plus qu'à faire votre shopping pour passer une bonne soirée frissons devant la télévision.

PS: je mettrai progressivement à jour les notices de chaque film, à l'image de ce que j'ai fait pour la première section. Histoire que vous sachiez à quoi vous allez vous confronter...

Les slashers

Halloween, la nuit des masques: Sorti au cinéma le 14 mars 1979, le film qui a rendu célèbre John Carpenter est l'une oeuvres fondatrices du slasher. On y découvre pour la première fois l'un des "boogeyman" les plus terrifiants du grand écran, Michael Meyers. Aujourd'hui encore, le film a peu vieilli, et se laisse déguster sans aucun regret. La figure impassible de Meyers, l'absence total d'explications et un sens de la mise en scène révolutionnaire ont définitivement installé ce film dans le patrimoine du septième art. Et c'est l'occasion d'y voir Donald Pleasance (Loomis) et Jamie Lee Curtis à ses débuts (Laurie Strode)


Halloween I et II (remakes de 2007 et 2010): Il fallait au moins un réalisateur comme Rob Zombie pour oser s'attaquer à l'un des grands mythes du cinéma. Le résultat est inégal, mais va en s'améliorant dans le deuxième opus. On découvre, à travers les deux remakes, une véritable envie de Rob Zombie de filmer aussi bien la terreur que provoque Michael Meyers... que le contexte social rendant possible la genèse d'un monstre. Deux films mésestimés, mais qui gagnent à être connus.

 

 


Haute tension: Première mention d'Alexandre Aja dans cette sélection, avec le film qui lui a ouvert les portes d'Hollywood. Malgré une fin bâclée, Haute tension, sorti en 2003, est une perle du genre. Il place une jeune femme face au meurtre des parents de sa compagne par un inconnu qui ignore qu'elle est présente. Franchement flippant, et annonciateur du fabuleux remake de "La colline a des yeux" réalisé quelques années plus tard par notre frenchie aux USA. En plus, la BO est génialissime. Je vous mets la bande-annonce ci-dessous, tiens...

 

Vendredi 13: Pas question de parler ici du remake, profondément navrant, mais bien de l'oeuvre originale de Sean Cunningham, sortie sur les écrans en 1980. L'histoire, tout le monde la connaît: quelques années après la mort dun enfant, Jason, par noyade au camp d'été de Crystal Lake, des meurtres commencent à être perpétrés. Bientôt, c'est le massacre. Evidemment, le film a vieilli, et a perdu un peu de sa capacité à terrifier. Il n'en reste pas moins le plus digne représentant de la saga Vendredi 13, et se laisse toujours regarder avec plaisir.

 

La maison de cire: Sorti en 2005, le film de Jaume Collet-Serra confronte un groupes de jeunes amis à deux tueurs dans une ville abandonnées, au milieu de laquelle trône un superbe musée de statues de cire. Evidemment, rien ne dit dans le guide de la visite comment ont été réalisées ces statues... Malgré quelques excès et des chutes de rythme, voilà une oeuvre efficace et originale. On notera qu'il s'agit d'un remake d'un film de 1953. Qui présente sur son aîné l'avantage de montrer la plastique d'Elisha Cuthbert et une Paris Hilton plus convaincante qu'à l'accoutumée...



Cold Prey: Moins renommé que les autres slashers, ce film norvégien de Roar Uthauq sorti en 2006 gagne pourtant à être connu, en digne représentant du genre au sein de cette sélection. Le pitch: cinq jeunes Norvégiens partent en vacances à la montagne, et y tombent sur un tueur en série particulièrement redoutable dans un hôtel abandonné. Efficace, très efficace. En plus, les paysages sont absolument fabuleux, ce qui ne gâche rien à l'affaire. On notera que le film a eu droit à une suite, tout aussi réussie, et qu'une préquelle sort ces jours-ci en dvd. Mais je ne l'ai pas encore vue.

 


Maniac: Sorti en 1980, ce film de William Lustig propose de suivre les traces d'un boogeyman particulièrement sadique et visiblement très marqué par sa mère disparue, c'est un euphémisme. L'oeuvre, culte pour les fans malgré son côté un peu cheap, se laisse regarder avec intérêt, mais force est de constater que le poids des ans se ressent. Reste une bonne interprétation et une vraie tension, qu'il faut sans doute attribuer à une manière assez dérangeante de filmer l'horreur presque dans la banalité. Un classique, donc. La bande-annonce est ci-dessous.


Les survival

The loved ones: Attention, voilà un petit bijou du genre pour l'instant passé totalement inaperçu. Réalisé par Sean Byrne en 2009, ce film australien démarre comme un teen movie -Lola est amoureuse, mais celui qu'elle désire la repousse- et bifurque soudainement pour devenir l'une des oeuvres les plus malsaines et flippantes qu'il m'ait été donné de voir ces dernières années. Le film écume actuellement tous les festivals en Europe, vous ne devriez donc pas avoir trop de mal à profiter d'une bonne séance. La bande-annonce ci-dessous vous donnera une petite idée du bijou...

