Rêves électriques

Rêves électriques

Par Noiraude Blog créé le 17/09/10 Mis à jour le 16/09/19 à 10h21

30 ans de passion pour les jeux vidéo, le Japon et le cinéma, ça laisse forcément des traces. Vous voulez en savoir plus?

Ajouter aux favoris
Signaler
Jeux vidéo

Alain Souchon ne croyait pas si bien dire : dans Lollipop Chainsaw, la grande affaire, c'est bel et bien de voir sous les jupes des filles. Ou plutôt, sous la mini-jupe de la ravissante Juliet Starling, pomp-pom girl de son état, fermement décidée à masquer ce que l'on aura pourtant tout loisir d'admirer en sa charmante compagnie - et en celle de zombies : une culotte rose bonbon qui semble avoir inspiré à Suda 51 et son équipe de développement de Grasshoper Manufacture un trip vidéoludique des plus déjantés. De mauvais goût ? Oui madame. Rigolo ? Encore oui, trois fois oui. Mais faute avouée est à moitié pardonnée.

Car à l'image d'un Quentin Tarantino ou d'un Roberto Rodriguez, Suda 51 assume. L'esprit badass, les idées décalées, la vulgarité. Se jouer des genres, vouer un culte au Z le plus débridé. Le fan service au public japonais. A l'instar de sa précédente production, le délirant Shadow of the damned, Suda 51 utilise le support du jeu vidéo pour invoquer tout ce qui fait la saveur de ces productions ciné US -les fameux films d'exploitation- qui envahissaient les salles obscures dans les années 50 à 70. Le kitsch, sans doute. Mais aussi la générosité.

En clair ? Un joyeux foutoir où tout est bon pour étonner, choquer, surprendre, amuser. Lollipop Chainsaw se déguste comme un bon vieux beat'em all, à ceci près que son personnage principal -la peu farouche Juliet, donc- est aussi charmeuse que redoutable une fois une tronçonneuse à la main. Et tout est à l'avenant : dans le collège de l'héroïne pris d'assaut par les hordes zombies, l'on va de surprise en surprise, et de fou rire en ahurissement. Nick, le petit ami, est décapité mais sauvé de la mort pour devenir un accessoire vociférant bien utile en certaines occasions du jeu. La famille fait irruption pour expliquer les talents de la demoiselle en matière de kung fu. Les zombies sont cradingues à souhait, et guidés par des boss dont le look n'a d'égal que leur aspect totalement déglingué. Un jeu de miroirs et de paradoxes incessants, où au trash et au gore répondent le rose bonbon et la naïveté -la niaiserie?- de l'univers dans lequel évolue le personnage principal du jeu. Et n'allez pas croire que cet univers ne soit que l'apanage de l'héroïne !

Evidemment, avec une telle recette, Lollipop Chainsaw prend le joueur aux tripes, pour ne plus le lâcher. Mais la réaction peut aussi être épidermique : certains auront du mal à supporter cet improbable mélange des genres, ce teen movie aussi macho que féministe, testostéroné mais où l'apparition d'une poupée Barbie n'aurait pas forcément détonné. D'autant que le jeu, derrière son indéniable créativité, reste malgré tout assez classique, et parfois un peu limité. Le beat'em all finit par être répétitif, le level-design est inégal, la sensation d'évoluer dans des couloirs renvoie à des productions qui avaient cours sur les anciennes générations de consoles. Daté, indubitablement, Lollipop Chainsaw l'est. Jusque dans sa partie purement technique, avec une 3D et des textures totalement dépassées.

Imparfait, donc. Agaçant, également. Il est sûr, encore, que l'on aurait aimé pouvoir parcourir ces quelques heures -bien trop courtes- en coopération avec un autre joueur. Mais Lollipop Chainsaw emporte malgré tout la mise en faisant preuve, sur le plan artistique, d'une honnêteté à toute épreuve. Loin des blockbusters formatés, on pourra y apprécier une véritable petite bouffée d'air frais...

Ajouter à mes favoris Commenter (8)

Signaler
Jeux vidéo

Yop tous,

Comme promis, je vous mets ci-dessous le lien vers le dossier qu'on a pondu, avec un collègue, sur la Wii U et sa présentation à Paris. En espérant que vous y trouverez votre compte.

