H2G3 : The Hitchhiker's Geek Guide to the Galaxy

H2G3 : The Hitchhiker's Geek Guide to the Galaxy

Par Nemesis-8-Sin | Blog créé le 11/07/10
Dernière modification le 24/05/12 @ 05h09

Le sommaire des critiques se trouve dans l'encadré des catégories, à droite. Bonne visite.


Jeux - 27 Juin 2011 @ 00h10 -
Signaler

 

Cette semaine, le hérisson le plus populaire du jeu video atteignait ses vingt ans d’existence…L’occasion d' un rétour sur la longue saga Sonic!

 

1990 – 1991 : les débuts

C’est en effet il y a vingt et un ans que fut lancé le projet « Mr Needlemouse », nom de code pour le premier Sonic. Sa genèse fut plutôt simple et somme toute logique : Mario est l’icône de Nintendo et gagne en succès, connu de tous, alors que Sega peine à convaincre avec son Alex Kidd. La firme rivale a donc besoin d’une nouvelle mascotte pour faire front face au plombier. Et parmi des idées plus ou moins bonnes (un lapin aux oreilles extensibles, entre autres) celle du hérisson bleu est retenue. Le reste, la plupart des fans le savent déjà : bleu pour le logo Sega, rouge et blanc pour les chaussures de Michael Jackson dans Bad, un look volontairement intrépide et rebelle pour accrocher la jeunesse, et un nom directement en rapport avec la notion de vitesse. Sonic est né, sous les traits de designer Oshima Naoto. Quand au développement, on le doit à la Sonic Team, ancienne AM8 de Sega rebaptisée dès lors en ce nom.  Sous la direction de Yasuhara Hirozaku, le premier jeu, Sonic The Hedgehog, sort au début de l’été 1991 (après une discrète apparition dans le jeu d’arcade Rad Mobile, où la tête de Sonic apparait sous la forme d’un porte-clé) sur Megadrive (et plus tard sur Master System et Game Gear) et rencontre un joli succès. La machine est lancée, et Mario vient de trouver là l’un de ses plus grands rivaux.

1992 – 1997 : apogée et décadence

Si 1991 fut le lancement de la nouvelle mascotte de Sega, 1992 est sa consécration, avec le second opus. Sonic 2 (hé oui, à l’époque on ne s’attardait pas sur des sous noms ronflants) est encore aujourd’hui considéré par une majorité de joueurs comme le plus grand, le plus culte et le meilleur de tous les Sonic, pour diverses raisons. Déjà, parce qu’il se révèle plus beau, plus fin, plus jouable et plus rapide que le premier (pourtant très réussi). Ensuite pour une foule de petits apports : le plus important est l’apparition de Tails, un renard à deux queues qui suit Sonic partout durant le jeu (et même durant tout le reste de la saga) et dont la présence se justifie par un mode deux joueurs, sous forme d’une course en écran splitté. Pourtant ,le jeu se révélera finalement plus amusant dans son mode « co-op » non officiel : Tails est jouable par le second joueur durant le mode solo. Malheureusement, le pauvre renard se voit réduit au rang de boulet ou de victime, la vitesse du scrolling ne suivant que les déplacements du hérisson. La seconde nouveauté apportée est Super Sonic. En effet, en réunissant les sept émeraudes du chaos, disséminée dans les bonus stage du jeu, Sonic va pouvoir se transformer en un hérisson doré, clin d’œil total et assumé au Super Saiyen de Dragon Ball Z. Il est plus rapide, invincible, mais cette énergie lui coûtera en revanche les anneaux qu’il accumule.

Dès lors, la saga est lancée, et les jeux Sonic se propagent sur les supports Sega. En 1993 sortent Sonic CD et Sonic Spinball. Le premier est un opus inédit pour Mega-CD, aux graphismes plutôt réussis (merci au support) et exploitant l’idée du voyage dans le temps dans les niveaux. Via des portails, Sonic pouvait retourner dans le « passé » de son monde, et dévoiler des zones qui seraient alors accessibles une fois revenu dans le présent. Le second jeu est un jeu de flipper, sorti sur Megadrive. Ce dernier est finalement un jeu de flipper somme toute classique et assez réussi reprenant l’univers du hérisson.
Puis en 1994 sortent deux opus majeurs, tous deux sur Megadrive : Sonic 3 et Sonic & Knuckles. Si le premier se montre comme un digne successeur du second (il n’atteindra pas son succès commercial, mais la presse et le public se montre unanime) en introduisant déjà le personnage de Knuckles, Sonic & Knuckles, lui, le complète largement.

