The Neves Times

The Neves Times

Par Neves Blog créé le 29/03/14 Mis à jour le 07/12/16 à 18h54

Reporter vidéo-ludique.

Hebdomadaire dominical.

Tirage en couleur.

Ajouter aux favoris
Signaler
Tueuses en (Séries TV)

 

J’ai honte. Mais j’ai fait mes choix, j’assume. Pour que vous comprenez, 2015 fut une année compliquée. Avec une quinzaine de mini-séries visionnées (i.e. un format condensé de 6 à 12 épisodes), j’ai dû faire quelques coupes budgétaires. Ainsi j’ai – à l’époque – délibérément choisi de faire l’impasse sur 2 séries canal+ (mon canal de diffusion favori) : Gomorra et Spotless. L’une italienne, l’autre franco-britannique. Et alors, qu’est-ce que j’ai été con puisque l’on tient là 2 nouvelles pépites et je pèse mes mots. Mais il est question de Gomorra pour l’instant. Une série qui m’a retourné le cerveau après m’avoir laissé dubitative à la lecture du concept : suivre la destinée de Mafioso de la Camorra. Et ce, alors que j’avais pris un malin plaisir à accompagner leurs homologues corses, oui je parle de toi Mafiosa. On n’est pas à une contradiction près chez les Neves.

Pour reprendre les bonnes vieilles habitudes, j’ai naturellement opté pour la VOST afin de profiter de ce formidable voice-casting pour jouir plus amplement de toutes les subtilités qu’embarquent les grossièretés lancées à tour de bras dans la langue de Pinocchio. A la base, Gomorra est un roman sorti en 2006 de l’auteur Roberto Saviano. Se rapprochant dans les faits bien plus d’un récit documentaire extrêmement détaillé, celui-ci a rencontré un énorme succès à l’époque. Le revers de la médaille étant que notre bon Roberto est depuis lors sous protection policière puisque les révélations et accusations qui y sont faites n’ont clairement pas été appréciées par les Gepetto de la Camorra. Outre que tout ceci donne furieusement envie de mettre la main sur le bouquin (et vivre la Série vous prémunira d’autant moins), il est important de signaler que Saviano est aussi le scénariste de la série. Paramètre parmi ses paires au combien importants à l’heure d’en juger la teneur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Gomorra, c’est pourtant déconcertant au début. Ça se passe logiquement à Naples, la cité calabraise. Une ville réputée pour son hospitalité, son accueil chaleureux, sa station balnéaire, son … Quoi, c’est pas du tout ça !? Vous avez raison, Naples, c’est sale, crade, dégueulasse, crade, gris et ce ne sont pas les barres d’immeubles des premiers épisodes qui viendront contredire les lieux-communs que la ville s’est vu affublée depuis quelques centaines d’années. Effectivement, on suit Ciro - le lieutenant du chef mafieux local Don Pietro - afféré à la basse besogne. Cette dernière se mesurant essentiellement aux taux de fumée dans l’air et au nombre de douilles amassables parterre. La perspective d’assister à 2-3 règlements de compte par ci par là ne réjouit pas outre mesure, bien au contraire. On se demande sur quoi on a cliqué. Puis on croit deviner l’esquisse d’un élan prometteur quand le même Don Pietro, patriarche de la famille respecté se fait coincé et incarcéré très tôt dans cette jolie petite fresque qui démarrait plutôt timidement.

Gomorra est une série très intelligemment construite. Aussi bien en tant que tout uniforme (comprendre d’épisode en épisode) qu’en chacune de ses partitions. Si bien construite qu’il est tout bonnement impossible de détacher un personnage principal, un héros (ou anti-héros) qui éclipse un tant soit peu les autres, même d’un chouia. Tel le déséquilibre de la Justice, la balance du pouvoir penche au gré des forces, pour qui sait saisir l’opportunité (le comment surtout). Qu’il s’agisse de Donna Imma, la femme du Don en théorie écarté des affaires, le lieutenant - loyal à la famille de longue date – Ciro qui ne tient pas à rétrograder dans la hiérarchie ou du fantasque Genny – le fils tout sauf prodigue – désintéressé des affaires du Padre (dont l’évolution du personnage est impressionnante au cours de la saison), chacun de ces 3 éléments aura prise et emprise à tour de rôle sur la fonction suprême au sein du clan faisant main-basse sur le clan napolitain.

