Rêves électriques

Rêves électriques

Par Noiraude Blog créé le 17/09/10 Mis à jour le 16/09/19 à 10h21

30 ans de passion pour les jeux vidéo, le Japon et le cinéma, ça laisse forcément des traces. Vous voulez en savoir plus?

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Cinéma

Yop tous,

Non, non, je ne suis pas du tout impatient à l'idée de tâter du monstre...

Le trailer final :

 

La scène d'intro du film :

 

Les messages pirates :

 

L'interview de l'excellent Benedict Cumberbatch, qui tient à bout de bras la cultissime série TV anglaise Sherlock et interprète le bad guy du long métrage :

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Humour

Yop tous,

Vu sur topito, et adoré : les mille et une manières de refaire la déco de l'open space de votre vollègue adoré. Où l'on découvre, au fil des clichés, que certains déploient des trésors d'imagination pour nous épater...

 

 

 

 Et pour la bonne bouche....

 

Le post original : http://www.topito.com/top-bureau-pourri-collegue

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Cinéma

Hello tous,

Né en 1976, je fais partie de cette génération qui a connu le premier âge d'or des séries TV, avant le temps de la renaissance lancé dans les années 1990 par les X-Files. Si aujourd'hui, tout le monde parle des 24h chrono (qui va avoir droit à une nouvelle saison de 12 épisodes, en passant), Breaking Bad, Mad men et autres Game of Throne, il fut une autre époque, bien plus reculée, durant laquelle le petit écran offrit, de manière assez remarquable, une alternative aux salles obscures. C'est en ces années-là que j'ai grandi, durant lesquelles je fus biberonné, comme toute ma génération, par l'Incroyable Hulk, Les têtes brûlées, L'homme qui valait trois milliards, Wonderwoman, Supercopter...

De cette époque, je conserve précieusement, gravés dans un coin de ma mémoire, les visages des stars de mon enfance. Ce sont eux que je vous propose de découvrir aujourd'hui. Il est  temps de rendre hommage à ceux qui ont prêté leurs traits à ces figures héroïques dont on ne pouvait guère concevoir à l'époque - sauf exception - qu'ils soient autre chose qu'un modèle à suivre pour les enfants et les adolescents. Ca c'était des héros, maman !

 

Lee Majors

En pensant à la TV des années 70-80, impossible d'échapper à la figure, archi-dominante à l'époque, de Lee Majors : de son vrai nom Harvey Lee Yeari, né en 1939 dans le Michigan, l'acteur a très largement régné sur les petits écrans via deux séries majeures : L'homme qui valait trois milliards (The six millions dollars man) de 1973 à 1978, puis L'homme qui tombe à pic (The Fall Guy), de 1981 à 1986. Le colonel Steve Austin, dans la première, se voyait offrir un corps bionique suite à un crash d'avion militaire expérimental, et mettait sa force et sa vitesse surhumaine au service de la nation américaine. Colt Seavers, lui, était un cascadeur de tout premier plan qui menait pas mal d'enquêtes sur son temps libre pour retrouver des fugitifs, avec l'aide de ses deux acolytes, le naïf Howard (Douglas Barr) et la superbe Jody (Heather Thomas). Ambiance country et Amérique profonde à la clé, oh yeah !

Majors fut un pur produit de la télévision. Quelque 25 longs métrages figurent sur sa filmographie, mais aucun d'entre eux n'est marquant, et ne lui permit en tout cas de percer sur le grand écran.  Le septuagénaire -  il a 74 ans - reste en tout cas une véritable légende pour tous les trentenaires d'aujourd'hui. Et ses deux séries principales restent tout-à-fait regardables à l'heure actuelle, ce qui est remarquable.

 

Robert Conrad

Si un acteur peut disputer la suprématie du petit écran à Lee Majors, c'est bien lui : né en 1935 dans l'Illinois, Konrad Robert Falkovski a lui aussi brillé  au fil des séries TV, sa carrière sur grand écran n'ayant jamais réellement décollé. Une dizaine de films, aucun succès notable... Sans doute Robert Conrad a-t-il souffert d'une image trop marquée par les rôles qu'il a tenus dans les  années 1960 et 1970. Car Conrad fut James West dans les Mystères de l'Ouest (Wild Wild West) de 1965 à 1969, mais aussi  Mitch Cantrell dans Mannix (1969) et, surtout, le major Greg "Pappy" Boyington dans Les têtes brûlées (Baa Baa Black Sheep, 1976-1978). Le meneur d'hommes perdu sur une île du Pacifique attaquée sans cesse par les "Zeros" en pleine Deuxième Guerre mondiale est une véritable légende du petit écran, et la série constitue l'une des premières évocations du front extrême-oriental du conflit mondial. Intelligente et foutrement bien réalisée, la série est un pur moment de bonheur.

 

Lynda Carter

Un peu de grâce dans ce monde de mecs. Lynda Carter, née en 1951 en Arizona, fut la femme d'un seul grand rôle, ses autres apparitions à l'écran, grand ou petit, s'étant la plupart du temps soldées par un résultat peu mémorable. Mais celle qui fut la représentante des USA au concours Miss Monde de 1972 reste une véritable icône pour ma génération, puisqu'ayant incarné la sublime Wonderwoman dans la kitchissime série éponyme, de 1975 à 1979. La reine des Amazones y cotoyait le monde des hommes en s'offrant une double identité à l'instar de Superman. Et quand Diana Prince enlevait ses lunettes et son tailleur, c'était pour sauver le monde et rendre les adolescents de l'époque tout chose. Lynda Carter était bonne actrice, qui plus est. Mais, surtout, dieu qu'elle était belle...

 

Patrick Duffy - Larry Hagman

Impossible d'évoquer l'un sans citer l'autre, parce que leur succès est indissociable. Patrick Duffy, c'est Bobby, dans la série culte Dallas (1978-1991!), tandis que Larry Hagman y incarne le redoutable JR Ewing, homme d'affaires prête à tout pour écraser ses rivaux. Né au Texas en 1931, Larry Hagman est décédé en novembre dernier et laisse derrière lui l'image du businessman au chapeau de cowboy le plus culte de l'histoire des séries TV. Patrick Duffy, né en 1949 dans le Montana, a lui connu d'autres succès notables, dont celui de L'homme de l'Atlantide (1977-1978) dans la période qui nous intéresse. Mais il enregistre d'autres classiques dans les années 1990 et 2000. Il a récemment repris son rôle dans la suite de Dallas, en tournage, et dont la diffusion est prévue prochainement en France, sur TF1.

