The Neves Times

The Neves Times

Par Neves Blog créé le 29/03/14 Mis à jour le 18/10/17 à 18h07

Reporter vidéo-ludique.

Hebdomadaire dominical.

Tirage en couleur.

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Catégorie : Tueuses en

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Tueuses en (Séries TV)

27 ans après, je ramène ma fraise. J’en ai beaucoup entendu parler ces derniers temps avec le fameux Alan Wake ou tout simplement à l’occasion du retour pour une 3ème saison d’une série toujours autant adulée, même un quart de siècle après avoir sévit sur nos petits écrans. Avant de remettre la pendule à l’endroit, je ne savais que très peu de chose de ce Twin Peaks. Seulement son lieu de théâtre – bourgade reculée du nord-ouest américain – ainsi que son postulat de départ, l’enquête d’un agent du FBI sur le meurtre d’une jeune fille. Autant pas grand-chose, tout juste Alan Wake m’indiquait le concourt de phénomènes étranges entourant cette localité. C’est donc relativement chiche en information mais bien décidé à en découdre que je me lance dans le visionnage de LA série phare du début des années 90.

 

Me voilà parti pour 30 épisodes découpés en 2 saisons (8 puis 22) sur les traces de Laura Palmer, Leland &Co. Au début le format 4/3 faut mal aux yeux mais on s’y fait très rapidement. Autre point technique, la S1 souffre de très peu de pistes sonores et recycle sans cesse les quelques maigres échantillons dont elle dispose, disgrâce heureusement corrigée lors du passage à la S2. Au rayon des choses qui frappent en premier lieu se retrouvent à la fois le casting ainsi que l’écriture des rôles qui vont de pair et aboutissent à une formidable situation où l’on ne sait plus vraiment qui est principal et qui est secondaire. L’ensemble étant clairement rallié sous la bannière du principaire. Les plus téméraires m’apposeront la remarque que certains personnages sont plus secondaires que d’autres, j’oserai même le terme de figurant. L’importance conférée à chacun d’entre eux malgré leur exposition à l’écran parfois bien relative (typiquement la femme à la buche) étant à mon sens l’expression même de ce sentiment.


Twin Peaks réussit habilement à nous entrainer dans son dédale de personnages revêtant au cours de ces 30 épisodes plusieurs facettes bien différentes. Leur psychologie n’évolue pas à proprement parlé mais chacun d’entre eux se mouillent à leur manière pour face aux situations qu’ils les enclenchent ou les subissent. Le meurtre de LP n’est en fait que le catalyseur d’une communauté qui était déjà bien en marche, décidé à évoluer selon ses désirs. La patte Twin Peaks se reflète effectivement comme j’ai pu le lire ici ou là dans cette capacité à sous-tendre des situations du quotidien à l’enquête principale, comme pour justifier les liens de tel ou tel personnage avec l’intrigue. Avec ce zeste de paranormal nappant plusieurs personnages et de mystique drapant la nature dans laquelle s’insère la petite citée.

 

J’aurais à titre personnel plutôt découpé les saisons en 16 puis 14 épisodes au vu des évènements assez distendu qui s’y produise passé l’épisode révélant le meurtrier de Laura Palmer. Même si le cliffhanger de fin de S1 n’est pas déconnant. Même si c’est clairement de la carotte pour se jeter sur la S2. Mais bon, ça marche/a marché. Autre point, j’ai regardé les 30 épisodes à raison de 2 par jour sur un peu plus d’une quinzaine et il se passe décidément trop de choses en un épisode pour ne pas être paumé le lendemain. Je recommande donc la lecture entre chaque salve (2 épisodes pour moi) de lire le résumé (fansite très bien fait) de chacun pour ne pas se poser de question du type : «  d’où il sort lui ou d’où il sort ça lui ? » ^^. Vous l’aurez compris, à l’époque, il n’y avait pas de « précédemment dans Twin Peaks ». Enfin, j’ai souvent pesté à l’encontre les Deus Ex Machina trop souvent utilisé spour finir par embrasser de plein gré l’ADN assez space d’occurrence de phénomène ou de résolution d’énigme (parfois ça va loin, je veux dire, lancer des cacahuètes sur des bouteilles de bières …).

 

Même si le découpage me semble toujours autant étonnant (8 premiers épisodes => 1 saison, 8 suivants idem et le reste pour une troisième), je concède que l’intrigue a facilement su se renouveler une fois le meurtrier de Laura Palmer révélé. La course-poursuite ou le jeu de dupe entre l’agent Cooper et son ancien mentor Windom Earl poursuivant finalement avec justesse les quelques bribes de phénomènes mystiques entre-aperçu en S1. Alors certes, se manger 30 épisodes de la même série sans réelle coupure, c’est une sacré performance (!!) – d’autant que les comportements bizarres des uns et des autres dégagent quelques moments d’accalmie/ennui nécessaires (la toquée qui revient au Lycée ou l’autre qui nous refait la guerre de Sécession) mais le chapeau est définitivement à tirer à l’ensemble des maitres penseurs et exécutants  ayant ½uvré pour faire de Twin Peaks une oeuvre à la hauteur de sa réputation.

2014 - 2017 Time Neves, ce final qui augure une S3 de malade Réservé

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Tueuses en (Séries TV)

Tiens donc, les anglais remettent ça. Après Broadchurch, après Skins, après Happy Valley, après Luther, les productions d’intérêt curiositif s’enchaîne outre-Manche. No Offence se targue en plus de faire évoluer son intrigue dans la ville de Manchester, les footeux n’ont qu’à bien se tenir. Très énergique, No Offense ne laisse ni temps mort, ni répit à son audience qui se voit embarquer dans le Greater Manchester sur les traces de plusieurs résolutions d’affaire. C’est effectivement au sein de la Metroplitan Police Station que l’action se focalise, celle-ci dotée d’officiers et d’officieuses plutôt fort en tempérament. Les anglais …

La PJ locale est dirigée par Vivienne Deering, la cinquantaine, blonde, forte aussi bien physiquement que mentalement (et aussi en gueule) qui a sous ses ordres la lieutenante Dinah Kowalska, jeune mère d’une trentaine d’années manquant un peu d’assurance comme d’ambition ainsi que sa concurrente Joy Freers aussi rigide dans ses relations avec ses partenaires que dissimilant une évidente fragilité derrière un professionnalisme à toute épreuve. Le dernier semblant plus taillée pour le poste de Capitaine qui se profile vacant. Ce trio de femmes assez inédit mine de rien et occupant 3 des rôles les plus principaux de cette série de 8 épisodes jouit donc d’une écriture comme d’une complémentarité originale. La commissaire faisant figure de mère-poule qui n’hésite pas à bousculer vertement l’une ou l’autre de ses protégées (usant de méthodes très différentes puisqu’adaptant aux caractères disparates des 2 jeunes femmes).

