The Neves Times

The Neves Times

Par Neves Blog créé le 29/03/14 Mis à jour le 21/02/18 à 17h51

Reporter vidéo-ludique.

Hebdomadaire dominical.

Tirage en couleur.

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Catégorie : Neves Reporter

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Neves Reporter (Jeu vidéo)

Prête à l'emploi depuis un bon moment déjà, l'interview du n°2 de l'automobile sur Gameblog (ou alors serait-ce lui le n°1 !!??) est enfin MADC. Cherchez pas, c'est du jargon auto ; pour rester dans le ton. Mise à disposition client. Le véhicule est là, propre, clé en main, fonctionnel, assurez-vous juste de vous être acquité du loyer. Quoi qu'il en soit, après l'interview d'OliveRoiduVocal l'année avant l'année dernière, voici enfin l'heure de la réponse du berger à la bergère, le titre de Roi de la glisse étant déjà pris, celui de Roi de la casse est remis en jeu cette année, manette ou plutôt volant en mains. Vous n'aimez pas les appareils à 4 roues et à moteur, il est encore temps de passer votre chemin, même si vous raterez alors la passe d'arme du siècle ... Tant pis pour vous. Ou alors vous pouvez rester à écouter notre bon vieux Dopamine sur son gout de la vitesse et de la performance. Ranges moi ces cachets veux-tu. Pas de cette performance là. Nan mais oh. On règlera ça en Off, loin des regards mal avisés ... Y a trop de modo au mètre carré ... Combien le gramme tu dis ?



 

TRAME

 

 I                           Athlétisme                          7/2

 

 II                    Tour de France                  14/2

 

 III                      Course auto                     21/2

 

 IV                     Jeu vidéo                          28/2

 

 

"Tout ce qui nous importe, c'est votre bien."

 

 III      Vroum

 

Qui d'OliveRoiDuBocal ou toi est le meilleur sur circuit ? Et en IRL ?

Olive est dans un bocal. Je pourrais le battre les yeux fermés. Il n'est Roi qu'en son royaume (de cornichons).

La guerre est déclarée. Je lui fais la commission dans sa propre interview :D

Olive te fait des bisous (où, il n’a pas précisé). Il te trouve très bon en commentateur de course en ligne. Il dit aussi que c'est bien d'avoir des rêves. Mais qu'il faut aussi que tu lui envoies tes replays, ils te fileront des conseils gratuitement, lui et sa team (d'après ce que j'ai pu comprendre, ils sont plusieurs à vouloir t'apprendre la vie sur piste :D)

C'est un peu le souci quand on est le meilleur. Tout le monde veut votre peau, en tout cas dans le bocal d'Olive.

Pour te donner une idée, dans les championnats Forza j'étais dans les 10 meilleures divisions ce que je considère comme étant un bon niveau. Mais il y a évidemment beaucoup de joueurs bien meilleurs que moi et je suis loin du niveau et de la régularité des trois premières divisions. Il me faudrait beaucoup d'entraînement pour ça.

Si Olive me fait des bisous c'est probablement sur les fesses, puisqu'il ne peut être que derrière moi.

Tu l'as déjà rencontré IRL ?

No, mais pour redevenir sérieux 5 minutes ce serait avec grand plaisir :-)

La battle a déjà eu lieu ? Ou faut-il l'organiser à Kinshasa ?

Anytime, anywhere.

J'aimerais être aux premières loges.

A pas de souci pour un juge de paix :-)

A vrai dire, il se pourrait très bien que nous concordions nos emplois du temps pour se retrouver au lieu-dit du "Pilote Pendu" pour mettre tout ça au clair.

Moi en Buffer. Toi en Ali et Olive en Foreman. Naturellement.

/me crache dans sa main et top là.

Le sport auto, c'est vraiment du sport ?

Oh que oui, et un sport de haut niveau selon la discipline. Évidement on n’est pas soumis aux mêmes contraintes en F1, en endurance et en courses de côte. Mais les pilotes sont de véritables athlètes et le sport auto a toutes les composantes d'un sport. Que ce soit sur son côté physique, psychologique ou technique.

Qu'est-ce que t'as pu tester comme discipline ?

En compétition, rien.

T'as arrêté ou tu continues encore ?

Je n'ai jamais vraiment commencé.

Et hors compèt ? Rallye, Nascar, GT, Karting ?

Karting et Course de côté (R5 Turbo).

Qu'est-ce que la course de côte apporte de différent par rapport à un circuit plan ?

C'est selon moi ce qui est le plus proche d'un pilotage "pur". C'est sur une "vraie" route et sans qu'on puisse apprendre le circuit comme un tracé classique. Cela n’enlève rien au mérite et à l'intérêt des courses sur circuit.

La discipline auto la plus casse-cou selon toi ? Celle où l'on met un peu plus sa vie en danger que les autres ?

Statistiquement, ce sont les Baja et le Nürburgring qui sont les tracés et les épreuves les plus dangereuses en voiture. La plus impressionnante selon moi c'est Pikes Peak. Le Dakar est également une des courses les plus dangereuses. Au point qu'on peut se demander si cela vaut le coup de continuer s'il y a des morts tous les ans...

Les disciplines les plus faciles :D ?

Le Karting. C'est souvent considéré comme un écolage indispensable. Et c'est le cas. Mais rien n’est jamais facile en course auto, puisque c'est exactement comme un concours de grande école. Peu importe qu'on soit rapide ou performant. L'essentiel c'est d'être devant les autres.

Mais tu penses que la compétition ne vaut pas le coup de prendre des risques aussi importants ?

Tout dépend des priorités des gens. Le danger fait partie de la compétition, puisqu'il va de pair avec la vitesse. Mais quel est le sens d'une épreuve où les risques sont inconsidérés ? Les pilotes sont aussi parfois des pères de famille. La priorité c'est la vie selon moi, pas la mise en danger permanente, même si elle ne peut pas être totalement exclue.

Il est impossible d'aller vite en toute sécurité ? (sport auto, sport extrême, sport d'hiver)

Bourrer les bagnoles d'ADAS ?

A partir du moment où la vitesse augmente, la marge de man½uvre diminue. Quel que soit le moyen de déplacement. C'est valable également pour les trains qui sont pourtant sur des rails.

Le marché automobile vidéo ludique est en essor ou en repli ? (Forza, GT, Asseto Corsa, Project Cars en chefs de file)

Clairement, pour l'industrie, les ventes ne sont pas à la hauteur des espérances pour les jeux de voitures. Les éditeurs ne mettent d'ailleurs pas le paquet sur la communication pour leurs titres actuels. Bien sûr, il y a des efforts qui sont faits en particulier pour l'Esport et on ne peut pas dire que ces efforts soient négligeables. Mais un Forza n'est rien en face d'un Call of Duty, d'un FIFA ou d'un Halo. Une façon d'évaluer la considération d'un éditeur par rapport à son titre ? Les cashprize alloués aux compétitions Esport. Pourtant l'audience n'est pas forcément moins nombreuse sur les jeux de course.

Ceci dit, le marché est suffisamment porteur pour qu'il y ait une offre correcte et plusieurs titres avec des philosophies différentes.

Est-ce que le jeu vidéo de course, c'est comme le plateformer, c'est voué à laisser sa place de Roi pour un rôle de Vassal derrière FPS/TPS/RPG et compagnie ?

Non, la voiture est très populaire. Moins que le foot, mais assez pour être rentable.

Il y a de la place et pour Forza, et pour GT, et pour Project Cars, et pour Asseto Corsa sur console ? Vraiment ?

Je pense oui. Mais tout dépend du format. Project Cars et Asseto ont bénéficié de conversions. Les coûts de développement n'ont rien à voir avec des jeux exclusifs comme Forza ou GT.

Selon toi, qu'est ce qui coute cher dans le développement d'un jeu auto ? Le contenu plus que le moteur ou le marketing ?

Il faudrait demander cela aux développeurs eux-mêmes, je ne suis pas très bien placé pour répondre à cela. Ce qui coûte cher, ce sont les gens qui travaillent dessus :-). Les licences, les marques et les voitures, c'est également un métier à part entière maintenant. D'ailleurs il y a des équipes qui sont dédiées uniquement à cela dans le développement des jeux ; négocier avec les constructeurs quels modèles pourront être intégrés et sous quelles conditions.

La VR comme sauveur providentiel ?

Je ne crois absolument pas à la VR. Elle est vouée au même échec que le motion gaming. C'est un gadget hors de prix. En tout cas pour les applications de jeu vidéo.

Pour la simulation de vol, c'est autre chose, même s'il y a encore pas mal d'écueils.

Quid de #Driveclub VR et GT Sport en VR ?

Rien de mieux que sur un écran.

En quoi la VR, c'est gadget ?

Parce qu'on peut parfaitement s'en passer dans la plupart des situations et que c'est encore tout un binz à mettre en place. Tu vas faire quoi avec un casque sur la tête quand il faut accéder à d'autres fonctions que la conduite ? Si ta tête bouge, que tu te trouves dans une voiture et que ton corps ne reçoit aucune autre information de mouvement, tu risques de perdre tes repères et d'être moins précis, même si tu n'es pas malade à cause de ça.

Je trouve les solutions de simulation, via cockpit beaucoup plus intéressantes. Tous les switch peuvent être physiques et avec trois écrans l'immersion est déjà suffisante. En l'état la "VR" reste pour moi un gadget.

VR + cockpit, ce n'est pas viable ?

Non. On ne peut pas à la fois avoir le visage collé dans un casque de VR et accéder facilement aux fonctions de son volant et à divers boutons de réglage d'un véritable cockpit. En tout cas pas en l'état actuel à ma connaissance.

Quelles sont les prévisions pour l'année prochaine ? Le Roi Forza7 ou le Prince GT Sport ? Quid de Project Cars 2, projet souhaitable, viable ? Le salut du jeu de course, c'est le communautarisme du contenu d'un Asseto Corsa, les mods ?

Pour l'année prochaine, je suis impatient de voir ce que va devenir Forza 7, surtout avec le succès de Horizon 3. GT Sport m'a très favorablement surpris lorsque j'ai pu l'essayer à la Gamescom et j'espère qu'il va me réconcilier avec la licence dont je n'aimais plus du tout les sensations de conduite. Elles étaient excellentes en Allemagne, mais j'étais dans un baquet avec un volant et non à la manette dans mon bureau.

L'avenir des jeux de course passe obligatoirement par un support communautaire fort avec une vraie culture des sports mécaniques. Apporter régulièrement des nouveautés, mais en respectant le sport (pas des voitures juste repeintes), en amenant des informations et en apprenant des choses aux joueurs, c'est ce qui permet de faire vivre un jeu de course. L'exemple d'iracing est très parlant à ce sujet. Il n'y a pas une plateforme communautaire hyper développée, mais quand une voiture arrive, ils sont allés interviewer des pilotes qui parlent de la machine. C'est gagnant pour tout le monde. Les dev montrent qu'ils aiment le sport auto, ils apportent une plus-value et de vraies nouvelles informations sur le sujet. Les joueurs découvrent une voiture, son histoire et ont ainsi plus envie de la conduire et de la comprendre. Ils achètent la voiture et l'apprécieront d'autant plus.

A une tout autre échelle nous faisions des fiches techniques de voitures sur forzamotorsport.fr. C'était très apprécié justement parce que les lecteurs découvraient à la fois une voiture et pouvaient l'utiliser dans un jeu. Polyphony l'a également fait avec ses reportages GT concept et quelques vidéo, mais elles sentaient encore trop la promo et le marketing cousu de fil blanc.

Y a vraiment besoin d'un dossier complet pour avoir envie de rouler en Alpine ? Putain, même moi qui n'y connait pas grand-chose, j'ai été happé par ses courbes !

Mais il y a des gens qui ne la connaissent pas. Les rustres :-).

Beaucoup semblent sceptiques sur GT Sport, pas toi ?

J'ai bien aimé les sensations au volant. Cela m'a semblé assez en rupture avec la série pour que j’aie envie de l'essayer.

Qu'est ce qui a changé ?

La voiture est beaucoup moins en mode "je suis sur des rails" quand la vitesse est correcte et "je dégage dans tous les sens" quand elle est excessive.  C'est la fameuse sensation d'avoir quelque chose dans les mains.

Le report ne t'inquiète pas ?

Non, je ne suis pas pressé. J'ai plein d'autres jeux à jouer en attendant :-).

Sa tournure e-sport, tu l'accueilles comment, toi le néo-commentateur de course en ligne ?

Je l'accueille comme quelque chose d'inévitable parce que les éditeurs se sont bien rendus compte de toute l'émulation que cela pouvait générer. Tout ça, c'est de la communication gratuite ou presque et surtout, cela génère des histoires autour des jeux. Pour être tout à fait honnête au départ je suis plutôt hermétique à l'E-Sport. Je trouve les comportements souvent très puérils et on arrive à cumuler les mauvais travers du sport (la compétition pour gagner à tout prix) et les comportements immatures (en raison du jeune âge de la plupart des participants).

Si j'ai endossé ce rôle de commentateur, ce n'est pas parce que j'en avais particulièrement envie au départ. C'est surtout parce que les propositions d'autres commentateurs étaient plus basées sur une popularité Youtube que sur des gens qui connaissaient un minimum la simulation (Forza en l’occurrence) et les courses de voitures. Je me suis pris au jeu en tout cas :-).

C'est plaisant de commenter des courses et de ne plus être derrière le cuir ? En quoi ?

Je me suis pris au jeu. Parce qu'il y a une belle émulation avec les gens qui regardent. Parce qu'on peut en direct voir les questions des spectateurs, essayer de leur donner ce qu'ils veulent, de leur montrer leurs poulains. Il y avait une compagne de pilote une fois sur le tchat qui demandait à ce qu'on regarde un peu son homme rouler, nous l'avons évidemment fait dès que cela était possible en fonction de la bataille en cours. Essayer de donner vie à tout cela, de communiquer un certain enthousiasme, c'est prenant. Je me suis bien amusé avec Maxou à tailler le bout de gras sur les différentes options des pilotes à essayer de deviner leur état d'esprit.

Cette activité te prend du temps, de l'énergie ?

C'est très énergivore. Plus qu'on peut le penser avant d'avoir tenté l'expérience. Ce n'est pas forcément évident de commenter en permanence sans laisser de blanc et en même temps sans se répéter ou sortir des banalités tout le temps. Il faut essayer de bien connaître les pilotes, de gérer la réalisation en même temps que le déroulé du programme du jour, préparer les habillages (même avec l'aide de l'E-Sport League), potasser les voitures, les circuits. Rouler aussi dessus pour en comprendre les points clefs. A chaque fois, c'était tout de même trois heures de direct et je peux te dire que vers minuit une fois le rideau tombé, nous étions rincés.

Nos premières préoccupations étaient de pousser un gros ouf de soulagement, puis d'essayer de savoir si cela avait plu.

Tu parles de pilotes pour le championnat Forza. Le pilote virtuel vaut-il le pilote réel ?

Les pilotes de Forza ont participé à des challenges IRL notamment avec les Audi Endurance Expérience. Et ils ont gagné... Qualités physiques mise à part, parce que cela se travaille également à très haut niveau (c'est une évidence) je pense qu'un bon pilote virtuel a de très bonnes chances d'être un bon pilote en réel. Le challenge est le même. Amener une voiture à ses limites, la gérer en fonction des sensations de conduite. Je dirais même que c'est peut être encore plus facile, puisqu'en réel le retour d'informations est bien plus important sur le comportement de la voiture. Il me semble que les pilotes des challenges de la GT Academy ne se débrouillent pas trop mal non plus :-).

L'e-sport automobile attire les foules ?

Pour le moment nous avons été très contents de l'audience du championnat de France. En dehors des phases finales de Halo, nous étions toujours devant en termes d'audimat (dans le cadre des XBox Elite Series). Et pourtant, Halo est autrement plus populaire et implanté que Forza ! Ce qui a aussi été très positif pour nous, c'est la constance de nos spectateurs. Jeter un coup d’½il pendant quelques minutes, voir une heure c'est déjà bien. Mais pour ces retransmissions, les gens sont restés pendant TOUT le live ! Et sur des lives qui durent 3 heures c'était une sacrée belle récompense pour nous.

Quelles sont tes attentes futures concernant le jeu vidéo auto ? Les évolutions à apporter d'urgence, les éléments à abandonner, les technologies à emprunter, la séduction à opérer ?

D'une façon générale, j'aimerai que la gestion de l'usure et de l'endurance soit meilleure dans les jeux de course consoles. En particulier pour Forza dont un des soucis est de proposer des voitures très adaptées à l'endurance, mais sans gestion réaliste de l'usure des pneus ou du moteur en fonction de ce qu'on lui demande (monter trop haut dans les tours par exemple peut diminuer sa longévité). Une bonne gestion des arrêts aux stands, une gestion dynamique de la météo et de l'éclairage avec un cycle jour / nuit. La possibilité de paramétrer tout cela pour accélérer les échelles. Par exemple faire une course avec un temps qui s'écoule sur 24H en virtuel et 1H en réel. Mais laisser le contrôle au joueur pour qu'à la fois ceux qui ont envie de jouer 5 minutes et ceux qui ont envie d'y passer des heures puissent trouver satisfaction.

En fait, pour résumer, l'évolution des jeux de course doit aller exactement vers ce que fait iRacing, mais en laissant de larges ouvertures pour le grand public. Quant à la meilleure manière d'y arriver, je crois que c'est en développant l'aspect communautaire et le plus de connections possible avec le monde réel de la course auto qu'on peut faire quelque chose d'intéressant. Que le réel parle du virtuel et vice versa.

Après je n'ai évidemment pas de baguette magique et tout cela est facile à dire derrière un clavier et depuis un fauteuil de joueur.

C'est quoi "des voitures adaptées à l'endurance" ?

Des voitures qui roulent ou qui ont roulé régulièrement dans les championnats d'endurance ; ALMS, IMSA...

Avec les catégories qui vont bien ; Sport proto, GT...

Sans gestion réaliste, les dés sont pipés et la course n'a pas d'intérêt en Endurance ?

C'est surtout qu'il faudrait une vraie prise en compte de l'usure des différents éléments de la voiture. Moteur, pneus, consommation, surchauffe...

T'as pas de baguette magique mais t'as forcément une blouse blanche ! Si tu devais faire un mash-up des jeux de course pour en créer l'ultime, quelles ingrédients de quels jeux picorerais-tu ? Quelle est la recette du jeu de course parfait ?

Il n'y a pas de jeu de course parfait. Il y a le jeu qui correspond à tes attentes.

Pour moi, actuellement, le jeu de course parfait c'est iRacing. Parce qu'il se veut être une véritable simulation de conduite et qu'il a fait le choix radical de sélectionner ses joueurs par leur bourse. iRacing demande à ce que le joueur soit vraiment impliqué dans sa course et à ce qu'il fasse très attention à rouler propre. Si pour moi c'est le jeu de course parfait, je ne peux décider d'y jouer sans mettre trop de temps (et d'argent) dedans. Tout simplement parce que je ne veux pas passer à côté d'autres jeux très sympas et qui amènent de grands moments de convivialité aussi en multi.

Il faut un PC de la NASA pour le faire tourner iRacing ? C'est ça "sa sélection" ?

Non, il tourne très correctement sur un PC moyen. Sa sélection c'est qu'il faut surtout payer un abonnement mensuel pour pouvoir jouer. Ensuite, chaque voiture et chaque circuit sont également à acheter. On n’achète pas tout d'emblée, et on fait selon ses envies et ses préférences mais c'est tout de même très cher.

Et puis la moindre bêtise fait baisser le niveau de compétence du pilote et dans ce cas, il reste dans des divisions avec de "mauvais" pilotes. Il faut donc être propre. On gagne plus à rester propre tout une course en étant dernier qu'en gagnant avec plein de sorties de route.

Le modèle d'iRacing est gagnant/gagnant entre développeur et joueur ?

Si le joueur a une approche adulte de ses courses, je pense que c'est gagnant/ gagnant en effet.

Te frustres t'il par moment ou y a t'il encore des marges de man½uvre pour corriger/approfondir certains trucs ?

Il me frustre surtout parce qu'il est difficile d'y jouer avec des amis sur la même piste.

Pas de ragequit possible dans iRacing ?

Si, c'est possible et cela fait baisser grandement la note du pilote qui va rester dans des divisions peu intéressantes.

fin de la troisième partie.

2014-2018 Time Neves, c'est dans la boiteuh Réservé.

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Neves Reporter (Jeu vidéo)

Prête à l'emploi depuis un bon moment déjà, l'interview du n°2 de l'automobile sur Gameblog (ou alors serait-ce lui le n°1 !!??) est enfin MADC. Cherchez pas, c'est du jargon auto ; pour rester dans le ton. Mise à disposition client. Le véhicule est là, propre, clé en main, fonctionnel, assurez-vous juste de vous être acquité du loyer. Quoi qu'il en soit, après l'interview d'OliveRoiduVocal l'année avant l'année dernière, voici enfin l'heure de la réponse du berger à la bergère, le titre de Roi de la glisse étant déjà pris, celui de Roi de la casse est remis en jeu cette année, manette ou plutôt volant en mains. Vous n'aimez pas les appareils à 4 roues et à moteur, il est encore temps de passer votre chemin, même si vous raterez alors la passe d'arme du siècle ... Tant pis pour vous. Ou alors vous pouvez rester à écouter notre bon vieux Dopamine sur son gout de la vitesse et de la performance. Ranges moi ces cachets veux-tu. Pas de cette performance là. Nan mais oh. On règlera ça en Off, loin des regards mal avisés ... Y a trop de modo au mètre carré ... Combien le gramme tu dis ?



 

TRAME

 

 I                           Athlétisme                          7/2

 

 II                    Tour de France                  14/2

 

 III                      Course auto                     21/2

 

 IV                     Jeu vidéo                          28/2

 

 

"Tout ce qui nous importe, c'est votre bien."

 

 II      Tic tac

 

T'aurais aimé être journaliste dans la presse auto ?

J'aurais aimé être journaliste tout court. Dans la presse auto, le JV (j'en fais, mais ce n'est pas le métier qui me fait manger). Mais j'ai choisi plus de sécurité pour ma famille.

On est en plein Salon de l'Auto, cette convention te stimule ? Jouit-il du même aura que par le passé ?

Je ne suis absolument pas le salon de l'auto. On peut trouver toutes les infos sur le net et rien essayer sur place. Au contraire d'un salon de jeux vidéo ou il est possible d'essayer et de jouer à un certain nombre de choses.

Essayer une voiture au salon de l'auto dans le sens, la conduire ? Vision utopique non au vu du monde qui s'y rend ?

C'est tout à fait utopique bien sûr. C'est toujours mieux de pouvoir éventuellement s'asseoir ou regarder réellement un modèle, mais je préfère être tranquillement chez moi plutôt que dans une foule immense à me tordre le cou.

Essayer une voiture en VR de chez soi ?

Cela permet d'en apprécier l'esthétique et les volumes, mais pour le reste, c'est nul. Ce serait comme essayer des chaussures sans les porter.

Bientôt la fin du Salon de l'Automobile avec tous ces grands noms qui désertent ?

Je pense qu'on a accès aux infos de plus en plus facilement avec d'autres moyens. Mais ce ne sera pas la fin. C'est trop énorme pour disparaître comme cela.

Du genre à regarder Turbo ou Top Gear à l'occasion ?

Turbo, quand je tombe dessus, Top Gear avec plaisir de temps en temps. Mais je ne me réserve pas un emploi du temps pour les suivre assidûment (et puis sur Netflix, j'ai accès à Top Gear quand je le souhaite).

Mais tu apprécies Turbo/Top Gear ? Ou juste une fois tous les 36 du mois ?

J'apprécie les deux émissions et en particulier Top Gear pour le ton décalé.

Comment te tiens-tu au courant de l'actualité automobile ?

Je me tiens de moins en moins au courant de l'actu auto et des compétitions surtout que les droits TV font qu'on peut de moins en moins facilement suivre les courses.

La rédaction de Gameblog est-elle compétente pour traiter du JV auto ?

Julo suit la licence Forza depuis bien longtemps et représente sans doute la part "grand public" du jeu. Traz est un grand amateur de sports mécaniques et est plus axé simu. Poufy n'écrit pas de tests, mais a l'habitude de faire de bonnes perfs sur les jeux de voitures. Il y a assez de gens à la rédac pour pouvoir donner de bons avis sur les jeux de courses. Ils se parlent :-). Pour être plus pointu et plus précis sur le côté hard d'une simu il y a maintenant aussi OliveRoiduBocal qui apporte sa patte. Et puis pourquoi pas moi un de ces quatre s'ils sont d'accord ;-).

Donc oui, elle est compétente, mais Gameblog est un site généraliste sur le jeu vidéo. Ce sera évidemment toujours moins pointu qu'un site dédié simu (en toute logique).

Qu'apporterais-tu de différents vis à vis des forces en vigueur pour traiter du sujet ?

Je ne prétends pas être mieux où apporter plus. J'espère simplement que j'arrive à faire passer mes ressentis de façon agréable autour d'un jeu vidéo et des simulations d'une façon générale. Disons que j'arrive assez souvent à apporter des petits plus techniques ou saisir des ambiances et un certain esprit du sport auto.

Pourquoi n'ont-ils pas déjà fait appel à tes talents ?

Mais ils ont déjà fait appel à mes talents et j'ai déjà produit plusieurs dossiers. Peut-être que d'autres choses viendront à l'avenir.

Pigiste aussi !! Quels billets as-tu pondu ?

Tapez "vincent elmer gameblog" dans google et vous tomberez sur mes papiers Gameblog et les autres sur Rue89.

Kutaragi, 'le JV tue t'il ses créateurs ?", ça je m'en souviens ! Tu ne développes plus de dossiers depuis ?

Pour développer des dossiers comme ceux-ci, il faut du temps. Je n'en ai plus eu beaucoup depuis. C'est de nouveau le cas et cela va également dépendre des besoins de la rédaction. Mais elle s'est étoffée et il faut voir si cela les intéresse encore ;-).

Comment cultive-t-on cette expertise ? Il faut piloter/avoir piloté quelques bolides j'imagine ... ?

J'ai eu la chance de pouvoir prendre le volant de quelques belles voitures. La R5 Turbo par exemple a été une expérience tonitruante (pour les oreilles et tout le reste du corps). Pour ce qui concerne le jeu vidéo, je pense qu'il est important d'en avoir pratiqué un certain nombre pour comprendre quel esprit les développeurs ont voulu rendre. On peut aimer un jeu totalement arcade pour ses sensation et sa technique même s'il n'est pas réaliste. Inversement, même un jeu qui se veut être une simulation doit parfois utiliser des artifices irréalistes pour rendre vrai. Ce n'est pas forcément compréhensible pour qui n'a pas le recul sur les deux mondes.

Par exemple dans Forza, il y a un effet d'assombrissement et de vignettage de l'image lorsqu'une voiture atteint des hautes vitesses. Les bords de l'image s'assombrissent. Quelqu'un qui est spectateur se demandera ce que c'est que c'est effet bizarre. Par contre, le joueur ne s'en rend pas compte lorsqu'il est concentré, mais va ressentir la vitesse et être concentré sur l'horizon de la piste. Ce système est très bien pour rendre l'effet tunnel qui s'installe à hautes vitesses lorsque le pilote se concentre sur une zone qui est relativement étroite devant lui. C'est un assez bel exemple d'un ressenti qui va être réaliste alors que l'artifice qui le crée ne l'est pas.

Perd on le ressenti du pilotage par manque de pratique ou conduire tous les jours suffit ?

On ne peut pas avoir de ressenti de pilotage si on ne conduit pas une voiture à ses limites. Ce n'est pas le cas (heureusement) dans la vie de tous les jours. C'est comme tout, il faut de l'entraînement et plus on est entraîné, plus on est performant. Je ne connais les limites que de la voiture que je conduis en intervention et elle est surchargée de matériel...

En conduite dans un jeu vidéo, on peut chercher et flirter avec les limites tous les jours en toute sécurité.

Peut-on pratiquer le pilotage et être un mauvais juge de jeu de course ?

Oui. Savoir piloter réellement et savoir donner la sensation qu'on pilote dans un jeu sont deux choses totalement différentes.

Comment juger du comportement d'une MP1 dans Forza si on n’a pas soi-même piloté une pendant quelques heures IRL ?

Il y a deux choses à prendre en considération.

- Le comportement par rapport à la réalité qui ne peut effectivement être jugé que si quelqu'un a essayé la même voiture. Même si on peut s'en approcher en utilisant des paramètres physiques pour définir la voiture (un modèle de simulation).

- Les sensations que vont rendre le moteur de jeu. Il est très difficile de faire en sorte que le joueur "sente" sa voiture surtout si il joue avec un pad. Au volant, il y a un retour d'effort qui amène plein d'informations cénesthésiques. C'est aussi le cas avec les vibrations du pad, mais la relation entre ce qui se passe à l'écran et ce qu'on ressent sur une manette c'est quelque chose de très particulier. Une fois qu'on a ça on peut faire comprendre au joueur les différences qu'il y a entre un gros SUV et une F1. Même si ce n'est pas exactement ce qui se passe dans la réalité, le joueur sentira bien que le SUV est lourd et plein d'inertie et que la F1 est super nerveuse et presque irrécupérable quand elle décroche.

Tout se fait dans le visuel, ce qu'on voit à la TV ?

Non, ça se fait entre ce que perçoit l’½il par rapport à ce que la main va impulser sur la manette. Il y a un feedback permanent entre les deux. C'est ce qui fait qu'un rafraîchissement à au moins 60FPS apporte beaucoup dans un jeu de voiture.

Mais alors comment juger F1 2017 puisqu'évidemment aucun testeur n'a pris place à bord de l'une d'elle ... !?

Précisément parce que ce n'est pas l'expérience de pilote qui va pouvoir dire si le jeu est réaliste, mais les sensations rendues par le moteur du jeu.

Tu joues à F1 2016 ? Tu apprécies la discipline, de mener une carrière ?

Je n'ai pas eu le temps de jouer à F1 2016. A regrets, puisqu'il semble faire une partie de ce que j'attends et ce que j'ai expliqué un peu plus haut.

Le contenu d'un Asseto Corsa ou d'un IRacing est suffisant ?

Oui. Pour ma part les propositions sont déjà au-delà de ce que je peux y investir en temps.

Qu'est-ce que Forza a de mieux que les autres ?

En tout premier lieu des sensations de conduite vraiment bien équilibrées. Un cocktail qui parvient à associer de bonnes sensations s'approchant d'un certain réalisme et malgré tout une facilité de prise en main à la manette. De ce fait, il parvient à séduire à la fois les puristes (qui vont de toute manière lui préférer d'autres titres plus "hard" et simu) et le grand public qui s'amuse rapidement et n'est pas parasité par un aspect austère. Au contraire, la série Forza est charmeuse.

Quand es-tu tombé amoureux de la série ?

A partir de Forza 2.

Pourquoi Forza2 ? Y avait le Roi Gran Turismo à l'époque !

Parce que Gran Turismo s'est totalement enlisé dans ses acquis. Surtout au niveau des sensations au paddle.

Pourquoi pas dès Forza premier de la lignée ?

Tout simplement parce que je n'ai jamais eu d'XBox première du nom.

Es-tu objectif avec celle-ci ?

Je pense oui. Forza 3 est probablement le meilleur de la série et je suis assez déçu depuis, même s'il y a eu du positif. La série canonique reste trop sur ses acquis pour moi et il y a des choses qui devraient être corrigées depuis longtemps.

Forza Horizon premier du nom était très sympa. Horizon 2 surtout plus joli et avec de chouettes environnements. Horizon 3 est juste génial. La série Horizon  arrive maintenant à un point où elle doit chercher à évoluer encore plus, parce qu'elle est montée très haut !

Quels éléments devraient être corrigés depuis quelques temps sur la série ? Pourquoi ce n'est pas le cas ?

Je ne vais pas faire de liste, il y en a des dizaines.

Quant aux raisons de ces non-changements, c'est tout simplement que les priorités de T10 ne sont pas les miennes.

Ceci dit, ils commencent de plus en plus à prendre conscience de ces soucis qu'ils considéraient comme mineurs jusqu'ici. Le Championnat de France organisé par les français depuis maintenant bien des années est une affaire bien rodée qui à l'heure de l’essor de l'Esport a tapé dans l’½il de T10. Les français font d'excellents résultats et certains ont intégré des structures pro !

Du coup, la communauté française a été invitée à faire remonter ses suggestions au développeur.

La bonne surprise, c'est que deux d'entre elles ont fait leur apparition deux semaines après que nous ayons rendu le document. Ce n'était évidemment pas grâce à ce document, mais cela signifie que nous allions dans la bonne direction et que nos remarques seront sans doute utiles.

Même pas les 5 éléments majeurs à faire avancer pour la licence ?

Ok :

- Meilleure gestion des arrêts aux stands

- Météo dynamique

- Cycle jour / nuit dynamique

- Possibilité de relais entre pilotes (sur différentes consoles)

- Possibilité de gérer l'usure/fiabilité des voitures

Et quelles sont les priorités de Turn 10 selon toi ?

Satisfaire le plus grand nombre pour que le jeu soit rentable. C'est un investissement conséquent, il faut non seulement l'amortir mais maintenant rentabiliser une licence en la faisant évoluer sans la dénaturer, puisqu'elle fonctionne très bien comme cela.

Ce n'est pas forcément en donnant satisfaction aux joueurs les plus pointus qu'on va vendre plus de jeux ou avoir plus de succès.

Météo dynamique, cycle jour/nuit, l'usure/fiabilité, je vois ou on en a parlé. Mais la gestion des stands, c'est quoi le problème actuellement ?

Le problème, c'est qu'en dehors de gérer l'undercut on ne prend aucune décision qui soit claire dans Forza. Il faudrait pouvoir choisir ce qu'on veut réparer, peut être prendre des risques pour essayer de gagner du temps, entraîner son équipe. Et puis surtout pouvoir gérer la vitesse à laquelle les pneus s'usent en fonction de la conduite et des réglages. Pour que ces arrêts deviennent également importants.

Nous avons vécu une course superbe avec le seul pilote qui utilisait un volant lors de l'une des manches du Championnat de France l'année dernière. Il a beaucoup moins usé ses pneus que ses concurrents et c'était tout à fait spécifique à ce circuit. Il a pu gagner grâce à cela et c'était vraiment génial d'avoir ce rebondissement. Intrinsèquement il était moins performant que tout le monde, mais grâce à cela il a tout de même remporté la timbale. J'adore quand cela se passe comme cela.

Et le relais entre pilote, c'est une mécanique en ligne ?

Oui, utilisée notamment sur iRacing pendant les courses d'endurance qui peuvent durer plusieurs heures. Mais ici encore, cela peut avoir un intérêt certain sur des courses moins longues en équipe. Par exemple faire partir le pilote le moins rapide s'il se trouve dans le peloton et laisser ensuite le champ libre au plus rapide si des écarts se creusent pour qu'il ne soit pas bloqué derrière quelqu'un.

Ce n’est pas plus simple de passer la manette au poto quand on en a marre !?

Si, bien sûr, sauf que dans le monde dans lequel on se trouve aujourd'hui, tout se passe en ligne ou presque. Ou en tout cas pas mal de choses se passent en ligne. Les membres d'une équipe sont assez rarement physiquement au même endroit. Et c'est encore plus vrai lorsque les équipes vont chercher des gens performants. Ce ne sont plus seulement les gens qu'on connaît à proximité qui vont prendre le "volant". Mais d'autres qui vont vite.

En quoi Horizon3, c'est si bien ? NFS Hot Pursuit a en 2010 les power-ups, la campagne flic/voyou d'où un renouvellement du point de vu chat/souris, des types d'épreuve cassant la monotonie ... Je dis pas ça pour faire un combat de coq - d'autant que je compte me mettre sur la licence Horizon quand j'aurais ma One X - mais je reste dubitatif sur l'engouement dithyrambique quand un jeu de 2010 faisait et fait mieux (bon, là c'est de la provoc'). Quelles sont les qualités de ce Horizon3 et pourquoi atteint-il les cimes des Montagnes plaisiristiques ?

C'est une alchimie qu'il est difficile d'expliciter juste en répondant à une interview. Cela mérite un dossier :-). Mais je vais essayer de faire court.

Tu cites à très juste titre Hot Pursuit qui reste à ce jour mon NFS préféré. Mais comme tu l'as dit, NFS a 6 ans dans la vue et depuis aucun titre de la série ne m'a apporté autant de fun.

Le premier point fort, c'est l'esthétique. On reste régulièrement scotché par la cohérence de ce que l'on voit. L'éclairage est superbe, mais pas outrancier (NFS, c'est joli, mais c'est un feu d'artifice exacerbé) et surtout il est très en phase avec ce qu'il met en lumière (littéralement).

Ensuite, la diversité des voitures montre à quel point les développeurs de Playground aiment les bagnoles. Il n'y a pas que des supercars et des Porsches. Il y a des icônes qui ont marqué l'histoire de l'auto pour diverses raisons. Et on s’exclame : « Woah, ils ont pensé à mettre ça ! »

Et puis, c'est un classique, mais avoir le rendu de sensations de Forza 6 avec quelques améliorations et des ressentis de revêtements aussi bien foutus, ça immerge le joueur en Australie.

Quelle destination pour Forza Horizon 4 ?

Je verrai bien un Forza World Horizon. Mais sinon, je pense que la Russie offre de belles possibilités. C'est plus un souhait de ma part qu'une prévision. Je doute que ce soit – politiquement - un bon choix.

Se lasse-t-on d'un Forza tous les ans/2ans ?

Oui. Je me suis lassé avec le 4 et le 5. J'ai repris sur le 6 et j'espère que le 7 apportera assez de nouveautés.

Un terrain de jeu tiré de la réalité, c'est essentiel pour Forza ou oser quelque chose de complètement artificiel ça peut marcher ? Un bout d’Antarctique, un bout de Dubai, un bout de Grand Canyon, un bout d'Amazonie, un bout de Pampa, etc. ?

Pour Forza Motorsport non, ça ne marche pas. En revanche si on veut essayer des choses exotiques, c'est plus le terrain d’Horizon.

Pas trop de craintes par rapport au fait que les ventes de GT et Forza s'érodent ?

Il y a toujours un effet de vague. Les FPS ont été en perte de vitesse pendant un certain temps, est venu le temps des MMO, puis des MOBA. Tout a un cycle et ce n'est pas linéaire. Non, je ne suis pas inquiet. En le prenant du côté positif, cela stimule les équipes à trouver des choses toujours plus intéressantes et à trouver des nouveautés.

fin de la deuxième partie.

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Neves Reporter (Jeu vidéo)

Prête à l'emploi depuis un bon moment déjà, l'interview du n°2 de l'automobile sur Gameblog (ou alors serait-ce lui le n°1 !!??) est enfin MADC. Cherchez pas, c'est du jargon auto ; pour rester dans le ton. Mise à disposition client. Le véhicule est là, propre, clé en main, fonctionnel, assurez-vous juste de vous être acquité du loyer. Quoi qu'il en soit, après l'interview d'OliveRoiduVocal l'année avant l'année dernière, voici enfin l'heure de la réponse du berger à la bergère, le titre de Roi de la glisse étant déjà pris, celui de Roi de la casse est remis en jeu cette année, manette ou plutôt volant en mains. Vous n'aimez pas les appareils à 4 roues et à moteur, il est encore temps de passer votre chemin, même si vous raterez alors la passe d'arme du siècle ... Tant pis pour vous. Ou alors vous pouvez rester à écouter notre bon vieux Dopamine sur son gout de la vitesse et de la performance. Ranges moi ces cachets veux-tu. Pas de cette performance là. Nan mais oh. On règlera ça en Off, loin des regards mal avisés ... Y a trop de modo au mètre carré ... Combien le gramme tu dis ?



 

TRAME

 

 I                           Athlétisme                          7/2

 

 II                    Tour de France                  14/2

 

 III                      Course auto                     21/2

 

 IV                     Jeu vidéo                          28/2

 

 

"Tout ce qui nous importe, c'est votre bien."

 

 I      Pin pom

 

Qu'est-ce que la Dopamine ?

La dopamine est un neurotransmetteur et une hormone qui intervient dans les processus de plaisir. Elle est notamment sécrétée lorsque l'on pratique ou que le l'on fait quelque chose qu'on aime.