 

Angela Lansbury

Enorme carrière à Broadway et au cinéma, mais surtout rôle culte pour cette actrice anglaise naturalisée américaine : Angela Lansbury restera dans les mémoires pour son interprétation de la romancière et passionnée d'enquêtes policières Jessica Fletscher dans la très élégante série Arabesque, de 1984 à 1996. A bientôt 90 ans, l'actrice a disparu depuis peu de temps des écrans, puisqu'elle figurait encore au casting de Mr Popper et ses pingouins en 1991. Mais sa longévité force le respect, d'autant qu'Angela Lansbury n'a jamais transigé sur la qualité des oeuvres auxquelles elle associait son nom.

 

Jan-Michael Vincent

Son nom est moins connu que celui des acteurs précités, mais son visage est gravé dans mémoires. Jan Michael Vincent, né en 1944 et et à la carrière discrète, est sorti de l'ombre en interprétant de 1984 à 1986 le rôle cultissime de Stringfellow Hawke dans la série Supercopter (Airwolf). Une interprétation assez sombre, un personnage torturé, un série solide et bien racontée. Il n'en fallait pas davantage pour faire passer Airwolf et son acteur principal à la postérité.

 

Tony Curtis - Roger Moore

L'un des plus beaux duos de l'histoire des séries TV est sous nos yeux. Né à New York en 1925 et décédé en 2010, Tony Curtis, immense acteur du grand écran (Vikings, Spartacus, pour ne citer qu'eux), accepte en 1971 de tourner aux côtés d'un autre géant, Roger Moore, pour unr drôle d'histoire associant un richissime chien fou américain à un lord british à la vie dissolue. Le duo formé par Danny Wilde et Brett Sinclair dans Amicalement vôtre (The persuaders) reste aujourd'hui encore l'un des plus grands moments de télévision et se regarde toujours avec bonheur.

Pour la bonne bouche, on notera que Roger Moore, né en 1927 à Londres, a de son côté une autre série à son actif, et pas des moindres : Le Saint (Simon Templar, 1962-1969). Quelques années plus tôt, en 1959-1960, il tournait également Ivanhoé...

 

Bruce Willis - Cybill Sheperd

Qui se souvient que la notoriété de Bruce Willis s'est construite à la télévision ? L'acteur américain qui a tout emporté sur son passage avec Die Hard a en réalité construit son image dans la série Clair de lune (dans le rôle de David Addison), aux côtés de l'excellente Cybill Sheperd qui lui tenait lieu d'alter ego féminin. Le duo d'enquêteurs a oeuvré de 1985 à 1988, laissant un bon souvenir aux téléspectateurs.

 

Patrick Mc Nee - Joanna Lumley

Impossible de faire l'impasse, dans cette sélection, sur Patrick Mc Nee, immortel dans le rôle de John Steed dans la série Chapeau melon et bottes de cuir (The Avengers). Né en 1922 à Londres, Mc Nee a endossé le rôle de cet enquêteur hors pair de 1961 à 1969, puis en 1976-1977. Il est intéressant de noter que le personnage était toujours accompagné d'une charmante et redoutable coéquipière, dont la plus emblématique reste Emma Peel (interprétée par Diana Rigg de 1965 à 1967). Pour ma part - et je sais que les puristes vont crier au scandale - j'ai préféré la deuxième série, The New Avengers (1976-1977), dans laquelle Steed était associée à Purdey (Joanna Lumley) et Gambit (Gareth Hunt). Plus moderne, plus rock aussi.

 

David Hasselhof

Un peu de mal à l'intégrer à la sélection, mais difficile de l'oublier totalement. David Hasselhof, avant Alerte à Malibu, c'était K2000 (1982-1986) Il y incarnait Michael Knight, un aventurier des temps modernes accompagné d'une voiture intelligente et facétieuse, au service de la veuve et de l'orphelin. Classe.

 

Paul Michael Glaser - David Soul

Le petit brun au sang chaud, le blondinet futé comme pas deux, et voilà l'un des plus cultissimes duos de la TV qui s'avance : Starsky et Hutch ont régné sur les écrans français durant toutes les années 1980. Paul Michael Glaser (Starsky), né en 1943 dans le Massachusets, et David Soul (Hutch), né la même année à Chicago, ont rythmé la série aux USA de 1975 à 1979, et les épisodes ont été rediffusés en boucle en France jusque dans les années 1990. Rien de plus à dire, les deux gaillards n'ayant pas de véritable fait d'arme par ailleurs, mais la série reste un incontournable aujourd'hui encore. Pour le plaisir, le générique français ci-dessous...

 

Don Johnson

A 64 ans, Don Johnson est une légende, un acteur qui a marqué de son empreinte aussi bien le cinéma - on l'a encore apprécié dans le Django Unchained de Tarantino tout récemment - que le petit écran (malgré un passage à vide dans les années 1990). Et petit écran pour grand moment de série TV, puisque Don Johnson n'est autre que LE Sonny Crockett de la série culte de Michael Mann Deux flics à Miami, de 1984 à 1990. Son partenaire, Ricardo Tubbs aka Philip Michael Thomas, n'a pas connu une destinée aussi flamboyante, hélas.

 

Michael Landon

Né en 1936 à New York, Michael Landon a fait pleurer l'Amérique - puis le monde, par extension. Parce que Landon, c'est le papa courage de La petite maison dans la prairie, de 1974 à 1983, mais également l'ange Jonathan Smith dans Les routes du paradis, de 1989. Deux séries que l'on qualifie volontiers de cucul aujourd'hui, mais qui ont fait sortir les mouchoirs dans les chaumières durant des années. J'ai versé ma petite larme en apprenant sa mort, d'un terrible cancer, en 1991. Impossible de ne pas rendre hommage à Michael Landon ici. Un mec bien.

 

George Peppard

En voilà un dont on n'oubliera jamais la sentence la plus culte de l'histoire des séries TV : "J'adore quand un plan se déroule sans accroc". George Peppard, c'est le colonel Hannibal Smith, à la tête de la fameuse A-Team de L'agence tout risque (1983-1987). Peppard, né en 1928 dans le Michigan, est décédé en 1994. Il laisse derrière une filmographie conséquente, dont l'excellent Diamants sur canapé avec Audrey Hepburn, mais on gardera de lui l'image du mercenaire adepte du cigare gros comme un baton de chaise.