 

La particularité de cette fresque policière tient tant en son rythme qu’à la construction des épisodes puisque ceux-ci se distinguent entre eux par les crimes singuliers sur lesquels ils s’attachent mais communiques les uns les autres par le fil rouge les réunissant. Les enquêtes propres à un seul épisode à la fois révèlent leur intérêt par la nature des crimes et délits qui sont confiés à notre police locale. En effet, ces derniers balaient un large spectre socio-sociétal puisque sans trop en dévoiler, les questions de communautarisme ou intégration sont mis au-devant de la scène. A ceci s’ajoute la profonde nature - ou nature profonde - animant les citoyens du Grand Manchester qui semblent avoir à la fois tous leur problème – jusque-là, rien d’anormal - mais aussi et ça, c’est plus original, tous leurs propres solutions. En découle alors des situations de faux-semblants où le spectateur ne sait plus vraiment qui est vraiment victime et qui est suspect voire coupable. D’une apparente évidence, les tenants et aboutissants entourant chaque voix de fait développe insidieusement leur malice jusque laisser circonspect/pantois lorsque la dure réalité est hypothétiquement révélée.

 

Sympathique et rythmées tambour battant – ce n’est pas une figure de style, le Show est vraiment comme sous LSD, ce qui m’a d’ailleurs énervé pour une diffusion Lundi soir où la reprise du boulot ne se marrie que très peu avec frénésie sérielitique, ça et l’absurdisme total de balancer 4 épisodes d’un coup – ces enquêtes dans l’enquête laisse place à intervalle régulier au fil rouge : la disparition des jeunes filles trisomiques. L’enquête criminelle commune à toute la saison a le culot d’être superbement bien amenée sur la table de surcroit. C’est très simple, son urgence ne fait sens que tardivement (je ne spoilerais pas sur le temporel) puisque l’évidence de disparitions ciblées n’est tout bonnement pas actée avant un bon moment. Le processus de mise sur scène de l’enquête confère ainsi à l’ensemble – son introduction puis son développement ultérieur - son caractère entier, crédible et authentique. Logique même. Pourquoi s’affoler pour une seule disparition ? Par contre, prendre le temps d’enchainer les évènements suspects pour démontrer logiquement qu’il y a un cafard dans le café, ça, il fallait l’oser. La série ne fait que 8 épisodes après tout.

 

No Offense ment. No Offense ment sur son nom, sur son rythme bel et bien offensant ou encore sur le caractère plus qu’offensif de ses protagonistes comme de ses crimes … Mais No Offense ne ment pas sur ses qualités. Certes la diffusion de 4 épisodes à la suite entache la lecture globale du bousin puisque je ne suis plus tout jeune du haut de mes 74 ans (#eh-oui) mais tant sur ses histoires que sur la psychologie des personnages, la britannique en a à revendre. Puis bon, pour qui aime un tant soit peu l’Angleterre, le décor anglais fait toujours plaisir à voir même si vous n’aurez pas le temps de vous attardez sur les feuillages, ce n’est pas vraiment le style de la Série !

 

2014-2017 Time Neves Ca se tient Réservé.

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Tueuses en (Séries TV)

Premier point sémantique pour commencer. Parce que tout le monde ne parle pas anglais. Moi le premier. Puisque je le subis. J’ai mon TOEIC. Pas la question. Mais voilà quoi. Arrêtez avec vos anglicismes chiants comme mes moufles ou vos noms anglophones à la con. Donc en français, The Affair signifie l’Aventure. Comprendre extra-conjugale. Il ne s’agit pas de Drake ni de Croft. On parle de chose sérieuse donc je vous saurais gré d’arrêter de vous disperser. Visionné en VOST en 2016, j’avais eu l’occasion dès 2015 de la mater mais mon emploi du temps d’homme politique en campagne pour briguer les postes de présidents des USA, France et Russie (en même temps) d’alors avait eu raison de mes velléités grandiloquentes. Qu’importe, je me plonge dans cette série en 12 épisodes garantie sans meurtres, sans enquêtes et sans sang.

 

Comme de coutume, en préambule, je m’enquille aller sonder mon meilleur ami (google) pour savoir ce qu’il en pense. Rassuré suite aux titres d’articles élogieux entraperçus (je ne lis pas les avis avant visionnage, faudrait être fou de se gâcher le plaisir de la découverte), je lance le 1er épisode quand tout à coup. La composition musicale du générique. E-NORME. Attendez, laissez-moi 2 minutes le temps de reprendre ma respiration. HORS-NORME tu veux dire. On regarde tous un paquet de séries chaque année (faites pas semblant) et des génériques qui se tiennent voire qui s’imposent, on en a tous en tête quelques-uns. Mais alors là …

 

Les mots m’en tombent et les bras me manquent. Sublime. Extraordinaire. Célesto-cosmique ? Je tombe amoureux et je lui fais un gosse. L’inverse éventuellement. Bref. Jusque-là, j’aurais sans hésité cité celui de Wayward Pines comme le maître absolu en termes de thème d’ouverture mais même lui ne peut lutter. Bref, je n’ai pas vu une seconde du show qu’il me fait déjà une impression inespérée. Pourvu que ça dure. Pour situer : Amérique, New York, une femme (c’est déjà pas mal), 4 enfants (ça commence à faire) et des beaux-parents encore en vie (bon, là, c’est le pompon). Noah est un écrivain modeste dont le premier bouquin n’a pas vraiment marché. La 45-aine, sa vie familiale et maritale semble se passer pour le mieux dans le meilleur des mondes. Sa femme tient une boutique art/déco en ville. C’est l’été et comme ces habitants de Brooklyn n’ont pas des moyens démesurés, ils rallient comme chaque année ou presque le lieu de villégiature des beaux-parents.

Somptueuse villa, pelouse ciselée au moindre mètre-carré et grand air, les Hamptons ne faillissent pas à leur réputation d’arrière-garde New-Yorkaise où il fait bon se ressourcer. Sauf que voilà. Sa moue est trop attendrissante. Son apparat de serveuse révèle d’interminable gambette. Et puis ce regard trahissant une évidente fragilité. Rencontre fortuite, séduction retenue et consommation libérée, nous y voici. Le flirt éclot, place à The Affair. La passionnelle, l’éprise, l’unique. Celle qui fait se sentir encore en vie. La crise de la quarantaine vous dites ? Je ne crois pas ou plutôt, je pense que c’est plus que ça. La série ne s’intéresse pas à mêler du freudien pour théoriser des raisons poussant à aller voir ailleurs même si les entretiens psychologiques finissent par pointer le bout de leur nez. En sus de rapporter la genèse et l’état courante d’une situation d’adultère (ce qui en ce qui me concerne est inédit dans le monde des séries), The Affair entremêle une trame judiciaire derrière puisque les faits sont narrés alors que les 2 fauteurs sont interrogés au poste par le très perspicaces Inspecteur Jeffries.

 

L’intérêt réside non plus seulement dans l’embardée psychologique que prenne chacun des personnages composant le décorum de cette romance interdite (qu’ils soient aux premières loges ou non puisqu’ils en subissent les conséquences d’une manière ou d’une autre : humeur, décision, mensonge, etc.). Mais aussi dans l’identité du proche tué, les circonstances et le coupable du meurtre. Puisque oui, ces 3 éléments parviennent à être intelligemment esquissés mais sans jamais se voir complètement dévoilé avant l’épisode final. En résulte un double intérêt (puisqu’on veut aussi savoir comment la relation entre les 2 évoluent, comment ils vont la gérer et comment la vivent ceux qui savent ou non) pour une double narration.

