Rêves électriques

Rêves électriques

Par Noiraude Blog créé le 17/09/10 Mis à jour le 16/09/19 à 10h21

30 ans de passion pour les jeux vidéo, le Japon et le cinéma, ça laisse forcément des traces. Vous voulez en savoir plus?

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Actualités

C'est jour de mobilisation, aujourd'hui, pour les opposants au fameux accord ACTA. A Strasbourg comme ailleurs, de nombreux militants se sont retrouvés -dont nombre se réclamant d'Anonymous- afin de contester la marche en avant de cet "accord commercial anti contrefaçon" et dont l'un des enjeux tient à  faire valoir de manière très répressive les droits de la propriété intellectuelle sur le net. Sur ce point, j'en profite pour vous rappeler que les arguments des opposants à ce projet sont parfaitement résumés par la Quadrature du Net, qui ne souhaite pas voir surgir un web policé et balisé, au détriment des libertés individuelles:

« Il est plus que jamais temps d'exiger non seulement le rejet d'ACTA, mais aussi la protection de l'Internet libre et de nos libertés fondamentales, aujourd'hui et à l'avenir. Les députés du Parlement européen doivent écouter la rue et procéder rapidement à un vote contre ACTA. Au-delà, ils doivent initier une réforme positive du droit d'auteur pour légaliser des pratiques culturelles largement répandues, comme le partage de la culture, tant qu'il est réalisé sans but de profit. Le droit d'auteur ne peut retrouver sa légitimité, et nos libertés comme l'Internet libre ne peuvent être protégés que si la répression se concentre sur les infractions commerciales, et si les pratiques sans but de profit - essentielles pour l'accès à la culture - sont rendues légales», explique Jérémie Zimmermann, co-fondateur et porte-parole de l'organisation citoyenne La Quadrature du Net.

Vous aurez noté, au passage, qu'il ne s'agit pas de nier la notion de propriété intellectuelle, mais simplement de défendre l'idée de l'accès à la culture pour tous. Si tout le monde peut s'y retrouver -ayants droits et usagers-, alors j'adhère à une telle orientation.

L'ACTA  prévoit une harmonisation des législations des 39 Etats engagés (dont ceux de l'UE) devant permettre une lutte mieux coordonnée contre la fraude au droit d'auteur. Pour sa partie internet, on reproche à cette démarche, partant, son opacité (les négociations entre pays sont tenues secrètes) et la nature des mesures qui y sont programmées. Je cite sur ce point TV5 Monde:

"Ces accords  ont pour objectifs déclarés de lutter contre la contrefaçon et s'opposer aux violations du droit d'auteur ou de la propriété intellectuelle. Ils recouvrent plusieurs domaines : liberté d'expression, santé, surveillance d'Internet, et organisation du commerce mondial. Mais derrière les bonnes intentions affichées se cachent de nombreuses zones d'ombre qui pourraient mettre en péril les libertés d'expressions des citoyens, la vie privée des internautes et renforcer les monopoles des entreprises lobbyistes, particulièrement celles de l'industrie du divertissement et pharmaceutique."

Un point en particulier inquiète: les FAI deviendraient responsables des contenus partagés. Et donc flics du web malgré eux. Par ailleurs, on notera que le rapporteur ACTA auprès de l'Union Européenne a démissionné le 26 janvier, jour de la signature de l'accord à Tokyo. Il dénonçait les pressions faites sur les parlementaires pour qu'ils ratifient le document au parlement européen en juin prochain. Un signal d'alarme peut-être entendu, puisque la commission européenne a décidé mercredi 22 février de faire appel à la cour de justice européenne pour évaluer la légalité de l'ACTA et sa conformité avec les droits du citoyen. D'aucuns craignent que ce ne soit que de l'esbrouffe, mais la mobilisation citoyenne, si elle se poursuit et s'amplifie, pourrait rendre la démarche engagée fructueuse, à mon sens.

Pour ceux qui veulent en savoir plus sur ACTA, je vous renvoie à l'article Wikipedia, bien documenté, http://fr.wikipedia.org/wiki/Accord_commercial_anti-contrefa%C3%A7on.