L'adresse : http://www.dna.fr/societe/2012/06/23/la-wii-u-deja-en-approche

Je vous rappelle aussi que vous pouvez toujours faire un tour sur mon post d'avis à chaud concernant ce showroom, ça se passe à l'adresse

http://www.gameblog.fr/blogs/noiraude/p_67456_la-wii-u-une-bonne-surprise-a-l-horizon-showroom-paris

Et ci-dessous, les vidéos que nous avons pondues sur le sujet :

Ajouter à mes favoris Commenter (4)

Signaler
Actualités

Bonjour à tous,

La tempête médiatique s'est vite calmée. Une fois Megaupload fermé et ses fondateurs mis derrière les barreaux, les journaux se sont désintéressés de l'affaire aussi vite qu'ils l'avaient placée à la Une. Pourtant, les choses n'ont jamais cessé d'évoluer. Vous le savez peut-être, cela fait déjà un bon moment que Kim Dotcom -Kim Schmitz de son vrai nom- s'en est retourné vivre dans sa résidence de Nouvelle Zelande -depuis le 22 février, en fait. D'abord sous caution, en liberté surveillée, Kim Dotcom vit depuis peu en totale liberté, un juge néo-zélandais ayant décidé d'annuler les conditions de sa liberté sous caution. En clair : le fondateur de Megaupload n'est désormais plus assigné à résidence, n'est plus surveillé par un bracelet électronique et, surtout, dispose désormais d'un accès libre à internet, après avoir été contraint à un accès maximal d'une heure par semaine ces derniers mois.

Evidemment, il n'en fallait pas plus pour que le gaillard engage les représailles.

Sur un terrain communicationnel s'entend, hein. Voici maintenant quelques semaines, Kim Dotcom a ouvert un compte twitter sur lequel  il parle aussi bien de lui, de sa famille, de ses amis, que du FBI et de la procédure en cours. Et c'est plus qu'intéressant. Car si l'affaire a longtemps été mise en attente, la demande d'extradition des Etats-Unis devant être examinée par la Nouvelle-Zélande le 6 août (ce qui a été fait le 10 juillet, finalement), le vent a doucement commencé à tourner : le juge David Harvey, en charge du dossier pour l'heure, semble en effet assez peu apprécier le goût du secret dont font preuve les Américains dans cette affaire. Il a donc demandé à ce que TOUTES les pièces du dossier monté par les USA contre Megaupload lui soient transmises, ceci afin de permettre à la partie défendante d'organiser sa défense -au nom du droit d'extradition qui stipule que l'extradé doit pouvoir se défendre dans les meilleures conditions possibles. Je vous mets le document rédigé par Harvey ci-dessous :

Important, parce que les Etats-Unis ont en tête, visiblement, de gonfler les chefs d'accusation retenus contre Dotcom. Voici peu, l'on apprenait ainsi que des fichiers pédopornographiques avaient été hébergés sur certains comptes MU, et que les autorités US envisageaient de poursuivre Dotcom également pour cela. Sans doute un artifice devant permettre de simplifier l'extradition du gaillard : les violations de copyright, expliquait un internaute du site numerama.com (http://www.numerama.com/magazine/22718-megaupload-et-le-fbi-sort-la-carte-de-la-pedopornographie.html) visiblement au point sur les questions de légalité, peuvent faire encourir jusqu'à quatre ans de prison aux USA... Or, l'extradition néo-zélandaise n'est accordée que pour des faits condamnables à plus de cinq de prison.

Du côté de Megaupload, la défense s'organise également. Elle a notamment demandé que toutes les charges retenues contre la société soient abandonnées. Ceci pour une raison très clairement explicitée : selon l'avocat Ira Rothken, Megaupload n'avait aucun bureau sur le sol américain, et ne peut donc être poursuivi par les lois fédérales américaines (chapitre 4 du document ci-après). Il y a plus (notamment la question de l'accès aux ressources gelées de Dotcom), mais c'est à lire dans un jargon d'anglais légal qui me donne du fil à retordre. Je vous mets néanmoins le lien, disponible depuis un peu plus d'une heure, sur le compte twitter de Dotcom : http://www.techfirm.com/storage/usmega/Megareply.pdf

Pendant ce temps, Kim Schmitz a visiblement commencé à lancé la bataille sur le terrain de l'image. Depuis quelques semaines, les figures les plus célèbres du monde informatique viennent soutenir Dotcom, jusque chez lui. Le dernier en date a un goût particualier, vu ce que je vais écrire plus loin : il s'agit de

Steve Wozniak, oui. Le co-fondateur d'Apple.

Vous allez me demander pourquoi c'est si ironique. Tout simplement parce que, dans le même temps, Dotcom vient de relancer le fameux  projet Megabox, son site gratuit de stockage de fichiers musicaux. Pour faire simple, je résumerai l'histoire en rappelant que Dotcom voulait, par ce biais, permettre aux artistes de se libérer des contraintes d'une maison de disques. Leur rémunération devait se construire sur la base d'une régie publicitaire gérée par la société de Dotcom et imposant à l'utilisateur que 15% des pubs visualisées par ses soins proviendraient de cette source (http://www.zdnet.fr/actualites/megabox-le-concurrent-d-itunes-bientot-lance-39773247.htm).