Structurellement, c’est assez fort. Chaque épisode dure peu ou prou une heure. Et ils sont tous coupé en deux. Il n’y a pas d’ordre prédéfini mais généralement le premier rend compte des évènements (souvenez-vous, témoignage, police, enquête, tout ça) selon le point de vu de Noah. Et le second, celui d'Alison. Parce qu’elle s’appelle Alison la bombasse. Et vous l’avez deviné, tout le sel est d’appréhender les différents versions rapportées d’une même péripétie vécue communément. A titre de rapide exemple : pour Noah, c’est elle qui lui fait du rentre-dedans alors que pour Alison, c’est lui qui déclenche tout. Plein de petites choses comme ça qui change la manière de percevoir l’un comme l’autre des personnages, si bien qu’on ne sait trop penser de qui mène la danse, si tant est que meneur il y a. L’autre particularité que permet cette narration qui change d’épaule au gré de la partie de l’épisode considérée consiste en ces moments où les 2 protagonistes principaux vivent leurs moments séparés. L’emphase est mise sur la vie de famille de plus en plus tourmentée (et pas forcément à cause de lui : enfant/beaux-parents/femme, ça en fait des raisons !) du père/mari et celle plus libre, moins codifiée mais tout aussi écharpée que traverse Alison.

Elle est jeune. Beaucoup plus jeune que lui. Dans sa trente-deuxième année seulement, Alison – une locale des Hamptons - couve avec son mari l’immense perte de leur fils dans des conditions que je ne révèlerais bien entendu pas. Auparavant infirmière au sein de l’hôpital du coin, cette tragédie lui coupant l’herbe sous le pied, elle officie désormais en tant que serveuse dans le snack-bar du patelin, lieu de sa première rencontre avec Noah. Se détachant peu à peu l’un de l’autre, elle et son mari possèdent une maison héritée de sa grand-mère (qui est toujours vivante), sa mère ayant été squeezé en raison de sa vie de Bohème – ainsi qu’un Ranch (ferme équestre en fait, y a pas de troupeaux ni de fermiers là-dedans).

Les Lockharts – c’est leur nom – sont nombreux et se réunissent très souvent le Week-End pour partager un diner dans cette demeure. L’occasion de se changer les idées et de se sentir aimé en dépit d’histoires de famille pesantes de temps en temps ressassés au cours desquelles l’antagonisme avec les Hodges occasionne des envolées lyriques disproportionnées. Constamment entre adultes – puisque l’assemblée est composée de Alison, son mari Cole et ses beaux-frères, belles-s½urs ainsi que sa belle-mère – l’ambiance, l’atmosphère et les enjeux du quotidien tranchent avec ceux de Noah et sa famille étendue puisque ici, les soucis sont surtout d’ordre financier – le Ranch prospérant à crédit. Les débats ramènent inéluctablement aux égos des uns et des autres quant à la gestion et l’avenir de l’entreprise familiale.

Deux cadres singulièrement différents permettant à la fois d’expliquer l’attraction exercée par l’un sur l’autre et de servir de matériau de base pour développer des réactions diamétralement opposée de part et d’autre de la sphère privée respective du citadin et de la campagnarde. Finalement, ce qui étonnera le plus, c’est au combien la série parvient à retranscrire l’évolution du relationnel amoureux avec ce désir aussi fantasmé qu’excitant au début – puis pendant un certain temps – et ensuite cette évolution lente mais de fond vers quelque chose de beaucoup plus terre-à-terre, monotone, rationnel tout compte fait. C’en est même saisissant tellement on mesure le chemin parcouru entre le dernier et le premier épisode par ces 2 « aventuriers ». Mon seul bémol pour ce quasi sans faute, c’est que la S1 ne se suffit pas à elle-même pour rendre compte de l’intrigue juridico-policière. Mais bon, comme la S2 est complètement folle et que même sans ça, la S1 tabasse, je ne peux que vous conseiller de vous jeter corps et âmes dessus.

2014-2017 Time Neves, en manque de superlatif Réservé.

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Tueuses en (Séries TV)

J’avais vraiment accroché au concept de GIRLS, une mini-série sur les tribulations de jeunes adultes s’émancipant de papa-maman dans la jungle Brooklynienne. La particularité du show s’attenant aux profusions de sentiments, à la dépeinte de défis de la vie (pas de meurtre, pas de sang) ainsi qu’à l’évolution des relations amicales comme amoureuses de tout ce beau monde. Ça, c’était pour le fond. L’autre spécificité vient de sa forme. Une forme qu’elle partage justement avec l’objet de cet article : Catastrophe. Les 2 partagent un format de seulement 25 minutes par épisode. Et comme pour GIRLS, le rythme délite son intrigue de manière pêchue, les scènes comme les enchainements entre elles ne souffrent d’aucun temps mort pour une explosivité assurée. Et Dieu que c’est bon.

Porté par son duo d’acteurs (qui en sont les créateurs-scénaristes), Catastrophe nous met aux prises de la formation d’un couple de quarantenaire. A Londres. Elle est irlandaise. Il est américain. Ce n’est qu’un coup sympathique d’un soir mais elle se retrouve enceinte. Ils ne s’aiment pas. Et pourtant, ils vont l’avoir ce gosse. Comme de coutume visionnée en VO, le choc des cultures (comme des accents) est viscérale entre l’américain et l’irlandaise. Ça se vanne, ça s’emporte mais les deux finissent sur la table de la cuisine au bout du compte. Une pure relation « je t’aime, moi non plus » délectable pour le spectateur tant les punchlines sont corsées et croustillantes, ravivées comme il faut par un entourage tout aussi déluré. Le frère de la dame comme l’ami camé du monsieur se chargeant de transformer un quotidien qui n’aurait pas été morose sans leur concourt en véritable piment dans la soupe.

Mention spéciale au mari de la « meilleure chiante amie » de Sharon, Chris, à la personnalité ultra cynique en totale déphasage avec son apparence de monsieur cool. Bref, ils sont tous fous à petite ou moyenne dose et ça fait du bien. Sharon et Rob (seuls leurs noms changent entre leur identité IRL et le personnage qu’ils interprètent) campent tout au long de ces 2 saisons (ah oui, je vous ai pas dit : 6 épisode de 25 minutes la saison, en 2 Week-End, c’est plié) les parfaits clichés de leur espèces, ils s’aiment mais se font du mal (verbalement), normal quoi. La première saison s’attaque à la formation malgré d’un couple de futurs parents (avec toutes les inquiétudes et questions que cela soulève en interne comme avec les amis) quand la seconde les installent définitivement dans le rôle de parents qui tous deux ne tiennent pas tant que ça à la vie monotone toute tracée.