L'article de TV5 Monde est très bon, lui aussi: http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/Les-dossiers-de-la-redaction/ACTA/p-20449-ACTA-levee-de-boucliers-contre-le-verrouillage-mondial.htm

Enfin, pour comprendre ce qui se passe au niveau européen : http://lci.tf1.fr/high-tech/accord-acta-et-liberte-du-net-la-justice-europeenne-tranchera-7008251.html

Bonne lecture...

 

Il y a même une petite vidéo prise depuis mon iphone ^^

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Actualités

Salut à tous,

Le mensuel Sciences et avenir, dans son numéro de mars, s'est offert une "Une" qu'on ne voit pas tous les jours. Sur fond blanc, des lettres noires et rouges qui disent "On a créé le virus le plus dangereux au monde". Forcément, j'ai été interpellé. Et je me suis précipité sur les pages du dossier de 7 pages consacré au sujet. Une lecture qui m'a fait froid dans le dos.

"Deux substitutions d'acides aminés au niveau du brin codant pour la polymérase PB2, du clivage de quelques autres sur le brin codant pour la protéine Ha ainsi que sur celui de NS1". Ces quelques manipulations ont suffi au laboratoire de Ron Fouchier, l'Erasmus Medical Center de Rotterdam, pour transformer l'inquiétant virus de la grippe aviaire, ou H5N1, jusqu'ici peu transmissible à l'homme, en une souche hautement contagieuse et transmissible entre humains par voie aérienne. Les propriétés du virus, à savoir sa mortalité pour 60% des infectés, sont intactes. Vous avez bien lu. Une découverte que le New York Times a récemment qualifié de "création du Jugement dernier".

Le magazine fait le point sur les étaps de la création, et sur les motivations du laboratoire, qui explique avoir souhaité mener ces recherches pour identifier les mutations possibles du virus, et donc pouvoir les anticiper dans la nature tout en travaillant sur la création d'un vaccin.  Problème, la création de ce super-tueur a également alarmé la communauté scientifique internationale, dont une bonne partie estime aujourd'hui que ces recherches d'"apprenti-sorcier" n'auraient jamais dû être menées. Le super-virus, qui plus est, a été élaboré dans un laboratoire de niveau P3, certes réservé aux études sur des souches dangereuses, mais loin du niveau de sécurité maximal qu'offrent les laboratoires P4 (une vingtaine dans le monde, dont un à Lyon). Double crainte à la clé, donc: avec la publication des résultats, le virus pourrait intéresser le bio-terrorisme -ce qui a d'ailleurs amené le NSAAB (National Science Advisory Board for Biosecurity) à demander la censure de certains passages de l'étude publiée par Ron Fouchier-; surtout, personne n'est jamais à l'abri d'une fausse manipulation et donc de la lilbération par erreur de ce super-H5N1 dans la nature. Avec des conséquences qu'on imagine désastreuses.

Fallait-il mener ces recherches ? C'est la grande question. Mais à présent, une autre interrogation pointe à l'horizon: que faire de ces données, comment les diffuser sachant que la censure de l'autorité fédérale américaine a également suscité une levée de boucliers chez une partie des chercheurs ? La seule solution serait de sortir par le haut de cette situation, en développant un  vaccin "capable de neutraliser toutes les souches virales. C'est possible", affirme le prix Nobel de médecine 2008, le virologue Luc Montagnier, qui fait partie de ceux qui pensent que "ces travaux n'auraient pas dû être menés".

Je vous renvoie au dossier de Sciences et Avenir, absolument passionnant pour qui s'intéresse aujourd'hui aux enjeux de la recherche et de la connaissance. Le magazine coûte 4 euros, et a bien besoin de lecteurs. C'est à peu près le prix d'une bière à Paris...

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Bonsoir à tous,

A 35 ans bien sonnés, j'en ai vu passer, des séries et des dessins animés. Depuis que je suis gamin, la télévision m'a donné pas mal de moments de pur bonheur, et je dois dire que ce sont surtout les années 1970 et 1980 qui m'ont marqué en la matière. D'accord, le kitsch était roi, mais il y avait de quoi passer des heures et des heures devant son écran, sans jamais s'ennuyer.