Synthétisée, c'est aussi un médicament qui permet de soutenir les fonctions cardiovasculaires. On l'utilise généralement en réanimation et dans les soins d'urgence. Pour résumer, ça donne un bon coup de pied au cul.

Ok, et du coup, tu me les fais pour combien les 100 gr ?

C'est 0,28 centimes d'euro l'ampoule. Mal utilisé, ça te tue :-).

Quels sont les effets primates et secondaires ?

Je ne suis pas au boulot, allez ouvrir un bouquin (le Vidal par exemple).

Qui est Dopamine ?

C'est quelqu'un qui se sent vieillir parce qu'on le vouvoie de plus en plus et qui passe son temps déguisé en diverses couleurs.

En blanc au SAMU (ou plutôt au SMUR pour les initiés), en bleu chez les pompiers et en vert au bloc opératoire.

Mon boulot consiste soit à endormir quelqu'un avant qu'un monsieur avec un gros couteau (bon ok, un petit scalpel) lui fende la paillasse, soit à éviter dans les autres cas que la personne ne s'endorme définitivement.

Sinon, il est tombé tout petit dans un Atari 2600 et il a eu beaucoup de chance de pouvoir faire un peu de journalisme vidéo ludique à divers niveau et de rencontrer des gens super avec ses passions. Il a écouté ses parents et à tout de même appris un vrai métier (ce sont eux qui le disent).

Et il commence à trouver étrange de parler de lui même à la troisième personne.

Je m'attendais à pilote de course ^^.

Mais pourquoi pas.

T'as vécu l'expérience Tron ou il ne faut le prendre au littéral : "tomber dans une Atari 2600" .

J'ai eu la chance d'arpenter un certain nombre de circuits étant plus jeune. Surtout parce que mon père était très ami avec un pilote professionnel. Tout le monde me voit comme un spécialiste des jeux de simulation et de course. C'est vrai que j'aime ça et que j'en connais un certain nombre, mais je suis plus éclectique qu'on pourrait le penser. Trop même en fait.

Je conduis néanmoins en urgence plusieurs fois par mois et personne n'est plus rapide que moi dans ces moments sur route ouverte. Mais je triche avec des lumières bleues et une sirène ;-).

J'ai vécu l'expérience Tron. Et sur Atari 2600 j'ai vécu l'expérience Space Invader au point d'avoir l'impression que mes meubles grandissaient quand j'arrêtais de jouer. A cause du scrolling...

Plus éclectique, et tu joues à tout sauf à quoi alors ?

J'apprécie peu les jeux de foot et les FPS si je n'ai pas des potes avec qui y jouer. Je passe également sur les jeux de danse.

Est-ce grisant d'être ambulancier (c'est comme ça qu'on dit) ? De pouvoir prendre les sens interdit, les autoroutes à l'envers, de fendre les bouchons pour partir en vacances ?

Je ne suis pas ambulancier, mais infirmier anesthésiste. Non, ce n'est pas grisant, c'est le boulot et c'est aussi normal que de prendre son bus ou le train pour moi. En dehors du boulot, je suis tout à fait pépère au volant. Je ne conduis que lorsque je suis de garde chez les pompiers. Au SAMU (ou plutôt au SMUR), c'est un ambulancier qui conduit effectivement.

Le jeu vidéo est une drogue ?

Comme tout loisir qui passionne il peut être addictif. Mais il n'entre absolument pas dans la définition d'une drogue au sens premier.

Quelles sont tes licences adulées ?

Forza bien sûr, Gears of War, Gran Turismo jusqu'à la PS3... The Witcher, WoW même si je n'y joue plus depuis longtemps, Top Spin, Valkyria Chronicles... Comme tu le vois, c'est très éclectique.

Et détestées ?

Je ne les déteste pas vraiment parce que j'y trouve des choses intéressantes. Mais je trouve que les Final Fantasy se sont complètement perdus, les Need for Speed aussi depuis Hot pursuit.

Justement, quelles sont les licences en pertes de vitesse pour toi ? Pourquoi ?

Je ne dirais pas qu'il y a réellement une perte de vitesse, même pour de grosses licences. Je trouve au contraire que beaucoup de grosses franchises travaillent sur leurs acquis et se raffinent en ce moment. J'avais très peur pour Uncharted, pour Forza, pour Tomb Raider et pour Gears notamment. C'est avec plaisir et avec un peu de surprise que je constate que s'il n'y a pas d'innovations majeures, ce sont tous d'excellents jeux.

Et quelles sont les licences qui montent, celles sur la bonne voie ? Pourquoi ?

Ce que je regrette c'est le manque de visibilité d'autres jeux plus modestes qui se font phagocyter par ces mastodontes. Je crois que de gros éditeurs devraient suivre l'exemple d'EA qui a mis en avant un jeu comme Unravel. Les indépendants ont besoin de pouvoir travailler en petites équipes et d'explorer de nouvelles voies. D'expérimenter. Je trouve dommage que de gros éditeurs n'utilisent pas la puissance de leurs réseaux pour booster ces jeux. Je ne veux pas dire qu'il faille injecter des sous et faire grossir les équipes. Mais j'adorerai voir un Marcus Phoenix brandir le petit personnage d'Unravel par exemple. Ces potentiels sont déjà exploités mais uniquement avec de grosses licences entre-elles.

Quel type de joueur es-tu ? (impliqué, optimiste, curieux, désenchantée, patient, colérique avec le matos, accueillant, maniaque, replié, avenant) Comment te définirais-tu en tant que joueur ?

Je suis surtout un joueur en manque de temps. Ce que j'adore dans le jeu vidéo, c'est qu'on peut passer de titres extrêmement pointus de gestion, à des point and clic narratifs, des simulations, des jeux totalement arcade, du sport de la SF... J'adore cette diversité et mon grand malheur c'est de ne pas avoir assez de temps pour jouer à tout ce que j'aurais envie d'explorer. Généralement, je me borne à finir un jeu, plus rarement à le rincer à fond. Je ne cherche pas à faire des succès dans tous les sens sauf quand j'accroche vraiment. En ce moment Forza Horizon 3 me prend beaucoup de temps :-).

Ma définition : Éclectique donc.

Éclectique j'avais compris :D Mais le jeu vidéo te transforme t'il ou tu restes le parfais gentleman/gendre de la vie de tous les jours ?

Je jure et il m'est arrivé de ragequit. Mais jamais sur un jeu de course par respect pour les autres joueurs. J'ai besoin de me maîtriser pour ne pas faire de bêtises au quotidien (je n'ai pas vraiment droit à l'erreur) alors plus la situation est critique plus je garde mon calme. Mais à côté de cela, je suis capable de m'énerver pour des broutilles. Ceci dit, je crois que ça doit bien faire 20 ans que je n'ai pas jeté une manette :-).

Pour ou contre l’accessiblisation (ce qui revient à être pour les Souls ou pour le reste) ?

Je m'en fiche. Je suis pour que les gens qui n'ont pas 200 heures à mettre dans un jeu puissent profiter d'une expérience de qualité avec un bon rythme. Je suis pour les jeux qui ont un challenge relevé pour que des joueurs hardcore y trouvent leur compte. Je suis contre la rallonge idiote de la durée de vie d'un jeu en multipliant des épreuves/niveaux juste pour le plaisir d'avoir une courbe de progression longue. Bref, ce n'est pas tant la difficulté d'un jeu qui est importante, c'est surtout son expérience qui doit faire sens.

Plutôt satisfait du challenge que propose l'ensemble de la production actuelle ?

Il y a bien plus de choses que celles auxquelles j'ai le temps de jouer correctement alors oui, plutôt satisfait, même s'il y a encore plein de choses à faire.

Pas le sentiment d'être pris par la main ou crouler sous les infos (conçues pour ne surtout pas laisser le joueur se perdre et retrouver son chemin/explorer de lui-même) ?

Non, c'est un peu la rançon des impératifs commerciaux. On ne peut pas se couper d'une partie du public en le noyant rapidement. Il faut bien le prendre un peu par la main. Cependant je trouve que cela pourrait être bien mieux fait. Ce ne sont pas les permis de Gran Turismo qui vont faire comprendre aux joueurs les subtilités du sport auto. Pourquoi ne pas leur expliquer les spécificités de certaines épreuves ? Leur intérêt ? Pourquoi ne pas scénariser un peu la progression d'un pilote pour lui faire découvrir ce qui change dans sa voiture lorsqu'on lui boost son moteur, lorsqu'on change ses pneus, ses suspensions ? Lui faire comprendre pourquoi telle trajectoire peut être intéressante ?

Les jeux de voitures se bornent trop à expliquer comment ils fonctionnent. Pas ce qui fait qu'ils s'approchent de simulations de voitures. Des jeux comme FIFA et NBA2K sont parvenus à toucher du doigt ce côté carrière et personnalisation de l'expérience.

Justement, Fifa, NBA2K, F1 sont des licences de sports, n'est-il pas plus cohérent de voir ce courant traverser ceux-ci plutôt que des aspirantes simu' pour le quidam averti (en théorie en tout cas) ?

Je ne pense pas. Encore une fois, faire l'effort d'une certaine ouverture vers un public plus large, même pour des jeux estampillés simu ne coûte pas forcément grand-chose. Et si ça peut faire la différence entre un jeu qui marche et une fermeture de studio, le choix est vite fait.

Les développeurs de simu ont-ils le temps de s'attarder sur une progression personnalisée, ce que peuvent manifestement se permettre ceux attablées à la production de licences de sport ?

Tout est question d'allocation des ressources. On peut d'ailleurs constater dans un autre secteur de jeu que les ressources ont un peu changé. On ne se focalise plus forcément sur des garages de voitures qui doivent atteindre des milliers de bolides pour faire moins, mais plus précis. Je n'ai pas l'impression qu'essayer de personnaliser une expérience ajoute une charge de travail si énorme. Ceci dit, je suis dans la position d'un joueur et non d'un développeur. Je n'ai donc aucune véritable idée de ce que cela implique réellement. Mais une fois qu'on a le c½ur du jeu ; un moteur physique qui tient la route, un moteur graphique cohérent et un contenu correct, je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas broder la dessus pour l'enrober avec talent.

La mini-map, ce n’est pas un peu de la triche dans les jeux de course ?

On peut le considérer comme cela. De toute manière, les joueurs qui roulent beaucoup ne s’y fient plus du tout à la minimap. Ils ne se fient plus non plus aux aides visuelles qu'ils désactivent généralement. Une fois qu'on a mis de côté l'ensemble des aides, on arrive généralement à être plus rapide. C'est donc une aide au départ, mais après entraînement, ça n'apporte plus rien.

Autant la mini-map sur circuit n'est pas trop regardé (à la limite pour connaitre la position de nos concurrents) parce que généralement, on est concentré sur l'essentiel, le pilotage et l'impression de vitesse est moindre qu'un Burnout ou NFS.

Mais justement, à mon sens, on la regarde beaucoup plus cette mini-map pour pouvoir anticiper les virages dans les jeux de course arcades (NFS Hot Pursuit par exemple). Cela n'enlève-t-il pas de la difficulté, celle d'avoir la promptitude de tourner le volant dans le bon sens et de réagir à la vue du changement de trajectoire à opérer :D ?

Je ne pense pas. Il faut de toute manière être plus concentré sur ce qui se passe devant la voiture et parfaire sa trajectoire, plutôt que d'avoir le nez sur la mini map. Bien sûr, au moins comme cela on sait dans quel sens tourner le volant, mais pas avec quelle intensité et sans le timing. De toute manière, une fois qu'on a appris le circuit, la mini map devient totalement inutile. Même si on est dans un trip arcade.

Pourquoi Dopamine ?

Je pense que les explications sur la molécule donnent quelques pistes. J'aime prendre et donner du plaisir. Oui, cette phrase est équivoque faites en ce que vous voulez. Mais on parle de jeu vidéo je crois.

On parle de sexe maintenant ...

... ou on attend la tranche 23h-00h ?

Sex, drogue & Dopamine ?

Les deux premiers vont avec le troisième. Mais comme tu le sais maintenant, la dope, ce n’est pas forcément de la dopamine.

C'est quoi la diff' entre dopant et drogue finalement ?

La drogue n'améliore pas forcément les performances et entraîne systématiquement une dépendance. Mais on parle de la définition médicale et pas légale.

Faut-il tester pour mieux cerner les effets ?

En général on parle mieux de ce qu'on connait parfaitement, mais il faut tout de même rester raisonnable.

La voiture du peuple est-elle vraiment une Volkswagen ?

Plus aujourd'hui. Aujourd’hui c'est la Dacia :-)

T'es un passionné d'automobile ou pas plus que ça ?

J'aime beaucoup le sport auto, mais c'est un loisir qui me semble bien plus inaccessible que des sports dits "bourgeois". Du coup, j'ai fait une croix dessus depuis longtemps. J'ai grandi avec un père qui accompagnait sans arrêt un très bon pilote d'endurance. Se retrouver à côté de milliers de chevaux dans les paddocks, ça vous hérisse le poil et ça marque à jamais.

Donc tu t'es mis au Golf et au Polo ?

J'ai fait du golf ;p. C'est sans doute moins cher qu'une saison de sport auto ;-)

Ça ne te manque pas ? Tu assistes au spectacle ou même ça, c'est salé ?

Même ça c'est salé. J'ai piloté des planeurs à un certain moment de ma vie, c'est quelque chose que j'adore. Mais je ne peux pas aller sur un aérodrome sans être frustré et verser une larme.

Pour le sport auto, je trouve que les choses ne sont pas assez bien faites pour les spectateurs. J'ai par exemple été très déçu de mon expérience récente au Mans. Pour le spectateur qui n'a aucun accès spécifique, je trouve que c'est vraiment mal foutu. C'est très dommage parce que seuls les privilégiés peuvent profiter correctement du spectacle. C'est devenu très élitiste.

Donc, t'es pilote et pilote !

J'étais, je ne fais plus de planeur.

Pourquoi frustré sur un aérodrome ?

Frustré parce que je vois des avions voler et que j'adorerai y être. Seulement cela aussi demande pas mal d'argent et on ne va pas faire un tour en planeur ou en avion sur un coup de tête. Cela prend la journée. Et mes journées sont déjà trop courtes.

Tu peux rentrer un peu plus en détail vis à vis des 24h du Mans ? Il vaut mieux être en tribune ?

Pour être en tribune déjà il faut payer un supplément. Avec un ticket simple, on peut aller sur les abords du circuit, mais pas en tribune. Donc qui n'a pas d'argent ne profite pas correctement du spectacle. La plèbe se contente d'arpenter les nombreuses attrapes nigaudes avec des collections de voitures miniatures. Je dis attrape nigauds, parce que d'un stand à l'autre les prix varient énormément pour une même marchandise.

Tu peux également observer les nombreuses hospitalités des différents constructeurs automobiles où non seulement on peut avoir une vue imprenable sur la piste ou les paddocks, mais où l'on dispose également de toutes les infos de course au chaud avec open bar et gastronomie. Il est bien sûr normal que cela existe, mais on te fait bien sentir sur ce circuit et lors de cet événement qu'il y a deux mondes. D'un seul coup le chemin que tu prenais est barré et tu ne peux plus revenir en arrière parce que cela a été transformé en réception de l’Automobile Club. Tant pis s'il faut que tu te tapes 10 minutes de marche en plus sous la pluie. Ah, j'oubliais. On hésite pas à de faire payer une bouteille d'eau 5¤ et une bière 10¤.

Ca a toujours été comme cela pour les 24 ou avant c'était bien plus populaire ?

Je n'y suis pas allé assez souvent pour pouvoir juger d'une évolution dans les temps.

Malgré ces ratés, l'expérience en vaut le coup ?

Si cela se passe tous les ans comme je l'ai vécu en 2016, non.

T'as pu visiter le musée des 24h ? J'ai le trouvé pas mal (même si je m'attendais à quelques choses de plus grand en termes d'espace, il est bien fournis niveau densité).

Quand j'ai vu que c'était une fois de plus payant, j'ai passé mon tour.

N'y connaissant rien du tout, t'as pas une rapide remise à l'échelle du coût de la passion du sport auto (même si cela dépend du degré d'implication, de la discipline) ? Un spectateur/un participant ?

Cela peut être relativement abordable ou alors devenir une ruine totale. Vraiment, je ne peux pas te donner de chiffres. Mais cela demande une énorme implication. Il faut non seulement gérer tout ce qui concerne la voiture, mais aussi tout ce qui va autour, la logistique, les sponsors pour ramener des sous, le juridique...

Tu roules pour/en Volkswagen ?

Je roule en Dacia... ou en Renault. J'ai décidé de mettre de l'argent ailleurs que dans les voitures.

fin de la première partie.

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Neves Reporter (Jeu vidéo)

Nous y voilà.

J'avais initialement prévu de t'étaler la publication de l'interview de ce patient (dis comme ça, on se croirait à l'Asile d'Arkham - et ce n'est que partiellement faux) sur toute l'année 2018 avant de me raviser. Le patient s'inquiétant manifestement sérieusement pour la santé mentale de Fache, je décida (ou plutôt nous décidames) de réduire le nombre d'articles afin de condenser l'interview sur le mois de fête qu'il doit être : Décembre. Comment finir l'année autrement que par un feu d'artifice, une coupe de champagne et un bon rail de coke ? Vous l'avez compris, impossible. Trois ans donc après la première partie de son spectable avec feu Gandalfleblanc, l'homme-mystère revient pour nous accorder sa dernière grande fantaisie avant de raccrocher la manette. L'occasion de revenir sur son parcours, ses financements politiques occultes ainsi que sa propension à la digression. J'ai pris la liberté de laisser les pavés tels quels car je ne saurais avoir l'outrecuidance de dénaturer la vision primaire de l'auteur. Notez que le sieur nous a fait grâce de l'écriture inclusive. On a échappé au pire murmure Fache au loin. Vous imaginez un tel lyrisme accouplé à la dernière tendance dans les milieux mondains ? Personne n'en serait ressorti vivant. Moi, y compris.

 

 

 TRAME

 

 I                           Cloud                           6/12

 

II                         Squall                        13/12

 

III                        Djidane                     20/12

 

IV                      Tidus                          25/12

  

V                        Vaan                           27/12

 

VI                       Noctis                       31/12

  

 

 

Copyright Zigendfunk & L.G.A.M.C.

 

 

 VI      Error 404 Nomura found dead

 

T'es très branché japanimation et cultur jap, je me trompe ?

Ha mais carrément, merci de l'avoir remarqué. Sur ce site, on me prend pour un gros noob de la japanimation parce que j'ai tendance à snober les productions actuelles (non sans raisons) mais avant d'être gamer, je suis japanimeux dans l'âme. Les jeux vidéo ne sont définitivement pas ma spécialité. L'animation japonaise, oui. Ou du moins, elle le fut, car compte tenu de la tournure qu'elle a prise aujourd'hui, j'ai fini par me désintéresser et ne plus la surveiller que du coin de l'½il.

Ceci étant, pour dire les choses comme elles sont, mon premier fanzine traitait de manga et d'animation japonaise (j'ai également squatté quelques numéros du journal de mon lycée pour y écrire notamment que « le manga, c'est l'avenir de la BD », bien avant le boom des publications en France), et je me suis beaucoup investi dans ce domaine en mon temps. D'ailleurs avec de la chance et pas mal de persévérance, il y a moyen de dégotter quelques dossiers sympas : une critique de mon premier zine dans un vieux Player One (« beaucoup d'humour, mais pas toujours très fin », écrivaient-ils déjà), un courrier coup-de-gueule perso dans Animeland (deux pages entières, quand même) et même des collaborations improbables côté BD. Du lourd. Du collector. D'autant plus que moi-même, je ne suis plus en leur possession du tout (à mon grand regret).

Bon, je radote sans doute, mais comme je suis lent à répondre, j'ai depuis longtemps oublié de quoi nous avons parlé jusqu'ici...

C'est peut-être parce que JE suis un gros noob de la japanimation que j'ai remarqué que t'étais fan de japanimation :D

Tu ne lis donc pas de mangasses violentes et sexuelles avec de gros yeux dessinés exclusivement pour pervertir les esprits des petits enfants blancs ?

Quelle triste jeunesse tu as dû avoir !

Pokémon, l'anime, ça compte ? Mais j'en suis resté à Télétoon et donc ses productions canadiennes. Le Bus Magique, Arsène Lupin, Spiderman, Hihglander, putain, ce que c'était du lourd les dessins animés à cette époque, les années 90, une décennie bénie (oui-oui, lol) des Dieux. J'ai bien essayé de me mettre à Olive et Tom ou d'autres dont j'ai oublié le nom mais mon occidentalisation exacerbée ne s'est pas laissée faire XD

Évidemment que Pokemon, ça compte, surtout si tu as survécu à l'épisode destiné à faire disparaître les trois quarts des épileptiques de la surface de la terre. Non et puis franchement, commencer les animés par un titre des années 80, c'est comme se mettre au jeu vidéo en commençant par Galaga. Ça a son charme, c'est certain, mais ça peut pas mal rebuter aussi. Tape plutôt dans ceux de la première décennie 2000, ça passera beaucoup mieux. Tiens, allez, je choisis pour toi : mets-toi à Cowboy Bebop. C'est Corto Maltese dans l'espace. On en reparlera ensuite.

Quels sont tes 10 produits japonais préférés (culturels ou pas d'ailleurs) ?

Les distributeurs de petites culottes usagées, les chapeaux-caca en plastique, les oreilles de chat, le yen, Ryuzaki57, Book-Off, les vaginettes, les posters lavables, le moe et les cup-noodles.

Question plutôt personnelle, j'aimerais savoir si tu as vraiment interviewé le scénariste de SW7 ou si tu as roulés tout ton mode en réalisant ladite entrevue avec l'une des 1400 qui composent ton lieu de travail (L'imprimerie nationale si j'ai bien compris) ?

Alors effectivement, je le confesse ici (parce qu'il y a prescription) : je n'ai pas interviewé le copieur qui a produit le scénario de Star Wars 7, mais un autre modèle qui le connaît très bien (ils ont longtemps été en maintenance ensemble dans le même hangar, ça crée des liens).

Qu'est-ce que tu penses de ces sitcoms allemandes (puis reprises en France) où des non acteurs jouent des rôles d'acteurs ?

Tu veux parler de Derrick ? C'est mon sitcom préféré, avec la Nounou d'Enfer. Je trouve d'ailleurs que quand on creuse, les deux séries présentent de grosses similitudes.

Nan Derrick on sait que c'est de la balle, je parle plutôt des sitcoms où des non-acteurs jouent (très mal) et commentent même en plan fixe la situation (parce qu'apparemment même le narrateur en voix-off a fui), on ne touche pas encore plus le fond que n'importe quel SJW ou n'importe clampin affublé de la lettre copte lambda sur la Toile ? Tu vois de quoi je parle ?

La caméra zoome sur le visage bouffi du Gamer aux Mains Carrées. Une veine de contrariété se devine au milieu de son front.

- Non, monsieur Neves, je ne vois pas du tout de quoi vous voulez parler. Je vais devoir vous demander de quitter le manoir. Mon mari ne devrait pas tarder à rentrer du travail et s'il venait à nous trouver ensemble, ici, maintenant, alors que tous les serviteurs ont été renvoyés chez eux pour l'après-midi, je crains qu'il ne se fasse de fausses idées et qu'il ne vous cale son fusil de chasse dans l'anus.

C’est décidé. J’ouvre un recueil de citations justifiant à elles seules l’interview.

Et je le fais payer.

Voilàààààà. Tu y eeeeesss.

Laisse le Pouvoir du Côté Square-Enix de la Force couler en toiiiiiii !

Je t'ai déjà parlé de Darth Nomurous ?

T'es déjà allé à Grenoble ?

Et comment. J'y ai fait une partie de mes études, et passé mes premières années de fonctionnaire. Je sais situer les Micromania, les Cash Converters et les boutiques manga. J'y ai rencontré Komy, l'homme au sandwich (en pleine tempête). J'y ai même éconduit mon premier (et seul) réalisateur de cinéma. Que de souvenirs !

Sans conteste l'une des plus belles villes de France avec Béthune, Dunkerque et Berk-Plage.

T'es chtimi ? C'est pas une ville pour les claustrophobes Grenoble, très intimidant cette densification dans une crevasse, j'ai pour ainsi dire détesté cette ville et ce coin. Je me permets comme tu n'y habites plus et que j'imagine que tu n'as pas de famille dans le coin.

Oh oui, t'inquiète, je n'y ai passé que quelques années pour le besoin des études, puis du boulot. C'est un coin super beau l'été, en terrasse. J'y ai même rencontrer Komy en pleine tempête, un souvenir mémorable. En hiver, par contre, ce n'est pas la même limonade, on a l'impression que les montagnes se rapprochent comme un étau (ou le décor précalc' d'un Manic Shooter). Personnellement, j'ai aimé, mais je ne m'y serais pas installé non plus.

Ah donc, c’est Komy le fameux second admirateur d’Oshii …

Pas que je sache, non.

Komy, son grand kiff, c'est Gundam.

Or Oshii, c'est Patlabor.

Et dans Patlabor, les robots ne volent pas.

Ce qui est rédhibitoire, pour les fans de Gundam.

Sinon, faut quoi, 4-5 ans d'étude pour jouir ensuite de 30-32 h de siestes... de durs labeurs dans les bureaux flambants neufs, c'est ça ?

Tout dépend à quel poste tu veux postuler. Au plus bas de l'échelle, on ne demande que le BEPC. C'est comme ça que j'ai pu accéder au merveilleux monde du travail, tu penses. On m'a demandé de calculer des additions à deux chiffres, c'était chaud mais j'ai géré.

Pourquoi personne n'aime les fonctionnaires (et contrairement aux apparences, je n'en fais pas partie) ?

QUOI ? Il y a des gens qui n'aiment pas les fonctionnaires ? Première nouvelle ! Comment ça, je ne suis pas crédible ? Moi qui ai appris à jouer la comédie avec Francis Huster !

Bon, si les gens n'aiment pas les fonctionnaires, c'est à cause d'idées reçues (et mensongères), qui suscitent pas mal de jalousie. Entre la protection du statut, les vacances, les 35 heures, les files d'attentes, les téléphones qui sonnent dans le vide, les mois d'attente pour un vulgaire papier... Il y a de quoi rager en face, ça se comprend. Il suffit déjà d'expliquer aux mauvaises langues que non, on ne cumule pas 35 heures et vacances à gogo, ça les calme déjà un petit peu. A titre personnel, pour bénéficier des trois quarts des vacances scolaires (l'établissement n'accueillant pas d'élèves sur cette période, il ne servirait à rien que je sois présent sur ce temps-là), je me tape des semaines à 41h30 (payées 35, hein, je préfère préciser). Ben franchement, y'a des fois, je préférerais avoir moins de vacances et des journées moins longues, parce que quand au bout de six ou sept semaines, t'es réduit à l'état de limace qui n'a plus la force que de ramper, t'en profite moyen, de tes vacances. Quand, de surcroît, t'as un petit salaire et aucune perspective d'avancement, ça motive moyen. Alors forcément, partant de là y'a des collègues qui ne s'investissent pas beaucoup et qui travaillent "à leur rythme", mais y'en a d'autres qui ont le sens du service public et qui se défoncent. C'est comme partout, on a des tire-au-flanc et des bosseurs, impossible d'y échapper, on n'est pas faits différemment des autres. Alors oui, il y a des avantages à être fonctionnaires, mais il y a aussi des inconvénients. La preuve : https://www.youtube....h?v=n4J7huMyvnY

Aux dernières nouvelles, on n'avait pas encore obtenu le cul de la crémière (et heureusement pour moi sans quoi PYT m'en aurait collé une). Reste que le système administratif manque de souplesse et étire les délais, du fait du nombre d'interlocuteurs à solliciter, cela implique souvent l'intervention de plusieurs instances, ce qui relance la machine à chaque fois, mais on essaie d'aller vers une simplification des services, notamment à travers le tout-numérique, pour contourner le problème. Par ailleurs (et ça aussi il faut le dire), il y a au moins un 5ème des fonctionnaires, je pense, qui ne sont employés qu'à des fins de suivi et de contrôle, parce que sitôt qu'il y a une faille à exploiter dans le système, le français ne fait pas d'état d'âme. Si tout le monde était réglo, nous serions moins nombreux et nous coûterions moins à l'état. Enfin, dernier point d'achoppement : le fait que nous coûtons, mais que nous ne produisons aucune richesse en retour. Nous ne fabriquons pas, nous ne vendons pas. Autant dire qu'au sein d'une société capitaliste comme la nôtre, nous sommes perçus comme des parasites, parce que si tu ne rapportes pas, tu n'es personne. Cependant ça aussi, c'est une idée fausse parce que la société, capitaliste ou non, est une mécanique d'horlogerie, et que pour fonctionner, une mécanique à besoin de rouages qui tournent dans le bon sens et au bon rythme. On a déjà tendance à trouver l'administration française peu efficace (excuse la litote), je ne vois pas comment des suppressions de postes pourraient améliorer quoi que ce soit.  Bien sûr que l'informatisation de nombreuses démarches va rendre certaines fonctions obsolètes, mais elle va nécessiter qu'on en crée d'autres en contrepartie - parce que les données auront toujours besoin d'être traitées à un moment ou à un autre, et parce que l'usager aura toujours besoin d'un interlocuteur humain. Encore que Cleverbot pourrait parfaitement faire l'affaire. Ainsi que je le soulignais, à mon sens, le vrai problème, il vient du système capitaliste qui atteint ses limites, mais il est plus commode d'accuser les fonctionnaires puisqu'au risque de radoter, le système capitaliste, nous en profitons tous chacun à notre niveau.

Pourquoi t’essaies tant de te faire passer pour un type archi sous-diplômé alors que t’es certainement archi surdiplômé ? (c’est bon, tu peux laisser tomber le masque, plus personne le lit à c’t’heure-ci).

Plus personne... à part Fache, qui aura mérité son achievement unlocked. Tu vas me faire le plaisir de lui bidouiller ça sous Photoshop.

Pour te répondre (parce que c'est un peu pour ça que je suis là quand même), je ne crois pas essayer de me faire passer pour quoi que ce soit. Je suis surdiplômé pour le poste que j'occupe, c'est certain, vu que c'est un niveau BEPC et que j'ai Bac +4, mais on ne peut pas dire que ce soit très valorisant non plus - enfin, quoi, il faut bien manger, ma brave dame (j'ai les bouches de tout Square Enix à nourrir).  On en revient à ce que je disais sur l'élitisme. Oui, comparé à un gars qui a le BEPC, je suis surdiplômé. Mais d'une, ça ne veut pas dire que je suis plus compétent que lui (tout dépend des domaines). De deux, un Bac +4, ce n'est pas sensationnel non plus, il n'y a pas de quoi fanfaronner. Ça me donne le droit de discuter littérature avec le petit doigt en l'air, mais comme je n'aime pas ça, ben... ça fait juste de la paperasse dans mes tiroirs.

Sur le plan culturel, par ailleurs, j'ai d'énormes lacunes : de la fac, j'ai conservé les outils intellectuels. Les connaissances, elles, sont parties aux Maldives pour une durée indéterminée... Du coup, forcément, je ne sais plus situer les Maldives, ce qui veut dire que je n'ai aucune chance de pouvoir les récupérer un jour.

T’es rentré dans la fonction pour fuir en partie le modèle capitaliste ?

Je suis rentré dans la fonction comme dans maintes conquêtes en boîte de nuit : parce qu'il n'y avait qu'elle qui voulait de moi (que c'est élégant). D'un certain point de vue, oui, c'était une façon de fuir un modèle sociétal qui n'est pas adapté à mon autisme : une planque pour pouvoir y construire ma bulle, m'y réfugier et tenir le monde réel à distance, histoire de pouvoir écrire à côté (sauf qu'hélas, ça ne fonctionne pas comme je l'espérais). L’"ambition", la "richesse", la "réussite", autant de notions abstraites qui ne signifient rien, à mes yeux. Partant de là, même si j'ai (je pense) les capacités, je n'ai pas l'envie. Or comment tu veux "réussir", sans l'envie de te goberger aux ½ufs de poisson ?

Donc, qu’est-ce que tu proposes comme système ?

A quoi ça servirait que je développe ? Les élections sont passées et je n'ai même pas eu les 500 signatures pour lancer ma campagne "tous en short asymétrique" ("pour une France qui rit comme une conne"). Remarque, je ne crois pas que j'aurais été élu, de toute façon. Juge par toi-même : dans mon système à moi, on plafonne les revenus et les profits, tous les dépassements sont réinvestis, chez nous ou dans les pays du tiers monde. Outre les bienfaits économiques que cela prodiguerait, cela permettrait de mieux répartir les richesses, de faire cesser la course aux bénéfices et de casser les dynamiques de concurrences sauvages. On arrêterait de nous vendre de la merde à moindre coût en hypothéquant sans vergogne sur notre santé, on pourrait engager davantage de personnel, et donc réduire le chômage d'autant. Tu me diras : "oui mais avec un tel système, tous les friqués foutront le camp" et j'en suis bien conscient. Au risque de me re-répéter, c'est d'autant plus dramatique que dans un monde où les ressources sont limitées, et le nombre de postes également, avec une natalité en constante expansion, c'est la seule solution qui pourrait nous sortir de l'impasse. On pourrait croire qu'après plusieurs milliards d'années passées sur terre, l'humanité aurait mûri, qu'elle ne verrait plus l'intérêt de payer des sacs à main trois mille balles alors qu'à cent kilomètres de là, avec cet argent, une famille pourrait vivre pendant dix ans. Mais non, tu penses. On est resté des sales mômes, ceux qui tirent des couettes et qui jouent avec le caca. Stephen Hawking ne nous donne plus que cent ans maximum, et je suis assez d'accord avec son estimation. Sauf que tout le monde s'en fout, vu qu'"après chacun, le déluge". Tant pis pour nos enfants, ou les enfants de nos enfants. Eux risquent de salement faire la gueule mais qu'importe, du moment que Jean-Guy il peut collectionner les Porsches. 

Tu prends plus de plaisir à jouer à :

A/ jouer à un jeu

B/ casser un jeu

C/ casser le milieu (presse, éditeur, forumeur)

D/ souffler les réponses à ta marionnette : l'intrépide Blacklaboule et donc éviter de revêtir le costume de criminel

Sans hésiter, la réponse A. Casser pour casser, ça ne m'intéresse pas. J'ai déjà du mal à trouver le temps de jouer, alors... Bon, s'il y a matière à déconner, je ne suis pas le dernier, c'est sûr, mais c'est toujours avec beaucoup de tendresse et de bienveillance. Il faut vraiment que l’½uvre soit une insulte à la vie elle-même ™ pour que je me fâche pour de vrai sur la toile et que je lui taille un vrai short asymétrique. Quant à Blacklaboule, hélas, je n'ai pas dû l'utiliser plus de deux ou trois fois, faute de temps, donc il n'aura pas rempli sa fonction d'homme de paille... ça m'aurait bien servi, pourtant, parfois. :D  Le Comte Zaroff s'est montré plus diligent, en la matière, même s'il s'est fait à peine moins rare. J'ai eu l'opportunité de le sortir de son carton pour les besoins du dossier Final Fantasy XV et je l'ai retrouvé avec plaisir. Je ne suis pas sûr que ça ait été réciproque, par contre. Cet homme est un croisement entre Grumpy Cat et les raptors du premier Jurassic Park.

Le compte Zaroff ? Connais pas. Tu m’expliques ?

C'est un de mes alter-ego, encore, sur une idée de mon poto Snake. Un salaud de première, tout droit sorti d'un vieux film en noir et blanc dans lequel il est question de chasse à l'homme. Spécialisé dans les billets polémiques, il a notamment coécrit la partie sur le sexisme de mon dossier Final Fantasy XV (sans surprise, celle qui a eu le plus de vues - naïvement, j'espère que ce n'est pas que pour le trash-talking, mais j'en doute malgré tout).

T'as pécho dernièrement ?

A fond ! Des brochets, des mérous, et même le seigneur du lac Vesp... ha mince, tu parlais de pécho, pas de pêcher... comprends-moi, je suis encore à fond dans Final Fantasy XV (ça commence à se voir, le placement de produit, ou pas du tout).

Bon et puis si tu peux lire ma réponse, c'est que j'ai pu la taper, et donc que PYT ne m'a pas pété les phalanges, et donc que la réponse est non. CQFD.

Même par l’intermédiaire d’un avatar, t’as pas le droit de pécho ?

Tu veux dire, envoyer Aang demander le numéro de la nana à ma place ? Nope, je peux pas. Sinon PYT risque de demander à Aang son numéro, et je ne saurais pas rivaliser (à part sur le plan capillaire).

Avez-vous les mêmes goûts vidéoludiques PYT et toi ? 
A-t-elle du goût déjà ?

Déjà, il faut savoir que PYT ne joue pas aux jeux vidéo. PYT joue à Zelda. Zelda. Zelda. Zelda. Uniquement Zelda. Bon, et Hyrule Warriors aussi, mais c'est parce qu'il y a

Hou vache, il y a donc une limite de caractères dans les mp, et je viens de la faire péter ! Un bien bel exploit digne de moi !

On l’a refait. Avez-vous les mêmes goûts vidéoludiques PYT et toi ? 
A-t-elle du goût déjà ?

Déjà, il faut savoir que PYT ne joue pas aux jeux vidéo. PYT joue à Zelda. Zelda. Zelda. Zelda. Uniquement Zelda. Bon, et Hyrule Warriors aussi, mais c'est parce qu'il y a Zelda dedans. Elle les tourne, les retourne, les reretourne, cherche tous les quart de c½ur, tue tous les poulets pour les vendre à KFC, boucle toutes les quêtes optionnelles. Elle fait de la course en wagonnets. Elle sert d'entremetteuse entre deux Yétis chauds-bouillants. Et aux dernières nouvelles, elle passait pas mal de temps dans les temples de l'eau.

Bon, et puis elle avait beaucoup accroché à Professeur Layton, aussi.

Et elle aime bien prendre Green Arrow à Injustice, ou Saki à Tatsunoko versus Capcom, pour se mettre dans un coin et canarder l’adversaire de tirs à distance (pour le plus grand plaisir de l'adversaire en question).

Du coup, on peut dire que nos goûts se recoupent parfois, mais qu'elle est loin d'apprécier tout ce qui me fait tripper. Dès que ça a l'air un peu prétentieux, un peu pompeux, un peu philosophique, elle me tire la langue et elle repart chasser le rubis sauvage. Elle a également horreur des survival éponymes (parce que ça fait peur), et méprise cordialement les Final Fantasy (même si j'ai presque réussi à lui faire finir le IV sur DS), parce que c'est au tour par tour.

Quant à répondre à la question "a-t-elle du goût ?", dans la mesure où elle est en couple avec moi, la réponse ne peut être que "non". Catégoriquement "non". Je ne sais même pas comment tu as pu en douter ! ^^

PS : j'ai l'impression que c'est plus long à relancer qu'à répondre. C'est moi où ?

M'en parle pas, j'ai l'impression d'être dans un épisode d'Ulysse 31 ! ;) Avec cette musique en fond sonore : https://www.youtube....h?v=WQaknWwIunc

(T'as vu comme je m'applique à donner une dimension multimédia à cette interview, un peu ? On sent le professionnel...)

Bon, et si tu ne connais pas Ulysse 31, considère que cette interview s'achève ici ! :lol: (je suis dur en affaire, je sais). ;)

On va enfin pouvoir passer à la seconde partie de l’interview ou t’as décidé de monopoliser le temps de parole ?

Gasp.

La.

Seconde.

Partie.

De.

L'interview.

O____________O

Hashtag part-en-courant. ^^

Je croyais qu'on était déjà arrivé aux parties 6 ou 7, moi. re- ^^

Tu veux parler de quoi désormais ?

Reste-t-il des sujets que nous n'ayons pas abordés, seulement ? ! ^^

Le hic, c'est que cette interview s'est tellement étalée dans le temps (mea culpa) que je ne sais plus du tout ce que je t'ai déjà répondu ou pas. A ce compte, on risque de sacrément tourner en rond.  Par contre, si tu veux, tu peux faire de l'album pour monsieur mon frangin, parce qu'il est excellent. Encore faut-il ne pas avoir des goûts trop conventionnels en matière d'anticonformisme, évidemment.

https://cyclopeespio...y-night-epitaph

Ca se sent que je suis en chien pour continuer l’itw ? On va ptet s’arrêter là tout compte fait XD

Les yeux de Fache s'illuminent tout à coup.