 

La dernière maison sur la gauche: Débuts en fanfare de Wes Craven avec ce film de 1972 qui fait partie de mes plus grandes émotions cinématographiques. Deux jeunes femmes, Mari et Phyllis, sortent faire la fête et en profitent pour acheter de la marijuana à la personne qu'il ne fallait pas. Elles subissent les pires sévices. Mais là où le film devient brillant, c'est dans l'inversion totale des rôles, puisque la famille des victimes trouve le moyen de se venger de la plus horrible manière qui soit. Le pire, c'est que l'on éprouve une certaine jouissance à suivre cette intriguée fondée sur la loi du Talion. Une oeuvre certes datée, mais qui n'a rien perdu de sa force d'évocation et de son caractère politiquement pas du tout correct. Son remake de 2009, quoiqu'on en dise, reste très en-deça de l'original.

 

Funny Games: Tout le monde n'aimera pas ce film de 1998, réalisé par Michael Haneke. Pourtant, il y a du génie dans cette histoire de famille prise en otage par deux jeunes tueurs rendus encore plus terrifiants par l'absence totale de mobile venant expliquer leurs actes. L'oeuvre joue beaucoup sur les respirations pour installer son ambiance, et pose très doucement son implacable dénouement. Mieux vaut donc être en forme et très attentif à sa vision, pour l'apprécier pleinement. On notera qu'Haneke a fait le remake, quasiment scène pour scène, de son propre film en 2007, intitulé Funny Games US. A mon sens, moins fort que l'original.

 

Le sous-sol de la peur: Dans ce film de 1991,  Wes Craven -encore lui- propose une hallucinante variation horrifique sur les contes de fée de notre enfance. Un jeune adolescent, Fool, s'introduit dans une maison lors d'un cambriolage, et y découvre que la famille vivant ici cache de terribles secrets. Le métrage est sanglant, brutal et malsain, mais contrebalance cette noirceur par une très belle l'histoire d'une jeune princesse sauvée par son prince charmant. L'un des films les plus incompris de Wes Craven, et  critiqué très, très injustement. A voir d'urgence.

 

REC: Plus besoin de présenter ce film espagnol de 2008, réalisé par Paco Plaza et Jaume Balaguero. Une journaliste suit des pompiers sur une intervention qui tourne au cauchemar, un mal étrange s'emparant des habitants de l'immeuble secouru. le film, tourné caméra au poing, ne ménage aucun temps mort, et sa recette fait peu ou prou penser au succès du Projet Blair Witch. L'héroïne survivra-t-elle à cet enfer sur terre? La suite de REC est en revanche décevante, le remake américain également. On notera qu'une nouvelle suite et une préquelle sont en chantier.



Severance: Partis pour un week-end paintball, les employés d'une entreprise découvrent que face à eux, un groupe tire à balles réelles. Une chasse à l'homme hallucinante, qui s'aventure également adroitement du côté de l'humour noir, où le mot "survival" prend tout son sens. Sorti en 2006, ce film so british de Christopher Smith constitue, mine de rien, une vraie petite référence.

 


The thing: Déjà à l'origine du slasher-référence avec Halloween, John Carpenter est également responsable de l'un des survival les plus éprouvants de ces trente dernières années. En pleine Antarctique, un groupe de scientifiques se retrouve confronté à une entité qui les décime les uns après les autres... et qui peut passer d'un corps à l'autre. Psychose, paranoïa, folie... Dans ce huis-clos hallucinant, rien n'est jamais ce qu'il semble être. The thing est un essentiel, tout simplement. Et dire qu'il date de 1982... On notera qu'un remake est prévu pour la fin de l'année.

 

 


Détour mortel: Attention, âmes sensibles s'abstenir. Dans ce film de 2003 de Rob Smith, un groupe se perd en forêt et tombe sur une famille de fous furieux cannibales. Les meurtres sont gore au possible et la tension permanente. Malgré un petit manque d'originalité, voilà une oeuvre sacrément bien troussée, qui donne envie d'adhérer à l'histoire de ces jeunes sympas dépassés par des événements complètement flippants et délirants. Wrong turn -c'est son titre original- a vraiment bien vieilli. On évitera ses suites, en revanche.

 


Les proies: Sorti sur les écrans en 2008, Les proies, de son titre original El Rey de la Montana, est une belle petite surprise venue d'Espagne. Le réalisateur Gonzalo Lopez Gallego y met en scène deux personnages principaux pris en chasse dans une région isolée de la péninsule ibérique, et pose la question de la solidarité dans un contexte de survie. Le film n'est pas aussi terrifiant qu'on aurait pu l'espérer, sans doute par l'absence de scènes vraiment choc, mais il est efficace.

 

Wolf Creek: Sorti en 2004, ce film américain de Greg MacLean fait un peu figure de référence dans le genre du survival. Il met aux prises trois jeunes visitant le cratère de Wolf Creek à un sadique bien décidé à les en faire baver. Personnellement, je n'ai pas adhéré, ayant trouvé l'ensemble un peu mou du genou. Mais beaucoup d'autres  y voient un vrai bijou, d'où la présence de ce métrage dans la liste...

 

Délivrance: On termine par un classique absolu. Sorti en 1972, le film de John Boorman raconte la descente aux enfers de quatre Américains qui veulent s'offrir une virée en canoë et tombent sur des fous furieux bien décidés à leur faire vivre un vrai martyre. Un portrait acide de la campagne profonde américaine, un questionnement d'une noirceur rare sur la nature humaine font de ce survival l'un de mes films préférés, aujourd'hui encore. Et que dire de cette scène, cultissime, de duel entre une guitare et un banjo? Allez, je vous la mets en vidéo ci-dessous...

