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Par Nintenboy Blog créé le 01/09/11 Mis à jour le 08/07/19 à 20h43

Nintendo en mode kawaï

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Catégorie : actualité Nintendo

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actualité Nintendo (Jeu vidéo)

Promesse tenue. Contre ventes et marées, le président Satoru Iwata s’engageait devant un parterre d’investisseurs et analystes à renouer avec les bénéfices. Nintendo vire en effet au vert après deux années de vache maigre. Mais au sortir de la traditionnelle conférence financière qui accompagne la publication de ses résultats, les perspectives d’avenir formulées par Iwata restent vagues.

L’excuse de la confidentialité est néanmoins acceptée. Ce manque de précisions n’interdit pas à Iwata de s’accrocher à son cap général de croissance future dans lequel s’inscrit la réalisation de jeux sur consoles propriétaires et sur formats mobiles complémentaires ainsi que le nébuleux Quality of Life. L’homme fort de Nintendo fait toutefois observer la nature incomparable des produits de la société profondément gravée dans son ADN « depuis le lancement de la Nintendo Entertainment System en 1983 » , souligne-t-il. En dépit des bouleversements majeurs qui ont transformé l’industrie des loisirs interactifs depuis 30 ans, l’axe de développement choisi par le géant japonais ne bouge pas d’un iota. Ni hier et encore moins aujourd’hui semble insister le haut dirigeant : « Nous persévèrerons dans la valorisation de l’esprit d’originalité décrite dans notre projet d’entreprise. La véritable valeur du divertissement réside au travers de sa singularité ». Une devise qui a trouvé ses limites.

La Wii U démontre des qualités intrinsèques difficilement palpables au sortir de son périmètre de niche. L’abandon de l’argument marketing stratégique (“gameplay asymétrique”) avait été mal perçu par la communauté financière, vite qualifiée de repli défensif face à la formidable pression concurrentielle imposée par le duo PS4/Xbox One. Une perception négative contrebalancée par une optique de croissance dite “agressive” nouvellement formulée par le responsable. L’alliance avec l’éditeur DeNA l’illustre. « Nintendo maximisera la valeur de sa propriété intellectuelle en encourageant un plus large public à découvrir son offre ludique favorisant ainsi l’expansion du marché des jeux vidéo » se félicite Satoru Iwata. Une autre facette de sa reconquête de la croissance vertueuse (autrement dit de “cash machine” en ces temps de vache maigre) emprunte le chemin du partenariat avec le groupe Universal Parks & Resorts en faveur duquel les personnages fétiches de Nintendo prêteront leur image à des jeux d’attraction. Mais aussi dans la production de contenu audiovisuel et la maximisation du merchandising. Cette exploitation des IP de Nintendo ne s’appliquera pas de manière indifférenciée : « En choisissant de manière flexible la méthode promotionnelle optimale adaptée à la spécificité de chaque icône, nous augmenterons leur visibilité à une large audience ».

Cette démocratisation du jeu vidéo que l’on croyait acquise avec le succès planétaire de la Wii représente donc un chantier permanent pour Nintendo. Elle s’épanouira vraisemblablement par un détachement artificieux aux yeux du grand public. Celui-ci se nomme Quality of Life (QoL), un programme de santé en ligne aux contours flous. Si les informations recueillies auprès de l’utilisateur sont très certainement à prendre avec distance, leur communication adoptera un positionnement ludique, semblable à la philosophie du plug and play (branche et joue) des consoles du fabricant.

La multiplication de ces leviers de croissance pourrait prendre le chemin du désordre pour une société monolithique. Il fallait donc dépasser l’espace de fidélité appelé Club Nintendo en faveur d’un service intégré. C’est l’objet du « integrated membership service », un système d’identification commun à la galaxie de dispositifs du japonais (3DS, NX, QoL, WiiU) et ses liants (PC, tablette, mobile intelligent). « C’est une version améliorée du programme de fidélité actuel », précise Iwata en ajoutant : « les titres Nintendo seront jouables indépendamment de la plate-forme ».

Ces nouveaux défis ont vocation à préparer Nintendo à la conquête de nouveaux réservoirs de croissance où l’intégration du matériel, des contenus et des services en ligne est unifiée. « Après avoir lancé son activité de Hanafuda (cartes à jouer) il y a 125 ans, Nintendo s’est transformée en une société de jouets électroniques pour enfin devenir un fabricant de consoles et éditeur de jeux vidéo, énonce Satoru Iwata. Au rythme de nombreux échecs et de petits succès (sic), nous avons à nous seuls réussi à relancer cette industrie. » For de cette antériorité qui envoie un message d’optimisme aux financiers et balaie par la même le cliché de société conservatrice si souvent meuglé par ses détracteurs, Nintendo élargi lentement mais sûrement le périmètre du divertissement interactif capable « d’apporter de la joie » vers un horizon où de manière générale le bien-être prime.