Son pouls s'accélère.

Dans ses prunelles, on lit comme un mélange d'espoir, de crainte et de gratitude anticipée.

Non mais je crois qu'on a quand même bien fait le tour, non ? 

PS : je vais finir par commencer la publication de l’interview avant qu’elle ne soit finie, ça sera plus simple.

Je ne sais pas si le mot "simple" peut vraiment être associé à cette interview, d'une manière ou d'une autre. ^^ En une seule session, tu sais combien de pages Word ? 14 ! Et on en est à combien ? 4 ? 5 ? On va bientôt pouvoir sortir le bouquin chez Pix'n Love ! :D

Toujours plus loin, toujours plus vite, jusqu'au bout de l'extrême limite (air connu) (des vieux). ;)

(Je relance l'interview)

Tu es un grand malade mais dans ce contexte, sans doute que c'est un compliment.

(je pensais en avoir fini avec toi mais heureusement, ça n'était qu'un léger passage à vide)

Tu as trouvé la réserve de "vitamines" de Suda51 ?

Les vitamines toutes blanches à inhaler...

(voici donc mes 15 dernières questions)

Comme le chantait si bien Mylène Farmer : "paroles, paroles, paroooooles !" (ce qui, du reste, était un bon moyen mnémotechnique pour ne pas les oublier, les paroles. GG).

Pourquoi Snake ne poste plus ?

A cause de l'augmentation du prix des frais de port. Il ne s'y retrouvait plus, financièrement parlant. Maintenant, il envoie des pigeons, c'est plus économique. Hé ouais, les gens ! Leçon de vie, les gens !

Plus sérieusement, ça me gêne de répondre à sa place (ne l'as-tu donc point interviouvé ?), on pourrait se rendre compte que c'est un de mes nombreux multi et je préférerai éviter. Aussi vais-je faire au plus synthétique (insérer ici des rires préenregistré) : des idées et des envies d'écriture, il en a encore (plein !), on échange pas mal là-dessus, mais quand il voit ce qu'est devenue la communauté, c'est plus fort que lui, la démotivation prend le dessus façon Soulcalibur (façon Vithia à Soulcalibur, en l'occurrence) (et là, tu vas me demander, qui est Vithia et je te réponds donc par anticipation : la version masculine cis-genre carniste de Kayane). Démotivation que je peux comprendre, d'ailleurs. J'essaie de le pousser égoïstement à passer outre, juste pour le plaisir d'avoir un nouvel article de lui à me mettre sous la dent (après, si vous pouvez en bénéficier, tant mieux), mais même quand je lui fais mes yeux de chat potté, rien n'y fait : au lieu d'accéder à ma requête, il me poursuit avec du répulsif félin pour me botter les fesses (oui, il n'aime pas les chats).  Quand on s'investit autant dans la rédaction d'un post, qu'il soit sérieux ou humoristique, on aime bénéficier d'un retour sur investissement - si symbolique soit-il - ou entraîner quelques interactions.

Quelle est la nature de la relation particulière que tu entretiens avec lui ?

Je pourrais te répondre, bien sûr, mais le CSA serait obligé d'intervenir et ton article finirait en crypté, comme sur Canal + les premier lundi du mois (ça se fait encore, ça ?).

Même si je traîne encore un peu mes guêtres par-là, ma période Gameblog est derrière moi. J'en garde d'excellents souvenirs, c'est certain, et même un début de notoriété avortée (c'est une expérience) - un peu de rancune également, mais sur une si longue période de fréquentation, c'était inévitable -, mais au-delà, surtout, je ressors de cette web-expérience avec une poignée d'amis "vrais" (comprendre : dépassant le seul cadre du vidéoludique), qu'on essaie de réunir régulièrement en dépit de l'éloignement : Chocolat, Karas, Locutus, Snake, Vithia, qui sont vraiment devenus des "bros" en puissance. Ce qui implique qu'ils arrivent à me supporter H24 plusieurs jours d'affilée (l’équivalent IRL d'une partie d'Horreur à Arkham). D'ailleurs puisqu'on en parle (subtile transition), note que lorsqu'on se retrouve tous ensemble, il est rare qu'on lance des jeux vidéo, ou même qu'on en parle, c'est le paradoxe du gamer qui fait déjà ça le reste du temps : on randonne, on joue aux jeux de société, on mate des films et on refait le monde.

Bon, à cette liste d'happy few s'ajoutent tous ceux avec qui je n'ai pas pu nouer des liens aussi étroits, mais que je considère comme des potes authentiques : tous ceux que je ne vois pas assez à mon goût, tous ceux que je n'ai vu qu'une fois et que j'aimerais revoir, tous ceux que j'aimerais rencontrer et qui peuplent mon Facebook, tout ceux qui ont "disparu" de la circulation et qui me manquent comme des petites chagasses (excuse, je suis sur la saison 5 d'Hero Corp en ce moment)... les nommer tous serait courir le risque d'en oublier tant il y en a, mais j'ose espérer qu'ils sauront tous identifier à quelle catégorie ils appartiennent et l'importance qu'ils ont pour moi. Il paraît qu'on peut mesurer la valeur d'un homme à l'aune de celle de ses amis. Si c'est vrai, je peux affronter Freezer en dernière transformation avec les deux bras dans le dos.

Quelle circonscription as-tu choisi pour les législatives sous la bannière du parti présidentiel ?

Tu rigoles mais quand j'ai appris que c'était ouvert à tout le monde, j'ai voulu postuler. Je ne crois pas en la politique, qui est pour moi une religion à part entière (je l'ai déjà écrit, ça, non ?) : oyez oyez, biduletruc va descendre du ciel des sondages et régler tous vos problèmes d'un coup de décret magique ! Accueillez-le dans votre c½ur !

Alors certes, je n'ai pas cette foi, mais j'ai des convictions (pesantes). Je me suis donc connecté sur le site dédié et là, paf, d'emblée, on m'a dit qu'il fallait préalablement que je prenne ma carte au parti. Du coup, j'ai renoncé. Déjà que quand il faut donner mon adresse mail pour m'inscrire à un tirage au sort histoire de gagner un Occulus Rift, j'éteins l'écran direct, je n'allais pas brader mes fesses dans l'espoir de pouvoir faire le pantin dans un amphithéâtre (j'ai suffisamment donné pendant mes études)...

Dommage. La France devra se passer de moi. J'aurais pu la sauver, et terminer Kingdom Hearts III dans la foulée, pour une sortie cette année. A quoi ça tient, quand même...

Alors comme ça on connaît Moundir ? Ta culture ne connaît aucune frontière, raconte-nous !

Évidemment, que je le connais. Je ne peux pas aimer Fabrice Luchini d'un côté, et ignorer l'existence de Moundir de l'autre. Moundir, c'est un peu le Fabrice Luchini de l'analphabétisme, non ? Le Jean Claude Van Damme du Paléolithique. Un subtil croisement entre Frank Ribéry et Colargol...

Certaines de mes sources les plus fiables me confirment qu'elles t'ont aperçu à la Rotonde le soir de ta célébration de la fin de FFXV, tu confirmes ?

Absolument. Côté cuisine, c'était succulent, même si ça ne valait pas un bon Whooper. Par contre, côté ambiance, c'était la louze totale : y'avait un excité, là, une sorte de Cefka croisé avec Rufus Shinra (sans le charisme), qui n'arrêtait pas de gueuler à sa table à chaque fois qu'un plat lui était servi, c'était insupportable. « PARCE QU'EST C'EST NOTRE ESCALOPE !!! » « PARCE QUE C'EST NOTRE RAB' DE FRITES !!! » « PARCE QUE C'EST NOTRE CARAFE D'EAU PLATE !!!! ». Grand moment de gêne quand il a pris les autres clients à partie en ces termes : « ce que je veux, c'est que vous, partout, vous alliez payer ma note ». Le monde est fou, moi je te le dis.

Pourquoi personne n'a fait le test du test de Final Fantasy XV ?

Parce que les tests des tests, c'est copyright Snake_in_a_Box, qu'il les réussit comme personne et que Snake n'écrit plus. Du coup personne ne les réussit comme lui non plus. Il a été tenté, bien sûr, sur le moment, mais l'impulsion n'a pas abouti. Et je ne suis pas assez stylistiquement discipliné pour prendre la relève. Mon humour à moi n'est pas assez fin. Au bout de quatre lignes, je basculerais déjà dans la grosse gaudriole qui tâche et j'assassinerais Nomura dès mon deuxième paragraphe...

Terrorisme, à qui le tour ? (en fait, si j'avais des talents sur Paint, j'en aurais donc fait un post de blog tendance humour noir charbon)

Tu essaies de me pousser à la faute, vil gredin, je le sais bien ! Je vois la carotte au bout de la ficelle !

Belle tentative, mais vaine, hélas !

La prochaine fois, accroche plutôt un ourson guimauve...

Au risque d'anéantir ton univers mental, comme tout le monde, j'ai mes limites, y compris en matière d'humour. Des limites choisies plutôt que subies, d'ailleurs, mais que je m'efforce de ne pas franchir. L'humour noir en fait partie. Peut-être qu'on peut rire de tout, en établissant une distinction entre l'humour et la réalité à laquelle il renvoie, mais c'est une distinction que je me refuse à faire quand la réalité est aussi dramatique. Là encore, question de principe. D'ailleurs, ce sont souvent ceux qui se permettent les montages les plus trashs qui chialent le plus fort quand il leur arrive une bricole ou quand quelque chose « les offense sur le net » - les mêmes qui lancent des pétitions débiles pour faire annuler les résultats de telle épreuve de leur BAC « parce que c'était trop dur ».

Comme tu l'as compris, je suis quelqu'un que l'humanité désespère, et dont le désespoir, en mûrissant, tourne à la colère. Plutôt que de vivre cette colère pleinement, snob et élitiste comme je suis, je préfère l'intellectualiser et la transformer en « humour », autant que faire se peut. Mais en réalité, je n'ai pas envie de rire, loin s'en faut. Quand j'écris un brûlot sur le sexisme dans Final Fantasy XV (par exemple), je ne m'amuse pas, je n'y prends pas de plaisir. Quand on me prend à parti parce que j'ai osé me moquer d'un personnage imaginaire, j'ai envie de chialer. Ce que je suis forcé d'écrire me navre au plus haut point, et ainsi en va-t-il de même quand je clashe sur un forum. C'est ma façon à moi de me contenir pour ne pas écrire un légitime « allez tous vous faire mettre » et ne pas claquer la porte sur les doigts de pied de l'interlocuteur. La « politesse du désespoir », comme on dit.

Par conséquent, quand les sujets sont trop graves, je n'arrive plus à trouver la force d'en rire, la colère prend le dessus. C'est le cas ici, même si je comprends ton ressenti (la lassitude, le désespoir, encore...) et ta manière de l'exprimer. Je partage le premier, je pense, mais je n'ai assez de force morale pour pouvoir te suivre dans ce registre-là.

J'ai découvert récemment que PYT était aussi l’acronyme d'une chanson de Jackson, c'est pour ça que ... ?

Qu'on donne à cet homme un morceau d'Ukraine !

Félicitations, tu es l'un des rares internautes à avoir élucidé seul le mystère de son pseudonyme.

La plupart des internautes pensent encore que c'est une référence dyslexique à Kid Icarus. Moi y compris.

D'ailleurs on devrait prononcer Piwailleti. Paie ton pseudo en mousse !

(ha ha ha ha haaaaaïïïïïeuuuuuh!).

Nan mais tu fais vraiment relire chaque question/réponse de l'interview à PYT !!?? Du coup, elle bosse pour l'Inquisition ou la Stasi ?

Tu rigoles (bis, bis repetita) ? Si elle lit l'interview jusqu'au bout, déjà (ou plutôt : si elle lit ma première réponse jusqu'au bout, déjà...), ça tiendra du miracle avec vue sur la mer. Elle m'a déjà "en live" sur le paletot, c'est pas pour me supporter en plus à l'écrit. La plupart de mes posts, elle les a liké « par principe », mais elle ne les a pas lus ! ^^

Une chance pour moi, d'ailleurs, vu le contenu de mes réponses ici. En aurait-elle eu connaissance qu'elle se serait facepalmée tant et plus. Enfin, quand j'écris "se serait facepalmée"... c'est une façon de parler. Ses facepalms, elle me les mets directement dans la tronche, elle dit que ce n'est que justice et que je suis plus mignon quand j'ai les joues qui saignent.

(promis, après, j'ai plus de question)

Appelle les secours, alors. Il faut que quelqu'un aille réhydrater ce pauvre Fachewachewa !

Je re-roll une dernière fois (sinon, ce serait pas marrant - et puis les promesses n'engagent que ...).

Parce queeee c'est toooon projeeeeet !

(Pardon, je ne m'en lasse pas).

J'aimerais savoir ce que le Compte Zaroff a à dire de cette interview. J'aimerais aussi avoir en vrac le sentiment de Luchini, de Tidus et pourquoi pas de Blacklaboule (s'ils sont disponibles).

Si possible, bien entendu :D

Bon, t'as de la chance, j'ai passé deux ou trois coups de fil, explosé mon forfait, contracté dix ans de dettes chez mon opérateur, mais j'ai réussi à recueillir leurs impressions à chaud. Je te les retranscris telles quelles pour être sûr de ne pas dénaturer leurs propos.

"T'as pas peur que ce soit un peu trop long sur un site entièrement peuplé d'analphabètes et de crétins congénitaux ? Va falloir charger à mort sur les photos de boobies si tu veux avoir une chance que les mecs scrollent jusqu'au bout. Pas sûr que ça les intéresse vraiment de vous regarder vous astiquer le manche sur quarante pages".

(Comte Zaroff).

"Ce qu'il y a, et c'est très important, note que c'est toujours très important quand on commence par "ce qu'il y a", sans quoi on pourrait s'épargner la redondance, c'est qu'à trop s'étaler, c'est un peu comme la tapenade sur une tartine, tu vois : tu peux en coller des deux côtés comme ça, si elle tombe, ce sera sur la tranche, mais après, quand tu veux croquer dedans, tu t'en mets plein les doigts surtout que la tapenade, bon, là, on est entre nous et je ne veux fâcher personne mais est-ce qu'il y a vraiment des gens qui aiment ça, en vrai ? Et là, le parallèle avec Huysmans s'impose : "la vie est une tartine de merde dont on croque un bout tous les jours". Alors tu vas me dire, "c'est un peu caricatural", un peu trop Nietzchéen (en caricaturant bien sûr mais qui sommes-nous, si ce n'est des caricatures de nous-mêmes ?), on pourrait ergoter longtemps mais tout est dit, et bien dit. Tartine de merde. C'est joli, c'est chantant. Pas très appétissant, d'accord, mais par chance, "il est de ces nourritures célestes qui ne se consomment qu'avec l'esprit", pour citer... ha, c'était qui, déjà ? Mais aidez-moi, bon sang ! Bon. Et sinon, c'était quoi, la question, déjà ?"

(Luchini)

"HAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA

(je coupe un peu, il y en a 10 heures).

(Tidus - mais était-il nécessaire de le préciser, seulement ?)

"Les mécaniques de cette interview sont complètement à côté de la plaque. On voudrait nous faire croire que les deux intervenants sont restés enfermés ensemble dans une même pièce pendant un an et demi, sans manger ni boire ni avoir envie de s'étrangler ? Mais de qui se moque-t-on ?".

(Blacklaboule, d'humeur plutôt conciliante).

Enfin et parce que je finis toujours par ces questions-là :

Y a t'il une question que je ne t'ai pas posée et à laquelle tu brûles de répondre ?

Avoue que tu serais déçu si j'arrivais à respecter le cadre et si je m'en tenais à une seule, pas vrai ?

Bon, ça en fait déjà une, à laquelle j'ajouterai deux autres - beaucoup moins existentielles, par chance :

- Quel est le jeu que tu attends le plus, moi-même ?

Sans hésiter,  The Lost Child, le J-RPG de Takeyasu Sawaki, qui se déroulera dans l'univers d'El Shaddai (un de mes trois grands regrets de gamer, avec Silent Hill Downpour et Persona Battle Arena - n'ayant, pour rappel, jamais eu le matos pour m'y frotter).

Bon, et puis Aegis Rim, aussi, parce tu serais déçu si j'étais arrivé à respecter le cadre et à n'en citer qu'un (tu connais la chanson). Mais comme on n'a pas eu d'infos à son sujet depuis un bail, je ne pars pas optimiste...

Ha et puis le prochain Guilty Gear, aussi, parce que j'ai hâte de connaître la suite de l'intrigue.

Et puis le Ys qui va sortir incessamment sous peu sur PS4...

Bon et puis à compter d'aujourd'hui, le nouveau Dissidia. Obligé. Marre de devoir me contenter de Kingdom Hearts pour pouvoir botter le cul de l'autre surfeur peroxydé.

- Est-ce que tu aimes les films avec des gladiateurs ?

Eh bien curieusement, non. Ça manque de vaisseaux spatiaux et/ou de Balrog. Et ça, à mes yeux, c'est rédhibitoire. J'aime pas les drames sociaux, même s'ils se déroulent torse-poil.

Mais tout compte fait, qui es-tu vraiment LeGamerAuxMainsD'Argent ?

Comme chacun d'entre nous ici (mais pas que...), je pense : un personnage de fiction qui tente de se persuader qu'il est réel, en persuadant les autres de son existence. La routine sur le net, en somme. Mais en infiniment plus charismatique, ça va de soi (insérer ici un gif d'Horatio Kane).

Mais en effet, je tiens beaucoup d'Edward, c'est bien vu de ta part. Un de mes films préférés, au passage.

fin de la dernière sous-partie de la première partie.

(à la semaine prochaine)

2014-2017 Time Neves, c'est dans la boite Réservé.

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Neves Reporter (Jeu vidéo)

Nous y voilà.

J'avais initialement prévu de t'étaler la publication de l'interview de ce patient (dis comme ça, on se croirait à l'Asile d'Arkham - et ce n'est que partiellement faux) sur toute l'année 2018 avant de me raviser. Le patient s'inquiétant manifestement sérieusement pour la santé mentale de Fache, je décida (ou plutôt nous décidames) de réduire le nombre d'articles afin de condenser l'interview sur le mois de fête qu'il doit être : Décembre. Comment finir l'année autrement que par un feu d'artifice, une coupe de champagne et un bon rail de coke ? Vous l'avez compris, impossible. Trois ans donc après la première partie de son spectable avec feu Gandalfleblanc, l'homme-mystère revient pour nous accorder sa dernière grande fantaisie avant de raccrocher la manette. L'occasion de revenir sur son parcours, ses financements politiques occultes ainsi que sa propension à la digression. J'ai pris la liberté de laisser les pavés tels quels car je ne saurais avoir l'outrecuidance de dénaturer la vision primaire de l'auteur. Notez que le sieur nous a fait grâce de l'écriture inclusive. On a échappé au pire murmure Fache au loin. Vous imaginez un tel lyrisme accouplé à la dernière tendance dans les milieux mondains ? Personne n'en serait ressorti vivant. Moi, y compris.

 

 

 TRAME

 

 I                           Cloud                           6/12

 

II                         Squall                        13/12

 

III                        Djidane                     20/12

 

IV                      Tidus                          25/12

  

V                        Vaan                           27/12

 

VI                       Noctis                       31/12

  

 

 

Copyright Zigendfunk & L.G.A.M.C.

 

 

 V      S

 

Pour rebondir sur ta critique de ceux qui ne font « que » donner leur avis dans les forums, j'ajouterais que la notion de "pourquoi" voire de "comment" est essentielle au partage d'un sentiment sur une actualité/un jeu, etc à mon sens. Je veux dire, ça ne m'apporte rien mais j'aime bien savoir à quoi a joué la communauté Gameblog chaque semaine. Maintenant, c'est certain que se contenter de signifier qu'on a joué à une liste de titres sans expliquer son sentiment, c'est effectivement pour le coup sans grand intérêt. Il y a un manque certain.

A chacun sa sensibilité, ses attendus. Il n'y a pas une bonne façon de faire (la nôtre), et des milliers de mauvaises (celles des autres). Raison pour laquelle il faudrait que les internautes comprennent (et acceptent) que ce qui ne les intéresse pas peut intéresser quelqu'un d'autre - et réciproquement. Ce serait un premier pas vers un peu plus de maturité sur le web, et ce ne serait pas du luxe.

"En accédant à la conscience, l'être humain est devenu un "monde ouvert", qu'on peut explorer à l'envi. Là où la plupart des gens se contentent d'y jouer façon Beat'them All." => Je réfute mes propos précédents. Cette phrase justifie l'interview. (je vais finir par ouvrir un recueil :D)

Profite, profite, je suis encore libre de droit et quand il s'agit d'écrire des âneries un peu "formulatiques" (pour citer mon mentor le Sphinx), je ne suis pas le dernier.

Le Sphinx !? Il sort d’où lui ? Astérix&Obelix ou Batman ?

Un peu des deux, en fait, puisqu'il occupe une place centrale dans le cultissime "Mystery Men", parodie de films de super-héros complètement barrée, foutraque, avec un casting de folie furieuse et une version française aux petits oignons. Il y joue le rôle du mentor mystérieux plein de sagesse, à grand renfort d'aphorismes délicieusement absurdes - du genre "si tu doutes de tes pouvoirs, tu donnes du pouvoir à tes doutes" (le Liehd, qu'on aurait dû l'appeler, t'as vu ?).

Bon, par contre, le film est "spécial", hein, ça ne plaira pas à tout le monde (le script perd même un personnage en route tellement c'est le boxon). J'ai lu des jeunes sur Sens Critique qui se demandaient "ce qu'on pouvait trouver de drôle dans le premier Ghostbusters", alors je préfère préciser. Si ça peut m'éviter un procès ou une pétition Avaaz pour "temps perdu avec circonstances aggravées", j'aimerais autant. J'en profite pour remercier au passage les American Pie et les Scary Movie d'avoir nivelé l'humour par le bas en le réduisant à l'explicite, le visuel, le caca-prout. On vous doit tout en général, et Kev Adams en particulier.

Bon du coup, les SWJ sont des élitistes ou bien ? Ca fait de toi un certain sous-genre du SJW ?

Et est-ce que si je te tue, là, maintenant, ça fait de moi un certain sous-genre de meurtrier ?

Ça va pas, de poser des questions pareilles, franchement ?

Bon, t'as fait rire PYT (qui répond "oui, absolument !" à ma place, la vilaine), alors je t'épargne pour cette fois, mais gare à tes miches, manant !

Les SJW se veulent élitistes, c'est certain, puisqu'ils se considèrent comme une élite (ce, qu'ils le reconnaissent ou non). Bien sûr, dans les faits, c'est tout le contraire (il ne suffit pas de croire très fort en quelque chose pour faire de ce quelque chose une réalité, sinon je serais Cloud Strife). Il n'en demeure pas moins que cette notion de "supériorité" est la base-même de leur prise de parole.

Tu me diras que c'est pareil pour moi, sauf que pas du tout, en fait (ha, PYT vient à nouveau d'éclater de rire). Ça, c'est la façon dont certains perçoivent mes propos.  En ce qui me concerne, je ne me considère pas comme une élite, ce n'est pas faute de le répéter (tu y tiens, ventrebleu ! ^^¨), je ne me pense pas plus intelligent que la moyenne, même si je sais que j'ai des facilités dans certains domaines (et des difficultés dans d'autres, comme tout le monde)... pas parce que je suis quelqu'un de bien ou une personne humble, n'allons pas jusque-là sinon PYT risque de prendre un point de côté, mais parce que je suis trop orgueilleux pour me complaire dans le "paraître" que tu évoquais tantôt. A mes yeux, il y a ce qui "est" et "ce qui n'est pas". "Ce qui a l'air d'être" ne m'intéresse pas. Si ce que je suis ne me convient pas, je m'emploie à le devenir, pas à le paraître. Quitte à faire des efforts, autant ne pas les faire pour du vent.

Par contre, j'ai des positions idéologiques tranchées et il peut m'arriver de les exprimer de manière pédante, j'en suis conscient. Sur ces plans-là, effectivement, on peut dire que je tiens du SJW. Puis partir en courant pendant que je compte jusqu'à dix.

Maintenant, ce n'est pas parce je considère mon interlocuteur comme mon égal que je considère ses arguments comme l'égal des miens. La valeur d'un individu, c'est une chose, la rigueur et la pertinence de ses argumentations, c'en est une autre. Raison pour laquelle je contre-argumente chaque fois que je peux contre-argumenter : pas parce que je n'accepte pas l'idée d'avoir tort, mais parce que j'attends qu'on me le démontre autrement qu'avec des affirmations péremptoires et des jugements à l'emporte-pièce. Si je peux contre-argumenter, c'est que le raisonnement n'a pas été suffisamment affiné en amont. Ce n'est pas de ma responsabilité, mais de celui ou celle qui l'exprime. Rien n'empêche ce dernier de contre-contre-argumenter. Et non, je t'arrête tout de suite, ce n'est pas "sans fin". Vient forcément un moment où l'un des deux partis se retrouve dans l'impasse et doit déclarer forfait - et c'est pour cette raison qu'il est indispensable d'anticiper les objections au maximum avant de se lancer.

Conçois-tu l’élite comme une approche absolue ou relative ? Être l’élite pour quelqu’un, avoir soi-même sa propre élite ?

Je ne suis pas certain de bien comprendre la question, déjà, ce qui prouve bien que je n'ai rien d'une élite. ^^

Quoi qu'il en soit, le concept "d'élite" implique une comparaison. On ne peut pas être une élite dans l'absolu, ça n'aurait aucun sens. Une élite n'est "élite" que parce qu'il existe une majorité de gens qui, soi-disant, n'y appartiennent pas (comprendre : qui lui sont inférieurs). Partant de ce principe, on pourrait traduire le terme "élite" par "qui est supérieur à la norme". Or à mon sens, et c'est là que l'orgueil entre en jeu, se valoriser soi en se comparant à ce qu'on considère comme "petit", je trouve ça dévalorisant, au contraire, et terriblement humiliant pour qui s'en satisfait. Parce que si l'on n'a que ce moyen de se grandir, c'est qu'on n'est pas bien grand soi-même - sans compter qu'il faut vraiment être puéril (au sens fort du terme) pour retirer de la satisfaction d'un quelconque sentiment de supériorité.  Fort de ces considérations, on peut conclure qu'il n'y a rien de moins élitiste qu'un individu revendiquant son statut d'élite. Il pourra toujours chausser un monocle et un haut de forme, étaler sa culture, raffiner ses coutumes, il ne vaudra pas mieux qu'un élève de 6ème aux résultats moyens, qui comparerait ses notes à celles du cancre de la classe pour gratter un peu d'affection à Madame et Monsieur ses parents. Il est si facile, si pathétique de se considérer comme "grand", quand on se compare volontairement à un "petit". Etre "grand" en se comparant aux plus grands, c'est une autre paire de manche, et ne parlons même pas d'être "grand" sans se comparer à qui que ce soit.

De mon point de vue, le seul point de comparaison qui vaille, c'est soi-même : ne chercher qu'à être meilleur demain qu'on ne l'était aujourd'hui. Le reste, c'est bon pour les kékés.

Pour ma part, j'ai longtemps refusé d'utiliser internet. Je crois que j'ai commencé à m'y mettre, je devais avoir la trentaine, ou pas loin, et c'était pour « me tester », avant tout. Crois-tu que pour ça, je suis allé m'inscrire sur le 15-18 de JV.com ou sur les forums Skyrock ? Non. J'ai ciblé des forums philo bondés de profs, et des forums de surdoués bondés de grosses légumes. Et tant pis si je me faisais ramasser. Ça aurait été trop facile, sans ça. J'ai joué cette partition pendant quatre-cinq ans, et puis j'en ai eu assez, j'ai eu besoin de récréation, j'ai débarqué sur Gameblog, sans toujours trop connaître grand-chose au web, comme un gros noob. Du coup, j'y ai beaucoup appris, en bien comme en mal, mais c'est un autre débat.

C'est quoi cette bannière ?

Ha ben voilà, qu'est-ce que je disais ? ! A force de perdre des points de références, vous autres, les jeunes, vous en oubliez les classiques (rires). Ici : Matrix 2, en l'occurrence. La mythique scène de l'architecte, qui est également la seule scène de la trilogie qui a trouvé grâce à mes yeux, pour son dialogue délicieusement surréaliste, à la fois outrancièrement alambiqué et d'une naïve limpidité. D'où l'ironie de cette bannière. Mes amis le savent : quand je suis fatigué de taper sur FFX, par défaut, je passe sur Matrix ou sur le Labyrinthe de Pan, à tour de rôle. Ce qui n'implique pas que je méprise ceux qui y trouvent leur compte (certains ont des amis noirs. Moi, j'ai des amis qui aiment Matrix. J'ai même une petite-amie-noire-qui-aime-Matrix, c'est dire), juste que je ne regarde pas ces ½uvres avec les mêmes yeux. Pour en revenir au blog, quand il a disparu, puis réapparu sous une autre forme, l'idée du bug dans la matrice s'est imposée d'elle-même. Pareil pour le titre : "l'émergence d'une anomalie systémique", ça claque plus qu'"Error 404 Blog Not Found". Quand on cherche un blog qui n'existe pas, et qu'on le trouve, c'est qu'il y a quelque chose de pourri au Royaume d'Internet. Cerise sur le gâteau, on peut y voir aussi un clin d'½il (involontaire, mais signifiant) à The Stanley Parable, un de mes meilleurs souvenirs en termes d'expérience vidéoludique.

The Stanley Parable ... Ah bon, pourtant "c'était mieux avant non ?" Or, c'est un jeu plutôt récent ...

Les gens qui disent que le jeu vidéo, c'était mieux avant, n'ont jamais joué aux Tortues Ninjas sur NES.

En ce qui me concerne, j'ai beaucoup aimé la période Megadrive/Super Nintendo, et c'est avec beaucoup de plaisir que je relance des parties de temps en temps, mais de là à prétendre que c'était mieux, il y a un pas que je ne me risquerai pas à franchir. C'était différent et ça avait un charme fou, c'est certain. Au niveau des mentalités, de part et d'autre (presse, joueurs, développeurs), il régnait une naïveté rafraîchissante et confortable, même du côté des éditeurs-poubelles qui cherchaient à exploiter les filons du moment pour pas un rond. Oui, sur ce plan-là, c'était franchement plus sympa que la grogne permanente de ces dernières années. On jouait, on ne se prenait pas la tête et c'était aussi bien comme ça.

Par contre, au niveau des jeux à proprement parler, le développement des nouvelles technologies a permis d'ouvrir de belles perspectives créatives et d'amener le média sur des terrains narratifs où on ne l'attendait pas forcément. Ceci, grâce aux indés, principalement, on ne va pas se mentir, mais quand bien même : l'émergence des petits studios de développement et la mise sur le marché de leurs productions reste un phénomène relativement récent, qui a fait un bien fou à ce moyen d'expression créatif.

Ca tâtonne et ça ronronne encore pas mal mais pour qui sait farfouiller, c'est aussi la promesse de bonnes surprises là où on ne les attendait pas.

Faut-il voir en "amis noirs" une référence à l'un de mes posts ou je suis définitivement le type le plus narcissique du monde ?

Si tu veux me voler le titre, il faudra m'affronter en duel à l'aube dans le champ derrière l'Eglise. Un petit Mario Kart en trois manches gagnantes, ça te va ?

Ok, va pour un Speed Freaks (Mario Kart ...)

Speed Freaks ? S'il te plaît, soyons sérieux deux secondes, je suis un joueur de standing.

Je te laisse le choix des armes : soit Crazy Frog Racing, soit Star Wars Bombad Racing (avec une très grosse préférence pour ce dernier).
Deux jeux géniaux que j'ai la chance de posséder dans ma très belle collection PS2, et qui font le bonheur de tous mes amis quand je les attache à une chaise et que je leur scotche les paupières.

Fou comme t'es, je suis sûr que tu les as en plus :D

Parce que tu as accédé à mon dossier psychiatrique, en plus ? Ha ben bravo ! C'est du joli ! Et le secret médical, bordel !

Bien sûr que je les ai. J'ai même les deux Crazy Frog Racing, offerts par Locutus, un ancien d'ici. Mais le Bombad Racing, je l'ai payé de ma poche avec mon argent. Et dans son genre, il reste inégalé ! Regarde-moi ça !

https://www.youtube....h?v=Uby5mVUiMcs

Pour de la NES, c'est quand même bien fichu. Dommage que ce soit de la PS2.

Je t'invite à être tout particulièrement attentif aux musiques et aux bruitages, qui rendent un bel hommage aux films de George Lucas.

Je rêve ou tu viens de troller Star Wars !?

J’espère que t’as accès aux notifs de PYT, il va y avoir de la savate à la maison ce soir :D

Il y a TOUJOURS de la savate à la maison le soir (en même temps, elle est en couple avec moi, peut-on vraiment lui en vouloir ?), donc ça ne changera pas grand-chose.

Et puis elle sait bien que je suis "trop snob" (ce sont ses mots) pour apprécier la saga à sa juste valeur. Elle te dirait sans doute en s'efforçant de m'imiter qu'"on ne s'y prend pas assez la tête, penses-tu, on s'y divertit, c'est sale, houuuu, lavez-moi les yeux à la javel". Ce qui est calomnieux. J'aime me divertir aussi. Devant les derniers épisodes d'Evangelion.

La vérité, c'est que j'ai toujours apprécié la saga Star Wars, mais que je ne l'ai jamais aimée d'amour. Je n'avais pas quinze ans que déjà, j'y voyais une transposition du Seigneur des Anneaux dans l'espace. Moins une ½uvre de SF qu'une ½uvre de Fantasy déguisée. Sans doute que j'ai vu 2001 trop tôt. ^^

« ma très belle collection PS2 » => Ta collection PS2 pèse lourd, donc ?

S'il n'y avait que la collection de jeux PS2... j'ai une tendance compulsive à amasser toutes les ½uvres qui m'attirent sans me demander si j'aurais le temps d'y jouer un jour ou non. Par conséquent, j'en ai beaucoup trop, toutes machines confondues (ce qui ne veut pas dire que j'ai toutes les machines non plus, entendons-nous bien - on va dire que j'en ai déjà trop). Pour te dire, j'ai la PS4 depuis quoi ? Six mois ? Eh ben j'ai déjà plus de jeux que des mecs qui l'ont depuis sa sortie, que ce soit en physique ou en démat'. Et ne parlons pas de Steam. C'est dramatique.

J'aimerais essayer de freiner un peu, mais avec la sortie de Nier, des remakes de Kingdom Hearts et de Final Fantasy XII, ça n'en prend pas le chemin. Je vais donc devoir faire l'impasse sur Persona 5, à regret. En même temps, je bosse dans un établissement scolaire, alors on comprendra que j'ai besoin de faire un break quand je rentre chez moi le soir.

T’es atteint du complexe d’Oesteam, toi aussi ?

Si ça a un rapport avec Steam, sans doute. Surtout pendant les soldes.

Peut-on à l'instar des chara designer de FFX t'accuser de manque d'originalité, de créativité, de propension à s'abandonner dans un facilitatisme irrévérencieux ou ce serait vraiment fort de café de proférer tel jugement (même sur internet) ?

Cet entretien est terminé. Adieu. Tu termineras cette interview avec mon avocat.

Blague à part, tu parles de mon blog, ou en général ?

Parce qu'en général, non, on ne peut pas, vu qu'on ne sait pas grand-chose de ce que je fais dans le secret de ma forteresse de solitude.

Sur mon blog, par contre, dans la mesure où j'aime les running gag qui courent looooongtemps, on a pu déplorer un certain systématisme trollesque qui en a laissé beaucoup. Je reconnais sans complexe savoir m'adonner au plaisir coupable de la facilité, si elle me fait marrer. Nulle part, je n'ai signé de contrat m'imposant d'être toujours original ou inspiré. Je me suis contenté de faire ce que j'avais envie quand j'en avais envie. Précisément parce que c'était MON blog et que par conséquent, j'y faisais ce que JE voulais. Je crois que ce qui a posé problème à certains, c'est qu'ils m'ont pris pour ce que je ne suis pas et ne voulais pas être. Un Youtubeur papier, moi aussi. Une figure populaire, dévouée à son public. Un leader d'opinion. Sauf que je ne postais pas du tout dans cette optique-là et je n'ai jamais vraiment pris conscience de l'ampleur (relative, mais réelle) de mon "succès". Je faisais ma petite tambouille dans mon coin, pour moi, mes potes, ceux que je faisais rigololer, et tant mieux si ça plaisait de façon plus générale. Mon premier fanzine, j'en avais vendu 150 exemplaires et j'avais trouvé ça énorme, sur le moment. Alors quand tu consultes tes stats et que tu constates que ton article a été consulté 8000 fois, qu'il a été retweeté ici ou là, ça devient complètement abstrait, tu n'imprimes pas. Tu es content, ça c'est sûr, comme quand tu choppes un Pokemon rare sur le périph', mais ça reste virtuel.

Quoi qu'il en soit, contrairement à ce que certains se sont imaginé, je n'ai jamais posté pour faire du clic facile et faire plaisir à mon cortège de haters de Square Enix. Square Enix, je lui ai laissé (et lui laisse encore) un paquet de pognon : c'est une entreprise dont les velléités commerçantes m'amusent, parce qu'elle en fait des tonnes et se paie ouvertement la tête du client. Mais ce n'est que cela, de ma part : de l'amusement. Pas de la haine. Ceci dit, là encore, pour qui s'arrête aux apparences et ne cherche pas à creuser, le verdict est vite rendu.

De la même façon, parmi les lecteurs qui m'ont reproché de "toujours faire la même chose", nombreux sont ceux qui ne venaient sur mon blog que lorsque je postais des âneries sur Final Fantasy. J'en postais beaucoup, c'est vrai, mais quand tu ne lis que ça et que tu snobes le reste, tu es seul responsable si ça finit par te gonfler. C'est un peu comme de décider de manger à la cantoche uniquement les jours où il y a des frites, et de reprocher au cuistot "de ne faire que des frites - et même que c'est pas très digeste". Il y a un moment où les gens devraient apprendre à se remettre en cause par eux-mêmes, au lieu d'aller au clash et de se poser en victime ensuite. Ne serait-ce que par amour-propre (on y revient !), déjà.

Oui, je parlais de taper sur plus petit que soi (FFX en l’occurrence) :D

Mais note que comme il est en plastique, ça ne lui fait pas mal, alors j'ai pas trop de scrupules.

T'es pas un Youtubeur papier mais j'en suis un !? Ça signifie quoi finalement ? Qu'on écrit pour un public plus que pour soi ?

Ça va dépendre des gens. Mais même quand on écrit pour soi, dès lors qu'on le diffuse - ne serait-ce qu'à titre confidentiel -, on espère que ce sera lu et qu'il y aura des retours, eût égard au travail que ça nous a demandé.

Mais il y a une différence entre les gens qui écrivent pour se faire plaisir, et ceux qui écrivent dans la perspective de glaner des "likes".

Ceci étant, je ne dis pas que tu es à ranger dans cette dernière catégorie.

Le côté "Youtubeur papier", il te vient avant tout du fait que tu alimentes un blog "à concept". Tu as tes rubriques, ta ligne éditoriale et tu t'y tiens. ça donne l'impression que tes posts s'inscrivent dans une logique de publication "froidement" rationnelle - alors que quand on te lit, on se rend compte que "pas du tout", lol (d'ailleurs s'il y a bien un individu pour lequel je n'utiliserai pas le terme "rationnel", c'est toi;) ).

J'ai envie de dire que si on écrit seulement pour se faire plaisir, on écrit un journal intime, non ? A partir du moment où souhaite partager ses pensées, c'est pour y glaner quelque chose, matériel ou non. Moi, par exemple, je ne m'en cache pas, j'écris pour les dollars, la coke et les p**... j'écris pour ma famille, mes proches, pour mon chat ... Pas toi ?