 

Erik Estrada

Né en 1949 à New York, Erik Estrada a été très actif mais peu visible dans le monde du cinéma. Son coup d'éclat, il le doit à la série CHiPs, de 1975 à 1983, dans laquelle il incarne l'un des deux motards de la police californienne héros de l'aventure, Poncherello, aux côtés de Larry Wilcox (l'officier Jon Baker). Un pur classique, m'sieurs dames !

 

Richard Dean Anderson

Né en 1950 à Minneapolis, Richard Dean Anderson a connu la gloire en incarnant l'illustre Angus Mac Gyver dans la série éponyme (1985-1992), absolument culte et incontournable. Mais pas que, puisque dans les années 2000 il a largement contribué à faire de la série Stargate SG-1 un véritable succès. On ne peut s'empêcher de penser qu'Anderson aurait mérité une carrière au cinéma, qui reste le grand échec de sa vie professionnelle...

 

Johnny Depp et Richard Grieco

Ces deux p'tits gars se sont à peine croisés, mais leur trajectoire est immuablement associée à l'histoire de la série 21 Jump Street (1987-1990). Le premier a laissé la place au second pour connaître la gloire sur grand écran. Richard Grieco, lui, a prolongé l'aventure avec une série monumentale, Booker, qui n'a hélas eu droit qu'à une seule saison (1989-1990). Putain, quelle série ! Et quel générique (Hot in the city, Billy Idol) !

 

Kyle Mac Lachlan

Né en 1959 à Yakima, Kyle Mc Lachlan ne laissera pas derrière lui l'image du pauvre troisième mari de Bree dans Desperate Housewives, mais bel et bien celle de l'enquêteur du FBI Dale Cooper, confronté à l'étrange et à la folie meurtrière dans la série cultissime de David Lynch, Twin Peaks. Sa belle carrière sur grand écran a gravé son visage dans toutes les mémoires, et l'on a hâte de le revoir dans un grand rôle.

 

Bill Bixby - Lou Ferrigno

J'en ai déjà parlé sur ce blog en détails, alors je ne m'attarderai pas : Bill Bixby (David Banner, 1934-1993) et son alter-ego tout vert (Lou Ferrigno, aka Hulk, 1951- ) ont passionné les familles du monde entier avec L'incroyable Hulk (1977 - 1982). Des téléfilms ont par la suite complété l'histoire, et l'on en garde le souvenir d'une tonalité assez sombre, auquel le deuxième long métrage dédié à la créature et réalisé dans les années 2000 - dans lequel Banner était incarné par Edward Norton - a voulu s'approcher, sans hélas aller au bout de ses intentions. Dommage, car la série reste à l'heure actuelle ce que l'on a vu de mieux sur le géant vert de Marvel.

 

Peter Falk

Son imper, son chien et sa femme ont bercé mon enfance et mon adolescence. Columbo, c'est le meilleur souvenir de série policière de ma jeunesse. Peter Falk, immense acteur qui nous a hélas quittés en 2011 à l'âge de 83 ans, y a rencontré le rôle de sa vie. Columbo est un record, puisque la série a existé 35 ans, de 1968 à 2003. Le premier épisode fut réalisé à l'époque par un jeune metteur en scène prometteur, un certain Steven Spielberg. Ne pas avoir vu cette série relève du crime impardonnable.

 

Simon Mac Corkindale

Un illustre inconnu qui s'avance ? Pas vraiment, car vous avez sans doute tous vu son visage au moins une fois. Simon Mac Corkindale n'est autre que le héros de l'excellent mais trop bref Manimal (1983). Né en 1952, cet acteur éminemment sympathique, un temps considéré comme un  James Bond potentiel, nous a quittés en 2010. On se souviendra aussi de lui à travers son rôle marquant dans Mort sur le Nil, adaptation du roman d'Agatha Christie, en 1978.

 

Tom Selleck - John Benedict Hillerman

Attention, place à mes chouchous. Faut-il encore présenter ce duo cultissime, qui a illuminé la série Magnum 161 épisodes durant, de 1981 à 1988 ? Tom Selleck y incarnait l'insouçiant détective Thomas Magnum, ancien du Vietnam aux blessures secrètes profondes, et John Benedict Hillerman donnait vie au redoutable majordome british Higgins, dont on aura hésité jusqu'au bout sur la véritable identité. Etait-il oui ou non le romancier à succès Robin Masters ? La réponse dans les DVD...

Né en 1945, Tom Selleck a récemment renoué avec le succès dans la très bonne série Blue Bloods. John Hillerman, né en 1932,  a disparu des écrans depuis 1993, à mon grand désespoir...

 

Marc Singer - Jane Badler

Des noms moins connus que d'autres, mais deux rôles titre dans un classique des séries TV. Né en 1948 à Vancouver, Marc Singer a incarné le reporter résistant Mike Donovan dans la série V (1983-1985), tandis que Jane Badler, née en 1953 à Brooklin, a immortalisé le rôle de la diabolique extraterrestre Diana. Une série qui n'aura pas réussi à aller jusqu'au bout de son histoire, annulée trop tôt, mais qui a laissé bien des frayeurs aux téléspectateurs de l'époque. On notera que Michael Ironside y a fait une apparition remarquée, également, en tant que mercenaire prêt à tout pour éradiquer la menace alien. Définitivement un must.

 

William Shatner - Leonard Nimoy

De 1966 à 1969, ces deux gars-là ont marqué l'histoire de la télé au fer rouge, à travers la première série consacrée à Star Trek. Né en 1931 à Montreal (Canada), William Shatner y incarne à l'époque le capitaine James T. Kirk, tandis que Leonard Nimoy (né en 1931 à Boston), lui sert de partenaire privilégié en incarnant le Vulcain Spock. Lequel des deux personnages est le plus emblématique de la série ? Difficile à dire. Ce qui est certain, c'est que les deux acteurs ont connu une carrière bien remplie après leur passage par l'Enterprise. Dont le rôle principal dans Hooker de 1982 à 1986 pour Shatner et pas mal de films tirés de l'univers Star Trek pour Shatner et Nimoy durant les années 1990.

