The Neves Times

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Par Neves Blog créé le 29/03/14 Mis à jour le 04/12/16 à 13h52

Reporter vidéo-ludique.

Hebdomadaire dominical.

Tirage en couleur.

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Arrêtes ton (Cinéma)

A Most Violent Year est un film surprenant. Comme à l'accoutumé, j'ai pris soin de consulter le site critique Allociné pour confirmer le pédigrée du film. En dessous de 3.5, si l'affiche est moche, je regarde pas. Le film a 4.1. Je lance le film. Premier constat, l'écrin de ce New York des années 80 est conforme à une certaine idée que l'on peut s'en faire, les couleurs sont très empruntées, limite délavées. Chaque plan en extérieur est l'occasion de voir à l'oeuvre le choix d'adjoindre un filtre un brin brumeux à l'ensemble qui confére à l'oeuvre son cachet si particulier. Une photographie réussie dont le concourt des costumes pour magnifier le tableau est à souligner. Toutes en prestance, les étoffes parsemant ladies comme gentlemen ajoutent cette pincée de classe confèrant à l'atmosphère (indoors et outdoors my dear) de la Big Apple des eighties son charme si snob. On se gardera pour parachever le tableau de mentionner l'apport de J.C Chandor derrière la caméra qui a le chic pour dégoter les plans serrés comme éloignés des plus caustiques finissant de mettre en place la scène parfaite pour illustrer la situation courante.

A Most Violent Year n'est pas un film comme les autres. Je sais, vous avez dû déjà l'entendre des milliers de fois cette tirade mais pour une fois, c'est vrai. Et ce n'est d'ailleurs pas pour l'encencer gratuitement que je dis ça. Même corrompu par le pouvoir attractif de l'argent, je ne le porterai pas aux nues. Habillé d'un étrangement sentiment, il est. Tiens, Yoda, qu'est ce que tu fais là ? Pendant tout le film, je me suis demandé s'il méritait sa notation - questionnement débile et jem'enfoutesque vous allez me dire et vous aurez raison - tant l'oeuvre m'a laissé de longues dizaines de minutes circonspect, dans l'expectative. Je sais bien que je ne dispose pas (encore) d'une culture cinématographique descente notamment en matière de classique et ce, toute époque confondue mais il est indéniable que la construction narrative du métrage JC Chandor ne court absolument pas les rues. Bien au contraire. Explications.