Le ton, le rythme, la prestation des acteurs (pas seulement du duo), les thèmes passés en revue, les envolées lyriques, les prises de têtes, les déglinguages en série sur les autres, tout collait mais un seul point me chagrinait. L’omniprésence des 2 larrons à l’écran. Ils sont biens, ils sont bons, ils sont beaux m’enfin, ne pas pouvoir voir vivoter les personnages secondaires sans avoir leurs frimousses dans les parages me dérangeait. Finissait par ne plus les encadrer au bout de 20 minutes cumulées. On finit par intégrer cette contrainte et même s’y habituer. La saison 2 s’efforce de corriger le tir. Reste un résultat très probant pour un concept qui en a à revendre.

2014-2017 Time Neves, Très honnête Réservé.

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Les plus espiègles d’entre vous me traiteront de tous les noms et pourtant j’assume complètement, oui, GIRLS est une série de filles mais clairement, elle est tout à fait visionnable, appréciable et surtout estimable par des hommes. En bonne santé et ayant toute leur tête de surcroit. GIRLS s’attache à dépeindre la vie de 4 jeunes femmes New-Yorkaises chacune oscillant entre leur fin de leurs études et le début chancelant dans leur nouvelle vie d’active. Tout l’intérêt se situant dans les caractères bien trempés, disparates et à priori absolument pas complémentaires des 4 « pour la vie ». A la base, le show est vendu autour de ces 4 personnalités principales mais j’en vois 6 tant 2 jeunes hommes font indéniablement parti du tableau primaire. C’est ainsi que chaque saison de 12 épisodes de 26 minutes chacun – le format court renforce l’impact de chacun des thèmes/sujets étayés par épisode – se propose de suivre les péripéties entre copines entre drames et joyeusetés tantôt personnels, professionnels, amoureux, amicaux, de l’emménagement à 2 dans un appart’ à la quête professionnelle initiatique en passant par la perte d’un proche, rare sont les défis de la vie auxquelles sont confrontés la jeunesse d’aujourd’hui lors du véritable passage à la vie adulte (qui n’intervient surtout pas à 18 ans) à ne pas figurer au sein d’un show maîtrisé de bout en bout.

Cette idée, on la doit à Lena Dunham à la fois créatrice, réalisatrice et actrice principale puisque c’est elle qui parle tout le temps. En effet, c’est sous le prime de cette Hannah que l’ensemble des thématiques sont vécues et rares sont les autres personnages à lui voler la vedette même si à de nombreuses reprises, l’actrice/réalisatrice n’apparait pas dans des scènes entre autres capricieuses. Logiquement, la série fait la part belle aux sentiments et émotions exacerbés dans un sens comme dans l’autre avec des amitiés soulantes qui se défont pour mieux se retrouver. Il en va de même pour les amourettes. Personnellement, la capacité de renouvellement d’épisode en épisode m’a légèrement estomaqué sur les bords, difficile de s’ennuyer puisqu’aucune situation ne souffre de longueur, tout est efficacement traité et la morale sous-jacente trahissant la fin d’un épisode est dans l’écrasante majorité des cas évocatrice. Le traitement des sujets jouit ainsi d’une écriture à la hauteur de ses interprètes.

 

Puisqu’outre le traitement, la série tient en l’écriture de ses personnages / casting son autre atout principal. Hannah joue la complexé affichant sa décomplexion, elle parle beaucoup pour s’exprimer peu, ce qui devient attachant quelque part, là où ce trait de personnalité pouvait rebuter à la découverte de la demoiselle. Marnie, sa plus proche amie a tout du prototype de la jeune femme épanouie, jolie, macquée, jobé, son seul défaut étant le plus gros : la propension à trop tirer la corde vers soi. Shoshanna, par contre, est attachante là où elle manque d’assurance, débitant un flot de parole plus vite que son nombre sans jamais vraiment le contrôler. Enfin Jessa, expatrié anglaise est une apprentie-junkie, clean la nuit, raide le jour (serait-ce l’inverse) vivant une vie (tout un concept) de bohème, le tout dans un équilibre déséquilibrant. 

 

Mais comme je le mentionnais plus haut, il serait délictuel voire criminel de ne pas rendre aux hommes ce qui leur appartient. L’excellent Adam, le petit ami d’Hannah, il est aux confins  des antipodes du prototype du bien aimé lambda masquant une tendresse infinie sous le couvert d’un relationnel rustre pour ne pas dire sauvage, formant un couple pas comme les autres avec la feu follet Hannah. Et pour finir, mon personnage préféré en la personne de Ray, un peu plus âgé que les autres (35 ans contre 25-27 pour les suscités), mature, droit, de confiance et bon conseiller. Tout ce beau monde évolue dans un Brooklyn toujours aussi plaisant et à plusieurs reprises, la série s’autorise à prendre le grand large pour capter les Hamptons ou l’Idaho notamment.

 

Parce que même si le tout est admirablement bien filmé et mis en scène, clairement, la prestation des acteurs fait mouche très rapidement. Visionné en VOST, je ne calcule plus le nombre de scènes émouvantes sublimés par le talent d’interprétation des acteurs, conférant à l’½uvre un particularisme indéniable duquel on ne peut que vainement tenter d’échapper. Il faut dire que le format s’y prête. Chaque saison de 12 épisodes s’attachant à une année entière de vie de nos 6 trublions. Et avec seulement 26 minutes pour ne conserver que le meilleur, le montage/mixage ne laisse rien qui aurait dû passer à la trappe, permettant à GIRLS de prendre sa dimension viscérale, essentielle, pragmatique. A voir, absolument.

2014-2017 Time Neves, Grand cru Réservé.

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Je jouis d’une aversion profonde pour la politique. Vous allez me dire que ça commence mal pour une série dont le thème est la politique et la thèse : le degré de ripousité du milieu et la problématique : jusqu’où la crédulité des gens va ? Réponse au prochain épisode. Oui, l’histoire commence mal mais avec Kad Merad et Niels Arstrup au casting, il est de bon ton de croire que le show en a à revendre. Baron Noir est une série de 8 épisodes traitant de politique puisqu’elle se propose de conter l’ascension dans l’appareil politique du duo Francis Laugier/Philippe Rickwaert, le second étant le colistier du 1er. A ce propos, si ces 2 vedettes du cinéma français n’incarnent pas à eux seuls le rapprochement inéluctable entre les 2 formes d’expression …

Baron Noir a fait sourire le vrai-faux président François Hollande puisque cette politique fiction met en scène un duo de socialistes accédant à la présidence, non sans mal puisque passant difficilement à travers le filet énorme de la magouille qui gangrène le milieu. Tout l’intérêt repose d’ailleurs sur les écarts de conduite consentis pour accéder au vote du quidam, ceux-ci comme ces premiers se payant manifestement très chers. Sans trop en dévoiler (cf. la BA), ces petits histoires vont entaminer (néologisme : entamer + contaminer = entaminer ; logique) la pourtant solide amitié liant nos 2 partenaires de carrière. En effet, le Président Laugier campé par Niels Arstrup devant se résoudre à lâcher son fidèle lieutenant dans l’espoir de conserver une image saine à l’aube du scandale éclaboussant la mairie détenue par son second, Rickwaert.