Je me suis dit qu'il serait peut-être de bon ton de partager avec vous certains de ces bons souvenirs. Pour que les nostalgiques se rappellent eux aussi cette époque, et pour que les plus jeunes puissent, éventuellement, s'intéresser à la chose. Je vous assure qu'il y a de quoi.

A quelques semaines de la sortie du Avengers de Joss Whedon, j'ai eu envie de commencer par parler de L'incroyable Hulk. Oubliez les films de 2003 (catastrophique) et de 2008 (Edward Norton y sauvait heureusement magistralement les meubles), cette adaptation en 82 épisodes et six téléfilms du comics reste à mon sens l'un des meilleurs tributs au monstre vert qui a fait la gloire de Marvel. De 1977 à1982, pas moins de cinq saisons ont été consacrées à la série, ce qui vous donne une petite idée de son succès pour l'époque. A raison d'ailleurs : je dois dire qu'aujourd'hui encore,le visionnage de ces épisodes reste tout-à-fait agréable, une fois que l'on a bien en tête qu'il s'agit d'une série des seventies.

Car L'incroyable Hulk disposait de plusieurs atouts pour conquérir le coeur des téléspectateurs. Si son scénario manquait un peu d'originalité (tous les épisodes se st(ructuraient de la même manière, à savoir une situation problématique, une personne à aider, un David Banner mêlé malgré lui à l'affaire et qui tentait de maîtriser son monstre intérieur jusqu'à une émotion trop forte), l'idée de confier le rôle principal à deux acteurs différents était ainsi tout bonnement géniale. Le défunt Bill Bixby (hélas décédé en 1993, il était remarquable) incarnait le docteur David banner, tandis que le très musculeux Lou Ferrigno, lui, se chargeait de prendre les rènes lorsqu'il fallait faire surgir le monstre. Une astucieuse manière de contourner le problème des effets spéciaux, et c'est précisément ce qui donne à la série son cachet, surtout quand on la compare au tout numérique qui règne sans partage à l'écran depuis une bonne dizaine d'années.

L'incroyable Hulk, par ailleurs, était une véritable série dramatique. L'action y était certes présente, mais toujours contrebalancée par les enjeux émotionnels et psychologiques du héros, rongé par le monstre incontrôlable qu'il abrite. David Banner, dans la série, est un fugitif, il se cache, il doit fuir chaque fois que Hulk prend le dessus. Impossible pour lui de construire une relation durable, de poser ses valises, de mener une existence paisible et stable. La vie de Banner est une tragédie, et la série met immuablement en avant cette dimension éminemment humaine du héros. C'est ce qui fait d'ailleurs tout le sel de la bande originale de joe Harnell, mélancolique à souhait. Lonely Man, la composition qui concluait chaque épisode au piano, est une petite merveille que je ne me lasse pas d'écouter aujourd'hui encore.

Avis aux amateurs : L'incroyable Hulk mérite au minimum un petit détour. En cherchant un peu, vous tomberez sur l'un ou l'autre épisode disponible sur la toile, histoire de vous faire une idée (pour les jeunes) ou un trip régressif (pour les papis de ma génération). Et plus si affinités...

Allez, je vous mets le générique :

 

Et je vous ajoute en bonus "Lonely Man", cette composition interprétée au piano que tous ceux qui ont connu la série doivent encore avoir en tête... 

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Japon

Yop tous,

 

Petite info en bref pour ceux que ça intéresse : l'anime Bleach s'arrêtera officiellement le 27 mars au Japon, au terme de l'arc Fullbring. On ignore pour l'instant si cet arrêt est définitif, sachant que l'arc suivant du manga - qui sera pour le coup  le dernier de la saga - vient de commencer sur le papier. On peut imaginer que La guerre sainte fera l'objet de quelques OAV.

Cette disparition de Bleach du panorama de la production nippone intervient assez logiquement, l'arc Fullbring ayant déçu plus d'un fan. Plus d'infos dans ce post dès qu'on en sait davantage...