Or, c'est précisément ce Megabox qui a inspiré la fameuse théorie du complot qu'on a pu voir fleurir sur le web à l'époque de la fermeture de Megaupload : selon cette thèse, encore relayée via les tweets de Dotcom-, ce serait les maisons de disques, mais aussi le concurrent Itunes, qui seraient à l'origine des attaques contre la société Megaupload. Non à cause des activités de stockage de données, mais parce que le modèle économique de Megabox leur faisait peur.

Dotcom, dans un tweet tout chaud, en rit beaucoup :

«Les gros labels de la musique prenaient Megabox pour mort. Artistes, réjouissez-vous. Ça s'en vient et ça va briser vos chaînes»

Megabox n'est pas opérationnel pour l'heure. Mais il y a fort à parier qu'au-delà de la provocation délibérée que constitue le lancement de ce service par Schmitz, le concept connaisse dès sa sortie un succès plus que considérable -s'il est bien réel s'entend. Manière de dire que les joutes légales avec les Majors et l'Etat américain vont être plus acharnées encore que ces derniers mois...

En revanche, je n'ai pas forcément de bonnes nouvelles à l'attention de ceux qui avaient des documents pero stockés sur Megaupload : si la MPAA a bien accordé aux utilisateurs le droit de récupérer leur bien, on ne sait ni quand, ni de quelle manière cela sera rendu possible. Et il n'est pas exclu que l'opération soit payante, personne ne semblant prêt à prendre en charge financièrement le coût de la recherche des fichiers sur les serveurs de MU...

Le compte twitter de Kim Dotcom, c'est par ici : https://twitter.com/#!/KimDotcom

 

[MAJ] 01/07 : Nouveau revers pour la justice américaine et la police néo-zélandaise : la saisie des biens de Kim Dotcom  en Nouvelle-Zélande a été jugées illégale. Le FBI doit restituer toutes les données informatiques saisies au domicile du fondateur de Megaupload.

[MAJ] 11/07 On a appris, aujourd'hui, que la procédure d'extradition est pour l'heure gelée et reportée au 25 mars 2013. Au mieux. La justice néo-zélandaise a en effet tranché en faveur de Kim Schmitz, et relève que la procédure menée jusqu'ici à l'encontre du fondateur de Megaupload a été entachée d'irrégularités. L'objectif serait donc de permettre à Schmitz de préparer au mieux sa défense, sachant que lui ont été restitués les ordinateurs et biens saisis lors des perquisitions à son domicile, jugées illégales. Ce dernier soupçonne de son côté une manoeuvre dilatoire des Etats-Unis pour retarder le retour de ses activités au maximum. Et couler économiquement sa société. Kim Dotcom s'en est plaint dans un tweet.

Ajouter à mes favoris Commenter (4)

Signaler
Jeux vidéo

Hello tous,

En petite avant-première, la vidéo de l'interview de la directrice marketing de Nintendo France, à propos de la Wii U. La vidéo fera partie d'un dossier à paraître normalement samedi sur www.dna.fr. La bise à tous ^^

 


Interview Anne-Marie Baufine-Ducrocq, directrice... par dna_web

Ajouter à mes favoris Commenter (0)

Signaler
Jeux vidéo

Bonsoir à tous,

Après une petite virée au showroom Wii U de Nintendo, place au test du jour. Celui-ci a comme d'habitude été publié en intégralité sur le site http://www.dna.fr/loisirs/jeux-videos. Je vous invite à y faire un tour pour profiter de la critique exhaustive. Vous trouverez ci-dessous la chronique principale, néanmoins, amendée du verdict et des à-côtés que nous rédigeons pour enrichir le sujet. Concernant le jeu en lui-même, il est aussi mauvais que ce qu'on a pu dire à ce sujet sur les sites spécialisés. Etonnant dans le contexte actuel...

Bonne lecture !

 

Carton rouge pour les hommes en noir [15. 6.2012]

Alors que le cinéma propose ces jours-ci un troisième opus plutôt plaisant aux fans de la franchise, Men in Black se voit décliné sur PS3, X360 et Wii en une adaptation console de circonstance par l'équipe de développement de Funlabs. A l'arrivée ? Un rail shooter plus que décevant et l'un des titres les plus faibles que l'on ait vu sur les consoles de cette génération. Cruelle désillusion.

 

Cliquez pour agrandir l'image

Les Men in Black s'offrent une aventure inédite sur consoles. Pas sûr que ce soit une très bonne idée... 