Source : Nintenboy.com

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actualité Nintendo (Jeu vidéo)
 
C’est ce que viennent de déposer sur la table investisseurs et spéculateurs japonais une semaine après l’annonce d’un tandem improbable entre Nintendo et DeNA. A la bourse de Tokyo, leur action respective a été valorisée de 49% pour le spécialiste des jeux sur mobile intelligent et de l’ordre de 32% en faveur du géant des consoles. Bien qu’il s’en défend arguant d’une mauvaise compréhension de ses interventions médiatiques, le fléchissement du président Satoru Iwata sur cette épineuse question est salué par toutes les principales places boursières de la planète. Cette euphorie financière sonne aussi comme une sanction de la stratégie produit mis en oeuvre par la tête pensante du fabricant.
 
Plus que jamais sur la défensive, le haut responsable blâme l’environnement monétaire défavorable (surévaluation du yen, un boulet pour les valeurs dîtes exportatrices comme Nintendo ou encore Sony) plutôt que le positionnement marketing raté du couple WiiU/3DS pour expliquer leur contreperformance commerciale. Le gameplay asymétrique par écran délégué ainsi que la 3D volumétrique ne sont plus mis en avant explicitement dans les publicités vantant les avantages compétitifs des deux plates-formes. Seule compte désormais leur interopérabilité avec les Amiibo, multiplicateurs de synergies.
 
C’est donc ce croisement entre deux (ou plusieurs) loisirs contre nature (jouet et jeux vidéo pour le moment) qui caractérise la stratégie de Nintendo de demain. Iwata a déclaré récemment s’être lancé dans un examen stratégique des activités de Nintendo avec pour intention de les décloisonner (il prétend paraphraser le dirigeant historique Hiroshi Yamauchi pour légitimer sa nouvelle politique de développement fondée sur les loisirs au sens large). Son mariage de raison avec DeNA renforcé par une prise de participation croisée cadre avec ce positionnement fait de contraire assimilable. Bien qu’’il est difficile d’identifier le périmètre d’action de la future NX, son nom de code offre une piste de réflexion. Le “X” signifie cross en anglais, symbolisant l’embranchement entre deux domaines (ici secteur d’activité), « une tête de pont » selon les propres termes du dirigeant japonais.
 
Toutefois, rien n’indique que Nintendo cède à cet environnement anxiogène dominé par des sociétés monoproduits dont les jeux déstructurés ruinent la notion de valeur ludique – d’expérience interactive - caractéristique des jeux consoles. Cette NX exposera le plus petit dénominateur commun entre ces deux segments de marché. Iwata est fermement opposé à assimiler le modèle économique (reposant notamment sur le free to play et toute la difficulté de sa monétisation) pour l’ériger en norme. C’est même pour lui l’occasion de réaffirmer la vocation première de Nintendo, le concept “en bloc” (dédié) des consoles de la société.
 
Mais toutes ces considérations fondamentales définissant l’identité du fabricant depuis plus de trente ans, la bulle spéculative n’en a cure. La dynamique s’inscrit dans la recherche de profit à court terme, quand bien même la santé financière de DeNA est défaillante (baisse de 55% du bénéfice d’exploitation par rapport à l’année dernière dans un marché japonais en forte hausse). Comment ignorer sa culture d’entreprise aux antipodes de celle de Nintendo. Elle repose sur une monétisation exacerbée (une réputation qui l’a précède) des contenus additionnels affectés à des titres au gameplay simpliste et uniforme. Ce qui n’effraie en rien la communauté financière, encore moins le PDG de DeNA : « Nous étions déterminés à travailler avec Nintendo, nos échanges ont commencé en 2010. Ils sont enfin prêts, nous le sommes depuis toujours » glisse-t-il dans les colonnes de Venturebeat.com.
 
Ce dernier se félicite de son approche graduelle obéissant davantage à un mariage de raison qu’à une alliance ponctuelle. Nintendo est monté à hauteur de 10% dans le capital du géant au pied d’argile des jeux sur dispositifs intelligents, « notre second gros actionnaire derrière Namba », se réjouit le PDG. Avant qu’Iwata ne douche ces déclarations optimistes quelques jours après : « Rien ne nous interdit de reconsidérer notre accord ».
 