Pas vraiment. Ça te semblera peut-être un peu bizarre mais sur le moment, je n'écris pour personne, pas même pour moi. J'écris pour écrire parce que c'est comme ça et pas autrement. C'est une forme de respiration. Neutre, mais essentiel. De l'ordre du compulsif, peut-être. Ce n'est qu'après coup que j'y trouve un intérêt (ou pas !) ; et si ce que j'écris peut toucher des gens, tant mieux, je suis aux anges parce que cela entraîne une forme de communion symbolique qui relève du petit miracle. On ne se rend pas compte, quand on est penché sur sa feuille ou sur son clavier, de l'impact (positif ou négatif) que ce que nous écrivons peut avoir sur autrui. J'ai eu à plusieurs reprises l'occasion de le vérifier IRL, bien malgré moi, et c'est une expérience inoubliable, proche du mystique, qui touche et change profondément la façon dont on perçoit le monde. Après, comme chacun de nous, je pense, plus je m'investis, plus je fournis d'efforts, et plus j'espère que mon texte rencontrera son public. C'est humain. Pas pour de question de gloire ou de reconnaissance, mais juste pour qu'il puisse "vivre sa vie". Exister en tant que production écrite. Nourrir. Il y a ceux qui écrivent pour poser des cathédrales, d'autres qui se contentent de poser des pierres. Mais écrire pour ne rien poser du tout ? Quel intérêt ?

Mais question intéressante, faut voir les likes voire les vues comme une récompense incitant telles la remise d'une Groovitron après avoir battu un boss (excuse-moi d'être en plein Ratchet&Clank) à donner le meilleur de soi et continuer à s'améliorer (le skill sous ses différentes formes : malice, dextérité, réflexe, rigueur, tout ça) ou voir cela comme une fin en soi, genre si je peux exploiter un glitch pour exploser plus facilement ce boss je le fais. (un peu comme taper sur FFX, promis j'arrête de t'emmerder avec ça, mais après l’interview)

Le like comme fin en soi, je trouve ça triste à pleurer. Si un individu a besoin de likes pour se sentir exister ou pour avoir l'impression d'être quelqu'un, à mon avis, il faut qu'il arrête le net tout de suite et qu'il consulte un spécialiste parce qu'un jour ou l'autre, la dépression sonnera à sa porte et s'installera dans son living room sans même enlever ses santiags.

Si les likes sont aux blogs ce que les trophées sont au jeu (ou les conquêtes à la séduction), en fais-tu le même sermon ? D’ailleurs, je trouve ça vachement élitiste comme façon de penser !

A force, je ne sais plus très bien de quoi on parle mais je n'irais pas jusqu'à comparer "likes" et "trophées" sur tous les plans non plus. Un "like", c'est quand même quelqu'un qui prend le temps de te signaler qu'il t'a lu et qu'il a aimé ton travail. Alors qu'avec le jeu vidéo d'aujourd'hui, j'arrive à choper un trophée dès que mon personnage saute une branche d'arbre ou termine son tutoriel. Pas très élitiste, ça, quand même. Les deux sont une forme de récompense, mais elles n'ont pas la même valeur.

Par contre, je trouve qu'"écrire pour collectionner les likes" est une démarche plus vaine que de "jouer pour collectionner les trophées", parce que dans ce dernier cas, il y a une notion de challenge qui entre en jeu, alors que la course à la popularité n'est qu'une réécriture un peu pathétique du mythe de Narcisse.

« J'ai eu à plusieurs reprises l'occasion de le vérifier IRL, bien malgré moi, et c'est une expérience inoubliable, proche du mystique, qui touche et change profondément la façon dont on perçoit le monde. » => raconte !

Houlaaaa, tu ne sais pas à quoi tu t'exposes, malheureux ! Dans la famille "Longues Histoires", tu demandes carrément l'arrière-grand-père, tu vas achever tes lecteurs (un peu plus hypothétiques à chaque nouvelle ligne tapée) à coups de parpaings virtuels. Sans compter qu'elles me feraient passer pour un fieffé prétentieux, limite élitiste. Moi qui m'échine depuis le début de cette interview à te convaincre du contraire, ça ne servirait pas ma cause (avoue, tu l'as fait exprès, gredin !). Simplement, tu es là, penché sur ton clavier ou sur ta feuille pendant des heures et des heures et des heures, tu cherches le mot juste, la formule adéquate, la petite musique qui va bien, ça devient quelque chose de mécanique, de laborieux, défait de toute véritable émotion - tant et si bien que tu finis par oublier que ça peut en faire naître chez le lecteur ou l'auditeur. Tu fais juste de ton mieux, tu t'arraches les cheveux pour des broutilles que personne ne remarquera, tu as envie de tout balancer aux ordures, et puis tout à coup, tu réalises que les gens en face ont les larmes aux yeux et ça te met une grosse baffe dans les dents, qui te fait du mal autant qu'elle te fait du bien. Ça te rappelle pourquoi tu fais autant d'efforts, et quelles sont tes responsabilités en ta qualité d'auteur.

Du coup, tu as encore plus la pression, et tu galères deux fois plus ensuite ! Merci du cadeau.

« J'écris pour écrire parce que c'est comme ça et pas autrement. » => élitiste :D

Ha non mais tout de suite ! Tu es payé par la société Elitiste.org, ou quoi ? A chaque fois que tu places le mot, tu gagnes dix euros ? Attention, mon p'tit Neves, je vais finir par activer adblock. ;)

Non, ce n'est pas élitiste. C'est romantique, nuance ! ^^

D'une certaine manière, je vois la chauve-souris. Ceux qui lisent Billy Bat comprendront.

C'est qui Blacklaboule ?

Un autre personnage de ma ménagerie Gameblog, un autre alter-ego, aux côtés de Stetsuna, JomJim ou Kevin-dit-Kev (pour ne citer qu'eux) : le double maléfique (ou bénéfique, ça dépend comment l'original se considère, je le laisse juge) de Blacklabel, qu'on peut lire sur Gameblog en section "articles" et qui y est connu pour son intransigeance et son obsession de la cohérence (souvent jugés excessives). Autant de traits caractéristiques qui en faisaient le candidat idéal pour une caricature en vidéo : il me suffisait de pousser ses curseurs au maximum pour obtenir un personnage haut en couleur et en coups de gueule, sans efforts ni suées, c'était tout bénèf'. Je l'ai donc réimaginé en Jean-Pierre Bacri de la vidéoludie, spécialisé dans le défonçage de classiques et dans l'éreintage de chefs d’½uvre, mais malheureusement je n'ai pas pu l'exploiter autant que je l'aurais voulu, faute d'en avoir l'occasion. Je n'ai d'ailleurs jamais pu consacrer autant de temps que je l'aurais voulu (et dû) aux vidéos que je bidouillais à l'arrache : je n'avais ni celui d'apprendre mes textes, ni celui de faire plusieurs prises, de jouer sur les cadrages ou sur la mise en scène ; si bien que la plupart sont laborieuses et pétries d'amateurisme, même si elles ont leurs bons moments. Tout ça aurait mérité d'être un peu plus soigné, j'en suis conscient, mais je les inscrivais plus dans une optique à la Wayne's World qu'à la Joueur du Grenier. Pour en revenir à Blacklaboule, des deux vidéos que je lui ai consacrées, à mon sens, seule la première est à peu près réussie (dans sa deuxième partie, du moins), en ce sens qu'elle vise un incontournable (Ico), là où la seconde s'acharne sur une cible facile (Neptunia - unleash the fanboy !), ce qui ne produit pas le même effet et n'a pas la même portée. Je regrette donc de n'avoir pas pu redresser la barre et en proposer davantage. J'avais notamment commencé à écrire une série de petits sketchs dans laquelle Blacklaboule aurait décrypté pour le novice les principaux codes du jeu vidéo. Et bien sûr, il aurait commencé par... les boobs. Tout un programme (oui, finalement, peut-être est-ce mieux pour tout le monde que je n'aie pas pu aller au bout de l'idée). Il faut cependant se garder de voir dans ce personnage (comme dans les autres, d'ailleurs) une attaque ou une critique détournée de son modèle. Même si je tombais alors rarement d'accord avec lui (ça a un peu changé depuis que je me suis mis à la gen PS3), j'ai vite apprécié le travail de Blacklabel, et nous avons toujours pu échanger en bonne intelligence. Il a sa vision du jeu vidéo et elle est ce qu'elle est, on la partage ou on ne la partage pas, mais elle lui est propre et je respecte ça. D'autant qu'il n'est pas fermé au débat, ce qui n'est pas une moindre qualité. Je me suis contenté d'aller chercher mes personnages là où ils pouvaient émerger. Or dans ce registre, les personnalités les plus atypiques sont également les terreaux les plus fertiles.

Et pourquoi pas Pedrof ? Pourquoi pas Ryuzaki57 ?

T'as des quotas ?

Blacklabel aurait-il sa place chez Fogiel ou Ruquier ?

Pas de quotas, non. Je fonctionne à l'impulsion. Une idée germe et paf, il faut que j'en fasse quelque chose, ou au moins que j'essaie. Or les idées, ça germe un peu comme ça veut. Le "personnage" Black Label m'intéressait beaucoup, de ce point de vue-là. Celui de Pedrof lui ressemble un peu, mais en plus nuancé, et donc plus difficile à caricaturer.

En ce qui concerne Ryuzaki, c'est tout le contraire : la caricature s'impose d'elle-même, il n'y a pas d'intérêt créatif. Et puis surtout, par nature, elle m'aurait obligé à être méchant, niveau vannes, compte tenu des centres d'intérêt ou des sorties de pistes dudit personnage, et je ne voulais pas en arriver là parce que même si nous avons des points de vue diamétralement opposés et si j'ai déjà pu me moquer çà et là, je respecte l'individu qu'il est et sa bonne foi de passionné (même si elle m'apparaît souvent comme de l'aveuglement).

On ne peut pas caricaturer une caricature ? (personne n'a tenté ?)

On peut, mais ce n'est pas très intéressant à faire, ni à lire ou à regarder (le jeu d'acteur de la série Noob en constitue la preuve objective). S'il n'y a pas un peu de challenge, ou un peu de finesse, on s'ennuie vite. Moi, en tout cas, c'est mon cas.

Ryuzaki57 ne serait pas juste un sale con ?

Oh non, franchement pas. Déjà, parce qu'il est sincère. Ensuite, parce qu'on peut discuter avec lui. Ce n'est pas si souvent, sur le net.

Après, ses goûts et les positions qu'il défend sont souvent limites, voire au-delà, et c'est sur ce plan que naît le malaise. Mais justement, il est difficile de faire rire sur la base d'un malaise, quand on a des principes.

Alors bien sûr, les principes, on peut les envoyer se faire foutre, y'a pas mal de mecs sur le net qui se prennent pour les rois du monde parce qu'ils n'ont pas de limites, ils peuvent se coller un photomontage à base de trisomique comme avatar et trouver ça hilarant, ou retoucher sous Paint la photo d'un gamin migrant mort noyé, et ils ont l'impression d'être plus forts, ou plus libres, ou plus badass que ceux qui s'en indignent alors qu'ils sont juste plus cons.

Ce qu'ils font, c'est à la portée de tout le monde. Faire rire ou sourire sans trahir ses valeurs, c'est autrement plus compliqué.

Peut-on dire que la C&B est définitivement morte ?

Je ne la fréquente plus assez pour pouvoir me prononcer avec certitude, mais j'ai l'impression qu'à l'exception de quelques îlots isolés, la communauté n'existe plus en tant que telle. Lorsque je m'aventure sur son fil d'actualité, je me contente souvent de faire défiler des blogs isolés, anonymes, sans réelle personnalité, qui proposent tous la même chose, chacun dans leur coin, dans le secret espoir de devenir le nouveau Squeezie ou le nouveau Pewdipie. "Allez, clic, ramène tes amis". Je me trompe peut-être, j'en conviens, mais j'y sens plus d'opportunisme que de passion : là encore, les perspectives de gains financiers et de célébrité semblent avoir pris le pas sur le simple lol entre potes (qui, lui, n'a pas de prix). Pas d'échanges, pas d'initiatives, pas de rencontres IRL, rien que du réchauffé et donc, rien de vivant, rien de marquant. Il y a bien quelques vieux de la vieilles qui persistent et qui signent (Dieu merci) pour y insuffler un semblant de vie, et des anciens nouveaux comme toi pour sortir des sentiers battus mais dans l'ensemble, tout ça ne donne pas envie de participer (et à plus forte raison, de revenir) (j'en entends dans le fond qui soupirent de soulagement, je vais noter les noms). J'ignore à quoi ça tient, d'ailleurs. Il a suffi que Gameblog fasse peau neuve pour que mille petits nouveaux apparaissent mystérieusement du jour au lendemain, sans qu'aucun ne semble disposé à prêter attention à son voisin. C'est peut-être dans l'ère du temps, tu me diras. Mais du coup, j'ignore ce qu'il faudrait faire pour renverser la tendance, ni même si c'est possible - ou si c'est nécessaire, d'ailleurs : depuis mon dernier petit tour d'horizon, il s'est passé des mois. Dans l'intervalle, peut-être que les choses ont évolué dans le bon sens, et peut-être bien que j'écris des âneries. Pour changer.

Pourtant la situation était la même en 2015 et tu publiais ? Tu as épuisé toutes tes cartes ? Aspiré par le siphon ?

J'ai publié en 2015, moi ? J'ai dû sous-traiter, alors, parce que je ne m'en souviens plus du tout (je me rappelle avoir ramé sur quelques articles ponctuels écrits à l'arrache, dans l'urgence et dans la douleur, pour défendre des points de vue minoritaires qui me tenaient à c½ur, mais rien de très folichon). Mais las ! Je te rassure, des idées pour relancer le blog, j'en ai, des envies également. Me manque le temps libre, malheureusement.

Ancien nouveau ou nouvel ancien ?

Les deux. Simultanément.

Je suis pas assez bien pour toi !? Je ne suis pas assez bien pour que tu restes ? Si tu restes, j'annule tout. Allez, ensemble vers 2017. C'est la présidentielle, tes 2 vedettes vont se battre pour commander le radeau pendant 5 ans, t'auras forcément des trucs à dire ?

Tant qu'on ne pourra pas leur coller le câble d'une manette dans le fondement pour les jouer façon Soulcalibur, non.

Tu manques de temps. Démissionnes de ton taff. Les femmes portent la culotte maintenant. On est plus au XIXème siècle.

Ils sont nombreux, ceux qui me font la remarque (PYT en tête), mais c'est plus fort que moi. Je suis un vilain phallocrate carniste blanc ethnocentré, qui n'est psychologiquement pas capable de vivre aux crochets de sa belle - même si celle-ci lui offre l'opportunité de vivre ses rêves, et ça revient souvent sur le tapis à la maison. Ils ont raison, les Social Justice Warriors. Les mecs retrogrades dans mon genre, il faudrait les coller dans une fusée et les envoyer voir sur Mars si les faibles femmes sans défense y sont.

Et remarque, perso, moi, je suis pour.

Non et puis les femmes qui portent la culotte, c'est bien... mais celles qui n'en portent pas, mmmhhhhh, c'est encore mieux ! Non ?

Je ne sais pas, je suis PD.*

* Pro Dentelle

Du coup, tu devrais t'intéresser davantage à l'animation japonaise, ça pourrait changer ta vie. ;)

Note de Neves : A ce moment de l'interview, soit au bout de 8 mois dans le froid glacial des Geôles nord-coréenne de la Neves Cultural Society, Liehd se plaint du rythme de mes tentatives de relances (j'ai pas cité Jean-Jacques Bourdin précédemment pour rien, en même temps) pour lui arracher une réponse à la 60-aine de questions encore restées en suspens, il me demande de le ménager () …

Te ménager ? T'es un ptit vieux avec une canne ou quoi, tu t'attendais à une collation aussi !?)

Ben écoute, maintenant que t'en parles, je grignoterais bien quelque chose. Mais un truc facile à mâcher, hein. C'est que j'ai peut-être pas de canne, mais j'ai joué sur CPC 6128. Or sur le plan vidéoludique, c'est ce qui s'en rapproche le plus (et je ne te parle même pas des T07 monochromes, ou des ordis à cassettes. D'ailleurs si je devais lancer une web-série, maintenant que j'y pense, ce serait les aventures de Black Label, transporté à l'aube des jeux vidéo par un vortex spatio-temporel généré par une sauvegarde de Call of corrompue) (et ça s'appellera Black to the Future) (je suis un génie, je sais) (non parce que le pauvre, il aurait eu de quoi hurler).

Qu'est-ce que tu préfères chez moi ?

Sans hésiter : tes pavés. Ils font passer les miens pour d'inoffensives petites chroniques en deux lignes, ça rend les lecteurs moins ronchons, du coup.

Qu'est-ce que tu préfères chez toi ?

Mes yeux. Ils sont deux, c'est assez génial. J'adore le concept.

Es-tu un indigné ? Je fais bien entendu à tes posts orientés politique/faits divers ...

Je suis un indigné au sens où je m'indigne beaucoup. J'ai beaucoup de mal à rester de marbre quand je vois passer un article de société sur mon fil d'actu Facebook, et que je lis les commentaires qui l'accompagnent. La bêtise satisfaite d'elle-même, dans ces proportions, me peine et m'effraie au plus haut point. C'est comme ça, j'ai beau lutter contre, c'est viscéral. Du coup, j'ai bloqué tous les sites problématiques sur mon mur perso, histoire de ne pas être tenté. Malheureusement il y en a toujours un ou deux qui passent le filtre et me revoilà parti en mode un-contre-tous avec la musique de Mon Nom est Personne dans les oreilles. Pour le résultat que l'on sait.

Raisons pour lesquelles en effet, à plusieurs reprises, j'ai pris position sur mon blog, sans me soucier des susceptibilités que je pourrais froisser ou des lecteurs que je pourrais perdre. Parce que rigoler, c'est sympa, c'est important, même, mais ce n'est pas suffisant. J'estime pouvoir me permettre d'être un clown que parce que je suis aussi un gros chiant moralisateur. Et vice versa. C'est d'ailleurs une autre des incompréhensions qui a entouré mon blog en son temps : la plupart des gens n'y ont vu que du troll, alors qu'il y avait toujours (ou, en tout cas, les 9/10ème du temps) quelque chose à creuser derrière.

Cette parenthèse refermée, il m'a effectivement semblé entendre parler, au détour d'un zapping TV (à équidistance entre Videogag et Trepalium, même si j'ai beaucoup de mal à différencier ces deux programmes) qu'il existait un mouvement éponyme et alors là, pour te répondre, non, je n'en fais pas partie.

Je ne suis pas « mouvement » en général. Mes convictions m'appartiennent, mes principes également, et je ne me vois pas les tordre ou les distordre pour m'intégrer à un groupe dont les véritables vues ne me sont pas connues. Un mouvement, ce sont des concessions, ça peut également être de la récup'. Je veux rester libre de mes opinions et de mes indignations.

Raison pour laquelle je ne me revendique pas « féministe », bien que je sois pour une égalité totale entre hommes et femmes.

Il y a tant de dérives, dans les milieux idéalisants, depuis l'apparition de ces fichus Social Justice Warriors que je refuse l'amalgame, de près ou de loin. Parmi les choses que je voudrais publier sur mon blog, l'idée d'un énorme article pour débunker le discours SJW me titille depuis un moment (car il y aurait beaucoup à dire). Mais tu connais la chanson : pour ça, il me faudrait du temps. Et puis franchement, est-ce que ça servirait à quelque chose ?

Quoi qu'il en soit, s'il faut vraiment me coller dans une case, alors je me réclame de la Sémantique Générale, le seul courant de pensée qui, à mon sens, mérite qu'on s'y attarde. Sauf que bien sûr, c'est un courant qui demande réflexion, efforts, travail sur soi, ce qui explique qu'il soit si peu populaire.

Ah oui, la Sémantique Générale, je connais, c'est une banque, c'est ça ?

Toutafé. C'est la principale concurrente de la Société Géniale, une banque bien connue pour la qualité de ses prestations annexes...

fin de la cinquième partie.

2014-2017 Time Neves, c'est dans la boite Réservé.

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Neves Reporter (Jeu vidéo)

Nous y voilà.

J'avais initialement prévu de t'étaler la publication de l'interview de ce patient (dis comme ça, on se croirait à l'Asile d'Arkham - et ce n'est que partiellement faux) sur toute l'année 2018 avant de me raviser. Le patient s'inquiétant manifestement sérieusement pour la santé mentale de Fache, je décida (ou plutôt nous décidames) de réduire le nombre d'articles afin de condenser l'interview sur le mois de fête qu'il doit être : Décembre. Comment finir l'année autrement que par un feu d'artifice, une coupe de champagne et un bon rail de coke ? Vous l'avez compris, impossible. Trois ans donc après la première partie de son spectable avec feu Gandalfleblanc, l'homme-mystère revient pour nous accorder sa dernière grande fantaisie avant de raccrocher la manette. L'occasion de revenir sur son parcours, ses financements politiques occultes ainsi que sa propension à la digression. J'ai pris la liberté de laisser les pavés tels quels car je ne saurais avoir l'outrecuidance de dénaturer la vision primaire de l'auteur. Notez que le sieur nous a fait grâce de l'écriture inclusive. On a échappé au pire murmure Fache au loin. Vous imaginez un tel lyrisme accouplé à la dernière tendance dans les milieux mondains ? Personne n'en serait ressorti vivant. Moi, y compris.

 

 

 TRAME

 

 I                           Cloud                           6/12

 

II                         Squall                        13/12

 

III                        Djidane                     20/12

 

IV                      Tidus                          25/12

  

V                        Vaan                           27/12

 

VI                       Noctis                       31/12

  

 

 

Copyright Zigendfunk & L.G.A.M.C.

 

 

 IV      Forever

 

Pourquoi Macron ? Pourquoi lui comme idole ?

Ha non, pardon, je retire ce que je viens de dire : mon évidence, c'est lui. L'étincelle vicelarde qu'on devine dans son regard, l'arrogance assumée qui étire son sourire hautain, son allure de trader à la Bourse de Saint Ouin, comment ne pas fondre dans le canapé à chacune de ses déclarations mémorables ? Tant de morgue et de suffisance : plus qu'une idole, c'est un mentor, pour moi.

Comment ça, « j'en fais trop  » ?

Comment ça « je ne suis pas crédible » ?

Bon, ok, j'avoue, c'est juste parce qu'Emmanuel Valls n'était pas libre.

Ceci étant, je tiens à souligner que je ne lui ai dédié qu'un seul post, hein, ne va pas dresser de moi le portrait d'un militant gauchiste forcené. Je suis aussi apolitique qu'agnostique. Faute de foi.

Y a une bourse à Saint-Ouin ?

Ça m'étonnerait, dans la mesure où à ma connaissance, ce bled n'existe pas. Et quand bien même existerait-il que je ne serais pas fichu de le situer sur une carte (la géo, ma bête noire), alors te dire quelles activités financières on serait susceptibles d'y pratiquer... Non, au risque de casser un mythe, j'ai juste choisi le nom de patelin le plus exotique qui me soit venu à l'esprit. Saint Ouin, direct, ça fait rêver. Rien qu'en le tapant, là, comme ça, j'entends presque les poules et les vaches en arrière-plan.

Je crois que BFMTV est déjà allé interviewer une petite vieille là-bas.

En même temps, ça prendrait moins de temps de faire la liste des bleds où BFMTV n'a jamais interviewé de petite vieille...

Pourquoi de gauche ? Macron est de droite non ? J’ai jamais rien compris à la politique.

Pour quelqu'un qui prétend ne rien comprendre à la politique, au contraire, tu me sembles avoir saisi l'essentiel. Pour pasticher une ligne célèbre : "qu'importe le parti, pourvu qu'on ait les primes". Le reste, comme on dit, n'est que littérature.

Pourquoi Tidus ? Pourquoi lui (aussi) comme idole ?

Je refais le coup de l'évidence une troisième fois, ou bien c'est un peu tôt pour les running-gag ?

Oh, oui, je sais que tout le monde attend des histoires de shorts asymétriques, de coupe de cheveux façon Meg Ryan, de rire maléfique pendant dix heures et toute la panoplie du petit Liehd Illustré... mais je préfère, là encore, répondre plus sérieusement.

En l'occurrence : parce que c'est un bon client, et parce que ses fans le sont tout autant. Ce personnage a tellement de côté horripilants, sur le fond comme sur la forme, qu'il était le candidat idéal pour une bonne séance de baffes-o-matic. Tout en lui (ou presque) est comme une perche tendue vers le troll, qui n'attend que d'être saisie avec mauvais esprit. Une véritable invitation à la curée. Pourtant (attention, alerte au scoop !), à aucun moment, je n'avais pas prévu qu'il deviendrait mon souffre-douleur, ni que mon pseudonyme deviendrait étroitement lié à son fichu prénom (que personne ne sait prononcer) (non, Dissidia n'est pas canonique). J'avais prévu de m'amuser un peu à ses dépens comme je l'avais fait avec tant d'autres jeux ou personnages, « parce qu'il le vaut bien », puis de passer à autre chose. Ce sont les réactions disproportionnées des fans qui m'ont poussé à remettre le couvert chaque fois que j'en avais l'occasion. Comme je l'expliquais plus haut, j'ai découvert le net avec Gameblog, et si j'y ai trouvé beaucoup de belles choses (et rencontré beaucoup de belles personnes), je suis également tombé de haut. Il ne me serait jamais venu à l'esprit que des individus prétendument équilibrés, si jeunes soient-ils, puissent se mettre dans de tels états de rage parce qu'un inconnu se moquait gentiment d'un personnage de fiction. Ça a été un choc, vraiment. Sur le moment, j'ai trouvé ça flippant, et particulièrement révélateur de l'évolution des mentalités. J'aurais pu, alors, faire le dos rond et mettre de l'eau dans mon vin. J'ai été tenté de m'y résigner, parce qu'en ouvrant mon blog, je n'avais l'intention de froisser personne : l'humour, me semblait-il, était le meilleur moyen (pour ne pas dire l'unique) de permettre aux éventuels lecteurs de passer un bon moment à coup sûr. Contre toutes attentes, mon but premier, c'était de ne pas faire de vagues. Je n'avais pas l'intention d'emmerder qui que ce soit, et encore moins de foutre les gens en boule. Seulement voilà, quand j'ai lu un tel ou autre tel se rouler virtuellement par terre pour de telles broutilles, perdre tout sens commun et partir en sucette pour un mot soi-disant de travers, je me suis dit que je ne devais pas lâcher de terrain. Au contraire, Dans les faits, je n'écrivais que des âneries très inoffensives, il n'était pas question de faire comme si j'étais en tort, comme si j'avais manqué de respect à qui que ce soit. Résister me semblait aussi pédagogique que d'enfoncer le clou. Je n'allais pas faire comme si mes textes posaient problème quand le problème était dans la tête de certains lecteurs. Si bien que plus les réactions étaient virulentes, plus j'en ai rajouté. Parce que c'était la seule chose intelligente à faire, à mon sens. Traiter ces enfantillages comme on traite ceux d'un môme qui pique une colère parce qu'on ne lui a pas payé un énième Pikachu en plastoc.

Cette parenthèse fermée, je ne m'en suis jamais caché : j'ai fini Final Fantasy X, j'ai fini Final Fantasy X-2, je ne les ai pas beaucoup aimés mais je ne les ai pas détestés non plus. Simplement, je sais me moquer de ce qui me plaît autant que de ce qui ne me plaît pas (la ligne éditoriale du blog m'imposait d'ailleurs de le faire, et je m'y suis tenu). A mes yeux, c'est un minimum qui devrait être commun à chacun d'entre nous.

Le personnage de Tidus a des fans ?

Je te sens moqueur - à juste titre -, mais je vais faire comme si c'était une vraie question (rires). Oui, il a des fans, et par wagons entiers, pas juste deux pelés et trois tondus dans une cellule capitonnée, ou ta petite cousine Eloïse, six ans, qui le trouve "plus mieux bien que le chanteur de Tokio Hotel parce que c'est trop les pauvres qui dorment dans les hôtels". Certain joueurs le voient comme un modèle, d'autre comme un grand frère protecteur, ou une version idéalisée d'eux-mêmes. Et ne parlons pas des joueuses qui le considèrent comme le petit ami idéal... Ils ont des circonstances atténuantes, d'ailleurs, vu qu'il a été créé à ces fins. Il est "beau" (du point de vue d'un adolescent, en tout cas, vu qu'il a une dégaine de World's Apart), il est cool, il est rebelle, il a du gel dans les cheveux, il s'habille mode, il joue au ballon, il plaît aux filles, il est en froid avec papa... bref, acné mis à part, il correspond au portrait-robot de 60% des élèves masculins de collège-lycée, et les 40 % restant rêvent de lui ressembler. Les pontes de chez Square Enix n'ont rien laissé au hasard : la fin de l’épisode IX l'avait annoncé explicitement, le passage à la PS2 serait synonyme de nouveau départ pour la saga.

Or à quoi servent les nouveaux départs, les reboots, les rajeunissements, si ce n'est à courtiser un nouveau public ? En conséquence de quoi le service marketing a-t-il fait ses devoirs avec une méticulosité toute japonaise : d'abord, cibler la tranche d'âge la plus représentée sur console de jeu. Ensuite, identifier les principaux traits communs aux individus qu'elle englobe. Enfin, s'en servir pour bricoler un monstre de Franken-j-pop-stein avec un seul objectif en tête : permettre une identification émotionnelle la plus complète possible, et réduire par-là même les efforts nécessaires à l'immersion in-game. En d'autres termes : produire un réceptacle vide dans lequel les clients pourront se projeter, c½urs et âmes. Il faut dire que jusqu'alors, le J-Rpg était un genre de niche, plus encore qu'aujourd'hui. Un genre "pour vieux". Le tour-par-tour manquait (et manque toujours) cruellement de glamour aux yeux des générations biberonnées au Call of Duty (nombre d'entre eux sont encore persuadés que ce genre n'existe que pour palier à des limitations techniques. Ils ne peuvent pas concevoir qu'il y ait des joueurs qui l'apprécient pour ce qu'il est). Voilà ce qui m'insupporte le plus dans ce personnage : pas son rire nasillard, ni son look à la Zoolander, ni sa façon horripilante de toujours tout ramener à son nombril (alors qu'au contraire de ce qu'il prétend sans arrêt, l'histoire de Final Fantasy X n'est pas la sienne du tout), ni son comportement immature, ni son QI à deux chiffres. Non, ce qui m'insupporte vraiment, chez Tidus, c'est qu'il ne sert pas un projet narratif. Il y est plaqué de force, non pas en qualité de personnage, mais en tant que produit d'appel, d'opération marketing à visage humain (si l'on peut dire). Même chose pour Yuna, d'ailleurs, douce et forte à la fois, qui se fait enlever juste assez pour plaire aux machistes de la vieille école, mais peut également invoquer des grosses bestioles géantes et tout ratiboiser, pour plaire aux chiennes de garde. Autant de procédés qui, à mes yeux, reviennent à prendre le joueur pour un âne, le genre qui s'émerveille d'un miroir pointé sous son nez. Ouvertement, en plus. Sans s'en cacher, en utilisant des ficelles si grosses qu'on ne peut pas les louper. Et ça marche, preuve que les mecs ont bien calculé leur coup : au lieu de s'indigner, de refuser d'être collés dans une boîte, réduits à quelques données statistiques, les fans du blondinet se sentent attaqués dès qu'on ose s'en prendre à leur héros, et ripostent avec d'autant plus de virulence. Ce qui risque fort d'arriver ici en commentaire, je préfère te prévenir. Et crois bien que je compatis par anticipation parce que ça va tâcher. Si tu veux un avant-goût, je peux t'imiter ça, j'ai pas mal pratiqué : "ouais-euuuuh, de quel droit tu dis que c'est un choix commercial t'es qui d'abord crétin pour qui tu te prends sale hater jamais Nojima il a dit ça dans une interview alors c'est que c'est pas vrai CQFD alors qu'est-ce tu dis de ça sale hater j'ai bien mouché mémé dans les orties ?".

Hum.

Non, finalement, je crois que je suis un peu rouillé, c'est encore trop respectueux et trop consistant (rires par anticipation).

T'étais un fan de FF déçu du X ou même pas, juste un concourt de circonstance bien aidé par un chara design de "haute volée" ?

Déçu du X, oui, mais à posteriori. Sur le moment, je l'avais trouvé en-deçà des autres, c'est certain, mais également beaucoup plus beau, ce qui a contribué à faire passer la pilule. Façon prestidigitateur : regarde bien ma baguette (ce n'est pas sale), tu ne verras pas comment je t'enfume. N'empêche que le passage à la gen PS2 représentait un sacré cap pour la licence : on avait longtemps rêvé de personnages correctement modélisés, de balades à l'échelle, de cinématiques HD, il aurait été difficile de résister à des atouts si joliment mis en valeur. Ce n'est qu'en y revenant après coup, après l'avoir mûri, que j'ai fini par me rendre compte qu'il se payait ma tête, ce que je n'apprécie guère. J'aurais pu respecter ces choix, pourtant, si contestables soient-ils. Il aurait suffi qu'ils soient le fruit d'une réelle volonté créative, comme ça avait été le cas avec l'épisode VIII (au sujet duquel j'avais émis des réserves similaires, pour des raisons identiques : scénario incohérent, personnages inconsistants, univers dénué de charme... mais au moins, cet épisode voulait essayer quelque chose de nouveau, pour le meilleur et pour le pire, proposer une approche inédite, et pas chercher le profit avant tout). Hélas, les opus suivants ont confirmé mes soupçons : qu'il s'agisse des épisodes XIII ou de la partie du XII à laquelle Matsuno n'a pas participé, tous roulent sur les mêmes rails et empruntent la même direction, lisse et consensuelle. En regard de ces considérations, Final Fantasy X, pour moi, c'est un symbole : celui de tout ce qui ne va pas dans l'industrie du divertissement populaire, actuellement. Cette tiédeur insipide qui, à trop viser la rentabilité, n'ose plus l'audace et préfère recycler sans fin de vieilles recettes, faire appel à des comités de visionnage, des études de marché, copier-coller sans réflexion ni discernement pour produire sans fin les mêmes ½uvres lookées différemment, les mêmes structures narratives prévisibles, les mêmes archétypes à deux sous. Une dégénérescence qui ne se limite pas au seul champ du J-RPG, d'ailleurs, loin s'en faut. Il y a bien longtemps que les films Hollywoodiens ont lâché prise, sur ce plan-là. Les animés japonais, jadis si inventifs, ont finalement suivi le même chemin. Idem pour les littératures d'imaginaire, qui n'en ont plus que le nom. Seules les séries anglaises et certaines productions indépendantes tiennent encore bon face à cette standardisation à outrance, mais pour combien de temps ? Alors tu me diras que le couplet du "c'était mieux avant", on en a soupé, il revient à chaque génération, que c'est la réflexion d'un vieil aigri refusant d'évoluer, mais je ne suis pas de cet avis. Il suffit de comparer les films grand public des années 80-90 et ceux d'aujourd'hui, pour constater objectivement qu'un fossé les sépare. Personne, aujourd'hui, ne filerait de sous à un Bukaroo Banzaï, ni ne laisserait sortir Gremlins sans l'avoir d'abord charcuté dans les grandes largeurs. Est-ce à dire que les talents d'hier n'ont pas su former ou inspirer ceux de demain ? Absolument pas, et c'est le plus triste dans l'histoire. Des talents, il y en a toujours autant, peut-être davantage. Seulement ils sont relégués à la marge, condamnés à s'autoproduire à la façon d'un Jamin Winans : ils n'attendent que de pouvoir s'exprimer, surprendre, détonner, au lieu de quoi on les bride ou on les ignore, pour donner la parole aux petits merchandaillons qui promettent de doubler les mises. Alors évidemment, que ça fonctionne, c'est calibré pour ça. Seulement ce n'est pas parce que ça fonctionne que c'est forcément bon. Ça peut tout simplement être plus accessible, plus facile à appréhender, moins exigeant et donc, moins perturbant. En un mot : prémâché. Au point que les films indés un peu plus complexes ne sont pas compris : les spectateurs n'essaient même plus, ils n'ont même plus l'idée d'essayer, ils se contentent de les noter une étoile et d'écrire des critiques kikoolol bourrées de contresens. A leur décharge, ils sont de plus en plus nombreux à n'avoir connu que les productions au rabais dont on les gave jusqu'à ras-la-gueule, et à n'avoir pas d'autres points de référence. C'est là l'effet pervers des méthodologies institutionnalisées façon Mc Kee ou Lavandier : elles proposent des outils fonctionnels et, là encore, accessibles au plus grand nombre, dispensant l'aspirant scénariste d'avoir la moindre étincelle propre, mais en contrepartie, elles suppriment petit à petit ces fameux "autres points de référence", de manière à amener le gogo à croire que les illusions de règles qu'elles professent sont des vérités transcendantes, nourrissant un cercle vicieux qui tire la culture vers le bas. Alors bien sûr que Final Fantasy X n'est qu'un exemple de cette évolution parmi tant d'autres, et évidemment que mon acharnement est injuste, arbitraire. Je l'ai choisi comme j'aurais pu en choisir tant d'autres à sa place. Il en fallait un, c'est tombé sur lui, fin de l'histoire. Pour autant, que cet acharnement soit arbitraire ne veut pas dire qu'il n'est pas légitime. De la même façon, ce n'est pas parce qu'on en apprécie les qualités (car il en a) qu'on ne peut pas porter sur lui un regard critique, et vice versa. Je trouve particulièrement inquiétant, encore, que la plupart des internautes n'arrivent pas à le concevoir.

Attends, comment tu sais que j'ai une petite cousine déjà !? Et comment tu sais qu'elle s'appelle Eloïse. Et comment tu sais qu'elle vient d'avoir 7 ans ?

Des photocopies, peut-être mais à la DGSE.

Non mais ça, c'est plus un hobby. Je le fais en bénévolat, pour gagner mes galons de bon citoyen. C'est important d'être un bon citoyen. D'ailleurs je veux pas balancer mais j'ai entendu du bruit dans le grenier de Mme Michu.

Quand tu dis "après l'avoir mûri", tu veux dire que ta cave contient des jeux et non des bouteilles ? Le jeu a donc un moins bon goût après mûrissement ?

C'est un peu comme au cinéma. Sur le moment, tu vis l'expérience, tu "es dedans", et pour peu que tu apprécies, l'esprit critique, tu le laisses au vestiaire. Il peut y avoir des points de détails qui vont te perturber ponctuellement, des impressions, des intuitions qui vont te titiller en cours de partie, mais comme tout s'enchaîne vite et bien (ou, disons, pas trop mal), tu n'as pas trop le temps (ni l'envie) de t'arrêter pour y réfléchir.

Ce n'est qu'après coup que tu vas commencer à intellectualiser (si toutefois tu es enclin à ce genre de choses). Et c'est là que les failles et les fêlures vont commencer à t'apparaître et à te faire froncer soucieusement les sourcils.

Bien sûr, avec l'expérience, tu arrives davantage à analyser "en simultané", tu n'as plus besoin de ce recul "après-coup" que pour fignoler les détails. Seulement à l'époque, moi, je n'en étais pas encore là. Je suis un fanboy, rappelons-le à toutes fins utiles.

Mais quand t'es-tu rendu compte de la supercherie FFX, combien de temps après y avoir joué ?

Sur le moment.

Seulement le fanboy que j'étais avait tellement envie d'y croire qu'il a opté pour le déni, et s'est répété en mantra "c'est un Final Fantasy, je suis en train de m'amuser, c'est un Final Fantasy, je suis en train de m'amuser, c'est un Final Fantasy, je suis en train de m'amuser". Je me suis volontairement assis sur mon esprit critique "parce que c'est Final Fantasy et que c'est forcément génial".