Le matériau de départ semblait pourtant se prêter à merveille à un jeu vidéo. Avec Men in Black Alien Crisis, le studio roumain de Funlabs avait l'occasion de décliner adroitement une franchise phare de la science-fiction, un petit bijou d'humour et d'ironie dans lequel les Aliens disputent les bons mots aux humains qui les accueillent dans une ambiance de complot mondial à la X-Files. Mais les voies du marketing sont visiblement impénétrables : en lieu et place du jeu action-aventure espéré, c'est un "actioner" médiocre qui est proposé aux fidèles de la saga cinématographique. On pouvait rêver mieux, comme hommage.

Des partis-pris étonnants



Men in Black Alien Crisis opère deux choix pour le moins surprenants dans sa construction. Le premier, peut-être dû au coût des droits d'adaptation, tient à évacuer les personnages incarnés par Will Smith et Tommy Lee Jones / Josh Brolin à l'écran. Forcément, l'adaptation perd en intérêt, d'autant qu'elle s'écarte résolument du scénario du film actuellement sur les écrans pour s'intéresser à l'aventure d'un illustre inconnu, Peter Delacoeur, archéologue converti aux joies de la cambriole qui va se retrouver confronté à de nuisibles extraterrestres et intégrer à cette occasion les rangs du MIB, au fil d'une trame aussi nébuleuse que peu passionnante.

L'autre option prise par les développeurs tient à réaliser un jeu d'action sur rails. Un concept dépassé, et qui plus est très mal exploité dans ce jeu bancal tant en termes de réalisation que de gameplay. Le coeur du titre, ainsi, consiste à tirer sur les Aliens ennemis en s'abritant derrière divers éléments du décor, avant de progresser vers un autre point de contact avec les adversaires. Mais ce n'est jamais le joueur qui maîtrise les déplacements : il se contente de tirer à vue sur les ennemis, de protéger les quelques quidams innocents qui viennent assister à la scène et de se protéger comme il peut des attaques lorsque celles-ci surviennent. Terriblement limité.

Cliquez pour agrandir l'image

La réalisation est poussive, datée. On a peine à croire que le jeu tourne sur PS3. 

Quelques phases d'aventure et d'infiltration viennent tout de même diversifier l'expérience de jeu. Mais les premières souffrent d'une lenteur coupable, tandis que les secondes se cantonnent, la plupart du temps, à détruire les éléments du décor qui pourraient donner l'alarme. Même déception pour les pahses de shoot'em up en véhicule, qui laissent un goût amer dans la bouche, peut-on ajouter.

Déception sur toute la ligne



Au final ? Si l'on ajoute à ce constat de carence une réalisation datée, une durée de vie plus que limitée et la présence d'un multijoueurs qui aurait presque mieux fait de ne pas figurer sur le disque, le constat est sans appel : fans de la franchise comme adeptes de jeux vidéo passeront leur chemin sans jeter un regard en arrière. Les MIB n'auront même pas besoin d'activer leur Neuraliseur pour que l'on oublie cette triste expérience...

 

Ajouter à mes favoris Commenter (8)

Signaler
Jeux vidéo

Hello tous,

Je dois bien l'avouer : depuis l'E3, j'avais un mauvais pressentiment. Celui que la Wii U allait prendre le même chemin que la Wii. Attention, pas économiquement parlant : je serais bien en peine de dire si la nouvelle console de Nintendo est appelée à suivre le chemin de sa grande soeur en la matière (je le rappelle : 6 millions de consoles écoulées... rien qu'en France), et ce serait, de fait, plutôt une bonne chose pour Nintendo. Mais le hardware dévoilé lors du salon, malgré son atout mablette -il faut dire Wii U Game Pad- semblait souffrir d'une double faiblesse : une puissance brute limitée, et une offre de jeux assez restreinte, pas forcément de nature à séduire le public des gamers autant que les casual gamers, en tout cas.

C'est donc un rien circonspect que je me suis rendu ce jeudi au showcase de présentation de la console, à Paris. Un bel hôtel particulier du VIIIème arrondissement dont un étage entier (400 mètres carrés) avait été réquisitionné pour présenter la bête sous toutes les coutures. Il aura fallu montrer patte blanche à l'entrée, bien sûr, mais avec une jolie surprise à la clé : la plupart des jeux présentés lors de l'E3 étaient là, jouables. Nintendoland, New Super Mario Bros U, mais aussi Rayman Legends, Pikmin 3, Zombi U, Batman Arkham City, Ninja Gaiden 3 Wii Fit U, Sing et le fameux Project P-100 !

Je précise que je ne parlerai pas du Miiverse, cependant : la fonctionnalité n'est toujours pas implantée, pour l'heure, dans les consoles debug. On attendra donc un peu avant d'en savoir plus sur les nouvelles fonctionnalités sociales de la console, sachant néanmoins qu'il m'a été confirmé que la gestion des contacts sera bel et bien simplifiée. Un système de filtrage pour protéger les plus jeunes restera néanmoins présent. Mais pas d'info supplémentaire pour l'instant.