En effet, Sonic 3 et Sonic & Knuckles auraient à l’origine dû être un seul jeu. Ils furent scindés en deux pour des raisons de planning de développement. Pour palier à cela, Sonic & Knuckles possède à sa sortie la technologie « lock-on ». La cartouche de jeu porte en effet elle-même un connecteur permettant d’emboiter un jeu dessus. Ainsi, si Sonic 3 et Sonic & Knuckles peuvent être joués indépendamment l’un de l’autre (chacun proposant une très bonne aventure), il faudra emboîter la cartouche Sonic 3 dans le port de Sonic & Knuckles pour obtenir « Sonic 3 & Knuckles », soit le « vrai » Sonic 3, un jeu très long proposant à la suite les niveaux des deux jeux, et une aventure riche en scénario, où il est possible de ramasser jusqu’à 14 émeraudes du chaos (les sept de Sonic 3, plus les sept « Super-Emeraudes » de Sonic & Knuckles) afin de transformer nos héros en « Hyper Sonic » (ou Hyper Knuckles, voir même Super Tails) pour atteindre un final en apothéose que beaucoup gardent en mémoire.

Puis entre temps, des titres plus ou moins bons prenant le hérisson pour héros virent le jour, la plupart sur Game Gear (Sonic Labyrinth, Blast ou encore Drift sont de bons exemples de « moins »). Puis vint 1997, avec Sonic R, jeu de courses que l’on imagine être là pour rivaliser avec les Mario Kart et autre jeu à mascottes du genre… Peine perdue, avec son contenu rachitique de quatre courses et sa maniabilité baclée, Sonic peine toujours à convaincre. Pas grave, il lui reste sa bande-son, que beaucoup considèrent comme l’une des meilleures de la saga. La même année sort, toujours sur Saturn, Sonic Jam, une compilation des quatre Sonic Megadrive, jamais égalés depuis. il est donc important de noter que la Sega Saturn, malgré son existence en dent de scie (elle ne tint pas la comparaison avec les machines de Sony et de Nintendo de l’époque), est la seule console Sega à ne pas posséder un véritable opus original de Sonic. Parallèlement à cela, la Sonic Team développera de très bons titres sur la console, Night : Into Dreams et Burning Rangers.

  

 

1998 - 2010 : la chute

Enfin, en 1998 sort la Dreamcast, et avec elle le renouveau du hérisson : Sonic Adventure. Il s'agit ici du premier jeu Sonic à être véritablement en 3D et à proposer des éléments importants pour se renouveler. En effet, la 3D et les consoles 128 bits permettaient à la fois de véritables cinématiques, et donc une mise en scène digne de ce nom, mais aussi une réelle diversité de gameplay, passant ici par la diversité des personnages. En effet, si Sonic, Tails et Knuckles sont ici bien jouables, Nous auront aussi droit à Amy Rose, Big the Cat et E-102. Ces six personnages, loin de n'être que de simples "skins", offriront chacun une véritable histoire à part entière, puisque nous vivrons le scénario du jeu différement selon le point de vue du héros que l'on contrôle. Il fallait donc finir les six storyline, chacune avec ses propres niveaux et gameplay, pour finalement obtenir le niveau final, la vraie fin du jeu. Encensé par certains, décrié par d'autres (on lui reproche parfois aujourd'hui d'être le début du "déclin" de la saga, puisqu'il amène les séquences scriptées et les attaques de sauts...), toujours est-il qu'il s'agit bien ici d'une véritable petite révolution dans l'histoire du hérisson.