 

 

Les films crades

 


Reanimator: Dans la catégorie des classiques absolus, Reanimator se pose là. Réalisé en 1985 par Stuart Gordon, ce film aussi gore que drôle raconte comment un jeune scientifique met au point un produit qui permet de ramener les morts à la vie. Seul problème, le comportement des défunts n'est pas exactement celui que l'on espérait... On notera que Reanimator a bénéficié de la collaboration étroite de Brian Yuzna, alors producteur. Yuzna est le véritable papa de ce film, puis de la saga qui a suivi. Et qui mérite elle aussi le détour. Pour l'anecdote, Yuzna est venu l'an dernier au festival européen du film fantastique de Strasbourg parler de son travail et présenter Beyond Reanimator, un véritable ovni filmique. Un grand moment...

 

 

Hostel: Tout le monde n'aimera pas cette boucherie réalisée en  2006 par Elie Roth, mais il faut bien reconnaître que ce film, très typé torture-porn, est un modèle d'efficacité. L'histoire? De jeunes étudiants américains partent en virée dans les pays de l'Est, et tombent sur des vilains pas beaux bien décidés à lancer un nouveau d'activité dominicale pour leurs clients très friqués. Plus trash, tu meurs. Et un film où il ne fait pas bon être japonais. La suite, en revanche, est un navet.


Saw: Un tueur aussi sadique qu'ingénieux, des pièges mortels dans lesquels les victimes ont des choix moraux à faire... Lorsqu'apparaît Saw sur les écrans français, en 2004, le film de James Wan fait l'effet d'une bombe. Trash, sans concession, stressant et doté d'un climax particulièrement bien pensé, le film s'impose très vite comme une étape importante dans l'histoire du film d'horreur. A voir le nombre de suites et les innombrables tentatives de repomper la formule, on peut ne peut que le confirmer. Si seulement les séquelles avaient été de la même qualité...

 


La colline a des yeux: Il y eut l'original, sympathiquement mis en scène en 1985 par Wes Craven, puis il y eut le remake en 2006, d'Alexandre Aja. Indéniablement, le petit frenchie déjà auteur à l'époque de Haute tension a réussi à poser une petite merveille de film d'horreur en reprenant à son compte cette histoire de famille confrontée à des tarés au fin fond du désert américain. Au point de surpasser le maître, disent certains -dont je fais partie. Le tout sur fond d'essais atomiques, histoire de couronner le tout. L'un de mes meilleurs frissons de ces dix dernières années.

 

Les ruines: Quelques amis décident de s'offrir un trip au Mexique et tombent sur l'occasion de visiter une pyramide maya inconnue. Problème, ladite pyramide est envahie de plantes grimpantes pas sympa du tout. Avec ce pitch minimaliste, Carter Smith sort en  2008 l'un des films les plus éprouvants de l'année. Les ruines offre une descente aux enfers hallucinante à ses acteurs, coincés  dans un lieu envahi par une espèce qui les ronge -c'est vraiment crade- de l'intérieur. Il n'y a rien de pire que l'impuissance...

 

 

Bad taste: Nettement plus connu pour sa trilogie du Seigneur des anneaux, Le Neo-Zélandais Peter Jackson fut autrefois un maître du film gore. A découvrir absolument, Bad taste constitue l'un de ses films les plus maîtrisés dans le genre. Drôlissime et répugnant, le métrage de 1987 conte l'histoire d'Aliens bien décidés à approvisionner leur fast-food interstellaire en chair humaine. Où l'on découvre l'art de "renaître" tronçonneuse à la main...

 

Braindead: Peter Jackson, encore lui, est également à l'origine de ce film gore culte. Un virus transmis par un singe-rat de Sumatra transforme tous ceux qui y succombent en zombies affamés de chair humaine. Et seul un homme, le héros bien sûr, peut stopper la catastrophe. Aussi drôle que déjanté, et encore plus gore que Bad taste. La scène de la tondeuse à gazon est cultissime.

 

Dead Snow: Le Norvégien Tommy Wirkola se pose en digne héritier de Peter Jackson avec cette comédie gore mettant le spectateur face à des zombies nazis tout droit sortis de la deuxième Guerre Mondiale. La constante du genre, l'association de l'humour noir et des entrailles bien fraîches, sert de prétexte à un film plutôt enlevé et doté d'une scène d'ouverture assez géniale en la matière.

 


Cabin Fever: Elie Roth, déjà cité plus haut avec Hostel, se cache également derrière ce petit film de production bien plus ambitieux que ce que sa distribution confidentielle aurait pu le laisser penser. Le pitch confronte quelques jeunes en pleine forêt à un virus dévoreur de chair humaine. C'est crade, mais loin d'être idiot. Car le virus n'est peut-être pas le pire danger dans un tel contexte... On notera qu'une suite existe. On préfèrera faire comme si ce n'était pas le cas.

 


Society: C'est en 1989 que Brian Yuzna (Reanimator, voir plus haut) s'offre ce qui restera comme l'une des oeuvres majeures de sa filmographie. Il suit, caméra au poing, le périple d'un adolescent parano qui va peu à peu découvrir les dérives d'une secte monstrueuse, entre orgies, sexe, cannibalisme et mutations répugnantes. Particulièrement éprouvant à voir, mais un vrai classique, d'autant que le propos social, assez dur, est lourd de sens.

