The Neves Times

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Par Neves Blog créé le 29/03/14 Mis à jour le 11/10/17 à 17h48

Reporter vidéo-ludique.

Hebdomadaire dominical.

Tirage en couleur.

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Destiny ? Record. The Division ? Record. Le dénominateur commun ? Beaucoup de frics. Et beaucoup de joueurs au lancement aussi. Et beaucoup de mécaniques en commune aussi. Décryptage d'une nouvelle tendance de la génération, une tendance bien plus "neuve" que celle qu'on essaie bon gré mal gré de nous faire croire : celle de l'Open World. Une mode qui ne date pas du tout de cette génération même si des licences se convertissent volontiers à la tentation du toujours plus grand, toujours plus beau, toujours plus vide ! Là, je trolle. Revenons sur le pourquoi du comment de l'article voulez-vous. Donc, non, ce qui semble un brin "suspect" (en vogue diront certains), c'est cette mode du jeu sans but (scénaristique j'entends), ou plutôt cette fin qui n'a pas de fin en soi. Celle de toujours faire mieux, toujours obtenir mieux, oui mais pour s'arrêter quand, quand est-ce qu'on pose la manette et on raccroche définitivement avec ces expériences addictives misant tout sur le loot (ça fait beaucoup de mots importants en une phrase) et sur un suivi pour conserver les joueurs actifs sur le jeu ? La réponse est simple et vous évitera de lire toute la démonstration qui va suivre : JA-MAIS.

 

Je pense à Destiny ou à The Division qui constituent à eux deux la synthèse de ce nouvel eldorado (dérive diront encore une fois certains) du Gamedesign, à savoir des jeux sans fins à proprement parler. Des jeux où l'on joue pour la performance plutôt que pour le but (quoi que le loot, c'est la vie ! Donc, ça remet en cause partiellement le truc ...), des jeux dont on attend plus la montée en niveau que la révélation finale sur le Twist (est-ce que Swayer a fait tomber l'avion !?), des jeux à bien des égards nobles puisque tout l'intérêt est focalisé sur la propention du dimensionnement et des ingrédients de leur gameplay et level-design à atteindre des standards élevés à même de tenir en haleine le joueur et le faire revenir. On ne revient pas pour connaitre l'évolution du scénario et s'amuser. On vient pour s'amuser, c'est tout. Alors, des jeux sans fin qui se jouent sans faim ?

 

 

 

I Capital

II Intérêt

III Emprunté

IV Bourse

V Epargné

 

 

 

I Capital

 

Même si les jeux plus classiques dans leur conception - leur gamedesign donc puisque c’est de ça qu’il s’agit – ont déjà intégrés depuis belle lurette des mécaniques répondant au souci triple de durée de vie, de rétention du joueur et de fidélisation de la clientèle (rassurez-vous, les 3 sont intimement liées), cela commence à faire beaucoup. Deux jeux déjà, deux mastodontes de l’industrie qui dégainent du AAA sans scénar’ potable (qui se boit donc), je me devais de réagir à cette invasion qui ne fait que commencer. Je force volontairement le trait, je n'ai aucune aversion pour ces jeux, j'ai moi même été très intégré de voir le résultat final, c'est d'ailleurs là que ma divergence a commencé. Jusque là, je convergeais.

 

Destiny ou The Division se définissent respectivement comme des similis MMOFPSRPG et MMOTPSRPG, lu de but en blanc, ça fait savant mais ça fait en réalité surtout beaucoup de lettres. Simili parce que l’aspect Massive Multi Online reste à prouver. A partir de combien de parties prenantes considère-t-on qu’un titre a droit au macaron « massif », telle est la question. Intrinsèquement, cela  reste de l'ordre du détail et la perspective de pouvoir gambader dans un monde en perpétuelle évolution – dynamique comme on dit – est déjà en soi gage de réjouissantes perspectives.

 

Je prends volontairement ces 2 exemples en exergue parce qu’ils sont clairement tous deux les projets répondant au mieux à la thèse de l’article de par leur structure de jeu mais aussi puisqu’ils cristallisent les espoirs d’une industrie (en tout cas de certains d’entre eux) qui espèrent avec ces deux Beta-testeurs inonder le marché de ce nouveau type de jeu qu’on joue différemment, qu’on consomme différemment. Puis bon, 500 millions de dollars sur 10 ans pour l’un et 80 millions pour le premier de la ligné pour l’autre donc comme on va en bouffer pour un moment, autant en parler. Sérieusement.