Rêves électriques

Rêves électriques

Par Noiraude Blog créé le 17/09/10 Mis à jour le 21/11/16 à 14h44

30 ans de passion pour les jeux vidéo, le Japon et le cinéma, ça laisse forcément des traces. Vous voulez en savoir plus?

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Jeux vidéo

Bonsoir à tous,

Dans ce post, vous trouverez la critique du très bon Counter-Strike Global Offensive, à mon sens intéressante évolution de la franchise à l'heure où la 1.6 commençait tout de même à s'essouffler au terme de presque dix ans de bons et loyaux services. CS:GO présente de plus quelques petites innovations de nature à séduire un nouveau public, alors laissez-vous tenter...

 

Counter-Strike contre-attaque [ 3. 9.2012]


Les développeurs de Valve Software l'ont bien compris : c'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures soupes. A fortiori lorsque l'on est responsable d'une licence telle que Counter-Strike, qui fait tourner les têtes des fous de FPS depuis la fin des années 1990. Résultat : Global Offensive, dernière déclinaison de la franchise, débarque sur PC et consoles à petit prix, avec la ferme intention de repeindre les murs sans déranger les locataires. Et dans le genre, c'est une réussite.

Counter-Strike, aujourd'hui, ne fait plus débat : c'est un pan monumental de l'histoire du jeu vidéo, et ça ne se discute pas. Pourtant, qui aurait pu prédire un succès d'une telle longévité à ce qui n'était, au départ, qu'un simple "mod" du jeu Half-Life ? Ce sont deux passionnés, Minh Lee et Jess Cliffe, qui ont donné naissance à ce concept le 18 juin 1999. Et ce fut une révolution : si le jeu en ligne a pris son envol au tournant du XXIe siècle, c'est en partie grâce à cette histoire d'affrontements entre forces de l'ordre et terroristes. Counter-Strike est entré dans la légende.


Les versions se sont succédé au fil des années. D'abord par des mises à jour du concept initial - jusqu'à la fameuse version 1.6 que les joueurs les plus accrocs continuent d'aduler. Puis Valve, qui avait entre-temps repris le mod à son compte, a tenté de faire évoluer la franchise avec son époque. Ainsi naquit CS Source en octobre 2004, variation somme toute assez fidèle de l'original mais bénéficiant du moteur 3D dépoussiéré d'Half-Life 2. On passera sous silence la décevante itération "Condition Zero", sortie quelques mois plus tôt et dotée, seul avantage, d'un contenu solo: les joueurs s'en sont détournés très rapidement.

Leçons retenues



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Le toilettage visuel est conséquent, mais le résultat est moins impressionnant que dans les franchises concurrentes. Qu'à cela ne tienne, ce ne sont pas les graphismes qui font courir les adeptes de Counter-Strike. 

Source ne proposait cependant pas tout-à-fait les mêmes sensations que la version 1.6. Cette dernière, par défaut, continua donc à rester privilégiée des fidèles de la franchise, à tel point qu'en 2007 encore elle représentait le titre le plus joué sur le web à travers le monde. Source, de son côté, allait certes peu à peu gagner l'estime des fans. Mais sans jamais atteindre le statut culte de son aîné, souvent critiqué pour un gameplay trop permissif et moins immersif que celui de son prédécesseur.

Valve, partant, a laissé ce clivage entre joueurs perdurer durant des années. Mais avec, sans doute, le secret espoir de parvenir un jour à y remédier. C'est en ce sens que l'on peut comprendre la sortie, aujourd'hui, de Counter-Strike: Global Offensive (CS:GO).

A la croisée des chemins, cette remise au goût du jour du titre initial entend refonder le mythe sans pour autant le trahir. Résultat : on y retrouve à peu de choses près le gameplay de la version 1.6, quoiqu'amendé semble-t-il de quelques possibilités d'accès à certains points surélevés des "maps". Seule la partie technique a été modernisée, et encore, avec modération (il est d'ailleurs possible de désactiver certains effets visuels, qui peuvent perturber l'expérience de jeu traditionnelle) : il ne s'agissait surtout pas de laisser de côté les possesseurs de machines techniquement datées. CS:GO, sur ce point, a retenu la leçon de CS: Source, qui avait à sa sortie été vilipendé pour les considérables ressources machine qu'il sollicitait.