Simplement, gouverner - agiter les ficelles de la Marionette pour reprendre la métaphore - ce n’est jamais aussi simple qu’on ne le pense. Entre la sagesse/expérience des plus vieux et l’impétuosité des plus jeunes, coups de feu dans le dos, grande réunion poker face et autres manipulations de bas étages, tous les coups sont permis et l’équilibre que permet de conserver un chef clairement défini n’est jamais garanti. Plusieurs fois, on se demande même si cette lutte des pouvoirs n’amène pas l’organisation vers sa propre perte. C’est d’ailleurs clairement dans ces moments que Gomorra révèle son génie. Cette capacité à tordre le cou aux idées préconçues. A se permettre tout et tout le temps. Rien ne s’anticipe, tout se vit. Tout ce qui semble simple et limpide à comprendre n’apparait de la sorte que pour mieux nous surprendre par la suite ; au gré des plans, combines et évolution de personnalité en fonction de l’adversité rencontré par chacun.


Gomorra se permet tout mais pas seulement. Une réflexion de fond est clairement apposée sur les conséquences morales, psychiques et physiques de ces activités criminelles, et ce, aussi bien sur le compte de leurs propres pourfendeurs comme de leurs victimes que celles-ci soient intéressés ou désintéressés. Qu’elles aient mis le doigt dans l’engrenage de leur propre chef ou qu’on les ait forcées. Gomorra n’est pas brillante. Elle est géniale. Gomorra n’est pas fantastique, elle est fantasmagorique. A classer sans peine aux côtés de True Detective S1, American Crime S12, TheBridge S123, Les Revenants S1, Deutschland83, Le Bureau des Légendes S12 : les séries 5 étoiles.


2014-2016 Time Neves, Mamma Mia Reserved.

Ajouter à mes favoris Commenter (1)

Commentaires

KanyeEast
Signaler
KanyeEast
Je dois intervenir sur un point précis : Naples est dans la Campanie et pas dans la Calabre. D'ailleurs, chacune de ces régions a sa propre mafia.
"CIRO!! OMM‘E MERD!!!!"
La saison 2 :wub:

Édito

 

Ne vous demandez pas ce que vous pouvez faire pour Neves.

 

Faites-le.

 

Neves F. Kennedy, 1964.

 

--------------------------------------------------

 

'Bienvenue au Neves Club.'

 

La première règle du Neves Club est 'il est interdit de parler du Neves Club'.

 

La seconde règle du Neves Club est 'IL EST INTERDIT DE PARLER DU NEVES CLUB'.

 

Troisième règle du Neves Club : ' lorsqu'un joueur WiiU l'intègre, il doit jurer sur la Dualshock de ne jamais prononcer les termes suivants dans l'enceinte du Club : "fun, gameplay, level-design, game design, multi-local" '

 

Quatrième règle : 'le joueur Sony et affiliés est exempté de combattre'

 

Cinquième règle : 'le joueur Xbox est un mythe qui n'existe pas'

 

Sixième règle : 'seulement deux joueurs par combat messieurs'

 

Septième règle : 'deux joueurs WiiU minimum par combat'

 

Huitième règle : 'quand le joueur WiiU crie stop, ou n'en peut plus, le combat continue jusqu'à ce que j'en décide autrement'

 

Neuvième et dernière règle : 'si c'est son premier jour, le joueur WiiU doit combattre'

 

Tyler Neves, 1997.

 

--------------------------------------------------

 

Il y a bien longtemps, dans un galaxie lointaine, très lointaine ...

 

 

C'était une époque de guerre civile, à bord du vaisseau opérant à partir d'une PlayStation inconnue, les Rebelles  ont emporté leur première victoire sur l'abominable Empire Nintendo.

 

Au cours de la bataille, les Rebelles ont réussis à dérober les plans secrets d'une machine infernale : le CD-Rom, une technologie spectrale dôtée d'un armement tridimensionnel assez puissant pour ébranler la stabilité bidimensionnelle du cosmos vidéoludique.

 

Poursuivi par les sbires sinistres de l'Empire, le Prince Kutaragi regagne sa base aux commandes de son vaisseau spatial, porteur des plans volés à l'ennemi qui pourrait boulverser le cours de l'histoire et restaurer l'espoir dans la galaxie ...

 

Neves Lucas, 1977.

 

--------------------------------------------------

 

"That's one small step for Sony ...

 

... but one giant leap for videogame industry"

 

Neil Neves, 1993.

 

( 'landing' his hands on the yet  UNCHARTED Playstation Dualshock soil)

 

--------------------------------------------------

 

- J'aurais pu vous offrir une babouche.

 

[4 seconds ... 3 ... 2 ... 1 ]

 

- Une babouche ne suffit pas.

 

Le mime Neves, 1998.

 

--------------------------------------------------

 

Yes, Week-End.

 

Neves Obama, le Vendredi.