Le hardware

Evidemment, le showcase a été l'occasion de grapiller quelques infos sur la console et ses spécificités. Si les responsables de Nintendo n'ont pas souhaité évoquer l'architecture de la console, une présentation papier a permis de confirmer deux ou trois choses : le processeur, notamment, sera un multi-coeur IBM PowerR, la carte graphique un modèle Radéon non précisé, capable d'afficher jusqu'au 1080p des modèles de TV full-HD. Par ailleurs, la console, qui ressemble fort à une Wii (en plus long), lira les disques optiques Wii et Wii U. Oui, la rétrocompatibilité sera au rendez-vous, et la plupart des accessoires de la Wii pourront être réutilisés sur le support, à commencer par les wiimotes et la Wii Balance Board.

Concernant le rendu à l'écran, il est très variable. Je dois ici préciser que les jeux présentés sont des versions de développement, tout comme les consoles. A ce titre, une partie des jeux avaient été downscalés en raison de soucis de fonctionnement. Néanmoins, après avoir passé un peu plus de trois heures à tester les différents jeux, je peux dire sans trop m'avancer que le rendu n'a rien à envier à une PS3. De plus, la fluidité des jeux de plate-forme (Rayman Legends et Mario) est particulièrement agréable. Seule véritable ombre au tableau, Batman Arkham City m'a semblé afficher des textures de qualité inférieure à celles proposées sur X360 et PS3. Mais en contrepartie, Pikmin III est particulièrement chatoyant. L'un dans l'autre, on dira donc que Nintendo a au moins rattrapé son retard sur la génération actuelle de consoles.

Le Wii U Gamepad

Evidemment, impossible de ne pas consacrer à la nouvelle manette de Nintendo un chapitre à part entière. C'est elle qui m'inquiétait le plus, et je dois dire que, à l'arrivée, je suis agréablement surpris. Légère, très agréable à prendre en main, elle propose une croix directionnelle qui inspire confiance, deux sticks analogiques du même acabit et, surtout, un écran tactile de tout premier ordre. Le reste est déjà connu : le Gamepad propose une excellente détection des mouvements via un accéléromètre, un gyroscope et un capteur géomagnétique, aini qu'une caméra frontale, un microphone, des hauts-parleurs stéréo, une fonction vibration, une barre de détection, un stylet intégré et un support NFC.

La Wii U, c'est confirmé, pourra reconnaître deux Gamepad, mais pas au lancement de la console, a-t-il été précisé : il s'agit pour les éditeurs d'apprendre tout d'abord à gérer deux écrans simultanément, avant de passer à trois. Logique. La console reconnaîtra également jusqu'à 4 wiimotes, le nunchuk et les manettes classiques.

Ce qui m'intéresse le plus, d'ailleurs, c'est cette fameuse dimension de jeu dite "gameplay asymétrique". Le concept me semblait fumeux, il est en fait assez lumineux. Les jeux qui exploitent réellement cette fonctionnalité (Zombi U en tête) invitent le joueur à gérer, désormais, des informations distinctes proposées sur deux écrans séparés. Celui de la télévision propose en général le jeu lui-même, tandis que celui du Gamepad permet d'afficher la partie d'un autre point de vue, soit via un menu de jeu, soit via un affichagfe du jeu lui-même. A ce titre, Zombi U est plus qu'éloquent en mode multi : le joueur principal prend le contrôle d'un rescapé avec un pad classique (très agréable lui aussi, d'ailleurs) tandis que le deuxième joueur gère la position des zombies sur la mablette, qui affiche un plan du niveau. Il suffit de glisser avec le doigt le type de zombie que l'on souhaite voir apparaître à un endroit précis pour que celui-ci apparaisse sur l'écran principal et s'en prenne à l'adversaire humain. Imaginez le potentiel de fourberie du truc lorsque vous faites apparaître un zombie de telle manière qu'il attaque le rescapé dans son dos...

Il est également intéressant de signaler que l'utilisation du Gamepad ne limite en rien l'emploi d'autres accessoires. Wii Fit U, notamment, propose un mode saut de trampoline qui fait appel à la Wii Balance Board et au Gamepad. Vous devez sauter le plus haut possible en prenant vos appuis sur la Balance Board, tout en gérant votre position et votre équilibre en regardant le Gamepad posé au sol. C'est beaucoup plus précis que si vous vous fiez à ce que vous voyez sur l'écran de la télévision.