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Photo

Hello tous,

 

Aujourd'hui, une petite série de clichés thématiques pris au fil d'une balade à Strasbourg. J'ai délibérément diminué la saturation des couleurs pour obtenir un effet un peu désuet qui, à mon sens, convient bien à la texture de la pierre.

 

 

 

 

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Jeux vidéo

 

Hello tous,

Aujourd'hui, dans ce post, deux choses à retenir:

1. Au terme de plusieurs mois de noobitude absolue, j'ai enfin réussi à comprendre comment gérer les calques dans Photoshop Elements. Je vous assure que c'était pas gagné d'avance. C'est d'ailleurs pas encore totalement guéri, mais je me soigne, promis.

2. On a beau dire, c'est dans les vieilles marmites qu'on fait les meilleures soupes. Et les meilleures histoires de katana.

J'en viens à m'expliquer. Grand fanatique de jeux de combat devant l'éternel, j'ai bien évidemment craqué pour Soulcalibur 5. Et comme toujours depuis le deuxième opus, je suis resté sur ma faim. Autant j'avais aimé la découverte Soul Edge sur Playstation et dans les salles de jeux, puis craqué devant la version Dreamcast de Soulcalibur que personne n'a oubliée (ah, ces katas que je passais des heures à admirer...), autant je reste dubitatif concernant les suites de ces titres mythiques. Non qu'elles soient mauvaises, loin de là, puisque leur système de jeu se révèle toujours assez profond pour permettre une marge de progression conséquente au joueur, mais parce que le souffle épique n'y est plus. J'ai ressorti ma dreamcast pour m'en convaincre, et rien à dire, les coups d'épées semblaient plus impressionnants à l'époque. Le level design et la modélisation des personnages, également,  contribuaient à faire des titres fondateurs de la saga de véritables petits joyaux. Je ne vous raconte donc pas ma déception lorsque j'ai découvert les niveaux du cinquième opus. Au choix, ils sont flous, tristounets, sombres ou quelconques... J'ai du mal à comprendre les choix de Namco, sur ce coup, qui est en train de tuer la poule aux oeufs d'or.

Mais j'ai l'impression qu'on ne sait plus vraiment mettre en valeur les jeux de sabre comme on savait pourtant si bien le faire avant. Les années 80 et 90 ont été fastueuses, pour le coup, en la matière. Souvenez-vous de ce Budokan qui tournait sur PC, Amiga et Atari ST et qui aura scotché des heures durant les plus anciens d'entre nous. Rappelez-vous Bushido Blade, apparu sur PS1 en 1997, qui savait si bien mettre en valeur l'esprit du samurai. Surtout, remémorez-vous -si vous y étiez- la découverte de Samurai Shodown, l'un des titres les plus emblématiques de la Neo Geo -les deux premiers opus, à mon goût, n'ont d'ailleurs jamais été surpassés en termes de classe et de vivacité. A l'époque (en 1993), j'étais ado, et c'est dans une salle d'arcade parisienne que j'étais pour la première fois tombé sur la merveille. J'y avais passé des heures et des heures, avant de craquer et d'acheter (pour 2000 francs !) la cartouche AES qui m'avait offert du bonheur total des mois durant à la maison. Je vais faire mon vieux croulant, mais c'était le bon temps. Certes, le jeu de SNK ne proposait pas 50 personnages différents, mais chacun des 12 combattants présentait un style distinct, et mis en scène avec un vrai sens du spectacle. Ce qui me faisait craquer : les mini-ralentis qui venaient souligner la réussite d'une attaque surpuissante, les bruitages qui accompagnaient chaque coup d'épée. Samurai Shodown avait réussi, en ce temps-là, à donner au joueur l'illusion d'une véritable surpuissance, grisante manche après manche. A deux, l'affaire était entendue: il n'y avait guère de titre capable de rivaliser avec cette merveille.