 

Devil's reject: Vraie-fausse suite de La maison des 1000 morts, ce long métrage de Rob Zombie fonctionne sur les bases d'une course-poursuite permettant d'en savoir plus sur la famille Firefly. Beaucoup d'humour, énormément de gore dans ce film qui aligne les gueules cassées avec une maîtrise assumée. Personnellement, je n'ai que modérément accroché, Rob Zombie ayant oublié de faire peur en bouclant ses scènes sur le mode de l'humour noir. Mais il y a là du cinéma, c'est incontestable.

 

Les films qui suggèrent plus qu'ils ne montrent

 


Alien, le huitième passager: L'équipage du Nostromo, revenant de mission, fait halte sur la planète LV4-26 et y rencontre une espèce inconnue. Bientôt, le xénomorphe passe à l'attaque. Que dire de ce monumental classique de Ridley Scott? Peut-être que c'est faute de moyens que le réalisateur a finalement peu montré la créature dans son film de 1979, ce qui a paradoxalement accentué l'angoisse générée par ce métrage aussi sombre que désespéré. Avec, en filigrane, une critique sur le monde des grandes firmes que personne n'a oublié. L'un des plus grands rôles de Sigourney Weaver, aussi... On notera que les deux opus suivants, de James Cameron et David Fincher, sont également des petits bijoux. On oubliera le quatrième, décevant. Et on s'intéressera à la préquelle, qui doit être réalisée par Ridley Scott, prochainement.

 


L'exorciste: Sorti en 1973, L'exorciste a marqué une génération entière au fer rouge. Aujourd'hui encore, le film de William Friedkin conserve une aura très particulière, montrant finalement peu de choses pour plutôt suggérer la possession par un environnement sonore de plus en plus oppressant, sur la musique culte de Peter Gabriel. Un classique parmi les classiques. On prolongera agréablement l'expérience en regardant L'exorciste: la suite (en fait, le troisième opus), directement réalisé par William Peter Blatty, l'écrivain à l'origine du livre. Il est, à mon sens, encore plus flippant que le film originel.


 

Rosemary's Baby: Mia Farrow et John Cassavetes trouvent sans doute leurs rôles les plus cultes dans ce film de 1968 réalisé par Roman Polansky. L'histoire d'un couple qui attend la naissance d'un enfant, enfant qui pourrait être le fils du diable lui-même. Tout le métrage joue sur le doute et la paranoïa, pour finalement perdre son spectateur dans un complot aussi épouvantable que cauchemardesque. Culte.

 


Le projet Blair Witch: Sans doute le plus joli coup de bluff de l'histoire du septième art. Daniel Myrick et Eduardo Sanchez dévoilent ce film en 1999, au terme d'un tournage effectué pour un budget ridicule. Enorme succès à la clé, mérité qui plus est. On y découvre, caméra au poing, le destin de trois jeunes étudiants bien décidés à faire la lumière sur la légende de la sorcière de Blair. Un grand frisson, et un vrai moment de cinéma. Surtout sous la tente, hein Josh?

 


Paranormal Activity: Oren Peli réalise en 2007 ce film qui fonctionne, peu ou prou, sur les mêmes basiques que Blair Witch Project. On y découvre une famille confrontée à un esprit frappeur, le tout emballé à la sauce documenteur grâce à des caméras de surveillance dispatchées à travers la maison. Un film efficace, qui fait franchement peur à la première vision. Le revoir est en revanche décevant.

 


La mouche: C'est un géant du septième art qui se trouve derrière la caméra, dans ce film cultissime sorti en 1987. On y suit la lente transformation de Jeff Goldblum en mouche, suite à une expérience qui a mal tourné. Les trois quarts du film, la transformation est suggérée. Puis l'on bifurque vers un film à l'horreur explicité, profondément malsain et mettant le spectateur très mal à l'aise. Le sens du viscéral de David Cronenberg, que l'on retrouvera exacerbé dans Le festin nu (à voir d'urgence!), fait mouche. Sans mauvais jeu de mot.

 


Le village: Un de mes petits chouchous dans la filmographie de Michael Night Shyamalan. On y découvr la vie d'un petit village confronté à une créature redoutable dans la forêt. Un film sur les croyances, les faux-semblants qui fait très, très peur par moments. Et qui fait rêver aussi, par la grâce de purs moments de poésie. Avec Incassable, l'une des plus grandes réussites d'un réalisateur surdoué, quoiqu'on en dise aujourd'hui.


 

L'orphelinat (conseil de KingJu): Juan Antonio Bayona réalise en 2008 ce film qui raconte l'histoire d'une mère de retour dans l'orphelinat de son enfance, et qui va y perdre son fils. Phénomènes surnaturels à la clé, à moins que... Une oeuvre toute en sensibilité, capable également de susciter le frisson en certains climax bien amenés. Un bel exemple de ce que le cinéma espagnol a pu apporter au genre horrifique ces dernières années.

 

Les films qui font aussi rigoler

 

Une nuit en enfer: Né en 1996 sous la caméra d'un Roberto Rodriguez alors en pleine forme, et fruit d'un scénario de maître Tarantino s'il vous plaît, "Une nuit en enfer" est un ovni pur et dur. On y passe de la franche gaudriole au thriller, puis du western à la mexicaine au un film de vampires où le sang coule à flôts. L'une des oeuvres les plus barrées de ces vingt dernières années, où se cotoient Tarantino, Clooney, Keitel et Salma Hayek, et décidément culte à souhait. Quoi, vous ne l'avez pas encore dans votre dévédéthèque? Impardonnable!