Les jeux

Maintenant, il semble incontestable que ce ne sont pas ces fonctionnalités qui feront le succès de la console, mais plutôt la manière dont elles seront exploitées dans les jeux. Or les éditeurs tiers, d'après Nintendo, semblent intéressés par le concept. Et force est de reconnaître que leurs jeux n'ont pour une fois pas à rougir face à ceux de la firme au plombier. Le line-up dévoilé présentait par ailleurs une autre spécificité : il propose aussi bien des titres gamers que des expériences plus familiales, grand public, aptes à animer les soirées entre amis. On est en droit d'espérer que Nintendo a retenu la leçon, sur ce plan, de ses erreurs passées : la directrice marketing de Nintendo France me parlait justement d'une volonté d'"approfondir" l'expérience de jeu", sur cette génération, après avoir "élargi le public potentiel des jeux vidéo avec la Wii". On attendra de voir ce que cela donne concrètement, néanmoins : si les jeux présentés à Paris sont sympathiques, ils ne semblent pas taillés pour proposer, justement, des expériences longues et profondes. Mais mon petit doigt me murmure que des productions plus spécifiques pourraient être révélées le moment venu (bientôt) par Nintendo.

Les titres dévoilés, maintenant. Je vous fais un petit topo sur ceux qui ont le plus attiré mon attention...

Nintendo Land : le party game du lancement de la Wii U semble assez prometteur. Douze jeux y seront proposés, même si seuls cinq étaient jouables au showroom. Les sympass : Zelda battle Quest où l'on se balade en tapant dans les ennemis à coups de flèches et d'épées, et Takamaru's Ninja Castle, où on lance des shurikens via un mouvement impulsé sur l'écran tactile du gamepad, en visant les ennemis à l'écran avec le Gamepad ! Le moins convaincant : Donkey Kong's Crash Course, qui invite le joueur à dévaler un niveau avec un chariot mû par le déplacement du Gamepad. Les top, enfin : Luigi's Ghost Mansion, jouable à cinq, dans lequel un joueur au gamepad incarne le fantôme (invisible sur l'écran principal) qui attaque les humains dans un petit labyrinthe, tandis que les quatre autres, à la wiimote, utilisent des lampes-torches pour chasser la créature qu'ils ne peuvent voir sauf lorsque celle-ci décide d'accélérer (touche B du Gamepad) ; et Animal Crossing Sweet Day qui est aussi un jeu de chasse jouable à cinq. Le joueur au Gamepad incarne deux gardiens d'un verger rempli de bonbons tandis que les quatre autres, à la wiimote, essayent de leur échapper en mangeant les bonbons. Mais plus ils mangent de bonbons, moins ils vont vite... Deux variantes de Bomberman qui vont faire des ravages dans les chaumières.

Pikmin 3 : Pas forcément le plus innovant concernant les fonctionnalités du Gamepad, mais toujours aussi brillant au niveau du concept. Et diablement beau en HD, je vous le dis...

Super Mario Bros U : On revient aux fondamentaux et à la 2D avec cet opus visuellement très réussi, et qui propose quelques innovations épatantes avec le Gamepad : un joueur pourra notamment créer des plates-formes dans les niveaux via l'accessoire, avant que les autres joueurs n'y parviennent et les utilisent pour accéder à des bonus normalement hors d'atteinte ; surtout, une partie de ce Mario pourra être transférée à tout moment sur le Gamepad pour libérer l'écran de la télévision. Sympa.

Sing : Pas forcément mon genre, ce jeu de karaoké a connu un succès assez invraisemblable, auprès des filles surtout, lors du showroom. Vrai qu'il semblait bien pêchu et que l'affichage des paroles des chansons sur le Gamepad est bien trouvé.

Rayman Legends : Le nouvel opus de la licence d'Ubisoft présente peu ou prou les mêmes fonctionnalités au Gamepad que Mario, mais surtout s'impose comme une petite merveille visuelle. Il faut le voir pour le croire quand tout ce petit monde se met à bouger à l'écran...

Project P-100 : Des mini super-héros qui se baladent dans des environnements mignons à souhait et font tout péter, voilà un concept qui ne risque pas de passer inaperçu. Déjà, parce que vous contrôlez non pas un, mais une foule de personnages simultanément, et ensuite parce que derrière cet univers kawai se cache un redoutable beat'em all où sont exploitées -de manière peut-être un peu artificielle, mais agréablement- les fonctionnalités du Gamepad : vous devrez exécuter des tracés spécifiques pour activer une fusion des héros qui créera une arme particulièrement redoutable à l'écran. Pas évident à gérer, mais indéniablement prenant.