 

Voilà, on arrive au bout de ce post évidemment subjectif et partiel. L'article a néanmoins été pensé, et conçu je l'espère, de telle sorte qu'il puisse vous donner l'envie et les moyens de vous pencher sur le cas de ces séries un peu oubliées. Leur qualité fait qu'elles méritent de faire un tour par vos lecteurs blu-ray ou DVD. Des heures de plaisir en vue pour les nostalgiques...

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Cinéma

Hello tous,

Voici quelques semaines, je vous présentais ici même le premier trailer, très bref, du prochain film d'animation dédié au plus emblématique des héros de Leiji Matsumoto, Captain Harlock. On en sait désormais un peu plus, puisque qu'une nouvelle bande annonce a accompagné la promotion du long métrage, intitulé Space Pirate Captain Harlock, au festival de Cannes. D'une durée de 2:23, celle-ci mixe habilement images impressionnantes et bande son rock bien fichue (quoique contestable eu égard à l'esprit général plus dark de la série). Elle a surtout le mérite de rassurer les fans sur la présence des figures emblématiques de la saga, de Tadashi à la jolie Kei Yuki, en passant par la douce harpiste extraterrestre Mimay. On espère simplement que le meilleur ami de Harlock, Toshiro, sera lui aussi de la partie.

Pour l'heure, aucune indication quant au scénario, écrit par Harutoshi Fukui (Mobile Suit Gundam UC). Ce qui est acquis, c'est que le film, réalisé intégralement en CGI par Shinji Aramaki (Appleseed et Starship Troopers Invasion), sortira au Japon le 7 septembre prochain. La version internationale étant d'ores et déjà en production, on peut imaginer que le film arrivera sur les écrans français avant la fin de l'année. Par ailleurs, je n'ose même pas imaginer que Space Pirate Captain Harlock n'ait pas les honneurs du grand écran, une version 3D étant annoncée. J'ai beau ne pas être adepte de cette technologie, pour une fois la stéréoscopie pourrait constituer une expérience réellement convaincante tant les odyssées spatiales semblent idéalement se prêter à ce type de visualisation.

Le trailer est visible ci-dessous. Difficile de ne pas y être subjugué par l'esthétique proposée, fidèle au trait de Matsumoto tout en marchant dans les pas du remarquable Endless Odyssey réalisé voici quelques années par le génial Rin Taro pour Madhouse. Mimay a désormais une bouche, l'Arcadia poursuit son évolution vers le tout métal et Harlock gagne encore en élégance, ce qui ne sera pas pour déplaire aux fans. Un point crucial de la bande annonce, enfin, tient à ces quelques mots :

        The most powerful force in the universe is hope

C'est là l'occasion pour les créateurs du film d'affirmer que le principal moteur narratif de la série originale - le souffle de la liberté et l'espoir de temps et d'un monde meilleurs - ne sera pas dévoyé. Autant dire que l'on attend impatiemment de pouvoir goûter à cette merveille annoncée...

 

Pour ceux qui auraient raté le précédent trailer :

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Jeux vidéo

Hello tous,

Comme nombre d'entre vous, j'ai suivi de près la conférence de présentation de la Xbox One, mardi soir, événement médiatique qui a eu le don de poser quasiment plus de questions que d'apporter de réponses quant à la nouvelle génération de hardware attendue pour la fin de l'année. Et depuis cette soirée, je ne peux m'empêcher de m'interroger - de m'inquiéter - à propos des fonctionnalités online du support, et notamment concernant les notions de connexion obligatoire et de rattachement d'un jeu à un compte Xbox Live.

Depuis, les entretiens avec les responsables de Microsoft (France et monde) se multiplient sur la toile et commencent doucement à clarifier la situation. Au registre des bonnes nouvelles, l'on peut ainsi d'ores et déjà acter le fait qu'il ne sera pas indispensable d'être connecté pour jouer ou regarder une vidéo. Voici qui devrait donc rassurer ceux qui craignent des coupures intempestives de réseau ou des risques de hack massif du online Microsoft. On ne rigole pas là-bas au fond, c'est arrivé à d'autres.

Point positif également, le compte Xbox Live n'est pas exclusif à un hardware, ainsi que l'a confirmé David Dufour. Le joueur payera donc un abonnement qui lui pemrettra de profiter aussi bien des titres Xbox 360 que des jeux Xbox One. Ceci sur deux consoles séparées, étant entendu que la rétrocompatibilité ne sera pas au menu de la Xbox One. Chez Microsoft, on parle de problèmes techniques pour expliquer ce dernier point : je pense plutôt qu'il s'agit d'une stratégie mûrement réfléchie de  prise de contrôle du marché de l'occasion.

Observons la situation plus en détails. Cette nouvelle génération de console débarque dans un contexte de dématérialisation des softs, qui se traduit par une baisse progressive des ventes de jeux d'occasion, au point de faire peser une sacrée épée de Damoclès sur les sociétés qui tiennent le marché. Aux Etats-Unis, il est d'ores et déjà difficile de trouver des enseignes pratiquant de l'occasion sur les jeux vidéo, même dans des villes comme Los Angeles - j'en ai fait l'amère expérience voici deux ans - ou New York - même topo au printemps 2012. En France, la disparition de l'enseigne Games devrait également nous mettre la puce à l'oreille et nous alerter des difficultés que connaissent les revendeurs spécialisés de jeux vidéo. Soyons réalistes : il n'est pas acquis que ces réseaux de magasins survivent encore nombre d'années.

Dans ce contexte, on peut imaginer que l'intention de Microsoft procède d'une stratégie froidement opportuniste. Soit, la firme se met (provisoirement?) à dos les gamers de tout poil en dévoilant  que la revente ou le prêt physique  de jeux passera par l'acquisition d'un nouveau code de liaison du titre au Xbox Live, pour un prix avoisinant apparemment celui du neuf (sic!) ainsi que l'on peut le lire sur le site Kotaku, qui interviewe le vice-président de Microsoft Phil Harrison :

But what if you want to bring a game disc to a friend's house and play there? You'll have to pay a fee-and not just some sort of activation fee, but the actual price of that game-in order to use a game's code on a friend's account. Think of it like a new game, Harrison said. "The bits that are on that disc, you can give it to your friend and they can install it on an Xbox One," he said. "They would then have to purchase the right to play that game through Xbox Live."