Innover, en douceur



Pour autant, le titre ose quelques innovations, amenées en douceur. CS:GO effectue ainsi de subtiles retouches à la structure même des cartes, ici et là. La mythique de_dust se voit par exemple dotée, au niveau du tunnel, d'un escalier permettant de relier les deux niveaux de la carte -une structure déjà aperçue, d'ailleurs, dans certaines versions remaniées de cette map sur CSS ou CS 1.6. Mais ces évolutions sont mineures, et ne remettront guère en cause les stratégies des équipes qui pourraient avoir envie de migrer sur le titre avec des ambitions e-sport.

L'arsenal a également été réactualisé, mais sans que soit modifié son délicat équilibrage. La M4A1 devient M4A4, tandis que quelques armes font leur apparition, à l'image de la grenade incendiaire ou du taser. Si la première présente un intérêt indéniable, le second, lui, semble dispensable. Mauvaise surprise en revanche avec la disparition des silencieux des armes qui en possédaient dans les versions précédentes. Mais il semble que les développeurs, qui ont entendu sur ce point la communauté des joueurs, envisagent de les réintroduire à la faveur d'une prochaine mise à jour. On notera par ailleurs que le menu d'achat des armes a été totalement remodelé, et ceci pas pour le meilleur. Il faut ici aussi espérer qu'une prochaine mise à jour permette de réactiver le menu d'achat traditionnel, bien plus adapté aux usages des joueurs PC.

Pour le reste, du classique, du très classique. Le coeur du jeu, multijoueur par essence, réside bien évidemment en ces affrontements par round, équipe contre équipe, où le joueur éliminé doit attendre la fin du tour avant de ressusciter. Un choix qui diverge fondamentalement des FPS modernes avides de respawn instantané, mais qui donne au concept une saveur très particulière. Ici, chaque vie compte, et les survivants d'un groupe décimé redoublent souvent de vigilance pour parvenir à renverser la vapeur et remporter le point du round, soit en éradiquant les adversaires, soit en remplissant la mission qui leur est confiée. Pas de surprise d'ailleurs sur ce plan non plus, puisqu'il s'agira encore et toujours de faire exploser une bombe -ou de la désamorcer-, ou alors de sauver des otages d'une mort certaine. Counter-Strike a compris que l'efficacité réside souvent dans la simplicité.

Une alternative à la 1.6 ?



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En mode compétitif, ce sont toujours les cartes à site bombe qui sont privilégiées. 

CS:GO, on l'aura compris, privilégie clairement les anciens, les habitués. Une communauté rompue à l'art délicat du frag, qui connaît les subtilités du titre jusque dans les moindres détails. A ce titre, il sera sans doute difficile pour un néophyte de prendre immédiatement du plaisir à ces joutes souvent très "skillées". Les nouveaux modes de jeu -course à l'armement et démolition- serviront cependant de tampon avant de se jeter dans le grand bain, introduisant assez progressivement les règles de base de la jouabilité de ce titre aux routines huilées. Mais qu'on ne se leurre pas : il sera malgré tout difficile de boucler une manche avec un ratio positif durant les premières semaines de jeu. La communauté CS, dans le monde du FPS, est l'une des plus redoutables et des plus entraînées.

Reste l'inévitable question : Counter-Strike Global Offensive a-t-il une chance de supplanter la version 1.6 dans le coeur des joueurs ? Un peu trop tôt pour le dire. Mais, respectueux au plus haut point des règles imposées par son illustre aîné, fluide même sur les configurations les plus modestes, il semble bien armé pour inviter au changement dans la continuité. Vendu à petit prix - moins d'une quinzaine d'euros sur la plate-forme Steam -, il constitue en tout cas un investissement à ne pas négliger...

 

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Comme toujours, retrouvez l'intégralité de ce test et des articles qui lui sont liés sur http://www.dna.fr/loisirs/jeux-videos. Une petite rubrique qu'on chouchoute affectueusement avec Dopamine, notamment, et qui nous tient vraiment à coeur.

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