 


Scream I à IV: Est-il encore bien nécessaire de présenter la saga cultissime de Wes Craven, qui a su renouveler totalement l'image du slasher au coeur des années 1990? Ghostface, le tueur, a largement dépassé le cadre du grand écran, et l'association subtile de l'horreur, de l'humour et de la réflexion cinéphilique font de la tétralogie une oeuvre à part dans le paysage des films d'horreur. Je vous renvoie au passage à ma critique du quatrième opus, que vous trouverez dans les archives du blog.

 


Freddy, les griffes de la nuit: Wes Craven n'a pas seulement flanqué la trouille à toute une génération d'adolescents avec sa saga Scream. Quelques années plus tôt, en 1985 précisément, on lui devait également la genèse de l'un des plus grands monstres de films d'horreur, à savoir Freddy Krueger. Robert Englund a trouvé la postérité dans ce rôle de créature s'attaquant aux ados dans leur sommeil, et le film, aussi drôle -Freddy manie les bons mots- que flippant, reste tout-à-fait regardable. Avec les copines, puisque c'est également ce film qui a révélé un certain Johnny Depp...

 


Evil Dead, I, II et III: Attention, monument. Avec sa trilogie Evil Dead, Sam Raimi (Spiderman) a posé les bases d'une saga horrifique restée dans les annales pour sa capacité à faire peur tout en osant flirter -et ceci de manière de plus en plus ostentatoire au fil des opus- avec l'absurde. Le héros de la trilogie, Ash (Bruce Campbell, génial) y affronte les forces du mal avec une mauvaise volonté qui frise le gonflé. Mais c'est toujours mieux que de le voir s'encroûter dans son job de vendeur dans un supermarché, où il s'entête à clamer "Chez Pryba, les prix sont bas" avant d'aller casser la tête à quelques morts-vivants récalcitrants. Ou même de le voir draguer une princesse médiévale (Evil Dead III) avec la grace d'u pachyderme en rut et macho au dernier degré. Incontournable, et il paraît qu'un quatrième volet ne serait plus exclu...!

 

 


Shocker: En 1989, c'est un Wes Craven sans doute sous acides qui a réalisé ce petit film typé série B dans lequel on trouve à boire e à manger. Le début, la traque du tueur, est proprement terrifiant. Puis celui-ci passe sur la chaise électrique et poursuit son oeuvre, dans une ambiance que Benny Hill n'aurait parfois pas reniée. La course-poursuite avec le tueur, au beau milieur du métrage, est à ce titre un moment d'anthologie. A l'arrivée, Shocker est un ovni. 

 

 

Shaun of the dead (conseil de Serial Butcher) : Arrivé sur les écrans en 2003, ce petit film de zombies anglais a permis à son réalisateur, Edgar Wright, de devenir célèbre. A travers l'histoire de Shaun, fumiste absolu confronté à l'horreur absolue, c'est tout simplement l'une des meilleurs comédies horrifiques de ces vingt dernières années qui se dessine. Avec Bienvenue à Zombieland, mon autre chouchou dans le style...

 


Street trash: Un alcool frelaté qui fait fondre les clodos bourrés, et voilà un film d'horreur qui manie avec un bonheur certain l'art de l'humoure noir. Le seul film de Jim Muro, mais un énorme classique, à voir et à revoir même si le poids des années (le métrage est sorti en 1986) se fait un peu sentir.

 


 

Black sheep: Direction la Nouvelle-Zélande, patrie de Peter Jackson, avec ce film sorti en 2006 et réalisé par un p'tit gars qui n'a rien à envier aux années gore de son illustre aîné. Jonathan King pose l'histoire de moutons mutants tueurs au fin fond d'une ferme servant de laboratoire, et parvient non seulement à faire rire à gorge déployée, mais aussi à filer les chocottes pour de vrai. Le film a obtenu le prix du public et le prix spécial du jury à Gérardmer en 2008, et ce n'était pas volé.

 


Basket case: Mal foutu, mal interprété, cradingue, malsain et fauché, Basket Case aurait pu rejoindre les rangs très fournis des séries Z oubliées et enterrées. Mais Franck Henenlotter parvient en 1986 à donner un souffle exceptionnel à cette histoire de frères siamois séparés, dont l'un est trimballé dans un panier en osier. On rit, on est choqué, et on adore la balade à condition d'accrocher sa ceinture. A voir également, du même réalisateur, le politiquement très incorrect Elmer le remue-méninges...


Les films qui mêlent horreur et fantastique


Hellraiser: En 1987, Clive Barker se découvre le goût de la réalisation en adaptant à l'écran son propre roman, Hellraiser, qui pose de manière très neuve un regard sur la notion de sado-masochisme. Un homme entre en possession d'une voîte qui lui permet d'accéder au plaisir ultime par la douleur. Ilen finira dépecé, et poussera sa femme à tuer pour pouvoir récuperer son corps. Très malsain, mais on y sent déjà la patte d'un grand réalisateur, qui se confirmera trois ans plus tard avec Cabal (voir ci-dessous)

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cabal: Attention chef-d'oeuvre. Quand le maître de l'horreur et du fantastique Clive Barker se retrouve derrière la caméra, cela donne Cabal, variation passionnante sur le thème du monstre qui, avec une poésie rare, bat en brèche tous les a priori. Imaginez un monde dans lequel les monstres des contes se sont réfugiés sous terre, pourchassés par les humains. Ces monstres vont être découverts, et à nouveau faire l'objet d'une chasse impitoyable. Qui est le véritable nuisible? A la fin du métrage, lorsque Boone -le héros- choisit son camp, le spectateur s'est forgé sa conviction. Une superbe fable, parfois terrifiante, sur le droit à la différence. Un de mes coups de coeur de cette sélection pour ce film de 1990.