Le déclic, ça a été la sortie de Drakengard. Là, tout est remonté d'un coup. C'était tellement mauvais (n'en déplaise aux nombreux et inexplicables fans de cette licence nanardeuse aussi dark qu'un clip de Placebo) que le grand mur élevé par le déni a été fracassé comme sous les coups du Titan Colossal. Après ce jeu, j'ai d'ailleurs arrêté d'acheter les yeux fermés tout ce qui portait l'estampille "Square" (ce que je faisais jusqu'ici). Ensuite,

"Après ce jeu, j'ai d'ailleurs arrêté d'acheter les yeux fermés tout ce qui portait l'estampille "Square" (ce que je faisais jusqu'ici). Ensuite," => ensuite insérer un coin pour accéder à la suite de la réponse :D Enfoiré ^^

Oui, c'est le principe du DLC. Je ne t'avais pas dit que j'avais appris la vie auprès de Square Enix ? Bon, c'est pas tout ça, il va falloir que je retrouve ma réponse, maintenant... Avec plus 'un trimestre de décalage, ça va être coton.

Ensuite, écrivais-je donc, j'ai commencé à porter un regard plus critique sur les nouvelles sorties de l'éditeur, ainsi que sur les précédentes, à titre rétrospectif. Et là, la révélation ! Tout m'est apparu clairement, comme si on m'avait arraché un voile dressé entre le monde et moi ! Je n'étais pas obligé d'aimer de manière inconditionnelle tout ce qui sortait de chez Square Enix ! Rien ne m'obligeait à supporter un surfeur décérébré pendant cent cinquante heures ! Il fallait que je résiste ! Que je prouve que j'existe !

Mais c’est sérieux ça, t’as eu une période où tu te devais de consommer et aimer du Square Enix, c’est étrange ça, leur manipulation mentale va si loin ?

Bah tu sais ce que c'est, non ? Si j'exiiiiste, ma viiiiie, c'est d'êêêêtre faaaaan, c'est d'êêêêêtre fan. Ou ça l'était, à l'époque. Or quand on est fan, on peut dire adieu à son discernement. Mais attention, j'ai des circonstances atténuantes ! Dans les années 80-90, l'estampille Square(soft), c'était un gage d'excellence, un seal of quality, la garantie d'un jeu hors norme et techniquement parfait. La quasi-totalité de leurs catalogue était irréprochable, alors... on finit vite par croire que ça durera toujours. Et comme je n'avais pas la PS2 à sa sortie, j'ai loupé The Bouncer, sans quoi j'aurais compris plus tôt que le vent était en train de tourner.

Quelque part, ce que tu critiques, c'est le système capitaliste (je t'ai toujours soupçonné d'être rouge dans le fond), ce besoin de plaire pour vendre, cheminement logique. Ne serait-il donc pas plus logique de verser une dîme aux éditeurs leur assurant prospérité et les sommer de se montrer audacieux, non pas pour plaire ni pour contenter, ni pour rassurer des provisions. Inverser le système finalement ?

Sur le principe, je suis d'accord à 100%. Sauf que là où je suis plus rouge que rouge (Hellboy, tu te souviens), c'est qu'à mon sens, cette dîme, les éditeurs devraient se la payer à eux-mêmes. Comprendre : plafonner leurs bénéfices pour réinjecter le surplus dans des ½uvres potentiellement "à perte", afin d'équilibrer leurs catalogues entre grosses machines à fric et productions aux visées plus artistiques... et ceci, dans tous les domaines, pas que dans le jeu vidéo. Plus particulièrement en ce qui concerne l'écriture romanesque, car c'est encore dans ce rayon que l'écart est le plus grand. Publiez soixante-douze bouquins de bit litt par mois et vingt-deux mommy porn si ça vous chante, mais utilisez au moins le fric généré pour proposer quelque chose d'un peu différent, bon sang. Je comprends bien que se goinfrer de fric, c'est très motivant, mais l'amour-propre, c'est bien aussi, non ? Pouvoir se coucher le soir en se disant "bon, ok, j'entretiens un système de merde qui vend de la merde à des consommateurs pris pour de la merde, MAIS PAS QUE (houuuu, rebelle, je suis vulgaire, t'as vu)", ça ne vaut certes pas une Ferrari, mais c'est une richesse malgré tout, à mon sens. J'suis oldschool, je sais.

Le système capitaliste n'est pas plus mauvais qu'un autre. C'est le non-plafonnement des profits qui pose un vrai problème économique, sociétal et moral. Que Marcel fasse du jeu vidéo pour se doucher au champagne, ok, c'est une motivation comme une autre, mais enfin question preuve de maturité, c'est le genre d'ambitions qui se posent là.

Je ne crois pas que tu sois de la vieille école. T'es de l'école qui n'a jamais existé :D. Si le but n'est pas de s'enrichir et vivre la belle vie, pourquoi vivre ? Pour faire des photocopies ? Et là, j'anticipe le Liehd qui va questionner le sens de l'expression "belle vie" pour me dire que donner du pain au canard à moitié habillé en porte-jarretelle pour madame et en robe de chambre pour monsieur, c'est ça la belle vie :D

Le FBI t'aurait traqué en '56 :/

Attends, il suffit qu'un japonais me voie en porte-jarretelle en train de donner du pain aux canards, et paf, je deviens le héros d'un prochain Final Fantasy !
L'Ecole qui n'a Jamais Existé. Ça me va tout à fait, et ça ferait un chouette titre pour un roman de la série Chair de Poule.

Ceci étant, comme tu l'avais anticipé, je pense que les gens assimilent à tort "gagner beaucoup d'argent" et "la belle vie". Ce n'est ni sain, ni très futé. De l'argent, à partir du moment où tu en as assez pour vivre et t'autoriser quelques petits extras, c'est suffisant. En restaurant, tu peux bien manger pour 20 balles. Ou 40. T'as pas besoin de casquer 150 euros pour un pauvre flan au tofu élevé sur le cul de la Reine d'Angleterre. Le mec qui me dit qu'il est plus heureux parce qu'il a une bagnole d'une brique, je le plains sincèrement, parce que c'est juste de la tôle. Le plus important, il est ailleurs, et il ne s'achète pas.

Tu me files une feuille blanche, un stylo et trois heures de tranquillité, tu fais de moi un Prince.

(Oh, et pour info, le FBI me traque DEPUIS 56).

"Tu me files une feuille blanche, un stylo et trois heures de tranquillité, tu fais de moi un Prince" => c'est un message subliminal pour ta femme ? :D Espérons donc qu'elle lira l'interview ^^

Oh non, c'est un message que j'adresse plutôt à mes supérieurs hiérarchiques, dans la mesure où PYT est assez coulante sur ce plan (ça doit bien être le seul, d'ailleurs, car elle sait bien jouer de la massue le reste du temps …). Espérons cependant qu'ils ne lisent jamais l'interview sans quoi ils pourraient vouloir me rétrograder (encore qu'ils ne pourraient pas vraiment vu que je suis au plus bas de l'échelle - rapport au fait que j'ai le vertige et tout ça).

C'est plus l’extrémisme et le manque de maturité des réponses qui t'as surpris ? Plutôt que cette opposition légitime de fans qui voient leur mythe se fissurer sous le marteau et l'enclume d'un Gamer - rappelons-le - aux mains carrés (c'est plus facile pour taper) ?

Absolument. L'opposition, c'est une dynamique naturelle, normale et saine. Nous avons tous nos propres critères d'évaluation, notre propre façon de ressentir les ½uvres, en fonction de notre vécu, de notre culture, de nos attentes et de notre maturité intellectuelle. Autant de vérités humaines qui, forcément, n'iront pas toutes dans la même direction et se tireront la bourre, parfois. Sauf que ça n'empêche pas la courtoisie, le respect, le dialogue, l'ouverture d'esprit. Au contraire : lorsqu'il est question de débats d'idée, l'opposition ne vaut que tant qu'elle respecte ces principes. Sans cela, elle ne peut rien produire de constructif, elle se résumera à une guerre de tranchée puérile dont le seul enjeu sera d'avoir plus raison que l'autre.

Sauf que voilà, la génération internet, toujours elle, a bien du mal à tolérer que des gens puissent avoir l'outrecuidance de ne pas penser comme elle. Chacun ici (ou peu s'en faut) est tellement convaincu d'être le parangon de l'intellectualisme moderne que tout avis contraire est vécu comme une agression, et donne lieu à une réaction proportionnelle en termes de virulence. On ne cherche pas à comprendre, on ne cherche pas à peser, on ne cherche pas à aller au-delà du ressenti. On se sent "frappé", alors on frappe. Et ça, c'est très inquiétant, comme façon de gérer l'opposition. Ça tend à démontrer qu'on n'est pas/plus capable d'accepter l'"autre" dans sa différence. L'incompréhension que cette dernière suscite n'entraîne pas une volonté de comprendre, mais des tartes dans la gueule sans autre forme de procès. Or ce qui a court sur le net est représentatif, dans une moindre mesure, de l'évolution de la société. Laquelle fait froid dans le dos, mais ça n'engage que moi.

Bien sûr, il est malhonnête de ma part de tout mettre sur le dos du web, là où celui-ci n'est qu'un catalyseur. Il n'est que l'instrument par lequel ces attitudes se banalisent, se généralisent et, au-delà, se "normalisent" (au sens de "devenir une norme"). Au nombre des responsables, au risque de paraître réac' (rires), on compte les désaveux parentaux, éducatifs et consorts, toutes ces bonnes intentions qui pavent l'enfer d'un monde humain dans laquelle les individus n'apprennent plus à supporter la frustration, l'effort, l'empathie, l'attente, et tout un tas de valeurs morales passées de mode aujourd'hui.

"L'évolution de la société" ? Mais Liehd, la société n'évolue pas. Le primitif, l'instinct, la violence, ce fut, c'est, ce sera. C'est pour ça qu'il faut purifier les masses et fonder notre secte, la Liehd&Neves Society.

Quand même. On n'a certes pas fait beaucoup de chemin depuis l'époque où on tagguait du bison à Lascaux, mais enfin, on n'en est plus à se taper dessus au gourdin comme au début de 2001 (enfin, pas tous).

L'homme, dans le fond, reste un animal, mais c'est un animal qui pense, qui possède une faculté d'abstraction et qui, cerise de Groupama sur le gâteau, a connaissance des principes ataviques qui le gouvernent d'un point de vue subconscient. Ce qui implique qu'il a le choix. Il peut s'abandonner à sa nature bestiale et s'en servir d'excuse. Ou bien il peut la dompter et la dépasser, dans la mesure de ses moyens. Par conséquent : il peut tendre à autre chose. Avec ses bons jours et ses mauvais jours, mais l'intention a son importance. Il est là, le véritable arbitre. La nature de l'homme "animal social" est duelle. En partie biologique, et en partie "construction conceptuelle". A chacun de choisir de quel côté il veut voir pencher sa balance, en son âme et conscience. Sachant qu'évidemment, il y en aura toujours pour ricaner en disant "qu'il faut s'accepter tel que l'on est", pas parce qu'ils sont plus sages, comme ils le prétendre, mais une fois de plus parce qu'ils sont plus paresseux.  En accédant à la conscience, l'être humain est devenu un "monde ouvert", qu'on peut explorer à l'envi. Là où la plupart des gens se contentent d'y jouer façon Beat'them All.

Du coup, la Neves&Liehd Society, je suis plutôt pour. A condition que ce soit un mélange entre Wolfram&Hart et le duo Locke/Démosthène de la Stratégie Ender.

Faut-il policer internet ? Ou tout du moins l'inquisiter à minima ? Censure nord-co' ? Gardien de la Stagnation ?

J'assume. Oui, il faut policer internet, ça devient même urgent. Il faut également éduquer, et de plus en plus jeune. Internet, en l'état, c'est une grosse poubelle. Un dépotoir à ciel ouvert dans lequel on jette pêle-mêle les bonnes et les mauvaises choses, sans faire de distinction. Ce qui est franchement dramatique, d'un point de vue culturel : numériquement, tout se vaut. La quantité étouffe la qualité. C'est le clic qui va faire la différence. Or le clic, on ne le sait que trop bien, il ne va pas aller plébisciter des articles longs, complexes et cultivés, mais des posts racoleurs (de la postitution, qu'on appelle ça, lol), simplificateurs, réducteurs et souvent erronés. Si bien que ce sont les mauvaises infos qui vont remonter le plus facilement, et être relayées en l'état par un lectorat qui ne sait plus vérifier la pertinence de ses sources depuis longtemps (si tant est qu'il l’ait jamais su).  On retombe là encore sur le clivage Lucchini/Youtubbeurs que j'évoquais précédemment : il ne faut surtout pas faire d'effort, l'internaute lambda ressent la chose comme une agression. Il veut du pré-mâché, du consensuel, du démago et surtout, surtout, du "qui pense comme lui", du "qui dit tout haut ce qu'il pense tout bas" (car l'internaute lambda a toujours raison, évidemment. Il a beau n'avoir rien lu, ne pas maîtriser sa langue, ne pas vouloir réfléchir plus de trente secondes d'affilée, il est convaincu que de tous les individus passés, présents et à venir, lui seul voit juste et sait "ce qui est vrai". LOL).  En ce moment, on a coutume de dire que l'Education Nationale (et au-delà, le gouvernement) nivelle volontairement ses enseignements par le bas, pour "transformer le futur citoyen en un outil sans âme", mais si c'est le cas, les mecs devraient arrêter tout de suite d'investir là-dedans, vu qu'internet s'en occupe quotidiennement, et de manière bénévole. Avec, qui plus est, des résultats probants. J'en veux pour preuve la mouvance "Social Justice Warrior", que j'ai découverte sur le tard et qui, en plus d'être ridicule, se révèle intellectuellement dangereuse.

Pour rectifier le tir, il faudrait séparer le net en deux : l'un officiel, sérieux, contrôlé, auquel n'auraient accès que les internautes accrédités, en "lecture seule" pour les autres ; et un second, ouvert à tous, qui servirait de poubelle et d'exutoire pour le petit peuple.

Et là, paf, tollé d'indignation ! "C'est de la discrimination, de l'élitisme, du snobisme, du nazisme", j'en passe en d'autres mots en "isme" (en oubliant que c'est déjà un peu ce que pratique Gamekult au niveau de ses forums depuis des années). Car tout le monde a droit à la liberté d'expression, enfin, Liehd, as-tu perdu la raison ?

Dans un monde où tout un chacun serait assez mature pour faire un usage raisonné de cette liberté, et saurait poser ses propres limites, moi je dirais "banco", je signerais de suite. Mais puisque de toute évidence, ces prérequis minimaux sont hors de portée du plus grand nombre, c'est alors aux institutions de prendre le relais et de les encadrer, ne serait-ce qu'à titre didactique, dans l'intérêt de ce même plus grand nombre (comme un parent est supposé cadrer sa progéniture, ou comme un individu sous Curatel - les rapprochements ici sont tout sauf innocents). Parce que quand plus haut, je te parle de "petit peuple", je ne vise pas les classes moyennes ou les nécessiteux. Je vise tous ceux qui ne savent pas se tenir, quel que soit le statut, et pour qui l'usage de la liberté, c'est pouvoir faire caca sur le paillasson du voisin parce que c'est trop lol. Parce que la liberté, sans la maturité, ça ne peut pas fonctionner. La liberté "absolue" n'existe pas, parce qu'elle finit toujours par empiéter sur celle d'autrui. La liberté, la vraie, c'est de ne plus avoir à subir arbitrairement les règles dictées par un individu ou une institution, précisément parce qu'on n'a plus besoin qu'on ne nous les impose. Parce qu'on comprend la nécessité de ces règles et parce qu'on se les impose à soi-même, sans avoir besoin qu'on ne nous les souffle à l'oreille. Or dans la vie comme sur le net, on en est loin. J'ai même l'impression qu'on s'en éloigne chaque année un peu plus.

Plus prosaïquement, je suis pour que d'un point de vue symbolique, les organes décisionnels posent de manière explicite que "non, tout ne se vaut pas", et rappellent à tout un chacun ici que nos opinions, ben... on s'en tape pas mal, en fait. Je rêve que les sections "commentaires" des articles ou forums soient soumises à un correcteur orthographique qui empêcherait de poster tant qu'il y aurait plus de deux ou trois fautes par paragraphe. Ça obligerait les gens à se relire, à progresser en français ou à se demander si leur intervention vaut vraiment tant d'efforts. Parce que ça aussi, c'est un gros problème, il me semble, quand on creuse : internet encourage les gens à croire qu'ils ont de l'importance, que leur voix compte, qu'ils sont "quelqu'un", en plaçant le centre de gravité des échanges à hauteur de leur nombril. En témoignent le nombre d'individus qui ne prennent la parole que pour dire "moi j'ai aimé", "moi je n'ai pas aimé" (souvent en des termes beaucoup plus fleuris) (mérogis, lol) et ils ont le droit de le faire, évidemment, je ne le leur enlève pas. Mais enfin, que des gens jugent ce type d'interventions pertinent, ou utile, ou nécessaire, ça me dépasse. Parce qu'osef grave. Qui t'es ? Pourquoi je devrais en avoir quelque chose à cirer de ton avis ? Qu'est-ce qui te pousse à penser que le monde entier souhaite savoir ce que tu en penses, alors qu'il ne connaît même pas ton existence ? Ecris un article, ponds un argumentaire, fais-nous rire, rêver ou réfléchir. Là, ok. Mais balancer ton avis, là, comme ça, sans même y mettre les formes, c'est comme se planter sous l'Arc de Triomphe et gueuler "moi j'ai kiffé Mad Max Fury Road".  Dans la vraie vie, les gens feront comme s'ils n'avaient rien entendu, ce qui est l'attitude la plus rationnelle à avoir dans ce cas de figure. Alors qu'au contraire, sur le net, non seulement ça ne choque personne mais tout le monde va embrayer derrière. IRL, ça donnerait des centaines de gens sous l'Arc de Triomphe en train de gueuler tous ensemble sans s'écouter les uns les autres, et parfois en train de se bastonner. Paie ta bande de névrosés narcissiques, ai-je envie de dire, et tant pis si ça vexe du monde. Moi, vraiment, tout ça me fiche les jetons. J'en ris, là, comme ça, mais j'ai plutôt envie d'en chialer.

Social Justice Warrior !? Connais pas. Qu'est-ce que c'est. Des types qui reprennent les misogynes sur Femme Actuelle !?

Heureux homme que tu es. Ignorance is bliss, comme on dit. Mais oui, c'est un peu ça : des types qui reprennent TOUT LE MONDE, PARTOUT, SUR TOUS LES SUJETS. Si tu n'es pas misogyne et que tu n'es pas d'accord avec eux, tu es misogyne quand même. Parce qu'ils te connaissent mieux que tu ne te connais toi-même. Ils sont les Socrate des temps modernes.  Même si intellectuellement parlant, ils sont plus proches de Platon. Pardon, je voulais dire Pluto (fichu correcteur orthographique!). Quoi qu'il en soit, ils empoisonnent le net avec leur rhétorique fumeuse, qu'il est aisé de démonter (encore faut-il que la personne soit capable de comprendre la démonstration argumentative, ce qui relève plus de l'exception que de la règle) et qui se repose beaucoup sur un vocabulaire néologique inventé exprès pour (du type cis-genre, male tears, mansplaing, etc...).

Comme je l'écrivais dans mon article sur Final Fantasy XV et le sexisme, il y en a même qui chronomètrent le temps de parole des personnages masculins et féminins dans les séries ou dans les films. Ce sont également les mêmes qui ont imaginé plusieurs centaines d'orientations sexuelles et de genres différents sur Twitter. Parce que "mâle" et "femelle", c'est pour les faibles, tu vois. C'est tellement plus badass, de dire qu'on est "Edwardcullenosexuel", tu penses. Ça donne un genre (justement, c'est le but). Généralement, il est d'autant plus facile de les repérer qu'ils collent des é-e-s à tous les mots jusqu'à rendre leur discours complètement illisible et ils prônent un discours "non-oppressif", à savoir qu'il ne faut pas dire "gros" ni "con", mais "un peu enveloppé" ou "déficient intellectuellement", et si tu ne respectes pas leurs consignes, c'est que tu es un gros con. Je sais, c'est un peu contradictoire mais c'est pour ça qu'ils restent entre eux. Il n'y a que comme ça qu'ils peuvent se donner l'impression d'avoir raison. C'est triste, un peu, quand on y pense.

"Pour rectifier le tir, il faudrait séparer le net en deux : l'un officiel, sérieux, contrôlé, auquel n'auraient accès que les internautes accrédités, en "lecture seule" pour les autres ; et un second, ouvert à tous, qui servirait de poubelle et d'exutoire pour le petit peuple." => Oui le Darknet, la Dark Army ... attends, putain c'est toi Whiterose !!!???

Oh non, rien de tout ça. Non, je pense à internet tel qu'il existe déjà, auquel on collerait un palier "supérieur" accessible uniquement aux contributeurs dont la pertinence aura été institutionnellement reconnue : les historiens, les sociologues, les professeurs assermentés. Ça n'empêchera pas le bullshit, c'est certain, parce qu'avant d'être un spécialiste, on n'en reste pas moins un homme. Mais on réduirait ainsi grandement les risques de désinformations et on cesserait d'entretenir cette fausse idée (si commode) comme quoi "tout se vaut" et comme quoi "oué mai c pa paskon a pa de diplome kon peu pa savoir la vérité vré dabor".  J'ai toujours pris le parti du peuple contre les élites mais quand ledit peuple se prend lui-même pour une élite alors qu'il ne sait pas orthographier Dylan convenablement, je n'ai aucun scrupule à retourner ma veste. Elle est comme nos éditions collector préférées : elle a une jaquette réversible.

C'est vrai qu'on sent un reliquat de Diktaliehd dans tes derniers propos. Quand on commence à dicter ses règles et à priver les libertés fondamentale(ment) débilitantes, on s'approche dangereusement du Despotisme. Mais en soi ce n'est pas une mauvaise idée. Mais c'est comme dans la vraie vie dehors, pas de règles = anarchie. Quoi que même en en imposant ... En fait, plus qu'une Ecole de Bonne Tenue, c'est Liehdland qu'il faut créer. (Le Royaume, pas le parc d'attraction)

Le Royaume que tu évoques (soupir... aaah, si seulement...) ressemblerait quand même pas mal à un parc d'attraction, il ne faut pas se voiler la face. Et je collerais discrétos du Prozac dans la barbe à papa. Mais oui, tu n'as pas tort, c'est exactement ça : on fait tout un foin de la liberté, dont on se fait une fausse idée infantile (la liberté c'est quand on peut faire tout qu'est-ce qu'on veut !) et qu'on considère à tort comme un idéal positif  dont il n'est pas possible de remettre la légitimité en question (non mais y'a encore des gens qui lisent cette interview ? Franchement ? !). Puisque je suis lancé en mode réac' depuis un paquet de lignes, il y a un vieux dicton que les parents d'aujourd'hui oublient d'apprendre à leurs mômes, j'ai l'impression : la liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres. Si tu ne respectes pas ce principe minimal, tu n'as pas la maturité nécessaire pour jouir de cette liberté, et tu as donc besoin d'un encadrement "despotique" jusqu'au jour béni des dieux où tu grandiras dans ta tête et où tu sauras te passer de ces garde-fous.  Sans cela, en effet, on bascule dans l'anarchie et quand on voit ce que ça donne sur le net, on n'est pas forcément pressé de voir la même chose IRL. Perso, je n'aime pas les séries de zombies. La liberté, finalement, c'est un peu comme le vélo cross : si tu dois garder les petites roulettes jusqu'à 70 ans, ben on te laisse les petites roulettes et puis c'est marre, sans quoi on risque de faire exploser le budget mercurochrome.

Sur le net, on a tendance à confondre "liberté" et "impunité". Le concept de liberté n'est plus ni compris, ni respecté : il ne sert que d'excuse et de paravent pour justifier l'injustifiable. Si celles et ceux qui se sont battus pour que nous puissions en bénéficier nous voyaient, ils auraient honte de nous, vraiment.

« la liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres » => en fait, je crois que tu comprends le truc de travers. Si un mec fait du cross à fond les ballons à 3h du mat’ juste devant chez toi, ce n’est pas de l’impunité, c’est juste que le mec respecte la règle, il a juste plus de liberté que toi. Maintenant que tu le sais, il te reste à bien fermer ton clapet. Ou charger ta carabine. Pour inverser la tendance.

Il ne peut pas avoir plus de liberté que moi vu que dans l'absolu, la liberté n'existe pas. Il "pense" en avoir plus que moi, ce qui lui confère ce sentiment d'impunité, mais dans les faits, moi aussi, je pourrais faire du cross devant chez lui à trois heures du mat' avec la sono à fond la forme. Ce qui m'en dissuade, outre le fait que je sois allergique au sport, ce n'est pas que je suis moins libre que lui, mais ma capacité à concevoir mon prochain comme un autre moi-même (cette "empathie" qui, selon Philip K.Dick, distingue les humains authentiques des robots-humains - bien sûr, il parlait ici au figuré. Il vaut mieux préciser, avec lui). Si tu comprends comment fonctionne la société, tu en acceptes les règles, pas parce que tu les juges justes ou légitimes, ou parce que tu es un mouton, mais parce que tu en saisis la nécessité. Tu renonces sciemment à une part de ta liberté par respect pour la liberté d'autrui, sans te soucier de savoir si tu le connais ou non, par principe, parce que tu le reconnais comme ton égal. C'est tout le problème aujourd'hui : sortis des sphères familiales/amicales, les gens ne considèrent plus leurs semblables comme tels, mais comme des éléments du décor, des objets, des nuisances ou des marchepieds. Ils n'ont aucun scrupule, aucun remord à en tirer avantage, profiter d'eux ou leur faire mal parce que symboliquement, ils ne leur reconnaissent pas le statut d'hommes à part entière - ce qui, du reste, caractérise le fonctionnement des psychopathes. Aussi le comportement des gens vis-à-vis des règles ou de leurs semblables est-il plus révélateur de leur véritable intelligence, de leur humanité et de leur santé mentale que tous les grands discours ou les tests de QI du monde.

D'ailleurs puisqu'on en parle, à titre personnel, j'aimerais bien que quelqu'un m'explique rationnellement pourquoi CERTAINS AUTOMOBILISTES NE SONT PAS FICHUS DE COLLER LEUR PUTAIN DE CLIGNO QUAND ILS CHANGENT DE DIRECTION ?! HEIN ? POURQUOIIIIIIIIIIIIIIII ?!

Je veux dire... ça peut pas être parce que c'est compliqué, quand même ! Ou parce que c'est fatigant ! Alors quoi ? Est-ce que c'est une façon de dire aux autres "OSEF de vos gueules, démerdez-vous, vous méritez même pas que je lève vaguement la main pour actionner mon bidule" ? Sérieusement, j'ai beau y réfléchir, je n'arrive pas à envisager une seule bonne raison à ça. Or comme c'est davantage la règle que l'exception, de nos jours, je suis perplexe. Et inquiet.

fin de la quatrième partie.

2014-2017 Time Neves, c'est dans la boite Réservé.

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Neves Reporter (Jeu vidéo)

Nous y voilà.

J'avais initialement prévu de t'étaler la publication de l'interview de ce patient (dis comme ça, on se croirait à l'Asile d'Arkham - et ce n'est que partiellement faux) sur toute l'année 2018 avant de me raviser. Le patient s'inquiétant manifestement sérieusement pour la santé mentale de Fache, je décida (ou plutôt nous décidames) de réduire le nombre d'articles afin de condenser l'interview sur le mois de fête qu'il doit être : Décembre. Comment finir l'année autrement que par un feu d'artifice, une coupe de champagne et un bon rail de coke ? Vous l'avez compris, impossible. Trois ans donc après la première partie de son spectable avec feu Gandalfleblanc, l'homme-mystère revient pour nous accorder sa dernière grande fantaisie avant de raccrocher la manette. L'occasion de revenir sur son parcours, ses financements politiques occultes ainsi que sa propension à la digression. J'ai pris la liberté de laisser les pavés tels quels car je ne saurais avoir l'outrecuidance de dénaturer la vision primaire de l'auteur. Notez que le sieur nous a fait grâce de l'écriture inclusive. On a échappé au pire murmure Fache au loin. Vous imaginez un tel lyrisme accouplé à la dernière tendance dans les milieux mondains ? Personne n'en serait ressorti vivant. Moi, y compris.

 

 

 TRAME

 

 I                           Cloud                           6/12

 

II                         Squall                        13/12

 

III                        Djidane                     20/12

 

IV                      Tidus                          25/12

  

V                        Vaan                           27/12

 

VI                       Noctis                       31/12

  

 

 

Copyright Zigendfunk & L.G.A.M.C.

 

 

 III      Tribal

 

Puisque tu parles de compagnons, de communauté, cela me fait forcément penser à celle de l'Anneau et je me demandais quel rôle jouais tu et qui est Sauron surtout ?

Ha ha. La question qui fâche. Ou qui fâcherait, si je ne m'étais pas déjà mis à dos les trois quarts de la communauté. Bien sûr, à ton "qui est Sauron ?", tout le monde attend que je réponde "Julien Chièze", mais ce ne sera pas le cas, car je suis (a priori) une des rares personnes qu'il n’insupporte pas. Peut-être parce que je ne suis pas un "vrai gamer", ou peut-être parce que "vrai gamer", ça ne veut rien dire du tout. Toujours est-il que le mec fait son truc, on aime ou on n’aime pas, c'est un autre débat, mais il ne force personne à le suivre ou le lire. Peut-être qu'il n'aide pas à donner du jeu vidéo une image positive auprès du profane, je n'en sais rien, mais enfin les centaines de débilos qui s'écharpent à longueur de forum juste parce qu'ils ne sont pas d'accord les uns avec les autres, ça n'aide pas davantage. En tout cas, ça ne donne pas envie de s'intéresser, d'essayer ou de prendre le média au sérieux.

Ha, p*tain, je digresse encore. Allez, allez, on se recentre.

Qui serait Sauron ? Ça, je peux pas dire. Y'en a bien quelques-uns qui ont traîné par là et qui avaient la même ouverture d'esprit et la même perméabilité à la contradiction que lui, mais de là à les canoniser "Rois du Mal"... non, ce serait décidément leur faire trop d'honneur. On n'a pas vraiment de Sauron, sur Gameblog. Des orcs, des trolls et des gobelins, ça ne manque pas, par contre.

De mon côté, sans surprise, je serais plutôt Gollum, parce que je l'imite plutôt bien, que je lui ressemble beaucoup physiquement, et qu'on souffre tous les deux de la même bipolarité (en apparence, du moins). Mais si vraiment, il faut choisir un membre de la Communauté de l'Anneau à proprement parler, alors je serais Pippin. Et Snake serait Merry. Obligé.

'tain je savais pas que Pipin et Merry étaient gay :D

Faut que tu revoies le film, alors. Ça se voit comme des pieds de Hobbits au milieu de la piste de danse. Pour te dire, c'est presque aussi flagrant que pour Frodo et Sam.

L'amitié entre genre opposé ça n'existe pas. L'amitié entre même genre ça n'existe pas. Est-il possible de s'inviter soi-même comme ami. Sinon comment je vais faire ?

Avec les multicomptes, tout est possible, allons. C'est même une tradition sur Gameblog. Quand tu n'as pas d'amis, tu t'en fabriques et puis c'est tout. D'ailleurs je suis au regret de devoir t'annoncer que tu es un de mes multi, et que tu te réponds à toi-même. Bonjour, moi.

Quoi qu'il en soit, laisse-moi te détromper : bien sûr que l'amitié entre individus d'un même sexe existe, sinon c'est que je désire secrètement pécho un paquet d'ex-Gameblogers, et ils risquent d'y réfléchir à deux fois avant de revenir dormir à la maison. Or je ne suis pas sûr qu'ils soient prêts pour ça (ni moi non plus, d'ailleurs).

C'est quoi le plus important dans une ½uvre ? La réponse 'tout' n'en ai pas une. Le début, le milieu, la fin, la cohérence ?

Réponse D : la réponse D. C'est ma dernière bafouille.

Non parce que forcément, si tu m'interdis de donner la bonne réponse, je ne vais pas pouvoir gagner le million ! Parce que le début, le milieu et la fin, dans l'idéal, ça n'existe pas de manière indépendante : ce sont des divisions artificielles qui posent des jalons, des points de repères pour le public, mais un artiste doit se garder d'y avoir recours. Toute la subtilité de l'écriture scénaristique est là, d'ailleurs : il faut être excellent d'un bout à l'autre du récit. Certains auteurs se relâchent une fois leur intrigue résolue, parce que la crise est réglée et que par conséquent, l'histoire est terminée, le reste ressemble davantage à un debriefing pour les personnages ... Cependant c'est commettre une faute professionnelle, pour ainsi dire, parce qu'une ½uvre doit faire sens et emporter le lecteur/spectateur jusqu'à la dernière seconde de la dernière minute.

A l'opposé, il y a des auteurs qui misent tout sur le dénouement de leur intrigue et qui ont tendance à bâcler son déroulement : suivez mon regard, M M. Night Shyamalan ! Ou tiens, puisqu'on en parle (toujours), signalons-le ici : le dénouement de Final Fantasy X est un modèle du genre, l'un des plus réussis de la saga. Malheureusement, ce qui précède est très très (TRES) en dessous, et la révélation la plus intéressante du titre arrive beaucoup trop tard - alors qu'elle aurait dû être au c½ur de la narration. 

Quand j'achète un nouveau bouquin, je lis toujours la première phrase et la dernière. Généralement, cela me suffit à savoir ce que je dois savoir au sujet de la qualité de l’½uvre. Ce n'est pas une méthode infaillible, c'est certain. Mais quand on sait où regarder (et comment), c'est ce qui s'en rapproche le plus.

« Quand j'achète un nouveau bouquin, je lis toujours la première phrase et la dernière. Généralement, cela me suffit à savoir ce que je dois savoir au sujet de la qualité de l’½uvre. » => tu comprends que certains y voient là de l’élitisme … ? Voire du Luchinisme.

Oui, bien sûr, quand on reste en surface, ça se comprend. De toute façon, tout peut se comprendre quand on essaie vraiment. "Comprendre" n'est pas "justifier". En l'occurrence, ici, ce n'est pas une question d'élitisme mais d'expérience (lire beaucoup), de culture (lire beaucoup aussi) et de méthode (réfléchir un peu sur la chose écrite). Rien qui ne soit à la portée du plus grand nombre, en somme. Tout le contraire de ce dont tu m'accuses, gredin !

C'est précisément là que ces considérations deviennent problématiques parce qu'on aime à taxer d'"élitisme" tout ce qui nécessiterait de produire un effort intellectuel, même réduit. L'adjectif devenu une excuse pour ne plus avoir ni à lire, ni à réfléchir et ça, ce n'est ni acceptable, ni excusable. Aussi est-il fondamental d'apprendre à faire la part des choses entre l'"élitisme réel" et "l'élitisme fantasmé".

Pourquoi cet avatar ?

Des avatars, il y en a eu un paquet, au fil du temps. Ceux du Joueur aux Mains Carrées, d'abord, que j'avais griffonnés exprès, puis toute une tripotée d'autres bricolés sous Paint au fil de mes humeurs. En l'occurrence, ici, il s'agit d'une double private joke compréhensible des seuls initiés : une référence à Gabriel, le basset du réalisateur Mamoru Oshii (que celui-ci a presque élevé au rang d’icône religieuse, et que nous sommes plusieurs ex-Gameblogger à vénérer de tout notre être), mixé avec ce bon vieux Captain Harlock, connu chez nous sous le nom d'« Albator », pour son côté rebelle sans foi ni loi. Rapport au statut d'emmerdeur patenté dont j'ai fini pas écoper à force de pousser des coups de gueule ici.

Vous vénérez Oshii ou le chien ? Pourquoi ?

Les deux. Oshii d'abord (même si entre tous, je suis son plus gros fanboy, y compris au niveau du tour de taille. J'adore même Assault Girls et Tachiguishi, c'est dire). Le chien, ensuite (et très logiquement). A force de le coller dans tous ses films et ses mangas (ou pas loin), Oshii nous a ouvert les yeux. Il nous a montré la lumière. Ou plutôt la truffe. C'est ainsi que nous avons appris que la Vérité était un peu humide, qu'elle avait la langue pendante et qu'elle sentait fort de la bouche. Dans ces conditions, impossible de ne pas tomber fou amoureux d'elle.

Qui sont les ex-Gameblogers à vénérer Oshii et son compagnon (dans la mesure où tu peux donner des noms) et te considères-tu toi-même comme ex-Gamebloger ?

Oh, ça n'a rien d'un secret. Outre l'officiant que je suis, le culte de Gabriel compte deux principaux ministres : Choco de l'Etoile du Corgi Albinos, et Snake le Cocker Infernal de la Domination. Lesquels, pour célébrer notre divinité ainsi qu'elle le mérite, se sont engagés à aboyer deux fois par jour.

Grosse correction : l'épisode sur le "pote" qui sortait de nul part avant cette mise à jour est une relance de la question entamée dans l'épisode 2 de cette sexologie (c'est comme ça qu'on dit ?), question qui a tellement de ramifications (plus que l'arbre-vie, rendez-vous compte), que je me suis perdu, voilà vous savez tout. Bande de voyeurs.

Pourquoi avoir posé le pied sur Gameblog et son espace d'expression ? Pourquoi ne pas avoir ouvert ton blog sur Femme Actuelle par exemple ? Au-delà des connexions sociales qui t'ont entrainé là-dedans, l'espace était-il assez grand déjà ?

Alors si je n'ai pas ouvert mon blog sur le site de Femme Actuelle, c'est parce que j'étais nul en horoscopes et en courrier du c½ur. Sur le plan sentimental, je pourrais sans doute conseiller efficacement des T800 ou des T1000, peut-être même des photocopieurs ou des machines à café, mais les humains sont au-delà de ma sphère de compétences. Et quant aux horoscopes... J'ai passé trop d'heures devant les Chevaliers du Zodiaque quand j'étais môme, ça laisse des traces. Il y a forcément un moment où j'aurais craqué et où j'aurais écrit un truc du style "Lion : travail : si vous doutez de l'honnêteté de votre patron, gardez vos soupçons pour vous et ne cherchez pas la confrontation en face-à-face", ou "Poissons : c½ur : dites-le avec des fleurs, son sang ne fera qu'un tour". Au-delà de ces considérations techniques, si j'ai débarqué sur Gameblog plutôt qu'ailleurs, c'était pour faire "tout pareil que mon pote". Et pour l'y retrouver, accessoirement, parce que plus on est de fous, plus on rit. Ça ne va pas chercher plus loin. Dans la mesure où son travail m'avait donné envie de tenter l'aventure, et où il débarquait tout juste de chez Gamekult pour prendre un nouveau départ, je lui ai emboîté le pas sans réfléchir. Se serait-il inscrit sur Femme Actuelle.com que j'en aurais fait tout autant sans me poser de question. Mais sans doute n'y aurais-je pas trouvé de compagnons de cette qualité, et dans cette quantité. Quand tu débarques par hasard dans un espace aussi productif et aussi motivant, tu ne peux qu'avoir envie de t'y faire ta place.

Et ce pote, il est secret ou il a un nom ?

Il a sans doute un nom, oui. Ce serait triste, sans ça. ;)

Et son nom à ce pote (putain t'es chiant, je vais passer pour un persécuteur), il est secret ?

A vrai dire, je ne connais que son pseudo. Du coup, d'une certaine manière, oui, il est secret ! :D D'ailleurs j'ai toujours beaucoup de mal à passer le cap pseudo > prénom, IRL. Pour moi, un pseudo, c'est presque un prénom comme les autres.

Et quel est son pseudo du coup ?

Alors ce que je te propose, de toi à moi et de façon tout à fait désintéressée, maintenant que j'ai bien ferré le poisson (140 heures à pêcher dans Final Fantasy XV, je suis devenu un vrai professionnel), c'est que tu colles un onglet "DLC" en haut à droite de ton blog, et je révélerai ce pseudo à toutes celles et ceux qui achèteront le season pass de cette interview. Après quoi on partagera les bénèf', ça va sans dire. 80% pour moi, 40% pour toi, ça te va ?

Mais t’as vraiment aucun sens moral en fait !

Tu ne m'auras pas par la flatterie. Il me semblait te l'avoir déjà dit, ça, non ?

89 pour toi, 78 pour moi, ça me parait déjà plus équitable. Sans toutefois l’être. Mais c’est le paraître qui importe et ce serait bête de ne pas se conformer à la norme.

Au contraire ! C'est toujours bête de se conformer à la norme ! Hashtag on vaut mieux que ça !