Le pire, c'est que c'est encore le cas aujourd'hui. Je ne désespère pas de voir un jour un jeu de sabre renouer avec cette glorieuse tradition, mais force est de constater que pour les maateurs du genre, l'acquisition d'une Neo Geo reste indispensable. Laissez tomber les émulations sur consoles next-gen, au passage : je les essayées, elles sont loin de restituer l'ensemble des sensations que la cartouche AES avait à offrir. Sur ce, je ressors mes joysticks et ma bonne vieille Neo Geo: j'ai les fesses d'un Amakusa à botter...

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Jeux vidéo

Hello tous,

Je viens de mettre en ligne un papier sur la PS Vita et sur certains des jeux qui seront disponibles le jour du lancement. Je vous mets l'article principal ci-dessous, les éléments complémentaires sont à trouver, comme toujours, sur http://www.dna.fr/loisirs/jeux-videos. Bonne lecture...

 

La bella Vita ? [17. 2.2012]

Elle sera disponible le 22 février en France : la nouvelle console portable de Sony, la PS Vita, dispose de pas mal d'arguments capables de faire chavirer le coeur des joueurs. Puissant, innovant, le hardware bénéficie aussi d'un soutien conséquent des éditeurs tiers : pas moins de 26 jeux seront disponibles le jour de son lancement. Le tour du propriétaire en quelques points-clés.

 

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La PS Vita est dotée d'un écran OLED haute définition de toute beauté. Un écrin idéal pour le blockbuster de la console, Uncharted Golden Abyss. 

Nintendo ayant renouvelé sa gamme portable avec la 3DS voici quelques mois, il fallait bien que Sony finisse par répondre sur un marché plus concurrentiel que jamais. Et quelle riposte, puisque la PS Vita, que nous avons entre les mains depuis quelques jours déjà, est bel et bien la petite merveille de technologie annoncée. Si son avenir sur un marché en pleine mutation peut encore interroger, il semble d'ores et déjà indéniable que la machine est globalement à la hauteur des attentes suscitées. Les raisons ? Nous les évoquons ci-dessous, en quelques points-clés.

Une technologie de pointe



Difficile de dire le contraire pour qui a eu la PS Vita entre les mains : la portable en a dans le ventre. Si l'on est encore en-deça de la qualité visuelle proposée par une PS3 -les textures sont moins fines, c'est indéniable-, il suffit de s'essayer à des titres comme Uncharted Golden Abyss, Wipe Out 2048 ou le très mignon Everybody's Golf pour se convaincre du potentiel de la bête. Une bonne impression confirmée d'ailleurs par Gravity Rush, jeu d'action-aventure pour l'heure disponible uniquement au Japon et dont la sortie a été repoussée en France, mais qui fait figure de killer-app en puissance.

Le hardware, doit-on préciser, est de nature à tenir la distance. L'écran 5 pouces OLED, tactile et haute définition (960*534 pixels), constitue à n'en pas douter la force principale de la PS Vita. Il devrait mettre en valeur la puissance de la machine, qui embarque un processeur quadricoeur ARM® CortexTM-A9 et un processeur graphique SGX543MP4+, avec 512Mo de mémoire principale et 128Mo de mémoire vidéo. Le plus étonnant étant que, malgré cette configuration, le hardware parvienne à proposer une autonomie d'environ cinq heures.

Mais la console embarque également une série de fonctionnalités de nature à permettre le développement de nouvelles manières de jouer. Outre les deux sticks analogiques -qui enchanteront les gamers purs et durs-, la console embarque ainsi un gyroscope et un accéléromètre lui permettant de se situer dans l'espace, deux caméras (frontale et arrière) autorisant le développement de fonctionnalités de réalité augmentée, mais aussi un GPS et un pavé tactile arrière qui pourra remplacer notamment les gachettes traditionnelles L2 et R2 de la manette PS3... et amener quelques innovations de gameplay. Little Deviants, jeu certes mineur, propose d'ores et déjà quelques pistes intéressantes concernant l'utilisation de cet accessoire.

Des interactions poussées avec la PS3



La PS Vita est dotée d'une fonction "cross play" qui lui permettra d'entretenir un rapport étroit avec la PS3. Cette innovation se présentera sous plusieurs formes:

- Le jeu partagé en ligne : les titres compatibles avec cette fonction permettront à des amis jouant au même jeu sur Vita et sur PS3 de partager une partie. Wipe Out 2048, le premier titre doté de cette fonction, sera disponible le jour du lancement de la console.