A ce jeu de poker menteur, les fans risquent d’être désorientés.
 
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actualité Nintendo (Jeu vidéo)
 
 
Riche de son passé, Nintendo en tire les enseignements pour mieux défendre son présent compliqué auprès de financiers circonspects sur l’état de la société. C’est ce que révèle le dernier tour de table du président Satoru Iwata, de nouveau frais et dispo pour faire face à l’adversité. Ce dernier ne manque pas d’arguments, mais ils sont contestables dans leur comparaison avec des positionnements concurrentiels révolus. Ce qui n’a sûrement pas échappé au parterre d’investisseurs et actionnaires...
 
Les observateurs industriels de tout bord doutent des capacités de Nintendo à se ressaisir d’une situation de marché où le couple WiiU/3DS peine selon eux à convaincre puis dépasser son précarré de joueurs fidèles à ses produits. Leur proposition s’est résumée dans un premier temps à inciter le fabricant à ouvrir son catalogue de titres au segment iOS/Android avant de presser le dirigeant à un lancement anticipé des successeurs de ses consoles actuellement disponible. L’optimisme forcé d’Iwata l’incite à rejeter en bloc ces recommandations en formulant une hypothèse de marché appartenant au passé glorieux du constructeur.
 
Lorsque la courbe du cycle de vie de la Gameboy amorça son déclin, un titre à lui seul défia les lois implacables du marché en imprimant une seconde jeunesse à cette console rattrapée par sa technologie un rien datée. Le phénomène Pokémon dynamisa les ventes du modèle de poche jusqu’à inverser durablement l’évolution de sa compétitivité (aidée en cela par une timide réactualisation esthétique puis technique de la Gameboy). « Si vous vous rapportez à la théorie communément admise du cycle de vie des plates-formes, vous escompterez de toute évidence une baisse annuelle de X% des ventes de 3DS et dans le même ordre d’idée à une augmentation contenue des performances commerciales de la WiiU » reprend le haut dirigeant pour mieux dynamiter cette thèse.
 
Dans sa grande histoire, Nintendo a toujours su rechercher en elle les ressorts infaillibles afin de se remettre en ordre de marche. Iwata aime à le rappeler : « Pokémon fut responsable des meilleures ventes annuelles de la GB dans la seconde moitié de son cycle de vie », verrouillant encore un peu plus ce marché aux candidats réduits jusqu’ici à de la figuration. S’il n’élude pas la difficulté de répéter cet exploit ni désigner quel titre de son catalogue est en capacité de produire un effet similaire à Pokémon, il s’interdit tout défaitisme. « Ce contexte délicat ne signifie nullement qu’un avenir prospère nous est inaccessible », tance le haut dirigeant. Il en veut pour preuve l’excellente réception critique des jeux produits par Nintendo. Les fondamentaux sont acquis, cependant beaucoup de choses restent à faire notamment sur le plan de la communication. Satoru Iwata cite le paradoxe Destiny/Watch Dog froidement salué par la critique sans que celle-ci entrave leur succès commercial respectif. Avec de meilleures dispositions notamment sur le plan marketing, l’adéquation jeux/vente serait davantage favorable au fabricant selon le responsable.
 
Miyamoto prié de revoir ses gammes ?
 
D’autres opportunités de croissance existent. Elles questionnent néanmoins le constructeur sur son aptitude à assimiler une culture d’entreprise autre que celle qui est adoptée depuis « près de trente ans ». Fidèle à son approche tout en rupture des défis auxquels il fait face depuis son investiture, Iwata suggère aux têtes pensantes de Nintendo dans leur ensemble d’abandonner leur dogme du passé au profit d’une nouvelle manière d’appréhender le processus d’élaboration des jeux vidéo. Ainsi, ce n’est plus l’ingénierie du contrôleur des consoles qui conditionne le concept d’un titre encore moins l’achèvement ou la mise sur pied d’un tutoriel destiné à l’apprentissage des règles d’un univers ludique qui doivent demeurer la norme absolue. Ce fort attachement aux conventions immuables du passé s’est caractérisé par une inertie, « un mur mental presque infranchissable » selon les termes employés par Iwata, dans l’acceptation et la mise en oeuvre « d’un nouveau genre de jeu vidéo [...] doté d’une interface utilisateur inédite ».
 