Zombi U : J'ai déjà parlé du mode multi -ou du moins de l'un des modes, dédié pour le coup à un très insolite capture the flag- plus haut, mais le jeu d'Ubisoft semble pétri de qualités dans le solo également. S'il se présente comme un FPS, Zombi U brille par ses options accessibles via le gamepad (activation de la vision infrarouge notamment, et gestion très agréable de l'inventaire). Quelques ralentissements à signaler ici ou là, mais on m'a parlé de soucis de la version de développement. Pour le reste, c'est plutôt très joli, même si les textures sont assez simples. Et le jeu est franchement flippant, s'apparentant à un tour de grand huit. Une inconnue : la durée de vie du produit fini. Pas sûr que l'on soit dans un véritable survival horror avec une vraie dimension aventure, le titre ressemble davantage à un concept de scoring derrière un vernis de jeu à ambiance. Mais je peux me tromper...

 

Ci-dessous, une petite compilation de vidéos prises lors du Showroom. Quelques bonnes surprises à y découvrir, dont une démo "panoramique" des possibilités du Gamepad...


Ajouter à mes favoris Commenter (14)

Signaler
Photo

Hello tous,

Si vous suivez un peu le blog, vous savez déjà que je me suis pris d'affection pour un petit compact expert, le Fuji X100, un boitier équipé d'un equivalent 35 mm et qui en bien des domaines parvient à tenir la dragée haute aux meilleurs modèles pro de la génération précédente (les nouveaux sont un cran au-dessus).

Aujourd'hui, je m'intéresse de plus près à une fonctionnalité loin d'être inintéressante de ce boitier : le mode panormaique. Vu la qualité du capteur et de l'objectif, on est en effet en droit de supposer que la qualité de ce mode sera optimale. Et de fait, le X100 s'en tire avec les honneurs, quand bien même un reflex pro et une bonne suite logicielle feront mieux, surtout sur des scènes impliquant de l'humain.

Je vous mets ci-dessous quelques clichés effectués lors de mon dernier voyage (Montreal et New York), à titre d'exemple. Si vous voulez que je vous envoie les fichiers originaux (4MO en moyenne, trop lourd pour GB), envoyez-moi un MP, ils sont à dispo.

 

A titre de comparaison, j'avais effectué un panormaique logiciel avec un compact classique voici deux ans au Sri Lanka. Après pas mal de retouches, le résultat n'est pas mal non plus. Mais cela a pris du temps...

Ajouter à mes favoris Commenter (3)


Signaler
Actualités

Hello tous,

Google a visiblement voulu couper l'herbe sous les pieds à Apple, qui présentera sans doute ce soir, à sa keynote, son propre logiciel de cartographie : d'ici peu, les mobiles tournant sous Android et IOS pourront avoir accès une version 3D de Google Earth. Et pas n'importe laquelle, puisque des photos prises à 45° des principales métropoles de la planète offrent un rendu saisissant à cette nouvelle option, à mon sens plus abouti que ce qui est disponible sur PC depuis maintenant six ans. Je vous laisse profiter de la vidéo ci-dessous, elle est bluffante, à tel point qu'on se prend à rêver d'un jeu type GTA utilisant cette modélisation pour nous faire voyager dans le monde entier...

Ajouter à mes favoris Commenter (1)

Signaler
Jeux vidéo

Hello tous,

Aujourd'hui, publication du test de Resistance : Burning Skies, premier FPS Vita pas totalement à la hauteur des espoirs placés en lui mais finalement pas complètement raté non plus. Les fanatiques de la franchise y retrouveront leurs petits. Comme d'habitude, retrouvez l'intégralité du test, avec le verdict et les à-côtés, sur http://www.dna.fr/loisirs/jeux-videos. N'hésitez pas à y faire un tour, on y trouve aussi, en ce moment, le test complet de Dopamine sur Max Payne 3.

 

La Vita fait de la résistance [ 9. 6.2012]

Après un troisième opus qui avait su redorer le blason de la saga sur PS3, Resistance s'offre une incursion sur la nouvelle portable de Sony avec la lourde tâche de contenter des joueurs pour l'heure quelque peu en manque de titres de qualité sur le support. Mission à moitié remplie seulement : pas dénué d'atout, Resistance Burning Skies peine à trouver le souffle épique qui conviendrait pourtant à son rang.

 

Cliquez pour agrandir l'image

Resistance : Burning Skies inaugure le genre du FPS sur PS Vita. 

Depuis la sortie de la PS Vita, agrémentée d'un line-up de titres conséquent, difficile de trouver de quoi se mettre sous la dent sur le support. Au rythme d'un jeu par mois, la ludothèque de la nouvelle portable de Sony peine en effet pour l'heure à s'étoffer de manière satisfaisante. Paradoxe à la clé : s'il est logique pour une console toute récente de monter en puissance progressivement, l'attente des joueurs, elle, est plus que jamais à son paroxysme. Et chaque sortie est scrutée minutieusement, les jeux ayant le devoir de se montrer particulièrement convaincants.