- La poursuite sur Vita d'une partie commencée sur PS3 : ne pas s'y tromper, il ne s'agira pas -pour l'instant du moins- d'un streaming d'un jeu PS3 sur Vita, Sony souhaitant activer cette fonctionnalité uniquement lorsque les capacités du réseau permettront de la faire vivre en ligne. En fait, le joueur pourra sauvegarder sa partie sur un "cloud" mis à disposition des deux consoles, et donc continuer indifféremment sa partie sur l'un ou l'autre support. Encore une fois, à condition que le jeu propose cette option. On notera néanmoins qu'il est possible de streamer l'écran d'accueil de la PS3 sur Vita et de lire les vidéos téléchargées. Il est également possible de streamer, pour l'heure, certains jeux téléchargés depuis le PSN (les titres PS1 notamment, sont accessibles en remote play).

- Une fonction manette de jeu : difficile d'évaluer pour l'heure le potentiel de cette fonctionnalité, mais la PS Vita pourra servir de manette de jeu à la PS3, ce qui devrait permettre d'utiliser l'écran de la portable pour des informations complémentaires de ce qui se passe sur l'écran principal. On attend de voir...

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La console est dotée d'un nouvel operating system (OS) qui pourrait faire, à terme, son apparition dans certains smartphones. 

 

Une console communautaire



La PS Vita, avec son nouvel OS, entend proposer des fonctions communautaires poussées. "Near", notamment, permet d'identifier les joueurs présents dans les environs et de savoir quels sont leurs titres préférés. La console, via une mise à jour, permettra également de se connecter à Facebook et twitter, ce qui devrait rendre plus intéressante, à terme, sa version 3G. Des fonctionnalités de "chat" seront proposées sur les jeux via la fonction "Party", peut-on noter par ailleurs.

Des points faibles ?



Pour autant, la PS Vita n'est pas exempte de quelques défauts que l'on a identifiés à l'usage:

- Ses deux sticks analogiques, pour commencer, semblent un peu proches de la croix directionnelle et des touches, nuisant un peu à l'ergonomie de l'ensemble.

- Son port cartouche, pour introduire les jeux, est difficile à manipuler pour qui ne possède pas d'ongles longs et résistants. Pas franchement pratique.

- La console, enfin, ne possède pas de mémoire embarquée pour stocker ses données. Il faudra acheter - à prix fort - les cartes mémoire au format propriétaire proposées par Sony.

Malgré les défauts précités, la PS Vita semble tout de même taillée pour séduire le coeur des joueurs. Verdict le 22 février, sachant que 26 jeux seront proposés dès le lancement. Une centaine de titres seraient d'ores et déjà en développement...

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Yop tous,

Pas franchement envie de sortir, ça caille trop. Alors, je trouve de quoi occuper le temps avec mes deux top-modèles à moi, à la maison. Ils ont eu droit, bien malgré eux, à une petite séance photos...

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Jeux vidéo

 

Hello tous,

Le test de Resident Evil Revelations est désormais en ligne. Je vous en propose ci-dessous la substantifique moëlle. Pour la version complète, c'est à l'adresse http://www.dna.fr/loisirs/jeux-videos, comme toujours. Bonne lecture...

 

Gare au Mal de mer [ 5. 2.2012]

Sur le déclin depuis son quatrième opus sur consoles de salon, la franchise Resident Evil a doucement glissé du genre survival-horror vers une dimension action à la troisième personne qui n'a pas séduit tous les fidèles de la saga. Une tendance qui, hélas, reste le fil d'Ariane du premier vrai volet 3DS de la licence. Mais Resident Evil Revelations dispose de quelques atouts qui rendent l'aventure séduisante, malgré tout.

 

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La réalisation de ce Resident Evil Revelations démontre que la 3DS en a sous le capot. 