S’en suit alors des mains basses et des coups bas entre la puissante présidence et le député-maire de Dunkerque, ce dernier usant de tous les moyens pour non pas réellement se venger ou rendre l’appareil au coup de Trafalgar porté à son encontre, mais plus pour revenir d’une manière ou d’une autre dans la course. L’occasion pour le spectateur d’observer les jeux de pouvoir, les coups de bluffs ou encore les flirts dangereux avec l’ennemi (qu’il soit d’ordre sexuel, idéologique ou pénal). Les retournements de situations sont en fait aussi nombreux que difficiles à prévoir pour le candide que nous sommes tous face à la politique (‘fin vous plus que moi). Chaque partie jouant avec les limites de la légalité comme de la morale pour retourner la situation à son avantage. En ce sens, la série est vraiment plaisante à suivre même pour un affranchi de ce système de merde qu’on appelle démocratie comme moi.

Cette série a donc gentiment amusé François Hollande qui bien sûr dément vertement que les choses se passent réellement comme cela dans les hautes sphères. Ce dont je ne doute aucunement puisque je n’ai jamais pris la peine d’ouvrir un journal de ma vie. Clearstream, emplois fictifs, compte suisse, tout ça, ça n’existe évidemment pas. Madame la Marquise. Putain, bien sûr que la réalité dépasse amplement la fiction. Bon, ça s’était pour le coup de gueule puisque ce n’est pas souvent pour ainsi dire jamais que je donne le fond de ma pensée sur la chose. La série, elle, fait donc habilement le job, je dirais même que le souci de cohérence comme de crédibilité notamment dans le choix des décors est vraiment palpable. Qu’il s’agisse de souterrains miteux, d’aéroports de seconde zone ou de ce faux-Palais de l’Elysée, on s’y croirait. Et bien sûr, ça joue beaucoup. Comme le jeu en lui-même de nos acolytes. Bien aidé par Amélie, la conseillère de Laugier, sorte de Macron en version fille si vous voulez mon avis. J’ai dit que je ne m’intéressais pas à la politique ?


Faisant office d’os entre 2 chiens s’aboyant l’un l’autre dessus, la forte Amélie Dorendeu ne semble pas tant animé d’un désir idéologique que par celui de servir. Celui la France et les français ma bonne dame. Et puis un peu soi quand même. Humain après tout. En réalité, il est assez difficile de cerner les ambitions et motivations de la conseillère qui apparait même dérangé de se voir octroyer une place parmi le gouvernement. S’affichant comme un véritable laboratoire sur l’engagement de certains politiques envers le peuple, Amélie agit à l’instar d’un parapluie, paratonnerre, para-ce que vous voulez sur le fronton du défi psychologique abîmant nos 2 acolytes principaux. Très peu influée et ne prenant quasiment jamais partie si ce n’est pas simple asservissement loyaliste. A titre personnel, j’interprète ce personnage, sa construction et sa personnalité comme le reflet d’une foi modeste (désintéressée) en la politique qui anime probablement certains conseillers en haut lieu, monnayant leur inaltérable talent pour le bien du service publique comme ils auraient pu le faire pour le DG d’un grand groupe de finance. Rotschild par exemple.

Baron Noir ne m’a pas convaincu. Que la politique pouvait être clean. Les relations humaines me direz-vous. L’accession au trône ne se faisant pas sans couper quelques têtes par ci par là, à droite à gauche, devant derrière, en haut en bas. Le show parvient cependant à aiguiser la curiosité du spectateur quant aux parties d’échec sous-jacentes jalonnant la conquête comme l’exercice du pouvoir au sein de l’arcane étatique. L’impossibilité apparente de concilier incorruptibilité d’âme comme d’esprit me fait toujours autant froid dans le dos mais ce n’est que de la fiction me dira-t-on … Justement, la réalité dépasse toujours la diction. Règle d’or. Baron Noir rejoint la longue liste des séries valant insatiablement le coup d’½il tant il est rare d’observer les rouages et coursives si réalistement fantasmés de la politique spectacle, cette véritable dramaturgie dont nous subissons tous les jours (fériés yc) l’imposture. Pour le coup, elle, bien réelle.

2014-2017 Time Neves Pas dégueulasse sauf le final Réservé

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6 épisodes. 20 millions d'euros de budget. David Bowie au générique. Casting 4 étoiles composé du policier français de la PJ de Marseille campé par Tahar Rahim (qu'on ne présente plus), des assureurs anglais Samantha Morton (The Messenger, In America) et John Hurt (Ollivander dans Harry Potter) et enfin du bandit Goran Bogdan (moins connu mais probablement la meilleure prestation d'acteur), la dernière-née des "créations originales" délie son intrigue audacieuse autour d'un casse de bijouterie de luxe (mais quel bijouterie ne l’est pas !?) à Marseille par les Pink Panthers, surnom donné par Scotland Yard au groupe de braqueurs balkans sévissant depuis 1996 exclusivement chez les grands joaillers de luxe que ces derniers se situent à Tokyo, Monaco, Londres, Tokyo, Courchevel ou même Saint-Tropez.

Puisque pour le coup, la diable originalité de Panthers est de s’inscrire dans un contexte tout à fait réaliste. Au premier degré. Les Pink Panthers existant bel et bien. Toujours actif aux dernières nouvelles. Le show ne se présente pour autant pas comme un biopic sur ce groupe fort d’un demi à un millier d’hommes. Je vous rassure, ils ne débarquent pas à mille dans la même bijouterie. Il s’agit bien d’une fiction puisque le braquage a lieu à Marseille. Ville pas vraiment huppée mais devant bien comporter 2 ou 3 bijouteries valables. Quoi qu’il en soit, les Pink Panthers font irruption et comme le veut leur tradition, celui-ci est bref, limpide, sans violence et marqué d’un déversement de peinture rose sur les quelques clients. Bah oui, c’est moins drôle sinon. Non, le focus est centré sur une tripartie : l’enquête policière sur le forfait, l’enquête de la compagnie d’assurance auprès de laquelle le butin est enregistré et la cavale/recel des diamants par le commando déployé pour l’occasion.

 

L’ensemble prend donc place à Marseille, à Londres mais aussi dans les Balkans. La singularité de la Série s'attenant aux difficultés que vont rencontrer chacun des "impliqués" dans sa quête qui lui est propre et de l'influence qu'il aura sur l'entreprise de l'autre. Très centrée sur ses personnages, Pink Panthers jouit d’une écriture des relations professionnelles comme personnelles ambiguës. Sans vraiment trahir de secret, l’inspecteur de police joué par Tahar Rahim – fonceur et constamment enjoué - tient en son supérieur trop zélé pour avoir confiance en ses pistes et un frère caïd des quartiers nord les 2 obstacles majeurs à son entremise sur l’enquête. Deux issues relationnelles aussi surprenantes que perturbantes une fois le dénouement révélé au grand jour.

 

Il en va de même pour la construction du personnage joué par Samantha Norton – fragile et professionnelle – dont le propre passé et la domination psychologique exercée par son mentor - joué par John Hurt - feront figure de cap à franchir (ou se délester) pour avancer tant vis-à-vis de la traque des diamants que de son épanouissement personnel. Enfin le braqueur d’expérience sous les traits de l’excellent Goran Bogdan qui fait face à l’implication personnelle d’un proche suite au coup (je ne dirais pas dans quel camp il est) et doit donc gérer cet imprévu ainsi que la vente au combien difficile de diamants fraichement polis. Poli, puisqu’ils disent bonjour.