(Oui, ma prochaine évolution sur le plan informatique, ce sera d'arrêter d'écrire "hashtag" et de taper # à la place. Mais je l'aime bien, moi, le mot "hashtag", il est rigolo tout plein. On peut presque s'imaginer Conan qui tague les murs à coup de hache. Ça a un petit côté érotique, même, quand on y songe).

Crevard :D

On avait dit quoi, sur la flatterie ?

Tu les lis, mes réponses, ou bien même toi, tu as lâché l'affaire ?

Pourquoi Docteur Liehd et Mister GamerAuxMainsCarrés ?

Rien de très romanesque, j'en ai peur. A l'époque, lorsqu'on s'inscrivait sur Gameblog, on pouvait choisir un identifiant différent du pseudonyme. Or comme je n'avais pas envie de retaper « LeGamerAuxMainsCarrées » à chaque déconnexion, j'ai opté pour quelque chose de plus court. En l'occurrence : le premier nom qui m'est venu à l'esprit, celui d'un de mes persos de Jeu de Rôle, quand j'avais encore assez de temps et d'énergie pour m'enfermer toute la nuit dans une cave pour chasser le vampire à coups de dés.

Sauf que suivant la section du site où je postais, c'était soit le pseudo, soit l'identifiant qui s'y affichait sans que j'aie voix au chapitre, semant le chaos et la confusion au sein de la communauté. Ce qui était très fun, au bout de compte, et tout à fait raccord avec mon projet initial. Aussi n'ai-je jamais songé à m'en plaindre. Ils ont réparé ça depuis, mais le « Liehd » est resté, pour des raisons pratiques évidentes.

D'ailleurs pour la petite histoire, ce personnage était un connard égocentrique et snob, mais doté d'un bon fond. Comme quoi le choix n'était pas anodin (rires).

Ton "projet initial" ? Tu peux nous en dire plus ?

L'idée, c'était vraiment de donner vie à ce petit personnage de papier, ce boulet mal dégrossi incapable de remporter une course à Mario Kart ou un tournoi de Bomberman, puis de développer tout un (petit) univers autour de lui. J'ai toujours eu besoin d'une caution créative pour me lancer, même dans les entreprises les plus triviales. Je venais de perdre mon grand-père et j'avais besoin d'un projet pour fuir en avant, qui serait assez stimulant sur le plan intellectuel pour m'occuper l'esprit, et suffisamment fun pour m'obliger à ignorer mes idées noires. Jusque-là, mon horizon 2,0 se limitait à trois forums de grosses légumes, que j'ai squattés, hantés, malmenés plus que de raison pendant trois ou quatre ans. Je n'étais jamais allé voir au-delà. C'était donc un grand saut symbolique dans l'inconnu.

Liehd reste donc un reflet de ton miroir ou c'est une seconde nature, un Persona ?

C'est mon Stand ! Niveau puissance, il se situe entre The Fool et Pet Shop, pour les initiés de la secte Jojo. Ce qui est assez vertigineux, ces mêmes initiés en conviendront avec des frissons de respect. Blague à part, évidemment, ce n'est pas qu'une fiction : comme tout personnage fictif, il n'en reste pas moins une émanation de son créateur et, par conséquent, il en partage certains traits. J'ai juste choisi parmi les miens ceux qui lui conviendraient le mieux, puis je les ai grossis jusqu'à la caricature. Raison pour laquelle j'en ai surpris plus d'un lors des quelques IRL auxquelles j'ai participé : certains s'attendaient (avec un peu d'appréhension) à rencontrer une version française de Jim Carrey période The Mask, et ont vite soit déchanté, soit soupiré de soulagement. Dans la vie de tous les jours, je suis plutôt du genre discret, introverti, et d'une timidité maladive. Difficile de faire plus contrasté.

De toute façon, on a un peu tous 2 facettes (au moins) ... Non ? Sans vous faire désirer ma propre interview, le personnage de Neves ne reflète pas vraiment non plus l'auteur derrière.

Oui alors justement, puisque tu en parles, ça tombe bien, figure-toi que j'avais prévu de profiter de cet entretien pour glisser (subtilement, ça va sans dire) dans la conversation : "bon et alors, c'est pour quand, l'auto-interview ?". Déjà, parce qu'on n'est jamais aussi bien servi que par soi-même. Ensuite, parce que tu n'es pas évident à cerner (si j'en crois le rapport des CRS). Difficile de faire la part des choses entre ton personnage, somme toute très atypique, et la réalité derrière. Alors dis-nous un peu... Qui es-tu, que veux-tu, d'où viens-tu, quels sont tes réseaux ?

Il n'y a donc personne de compétent pour m'interviewer !?

C'est surtout qu'il n'y a plus personne du tout. ^^

A part Donald.

Donald, tu ne voudrais pas interviewer Neves, des fois ?

Il a bien dû avoir une prise de bec ou deux sur le site, non ?

Du coup, il a de l'ADN de canard, c'est forcé.

Bec, canard. Humour.

Plus c'est gros, plus ça passe, ce n'est pas une mauvaise réflexion ;) Mais non. Je vois surtout en "CRS" un mirage bien visible. Je pensais que tu bossais pour Macron (à l'économie donc) mais le soi-disant employé de bureau travaille plutôt du côté de la place Beauvau. Il était comment Sarko' à l'époque ? A moins que ce soit la DGSI, ce qui serait plus logique encore. Des photocopies, bah bien sûr :/

Sarko ? Macron ? T'es fou, toi. Mon corps, mon c½ur et mon âme professionnels appartiennent à ma Najat d'amour, et je les lui livre sans rechigner. Après, pour les détails, je la laisse régler ça avec PYT en maillot de bain dans une arène de marmelade.

Non mais franchement, qui voudrait bosser à la DGSI quand on a une Najat au gouvernement ?

Et d'ailleurs, je tiens ici à répondre à ses détracteurs : "VOUS, RONDS DE CUIR ! (...)". Non parce que bon, elle fait une cible facile, tu penses : c'est une femme, elle est jeune, elle est jolie et en plus elle est issue de l'immigration. C'est dire si elle cumule les handicaps.

Le recours au masque de fortune, tu penses que c'est un phénomène assimilable à l'ensemble des contributeurs de Gameblog ou certains agissent à découvert sans usage du masque ?

Oh, je pense que ça va chercher bien au-delà : il s'agit d'un phénomène commun à l'internet entier, pour ne pas dire à la vie en société. Qu'on en ait conscience ou pas, qui qu'on soit, quoi qu'on fasse, on avance tous masqués, on joue la comédie, on s'autorise quelques "petits" arrangements avec la vérité - celle-là même qui n'existe qu'une fois loin des regards, et se révèle rarement aussi flatteuse qu'on la souhaiterait. On se montre plus affable, plus enjoué, plus patient, plus aimable. On roule des mécaniques ou au contraire, on joue les grands sensibles. Rien de plus facile - surtout à l'écrit. L'être humain sait faire ça naturellement : enfant, déjà, il use et abuse de ce genre d'artifices. Il les teste, les affine, les perfectionne, et vogue la galère. Dès lors qu'il se sent observé, il se sent obligé de bomber le torse et de se montrer sous un jour plus glorieux, plus séduisant, moins "tel qu'il est" que "tel qu'il s'imagine". Pas besoin de clavier pour ça. Il suffit de savoir dire "je". Et c'est ainsi que nous nous construisons nos personnages, au quotidien, pieu mensonge après pieu mensonge, moins pour tromper les autres que pour nous tromper nous-mêmes, au travers du regard qu'ils nous renvoient : tout ça, pour se persuader qu'on est plus grands et plus beaux qu'on ne l'est véritablement, qu'on vaut autant qu'un autre (plus, même, dans l'idéal). Et tant pis si pour ça, il faut fermer les yeux ou s'imaginer des excuses. Tant pis si le vernis de gendre idéal qu'on arbore en bonne société (ou au fil des forums) se craquelle sitôt de retour dans la sphère privée. Tant pis si "paraître" dispense "d'être". On trouvera bien une raison de le justifier. On est très forts pour ça aussi. Partant de ce constat, puisqu'on est forcé de jouer un rôle, je préfère choisir les miens (autant que faire se peut) en fonction des circonstances. Tantôt Emile, tantôt Auguste, tantôt pitbull et tantôt pikachu. Plutôt Hamlet le mal-aimé que Iago le marionnettiste. Et même si, au bout du compte, je tiens plus du Kev Adams, qu'importe. L'essentiel c'est de n'oublier jamais (ou pas trop fréquemment, disons) qu'il ne s'agit que d'une représentation. Une farce. Pourtant, même caché derrière le Gamer aux Mains Carrées, je n'ai pas été moins sincère qu'un autre. Comme tout le monde, j'ai juste choisi ce que je désirais montrer de moi, et la façon dont je le faisais, mais en fonction de critères différents. Il ne s'agissait pas de briller, d'éblouir, mais de faire rire, de provoquer. D'être ridicule mais pertinent - et impertinent s'il le faut. Sérieux sans se prendre au sérieux, pour ne pas choper le melon. Comme les bouffons des temps jadis. Est-ce que je me suis joué de mes interlocuteurs, alors ? Au risque de me répéter : pas plus qu'un autre. Différemment. J'ai toujours écrit ce que je pensais, réagi en fonction de mes valeurs ou de mes idéaux. J'ai triché sur la forme, pas sur le fond. Or la distinction est fondamentale, ici, parce qu'il en va de même pour tous : celui qui se comporte comme un sale con, sur le net ou dans la vraie vie, est un sale con, point barre. Il peut bien prétendre que c'est "pour le lol", s'inventer de piteuses excuses, parler de "masque", il a ça en lui, c'est une part de sa personne, qu'il ne laisserait pas s'exprimer si elle ne lui procurait pas du plaisir, d'une manière ou d'une autre. Alors bien sûr (et heureusement !) qu'il n'est pas qu'un sale con, qu'on ne peut pas le réduire à cette seule épithète, mais le sale con qu'il donne à voir n'en est pas moins une facette de sa personnalité, au même titre que tant d'autres. Ici autant qu'ailleurs, nous sommes des masques, certes, mais ces masques sont (paradoxalement) révélateurs de ce que nous sommes. Il y a beaucoup à apprendre de ceux que nous arborons, des critères que nous retenons, de la façon dont nous nous mettons en scène, au point que ces masques nous trahissent autant qu'ils nous protègent. Il est aisé de lire entre les lignes, dès lors qu'on ne se laisse pas berner par les illusions qu'ils projettent et qu'on va voir au-delà. Ce n'était pas rare, sur les forums que je fréquentais avant d’atterrir sur Gameblog, mais ne se retrouve pas dans la communauté gameuse. Ou pas assez. L'internaute lambda, qui n'est qu'apparences (ou si peu sans faut) s'en tient exclusivement à celles-ci, prend ce qu'on lui sert pour argent content (dès lors que ça va dans son sens) et se laisse aveugler par des pirouettes d'amateurs et de grossiers artifices. Lorsque je l'ai compris (trop tard), je suis tombé de haut, ça a été une sacrée douche froide. Si je l'avais souhaité, j'aurais pu jouer le même jeu : être aimable plutôt que bourru, doux plutôt qu'incisif, diplomate plutôt que provocateur, tout en mesure et en angles arrondis. Ça ne m'aurait ni plus, ni moins ressemblé. Et pas demandé d'avantage d'efforts, d'ailleurs (mon boulot m'impose de le faire au quotidien, et à ma connaissance, personne ne s'est plaint). Sauf que de mon point de vue, exploiter la crédulité du lecteur pour en retirer un bénéfice narcissique, c'est un manque de respect manifeste. Aussi préféré-je opter pour la façon la plus honnête d'être malhonnête (puisqu'on ne peut pas ne pas l'être), et être critiqué pour ce que je ne suis pas plutôt que d'être aimé sur cette même base. Bon, et là tu te rends compte qu'il ne faut pas me poser ce genre de questions, sous peine de me voir devenir encore plus long, chiant et verbeux que d'habitude (rires).

C'est bien beau ce discours. Reste que t'as dit du mal de Tidus. Et ça, ce n'est plus jouer. C'est trop. Bien trop. Eminemement trop. La Première Guerre Mondiale s'est déclenchée pour un Casus Belli moins gros que ça. Qu'as-tu à répondre pour ta défense ?

Casus Belli, j'adorais ce magazine. Chaque numéro était la garantie de fantastiques voyages intérieurs. D'autres questions ?

Quant à Tidus, les torts sont partagés. Je n'aurais pas dit du mal de lui s'il avait su s'habiller, se coiffer, rire et n'ouvrir la bouche que quand il aurait eu des choses intéressantes à dire (c'est-à-dire jamais). En l'occurrence, aucun jury ne pourrait me refuser les circonstances atténuantes. Cependant au risque de me répéter, ça ne m'a pas empêché de finir le jeu, ainsi que sa suite, et de posséder le remake HD. Ce que les petits jeunes d'aujourd'hui ne comprennent pas, si brillants qu'ils se croient et au risque de radoter, c'est qu'on peut tout à fait aimer quelque chose et porter un regard critique dessus. Les deux ne sont pas incompatibles, au contraire.

On porte tous un masque, figurativement ou réellement, genre à la Ethan Hunt dans Mission Impossible ? T'es une femme en réalité ? Et je suis un homme ?

Alors avec ces histoires de Manif pour Tous qui recommencent à faire la une, on s'aventure sur un terrain glissant, là. Il y a la réalité biologique, et les réalités auxquelles nous nous identifions, or les deux ne correspondent pas toujours, c'est certain. Mais enfin, je trouve que, de part et d'autres, on perd beaucoup de temps à essayer de définir ce qui ne peut pas l'être. Personnellement, je ne me sens ni homme, ni femme. Je me sens juste moi. Et il se trouve que je suis un homme, comme j'aurais pu être une femme. C'est une donnée objective du monde, qui me définit physiquement, mais pas intellectuellement, moralement ou en tant qu'individu. Comment ça, ce n’était pas la question ?

Ah oui. On voudrait tous être quelqu'un d'autre, alors chaque fois qu'on peut, on fait semblant d'être ce "quelqu'un" pour le voir reflété dans le regard que nous renvoie autrui. L'illusionner, finalement, c'est le meilleur moyen que nous ayons de nous illusionner nous-mêmes. Mais la vérité sur ce que nous sommes, elle ne transparaît que lorsque nous sommes à l'abri de ces regards, lorsque nous n'avons plus de raison de jouer la comédie ni plus personne pour applaudir la performance.

Pour prendre un exemple caricatural, mais parlant : le gars qui est très très gentil avec tout le monde mais qui tape sur sa femme le soir après le boulot, ce n'est pas un gars "très très gentil", quand bien même l'est-il les 9/10ème du temps.

Sur ce plan-là (comme sur pas mal d'autres), internet fait figure d'entre-deux assez ambigu. D'un côté, on a ceux qui y voient une occasion d'éblouir l'univers de leur magnifique magnificence et qui jouent les preux chevaliers ou les grands philosophes de bar PMU - parce que l'écrit est encore plus facile à contrôler que l'oral, quand on n'a pas passé sa scolarité à dormir. De l'autre, on a ceux qui vivent les échanges virtuels comme une libération, un espace "à part", anonymisant, où ils n'ont pas à rendre de comptes ou à "prendre sur eux". Dans les deux cas, leurs interventions sont très révélatrices de ce qu'ils sont véritablement, au-delà du vernis social. Or ce que ça révèle sur la nature humaine n'a rien de très engageant, à mon sens (mais rien de surprenant non plus).

Quand tu parles de "sale con", tu penses qu'il y a une limite ? On ne peut pas jouer au con alors qu'on est respectueux (j'ai pas dit un saint) IRL ? Ou tu veux dire qu'on voit tout de suite quand c'est viscéral et quand c'est fantasmé ?

Je suis plutôt du genre "tranché", peut-être un peu trop, dans ce registre. Le genre à ne pas faire dans la nuance. Pour moi, le mec qui joue au con, c'est qu'il y trouve un intérêt. Ce qui implique deux choses : 1) c'est quelque chose qu'il porte en lui 2) c'est quelque chose qui lui procure (ponctuellement, au moins) une forme de plaisir. Par conséquent, la réponse est dans la question.

Il y a toujours des adeptes du "politiquement correct" qui te diront que non, les gens ne sont pas des sales cons, que c'est internet qui les transforme. Je ne partage pas ce point de vue. Pour moi, c'est le contraire : c'est le regard d'autrui qui oblige les gens à "se transformer", à se déguiser en individus respectables. Internet, à l'opposé, a tendance à nous soulager de ce poids sociétal. Il sert d'exutoire, en somme. Or qui dit "exutoire" dit "frustration à évacuer". Or il n'y aurait pas de telle frustration si l'individu n'était pas autant obligé de "prendre sur lui", au quotidien. Serait-il quelqu'un de bien sans forcer qu'il n'aurait pas besoin de paratonnerre symbolique. CQFD.

T'as un exemple pour imager le "fait d'être berné par des pirouettes d'amateurs et de grossiers artifices" ? Tu parles de la façon de convaincre l'autre dans les forums ou des marchands de sables ?

Des exemples, il y en a plein la page "Sophismes" de Wikipédia, ou les sites de Social Justice Warriors. Ça peut aller de la figure rhétorique la plus sophistiquée au procédé le plus bébête. Ainsi, je suis toujours stupéfait (et consterné) de constater qu'il suffit d'écrire "non mais je suis quelqu'un de bien" (et autres dérivés) au détour d'un pavé pour que les gens prennent la chose pour acquis. Personnellement, quand un gars (ou une nana, ne soyons pas sexistes) se sent obligé de m'expliquer « ce qu'il est », il met mon sens d'araignée en alerte. Pour moi, les qualités humaines, c'est un peu comme les frites Mac Cain : c'est ceux qui en parlent le plus qui en ont le moins. Parce que quand tu en as pour de vrai, tu n'as pas besoin d'en établir la liste dans ton C.V. virtuel. D'ailleurs, tu ne t'y abaisserais pas, parce que tu sais que personne n'est parfait et parce que tu ne passes pas ton temps devant la glace en chantonnant "miroir, miroir, mon beau miroir, dis-moi qui est le plus beau dans son c½ur".

C'est comme ça que j'ai perdu mon poste de modérateur ailleurs. Un mec se servait des forums pour se venger de son ex (aussi utilisatrice desdits forums) en la faisant passer pour une traînée, mais parce qu'il avait écrit "je suis un type bien" dans sa présentation, les autres usagers n'y ont vu aucun inconvénient, même s'il se comportait comme un gros connard. Et attention, là, on parle d'un forum de grosses légumes (soi-disant), pas d'un obscur espace d'échange sur Naruto.

C'est là le drame de la génération internet, à mon sens : quel que soit le domaine, elle reste à la surface des choses, elle ne sait plus interroger, questionner, approfondir. Si on lui dit blanc, c'est que c'est blanc. Si on lui dit noir, c'est que c'est noir. Qu'importe si tout semble prouver le contraire.

Je pense qu'on peut jouer au sale con sur internet sans pour autant l'être dans la vrai vie, juste histoire de revêtir un costume, de jouer un rôle. Je l'ai déjà expérimenté en fait. Et à moins que tu ne m'affubles du titre aussi suprême que gratifiant de "sale con" ... :D Mais je vois ce que tu veux dire.

Perso, je joue aussi régulièrement les sales cons, parce que j'ai ça en moi comme tout le monde, je pense. Pour rééquilibrer la balance karmique, j'essaie de faire en sorte que mes sorties de pistes soient légitimées par le contexte. En d'autres termes : je m'efforce de n'être un sale con qu'avec les sales cons. Avoir des principes, pour moi, c'est essentiel, quel que soit le domaine. Après, est-ce que troller, c'est être forcément un sale con, quand c'est drôle et que ce n'est pas méchant ?

" C'est comme ça que j'ai perdu mon poste de modérateur ailleurs. Un mec se servait des forums pour se venger de son ex (aussi utilisatrice desdits forums) en la faisant passer pour une traînée, mais parce qu'il avait écrit "je suis un type bien" dans sa présentation, les autres usagers n'y ont vu aucun inconvénient, même s'il se comportait comme un gros connard. Et attention, là, on parle d'un forum de grosses légumes (soi-disant), pas d'un obscur espace d'échange sur Naruto." => Femme Actuelle !! :D

Comment t'as su ?

Blague à part, quand on grattait le vernis, ça y ressemblait vraiment beaucoup (et ainsi en va-t-il de tous les forums internets présents, passés et à venir, j'imagine... ça prend des grands airs, ça te parle de la Critique de la Raison Pure ou des Géantes Gazeuses, mais ça se termine toujours par des guerres de quéquettes et des histoires de fesses. Sur le net, les gens vraiment sincères, ça ne court pas les url).

Ca ne court pas les url !? Les rues tu veux dire ! Ca ne court pas Hyrule !!

Jean Leguin, humoriste (même les Dimanche et jours fériés).

Oh, ça va, il est 00h45 passé.

J'ai pris ma place pour ton futur one man show direct. Instant buy. Carré d'or. Avec l'artiste en dédicace à la fin du spectacle.

Un Two-Man show, un Truand-Show, un Two-Man Cho, Un Lapin chaud, faut qu’on trouve un truc, y a du fric à se faire.

Un Truman-show ? Laisse-moi juste le temps de passer mon brevet "voile".

Pourquoi PYT ?

RIRES (hystériques et en majuscules, avec de la sueur qui perle au milieu du front).

Je... comment dire... Je crois que je vais prendre le 50/50, Jean-Pierre.

On m'avait mis en garde contre les journalistes et tout, comme quoi tu allais chercher à me piéger, voire à me faire du tort, mais je n'imaginais pas que tu chercherais à détruire mon couple si tôt dans la conversation ! (rires) (terrifiés).

Au risque de te décevoir, en dépit de ma grande naïveté, j'ai assez de bouteille pour savoir que quoi que je réponde ici, je suis sûr de passer un sale quart d'heure si l'intéressée tombe malencontreusement sur cette interview (rires). Genre si une personne mal intentionnée (MAIS JE NE VISE PERSONNE) lui envoyait le lien de manière anonyme... Aussi pourrais-je en écrire des lignes et des lignes, avec la pompeuse volubilité qu'on me connaît, je me contenterais d'un sobre et essentiel : parce que c'était une évidence. Et que ça l'est toujours après toutes ces années passées au côté l'un de l'autre. Et aussi parce que Kojima a pris tous les succès du dernier Metal Gear et les a mis dans ses yeux. Rien de moins.

(Bon, et un peu aussi parce que c'est sans doute le seul être humain au monde qui soit capable de me supporter au quotidien. J'espère qu'elle aura la légion d'honneur un jour pour ça).

J'appelle François Hollande pour la médaille ou on attend que Macron prenne place dans le fauteuil, les formalités seront peut-être accélérées d'ici quelques mois ... ?

Les appelle pas, malheureux. Il est 18h30, tu risques de les réveiller. Et tu sais comment ils sont, quand ils n'ont pas dormi. Ils sont ronchons, ils prennent des décisions à chaud et après tout le monde descend dans la rue. Là-dessus, ça vire à la guerre civile, mais sans Iron Man ou Captain America, et en noir et blanc introspectif sous-titré caméra à l'épaule (exception culturelle française oblige) (oui, absolument, c'est la belle-s½ur d'Agnès, c'est bien, je vois qu'il y en a qui suivent).

Pour le cafteur, Snake, c'est ça ?

En même temps, tu ne peux pas lui en vouloir, c'est son métier, il faut qu'il justifie sa consommation de boîtes en carton, sans quoi l'agence risque de lui couper les vivres. C'est d'ailleurs lui qui m'a prévenu, comme quoi tu posais plein de questions indiscrètes sur les grappins, le genre de trucs à te foutre en l'air un ménage heureux. Par conséquent, je reste sur mes gardes. Si je ne fais pas attention, tu vas vouloir me piéger avec un "chocolatine, ou pain au chocolat ?". Ou "X Box One, ou dépression nerveuse ?". Je te vois venir. Tu es même capable de me demander si je vais me prendre une PS4 à la sortie de Final Fantasy XV ou pas. Tu es vil, je le sens. Tu es retors. Tu iras loin dans la voie du journalisme !

Putain, mais on peut même plus rien garder secret. Je lui avais pas fait signer une clause de Non Disclosure Agreement !? C'est comme si PYT te disait que je suis en train de l'interviewer en ce moment, pas très pro, ni très moral. Où est passé votre éthique putain !?

Ils sont bons, ces Doritos, dis-donc. Pomme-banane, j'adore. Question suivante.

Merde, je fais du journalisme ! Moi qui croyait juste faire chier les gens avec des questions tabous, des reformulations pour des réponses de politiciens et des creusages quand il y a un filon à scandale à exploiter.

Et je ne te raconte pas le nombre de professionnels de la TV ou de la presse papier qui pourraient se faire exactement cette réflexion, mais à l'envers.

(ça porte donc un nom cette activité)

Oui. Tu es un Youtubeur papier. Une espèce très rare, parce qu'il faut savoir écrire pour ça.

Bon, ok, Bourdin est mon Dieu.

Ça pourrait être pire. Genre Bourdieu, par exemple (blague d'intello, Roflolocopter)

Ok, je retire ce que j'ai écrit plus haut. Cette phrase justifie l'interview.

Ça veut dire que tu vas jeter tout le reste ?

Comme toutes ½uvres, il y aura des coupes au montage.

Arrêtez de critiquer Final Fantasy XV bande de sales haters !

Faut bien qu'on garde quelques passages pour les épisodes 5 et 6 puis pour la prélogie et enfin pour la postlogie.

Je te préviens, je ne chanterai pas de la J-Pop en mini-jupe dans la séquence d'introduction. Je ne fais ça que dans la sphère privée.

Redevenons (‘fin, redeviens plutôt – puisque c’est évident, je n’ai jamais quitté ma posture solennelle depuis le début de cette interview) sérieux l’espace de 2 minutes. D’habitude les interviews sont scindées en 4 mais comme t’arrive pas à tenir ta langue et que tu roules ta bosse pour SE, tu me conseilles de scinder en combien pour que ce soit comestible (bah oui, les DLCs de 50h, ça n’existe pas) et rentable ?

Ça dépend ? Ce sera l'interview numéro combien ? La XIII ? Si oui, la tradition veut que tu la scindes en trois épisodes. La XIII, la XIII-2 et la Lightning Returns. C'est comme ça qu'on compte, dans mon pays. A cela, tu pourras ajouter la Type Zero au besoin, puis annoncer la Versus XIII mais ne la publier que dix ans plus tard, sous le titre d'interview XV, et sans l'avoir relue, avec des corrections payantes.

Si ce n'est pas la XIII, je te conseille de tout publier en une fois, comme un défi, pour voir s'il y a encore une limite de caractères dans les posts de blog ou dans l'endurance de Fachewachewa.

Dans tous les cas, ne soyons pas dupes. A part ce dernier, tout le monde a arrêté de lire passé la troisième question.

Peut-être la solution est-elle de diffuser une partie tous les jours pendant un mois et non plus une fois par semaine.

Haaaa, du bon petit trust de fil d'actu comme je l'aime. J'adore. Je vote pour.

Et pourquoi pas une question toutes les heures pendant un mois ?

 

fin de la troisième partie.

2014-2017 Time Neves, c'est dans la boite Réservé.

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Neves Reporter (Jeu vidéo)

Nous y voilà.

J'avais initialement prévu de t'étaler la publication de l'interview de ce patient (dis comme ça, on se croirait à l'Asile d'Arkham - et ce n'est que partiellement faux) sur toute l'année 2018 avant de me raviser. Le patient s'inquiétant manifestement sérieusement pour la santé mentale de Fache, je décida (ou plutôt nous décidames) de réduire le nombre d'articles afin de condenser l'interview sur le mois de fête qu'il doit être : Décembre. Comment finir l'année autrement que par un feu d'artifice, une coupe de champagne et un bon rail de coke ? Vous l'avez compris, impossible. Trois ans donc après la première partie de son spectable avec feu Gandalfleblanc, l'homme-mystère revient pour nous accorder sa dernière grande fantaisie avant de raccrocher la manette. L'occasion de revenir sur son parcours, ses financements politiques occultes ainsi que sa propension à la digression. J'ai pris la liberté de laisser les pavés tels quels car je ne saurais avoir l'outrecuidance de dénaturer la vision primaire de l'auteur. Notez que le sieur nous a fait grâce de l'écriture inclusive. On a échappé au pire murmure Fache au loin. Vous imaginez un tel lyrisme accouplé à la dernière tendance dans les milieux mondains ? Personne n'en serait ressorti vivant. Moi, y compris.

 

 

 TRAME

 

 I                           Cloud                           6/12

 

II                         Squall                        13/12

 

III                        Djidane                     20/12

 

IV                      Tidus                          25/12

  

V                        Vaan                           27/12

 

VI                       Noctis                       31/12

  

 

 

Copyright Zigendfunk & L.G.A.M.C.

 

 

 II      Leonhart

 

« Et non, je t'arrête tout de suite car je te vois venir, mon discours n'est pas élitiste. A mon (humble, lol) avis, quand une civilisation en arrive à considérer que faire l'effort de s'exprimer convenablement, c'est une lubie de connard élitiste » =>A ce stade, je n'allais pas pointer du doigt l'élitisme de ton discours mais plutôt le fait que je sais pour qui tu vas voter l'année prochaine. Ça commence par un M et ça finit par un g.

Macrong ? Mélanchong ? Mariong Maréchalg Le Peng ? Mwarglarog l'empereur du chaos ?

Tu as un train d'avance sur moi (et on sait quoi penser des trains en avance : ce sont des légendes urbaines, tout le monde en parle mais personne n'en a jamais vu) parce qu'en ce qui me concerne, je ne sais toujours pas pour qui je vais voter - ni même si je vais voter, d'ailleurs. Je sais, l'abstention, ce n'est pas bien, ça fait le jeu des extrêmes (une espèce de version en, pixel art dégueu de « Papers, Please », si j'ai bien tout compris), mais il y a vraiment un moment où comme Murtaugh dans l'Arme Fatale, tu te sens "trop vieux pour ces conneries". Quand les gars qui se présentent pour assurer les plus hautes fonctions sont aussi crédibles qu'un candidat de Koh Lanta (et là je pense à Moundir), c'est qu'on a un sérieux problème.

Et si c'est pour voter à la tête du client, alors, j'attends la candidature de Rama Yade ou de Najat Valleau-Belkacem.

Déjà, parce que je ne suis pas dupe : le système capitaliste dans lequel nous vivons arrive à bout de souffle et sans une réforme en profondeur de celui-ci, les politiques ne pourront (au mieux) que limiter la casse le temps de leur mandat. Or on ne réformera pas ce système parce que nous en profitons tous, ou pas loin. Par conséquent, ni les élites, ni le peuple ne sont prêts à faire une croix sur leurs privilège, et tant pis si cela condamne leurs enfants ou leurs petits-enfants. Ce sera toujours la faute de quelqu'un d'autre, on est doué pour trouver des boucs émissaires. Et comme la moindre des choses, quand on accède à ce type de fonctions, c'est de donner l'exemple, j'attends celui qui commencera par mettre un terme au cumul des mandats. Ils me font gentiment sourire, tous ces réformateurs qui se présentent en révolutionnaires et prétendent aspirer à plus d'équité sociale, plus de cohérence au niveau des institutions, qui parlent de réduire le nombre de fonctionnaire, ou les aides sociales, ou autres, mais qui ne pipent pas mot sur cette aberration qui, disons-le tout net, relève du gros foutage de gueule.

Entendons-nous bien : qu'on puisse cumuler deux emplois, ça ne me choque pas plus que ça. Qu'on puisse cumuler deux emplois A PLEIN TEMPS, ça me paraît déjà plus problématique. Je suis peut-être vieux jeu mais à mes yeux, un boulot à temps plein qu'on peut faire à mi-temps, c'est un travail à mi-temps (qui doit donc être payé à mi-temps aussi). Du coup, soit on se paie notre tronche depuis des lustres et les charges de maires, conseiller municipaux et autres n'occupent les intéressés qu'à 50%, soit ceux qui cumulent bâclent le boulot. Non parce que j'aimerais bien cumuler, moi aussi, pour arrondir les fins de mois de Square Enix (à qui je verse tout mon salaire) mais enfin, je ne vois même pas comment j'arriverais à faire ne serait-ce que deux heures de plus par semaine sans m'effondrer... et je suis loin d'avoir un poste à responsabilités. Du coup, soit le job de ces gars-là est plus pépère que celui de simple secrétaire du bas de l'échelle (auquel cas il y a un vrai problème de rémunération), soit ils sont capables de se déphaser dans l'espace-temps, auquel cas ils ne sont effectivement pas assez payés pour ce qu'ils font. C'est super dangereux, de défier les lois de la physiques quantique, ça mérite bien une prime de risque.

Je croyais que t’étais salarié de Square Enix, en fait, ils te rackettent ?

Carrément. A ce niveau, je pourrais porter plainte pour harcèlement et maltraitance. Le pire, dans tout ça, c'est que je reviens toujours vers lui de moi-même. Je dois souffrir du syndrome de Stockholm (faut dire, j'aime beaucoup l'Italie)...

Tu voudrais indexer les grilles de salaires sur la fatigue ? C’est ça le Liehdisme ?

Y'en a à qui ça pourrait pas faire de mal, ça (ils pourraient découvrir des sensations nouvelles) mais du coup, il faudrait inventer un moyen objectif d'évaluer cette fatigue. Parce que la fatigue, c'est un peu comme les frites Mac Cain : ce ne sont pas ceux qui en parlent le plus qui en mangent le moins. Ou le plus. Enfin, tu m'auras compris. J'ai des collègues, tu leur demandes d'agrafer deux feuilles, c'est comme si tu leurs demandais de gravir l'Everest façon course-en-sac ; et d'autres qui ont de l'ADN de chevaliers du zodiaque : ils sont sur les rotules, tout le monde le voit bien, ils ont perdu leurs cinq sens, mais on a beau leur dire qu'ils devraient s'arrêter, ils refusent de prendre des congés "au nom d'Athéna".

Mais une question me taraude. Genre vraiment. Devient-on riche en s'exprimant convenablement ? Et là c'est moi qui anticipe ta réaction, je parle bien de la richesse du portefeuille, bas les pattes la richesse du c½ur, de l'accomplissement de soif, etc. En haut de Maslow, y a la philanthropie. Donc Bill Gates. Donc des milliards. Donc des dollars. CQFD.

Évidemment que non. S'il suffisait de s'exprimer convenablement pour devenir riche, ça se saurait en général, et mon banquier le saurait en particulier. Mais ça peut aider. Parce que s'exprimer convenablement, à l'écrit comme à l'oral, c'est un pouvoir, un vrai. Qui implique de grandes responsabilités et tout le tralala (par contre il ne peut pas servir pour s'accrocher aux murs. N'essayez pas chez vous, les enfants, ces figures sont réalisées par un professionnel). On ne s'en rend pas compte, comme ça, mais quand on maîtrise la langue, on peut vite devenir une vraie saloperie, surtout si on a les dents qui rayent le parquet. Il y a des techniques, des stratégies, tout ça a été théorisé et posé noir sur blanc, et nos politiques ou nos commerciaux en font leurs bouquins de chevet (mais ils sont loin d'être les seuls - c'est un sport qui se pratique à tous les niveaux, souvent de manière intuitive). Manipuler les gens devient un jeu d'enfant, et le seul garde-fou qu'on ait, c'est notre sens moral (tu sais, le truc has-been dont les nouvelles générations s'osef complet, quand elles ne s'en ballec pas carrément). Raison pour laquelle je ne fais plus que 4 likes et cent vues au compteur : je ne mange pas de ce pain-là, même tartiné de Nutella. Je suis de la vieille école, moi, je vaux mieux que ça. Je regarde les gens faire, sur le net, et d'autres tomber dans le panneau, et ça me déprime, tu n'imagines pas à quel point (parce que c'est souvent fait sans génie ni talent, d'une façon grossière qui ne devrait pas fonctionner). Je pars du principe que les autres ne sont pas là pour me faire mousser et que je n'ai pas à tirer leurs ficelles pour les mettre à ma botte. Mais si j'avais voulu qu'on m'aime, aaaah, si j'avais voulu qu'on m'aime, mon petit Neves... Il m'aurait suffi de claquer des doigts, tout le monde serait à poil et à genoux à attendre les coups de cravache, à commencer par mes nombreux détracteurs.

Mais on n'est pas là pour parler de moi. Enfin si. Mais non, en fait.

Pour résumer, bien s'exprimer, c'est bien présenter, et bien présenter, c'est une carte de visite. Or les cartes de visite, c'est toujours mieux quand c'est imprimé sur papier cartonné glacé avec incrustation de lettres en relief, plutôt qu'en comics sans MS imprimé à l'arrache sur du papier 80 g et découpée à la main avec des ciseaux à cranter (encore que ça puisse séduire dans le milieu hipster, mais c'est une autre histoire que nous vous raconterons une autre fois autour d'un bol de céréales à 15 euros).

Pour autant, là encore, il y a un paradoxe à pointer du doigt : dans la mesure où dans ce domaine (comme dans bien d'autres), la norme fait force de loi, "bien s'exprimer" n'est pas un absolu, mais une comparaison avec "le plus grand nombre" comme point de référence. En d'autres termes, "bien s'exprimer", c'est "mieux s'exprimer que la moyenne". Or moins la moyenne s'exprimera convenablement, et moins il y aura besoin de "bien s'exprimer" pour "bien s'exprimer". Tu suis ? Au contraire, "bien s'exprimer" pour de vrai pourra même devenir un handicap à terme, puisque plus personne n'entravera que dalle à ce verbiage des années wesh. C'est triste, mais c'est comme ça. Qui sait si dans quelques dizaines d'années, l'émoticône smile ne relèvera pas du registre soutenu.

Pour synthétiser, on a tous le droit de penser mais il nous faut le diplôme pour l'exprimer ? Liehdlard, école de diction, d'expression et sans digression depuis 1764. Dans la mesure où on a inventé des écoles pour placer sa fourchette à gauche et sa plume dans le ****, ça se tient. Par contre, j'exige 51% des parts.

Ha ben bravo, bonjour les clichés !

Déjà que pas mal de monde par ici me considère comme un sale con élitiste, tu ne vas pas aider ma réinsertion Gamebloguéene. J'ai payé ma dette à la société, n'ai-je pas droit à une deuxième chance ?

Bon, allez, je suis bon prince (oui, je suis snob. Pas élitiste. Nuance ! Degré ! Nuance de Grey ! Humour féroce !), je précise le fond de la mienne, de pensée : aujourd'hui, on a tendance à confondre "penser" et "réfléchir". Tout le monde pense en permanence, c'est un mode par défaut, il n'y a rien de glorieux ni de honteux là-dedans. Par contre, tout le monde ne réfléchit pas, car réfléchir demande un effort, du temps, un travail intellectuel en profondeur - et les efforts, on le sait bien, c'est pas trop la came de monsieur-tout-le-monde. Quand une vérité s'impose à lui, il ne va pas chercher plus loin tellement "c'est évident, enfin !". Or c'est justement là que la réflexion doit commencer, parce que des vraies évidences qui s'imposent d'elle-même, ça n'existe pas. Plus une opinion nous apparaîtra juste et indiscutable, et plus nous aurons le devoir la discuter. On ne laisse pas une certitude s'ancrer sans opérer d'abord une fouille au corps. Ainsi, celui qui "pense" exprime une "opinion" : contrairement aux apparences, ce ne sont pas des idées qu'il exprime, mais un "je" - raison pour laquelle les discussions dégénèrent rapidement, puisqu'il se sent directement remis en question lorsqu'on le contredit, il n'y a pas de distanciation entre lui et les positions qu'il défend. A l'opposé, celui qui "réfléchit" exprime des "raisonnements", qu'il a au préalable mûri, construit, questionné - condition sine qua non d'un véritable débat d'idées productif et enrichissant. Autant dire que ceux-ci sont rares. Avec cette génération convaincue d'être des cadors de l'argumentation juste parce qu'elle est convaincue que "le mal, c'est mal", on se retrouve dans une configuration problématique où quand tu demandes à ton interlocuteur de justifier sa position, soit il t'insulte, soit il te prend de haut, soit il se contente de te répéter ce qu'il vient d'affirmer en se paraphrasant (soit les trois à la fois), tout simplement parce qu'il ne sait ni ce qu'est argumenter, ni ce qu'est contre-argumenter : il est intimement convaincu de bien faire et que le tort revient à son interlocuteur, ce cuistre doublé d'un ignare qui refuse d'entendre raison alors qu'il lui fait l'insigne honneur de l'éclairer de ses lumières. On en revient à ce que je t'expliquais au sujet du "bien s'exprimer". La norme définit également ce qui relève du "bien argumenter" et sur internet, en la matière, le constat est catastrophique (je n'utilise pas le terme à la légère), le nivellement par le bas y atteint des sommets (si l'on peut dire) consternants.