 

 

Carrie au bal du diable: Tiré du roman éponyme de Stephen King, ce film de 1976 reste l'un des bijoux de la filmographie de Brian de Palma. Fable terrifiante sur la dure période du passage à l'adolescence, le métrage permet à Sissy Spacek d'incarner la jeune Carrie, brimée par ses camarades mais douée de pouvoirs paranormaux qui vont se déchaîner contre ses bourreaux. Triste, flippant et culte.

 

Candyman: Clive Barker, encore lui, se cache derière cette histoire aussi poétique qu'angoissante, avec une nouvelle intitulée "The forbidden" tirée de ses fameux "Livres de sang". Derrière la caméra, Bernard Rose ne rend qu'imparfiatement justice à l'oeuvre littéraire du maître, mais il se dégage malgré tout un charme vénéeux de cette histoire d'amour et de peur entre une victime et son bourreau issu des contes de fées. Sorti en 1992, Candyman reste un véritable ovni cinématographique, dont on aurait tort de se priver.

 

Silent Hill: Un film qui reste un peu à part dans le coeur des joueurs, puisqu'inspiré du jeu vidéo culte de Konami. C'est le petit frenchie Christophe Gans (Crying Freeman, Le pacte des loups) qui donne vie à la ville maudite en 2005, dans une histoire qui respecte à la lettre l'univers développé dans le jeu vidéo. Esthétiquement, c'est sublime, et l'oeuvre dégage une poésie vénéneuse qui ne laissera personne indifférent. On aurait aimé, peut-être, quelque chose d'un peu plus cohérent. Mais le résultat est déjà plus que satisfaisant.

 

Poltergeist: C'est un Tobe Hooper au meilleur de sa forme qui livre en 1982 cette variation cinématographique sur le thème de l'esprit frappeur. On a souvent très peur dans cette histoire de fantôme qui s'en prend à une petite famille californienne innocente. Les effets spéciaux restent tout-à-fait acceptables pour un métrage de trente ans...

 

 

 The blob: Une grosse bébête gélatineuse s'en prend à des pauvres humains pour son quatre heures. En 1988, Chuck Russel réussit avec The blob le délicat mariage de l'humour, du gore et du pur frisson de l'épouvante. A revoir aujourd'hui encore, car cultissime! On notera que Rob Zombie travaille sur un remake, prévu pour 2012.

 

La trilogie de la mort, et Abandonnée:  A réserver à un public averti. Nacho Cerda, réalisateur allumé par excellence, a réalisé une trilogie de courts métarges rassemblés sous l'appellation "La mort" (The awakening, Aftermath, Genesis), qui sont de véritables objets cinéphiliques tournant autour de l'obsession de la mort. La série a été plus ou moins prolongée, dans l'esprit, par le long "Abandonnée", qui met une femme face face à ses démons du passé. Horrifique, franchement flippant, mais de loin pas dénué de beauté. Les images prises par Cerda sont d'une étrange beauté.

 

Simetierre: Réalisé par Mary Lambert, ce film de 1989 reprend l'intrigue du livre éponyme de Stephen King, dans lequel une famille se trouve confrontée à de bien étranges événements en usant des pouvoirs d'un vieux cimetière indien caché dans la forêt. Une oeuvre malsaine, dérangeante, mais qui reste avec Shining et Cujo la meilleure adaptation cinématographique de l'oeuvre du maître de l'horreur. On y a très, très peur.

 

 

L'échine du diable: Sorti en 2001, voilà l'une des pièces maîtresses de la filmographie de Guillermo Del Toro. Une histoire de fantômes assez flippante permet à Del Toro de jouer, comme il sait si bien le faire, sur les ambiances et la richesse visuelle de chacune des scènes du film. Un petit bijour de perfection esthétique et narrative même si, je dois bien l'avouer, je n'y ai pas totalement adhéré, n'ayant pas été sensible à l'émotion dégagée par l'oeuvre. A essayer tout de même.... 

 

L'antre de la folie: Un autre de mes chouchous dans cette sélection. En 1995, John Carpenter livre ce métrage qui explore les terres de la création littéraire et abolit les frontières de la réalité et de l'imagination. Un pur cauchemar pour un film qui, je m'en souviendrai toute ma vie, a laissé les spectateurs de la salle de cinéma complètement absourdis. Les gens sont restés assis dans la salle bien cinq minutes après la fin de la projection! A mon sens, l'une des pièces maîtresses de la filmographie de Carpenter avec The Thing et New York 1999. A noter, la prestation magistrale de Sam Neill dans cette histoire...