Après un épisode "bonus", Resident Evil Mercenaries, qui avait laissé les joueurs 3DS dubitatifs en raison de son manque flagrant de contenu, Capcom n'avait pas d'autre choix que de redresser la barre et proposer un véritable opus de sa saga horrifique sur la petite portable de Nintendo.

Autant le dire tout de suite, lors. Par bien des aspects, la mission est remplie: c'est bel et bien à une véritable aventure, inscrite dans l'intervalle de temps séparant RE 4 de RE 5, que Resident Evil Mercenaries veut inviter le joueur. Et l'on s'y laisse guider non sans déplaisir au fil d'un scénario certes sans grandes surprises, mais plutôt bien huilé.

Des qualités indéniables



Resident Evil Revelations prend une forme nouvelle pour la saga, puisque proposant une narration chorale qui renvoie directement -à l'image de ce que l'on avait commencé à voir apparaître dans RE5- aux codes des séries TV américaines, "24h chrono" en tête. Pour faire simple: l'unité de temps, de lieu et d'action qui était jusqu'ici la règle dans la saga est totalement abandonnée. A la place, la construction de l'intrigue s'appuie sur plusieurs duos (où l'on retrouve Jill Valentine, Chris Redfield, mais aussi d'autres lascars plus ou moins inconnus) faisant progresser la narration en des lieux et des moments variés.

L'avantage induit par cette structure tient à la diversité des environnements proposés: si l'essentiel de l'intrigue déroule sa progression sur un paquebot abandonné, il sera ainsi possible de découvrir une plage infestée de créatures, des cîmes enneigées ou même une cité infectée.

Pour le reste, l'on se retrouve en terrain connu. Une fois de plus, le virus fait des siennes, utilisé à des fins néfastes par des bioterroristes peu soucieux des risques de propagation du mal. Charge au joueur de contrer l'opération, selon un type de gameplay qu'il connaît parfaitement désormais. La gachette droite permet ici, en mode standard (voir ci-contre), de sortir son arme et le bouton carré de tirer. Il est également possible de se mouvoir en pressant simultanément sur la gachette gauche, ce qui pourra s'avérer précieux lorsqu'il faudra reculer rapidement, le bestiaire se révélant parmi les plus dangereux de la série. Le niveau de difficulté du titre, incontestablement, est assez élevé.

On notera, enfin, l'apparition d'un nouveau gadget: un scanner permettra d'évaluer le bestiaire rencontré et d'en tirer des bonus substantiels pour la suite de l'aventure. Amusant, quoique lassant sur la durée.

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Le scanner constitue la grande nouveauté de cet opus. 

 

Personne n'est parfait



Doté d'une réalisation flatteuse et de fonctionnalités multijoueurs opulentes, Resident Evil Revelations fait incontestablement honneur à la 3DS. Il n'en est pas pour autant exempt de défauts.

Sur la forme, on regrettera des temps de chargement trop longs et trop fréquents, ainsi que le peu de soutien apporté par les partenaires contrôlés par la machine, surtout eu égard à la difficulté du titre.

Sur le fond, on lui reprochera l'orientation générale de la saga, qui tend à préférer l'action pure à la création d'une ambiance, perdant par là-même ce qui fait le sel d'un vrai survival-horror. Pire encore, ce choix s'accompagne d'adaptations bien concrètes en termes de jouabilité: les armes, variées, peuvent être upgradées tout au long de l'aventure... transformant un peu la quête du joueur en une course à l'armement qui jure avec les intentions originelles de la saga.

Alors, maintenant, certains à n'en pas douter y trouveront leur compte. Mais ceux qui cherchent le grand frisson en seront pour leurs frais. Chacun son camp...

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Actualités

Hello tous,

Je suis tombé sur la photographie d'une oeuvre d'art monumentale qui m'a quelque peu interpellé. Evidemment, Facebook a une facheuse tendance à oublier de mentionner le créateur, et la localisation de ce boulot m'a demandé pas mal de recherches sur le web. Apparamment, il serait visible du côté de Beijing (Pékin), dans un espace d'exposition nommé 798 Art Zone. Une belle découverte en tout cas: l'art contemporain n'est pas nécessairement dénué d'humour...

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Édito

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