Un jeu pompier



C'est précisément face à ce challenge que se trouve aujourd'hui Resistance : Burning Skies. Tirée de la franchise d'Insomniac Games, dont le troisième opus avait su laisser un excellent souvenir sur PS3, et confiée au studio Nihilistic, cette préquelle portable inaugure de surcroît le genre du first person shooting sur le support. Une indéniable démonstration technique à la clé : outre une réalisation honorable -les environnements sont souvent beaux (au contraire des cut-scenes absolument hideuses), et la fluidité jamais prise en défaut-, les possibilités de la console sont adroitement valorisées. La présence des deux sticks sur la console est parfaitement exploitée, tout comme les deux gachettes de tir/visée ou le pavé tactile arrière qui permet de courir d'une simple pression. Tout semble huilé, logique. Au point que l'on ressent les mêmes sensations, sur le plan du gameplay, que dans un jeu du genre sur consoles de salon. Une première.

Pour autant, Burning Skies ne réalise pas un sans faute, loin de là, concernant sa réalisation et sa narration. Le joueur, certes, y incarne un personnage résolument humain, Tom Riley, pompier de son état, époux et papa. Lorsque débute l'invasion Chimère (nous sommes en 1951), le héros est en train de sauver des vies au beau milieu d'un incendie. Le trait est appuyé, la valeur du personnage clairement indiquée. Et de fait, les 20 premières minutes de jeu sont source d'espoir, tant c'est le comportement de Nathan qui sert de moteur à l'évolution de l'intrigue. Sauver des vies, sauver sa famille.

Incohérences et autres regrets



La suite est moins convaincante. Burning Skies oublie rapidement de raconter une histoire pour se muer en jeu de tir décérébré, accumulant les approximations narratives. Comment ne pas sourire lorsque Nathan se transforme en véritable "Terminator" de la race Chimère, d'un simple claquement de doigts ? Comment ne pas s'interroger lorsque l'on se met à parler subitement d'invasion Chimère comme d'une évidence, alors que le nom de la race n'a jamais été prononcé auparavant? Le signe d'une réalisation peut-être un peu baclée, à l'image d'ailleurs d'un level design peu inspiré (l'effet "tunnel" est prononcé) ou de "cocasses" raccourcis de gameplay. Un éloquent exemple : dans les phases d'action, on surprend régulièrement un scriptage à l'excès du comportement des ennemis, qui se relaient sur des positions fixes telles qu'il suffit de prendre la pose pour les aligner les uns après les autres. De quoi rester perplexe.

Cliquez pour agrandir l'image

Visuellement parlant, la réalisation tient la route, mais n'est pas exceptionnelle. 

Burning Skies développe ses cinq à six heures de jeu en solo sur cette partition visiblement un peu bâclée. Etonnamment, il en résulte un titre malgré tout potentiellement accrocheur, ceci grâce à sa maniabilité bien huilée et son système d'armement bien pensé. Outre la variété des armes proposées -de la mitrailleuse au snipe, en passant par des concepts plus exotiques ainsi que la série nous y a habitués- il y a de quoi faire, et surtout de quoi personnaliser l'expérience : chaque arme peut être optimisée au gré de cubes bleus d'énergie que le joueur aura dénichés au fil des niveaux.

Et le multi ?



La série Resistance, enfin, a construit sa notoriété sur ses fonctionnalités online souvent assez poussées. Burning Skies n'échappe donc pas à un mode multijoueurs en ligne qui saura prolonger l'expérience solo. Jouable à huit, le titre propose trois modes différents ("match à mort", "match à mort en équipe" ou "survie", dans lequel les joueurs affrontent ensemble des hordes de chimères, les morts rejoignant les rangs des ennemis), peut-être un peu trop mous pour convaincre sur la durée. Mais comme les serveurs semblent pleins à l'heure actuelle, il serait dommage de s'en priver..

Ajouter à mes favoris Commenter (2)

Édito

Ceci n'est pas un blog.

Ceci n'est pas une pipe.

Ceci est une fenêtre sur un pré où je pais en paix.

Les vidéos de Noirdenoir sur Dailymotion  

Suivez-moi sur Twitter @Noirdenoir67

Ou sur la communauté Facebook Rêves électriques (toute jeune !)
https://www.facebook.com/noiraude67/

Le site pour les amis de l'illustre Seb le Caribou: http://seblecaribou.wordpress.com/about/

 Et si vous avez envie d'une petite partie de Mario Kart 8 avec moi : Noiraude67
 

Archives

Favoris