Par conséquent, pour me paraphraser moi-même parce qu'il faut toujours s'en référer aux grands auteurs, si quelqu'un ne fait pas l'effort de maîtriser la langue dans laquelle il s'exprime, pourquoi irait-il faire celui de réfléchir ? De la même façon, moins un individu maîtrisera la langue, moins il sera en mesure d'exprimer convenablement des idées complexes : il aura beau être un génie au-dedans de lui-même, il sera limité par les outils d'expression à sa disposition. Par la force des choses, il se trouvera contraint de n'exprimer que des positions superficielles, sans nuance. Les pires.

Plus que Liedhlard, c'est l'école Xavier pour gifted youngsters, que j'ai bien envie d'ouvrir. Mais je n’ai pas le budget pour le jet sous le terrain de basket.

Donc t'as décidé de devenir con et de jouer à FFX à la place de cultiver ton jardin ?

Pour ce qui est de devenir con, ça n'a pas été difficile, j'avais des prédispositions génétiques évidentes, il m'a suffi de laisser faire. C'est donc tout naturellement que je me suis retrouvé dans la peau de Tidus. Notre rencontre (ou plutôt : collision) était prédestinée.

Après, jouer à Final Fantasy X, ça peut être une façon comme une autre de cultiver son jardin. Il suffit de prendre une pelle, de creuser un trou et de jeter le jeu dedans.

Au-delà de la boutade, ce n'est pas ce à quoi on joue, qui importe, mais ce qu'on en fait. On peut consommer bêtement les émissions d'Arté, ou jouer intelligemment à Final Fantasy X (qui n'est pas un jeu aussi mauvais que ça, d'ailleurs, je le précise - même s'il n'est pas aussi bon que les fanboys le prétendent).

En ce qui me concerne, je ne débranche jamais, comme on dit. Quel que soit le livre que je lis, le film (ou la série, ou l'animé) que je regarde ou le jeu auquel je joue, je m'efforce de ne jamais rester intellectuellement passif (à part quand je me lance une petite partie de Guilty Gear ou de Burnout, cela va sans dire). Je ne cesse pas d'analyser, de mûrir,  d'interroger : pourquoi ça fonctionne ici, comment, par quel procédé, pourquoi ça ne fonctionne pas là... je bosse en permanence, j'y suis bien obligé, dans la mesure où j'ai la prétention d'écrire - et oui, c'est un vrai travail de tous les instants (qui, oui, fatigue pour de vrai. Mais qui est passionnant). Je ne serais pas un si gros consommateur de geekeries si elles n'étaient pour moi qu'un loisir ou un moyen de me détendre. Au contraire, elles sont là pour me stimuler, et je les choisis dans ce sens.

Par conséquent, quand on me prend à partie sur une ½uvre que j'adore ou que je déteste, je suis déjà armé, je peux répondre du tac au tac parce que j'y ai déjà beaucoup réfléchi en amont et ça énerve les gens, qui partent bouder en prétextant que je ne laisse pas de place à la contradiction. Ce qui est faux. C'est juste que la contradiction, dans la plupart des cas, je me la suis déjà adressée à moi-même en amont - j'ai pesé son pour, son contre, et je l'ai dépassée. Je ne vois pas pourquoi je devrais m'excuser pour ça.

T’as payé ta dette à la société, vraiment ? C’est vrai que tu t’es assagi depuis le temps ...

On ne paie jamais complètement sa dette à la société, et encore moins à ceux au détriment de qui cette société fonctionne. Mais s'y efforcer, déjà, c'est beaucoup mieux que rien.

De là à dire que je me suis assagi... disons que j'apprends de mes erreurs, et que je pars moins au quart de tour sur le net qu'avant. Mais je n'apprends pas assez, visiblement, car je pars encore au quart de tour de temps en temps (avec un résultat immuable : l'éviction ferme et définitive de la page sur laquelle j'interviens, avec le goudron et les plumes - du coup, Square Enix m'a demandé de jouer Bahamut dans son prochain Final Fantasy).

Le « jet sous le terrain de basket » ? On arrose les terrains de basket avant les matchs maintenant ? Curieuse mode … :D

C'est depuis Intervilles, ça. On s'est rendu compte que c'était beaucoup plus rigolo. D'ailleurs à compter de l'année prochaine, les joueurs seront tenus de porter des déguisements de vaches avec des pis énormes. Remarque, ce sera tout bénèf' pour eux s'ils veulent faire la Japan Expo : ils auront déjà leur cosplay Bayonetta.

Genre, toi tu joues à Burnout ?

Quand je ne fais pas des burnout sur mon lieu de travail, oui, je lance le jeu chez moi pour me rappeler le bureau. Car non, ce n'est pas une boutade, j'ai l'épisode Takedown sur PS2 et je le lance encore régulièrement, pour évacuer le stress ou quand j'héberge du Gameblogger de compétition. Starman, de Crash FM, c'est devenu mon meilleur pote, à force. Pour te dire à quel point j'ai été heureux de le retrouver en Ménestrel dans la série "Pigeons & Dragons".

On ne croirait pas, comme ça, à me voir, snob élitiste que je suis, mais des jeux "régressifs", j'en ai quelques-uns aussi, hein. J'ai beau être le Gamer aux Mains Carrées, je n'en suis pas moins homme.

J'ai même un Neptunia sur Steam, tu imagines (bon, c'est la faute de Strife, c'est lui qui l'a payé, je plaide non-coupable, votre honneur. Mais j'aurais pu ne pas le downloader, ou à minima ne pas acheter de kleenex).

Rassures-moi, tu profites un peu ou tu ne cesses de relever ce qui fonctionne et fonctionne pas. C’est pour ça qu’il y a la matrice en fond de ton blog ? Genre, MotorStorm, un titre notamment basé sur l’adhérence propre des catégories de véhs vis-à-vis des différentes surfaces routières, tu vas t’amuser à tester et faire des relevés pour ensuite en arriver à des conclusions sur la COHERENCE du jeu ?

Je profite plus que des gars comme Blacklabel ou Zinzolin, c'est certain. Je garde un ½il critique, bien sûr, et je ne cesse d'analyser, mais je me focalise davantage sur ce qui fonctionne que sur ce qui ne fonctionne pas, ce qui me permet d'apprécier quand même en dépit de certains défauts. A partir du moment où le titre me semble sincère et où il m'apporte quelque chose, je tends à l'excuser plus que je ne le devrais, j'en suis conscient, c'est volontaire de ma part (ce qui implique que je ne suis pas dupe). Là, par exemple, je découvre les Uncharted. Je me suis beaucoup amusé avec le 4 mais dès les premières zones, j'ai trouvé celles-ci trop étendues, ce qui avait tendance à diluer l'impact de l'action et à installer l'ennui à travers une certaine répétitivité (si encore, on lui avait collé une jauge de fatigue, à ce brave homme...). Ça ne m'a pas pour autant gâché le plaisir. A contrario, je viens de boucler le 1, beaucoup plus "synthétique" dans son genre, et j'ai moins accroché à cause de son orientation "action" très prononcée, et de son manque de réalisme dans l'implémentation des ennemis (deux points qui ont été corrigés dans le 4, d'ailleurs). Moi je veux bien explorer des ruines et découvrir des passages secrets, mais si c'est pour y trouver deux cent barbouzes en short, ce n'est ni très cohérent, ni très gratifiant. Ceci dit, pareillement, ça ne m'a pas empêché de passer un bon moment. Et d'enchaîner les headshots. Après, c'est du divertissement pop-corn, que je consomme comme tel. Je ne suis pas dans le même état d'esprit quand je lance un Ethan Carter.

« Par conséquent, quand on me prend à partie sur une ½uvre que j'adore ou que je déteste, je suis déjà armé, je peux répondre du tac au tac parce que j'y ai déjà beaucoup réfléchi en amont et ça énerve les gens, qui partent bouder en prétextant que je ne laisse pas de place à la contradiction. Ce qui est faux. C'est juste que la contradiction, dans la plupart des cas, je me la suis déjà adressée à moi-même en amont - j'ai pesé son pour, son contre, et je l'ai dépassée. Je ne vois pas pourquoi je devrais m'excuser pour ça. » => nan mais t’es au courant qu’il y a des codes tacites en société ou … !?

DE QUOI ?

Pourquoi personne ne me dit jamais rien, à moi ?

Ha non mais quelle mentalité de merde, les gens, j'te jure !

Après, voilà, en tant qu'autiste, j'ai effectivement du mal à appréhender les règles tacites et implicites du "vivre-ensemble". La plupart du temps, j'arrive à imiter ce que j'en comprends, mais ça ne me vient pas naturellement (et je ne les comprends pas toujours correctement), y compris au niveau des rituels courants.

Donc en fait, je dois faire semblant de ne pas avoir poussé ma réflexion aussi loin que nécessaire, c'est ça, que tu essaies de suggérer ? Vache, c'est compliqué, le populisme. Jamais je ne serais Président, moi.

Populaire, populiste, peut-on reprocher à autrui d’avoir les goûts qu’il a ? Doit-il se forcer à élargir/curiositer voire à aimer ?

Tout dépend des goûts en question. Tant qu'ils ne sont pas punissables par la loi ou moralement douteux, il n'y a pas de reproches à faire. Chacun est ce qu'il est et il me paraît essentiel d'apprendre à accepter qu'autrui ne place pas la barre de ses exigences au même niveau (je n'écris pas "hauteur" parce que ce n'est pas la question : on peut être tout à fait aussi exigeant que celui qui nous critique, mais ne pas avoir les mêmes critères d'appréciation). Maintenant, il faut aussi qu'en face, monsieur-tout-le-monde comprenne qu'il y a une différence entre "critiquer les goûts d'autrui en tant que tel" et "critiquer ce qu'ils aiment". Il est indispensable de faire la part des choses entre ce qui relève du "soi" et ce qui relève de "l'½uvre", et c'est là que le bât blesse sur internet car les gens sont rarement capables de faire la distinction. Exemple (complètement au hasard) : quand j'écris un article pour me moquer de Final Fantasy X, je me moque de Final Fantasy X, pas de ceux qui aiment Final Fantasy X. Je n'ai jamais écrit d'article sur les fans du jeu. Après, que ceux-ci se sentent visés, évidemment, je peux le comprendre : moi aussi, j'ai lu des articles qui se moquaient de mes jeux ou films préférés, et ça ne m'a pas toujours fait plaisir (leave Final Fantasy XV alone !). Pour être plus explicite : quand je critique Final Fantasy X, je critique Final Fantasy X, je ne critique pas le fait qu'on puisse aimer Final Fantasy X. Certains l'interprètent ainsi, mais c'est bien ce que c'est : rien que de l'interprétation. Or l'interprétation, elle vient de celui qui interprète plus que de celui qui est interprété.

Quant à se forcer, dans l'idéal, il faudrait s'ouvrir, oui, essayer d'autres choses, "goûter", même si c'est juste du bout de la langue, essayer de comprendre en quoi ce qui ne nous séduit pas peut en séduire d'autres. Ça ne peut que nous enrichir en tant qu'êtres humains. Il faudrait cependant que cet élan soit volontaire, plutôt que "forcé". Je ne crois pas que cela puisse amener un résultat positif. D'emblée, ça inscrit la démarche dans une dynamique de contrainte et donc, par extension, de violence sur soi. Pas le genre de choses qui vous mettent dans de bonnes dispositions ou qui permettent un progrès à long terme. D'ailleurs peut-on vraiment se forcer à aimer ? On peut se forcer à manger des carottes, oui. Mais à les aimer ? On pourra le prétendre, bien sûr, mais au fond, on sera dans le déni. J'ai vu ça dans Dawson.

En fait t’y réponds toi-même plus bas dans l’itw (faut déjà avoir fait une interview pour comprendre comment je peux réagir à un truc qui n’a pas encore été écris XD) : « A chacun sa sensibilité, ses attendus. Il n'y a pas une bonne façon de faire (la nôtre), et des milliers de mauvaises (celles des autres). Raison pour laquelle il faudrait que les internautes comprennent (et acceptent) que ce qui ne les intéresse pas peut intéresser quelqu'un d'autre - et réciproquement. Ce serait un premier pas vers un peu plus de maturité sur le web, et ce ne serait pas du luxe. »

Ha oui donc je radote carrément en fait. J'ai déjà parlé de Tidus, ou pas ? C'est un mec, un genre de surfeur, il porte un short bizarre un peu chelou...

Un mec qui ne joue qu’à CoD, Fifa, AC, BF, NFS chaque année manque de race ?

Disons qu'il se forge une vision réductrice du jeu vidéo, et qu'il loupe de belles choses. Comme Final Fantasy X et Tidus, par exemple. J'ai déjà parlé de Tidus, ou pas ? C'est un mec, un genre de surfeur, il porte un short bizarre un peu chelou...

Bref. Ici, la question est : jusqu'où est-on capable d'accepter d'être pris pour des jambons par les éditeurs ?

Sont-ce bien de nouveaux jeux, qu'on nous sort chaque année, ou bien des mises à jour vendues au prix fort ?

Ce genre de pratiques me gênait déjà à l'époque de Street Fighter II ("attends ? C'est juste le même jeu avec 4 persos supplémentaires ?"), et j'avoue que je serre les fesses à la sortie de chaque nouveau Guilty Gear.

J'ai ma fierté, je n'aime pas qu'on me fasse avancer à la carotte. Il m'arrive de la manger, mais ça ne veut pas dire que j'aime ça. Mais oui, d'une certaine manière, quand sort un nouveau Guilty Gear, je manque de race. J'essaie de me donner bonne conscience en me disant qu'il ne s'agit pas d'une grosse major du jeu vidéo, qu'il est le fruit du travail d'un génie méconnu et mésestimé (Daisuke Ishiwatari), mais c'est à peine si je parviens à m'en convaincre. On aura du mal à m'enlever de l'idée que les jeux que tu cites, à l'opposé, sont pensés comme de grosses machines à fric. Les équipes qui bossent dessus sont sans doute sincères, au moins en partie, mais l'entreprise elle-même ne l'est pas. Tiens, ils n'avaient pas dit qu'ils arrêtaient avec Uncharted ?

J’ai oublié pour le pendu qui commence par M et qui finit par g, c’est ça de faire des réponses de 3km qui mettent 3 mois à arriver :D Je couperai au montage.

Fasciste ! Tu veux étouffer la vérité ! Tu es avec EUX, je le savais ! Je l'ai tout de suite su ! Scully, ma lampe-torche, s'il te plaît, on a un complot à décomploter !

Non, franchement, si tu devais supprimer quelque chose (j'écris bien "si"), je préférerais que tu zappes les passages où j'exprime quelques réserves quant aux compétences politiques de notre nouveau Président Bien Aimé. Je n'ai pas envie qu'il me crie dans les oreilles et qu'il me traite de somnambule de la république. Ce serait très vexant.

Si tu devais répartir 50 points de compétence pour élaborer un prototype lambda de lecteur à-même de décrypter tes laïus très pointu, tu les répartirais comment avec l’arbre de compétence en sphérier suivant : Force / Magie / Patience / Concentration / Discernement / Lucidité / 2nd degré / PV ?

50 points en patience, 32 points en concentration, 20 points en discernement, 20 points en lucidité et 120 points en second degré.

Je te l'ai dit, que j'étais nul en Maths, ou pas ?

Enfin, non, pas nul à proprement parler. Créatif. Oui, voilà, c'est ça. Je fais des Mathématiques Créatives. En base "Moi". La meilleure base du monde (avec la base de la Lune Noire, mais c'est une autre histoire que nous vous raconterons une autre fois).

Pourquoi ERROR404BLOGNOTFOUND ?

Au départ, ceux qui m'ont suivi depuis le début s'en souviennent peut-être, le blog s'intitulait « la Légende du Joueur aux Mains Carrées ». Parce que mon avatar de papier était lui-même censé s'appeler « le Joueur aux Mains Carrées », pas « le Gamer ». La limite de caractères en a décidé autrement.

Le titre a changé quelques mois plus tard, quand j'ai commencé à me lasser de mon idée de départ. Quelques déboires sur la toile m'ont contraint à le verrouiller l'espace de quelques jours, ce qui a servi d'élément déclencheur. Quand je suis revenu, (un peu) moins naïf, (un peu) plus aigri, j'ai trouvé plus intéressant d'explorer des directions différentes plutôt que de refaire sans arrêt la même chose.

Par conséquent, comme la Légende du Joueur aux Mains Carrées avait disparu du net, il paraissait logique de nommer son successeur « Error404BLOGNOTFOUND » (lequel est également devenu « Passion Tidus » pendant quelques semaines, pour le lol).

Quelle était la direction éditoriale du blog ? Son rythme de publication ? La raison d'être de celui-ci ? Ton blog s'est fait en même temps que ton entrée sur le site ?

Même si j'y ai également posté des pavés sérieux, limite politiques, le blog a toujours été placé sous le signe de l'humour, pour le meilleur et pour le pire, et c'est le seul point commun à l'ensemble des posts qui le composent, sans exception. J'ai essayé d'y mettre un peu de tout ce que j'aime, dans la mesure de mes moyens : du Monty Python, du Alexandre Astier, du Franck Dubosc (personne n'est parfait), du Terry Pratchett, du Douglas Adams, du Benoît Poelvoorde, du Kad et Olivier, du Les Nuls, de l'Eclectique Super Valable (fanzine culte bien connu des lecteurs de Joystick, tout se recoupe) etc, etc. Les citer tous prendrait un temps dingue. En parallèle, je devais apprendre sur le tas les codes et les gimmicks du milieu gamer, dont j'avais tout à découvrir (là encore, pour le meilleur et pour le pire)

Le rythme de publication, lui, n'était pas fixe, il était bêtement conditionné par mon boulot alimentaire, vu que j'écrivais essentiellement sur mon lieu de travail. Lorsqu'il m'en laissait le temps, je pouvais poster de manière régulière. Pendant les coups de bourre, je me faisais plus rare. Parce que malgré mes côtés je-m’en-fichistes, je suis un obsédé du job bien fait, limite psychorigide.

Côté planification, quand j'ai ouvert le blog, je savais ce que j'allais écrire pour l'année à venir, du texte de présentation au dossier Final Fantasy qui a déchaîné tant de passions (rires) (oui, je ris beaucoup, sur le papier. Ça me donne un genre hollywoodien). Car comme je te l'expliquais précédemment, on peut dire que j'ai ouvert ce blog avant même de mettre les pieds sur Gameblog. Je n'étais jamais allé sur la Home du site, dont je ne savais absolument rien. Je voulais ouvrir un blog, j'avais besoin d'un espace pour ça, j'ai suivi le mouvement.

Tu ne dis pas "boulot", tu dis "boulot alimentaire", ça me surprend ? Tu travailles pour manger toi ?

Evidemment. Comme beaucoup de monde. Je suis fonctionnaire, je te rappelle (rires). Pas archéologue ninja ou pâtissier magicien. Je ne crois pas qu'il y ait beaucoup d'enfants qui se soient un jour collé le nez à la fenêtre pour fixer les étoiles et rêver "aux photocopies recto-verso qu'ils feront quand ils seront grands". Non, moi, je me voyais plutôt cosmonaute, ou dessinateur de manga, j'espérais bien changer le monde d'une manière ou d'une autre. Mais le monde a fait de la résistance. Alors effectivement, peut-être que je fais de mon cas une généralité mais des gens qui entrent dans la fonction publique par vocation, je doute qu'il y en ait des masses, surtout au bas de l'échelle. Seulement voilà, un jour, on arrive à l'âge adulte sans trop savoir comment et là, ben pas le choix, on fait ce qu'on peut, comme on peut, avec ce qu'on a. J'ai souhaité trouver un job sécurisant et pas trop exigeant, qui me laisserait le loisir (et la force) d'écrire une fois de retour dans mes pénates, le temps de devenir le Roi des Pirates. Ou le nouvel Hokage. Ou l'équivalent dans le monde de la littérature. Je me suis toujours efforcé de donner la priorité à mes projets créatifs, quitte à y sacrifier un certain confort de vie, mais je suis également trop timoré et pas très dégourdi quand il s'agit de démarcher autrui. Si bien qu'aujourd'hui, effectivement, je suis payé au lance-pierres, mais je ne suis pas devenu Roi des Pirates, ni rien d'approchant. Je suis toujours le figurant en bord de case qui n'est là que pour meubler le décor. C'est à peine si deux personnes dans le fond se souviennent de moi comme d'un monomaniaque qui s'acharnait sur Nomura à longueur de posts très très longs, il y a quelques années de ça. Ce qui n'est pas si mal, d'ailleurs, quand on y pense. Au moins, ça prête à sourire, c'est toujours ça de pris. Je pose ce constat sans amertume, d'ailleurs : en me consacrant au blog à plein temps, il y a eu un moment où j'aurais pu accéder à un début de notoriété, qui aurait pu me permettre de me faire connaître et, peut-être, d'intégrer le "milieu". Seulement je n'en avais ni les moyens, ni l'envi : je ne voulais pas devenir prisonnier de mon personnage, perdre les rênes de ma création (ce qui est forcément le cas lorsqu'on commence à avoir un public) et prendre au sérieux ce qui n'était qu'une récréation. Quand j'ai senti que les choses commençaient à basculer, et que je commençais moi-même à être tenté (parce qu'on l'est forcément aussi), j'ai freiné des deux pieds et fait sorte de tout arrêter, sans retour en arrière possible, à la manière d'Ulysse dans l'Odyssée. J'ai sans doute laissé passer une belle opportunité, tant pis : ce n'était pas celle que je voulais saisir. Et puis même si je désespère de ne plus pouvoir écrire, je suis conscient de la chance que j'ai : j'ai un salaire qui me permet de manger et de profiter des soldes Steam. Ça n'aura échappé à personne : décrocher un poste, à notre époque, c'est devenu compliqué. Partant de là, faire ce qu'on aime, ça devient très accessoire...

Liehd qui se compare à l'Ulysse dans l'Odyssée :o 

J'adore :D

Et encore. Tu ne m'as pas imaginé ligoté au pont du navire, cerné par des sirènes en shorts asymétriques qui rient à gorges déployées, pendant que je serais en train de supplier mes marins de me détacher "pour que je puisse aller leur défoncer leurs tronches de Meg Ryan"...

En parlant d'Odyssée, celle de l'Espace, t'en pense quoi ?

J'adore, évidemment. Je l'ai vu relativement jeune et il m'a marqué au fer rouge (tout particulièrement dans ses deux derniers segments). Mon goût du mindfuck, il vient de là, il vient de la partie sud du cosmos. Pour moi, la fin de 2001, c'est le minimum syndical qu'on est en droit d'attendre d'une conclusion. Du coup, je suis souvent déçu.

Kubrick, c'est dans tes cordes ?

Du tout, par contre. Trop "culturel" pour moi. Je reconnais les qualités de son cinéma, mais les thématiques qu'il aborde ne me correspondent pas. J'ai besoin que les fictions rompent avec le réel, même si elles y reviennent dans les réflexions qu'elles amènent. De mon point de vue, s'éloigner de la réalité, c'est la meilleure façon d'en traiter, car cela implique un recul critique que les ½uvres à vocation réaliste ou documentaire ne possèdent pas.

Des exemples qui siéent à merveille à tes yeux ? Star Wars peut-être ... ?

Houlaaaaa... que ce soit bien clair entre nous : la fan de Star Wars, dans le couple, c'est PYT. Tu joues avec ta vie, si tu oses suggérer le contraire. Elle ne sait pas qui tu es mais elle peut te retrouver et te tuer. Elle a été formée pour ça en classe prépa. A mes yeux, Star Wars, c'est du divertissement sympathique (dans ses meilleurs jours) ou du blockbuster indigent (dans ses pires), ça se regarde avec plaisir, mais ça ne m'a jamais fait bondir d'enthousiasme. Je n'ai pas détesté la prélogie sur le moment, parce que je n'en attendais pas grand-chose, mais je ne suis pas certain d'arriver à la revisionner un jour...

Non, on en parlait précédemment, un bon exemple, ce serait Inception. Il n'est pas parfait (quelle ½uvre l'est ?), mais de ce point de vue-là, il est irréprochable. Il pose des questions (bonnes), il suggère des réponses (pas mauvaises non plus). J'ai évoqué également Dark City, qui a longtemps été mon film préféré - et je pourrais continuer comme ça longtemps, en tapant dans les films d'un âge certain. Comme je le soulignais, malheureusement, ils se font de plus en plus rares.

Allez, pour la peine on se refait la bande annonce, rien que pour le plaisir !

https://www.youtube....h?v=nwsmGwKWovk

Bon, et puis impossible de ne pas citer toute la filmographie de Mamoru Oshii (ou pas loin), y compris du côté des écumeurs de gargotes !

https://www.youtube....h?v=41-z4Ef5foI

Qu’est-ce t’en sais que c’est ton film préféré ? Tu le dis toi-même, tu vas plus au cinéma depuis lurettes à cause de la TVA appliqués au cornflex.
Tu les as tous vu ? Tu l’as vu le film que j’ai tourné avec ma femme ? Nan ? Bah alors. Comment tu peux savoir ?

On n’a pas abordé le cinoche je crois ? Tes genres, films, réal’ et acteurs/trices préférées ?

Mais quel sophiste de compétition, j'te jure ! On dirait un SJW !

Dire qu'on a "un film préféré", ce n'est pas comme dire "c'est le Meilleur Film de tous les Temps Ever la vie si je mens !". Ça sous-entend qu'on se positionne par rapport à l'ensemble des films qu'on a pu voir, et pas par rapport à l'ensemble des films dans l'absolu. Pensais-tu vraiment me piéger si facilement, petit scarabée ?

Côté salles obscures, comme tout geek qui se respecte, je suis très attaché au cinéma de divertissement des années 80-90 (évidemment : Indiana Jones, Retour vers le Futur, Gremlins, Ghostbusters, tout ça...), mais également aux films de SF/Fantastique un peu underground (si possible avec les jantes alliage et mindfuck de série) - ou plus généralement tout ce qui sort un peu de l'ordinaire et qui célèbre l'imaginaire "à l'ancienne", celui des contes au coin du feu. Je les aime ni trop accessibles, ni trop abscons, à équidistance entre populisme et élitisme. Prétentieux, oui, mais humbles dans leur prétention (et vice versa). Avec un petit Marvel de temps en temps pour régresser dans de bonnes conditions et assouvir ma soif atavique de bourre-pifs 3D.

Alors je te vois venir, tu vas me dire "mais enfin, Liehd, ces films-là n'existent que dans ta tête !", mais pas du tout, il en existe des dizaines, pour ne pas dire des centaines ! Il faut juste savoir chercher... J'ai d'ailleurs constitué une longue liste Sens Critique pour le prouver, notes sur 10 (et quelques critiques maisons) à l'appui !

https://www.senscrit...rs_tetes/379727

De quoi occuper moults nuits blanches, ne me remercie pas !

Côté réal', je suis très fan d'artisants-artistes comme Jamin Winans ou Michel Gondry, avec une tendresse particulière pour Christopher Nolan, Cameron Crowe et Tim Burton. Ceci posé, dans ce domaine comme dans tant d'autres, je n'ai pas de vraie préférence : j'apprécie davantage les ½uvres que ceux qui les fabriquent, et davantage les personnages que ceux qui les interprètent. A part Kristin Kreuk, dont je suis amoureux, mais comme on parle ici d'actrices, la parenthèse est un peu hors sujet (rires).

« Je suis conscient de la chance que j'ai : j'ai un salaire qui me permet de manger et de profiter des soldes Steam » => Ah c'est bien ce que je me disais, tu ne travailles pas seulement pour manger, tu travailles pour Gabe aussi.

Voilà. S'il est si rondouillard, c'est en grande partie grâce à moi. A chaque nouvelle période de soldes, je lui offre un mois de Big Mac à volonté. Mais enfin, il risque de maigrir un peu, dans les mois à venir, parce qu'à présent, faut aussi que je nourrisse Kazuo Hirai. Et c'est que ça bouffe, ces petites choses-là.

Merde Hirai aussi, t'es client PlayStation toi :D?

Evidemment. J'étais là, pour la sortie de la PSX. C'était quand même une sacrée révolution, à l'époque. Et sans elle, pas possible de jouer aux Final Fantasy de l'ère 32 bits. Du coup, ce n'est pas comme si Hirai m'avait laissé le choix. Ils sont forts, quand même, ces nippons.

Pourquoi avoir posé le pied sur Gameblog et son espace d'expression ? Pourquoi ne pas avoir ouvert ton blog sur Femme Actuelle par exemple ? Au-delà des connexions sociales qui t'ont entrainé là-dedans, l'espace était-il assez grand déjà ?

Alors si je n'ai pas ouvert mon blog sur le site de Femme Actuelle, c'est parce que j'étais nul en horoscopes et en courrier du c½ur. Sur le plan sentimental, je pourrais sans doute conseiller efficacement des T800 ou des T1000, peut-être même des photocopieurs ou des machines à café, mais les humains sont au-delà de ma sphère de compétences. Et quant aux horoscopes... J'ai passé trop d'heures devant les Chevaliers du Zodiaque quand j'étais môme, ça laisse des traces. Il y a forcément un moment où j'aurais craqué et où j'aurais écrit un truc du style "Lion : travail : si vous doutez de l'honnêteté de votre patron, gardez vos soupçons pour vous et ne cherchez pas la confrontation en face-à-face", ou "Poissons : c½ur : dites-le avec des fleurs, son sang ne fera qu'un tour". Au-delà de ces considérations techniques, si j'ai débarqué sur Gameblog plutôt qu'ailleurs, c'était pour faire "tout pareil que mon pote". Et pour l'y retrouver, accessoirement, parce que plus on est de fous, plus on rit. Ça ne va pas chercher plus loin. Dans la mesure où son travail m'avait donné envie de tenter l'aventure, et où il débarquait tout juste de chez Gamekult pour prendre un nouveau départ, je lui ai emboîté le pas sans réfléchir. Se serait-il inscrit sur Femme Actuelle.com que j'en aurais fait tout autant sans me poser de question. Mais sans doute n'y aurais-je pas trouvé de compagnons de cette qualité, et dans cette quantité. Quand tu débarques par hasard dans un espace aussi productif et aussi motivant, tu ne peux qu'avoir envie de t'y faire ta place.

T'as même pas été tenté d'amener ton personnage sur les sentiers du Youtubuging ? D'une pierre deux coups, l'opportunité notariale et le salaire à 5 chiffres.

Honnêtement ? J'ai souvent été tenté, seul ou accompagné. J'ai la matière, j'ai les idées, j'ai l'envie également. Ni pour les thunes, ni pour la célébritude, mais parce que, ben... c'est une forme de création comme une autre. Et une forme de partage, aussi. Seulement voilà, pour proposer un programme satisfaisant, il faut pouvoir s'investir, prendre le temps de préparer, d'écrire, de répéter, de monter et pour ça, il faut savoir bien s'entourer, et surtout il faut renoncer à d'autres choses. Un peu comme le blogging, finalement. Or des envies, j'en ai plein. D'écriture, de dessin, de websérie, d'expérimentations diverses et variées, sauf que plus on avance dans la vie, plus il faut faire des choix (et c'est bien triste). Mais je réfléchis très sérieusement à un podcast conceptuel, mais tout simple, avec Snake et Choco.

Après, le Youtubing, je ne suis pas très fan, en fait. Ce qui est un bel euphémisme pour dire que je ne regarde rien (ou disons, pas grand-chose) et que je ne manque jamais une occasion de cracher sur ce que je ne regarde pas (pour changer). Certains y voient un vrai boulot à part entière... ben ils risquent d'être vachement surpris quand ils vont faire leurs débuts dans le monde du travail, les pauvres.

Que cela ne se fasse pas en claquant des doigts, ça, je veux bien le concevoir (encore que... Pewdiepie, tu m'as compris, quoi) mais enfin, la plupart du temps, la valeur objective du résultat est loin de s'accorder aux profits générés (et ne me lance pas sur Noob s'il-te-plaît!). Ceci posé, j'aime bien le côté "fanzine visuel", vraiment, tant que ça n'a pas plus de prétention que ça. Malheureusement, neuf fois sur dix, les mecs sont convaincus d'être Zola, Nietzsche ou Ardisson, alors qu'ils sont Werber, BHL ou Arthur. Ça ne donne pas envie d'être indulgent.

Ardisson marchant dans les pas de Zola et Nietzsche, putain, je me demandais pourquoi j'avais voulu réaliser ton interview, je crois que j'ai ma réponse :D

Si Ardisson marchait dans les pas de Zola et Nietzche, ce serait pour les rattraper vite fait et leur faire le cul (voilà, comme ça tu sais pourquoi tu avais des appréhensions à l'idée de réaliser mon interview).

fin de la deuxième partie.

2014-2017 Time Neves, c'est dans la boite Réservé.

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Neves Reporter (Jeu vidéo)

Nous y voilà.

J'avais initialement prévu de t'étaler la publication de l'interview de ce patient (dis comme ça, on se croirait à l'Asile d'Arkham - et ce n'est que partiellement faux) sur toute l'année 2018 avant de me raviser. Le patient s'inquiétant manifestement sérieusement pour la santé mentale de Fache, je décida (ou plutôt nous décidames) de réduire le nombre d'articles afin de condenser l'interview sur le mois de fête qu'il doit être : Décembre. Comment finir l'année autrement que par un feu d'artifice, une coupe de champagne et un bon rail de coke ? Vous l'avez compris, impossible. Trois ans donc après la première partie de son spectable avec feu Gandalfleblanc, l'homme-mystère revient pour nous accorder sa dernière grande fantaisie avant de raccrocher la manette. L'occasion de revenir sur son parcours, ses financements politiques occultes ainsi que sa propension à la digression. J'ai pris la liberté de laisser les pavés tels quels car je ne saurais avoir l'outrecuidance de dénaturer la vision primaire de l'auteur. Notez que le sieur nous a fait grâce de l'écriture inclusive. On a échappé au pire murmure Fache au loin. Vous imaginez un tel lyrisme accouplé à la dernière tendance dans les milieux mondains ? Personne n'en serait ressorti vivant. Moi, y compris.



 

TRAME

 

 I                           Cloud                           6/12

 

 II                         Squall                        13/12

 

 III                        Djidane                     20/12

 

 IV                      Tidus                          25/12

 

 V                        Vaan                           27/12

 

 VI                       Noctis                       31/12

 

Copyright Zigendfunk & L.G.A.M.C.

 

 I      Strife

 

Pourquoi le GamerAuxMainsCarrés ?

Parce que je suis un gros mauvais, ce n'est un secret pour personne. J'ai commencé à jouer sur des manettes à deux boutons, je me suis laborieusement adapté quand on est passé à six parce que j'étais encore jeune, mais après, il y a eu la 3D, les sticks analogique, les zooms, les locks, les bullets time et là ça a commencé à me gaver, je me suis vite retrouvé dépassé par cette avalanche de features annexes. J'avais déjà du mal à lâcher l'accélérateur à Mario Kart, ou à parer dans les jeux de combats, alors j'étais loin d'être prêt pour du Deus Ex... Quand j'ai débarqué sur Gameblog, je venais tout juste de me remettre au jeu vidéo après une pause de, allez, disons, une petite dizaine d'année : je venais de me reprendre une DS pour occuper mes trajets domicile-boulot, je n'avais pas pratiqué depuis un moment, je n'avais donc qu'une vague idée de la façon dont le média avait évolué dans l'intervalle. J'ignorais tout du milieu des gamers, de ses codes, ses fiertés, ses colères, ses dérives, ses angoisses existentielles et son fanboyisme pas toujours bien placé. Je venais juste de découvrir le blog d'un pote à moi, qui traitait l'actu sous une forme parodique à base de patates, et ça m'avait donné envie de faire pareil, mais dans mon style à moi. Pas pour la gloire, pas pour la fortune, pas pour les femmes, seulement pour le fun. Pas « en mon nom propre » non plus, d'ailleurs, parce que je n'avais rien de spécialement intéressant à dire sur le sujet, mais pour donner vie à un personnage, le croquer en quelques traits (moches – les mains carrées valant également dans le domaine du dessin et de tout ce qui demande un peu de précision, vu que comme pas mal de monde, je « souffre » de tremblements essentiels), lui inventer un caractère, des délires, des obsessions. Une catharsis, en somme. C'était le c½ur du projet : il fallait qu'il m'amuse moi, avant toute chose. Sinon à quoi bon ? Quand je me suis inscrit sur Gameblog, je n'avais aucune idée d'où je mettais les pieds : pour moi, il s'agissait juste d'un blogger-bis « spécial jeux vidéo ». Je pensais y faire ma petite tambouille dans mon coin pour faire sourire mes potes et peut-être, avec de la chance, quelques anonymes de passage. Il m'a bien fallu trois semaines pour découvrir l'onglet « communauté », les statuts, les forums et tout le tremblement, c'est dire si j'avançais à l'aveuglette. Même dans le domaine du blogging, j'avais les mains carrées.

Des débuts balbutiants mais une réussite totale ? Comment l'expliquer ? Dynamique de groupe ? Tu éclaboussais de ton talent le reste de la commu' ?

On va dire ça, mais en essayant de ne pas s'étouffer en prononçant les virgules (ici, insérer un Lol ou un truc dans le genre, je ne gère pas les effets sonores, à la régie de jouer). En ce qui me concerne, j'ai du mal à considérer ce blog comme une « réussite » au sens fort du terme, ça me paraît quand même exagéré. J'en suis globalement satisfait, c'est certain, il n'y a pas un article que j'aie envie de renier (y compris au niveau des plus polémiques), j'ai même plaisir à me relire les rares fois où l'envie m'en prend, mais pour que le terme « réussite » me paraisse mérité, il aurait fallu que je ne dévie pas de ma ligne éditoriale. Hélas, entre les textes à rallonge et les dessins pour illustrer (massacrés par l'encrage puis par le scannage, ce qui n'a rien d'encourageant), l'entreprise est vite devenue trop chronophage, trop exigeante. Les idées étaient là, bien sûr, mais je n'avais pas les moyens concrets de les matérialiser, il a donc fallu que je revoie mon ambition (pourtant très limitée) à la baisse. Ceci posé, si on se fie aux chiffres (mais peut-on s'y fier ? Je crois que tout blogger inscrit sur ce site a un jour nourri des doutes - légitimes - quant à la fiabilité du compteur de vues), on peut l'envisager comme un « succès », ce qui n'est déjà pas si mal. Quand vous commencez à taper votre pseudo dans Google et que celui-ci le termine à votre place, la première fois, ça vous fait un drôle d'effet - à vrai dire, je n'ai jamais vraiment réalisé. Les chiffres sont trop abstraits, on perd vite le sens des réalités. Ado, quand je bricolais mes fanzines, j'en vendais 150 (avec la complicité d'Animeland et de Player One – lequel qualifiait d'ailleurs mon humour de « pas toujours très fin », un bel exemple de lucidité critique !), j'étais le roi du monde. Aujourd'hui, je regarde les stats de mon blog, je lis beaucoup de zéros mais ça n'imprime pas. Je sais que j'ai été lu, que je le suis toujours un peu, mais je n'arrive pas à réaliser. Dans ma tête, je suis toujours resté en petit comité, entouré de mes cyber-potes (et de quelques haters), sans que ça aille chercher beaucoup plus loin que ça... ce qui était bien au-delà des mes espérances premières. Alors s'il faut expliquer ce succès, je ne pense pas être le mieux placé pour analyser... ne l'ayant pas prévu ni jamais trop compris, je ne saurais trop dire. J'espère juste que l'originalité (relative) de l'entreprise, la perspective (relativement) décalée et mon rédactionnel (à peu près) soigné ont pesé dans la balance. Qu'on ne m'a pas suivi uniquement pour les clashs en commentaires (rires). Le fait d'être lu non pas par les piliers de la communauté (qui m'ont toujours poliment ignoré, ou pas loin), mais par les inscrits de la deuxième vague a très certainement amené des lecteurs vers moi, de même que mes quelques passages en Home. Une chose est sûre, en tout cas : je n'éclaboussais personne, pour reprendre ta formule. Des talents, à l'époque, il y en avait plein la communauté, je n'étais qu'un blogger parmi tant d'autres. Peut-être pas le moins bon, mais sans doute pas le meilleur non plus. J'avais juste mon registre à moi, et je faisais mon truc à ma sauce, sans me préoccuper de m'adapter à mes lecteurs, à les séduire, à les fidéliser ou à les brosser dans le sens du poil. Je n'ai jamais rien calculé. J'aurais pu, bien sûr, si je l'avais souhaité, mais je suis trop orgueilleux pour ça.