Mais le concept est nuancé par une autre information tirée de cette interview décidément très instructive. Harrison explique en effet qu'il sera malgré tout possible de revendre un jeu à tarif préférentiel par le biais d'un dispositif online dont il ne souhaite pour l'instant pas donner le détail:

"We will have a solution-we're not talking about it today-for you to be able to trade your previously-played games online," Harrison said.

Soit, il s'agit d'un "scénario potentiel", nuance la Home de Gameblog, qui reprend une réaction de Micorosft, sans doute affolé par le bad buzz de ces propos. Mais c'est ici, à mon sens, que s'éclaire potentiellement la stratégie de Microsoft. Prenant acte de l'évolution des usages des joueurs, hélas inéluctable, la firme anticipe la disparition des "retailers" d'occasion à travers le monde, abandonnant simplement l'old gen aux enseignes ultra-spécialisées pour laisser une place au retrogaming. Et pour la compenser, Microsoft s'apprête d'après moi à développer son propre réseau de revente, qui serait cette fois totalement virtuel. Imaginez la situation : vous avez bouclé votre jeu à quatre heures du matin, et vous avez envie de continuer votre nuit blanche sur la nouvelle bombe sortie à minuit. Pas de souci, vous revendez votre code (au store lui-même, ce qui semble peu probable, ou plutôt à un autre utilisateur, ce qui semble plus rentable pour Microsoft et les éditeurs tiers qu'une rétrocession des droits d'utilisation du jeu à l'éditeur) à un prix préférentiel, sur lequel Microsoft perçoit une dîme qui sera redistribuée partiellement aux éditeurs, et vous réapprovisionnez votre portefeuille virtuel, que vous abondez de quelques dizaines d'euros pour acheter le titre de vos rêves.

Pour faire clair : vous payez votre jeu au prix fort minoré de la somme acquittée par l'utilisateur à qui vous avez revendu votre ancien titre, l'acheteur d'occasion récupère un titre à prix préférentiel et la plus-value effectuée sur la revente d'occasion va aux ayant-droit. Tout le monde y est gagnant, la part des détaillants étant répartie entre ces trois acteurs. En apparence du moins.

L'idée n'est pas nouvelle : pour augmenter ses gains, il est toujours intéressant de faire disparaître une étape dans le circuit de vente d'un produit. C'est notamment avec ce problème que l'industrie du disque se bat aujourd'hui. Et il n'est même pas exclu que pas mal de joueurs puissent y trouver leur compte. La question se pose en revanche de la pérennité de ces jeux lorsque la péremption technologique aura rempli son oeuvre, et que la Xbox One elle-même viendra garnir les rayons des magasins d'occasion retrogaming ou les annonces du boncoincoin. Mais Microsoft a sur ce point sans doute encore une longueur d'avance, étant entendu qu'il n'est pas du tout inenvisageable de voir apparaître une mise à jour permettant d'affranchir la console, en fin de vie, des barrières érigées pour préserver les intérêts de Microsoft au plus fort du cycle de vie du hardware.

La véritable zone d'ombre, en fait, est ailleurs. Si le modèle commercial que j'envisage se vérifie, c'est toute une époque qui s'apprête à vivre ses derniers jours. Les enseignes généralistes et spécialisées, si elles survivent, se chargeront de la distribution des titres neufs et assimilés - en admettant que la dématéralisation ne fasse pas de pas de géant dans les cinq prochaines années, et en espérant que les marges minimes sur le neuf seront un peu revues à la hausse, histoire que nous ne perdions pas la FNAC et Micromania après Game et Virgin - et le joueur devra abandonner tout idée de partir à la recherche du jeu rêvé avec l'espoir d'une bonne affaire à réaliser, le contrôle des prix de revente semblant aller de paire avec le système précité. Et ceci, sans même aborder la question des multiples restrictions que suppose le rattachement d'un jeu à un compte utilisateur en termes de partage et de convivialité.

C'est une manière de concevoir le jeu vidéo, en tout cas, qui n'en finit pas de m'interroger: à bientôt 40 balais, je ne suis pas sûr de vouloir contribuer à la mort du loisir tel que je le vis et l'aime depuis que je suis gamin. L'affaire n'étant apparamment pas encore totalement actée, selon plusieurs papiers, je veux croire que les grands penseurs de Microsoft feront marche arrière et proposeront un modèle économique plus respectueux des joueurs, du marché de l'occasion et des collectionneurs. Car le jeu vidéo n'est plus seulement un loisir: il est un patrimoine, une épopée culturelle qui a vocation à être partagée, notamment dans les médiathèques où il a récemment fait son apparition. Il n'appartient pas seulement à ceux qui l'ont créé et qui en ont fait leur business...

 

Sources :

http://kotaku.com/you-will-be-able-to-trade-xbox-one-games-online-micros-509140825

http://www.gameblog.fr/news/35733-xbox-one-occasion-et-connexion-permanente-microsoft-tempere

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/869347-xbox-one-et-l-occasion-microsoft-a-rompu-avec-la-philosophie-du-gaming.html

http://www.jeuxcapt.com/Xbox-One---Pas-de-connexion-obligatoire-ni-de-taxe-sur-les-jeux-actualite-17352.html

http://www.polygon.com/2013/5/21/4353538/xbox-one-perform-recurring-online-checks-even-for-offline-play

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Jeux vidéo

Hello tous,

Aujourd'hui, une bien bonne nouvelle, puisque la suite de l'un de mes jeux préférés de ces dernières années a en enfin une date de sortie officielle : Plants VS Zombies, le tower defense complètement fou de PopCap, verra sa séquelle débarquer sur les supports IOS dès juillet, et sans doute dans la foulée sur tous les supports que vous pouvez imaginer, dont la Wii U - Nintendo serait en train de se battre pour obtenir cette licence afin de booster son store.

Pour annoncer la chose, PopCap s'est aventuré dans le domaine de la communication virale et du buzz, faisant appel à quelques internautes stars du web pour porter la bonne parole. Résultat : un teaser aussi barré que le jeu lui-même. Impatience, quand tu nous tiens...