Mario Maker matérialise la nouvelle stratégie "Minecraft" de Nintendo
 
L’affirmation de l’autorité du président à travers cette nouvelle politique de développement a visiblement porté ses fruits après une période de tâtonnements. « Comme je m’y attendais, les développeurs ont commencé à formuler diverses propositions qu’il m’est impossible de discuter ici avec vous compte tenu de leur phase préparatoire », argumente-t-il. Minecraft est cité comme un enjeu de stratégie interne et externe pour Nintendo. En livrant aux joueurs des outils de création vulgarisés, l’univers d’une licence résiste à l’éphémère période commerciale d’un jeu. Bien plus que par la vente au compte-gouttes de contenus additionnels téléchargeables, le “user general content” semble désormais être le nouveau crédo du géant japonais.
 
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actualité Nintendo (Jeu vidéo)
 
Les résultats de fin d’année en trompe-l’oeil de Nintendo inquiètent de nouveau les analystes. Si la situation financière du fabricant s’améliore nettement avec un bond vertigineux de son bénéfice net à 45 milliards de yens (contre 10 milliards l’exercice précédent), sur les deux fronts commerciaux il en est tout autrement. L’évolution favorable du yen associée à l’optimisation des coûts manufacturiers de la Wii U (à dissocier des économies d’échelle liées au comportement positif des ventes) donne de l’oxygène à la firme de Kyoto qui revient en territoire positif sur le plan financier.
 
Mais la dépréciation de 7% de ses prévisions de ventes en dépit des anticipations annuelles situées dans la fourchette basse alarme les analystes. Pour ces derniers, la stratégie éditoriale de la Wii U a atteint ses limites en dépit du lancement réussi de Mario Kart 8 et de Super Smash Bros. La console performe à moins de la moitié du rythme de son prédécesseur. Selon un responsable du cabinet Ichiyoshi Asset Management Co. « Nintendo peine à dépasser son coeur de cible ». La 3DS pourtant portée par un catalogue de hits plus conséquent que le modèle de salon ratera l’objectif fixé pour cette fin d’année fiscale qui se clôt le 31 mars. La réactualisation du format de poche vedette du fabricant (sobrement appelé New 3DS) gagnera trop tardivement les marchés occidentaux pour infléchir la courbe décroissante des ventes.
 
Selon le rapport d’un observateur financier travaillant pour JP Morgan Chase & Co. et publié la semaine dernière, la Wii U plombera l’activité de Nintendo tandis que les profits dégagés par la 3DS déclineront au prochain exercice. Sur la foi d’une indiscrétion en provenance de la direction du fabricant, l’analyste estime qu’une hausse des ventes n’interviendrait pas avant mars 2017.
 
 
En spéculant sur le maintien de la stratégie de refus de pénétrer le juteux segment des jeux sur smartphone, ce sombre tableau économique oriente les projections d’analystes vers la perspective d’un renouvèlement des deux consoles de Nintendo à court/moyen terme. Dans un tweet sibyllin, un porte-parole du géant japonais précise que compte tenu de l’état de santé fiévreux du président Satoru Iwata (l’hypothèse d’une dégradation de son état de santé liée à sa récente opération d’une tumeur bégnine est écartée par la direction), ce dernier n’est pas en mesure d’assurer la conférence financière qui d’ordinaire accompagne la publication des résultats de Nintendo. Il s’est en revanche brièvement exprimé sur la probabilité qu’une nouvelle console de salon prenne la succession d'une Wii U en perte de vitesse. « La Wii U n’a pas abattu toutes ses cartes. J’entends poursuivre mes efforts étant donné les attentes élevées des consommateurs », une déclaration relayée par le site Sankei.
 
Cependant, la convalescence de quelques jours du haut dirigeant de Nintendo nous prive d’une réaction opportune aux spéculations d’Eiji Maeda, analyste chez SMBC Nikko Securities Inc et rapportée par l’agence Bloomberg. Au vu de la révision à la baisse de 25% des ventes de consoles 3DS sur l’année fiscale en plus des objectifs de ventes de logiciels sabrés de 9%, « le format de poche a dépassé son pic des ventes inscrit dans le cycle de vie traditionnel d’un produit. Selon toute logique, un nouveau modèle serait sur rails pour 2016, nous sommes donc dans l’attente d’informations dans le milieu de cette année », pronostique Eiji Maeda.
 
Les Amiibo, ce levier de croissance providentiel est minimisé par les analystes malgré un départ foudroyant (5,7 millions d’exemplaires écoulés à ce jour).
 