 

--------------------------------------------------

 

My people ... Sons & Daughters of Sony. This much I vow. The history of these days will be written in the Saturn blood, by crashing the N64 of my ennemi, by seizing the CD technology they thought to turn against us. We will be fighting for our very existence. But if are those who denies us peace, refuses our rightfull place in the gaming universe, then we will unleash such a terrible console that the generations yet unborn (Gamecube, Wii, WiiU, WiiThem, etc.) will cry out in anguish.

 

Discours de galvanisation des troupes, Sony Headquarters, Neves Visari, 2 Décembre 1994.

 

--------------------------------------------------

 

The Wii may shatter our PS3 body. But they cannot break our spirit. Even tough the Miiverse advance on our Playstation Home to seize by force what they cannot claim by right. They cannot imagine what awaits them. WE WILL PLAYSTATION ALL-STARS BATTLE ROYALE (SMASH, in english) THE INVADERS FROM OUR SKIES. [...] While they sweep over our lands like the sand of winter, never again we will bow before them, never again endure their awful casual games, never again endure their Mario Kart tyranny. We will strike without warning and without mercy, fighting as one hand, one heart, one soul. We will shatter their dreams of hegemonia and haunt their nightmares of failure. Drenching our ancestor's grave with their blood. And as our last breath tears as their lungs, as we rise again form the ruins of our Playstation 3. They will know Gamers belongs to SONY.

PLAYSTATION 4.

 

Discours de présentation de la PS4 à la presse, Scolar Neves, 19 Février 2013.

 

--------------------------------------------------

 

 Never compromise.

[Tearing apart the contract between the two of them.]

Neves "Rorshach" Yamauchi, 1990.

 

--------------------------------------------------

 

Cette communauté mérite une qualité supérieure de contributeur.

 

Et je compte bien la lui donner.



The Neveser.

 

--------------------------------------------------

 

Je suis devenu un criminel pour éviter de devenir une victime.

 

 

Le joueur WiiU.

 

--------------------------------------------------

 

Dans l'Espace, personne ne vous entendra crier.

Renault, division acoustique.

 

--------------------------------------------------

 

Les hommes naissent libres et égaux en droit.

Il ne fait nul part ici, mention du sort de la femme.

Neves Bonaparte, 1803.

 

--------------------------------------------------

 

Nul n'est pro-fête en son pays.

 

Pourtant j'en vois plein des français à Saint-Tropez.

 

L'auteur de la citation n'a pas souhaité dévoilé son identité.

 

--------------------------------------------------

 

Un homme avertit en vaut deux.

 

Une femme ? Quatorze.

 

Comprenne qui pourra.


L'auteur de la citation n'assume pas ses propos et n'a par conséquent pas souhaité faire figurer son nom dans le registre.

 

--------------------------------------------------

 

L'important, c'est de gagner.

 

Et surement pas de participer.

 

Absurde.

 

Neves de Coubertin, 1896.

 

--------------------------------------------------

 

- Vous aimez invoquer la Sureté Nationale afin d'allègrement violer la constitution et restreindre les libertés individuelles si durement acquises par ce pays.

- Vous n'êtes qu'une emmerdeuse Karen.

Karen Hayes puis Tom Lennox, 24 - saison 10.

 

--------------------------------------------------

 

Ce blog ne se prévaut pas d'être le meilleur d'entre tous.


Il l'est.


Et c'est bien là l'essentiel.

 

Neves Bygmelon

 

--------------------------------------------------

 

L'important, c'est d'imposer son avis.


Et non de le donner.


Absurde ça aussi.


Putain, les gens comprennent vraiment rien.


Neves Underwood.

 

--------------------------------------------------

 

Un taxi vide s’est arrêté au 10 Downing Street.

 

Clement Attlee en est sorti.

 

Winston Churchill.

 

--------------------------------------------------

 

Un vrai joueur se réclamant être un sympathisant de la cause ne dit pas "allo" en décrochant le combiné.

 

Il dit Killzone.

 

Neves RyuzAKi47.

 

--------------------------------------------------

 

A compter de ce jour, vous ne m'appellerez plus Neves.

 

Mais le Grand Neves.

 

Napoléon Neves, 1822.

 

--------------------------------------------------

 

Les grands esprits discutent des idées.

 

Les moyens esprits discutent des évènements.

 

Les petits esprits discutent des gens.

 

Ils m'arrivent de discuter de moi auprès des autres.

 

Neves Roosevelt.

 

--------------------------------------------------

 

Un jour, je rentre dans un taxi et j'entends un mec me dire :

"Vous allez où ?"

Comme on se connaissait pas, je lui ai répondu :

"Qu'est ce que ça peut te foutre ?"

Les gens d'aujourd'hui, aucune manière ...

Archives

Favoris