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Actualités

Hello tous,

Vous l'avez peut-être déjà vu aux infos. Voici quelques heures, une puissante tornade s'est abattue sur Oklahoma City, semant mort et destruction sur son passage. Les premières photos et vidéos à circuler sur le web font froid dans le dos : des pans entiers de villes rasés, quelques prises de vue amateures montrant  un phénomène météorologique massif, de plus de 3 kilomètres de base, et arrachant tout sur son passage en particulier dans la petite ville de Moore, en banlieue d'Oklahoma City : prise directement dans la trajectoire de la tornade, celle-ci n'est plus guère qu'un amas de décombres. Le bilan actuel fait état d'au moins 91 morts et de nombreux blessés, et le gouvernement a demandé l'aide fédérale afin de venir le plus vite possible en aide aux victimes, dont certaines se trouvent encore sous les décombres. L'alerte n'aurait pu être donnée que 16 minutes avant que la tornade ne s'abatte sur Moore.

 

La tornade à l'origine de ce drame est une EF-4, comprendre de niveau 4 sur l'échelle de Fujita améliorée, version améliorée de l'échelle de Fujita mise au point par Alan Parson et Tetsuya Fujita, de l'université de Chicago, et adoptée en 1971. Cette échelle prend en compte la vitesse des vents à travers l'importance des dégâts provoqués. Elle comportait à l'origine en théorie 12 niveaux, mais cinq seulement ont été retenus, l'EF5 comprenant toutes les tornades avec des vents de plus de 322 km/h. Au plus fort du cataclysme, la tornade dont nous parlons ici aurait affiché des vents de 320 km/h.

Pour précision, voici les niveaux de dégâts attendus à chaque niveau de l'échelle :

- L'EF-1 comprend des vents de 105 à 137 km/h, et se traduit par quelques tuiles et branches arrachées, des cheminées qui tombent.

- L'EF2 comprend des vents de 138 à 178 km/h, et se traduit par des maisons mobiles renversées, l'ensemble des tuiles d'ut toiture arraché...

- L'EF3 comprend des vents de 179 à 218 km/h, et se traduit par des étages de maisons détruits, des édifices publics abîmés, des arbres écorcés (sic!), des bâtiments légers soufflés à distance.

- L'EF4 comprend des vents de 267 à 322 km/h, et se traduit par des maisons bien construites et des maisons à charpente légère détruites, des voitures soufflées même à distance de la tornade, des objets qui deviennent de véritables missiles...

- L'EF5 comprend des vents de plus de 322 km/h, et se traduit par des maisons solides soufflées, des buildings victimes de dégâts structurels importants, des voitures déplacées sur plusieurs centaines de mètres...

Les dégâts, vous l'aurez compris, sont très importants. Selon le site lepoint.fr, 

       La télévision locale, filmant à partir d'un hélicoptère, a montré des maisons sur des dizaines d'hectares totalement détruites, avec des empilements de dizaines de voitures, des hangars jetés à terre, des murs effondrés et des personnes errant dans les débris. Au moins un incendie a été signalé.

La ville de Moore avait déjà été touchée par une tornade en mai 1999, laquelle avait fait 41 morts.

La formation d'une tornade

Les tornades sont un vortex de vents extrêmement violents dont la formation tient à des conditions climatiques très spécifiques, reposant sur la formation d'un courant d'air froid descendant et d'un courant d'air chaud et humide ascendant. Une couche d'air chaud et sec sépare ces deux masses jusqu'à ce que l'action du soleil fait disparaître la couche d'air chaud et sec. Le courant d'air chaud et humide remonte alors instantanément vers la masse d'air froid, créant un cumulo-nimbus orageux et se mettant en rotation si d'aventure il croise des vents cisaillants (jet streams) en altitude. L'appel d'air provoqué par ce courant ascendant provoque une puissante aspiration au sol.

La question du réchauffement climatique pourrait expliquer, au moins en partie, la recrudescence de ces phénomènes météorologiques extrêmes, la dissipation de la chaleur générant une énergie dont les formes de dissipation nous échappent encore largement. Plusieurs scientifiques ont pointé du doigt les risques de tornade en abordant la question du réchauffement ces dernières années. L'Express avait notamment consacré un article au sujet en 2011: http://www.lexpress.fr/actualite/monde/tornades-la-faute-au-changement-climatique_996881.html.

 

Pour ceux qui veulent agir

Les Etats-Unis n'ont pas forcément besoin du même soutien que d'autres pays touchés par une catastrophe, mais la Croix-Rouge est engagée sur le terrain pour venir en aide à la population. Comme toujours dans ces cas-là, il est possible d'aider financièrement la structure, http://www.croix-rouge.fr/Je-donne

 

Sources:

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89chelle_de_Fujita_am%C3%A9lior%C3%A9e

http://www.lepoint.fr/monde/etats-unis-tornade-monstre-en-oklahoma-21-05-2013-1670471_24.php

http://www.leparisien.fr/international/etats-unis-une-gigantesque-tornade-detruit-tout-sur-son-passage-20-05-2013-2819249.php

http://www.lesoir.be/245986/article/actualite/monde/2013-05-21/une-tornade-frappe-etats-unis-au-moins-91-morts-videos

http://www.dna.fr/actualite/2013/05/21/une-tornade-fait-au-moins-51-morts-dans-l-oklahoma

http://www.meteoschweiz.admin.ch/web/fr/meteo/actualite_meteo/pel.html

http://actualite.meteoconsult.fr/actualite/meteo/tornade-ce-dimanche-matin-en-vendee_18492_2012-10-14.php

http://meteopassion.skyrock.com/1951150421-Echelle-de-fujita-ameliore.html

http://la.climatologie.free.fr/tornade/tornade.htm

http://tornades.e-monsite.com/pages/ii-la-formation-d-une-tornade.html

http://babacoole.tornades.free.fr/formation_d'une_tornade.html

http://fr.wikipedia.org/wiki/Tornade

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Découverte

Hello tous,

La nouvelle est tombée hier vers 20h30, et s'est répandue sur le web en quelques minutes : le nouvel album de Daft Punk, Random Access Memories, a finalement été leaké à quelques jours de sa sortie officielle, prévue le 20 mai. Des pirates ont donc réussi à mettre la main sur les pistes de l'abum et les ont rendues disponibles au téléchargement en fin de journée. Un vilain coup pour les Daft Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo, qui travaillaient depuis des années sur ce projet, mais la riposte s'organise : l'album devrait être mis en vente sur les plate-formes numériques d'ici qelques heures, les copies CD et platines ne devraient pas tarder. Pour contrer l'écoute illégale, l'album est également en accès libre sur iTunes depuis hier soir, et permet donc à ceux qui l'ont précommandé de profiter de la merveille comme les autres. Je vous rappelle ici qu'on parle de 9,90 euros en version numérique, il serait donc opportun de penser à verser son obole tant cet album est un monstre de musique comme on n'en avait plus entendu depuis une vingtaine d'années.