"Des talents, il y en avait plein" => qui ? Et où sont-ils passés ? Pourquoi ne sont-ils plus là ?

Difficile de tous les citer, j'aurais trop peur d'en oublier, mais là, comme ça, à brûle pourpoint, il y a un paquet de pseudos qui me viennent à l'esprit. Entre ceux qui ont traversé l'espace communautaire comme des météores, ceux qui s'y sont installés et qui y ont pris leurs aises, ceux qui n'ont pas osé sauter le pas en dépit de leur potentiel et qui se sont contenté de quelques fulgurances en commentaire, mine de rien, ça en fait, du monde : des lettrés, des dessineux, des analystes, des parodistes, des spécialisés, des multicasquettes, de tous les styles et de tous les niveaux (les plus doués n'étant hélas que rarement les plus populaires). Et puis si je me lance, il faudrait aussi que j'évoque les "personnalités" qui ont longtemps fait office de piliers de la communauté, et qui ont ½uvré (consciemment ou non) à en consolider les fondations (qu'ils aient ou non un talent particulier, d'ailleurs - encore que la capacité à fédérer un large public puisse être considéré, dans une moindre mesure, comme un talent à part entière). Tous ces points de vue, tempéraments, univers différents, qu'ils aient été antithétiques ou complémentaires, ont contribué à créer un espace d'échanges vivant, stimulant, une forme de synergie qui a elle-même permis d'attirer de nouveaux profils, de nouveaux contributeurs, un nouveau lectorat. A l'opposé, les défections (volontaires ou forcées) qui ont suivi certaines polémiques internes ont défait ce bel édifice, une pierre après l'autre, jusqu'à ce qu'il n'en reste plus grand chose. Il faut dire que les décisions éditoriales discutables du site, avec tout ce que ça suppose de critiques et de discrédit, avaient de quoi lasser même le plus patient d'entre nous, à force. Lasser, agacer, indigner, foutre en rogne, selon les caractères et selon l’ancienneté. Difficile de s'investir dans un espace de communication qui ne se respecte pas : on a beau établir une distinction nette entre la section "site" et la section "communauté", vient toujours un moment où cette démarcation ne suffit plus, où on ne parvient plus à fermer les yeux, où on ne veut plus être associé, même de loin, à cette débâcle journalistique, où on ne veut plus contribuer ne serait-ce que d'un clic à son succès (surtout lorsqu'on assiste, impuissant, à l'éviction définitive de telle ou telle forte tête - non sans raisons, certes, mais sans dialogue non plus, ni remise de peine "pour participation active" -, et lorsqu’on se dit qu'on est peut-être le prochain). Rien d'étonnant à ce que tant de membres aient cédé à leurs envies d'aller voir ailleurs, quitte à y créer leurs propres sites communautaires indépendants, leurs propres utopies. Sans compter qu'on est tous, chacun notre tour, voués à être rattrapés par la vie et par ses obligations. A moins d'en faire notre gagne-pain, la parenthèse "blogging", on peut y consacrer cinq ans. Dix, peut-être, pour les plus motivés. Blogger de manière régulière, si on fait ça sérieusement, ça demande du temps, de l'énergie, de l'investissement personnel : or plus les années passent, plus ces ressources sont consacrées à des activités plus terre-à-terre. Les courses, le ménage, la vie de couple, aller chercher les croquettes du chaton... Et voilà comment un blogger s'en va, puis deux, puis trois, puis un jour on se retrouve seul, ou pas loin, et on plie à son tour bagages, parce qu'on ne se sent plus à sa place, parce que "ce n'est plus la communauté qu'on a connue". Ça ne date pas d'hier, ça toujours fonctionné par cycles. Un groupe social remplace l'autre, une nouvelle communauté reprend le flambeau où la précédente l'a laissé. C'est sans doute là que celle de Gameblog a loupé le coche, car je n'ai pas le sentiment qu'elle a su rebondir. Si on excepte les quelques anciens qui persistent (souvent trop parcimonieusement), et de trop rares nouveaux qui jouent le jeu, chacun semble faire sa tambouille dans son coin, sans trop s'intéresser à celle des autres ni faire preuve de trop d'originalité non plus. "Allez viens voir ma chaîne envoie les clics je me filme en train de jouer à des jeux vidéo t'as vu ?". C'est une évolution dans l'ère du temps, j'imagine. Le fond ne peut se critiquer qu'à l'aune de ses propres critères, que je ne maîtrise pas. Le manque d’interactions, par contre, est d'autant plus blâmable qu'on parle ici de jeux vidéo. Un comble. Plus trivialement, c'est sur Facebook que les anciens de la "deuxième génération Gameblog" se sont retrouvés après la débâcle, sans concertation ni préméditation, en fonction des affinités, des emplois du temps, des impératifs personnels ; et ils s'y amusent autant qu'ils ont pu le faire en statuts ici, mais en abordant des sujets plus variés - et sans limite de caractères, ni synchros twitter, ni crainte de spammer ou de s'attirer les foudres de la censure (à part Aegirsson, qui se fait régulièrement dénoncer à la plateforme pour ses photos de nymphettes en petites tenues. Comme quoi certaines choses ne changent pas - rires).

Quand je lis ta prose aussi verbale qu’impeccablement structurée dans la pensée et dans les idées, me vient ostensiblement à te poser une question, une seule :

Fabrice Luchini, c'est ton père ?

Arrêteeeeeuh, tu vas me faire rougir et après, je vais ressembler à Hellboy (encore plus que d'habitude, je veux dire). Il n'y a pas de comparaison possible : Luchini a une culture encyclopédique dont je suis loin de disposer, et un talent comique (mais pas que) inégalable. Je pourrais l'écouter divaguer en roue libre pendant des heures, et je ne suis pas le seul, j'en suis convaincu. Serait-il né un peu plus tard qu'il aurait fait un super Youtubeur, d'ailleurs (ça, c'est ce qui s'appelle « vendre du rêve »).

Côté "points de comparaison", nous avons tous les deux un profil "littéraire", un côté "clown triste limite dépressif", une fâcheuse tendance à digresser et la même volonté de ne pas se prendre au sérieux, mais ça s'arrête là. Hélas pour moi, il me manque l'essentiel...

Il te "manque l'essentiel" ... ??? Sa reconnaissance de paternité ?

Sa culture, évidemment. Mais c'est un choix personnel que j'assume. Dès l'adolescence, je m'en suis méfié. J'ai vu de quelle façon elle pouvait transformer les gens. Les fausses certitudes qu'elle pouvait leur donner. La façon dont elle les enjoignait à se croire meilleurs que les autres. Je ne voulais pas tomber dans ce piège-là. Si j'avais connu Luchini à l'époque, j'aurais su que ça n'avait rien d'une fatalité, qu'on pouvait être cultivé sans pour autant chopper le melon. Et sans doute que j'aurais pris un autre chemin, sur ce plan-là.

Concernant la longueur des réponses ...

Nouvelle règle, tu dois limiter tes réponses à 141 caractères (tu ne peux pas dire qu'on est moins bien loti que Twitter)

Pourquoi tu crois que je n'ai pas de compte Twitter ?

Bon, ok, ceci dit, j'ai bien reçu le message, je vais essayer de m'y tenir et de faire plus court, mais ce n’est vraiment pas ga [LIMITE DE CARACTERES ATTEINTE] [BONJOUR, DAVE].

Mon prof de SVT de Seconde (2006-2007) détestait Luchini.

(juste pour info :D)

Un tas de gens haïssent Luchini, tu les comprends ?

Alors figure-toi que j'ai découvert ça il y a un mois à peine, en partageant une vidéo d'interview sur Facebook, et je ne m'en suis pas encore remis.

Jusqu'ici, j'étais fermement convaincu qu'il faisait l'unanimité (je t'ai déjà parlé de ma grande naïveté, ou pas ?).

"Comment ?", ai-je alors envie de m'écrier ! "Comment peut-on manquer de goût à ce point-là, qui se situe au-delà de l'humainement quantifiable ? !".

On le trouve, paraît-il, prétentieux et pédant (et ma foi, j'imagine que ces deux termes m'ont également qualifié plus souvent qu'à leur tour, dans la bouche de mes détracteurs) (et plus particulièrement dans la bouche de PYT, qui reste ma détractrice préférée - et la plus virulente !). Mais je trouve ces qualificatifs inappropriés (dans les deux cas). Certes, Luchini est précieux (dans les deux sens), c'est indéniable. Mais il n'est pas prétentieux, au contraire. Non content d'avoir un talent dingue, ce mec a une intelligence, une finesse d'esprit et une culture générale qui en font peut-être le tout dernier "honnête homme" au monde, et ce n'est pas un titre que l'on décerne à la légère au XXIème siècle. Pourtant, il sait s'amuser de tout, plaisanter d'un rien et surtout, surtout, rire de lui-même. Les individus prétentieux, les vrais, sont aussi prompts à rire des autres qu'à s'indigner lorsqu'on se rit d'eux en retour. Elle est là, la grande différence. Luchini respecte les arts dont il porte haut la bannière. Contrairement à trop de cuistres sur les internets (mais pas que), il ne se sert pas d'eux pour se faire mousser, il n'en a pas besoin. Sa personnalité seule suffirait à le faire sortir du lot. Raison pour laquelle il peut se permettre de parler Proust, Nietzche, masturbation et "Hélène et les Garçons" dans une même interview, sans en rougir ni s'excuser de ces superpositions contre-nature.

Alors bien sûr que Luchini s'exprime dans un langage soutenu, qui renvoie monsieur-tout-le-monde a son usage souvent approximatif, pour ne pas dire fautif (paresseux, la plupart du temps), de la langue française... mais enfin, est-ce à lui de s'excuser de s'exprimer convenablement auprès des gens qui n'en font pas l'effort ?

On en revient ici à l'un des débats de forums les plus brûlants de ces dernières années, qui fait couler beaucoup d'encre, de sang et de larmes : peut-on prétendre penser convenablement si l'on ne peut écrire convenablement ? Chacun son point de vue sur la question, je ne vais pas te faire la thèse, l'antithèse et la synthèse, je me contenterais de ma conclusion. A savoir : un "non" catégorique (si on excepte les exceptions - ceux dont le français n'est pas la langue maternelle, les Indiens d'Amérique - spéciale dédicace à qui de droit - et E.T.) ("je veux téléphoner à la maison", PUTAIN, C'EST QUAND MÊME PAS SI COMPLIQUE, ESPÈCE DE LIMACE A LA CON !). Parce que le mot permet la pensée (on ne peut développer une pensée complexe sans mots pour différencier les choses), et que le "langue" permet de structurer les "raisonnements" (la langue étant une structure mentale simple, et le raisonnement une structure complexe, en ce sens qu'elle englobe la langue). En d'autres termes, la langue est un outil. Si tu ne maîtrises pas l'outil, comment peux-tu te prétendre en capacité de construire une maison ? C'est exactement ce que font les petits rhéteurs de forums, à tartiner sans fin leurs opinions dont tout le monde se fout (légitimement), sans avancer l'ombre d'un argument ni savoir coller une virgule au bon endroit. Ils n'ont ni plans, ni règles, ni ciment, ni niveaux, ils empilent les briques à l'instinct. Du coup, les murs ne sont pas droit, il n'y a pas de fondations, les tuiles du toit ne sont pas fixées, mais-c'est-pas-grave. "L'essentiel (paraît-il), c'est de se faire comprendre". Ben voyons. Ils sont beaux, les échanges, à confronter les opinions les plus vagues et les plus arbitraires dans un flou artistique langagier confinant au chaos le plus total.

Et non, je t'arrête tout de suite car je te vois venir, mon discours n'est pas élitiste. A mon (humble, lol) avis, quand une civilisation en arrive à considérer que faire l'effort de s'exprimer convenablement, c'est une lubie de connard élitiste, et qu'on peut s'en passer, c'est qu'on est quand même mal barré. Sans compter qu'à mon sens, ne pas soigner sa prise de parole, à l'écrit comme à l'oral, c'est manquer ouvertement de respect envers son interlocuteur. On peut se planter, ça arrive à tout le monde. Je suis certains que mes réponses sont pleines de fautes. Mais il n'empêche qu'essayer d'en réduire le nombre, d'être vigilant, précis, de mon point de vue, c'est un strict minimum auquel on ne devrait pas déroger.

Bref, j'en reviens à la prétention supposée de Luchini et à la perplexité qu'elle m'inspire (oui, on est bien loin des 150 caractères, mais il ne fallait pas me lancer sur le sujet, aussi !). Parce que bon, qu'on puisse le trouver prétentieux, ça, je peux comprendre. Si on s'arrête aux apparences, c'est en effet l'impression qu'il peut donner. Là où je ne comprends plus, par contre, c'est que les individus qui vont critiquer seront également ceux qui vont plébisciter un Usul, un Mathieu Sommet, un Danicaligula, un Licarion (oui, j'ai découvert la sphère youtubeuse "grâce" au clash Raptor Dissident d'il y a deux mois. Jusqu'ici, je crachais sur les "vidéastes" du net sans rien savoir d'eux, de manière arbitraire et injuste. Ce clash m'a prouvé qu'au-delà de ma mauvaise foi, j'avais bien raison) ou une Tatiana Ventôse, qui a pourtant cartonné avec sa vidéo sur les élections de Trump (et qui, pour le coup, s'exprime très mal, avec une suffisance glaçante, pour aligner des banalités). Alors bon, je ne devrais pas mettre Usul dans le même sac que les autres zigotos, parce qu'il a plus de fond et de mesure, ses développements peuvent être intéressants, mais enfin niveau torsions des neurones, ça ne va quand même pas chercher bien loin non plus. Et je ne crois pas qu’il n’ait jamais prétendu le contraire, d'ailleurs. Ça aussi, ça m'inquiète parce que tous ces mecs lambda, qui proposent une réflexion d'un niveau tout ce qu'il y a de plus commun (dans le meilleur des cas), sont suivis massivement par des milliers de fans qui boivent leurs paroles comme s'ils venaient de ressusciter après trois jours tout raide dans une caverne.

Ce qui me ramène à Luchini, parce que je ne digresse jamais gratuitement (je suis trop pingre pour ça). Dans un monde où la quintessence de l'intellectualisme éclairé est représentée, semble-t-il, par la clique susmentionnée, il n'y a finalement rien d'étonnant à ce que Luchini puisse être aussi décrié (quand les gens savent de qui il s'agit, encore !). Il n'y a vraiment qu'un idéaliste comme moi pour m'en étonner.

Cette parenthèse fermée, Luchini, c'est quand même le sosie français d'Eric Idle et rien que pour ça, il devrait avoir des temples à sa gloire.

Y a un lien entre français et indiens d'Amérique ?

L'appropriation culturelle ?

TRIGGERED !

(Non mais c'est du langage de Social Justice Warriors, si tu es sain d'esprit, tu ne peux pas comprendre).

Bon, il ne fallait pas relever ce point de détail, mon pauvre Neves, tu risques de faire exploser les scores de ta section « commentaires ». Il s'agissait d'un petit clin d'½il personnel un peu puéril, une private joke en référence à une loooooongue et mémorable joute verbale qui m'avait jadis opposé ici à l'un de mes innombrables détracteurs (Pokemon go, c'est pour les faibles). Pour la petite histoire, ce dernier me reprochait mon élitisme, précisément, en affirmant que si l'on suivait ma logique, un Indien d'Amérique ne devrait pas avoir le droit d'exprimer ses réflexions puisqu'il ne maîtrise pas le français et donc ne peut pas construire sa pensée. Ce à quoi il a ajouté que c'était super condescendant de ma part (ça ne mange pas de pain). Je n'ai jamais voulu lui répondre pour ne pas lui faire de la peine mais comme il y a prescription, le truc, c'est que le français n'est pas du tout la langue maternelle des Indiens d'Amérique en question, ni la langue dans laquelle ils s'expriment. Du coup, son objection ne tient pas. Je suis sûr que les Indiens d'Amériques maîtrisent leur langue mieux que nombre d'entre nous ne maîtrisent le français. En conséquence de quoi peuvent-ils raisonner aussi brillamment que nous (je ne sais pas si c'est un compliment par contre) et structurer leurs raisonnements. C'est juste qu'ils le font dans leur langue à eux.

Le "langue" ? Que viens faire Jack Langue au milieu de cette interview !?

Au risque de radoter (un peu plus, un peu moins, tu me diras), les parents qui font leur boulot apprennent à leurs enfants à tourner sept fois leur langue dans leur bouche avant de s'exprimer. Et ben Jack Langue, c'est un peu pareil, sauf que lui, il tourne la sienne dans la bouche des autres. Tu saisis la nuance ou je t'envoie un lien vidéo aussi ?

"la langue étant une structure mentale simple, et le raisonnement une structure complexe, en ce sens qu'elle englobe la langue" => je crois que c'était le script originel d'Inception. Tu m'étonnes qu'ils aient divergé dans tous les sens par la suite (# et à la fin, y a Marion Cotillard qui meurt).

Eh ben je vais sans doute te surprendre mais ça tombe bien, j'adore ce film (dat twist, pas vrai ? !). Pour moi, il représente l'exemple parfait du blockbuster réussi, et ils ne sont pas nombreux à pouvoir porter fièrement l'étiquette (ils sont même de moins en moins, hélas). Certes, il ne songe qu'à divertir (ce n'est pas sale) mais sans pour autant prendre les spectateurs pour des ânes. Il donne dans l'entertainement, l'action, la frénésie, mais il ne se résume pas à ça, preuve qu'on peut tout à fait concilier scénario et grand spectacle, l'un n'exclue pas l'autre (et vice versa). On est loin des sous-produits insipides qui inondent le marché Hollywoodien depuis cinq ou six ans et qui trustent les devantures de nos Multiplex, dopés aux CGI et à la 3D putassière (ça ne va d'ailleurs pas en s’arrangeant - ce qui, accessoirement, me permet de faire de grosses économies niveau tickets de cinéma. A dix balles la séance, et quarante balle les 100 g de pop-corn, c'est toujours ça de pris, ça me fait plus d'argent à mettre dans les DLC de Final Fantasy XV).

Par rapport à Inception : t’as pas aimé GI Joe ?

Curieusement, je ne l'ai pas vu. Il faut croire que je ne voulais pas que ça gâche mes souvenirs du dessin animé. Souvenirs très mauvais, ceci étant, mais j'ai peur qu'il soit pire encore. Seule la présence de Christopher Eccleston, mon sosie non-officiel, pourrait me pousser à le visionner.

Tu parlais de "Clown triste limite dépressif" => Liehd dans un jeu d'horreur voire même un film d'horreur, c'est possible ?

Dans un film, sûrement pas. Je suis une grosse flippette (ou, disons, une flippette "un peu enveloppée". J'essaie de perdre un peu mais c'est galère). Autant j'apprécie l'inquiétante étrangeté des bons films fantastiques, autant le ce côté "exutoire" des films d'horreur m'a toujours mis (très) mal à l'aise. Ce qui m'a longtemps dissuadé de m'essayer aux survival horror, d'ailleurs - si attiré que j'aie été par leurs pitchs intrigants (Silent Hill en tête). Or il se trouve qu'a contrario, j'ai eu le coup de foudre pour ce genre si particulier, auquel je me suis mis sur le tard mais qui ne m'effraie pas plus que ça (les trois premiers Project Zero exceptés). Une constante cependant : sur le plan vidéoludique comme sur le plan cinématographique, je préfère la finesse et la suggestion au gros gore qui tâche.

Du coup, dans quel jeu, ce cher Liehd aurait-il voulu tenir un rôle ? Bioshock, Until Dawn ?

Si je dois choisir entre les deux, je réponds Bioshock sans hésiter, pour son ambiance, sa beauté plastique d'un autre temps, et surtout sa ville chimérique, si fascinante qu'elle en devient un personnage à part entière. Mais comme je ne suis pas très doué de mes mains, je préfèrerai qu'on m'attribue le premier rôle dans un walking simulator, genre Ethan Carter ou Everybody's Gone to The Rapture. Parce que marcher en monologuant sans fin dans ma tête sur la vacuité de la condition humaine, ça, je sais faire. Ou bien coupons la poire en deux et optons pour un Silent Hill. Le 2, le 4, ou le Shadow of Memories...

Ah oui donc le narrateur qui parle tout le temps dans TheStanleyParable ...
... c'est toi !?

Ça pourrait tout à fait. Je suis aussi chiant que ça en rando. Je parle tout le temps. Comme Prompto ™. D'ailleurs, maintenant qu'on en parle... il a un petit côté Luchini, le narrateur de Stanley Parable, non ?

Je ne sais pas, je n’ai pas joué au jeu !

Fais comme moi, tu t'en fous : critique quand même. C'est holistique.

Et quel rôle tiendrais-tu dans ces expériences horrifiques ?

Le personnage principal, par contre. Parce que généralement, pour les autres, ça ne se passe pas super bien...

Et quelles sont tes références en matière de survival-horror ?

Alors j'ai étudié deux ans à la fac de Racoon City, et j'ai beaucoup appris des travaux pratiques sur le terrain (notamment que la douleur, eh ben ça fait super mal. Eh ouais, les gens. Leçon de vie, les gens. Pigeonne-moi ça, Francis), mais j'ai vite réalisé que j'avais été mal orienté et que je n'étais pas fait pour ramper dans les bayous avec le couteau entre les dents. C'est salissant et ça fait mal à la langue. Je me suis donc réorienté de justesse et j'ai intégré sur dossier l'université de psychologie Alchemilla, à Silent Hill. Lors de l'entretien de présentation, j'ai fait forte impression : ils m'ont tout de suite réservé une cellule capitonnée avec du jus d'orange tous les jours à quatre heures.

D'un point de vue plus terre-à-terre, mes références n'ont rien de très originales, je les ai déjà tous citées, je pense :

A tout saigneur, tout honneur (blague usée jusqu'à la corde) : Vampire Hunter D sur PS1, parce que c'est mon premier, celui qui m'a ouvert la voie - et parce qu'on n'oublie jamais ses premières fois. Étant une grosse flippette quand il s'agit de films d'horreur (la tripaille, ça n'est pas trop mon kif, je préfère le poisson), je n'avais jusqu'alors jamais osé sauter le pas, bien que l'envie ait été forte à cause des foutus pitchs de Silent Hill, qui savent titiller l'imagination.  Seulement voilà, avec Vampire Hunter D, pas d'excuse : Yoshitaka Amano ayant signé le design du bonhomme, je n'avais pas le choix, j'ai lâché les euros (ou les francs, sans doute, à l'époque). Non content de proposer une alternative sympathique à Symphony of the Night (parce que j'adore les Castlevania, aussi, j'ai tous les vices), il m'a permis de faire face à mes peurs au sens propre, et de réaliser qu'une manette à la main, j'adorais ça, à partir du moment où le scénario tenait la route et où le jeu faisait preuve d'une certaine finesse dans son approche de la terreur (raison pour laquelle je n'ai jamais trop accroché aux Resident Evil - même si j'ai apprécié le Revelations sur 3DS, qui relève plus du blockbuster d'action que du survival horror). Après ça, j'ai enchaîné directement avec le très bon Alone in the Dark : the New Nightmare, toujours sur PS1, qui proposait une synthèse intéressante de tout ce qui s'était fait jusque-là dans le genre (et lorgnait du côté de Lovecraft, ce qui ne gâchait rien), et là, c'était terminé, j'avais le doigt dans l'engrenage, le bras entier n'a pas tardé à suivre.

Pas de surprise en ce qui concerne mes préférés : les Silent Hill pour l'ambiance, la musique et l'intrigue (notamment le 2 et le Shattered Memories), les Project Zero parce que ce sont les seuls à vraiment réussir à me faire flipper, et Forbidden Siren 2 pour sa narration éclatée (j'ai également beaucoup aimé le film live, malgré la tiépitude tragique des maquillages). J'ai également une petite tendresse pour Galerians sur PS1, malgré son gameplay raide comme un otaku devant un fan-art hentai, pour son côté Akira mâtiné de Dark City (l'un des tous meilleurs films de tous les temps), et ses designs signés Sho_u Tajima (MPD Psycho).

Mon grand regret reste de ne pas pouvoir me frotter à Silent Hill Downpour, si moyen qu'il puisse être - et de n'avoir jamais pu me frotter à PT non plus (heureusement, je peux me frotter à PYT, c'est une consolation - et non des moindres, même si des fois, ça fait tout aussi peur... sinon plus !).

Silent Hill Downpour, qu’est ce qui t’en empêche, pourquoi ne pas participer au Noël de GB en ce sens ?

J'ai déjà participé deux fois au Noël de Gameblog. La première fois, tout s'est bien passé, j'ai reçu des gants de Gamer (je ne savais même pas que ça existait), PYT me les a volé, tout était normal. La seconde fois, par contre, ça a mal tourné, j'ai ouvert le paquet le soir de Noël, il y avait un exemplaire de Final Fantasy VI sur PSOne, je me suis dit "ha cool, je ne l'avais pas en version euro", puis j'ai remarqué qu'il était dédicacé par Sakaguchi. Là, j'ai blêmi, j'ai reposé le paquet et je me suis dit "plus jamais ça !". Les gens sont fous. Et Kaminos, tout particulièrement.

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Pour en revenir à ton idôle, Luchini ne s'est-il pas trompé d'époque ? De siècle ? Ou même de patrie ? Y a plus de cour en France depuis quand ? 1848 ?

Je ne sais pas s'il a trop bien eu le choix, en fait, tout Luchini qu'il soit - et ça, c'est scandaleux, nous sommes d'accord, l'univers est un cuistre. Mais je crois qu'au contraire, il est né pile au bon moment, avec son pain et ses croissants (comme l'ami Ricoré, mais c'est une autre histoire que nous vous raconterons une autre fois). Aurait-il vu le jour une décennie plus tard (ou plus tôt) que ça n'aurait pas été la même chanson : l'establishment théâtral aurait été trop guindé, ou trop libre, pour qu'il puisse s'y épanouir pleinement (c'est-à-dire : pour qu'il puisse le prendre au sérieux sans se prendre lui-même au sérieux).

En ce sens, Luchini est un pur produit de son temps, cet âge d'or intellectuel où l'on pouvait simultanément brûler ses idoles et leur rendre hommage (voire leur rendre hommage en les brûlant, et vice versa) (je parle au sens figuré, hein, ici. Fan de Christophe Maé, ne va surtout pas... euuuh... non, en fait, vas-y, j'ai rien dit, pardon). Hélas, son temps a passé (c'est un truc que ce salopiaud a tendance à faire plus vite qu'on ne le pense), mais même si je ne peux pas parler à sa place, je pense qu'il a pu en profiter dans les grandes largeurs.

Y a-t-il encore une place pour Luchini à l'époque d'internet, twitter, et facebook et instagram aussi et des selfies ?

Il y a TOUJOURS une place pour Luchini, quelles que soient le lieu ou la date (à part peut-être Pluton en trois mille cent vingt douze, mais rien n'est moins sûr). Ce sont internet, twitter, facebook, instagram et les selfies, qui n'ont pas leur place à l'époque de Luchini, nuance !

Plus sérieusement (encore que...), cette vidéo répondra à ta question mieux que je ne saurais le faire moi-même (et de manière plus drôle, ce qui ne gâche rien) :

https://youtu.be/cMq...BQNCiDaJo_C299d

(Bon, je te laisse voir si tu trouves l'intégralité de ce face-à-face au sommet, Youtube est contrariant, il ne propose que des extraits – heureusement édifiants).

Il n'y est pas question de Luchini à proprement parler, mais je pense que tout un chacun ici saura établir le parallèle qui s'impose. A part deux ou trois perdus dans le fond, qui  se demandent ce que peuvent bien être tous ces petits caractères bizarres sur l'écran entre deux photos rigolol.

Le progrès tue-t-il les intellectuels puisqu'il fait place à tout le monde sans filtre ?

Indubitablement. C'en est même dramatique. En exposant trop les artistes, il les humanise, pour le meilleur et pour le pire. Il les rapproche de leur public (là encore, pour le meilleur et pour le pire), mais en contrepartie, il leur enlève cette aura mystérieuse dont jouissent encore nos "Classiques". Sans doute est-ce d'ailleurs la raison pour laquelle les dieux ne s'incarnent pas et se contentent de balancer des éclairs à distance. Ils y perdraient de leur superbe. Quand je repense aux Confessions, je tremble en imaginant ce qu'aurait été le compte Facebook de Rousseau et quelles réactions houleuses il aurait entraîné. Parce que bon, ceux qui balancent "attention whore" à tout bout de champ ne les ont sans doute pas lues, ces Confessions, sans quoi ils ne seraient pas aussi prompts à dégainer les Mèmes.

D'un autre côté, les financements participatifs démocratisent la création en donnant au public l'opportunité de choisir les artistes qu'il souhaite encourager, ce qui est une excellente chose en soi, puisqu'il devient ainsi acteur du processus éditorial, il ne se contente plus de le subir.  Hélas, comme en alchimie, il y a un échange équivalent en forme de gros bonhomme chauve qui mange les gens : seuls les projets les plus accessibles et les plus "populaires" (ou populistes) obtiennent des crédits conséquents, ce qui tend à niveler le champ artistique par le bas. Des ½uvres plus exigeantes et plus austères sont condamnées à un oubli prématuré, là où une salade de patate ou une web-série en carton peuvent générer des profits vertigineux.

Ainsi se retrouve-t-on dans une configuration schizophrène, où le champ de la création se divise en deux extrêmes : d'un côté, l'auteur-copain qu'on suit sur les réseaux sociaux et qui nous apporte ce qu'on attend de lui. De l'autre, l'auteur-monolithe inaccessible, consacré par ses pairs et les rédacteurs de Télérama. Les premiers à pâtir de cette dichotomie sont les artistes de l'"entre-deux", qui ne veulent pas jouer le jeu des réseaux sociaux, ou faire le tour des réceptions parisiennes pour y cirer les pompes des influenceurs à la mode. Manque de bol pour moi, ce sont également ceux que je trouve les plus intéressants. On en revient à Lucchini : sérieux sans se prendre au sérieux, la posture idéale.

T’es pour ou contre les mèmes ?

J'aime bien les mèmes quand ce ne sont pas toujours les mêmes.

Note l’exquise sonorité de cette phrase qui, à nouveau, justifie complètement cette interview (hashtag clin d'oeil - hashtag wink-wink - hashtag "well that escalated quickly").

Blague à part, je n'ai pas à être "pour" ou "contre", c'est une forme d'humour comme une autre et il lui arrive de faire mouche, tout comme il lui arrive d'être paresseuse, lourdingue et franchement ras-les-pâquerettes.  Sans surprise : elle n'est pas drôle ou consternante par nature, tout dépend de la façon dont elle est utilisée. Certains l'emploieront avec talent, et d'autres (plus nombreux, forcément) en dépit du bon sens. Trop souvent, l'internaute a tendance à croire qu'il suffit d'y avoir recours pour être "trolol", que celui qui n'a pas d'humour (ou un humour de merde - j'avais écrit "déplorable", initialement, mais il paraît que je suis trop snob alors voilà) sera transfiguré en les utilisant, faisant d'eux les Kev Adams du XXIème siècle. Alors que pas du tout, évidemment (enfin si, d'une certaine manière, puisque Kev Adams a un humour déplo... de merde). Les mèmes ne rendent pas drôles les gens qui ne le sont pas ; et inversement : quand les mèmes sont drôles, c'est parce que ceux qui les postent le sont également. Il n'y a pas de mystère.

Bon, tu l'auras compris (de même que les habitués de la section Gameblag, les pauvres), je ne suis pas du genre à m'esclaffer sitôt qu'on colle un autocollant 9Gag en bas d'une photo random. Quand je tombe sur celui-ci, automatiquement, j'ai l'impression d'entendre une version visuelle des rires préenregistrés des sitcom US - et comme je ne me suis toujours pas remis de Notre Belle Famille (et que je ne suis pas très doué en synesthésie - comme le disait Jean de La Fontaine : "synesthésie, c'est donc ton frère..."), ça a tendance à m’escagasser prodigieusement.

Et puisqu'on parle d'escagaceries, deux choses me gênent néanmoins au sujet des mèmes :

- par nature, il s'agit d'un humour "de suiveurs", et je n'aime pas les suiveurs (une population trop représentée sur internet).

- ces mêmes suiveurs ont tendance à l'envisager comme la quintessence de l'humour, son stade ultime, le fleuron de la "culture internet" alors que ça existe depuis des siècles sous l’appellation "running gag". C'est juste qu'internet permet au "gag" de courir plus vite et plus loin, mais ça ne révolutionne rien.

"Si tu ne maîtrises pas l'outil, comment peux-tu te prétendre en capacité de construire une maison ?" => C'est vrai ça, comment ils ont fait pour construire la maison en pains d'épice ? Avec la langue pardi !

Ha non, pardon de te corriger mais tu confonds tout. Ça, c'est pour la démonter.

"J'ai une cloison à faire tomber, Bibiche. Va chercher le couteau et le sirop d'érable. Et fais des provisions de Digédril, je ne suis plus là pour personne".

fin de la première partie.

2014-2017 Time Neves, c'est dans la boite Réservé.

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Neves Reporter (Jeu vidéo)

Il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine ...

Perrsonnage culte s'il en est de la communauté, la rédaction de The Neves Times s'attaque désormais au cas plutôt particulier de Joniwan Kenobi, autrefois Jedi défendant la veuve et l'orphelin sur les terres 3 fois ravagées de la C&B et désormais passé du côté obscur de la force en rejoignant l'Empire Gamebloguien contrôlé comme vous le savez tous par les Sénateurs Poufyltine, Plumarque, Traznoke ainsi que leur marionnette Sith Julo Ren. La prophétie affichée aux yeux de tous à travers le nom de son antre/blog/repère/base arrière/étoile noire s'étant réalisée au cours de l'année 2016. En passant de l'autre côté du miroir, Joniwan a prouvé qu'il était capable d'être un stratège habile dans sa quête de se retrouver du mauvais côté du Doritos mais nous sommes nombreux du côté de la République à croire encore en sa dévotion pour notre cause. Un jour, nous vaincrons mes amis et la Rébellion de l'espace de la Communauté & Blogs reprendra le contrôle de la galaxie ! Vous me dites si j'en fais trop. Toujours un peu de mal à prendre du recul sur mon rôle ^^ Coupez.



 

TRAME

 

 I                           Le reveil de Joniwan                            4/10

 

 II                                     Japniwan                                     11/10

 

 III             Le Diable s'habille en Joniwan !             18/10

 

 IV                    Joniwan contre-attaque                    25/10

  

Quelle compagnie.

 

 IV      La République en Marche

 

Alors comme ça on est fan de GTO ?

Tu rigoles, mais c'est arrivé juste avant mes études :3

Et ? Il manque un morceau dans l'explication :D

C'est problématique de le devenir à ce moment-là ?

Pourquoi GTO ?

Qui sont les autres ?

Pardon. Ado je voulais devenir ingé-son (je suis aussi passionné de musique, j'en fais). Mais je n’ai pas été pris, et je me suis retrouvé à la FAC. Du génie méca. Mais ça ne me plaisait pas. J'ai alors découvert une porte de sortie : L'éducation. Et j'ai découvert GTO à peu près au même moment ! J'avoue que ça m'a vendu un peu de rêve sur le coup, de tremper les gosses tête la première dans le lac :3

Sauvé par un manga ?

Non non, je serais parti là-dedans quoi qu'il arrive. Mais j'avoue, ça m'a vendu du rêve :3

Qui de Spielberg ou Scorsese adaptera ton histoire au cinéma ?

Non, Zack Snyder en mode Sucker Punch, avec du jeu vidéo, une histoire incompréhensible et imagée, et des babes en tenues sexy partout.

Otaku le Joniwan ?

Entre les figos, les mangas, les jeux, et l'attrait pour les femmes sexy, ouais, pas qu'un peu :3

Shunya Yamashita, mon maître.

"otaku" => "l'attrait pour les femmes sexy" => ah donc chez toi, ça veut forcément dire "asiatiques" :D

Bah écoute, non pas forcément, je me découvre d'autres attrait, et je n'ai véritablement connu qu'une seule asiatique dans ma vie (ou alors des métisses qui pouvaient avoir des traits qui ressemblent, genre les yeux, mais sans représenter ce genre)

Tu fais ton marché où ? Remarque c'est un secret peut-être, faudrait pas qu'on te pique les bonnes adresses ...

J'ai beaucoup utilisé internet. Meetic au début, adopte un mec pendant un bon moment, puis Tinder plus récemment. Mais je ne suis pas non plus fermé aux rencontres plus "classiques".

Je ne crois pas t'avoir posé la question : des joueuses ou pas du tout ?

Encore une fois, ça dépend, c'est le genre de choses que tu ne choisis pas.. Une de mes ex kiffait me regarder jouer. J'ai fait pas mal de titres sur le canapé avec elle à mes côtés qui suivait la totale. Genre the Witcher 3 ou les 4 uncharted d'une traite pendant un mois presque tous les soirs.

Ma copine regarde aussi un peu, mais elle prend aussi le pad de temps en temps. Elle a fini Resident Evil Rebirth, s'est lancée rapidement dans NIOH, et joue pas mal à Dead or Alive 5 avec Honoka. C'est plutôt cool. Et même si ça bouffe un peu mon temps de jeu, c'est agréable de la regarder (j'en profite généralement pour écrire !)

Pourquoi être sur Twitter ?

Pour garder le lien avec certains disparus de la commu. Lien que j'ai moyennement gardé via ce média d'ailleurs :3 Sinon, c'est bien pratique pour partager ses captures d'écran PS4.

Quels sont t'ils ces disparus de la commu ?

Furieux, Caribou, Danette, Cinemax... Et tant d'autres. 

Et Twitter ne sert pas à suivre des personnalités célèbres de quelque milieu qu'il soit ? L'actu non ?

Non, rien à foutre de ça.

En quoi est-ce pratique ou pertinent de gazouiller ?

Bah, c'est rigolo en fait. De dire une connerie. Faire un statut. Un peu comme ici en fait ! Je commence à me mettre à balancer mes articles. Je vais mieux m'en occuper en 2017, avant, j'y allais en dilettante. D'ailleurs, abonne toi : https://twitter.com/joniwan

T’arrive à écrire tes articles en 140 caractères où c'est parce qu'il n'y a que des images ?

Non c'est chaud. Je dépasse souvent et alors tu dois tronquer :/

Euh … Pourquoi moi ? Tronque les tous seuls comme un grand tes tweets trop longs.

Je prends 23¤ de l’heure.

;)

Bon, en définitive, le Gameblog papier, il est mieux ou moins bien que Joypad ?

C'est différent. Le moyen de diffusion, le prix, le nombre de pages, le contenu... Je ne crois pas que ce soit véritablement comparable.

Est-ce que l’une de vos conquêtes Mr Bond, a déjà fait l'objet d'une pin-up du dimanche ?

(sans qu'on le sache)

(tu peux nous dire le numéro, y a prescription)

Oui, bien sûr :3

#35 #41 #45 #63 #81 #83 #89 #93 #100 #101 #102 #108 #109 #110 #112 #117 #120

La Pin-up 111 :love :

Pas mal pas mal. Pas ma préférée. Rien sur les jambes ou les pieds, c'est dommage. Je l'ai fait pour la hype et les vues celui-là :3

Les pin-ups, c'est pour la "performance artistique" ou c'est pour les boobs ?