Rêves électriques

Rêves électriques

Par Noiraude Blog créé le 17/09/10 Mis à jour le 09/12/16 à 15h47

30 ans de passion pour les jeux vidéo, le Japon et le cinéma, ça laisse forcément des traces. Vous voulez en savoir plus?

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Jeux vidéo (Jeu vidéo)

Annoncé depuis 2007, le quatrième opus de la saga d'action horrifique Doom aura traversé tous les enfers du développement pour finalement s'offrir, enfin, aux joueurs qui vénèrent le monstre depuis les premiers temps du jeu 3D. Attente récompensée: ce rejeton de l'un des fondateurs du jeu de tir à la première personne (FPS) n'a rien oublié des petites choses qui lui ont valu un culte dans le monde entier.


L'univers est reconnaissable entre tous. Nous sommes sur la planète Mars, au coeur d'une colonie spatiale que l'on devine appartenir à un futur indéterminé. Loin du monde, à l'abri des regards, des expériences impies ont ici été menées. Scénario immuable, c'est alors que les choses ont dégénéré que le "Doom Guy" surgit des limbes d'un scénario qui ne lui offre ni background, ni destinée. Machine à tuer, lui est là pour casser du démon, tirer, cogner, tronçonner. Il est égal à lui-même: Doom, franchise culte du FPS depuis 1993, n'a jamais fait dans la poésie et la subtilité.


Un reboot, plus qu'une suite

Davantage reboot que véritable suite, Doom version 2016 honore les grands anciens et fait preuve dans son solo d'un respect  assez global de la formule qui a fait le succès de la franchise imaginée par John Carmack et Id Software aux tout premiers temps des jeux en trois dimensions. Comprendre, donc, que le titre se déguste encore et toujours comme un "fast FPS", où la vitesse de déplacement et de réaction prime sur l'anticipation et l'observation. Pourtant, si l'action s'y veut intense, le rythme du jeu semble un peu plus posé qu'à l'accoutumée. Doom 2016 y gagne indéniablement en lisibilité, mais aussi en jouabilité au pad, sur consoles, et donc en capacité d'ouverture au grand public, contrepartie indispensable à la genèse de titres de ce calibre. Tout le monde n'a pas le PC idoine sous la main pour profiter du monstre de FPS à l'aune de l'inégalable duo souris-clavier.

Pour le reste, les concessions sont minimes. Plus que jamais ancré dans un univers réservé aux 18+ - quelle violence graphique! - le titre repose sur  l'exploration de niveaux assez labyrinthiques (avec pas mal de secrets cachés), témoignant d'un level design inspiré autant que torturé, et sur des phases de confrontation directe en arène avec des hordes de démons à combattre de manière étonnamment variée pour une production de ce genre. C'est ici, lors de ces phases d' "aggro", que la diversité de l'arsenal mis à disposition du Doom Guy prend toute son importance. Plasma gun et mitrailleuse pour enchaîner les petits dégâts répétés à distance, shotgun et lance-roquette pour faire mal lorsqu'une ouverture apparaît, BFG pour placer une attaque lente et de gros dégâts de très loin... La liste est longue, d'autant que toutes ces armes peuvent être customisées, et l'on doit encore y ajouter le corps à corps et la tronçonneuse désormais au coeur du gameplay, en ce sens qu'ils permettent de maximiser les bonus de mise à mort: ces "glory kills", qui donnent lieu à de petites animations, permettent de récupérer quelques munitions et points de vie lorsqu'ils sont placés - au risque toutefois de placer le Doom guy en fâcheuse posture pour peu que les démons aient profité de la séquence cinématique pour se rapprocher de leur adversaire. A utiliser de manière éclairée...

Autant dire que tout est fait pour instaurer un rythme d'enfer, et Doom parvient globalement à tenir cette promesse affichée durant les premières heures jusqu'au bout du challenge, malgré une petite baisse de rythme qu'il faut bien noter dans le dernier tiers de l'aventure, lorsque la plupart des upgrades sont obtenus et que le bestiaire, désormais connu, ne parvient plus réellement à se renouveler. Une petite baisse de forme heureusement contrebalancée par l'apparition des véritables boss de l'affaire, lesquels - clin d'oeil que les "vrais" sauront apprécier - sont directement repris des précédents volets. A l'exception d'un petit nouveau dont on laissera la surprise, Cyberdemon et Spiderdemon sont ici ressuscités, et donnent lieu à quelques passes d'armes bien senties, quoique plus aisées que certaines phases d'arène particulièrement corsées.

En 1080p et en 60 images par seconde

Sur un plan technique, Doom bénéfice de l'ID Tech 6, version bien optimisée du moteur développé de longue date par Id Software. Il en résulte un titre visuellement très propre, tournant aussi bien sur PC que sur consoles en 60 images par seconde et en full HD 1080p. Une prouesse contrebalancée en partie par des textures parfois un peu grossières, mais le jeu, bénéficiant d'une direction artistique inspirée et d'une ampleur visuelle indéniable, reste dans le haut du panier des productions du moment.

Cette fluidité est évidemment particulièrement appréciable dans le mode multijoueurs en ligne. D'un classicisme assumé, celui-ci propose hélas des affrontements à six contre six selon huit modes de jeu qui n'ont pas grand-chose d'original à proposer. Un prolongement toutefois pas déplaisant de l'aventure solo, qui embarque les traditionnels systèmes d'upgrade inhérents au challenge, mais dont on pourra regretter le dynamisme un peu en berne et, surtout, le level design assez peu inspiré. A ce titre, on aurait apprécié de voir ajoutée la possibilité de créer ses propres cartes en multi compétitif, à la lumière du mode Snapmap: ce remarquable éditeur de cartes, embarqué aussi bien sur consoles que sur PC, permet en quelques manipulations de créer son propre niveau, d'y placer des hordes d'ennemis et de proposer l'expérience en ligne à tous ceux qui voudront s'y essayer, en solo ou en coopération. Un véritable petit mode démiurge qui achève de faire de Doom le parfait tueur de temps en ce pluvieux printemps...

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Commentaires

KingTeDdY
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KingTeDdY

Depuis 2007 il est annoncé ?? Je suis un peu surpris là...Je n'en ai entendu parlé que depuis l'an dernier o_O

 

DOOM 4 a été effectivement annoncé à cette époque mais id Software n'en a jamais rien montrer jusqu'à ce qu'ils annoncent son annulation au profit d'un reboot.

Noiraude
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Noiraude
Une interview sur le sujet ici:http://metro.co.uk/2015/07/02/doom-id-software-interview-they-just-love-blowing-up-barrels-5276385/
Noiraude
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Noiraude
Indiqué sur Wikipedia, qui renvoie à un papier d'ign de l'époque. Le jeu est annoncé la première fois en août 2007 par John Carmack durant la QuakeCon où est dévoilée la version 5 de l'Id Tech engine. Le développement de la version 6 débute le 7 mai 2008[2].
Alma_
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Alma_
Depuis 2007 il est annoncé ?? Je suis un peu surpris là...Je n'en ai entendu parlé que depuis l'an dernier o_O

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