Le lien vers la page iTunes, pour ceux qui ne connaissent pas le chemin : https://itunes.apple.com/fr/album/random-access-memories/id617154241

Pour le reste, faisons bref, et simple. Random Access Memories avait déjà titillé les fans avec son premier titre révélé sur la place publique, Get Lucky. Le reste est du même acabit, si ce n'est plus ambitieux encore. Depuis Homework (1997) et Discovery (2001), les  Daft avaient quelque peu perdu de leur superbe, proposant notamment un Human After All incapable de transcender la musique électronique, qualité pourtant indissociable de la patte du duo frenchie. Cette fois, ce n'est plus la même musique - pardonnez le jeu de mots - : Random Access Memories est une orgie auditive, un moment de grâce nourri d'une culture musicale eighties pleine de bon goût et d'à propos, pétri de funk et de disco. Quel pied de réapprendre, en treize titres, que la musique n'est pas une orpheline, mais bien l'héritière d'une grande famille, les pieds dans la terre et les yeux tournés vers le ciel.

Car c'est de cela que parle Random Access Memories. L'album parle de nos racines, de notre creuset culturel commun, et nous enseigne à nouveau - nous en avions besoin - que construire sur les apports des glorieux anciens est la meilleure  manière de s'élever vers l'innovation, la créativité. Cette philosophie sous-tend tout le travail des Daft Punk sur cet album, et nourrit les choix instrumentaux aussi bien que les apports de quelques guests bien choisis. Pharell Williams et Niles Rodgers, guitariste de Michael Jackson et producteur de Madonna et Bowie, dans Get Lucky (et le non moins monumental Lose yourself to dance), mais aussi le légendaire Giorgio Moroder, alter-ego de Diana Ross et derrière la soundtrack de Midnight Express (Giorgio by Moroder, quel titre!). On apprécie la présence du producteur de house Todd Edwards et du cofondateur du très rock et très expérimental groupe Animal Collective, Noah Benjamin Lennox (connu aussi sous le nom de Panda Bear), pour Fragments of time et Doing it right, mais aussi celles du pianiste canadien Jason Beck (Within) et de Julian Casablancas, le chanteur de The Strokes (Instant Crush, qui devrait rapidement s'installer dans les charts tant l'écoute est addictive). Quant à Touch et Beyond, deux des morceaux les plus puissants de Random Access Memories, ils sont nourris de la voix du magicien Paul Williams, qui travailla dans les années 70 pour les Carpenters, Streisand, Bowie, les Monkeys... Influences country et folk au menu.

L'album est, enfin, nourri des riffs du guitariste Paul Jackson Jr, dont la carrière a suivi celle de Witney Houston, The Temptations ou Michael Jackson (tiens donc, encore...) Ceci explique cela : certains des titres renvoient directement vers les albums les plus discos du roi de la pop, nourris par l'électro toujours très léchée et jamais artificielle (sic!) de Bangalter et Homem-Christo.

Random Access Memories sait jouer des genres et des influences pour tracer son propre sillon. Guitare nerveuse, basse puissante, piano léger et mélancolique posés sur une électro ponctuée par une batterie jamais pesante. Le mélange incongru prend sans fausse note, et délivre un album d'une délicatesse extrême, dont on n'a pas fini d'apprécier toutes les subtilités. Certains titres s'y dégustent dès la première écoute, d'autres se révèlent avec un peu plus de patience, quelques-uns déçoivent (Contact, sans attaches) mais impossible d'en abandonner l'écoute sans fredonner quelques heures durant les vestiges de ce moment envoûtant. C'est un signe, assurément...

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Humeur

Yop,

Vous aviez envie de voir le show  et vous n'étiez pas aux premières loges ? Quelques images de la curée ce matin à Strasbourg...

Une pensée émue pour les 20 salariés qui ont dû subir ça et qui ont toujours été très sympas avec les clients. ils ne méritaient pas un tel traitement.


Ruée chez Virgin par dna_web

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Jeux vidéo

 

 

Hello tous,

Pour ce post du week-end, je vous invite à découvrir en ma compagnie une machine culte de l'histoire des jeux vidéo. Sortie à l'époque de la Gameboy et de la Game Gear, la Lynx a quelques années durant constitué une alternative viable aux machines de Sega et Nintendo, sans que pourtant je franchisse le pas. Depuis quelques heures maintenant et suite à un passage à Little Tokyo, incontournable magasin de retrogaming strasbourgeois dont je vous reparlerai plus bas, je mesure l'ampleur de mon erreur. C'est un très beau hardware qu'a pondu Atari (du moins Epyx) à l'époque, raison pour laquelle je vous propose d'en découvrir l'histoire et d'en partager les merveilles.

 

Atari... ou pas

Avant toute chose, revenons sur la destinée de la Lynx. Appelons-la d'ailleurs plutôt "Handy", qui fut son appellation d'origine. Comme je vous le laissais entendre quelques lignes plus haut, ce n'est en effet pas le géant américain qui développa ce hardware, mais la firme fondée en 1978 sous le nom d'Automated Simulations par Jim Connelley et Jon Freeman, rapidement rebaptisée Epyx. Je ne m'attends pas vraiment à ce que ce nom vous dise grand-chose, à moins d'approcher la quarantaine : c'est sur des machines comme le C64, le Spectrum ou l'Atari 800 XL que ces p'tits gars ont accompli leurs plus hauts faits d'armes : Temple of Apshai, mais aussi Impossible Mission, California Games, Barbarian IISummer Games... ou World Karate Championship.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Karate Champ, 1984, Data East.