 


Jeepers Creepers: Un de mes métrages préférés dans toute cette sélection, pourtant conséquente. C'est en 2002 que Victor Salva, assez génialement, donne vie à cette créature qui s'en prend à deux jeunes automobilistes traversant l'Amérique. Les décors champêtres et ensoleillés du film donnent, par contraste, un relief incroyable à ce méchant qui est devenu, depuis, un vrai monstre de cinéma. La suite, un peu moins accrocheuse, vaut cependant également le détour. Et un troisième opus est prévu pour les prochains mois, avec toujours Victor Salva à la barre. Oui, je m'en réjouis d'avance...

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Salut,

Si vous avez l'habitude de faire un tour sur le blog de temps en temps, vous avez peut-être vu le post que j'ai rédigé voici quelques jours et traitant de la nouvelle série de J.J. Abrams, à savoir Person of Interest (le showrunner en est Jonathan Nolan, je le précise). J'en parle, car l'heure d'un premier petit bilan est arrivé: nous en sommes en effet désormais à trois épisodes, et si la ligne directrice de l'intrigue se fait toujours attendre -car il y en a une, n'en doutons pas un instant-, la série prend doucement de l'ampleur. Que je vous le dise tout de suite: elle commence même à très sérieusement postuler pour une place dans le top 5 de mes TV Shows préférés.

Je me permets d'avertir tout de suite mon ami lecteur: pour étayer mon propos, je risque fort, à partir d'ici, de dévoiler certains éléments clé du scénario. Qui veut découvrir la série par lui-même fera donc bien de s'arrêter à la fin de cette phrase.

Je vous rappelle que le premier épisode de Person of Interest s'était conclu sur la construction d'une sorte de triangle relationnel à enjeux multiples. Reese, le héros en quête de rédemption, travaille donc désormais main dans la main avec Finch, le milliardaire qui ne veut surtout pas que l'on sache quoi que ce soit à son propos, pour sauver des quidams dont le numéro de sécurité sociale est sorti du logiciel qui permet d'anticiper les crimes. Le troisième personnage principal n'est autre que la flic qui s'est mise en tête d'identifier et interpeller ce justicier qui traverse hors des clous.

C'est ce trio qui fait pour l'heure progresser l'intrigue. Car outre s'intéresser -pour l'heure assez discrètement- à la question du droit à l'anonymat dans une société post-11 Septembre, Person of Interest semble s'acheminer vers une formule qui ne plaira sans doute pas à tout le monde, mais qui me semble porter de belles promesses de densité: la composante thriller de la série est généralement assez rapidement expédiée pour permettre à l'épisode de prendre une véritable dimension dramatique, en s'intéressant à des trajectoires humaines tout en se penchant progressivement sur le passé des personnages principaux.

A ce titre, le troisième opus constitue pour moi la première véritable réussite du show: sur fond de banale affaire de braqueurs de banques, Reese fouille le passé de sa cible et en déterre tout le paradoxe américain de l'après twin-towers. Le titulaire du numéro de sécurité sociale, cette fois, n'est autre, en effet, qu'un ancien d'Afghanistan. Revenu du combat au bout de six ans, il n'a rien trouvé pour l'attendre, si ce n'est une compagne fidèle. Le pays l'a oublié, et c'est cette ingratitude qui l'a poussé à prendre pour cible les banques. La rancoeur est explicite, et expliquée. La discussion avec deux traders dans un bar, qui vient souligner tous les enjeux de l'épisode, porte en elle toutes les contradictions d'un peuple qui ne sait plus sur quel pied danser. Ce peuple qui réclama l'intervention au Moyen-Orient, avant de la condamner devant le sang versé, puis de tenir pour responsables ceux qui y avaient été envoyés. "Vous étiez volontaires, personne ne vous avait rien demandé", lâche l'un des traders. Avant de conclure: "Maintenant, il va falloir utiliser votre tête pour vous en sortir". Catharsis par la violence: c'est un coup de tête de Reese qui vient boucler la discussion. Comme si, à l'image du Vietnam, le sujet ne pouvait plus guère souffrir de discussion, tant règne l'incompréhension entre ceux qui sont restés, et ceux qui sont allés au front.

Evidemment, c'est à travers Reese que le scénariste crée une profonde empathie avec le braqueur désespéré. Même régiment, même trajectoire. Reese, dans le premier épisode, avait fini clochard. Adroitement, c'est l'occasion pour la série de dévoiler quelques bribes du passé de l'homme incarné magistralement par Jim Caviezel -il est plus convaincant à chaque épisode-, qui a accepté de sacrifier sa vie privée au profit de sa mission "for the greater good". On apprend au passage que la flic, elle aussi, a un passé militaire, ce qui pourrait signifier que les accointances entre les deux protagonistes pourraient bien être rapidement développées. Surtout, Person of Interest parvient à trouver un ton juste en s'aventurant dans le registre de l'émotion, en tentant de lever le voile sur les conséquences du 11-Septembre et sur le traumatisme dont a été victime la société américaine. Indirectement, l'on en revient au propos initial de la série, qui vise à parler d'Echelon, ce service de renseignements anti-terroriste high-tech bien réel, qui a été développé après l'effondrement des deux tours. A travers lui, le peuple a sacrifié sa liberté au profit de sa sécurité. Person of Interest prendra-t-il le parti d'expliquer, de cautionner ? De critiquer, voire de condamner? Ce qui est sûr, c'est qu'il y a là un champ de possibles assez vaste à explorer.