En plus du marché iOS/Android participant au redressement de la société, se dégage comme consensus d’analystes le renouvellement de sa gamme de consoles :
 
Nintendo should be thinking about new hardware.
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actualité Nintendo (Jeu vidéo)
 
Warren Spector parle de lui en des termes peu amènes : « Imaginez les jeux auxquels nous aurions pu jouer si John Carmack préférait modéliser un personnage de manière crédible plutôt que de se focaliser sur l’arme qu’il tient dans sa main ? » Le profil de cet as de la programmation informatique et entrepreneur multicarte est planté. Carmack jongle avec les plus puissants algorithmes et techniques de rendu 3D de l’industrie avec une facilité déconcertante. L’attribut “Attention to details” lui sied à merveille. Trop peut-être, car sa tendance à dévier des priorités de développement lui est souvent gentiment reprochée... Mais les jeux pour lesquels ils participent explosent systématiquement les standards graphiques. Une respectabilité gagnée au forceps !
 
Alors, oser lui parler de Nintendo, chantre du moins-disant technologique équivaut à une petite provocation ? Pas le moins du monde. Carmack comme tant d’autres brillants développeurs de sa génération partage la même fascination exercée jadis par l’impact des jeux 8/16bits réalisés par le géant japonais. « À mes débuts, j’ai programmé des clones de Wizardry et Ultima ainsi que divers jeux d’arcade. Lorsque j’ai rejoint id Software, nous créâmes Commander Keen qui n’est ni plus ni moins un calque de Super Mario Bros. 3 » Déjà, sa dextérité à manier les lignes de code comme une corde à sauter pétille à l’écran. La découverte d’une astuce de programmation adoucissant le défilement des tableaux donne de l’impulsion à ses ambitions. Avec sa fine équipe composée entre autres de John Romero, il développe en une semaine une version PC du premier niveau de Super Mario Bros. 3 pour se dépêcher de soumettre leur exploit à Nintendo, absent du marché PC. Le constructeur refusa poliment l’offre, tout en félicitant l’équipe pour leur qualité de travail.
 
 
Bien que la branche américaine de Nintendo imposa à id Software une version SNES édulcorée de son hit PC Wolfenstein 3D déclenchant l’ire de John Carmack, celui-ci se dit tout de même satisfait du travail effectué. Ce port fut riche d’enseignements pour lui, de nouvelles techniques de développement furent en effet découvertes que le remarquable programmeur mis à profit en faveur de Doom.
 
John Romero avec lequel il collabora pendant son ascension professionnelle fulgurante embrasse la même fascination que son homologue pour les créations signées Shigeru Miyamoto. Romero alors empêtré dans des problèmes insurmontables de développement, de planification et de financement de sa création Daikatana qualifia son titre d’hommage poignant au game designer japonais.
 
De près ou de loin, le gratin de cette industrie a été baigné par les productions Nintendo...
 
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actualité Nintendo (Jeu vidéo)
Partagé entre votre amour pour les icônes du jeu vidéo et les super-héros ? L’artiste Rusty Shackles a décidé de fusionner les deux univers pour le repos de son esprit et le plaisir de nos yeux. Voici un échantillon de son inspiration :
 
 
 
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actualité Nintendo (Jeu vidéo)
 
À tous les fans de Sega, cette séquence vidéo s’adresse à vous ! 90s Arcade Racer n’avait plus fait parler de lui depuis un an, cette absence faisait craindre le pire sur le devenir de ce projet fou ! L’ambition est grande, rendre un fiévreux hommage à l’univers ludique du constructeur pendant la très mouvementée décennie 90. À plus de 300 kmh, les références défilent à vive allure, mais sont facilement reconnaissables. On distingue pêle-mêle le circuit Big Forest en 3D face pleine (!) de Virtua Racing, la course Dolphin Tunnel de Scud Race, le parcours The Beach d’Out Run, etc.
 
 
Sans compter les célèbres icônes (robot de Virtual On..) et éléments 3D de certains jeux (les piliers de Panzer Dragoon, Space Harrier). Tout saute en pleine figure aux plus aguerris d’entre nous. Alors que la guerre entre Sega et Nintendo était à son apogée, revivre cette ambiance survoltée du milieu des années 90 sur console Wii U est un peu anachronique. Cependant quel autre acteur historique peut incarner cette période faste sinon Nintendo ?
 