 

 

International Karate Championship, rebaptisé WKC, 1986, Epyx

 

Je vous parle à dessein de ce dernier jeu, car il est contemporain du déclin de cette société et sans doute lié au passage de la Handle - Lynx dans le giron d'Atari : en 1987, Data East porte en effet plainte pour plagiat contre Epyx, estimant que WKC est honteusement copié sur son jeu d'arcade Karate Champ, sorti en 1984 (et visible dans le film ayant rendu Vandamme célèbre : Bloodsport). Le procès, tournant à l'avantage du plaignant, est une exécution en règle pour Epyx, et a pour corollaire l'accélération de la chute de la société. En 1989, souffrant en prime d'une conjoncture peu favorable aux USA pour les jeux vidéo et d'une incapacité chronique à faire de bons choix de business, Epyx fait faillite sans avoir pu mener à terme son projet de console portable, la Handy. Rachetée par Atari dès 1987 (à l'époque, Epyx ne parvient déjà plus à assumer les coûts de développement de la machine), celle-ci sort sous la bannière du géant américain en 1989, désormais rebaptisée du nom d'un fauve des forêts vosgiennes: la Lynx est née.

 

 La Lynx première génération

 

Mario contre Goliath... contre Sonic

Contemporaine de la Gameboy, la Lynx est en avance sur son temps. Technologiquement parlant, à sa sortie, elle enterrait littéralement la petite portable de Nintendo. Certes équipée d'un processeur central 8 bits "Mikey" issu de celui équipant les C64, la machine est renforcée par un coprocesseur graphique 16 bits, "Suzy", cadencé à 16 MHZ (ce qui est énorme à l'époque), et embarque un processeur sonore 4 canaux de haute volée. Le résultat se regarde et s'écoute : les jeux peuvent afficher 16 couleurs simultanément sur une palette de 4096, la console peut afficher de la 3D teps réel (Steel Talions) et le son mono de la Lynx est plus que convaincant. De plus, les ingénieurs ont pensé à tout dans la conception de la belle : droitiers comme gauchers peuvent s'y frotter sans problème, un switch permettant de retourner la console et de faire passer les boutons à gauche et le pad à droite. L'innovation est remarquable, et à ma connaissance unique dans l'histoire des jeux vidéo.

Mais la Lynx n'est pas exempte de défauts. Qui lui ont coûté cher en cette ère toute nouvelle pour le jeu vidéo en mobilité. Une autonomie trop faible et un encombrement trop important ont à l'époque rendu la machine peut séduisante aux yeux des joueurs. Et ceci sans même compter son prix de vente à sa sortie (200 dollars), largement supérieur à celui de la Gameboy. Il n'en a pas fallu davantage pour désigner cette dernière vainqueur par KO.

Toki

 

La ludothèque de la Lynx, inévitablement, a pâti de cette situation. Une centaine de titres à peine, pour la plupart peu marquants, sont aujourd'hui disponibles sur le support au fil de son existence. Pourtant, Atari avait fait les choses come il fallait, tentant même de rectifier le tir en 1991 avec une Lynx 2 mieux optimisée et dotée du son en stéréo. Mais la concurrence dès 1990 de la Game Gear de Sega , proposant elle aussi la couleur et bénéficiant du soutien des éditeurs tiers, notamment nippons (ce qui est crucial en cette époque reculée du jeu vidéo), a fait mal. Dès 1993, Atari devait baisser les bras face à des rivaux bien mieux implantés dans le coeur des joueurs. Je vous parle d'un temps oublié : en ces heures-là, point de Sony ou de Microsoft pour truster le marché : Sega et Nintendo règnaient en maîtres, loin devant NEC et SNK.

 

Mais ça continue, encore et encore...

 

Un beau gâchis, donc, mais la Lynx se découvre depuis sa disparition une étonnante propension à renaître régulièrement de ses cendres, grâce aux fans. Outre la ludothèque  officielle, qui comporte tout de même quelques perles comme Toki, Raiden, Checkered Flag, Lemmings, Batman Returns, Double Dragon, Pit-Fighter, California Games, Klax, Ninja Gaiden, Shadow of the Beast ou le magique Super Off-road, de nombreux adeptes de la machine ont en effet forgé une scène homebrew très active, développant des projets de titres jusqu'à nos jours (à voir notamment à l'adresse http://atariage.com/forums/topic/151888-current-atari-lynx-projects/, qui compile pas mal de liens vers ces titres fanmade).

Autant dire qu'il y a de quoi faire pour un nouvel acquéreur qui veut se plonger dans le petit monde de cette console mythique... Ce qui est mon cas, comme je le disais au début de ce post, puisque je suis désormais l'heureux possesseur d'une Lynx 2 en très bel état. Petit tour du propriétaire en vidéo pour ceux qui en ont envie, juste ci-dessous :

 

P.S.: Vous aurez noté que je fais état dans la vidéo du magasin dans lequel j'ai mes habitudes. et où j'ai trouvé mon bonheur Une fois n'est pas coutume, j'ai envie de vous faire partager ce bon plan : Little Tokyo, à Strasbourg, est à mon sens l'une des enseignes les mieux achalandées de l'hexagone, en termes de matériel retrogaming. De la PC Engine à la Gamecube, en passant par la Neo Geo, la LT, la Wonderswan ou la Virtual Boy, il y en a pour tous les goûts, et le stock est régulièrement renouvelé.

Je ne vous ferai pas de faux plan. Les prix ne sont pas exceptionnellement bas, ni particulièrement élevés comparé au reste du marché. Ils sont justes. En revanche, le stock est exceptionnel. Si vous peinez à trouver un titre, une console spécifique, il peut donc être intéressant pour vous de tenter de faire appel à cette structure. Sachant que mieux vous connaîtrez votre sujet, plus vous apprécierez de vous retrouver face à un expert qui connaît son affaire.

Pour ceux qui veulent, un rapide petit tour du propriétaire en vidéo...

 

PS2 : Je vous parlais dans la première vidéo de la suite de la chronique en images. Ben, je déclare forfait suite  à la perte de l'intégralité du post et aux heures de boulot supplémentaires que ça a signifié pour tout recommencer. On verra ça demain, éventuellement, à tête reposée. Vraiment désolé.

 

Les sources :

http://en.wikipedia.org/wiki/Epyx

http://www.gamopat.com/article-gamopat-academy-la-lynx-de-atari-45177856.html

http://www.atariage.com/Lynx/history.html

http://www.grospixels.com/site/lynx.php

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Édito

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Ceci n'est pas une pipe.

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