Rêves électriques

Rêves électriques

Par Noiraude Blog créé le 17/09/10 Mis à jour le 09/12/16 à 15h47

30 ans de passion pour les jeux vidéo, le Japon et le cinéma, ça laisse forcément des traces. Vous voulez en savoir plus?

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Jeux vidéo

Yop tous,

En attendant une petite bafouille exclusive que je vous prépare pour dans quelques jours - et qui devrait vous parler -, je vous mets en ligne le test que je viens de rédiger sur Zelda : The Windwaker HD, qui parvient à me faire accrocher à un titre qui m'avait laissé relativement mitigé sur Gamecube. Une belle surprise de cette rentrée.

 

Comme toujours, le test complet est en accès libre sur http://www.dna.fr/loisirs/2013/10/08/une-legende-portee-par-le-vent

 

Zelda : The Windwaker HD sur Wii UUne légende portée par le vent

Le riche univers de Zelda est sublimé par la HD. De quoi motiver les troupes pour s'en aller affronter le grand méchant Gannondorf.

 

Les plus grandes histoires, dit-on, sont éternelles. Celle de Zelda: the Windwaker, déjà découverte sur Gamecube voici près de dix ans, est du bois dont on fait les légendes. Son adaptation sur Wii U signe le grand retour du plus emblématique des héros de la galaxie Nintendo, paré désormais des jolis atours de la haute définition. Une épopée plus fantastique que jamais.

 

De la planète des personnages cultes du Japonais Nintendo, on a coutume de retenir de prime abord l'inénarrable plombier italien Mario. Mais d'aucuns vous diraient que c'est Zelda, le véritable héros. Zelda, car la confusion est fréquente : il n'est guère que ceux qui ont joué à l'un des titres de la saga pour éviter la confusion entre la princesse - Zelda, donc - et son chevalier servant - le fameux Link. Un malentendu qui a la peau dure, puisqu'il persiste depuis les années 1980, au fil des quelque 15 titres qui constituent la franchise (pour quelque 50 millions de jeux écoulés depuis 1986, ce qui fait de Zelda la troisième franchise la plus rentable de Nintendo, après Mario et Pokemon).

La chose, partant, risque d'en dérouter plus d'un dans Zelda : the Windwaker, où les noms de Link et de Zelda tardent paradoxalement à faire leur apparition, et ceci pour ne prendre bien longtemps qu'une importance relativement secondaire. Au fil de cet opus Gamecube remis au goût du jour, place en effet à la descendance des deux icônes du jeu vidéo. Ici, le joueur donne son nom à l'aventurier tout de vert vêtu, descendant d'un mystérieux héros qui avait autrefois sauvé Hyrule - la référence au Link d'Ocarina of Time, somptueux opus de Zelda sur Nintendo 64, est appuyée. Quant à la princesse, elle cède sa place à l'une de ses descendantes, Tetra, jeune et pimpante demoiselle qui a fait sa vie... dans la piraterie. Non, pas d'erreur, et c'est sur ce point d'ailleurs que les exégètes de la galaxie Zelda ont crié au scandale, à l'époque de la sortie de cet opus : The Windwaker abandonne les terres d'Hyrule pour placer l'essentiel de sa narration sur les océans, le joueur voguant désormais d'île en île afin d'y affronter les inamovibles donjons qui font le sel de la franchise. Un vent d'innovation qui avait, en son temps, soulevé la tempête de la contestation.

Un nouveau regard

Depuis, dix ans ont passé, et c'est avec davantage de sérénité que l'on accueille la refonte HD de ce titre qui s'est, mine de rien, peu à peu gagné une place de choix dans le coeur des joueurs. Son design cel-shadé si particulier, sa tonalité plus légère, son gameplay plus solide que jamais ont fini par emporter la mise, au point que c'est avec une impatience non feinte que nombre de fans attendaient l'arrivée de cette adaptation sur Wii U. Juste retour des choses : Nintendo, conscient du potentiel de ce remake, ne s'est pas contenté d'en retravailler uniquement l'aspect cosmétique. C'est une refonte considérable du gameplay qui a été opérée, afin de rendre l'expérience, éternelle épopée de la lutte du bien contre le mal, plus passionnante que jamais.

Ce qui saute aux yeux, bien évidemment, tient d'abord à l'arrivée de la haute définition. Souligné par un travail remarquable des équipes chargées du remake, ce que l'on pressentait sur Gamecube se confirme : The Windwaker, non content de bénéficier d'une patte unique dans l'histoire de la saga,  est aussi l'un des plus beaux joyaux de cette dernière. Les décors épurés, les personnages si simples et pourtant si expressifs  sont sublimés par la cure de jouvence qui leur est ici administrée. C'est l'occasion de redécouvrir l'incroyable travail de détail réalisé à l'époque, des traces de pas marquant le sable aux effets de brume, en passant par toutes ces petites choses que l'on observe du coin de l'oeil pour soudain s'y intéresser, et enfin s'en émerveiller. Les oiseaux à eux seuls méritent que l'on s'y attarde, tant leur design est ciselé.

Des apports bienvenus

Mais l'essentiel est ailleurs, il se découvre peu à peu, manette en main. Si les mécaniques fondamentales du jeu n'ont pas évolué d'un iota - Link, entre autres possibilités, saute toujours automatiquement, dispose toujours d'un panel de combos à l'épée plus riche qu'à l'accoutumée, utilise la baguette du vent, peut ramper et avancer à couvert, furtivement -, le joueur se rend progressivement compte des améliorations apportées à tous les niveaux de l'épopée. Ici, il prend la mesure de l'adjonction du Wii U Gamepad, qui permet tantôt d'avoir accès à la carte du monde ou du donjon, tantôt de gérer son inventaire ou même de viser, les fonctions gyroscopiques de l'accessoire étant mises à contribution. Là, c'est la connexion au Miiverse et la possibilité d'échanger son expérience avec d'autres joueurs, via la "bouteille de Tingle", qui fait la preuve de son à-propos.

Plus loin encore, c'est le rythme du titre qui a été modifié : certaines quêtes par trop fastidieuses ont été affinées, quelques actions obligatoires accélérées, la navigation elle-même peut désormais bénéficier d'un coup de pouce pour peu que l'on ait mis la main sur l'accessoire adéquat (la voile de vitesse). Conscient des quelques carences du titre original, Nintendo a voulu rendre une copie encore plus propre, capable de s'attirer les bonnes grâces de tous les fans de la saga. Et le résultat est là : The Windwaker bénéficie d'une foultitude de petites améliorations brisant le risque de lassitude qui planait sur le volet initial. 

Autant dire que The Windwaker se fait incontournable, a fortiori au beau milieu d'une ludothèque Wii U qui peine toujours à proposer des titres forts à rythme régulier. Tout au plus aurait-on pu souhaiter que dans cet océan de bonne volonté, les équipes de développement de Nintendo aient pensé à optimiser la gestion de la caméra, toujours aussi capricieuse. Le seul véritable gros nuage dans le ciel dégagé de cette production qui a les atouts pour séduire aussi bien les nouveaux joueurs que ceux qui ont connu la version Gamecube en 2003.

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