 
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actualité Nintendo (Jeu vidéo)
 
Rationnel, réfléchi, rigide ou distant pour certains. Créatif, intuitif, imaginatif, ouvert pour d’autres. Le PDG de Nintendo Satoru Iwata a toujours su s’adapter à son interlocuteur comme il a su adapter les médias aux cibles qu’il visait. Dans le cadre de l’entretien-fleuve accordé au site 4gamer.net (traduit par Neogaf.com), il rompt avec ses principes. Plus à même de parler de ses travaux que de sa vie professionnelle, le dirigeant n’hésite pas à aborder un sujet très personnel : sa rivalité avec Shigeru Miyamoto.
 
Le journaliste qui a conduit cet entretien semble lui-même surpris de la tournure de l’interview lorsque celui aborde les objectifs pédagogiques derrière le rituel des Iwata Ask. Par conscience professionnelle, Satoru Iwata cherche à décrypter « la méthodologie Miyamoto » lors de ces séances médiatiques de débriefing afin de faire bénéficier à l’ensemble de l’industrie sa philosophie de travail basée sur « les changements de perception ». Une bonne idée n'arrive jamais seule. Mais avant que l’homme fort de Nintendo ne soit gagné par ce curieux élan de générosité nourri par la fascination qu’il éprouve pour le génie créatif de Miyamoto, il a secrètement intériorisé un antagonisme viscéral à l’encontre du célèbre game designer.
 
« Je me suis persuadé de manière totalement arbitraire qu’il était mon rival, habité par la volonté de lui mener la vie dure », confie Iwata. Et il répond par l’affirmative quand le journaliste lui demande s’il s’est employé à lui mettre des bâtons dans les roues...
 
Une étonnante confidence compte tenu des enjeux de pouvoir en lice relancés par la récente hospitalisation du haut dirigeant et son bilan désastreux.
 
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actualité Nintendo (Jeu vidéo)
exemple illustrant le concept de flexibilité de ce LCD
 
Équipementier incontournable par la qualité de ses produits, Sharp serait sur les rangs pour fournir en écran LCD flexible une nouvelle plate-forme Nintendo. Sans déterminer s’il s’agit en direction d’une console de jeu ou d’un dispositif appartenant au programme de santé et bien être Quality of Life, les sources confidentielles du site Sankei précisent que l’écran « peut être modulé afin de répondre à un large éventail de besoins exprimés par l’utilisateur ».
 
Toujours d’après ce site, la circonférence de l’écran LCD donne des allures de beignets à l’ensemble. La souplesse de cette technologie visuelle révolutionnaire laisse envisager une utilisation polyvalente et ergonomique orientée grand public.
 
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actualité Nintendo (Jeu vidéo)
 
Le plan média était quasi parfait. Quelques semaines avant l’organisation du PlayStation Experience, Sony préparait les esprits par petites touches. Révélations partielles, fuites, démentis, conjectures, petites phrases équivoques ont nourri les conversations, jusqu’à éclipser l’actualité de la concurrence. Microsoft a fait le choix prudent de laisser passer l’orage marketing. Aucune contre-proposition événementielle à vendre aux fans, mais des interventions d’officiels à dose homéopathique chargées de les tranquilliser.
 
Et Nintendo ? Englué dans ses propres difficultés, personne n’attendait de lui qu’il sorte de son haut de forme de magicien un elfe qui a éclipsé à lui seul sur Twitter la fureur et le bruit du PlayStation Experience. Pourtant Sony s’est donné les moyens de ses ambitions. Réservation de l’hôtel Planet Hollywood à Las Vegas, diffusion du déroulement de l’expo sur les canaux du fabricant et réseaux sociaux appuyés par des jeux très attendus. La sobriété du cadre choisit par Nintendo (salle de bureaux/réunion au charme désuet, démonstrateurs en tenue décontractée) contraste violement avec le show tout en son et lumière du nouveau numéro un mondial.
 
 
Contre toute attente, les échanges sur Twitter concernant ces deux événements concomitants ont tourné à l’avantage de Nintendo selon un relevé statistique produit par le cabinet d’analyse Topsy. Au plus fort de l’évolution des deux courbes, le terme Zelda est discuté 186 709 fois contre 101 894 fois pour PSX/PlayStation Expérience. Une performance soulignée par le truculent Patcher en dépit d’une animosité marquée pour Nintendo : « Microsoft a fait une erreur en snobant ce spectacle. C’était l’occasion de voler la vedette au PSX, Nintendo a saisi l’opportunité. Merci de me permettre de féliciter Reggis Fils-Aimé pour ce coup médiatique dans une année lamentable. »
 
Une victoire psychologique pour Nintendo sans être déterminante.
 
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