 

Ce n’est pas tant pour l’issue (va-t-on remettre la main sur les diamants ainsi que les auteurs du crime ou vont ils s’évanouir dans la nature ?), ni pour le « inspiré de faits réels » qu’on apprécie Panthers. Non, c’est clairement du côté de l’écriture de ces personnages, des liens qu’ils n’entretiennent pas entre eux (personne ne se connait et les interactions sont pour ainsi dire rare pour ne pas dire inexistantes du début à la fin) mais surtout de leur passif/relationnel avec leur sphère d’influence propre qu’on retrouve toutes les qualités des auteurs derrière le show.

 

La réussite du drama tenant insidieusement en la mise en exergue du passif douteux de certains, du relationnel compliqué d'autres, voire de la personnalité double face de ceux dont on aurait portant jamais oser douter. Panthers est surprenant, globalement intriguant, il se laisse parfois avoir par des évolutions prévisibles qu'on sent clairement venir au cours des 4 premiers épisodes pour mieux nous surprendre et nous enjouer lors de nombreuses révélations mises au-devant des 2 derniers épisodes. Un bel essai qui en appelle d'autres même si celle-ci n'atteint peut être pas la maestria d'autres productions internes comme Engrenages ou Mafiosa. Voire Braquo. Que je n'ai toujours pas visionné soit dit en passant. Dernière précision, la VF est vraiment bien. Conservée après test de la VO. Vous pouvez y aller.

2014-2017 Time Neves De bonne facture Réservé.

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Tueuses en (Séries TV)

France2 nous a habitués à un judicieux choix en matière de séries. Enfin m’a habitué si vous n’êtes pas de mon avis – vous avez le droit d’ailleurs – sauf si la perspective de voir votre famille s’inquiéter de votre disparition aussi prochaine que soudaine vous tourmente – mais je digresse. Qu’il s’agisse de Fbi : portés disparus, Cold Case ou Castle, j’en ai passé des soirées le Lundi à découvrir les épisodes de mes séries préférés. La mode étant aux mini-séries (qui concédons-le n’ont de mini que le nom). Bradchurch, Secret Lies, MrRobot ou encore La Trêve dernièrement figurent parmi les dernières réussites mondiales dans le domaine. Et ce n’est pas de coutume que cette dernière nous vient de Belgique. Une réussite totale aux premiers rangs duquel jaillissent son casting, sa construction ainsi son développement.

D’un coup d’½il et sans tarder, toute la prestance du jeu d’acteur de Yoann Blanc incarnant l’inspecteur Peters transpire à l’écran. Fraichement muté de Bruxelles à Herderfeld à la suite d’une affaire qui a mal tourné, ce dernier reprend la fraiche enquête sur la mort suspecte d’un footballeur africain dans ce comté d’apparence si paisible. Tout laisse penser à un suicide, le gamin se serait jeté du pont plus haut en contrefort de la rivière où il a été trouvé. Cependant, rapidement, la thèse facile et expurgatoire dont semblent se satisfaire les locaux ne tient pas et l’inspecteur Peters s’en va faire un peu de remue-ménage dans ce patelin décidemment bien trop faux pour un type de son envergure. Déchu ou non.

Je le relatais en introduction, le casting est assez fou. Non pas parce que 3 ou 5 acteurs se détachent clairement du lot mais plus parce que la feinte des sentiments comme des comportements est tellement bien orchestrée que l’on est toujours stupéfait de l’évolution de chacun d’eux d’épisodes en épisodes. Contrairement à un Broadchurch où chaque habitant est suspect à sa manière - de par la façon dont la réalisation et la mise en scène les rend – dans La Trêve, tout ce gentil petit monde semble normal, pas spécialement des saints mais le village n’est pas frappé d’un maléfice de suspicion permanente, il vit à son rythme avec ses petits arrangements avec la réalité pour paraitre aux yeux du voisinage. Comme IRL finalement.

Sa construction, j’en viens. La Trêve centre son intrigue autour de l’audition de l’inspecteur Peters, celui-ci ayant manifestement une nouvelle fois dérapé comme quelques années auparavant. L’intérêt narratif se démultiplie puisque le spectateur souhaite savoir ce qui est réellement arrivé au jeune Driss et en quoi Yoann Peters a merdé. Le brillantissime jeu d’acteur paranoïdo-lucide révèle alors toute l’étendue de ce dernier. Les Ardennes belges aussi verdoyantes que de l’autre côté de la frontière sont en outre un formidable prête-lieu pour développer les atermoiements de ses habitants qui seront tour à tour (et là on reprend la mécanique de Broadchurch) soupçonné pour leur implication dans la vie voire le meurtre de Driss. Mention aussi pour le générique de début, fin.

La Trêve est subtile. Ce choix judicieux comme nom à la série peut autant se rapporter à cette période de flottement qu’on désigne dans la sphère du football permettant aux clubs européens d’aller se fournir en nouvelles pousses africaines peu chères et au mépris des lois régaliennes des instances civils comme sportives. On peut aussi le prendre comme une parenthèse, une étape dans laquelle s’insère l’inspecteur Peters revenu sur ses terres faire amende honorable pour prendre un poste plus modeste après son retentissant échec à la Crim’ de Bruxelles. Chacun l’interprétera comme bon lui semble, reste qu’une nouvelle fois, c’est une réussite. Belge, une fois.

2014-2017 Time Neves Une série Maestro Réservé

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L’Europe a beau se fissurer au moment où j’écris ces lignes – c’est BREXIT Day – reste que ces diables d’anglais restent plutôt doués pour nous sortir de leur chapeau magique quelques belles réussites, qu’il s’agisse de Broadchurch, No Offense ou donc Happy Valley, ils ne sont certes jamais les derniers à faire la fête mais pas non plus les moins doués pour accoucher de concepts séristiques alléchants. Happy Valley inscrit son déroulement dans la campagne anglaise, dans le Yorkshire. D’entrée, le ton est donné. L’inspectrice Carwood, la fraiche cinquantaine doit faire face avec les laissés pour compte et convaincre l’un d’eux de ne pas se suicider. Vous avez dit décrépitude totale ? Le patelin ne fait pas rêver mais ne nous laissons pas trop berner par les apparences. Sous une société passablement à la dérive se cache une majorité de c½urs tendres qui ne cherchent qu’à aider leur prochain.