Vous l'aurez compris: au bout d'à peine trois épisodes, Person of Interest commence déjà à prendre de l'épaisseur, de la profondeur. Pour trois  rendez-vous construits en one-shots, c'est déjà remarquable. Ceci melaisse à penser qu'une fois la véritable trame de la série révélée, la création d'Abrams et Nolan pourrait bien atteindre une dimension supplémentaire et, pourquoi pas, être en mesure de rivaliser avec les meilleures productions du moment. Il y a le potentiel, assurément...

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Jeux vidéo

Hello tous,

Je viens de boucler le test de Gears of War 3, qui m'a littéralement soufflé. Comme d'habitude, vous retrouverez le test c-dessous...

 

L'air de la guerre [ 7.10.2011]

 

Devenue culte en deux opus mémorables sur Xbox 360, la saga Gears of War s'offre aujourd'hui un final digne de sa légende au fil d'un troisième volet en forme d'apothéose. De l'émotion, du grand spectacle, de l'action non-stop, un univers apocalyptique plus que convaincant... L'escouade de Marcus Feenix, en bonifiant encore les recettes de la franchise, confirme qu'elle est bien désormais un standard incontournable du jeu vidéo.

 



L'enfer sur terre. Lorsque débute Gears of War 3, le monde est plus que jamais est au bord du gouffre. Les locustes, ces intra-terrestres qui ont décidé d'envahir la planète dans les deux premiers volets, sont désormais eux-mêmes menacés par les Lambents, redoutables mutants apparus durant le deuxième opus. Et cette double menace a beaucoup coûté au monde des hommes: la population est décimée, il ne reste plus guère, depuis la destruction de la cité de Jacinto, que quelques poches de résistance pour tenter de faire front contre l'adversité. La formation militaire de la CGU est elle-même débordée, à la limite de la dissolution qui plus est. L'escouade delta de Marcus Feenix pourrait bien être le dernier espoir de l'humanité.

Un dernier espoir

 


L'escouade delta rempile pour une dernière aventure. Un ultime volet Gears of War en forme d'apothéose.

Les hommes ont trouvé refuge sur les îles, alors que deux années ont passé depuis la destruction de Jacinto qui a valu aux Gears d'être désavoués dans la population civile. Mais aujourd'hui, même ces dernières zones de refuge sont prises d'assaut. L'action de Gears of War 3 débute ainsi alors que la CGU doit prendre la fuite suite à une attaque Lambent. Marcus et ses compagnons montent sur un navire, bientôt pris d'assaut par l'ennemi. Et, d'emblée, le ton de cet ultime volet est donné: la bataille prend des proportions immédiatement gargantuesques, face à des créatures de plusieurs dizaines de mètres de haut. Le combat, visuellement époustouflant, est désespéré.

Pourtant, c'est dans cette situation dramatique que les Gears trouvent un espoir. Le président Prescott, disparu dans le deuxième opus, réapparaît avec une nouvelle qui pourrait tout changer: le père de Marcus Feenix, Adam, est toujours en vie. Et le scientifique aurait en sa possession une solution pour en finir avec les Lambents, mais aussi avec les Locustes, infectés par un virus redoutable. De quoi remobiliser l'escouade delta, qui s'offre une ultime vendetta.

(...)

Difficile de prendre en défaut ce Gears of War 3. Dense, varié, doté d'une excellente rejouabilité, le titre d'Epic reste de surcroît dans la droite lignée de l'excellence graphique des deux précédents volets. Si le moteur 3D commence à montrer quelques petites limites -sans doute liées aux capacités mêmes de la Xbox 360-, les développeurs ont encore réussi à améliorer le rendu esthétique du produit, en accentuant la profondeur de champs des environnements, en enrichissant la palette de couleurs du jeu, en proposant toujours plus de diversité dans les créatures et situations rencontrées. En faisant la fine bouche, on pourra peut-être tout juste regretter une petite baisse de rythme dans certaines missions solo et quelques bugs erratiques dans les cinématiques lorsqu'un ami rejoint une partie en coopération. Mais pour le reste, c'est le sans-faute, ou presque. Gears of War 3 confirme tout le bien que l'on pensait de la franchise, et s'impose sans peine comme l'un des titres majeurs de cette année 2011. Et comme l'un des titres les plus forts de la console de Microsoft, tout simplement.

Le test complet sur http://www.dna.fr/fr/les-plus-multimedia/jeux-videos/index.html

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La Califooornie...

Re tous,

 Vu qu'il me reste un petit peu de temps ce soir, j'en profite pour boucler mon tour en images de l'Ouest américain. Avec, cette fois, la réserve naturelle de Yosemite, devenue parc national dès 1890 et installée sur une superficie gigantesque de plus de 3000 kilomètres carrés! Je ne vous cache pas qu'il s'agit, avec la vallée de la mort et de la zone 51, de l'un des plus coins de nature qu'il m'ait été donné de voir lors de ce voyage. Mais si d'aventure vous avez l'opportunitéé d'y passer, faites plutôt la visite le matin: les touristes déboulent en masse vers midi. Ah, et évitez de vous promener avec des sandwiches dans le sac. Les ours en sont friands. Les écureuils aussi. Je préfère les écureuils, néanmoins...

 

Et une petite dernière, prise sur la route vers le parc: il s'agit de la réserve d'eau potable de toute la Californie. Juste magique...

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