Trop gros ? Oui, trop gros. Mais revenons sur le propos de départ. Plutôt lourd puisqu’elle enjoint deux facettes distinctes du canton local où évolue les évènements. En effet, la fille d’un prospère industriel local se fait enlever. Le fil narratif est unique même s’il mélange habilement le passif de ses protagonistes aux évènements qui se jouent. La narration elle est double puisqu’il s’agira de suivre le cours du fait-divers du côté de la police municipale en charge de l’enquête sur le rapt ainsi que de celui des malfrats commettant le forfait. Dépeint comme ceci, l’ensemble semble banal et pourtant … Le particularisme tient en aux caractères très marqués de chacune des parties prenantes, qu’il s’agisse du père de l’enlevée qui est enclin à accepter le chantage pour récupérer sa petite fille (il l’a eu tard), de son second qui entretient une rancune viscérale contre lui et qui est impliqué lui aussi vis à vis cet enlèvement (à la fois en bien et en mal), de la bande de caïd l’ayant monté ou encore de la courageuse inspectrice Carwood.

Implication personnelle car au même moment, l’ex-gendre de Carwood revient en ville après s’en être écarté un bon moment. La raison ? Sa fille s’est suicidée à cause de lui. Laissant alors son jeune fils (lui n’est pas au courant qu’en la quittant, il la laissait enceinte) seule avec sa grand-mère. Ainsi, lorsqu’on comprend que le gendre est lié de près ou de loin à cette affaire d’enlèvement sur laquelle bosse l’inspectrice, on se doute que cela ne va pas en rester là. Ce que réussi très bien la série, c’est la retranscription de la chasse aux auteurs par une police locale sans trop de moyens ni d’effectifs – il en va de même pour les malfrats ceci-dit – sur la base de descriptions ou d’intuitions de l’antenne locale de la police. En résulte un équilibre entre les tractations des maîtres chanteurs avec le père de la victime, le déplacement de celle-ci dans de lieu en lieu, le rôle ambigu du second du patriarche local dans cette affaire, la prise en charge du gosse (central dans l’histoire) un peu pénible de sa fille décédée ou encore de l’évolution de l’enquête.

Happy Valley détonne par ses attributs aussi intimistes que frénétiques dans une bourgade où les uns et les autres savent très bien cachés ce qui doit l’être. Renforcé par un format court en 6 épisodes et surtout un casting vraiment solide, Happy Valley semble être le juste nom pour ne surtout pas caractériser une vallée qui n’a rien de foncièrement Happy même si l’on reste irrésistiblement attaché aux héros et assez admiratifs de l’écriture conférer pour concevoir les antis. Se payant même le luxe d’afficher une saleté crasse de l’esprit – no mecy pourrait-on dire – à la lecture de certaines scènes mettant aux prises les auteurs parvenant tant bien que mal à faire le ménage à la fois pour ne pas qu’on remonte jusqu’à eux et aussi afin d’épurer leur propre rang quand certains semblent se détourner de leur loyauté (ceux qui l’ont visionnée me comprendront). Happy Valley prend donc aux tripes ce qu’il rend à l’écran pour mieux nous surprendre au crépuscule d’une fin tout à fait réussie.

 

2014-2017 Time Neves, Rosbeef à point Réservé.

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Encore une série venue du grand froid. L’Islande cette fois. Trapped porte bien son nom et se révèle finalement être d’un tout autre acabit de ce à quoi nous a habitué les productions en provenance de Scandinavie. En effet, exit la ville, bonjour la petite bourgade aussi reculée qu’inaccessible. Les péripéties se déroulent effectivement aux abords d’une petite ville côtière drapée d’un épais manteau blanc. Qui n’a en a fait rien d’épais une fois relativisée suite au passage d’une bonne grosse tempête de neige. Visionnée comme il se doit en VOST, l’intrigue repose sur la découverte d’un corps d’un Ferry en provenance du Danemark amarré au port du coin depuis peu. Le personnage principal de l’aventure se matérialisant sous les traits d’Andri, un gros bonhomme typique du coin divorcé de sa femme mais entretenant encore des relations solides avec la famille de celle-ci (ses 2 filles évidemment mais ses beaux-parents surtout).

The Bridge fait ressentir le froid à son audience par le choix de son théâtre (Danemark et Suède) ainsi que de la culture qui anime la communauté locale. Islande oblige, la température descend d’un cran pour friser les -20 degrés. Ce qui n’empêche pas d’ailleurs les locaux d’apparaitre plus chaleureux entre eux, animés certainement d’un plus profond désir d’entre-aide entre habitants d’un petit havre de paix plutôt rude avec ses hôtes. Pourtant, la bourgade n’est pas vraiment située à front de montagne, simplement, entre les glaciers en panorama de fond et l’Atlantique Nord sur le devant, difficile de ne pas se sentir à minima en terrain hostile. Je ne saurais dire si l’action de passe en Hiver tant le doute est permis à ces latitudes-là quant au fait que la neige fonde. Le manteau est blanc, constamment et pi, c’est tout.

L’intrigue repose effectivement sur un meurtre. L’identité de la victime est inconnue, personne ne semblant être en mesure d’identifier le peu de prélèvements réalisables et réalisés sur sa dépouille. Espagne, suisse, danois, manifestement impossible de savoir d’où il vient et d’orienter l’enquête sur l’une ou l’autre des pistes envisagées. En soi, un meurtre dans une localité où tout le monde se connait et aucun évènement d’ampleur ne se produit souvent met tout ce petit beau monde en émoi. Qui est-il ? Qui a fait ça ? Pourquoi ? Les interrogations classiques. Naturellement, ce crime sous-tend et met sur le devant de la scène la nature et les connivences réelles qui animent la vie politique, sociale et sociétale de Seyoisfjörour.

Dans quelle mesure cet assassinat profite à quelqu’un, vous ne le saurez qu’au final (ce serait trop beau sinon) mais ce dernier a au moins le mérite (sic) de mettre en lumière les jeux de pouvoir entre le maire de la ville plutôt mal aimé et la police locale ou les tensions entre plusieurs familles entretenant de lourds passifs entre elles. Tout le monde devient un tantinet suspect et la perspective que la bourgade admette un tueur en liberté ne réjouit pour ainsi dire personne, la ville entière est ainsi prise d’inquiétude. Ce climat de crainte ne défausse pas pour autant les valeureux puisque la série balaie habilement certains thèmes comme la place de la jeunesse dans ce genre d’endroit reculé où les activités comme les perspectives ne sont pas légions ou encore la perception de l’immigration comme l’étranger. Le climat, le vrai quant à lui (j’entends la tempête de neige s’annonçant) décuple les caractères et personnalités assez disparate des locaux, entre ceux plutôt méfiants mais bon dans le fond, ceux dont la réserve cache une évidente générosité. Et puis les crapules, les sensibles, les repliés sur soi. Des personnages nordiques en fait. Désolé pour le lieu commun.

Pris au piège ne s’impose pas comme la destination privilégiée des touristes en manque de soleil comme de crème solaire - ses lieux de villégiatures restent assez loin de la carte postale ; encore que la localité n’est pas dénuée d’un certain charme - , elle parvient pourtant à distiller harmonieusement son sel où faux-semblants persistants s’entremêlent avec la ténacité et la puissance de ce gros nounours barbu d’Andri. Personnage au combien central tant dans l’enquête que faisant figure de synthèse du particularisme ambient sous-tendant la ville au nom imprononçable. Son combat dissident à l’encontre de la corruption et des magouilles agitant sa ville se personnifiant à travers la résolution d’un crime symbole des ravages de l’arrivisme, la cupidité et l’opportunisme qui gangrène Seyoisfjörour.

2014-2017 Time Neves Halletant Réservé

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Édito

 

Ne vous demandez pas ce que vous pouvez faire pour Neves.

 

Faites-le.

 

Neves F. Kennedy, 1964.

 

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'Bienvenue au Neves Club.'

 

La première règle du Neves Club est 'il est interdit de parler du Neves Club'.

 

La seconde règle du Neves Club est 'IL EST INTERDIT DE PARLER DU NEVES CLUB'.

 

Troisième règle du Neves Club : ' lorsqu'un joueur WiiU l'intègre, il doit jurer sur la Dualshock de ne jamais prononcer les termes suivants dans l'enceinte du Club : "fun, gameplay, level-design, game design, multi-local" '

 

Quatrième règle : 'le joueur Sony et affiliés est exempté de combattre'

 

Cinquième règle : 'le joueur Xbox est un mythe qui n'existe pas'

 

Sixième règle : 'seulement deux joueurs par combat messieurs'

 

Septième règle : 'deux joueurs WiiU minimum par combat'

 

Huitième règle : 'quand le joueur WiiU crie stop, ou n'en peut plus, le combat continue jusqu'à ce que j'en décide autrement'

 

Neuvième et dernière règle : 'si c'est son premier jour, le joueur WiiU doit combattre'

 

Tyler Neves, 1997.

 

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Il y a bien longtemps, dans un galaxie lointaine, très lointaine ...

 

 

C'était une époque de guerre civile, à bord du vaisseau opérant à partir d'une PlayStation inconnue, les Rebelles  ont emporté leur première victoire sur l'abominable Empire Nintendo.

 

Au cours de la bataille, les Rebelles ont réussis à dérober les plans secrets d'une machine infernale : le CD-Rom, une technologie spectrale dôtée d'un armement tridimensionnel assez puissant pour ébranler la stabilité bidimensionnelle du cosmos vidéoludique.

 

Poursuivi par les sbires sinistres de l'Empire, le Prince Kutaragi regagne sa base aux commandes de son vaisseau spatial, porteur des plans volés à l'ennemi qui pourrait boulverser le cours de l'histoire et restaurer l'espoir dans la galaxie ...

 

Neves Lucas, 1977.

 

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"That's one small step for Sony ...

 

... but one giant leap for videogame industry"

 

Neil Neves, 1993.

 

( 'landing' his hands on the yet  UNCHARTED Playstation Dualshock soil)

 

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- J'aurais pu vous offrir une babouche.

 

[4 seconds ... 3 ... 2 ... 1 ]

 

- Une babouche ne suffit pas.

 

Le mime Neves, 1998.

 

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Yes, Week-End.

 

Neves Obama, le Vendredi.

 

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My people ... Sons & Daughters of Sony. This much I vow. The history of these days will be written in the Saturn blood, by crashing the N64 of my ennemi, by seizing the CD technology they thought to turn against us. We will be fighting for our very existence. But if are those who denies us peace, refuses our rightfull place in the gaming universe, then we will unleash such a terrible console that the generations yet unborn (Gamecube, Wii, WiiU, WiiThem, etc.) will cry out in anguish.

 

Discours de galvanisation des troupes, Sony Headquarters, Neves Visari, 2 Décembre 1994.

 

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The Wii may shatter our PS3 body. But they cannot break our spirit. Even tough the Miiverse advance on our Playstation Home to seize by force what they cannot claim by right. They cannot imagine what awaits them. WE WILL PLAYSTATION ALL-STARS BATTLE ROYALE (SMASH, in english) THE INVADERS FROM OUR SKIES. [...] While they sweep over our lands like the sand of winter, never again we will bow before them, never again endure their awful casual games, never again endure their Mario Kart tyranny. We will strike without warning and without mercy, fighting as one hand, one heart, one soul. We will shatter their dreams of hegemonia and haunt their nightmares of failure. Drenching our ancestor's grave with their blood. And as our last breath tears as their lungs, as we rise again form the ruins of our Playstation 3. They will know Gamers belongs to SONY.

PLAYSTATION 4.

 

Discours de présentation de la PS4 à la presse, Scolar Neves, 19 Février 2013.

 

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 Never compromise.

[Tearing apart the contract between the two of them.]

Neves "Rorshach" Yamauchi, 1990.

 

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Cette communauté mérite une qualité supérieure de contributeur.

 

Et je compte bien la lui donner.



The Neveser.

 

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Je suis devenu un criminel pour éviter de devenir une victime.

 

 

Le joueur WiiU.

 

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Dans l'Espace, personne ne vous entendra crier.

Renault, division acoustique.

 

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Les hommes naissent libres et égaux en droit.

Il ne fait nul part ici, mention du sort de la femme.

Neves Bonaparte, 1803.

 

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Nul n'est pro-fête en son pays.

 

Pourtant j'en vois plein des français à Saint-Tropez.

 

L'auteur de la citation n'a pas souhaité dévoilé son identité.

 

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Un homme avertit en vaut deux.

 

Une femme ? Quatorze.

 

Comprenne qui pourra.


L'auteur de la citation n'assume pas ses propos et n'a par conséquent pas souhaité faire figurer son nom dans le registre.

 

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L'important, c'est de gagner.

 

Et surement pas de participer.

 

Absurde.

 

Neves de Coubertin, 1896.

 

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- Vous aimez invoquer la Sureté Nationale afin d'allègrement violer la constitution et restreindre les libertés individuelles si durement acquises par ce pays.

- Vous n'êtes qu'une emmerdeuse Karen.

Karen Hayes puis Tom Lennox, 24 - saison 10.

 

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Ce blog ne se prévaut pas d'être le meilleur d'entre tous.


Il l'est.


Et c'est bien là l'essentiel.

 

Neves Bygmelon

 

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L'important, c'est d'imposer son avis.


Et non de le donner.


Absurde ça aussi.


Putain, les gens comprennent vraiment rien.


Neves Underwood.

 

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Un taxi vide s’est arrêté au 10 Downing Street.

 

Clement Attlee en est sorti.

 

Winston Churchill.

 

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Un vrai joueur se réclamant être un sympathisant de la cause ne dit pas "allo" en décrochant le combiné.

 

Il dit Killzone.

 

Neves RyuzAKi47.

 

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A compter de ce jour, vous ne m'appellerez plus Neves.

 

Mais le Grand Neves.

 

Napoléon Neves, 1822.

 

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Les grands esprits discutent des idées.

 

Les moyens esprits discutent des évènements.

 

Les petits esprits discutent des gens.

 

Ils m'arrivent de discuter de moi auprès des autres.

 

Neves Roosevelt.

 

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Un jour, je rentre dans un taxi et j'entends un mec me dire :

"Vous allez où ?"

Comme on se connaissait pas, je lui ai répondu :

"Qu'est ce que ça peut te foutre ?"

Les gens d'aujourd'hui, aucune manière ...

 

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- Qui est le premier homme à avoir marché sur la Lune les enfants ?

 

- Neil Armstrong Mr le Professeur.

 

- Faux. Tintin.

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