Il faudra ensuite attendre 2001 et la sortie de Sonic Adventure 2 (on oubliera poliment Sonic Shuffle, le party game sorti entre temps). Plus particulièrement le début de l'été 2001. Une date loin d'être anodine, puisqu'en effet Sonic Adventure 2 est là pour marquer dignement les dix ans de la saga. Le titre se révèle plutôt réussi : il reprend les mécaniques de gameplay du premier Sonic Adventure, sans l'aspect open-world, et tente à son tour de diversifier l'action avec une histoire vécue par différents protagonistes. Sauf qu'ici, le soft sera moins diversifié que le précédent, puisque l'on aura le choix entre deux storyline : le bien ou le mal. Le bien sera composé de Sonic, Tails et Knuckles, alors que le mal, lui, sera composé de Eggman, Rouge (une chauve-souris très féminine) et Shadow. et le Docteur n'est plus à présenter, Rouge est pour sa part une Knuckles au féminin, puisqu'elle occupera la même fonction que l'échidné au sein de la team. Quand à Shadow, il ne s'agit ni plus ni moins que d'un "Dark Sonic" monté sur des rollers lui conférant une grande vitesse et opposé total de notre héros. Là encore, le scénario se révèle plutôt long et la fin se débloque une fois les deux trames finies, dans un final assez épique dont la musique marquera bien des esprits. Le jeu divisera encore une fois les joueurs, certains le considérant comme le dernier bon sonic, d'autres le condamnant, la presse, elle, lui accordera cependant de très bonnes notes.

 

Après ça, tout ne fut que dégringolade et ratages, ou presque : Sega, littéralement dévasté par la vague Playstation 2, annonce l'arrêt des Dreamcast, et se retire du monde hardware, preferant se consacrer au développement de jeux. Nous aurons ainsi droit à toute une floppée de soft aux qualités très variable entre 2002 et 2010, du bon (les Sonic Advance, sur GBA, entre 2002 et 2004, ou encore les rééditions Gamecube des deux Sonic Adventure), du moyen ( Sonic Heroes), et du mauvais/très mauvais (Sonic Riders, Sonic & the Black Knight, Sonic Rivals...). Pas besoin de tous les citer, autant dire simplement que la plupart se révélèrent décevants, et qu'aucun n'arrive au niveau de ce que les fans vénèrent alors comme les "vrais" Sonic. Sega enterré, les vieilles rivalités disparaissent, et le hérisson se retrouve donc aux côtés de Mario dans un party game DS, genre ô combien prolifique. Comble du ridicule pour une saga qui était à son top une decennie auparavant. Comble? pas encore. Dans une énième tentative (après un Sonic Unleashed en demi-teinte) de sortir sa licence du bourbier dans lequel elle se trouve, Sega tente de jouer sur la fibre nostalgique du gamer, en sortant en 2010 un Sonic 4. La joie de l'annonce laisse vite place à l'inquiétude : le jeu sera réservé au plate forme online (PSN/Xbox Live) et découpé en "épisodes". Le premier comporte donc douze niveaux. L'indignation, enfin, prends le dessus lorsque le joueur s'aperçoit que Sonic 4 est un jeu sans réelle inventivité, et pire sans aucun challenge, qui ne fait que resucer honteusement ses ainés les plus glorieux, allant jusqu'a reprendre à l'identique les boss. Véritable tollé pour Sega qui fit un flop total avec ce nouvel opus, et n'a à ce jour annoncé aucun  "Episode 2". Pourtant, tout n'est pas perdu : A peine un mois après ce bide sort Sonic Colours (DS et Wii), un véritable opus original, à la fois signe de retour aux sources et d'inventivité, et le premier vrai bon sonic depuis des années...

 

2011 : un anniversaire-résurrection?

Vingt ans après le premier Sonic, dix ans après Sonic Adventure 2, un nouveau jeu se profile : Sonic Generations. Annoncé pour novembre 2011, celui-ci semble être axé sur le concept de la nostalgie (encore! ) et de l'hommage, en offrant aux joueurs un jeu de plate forme old school abordable sous deux angles : le premier, en 2D classique, nous offrira un gameplay Megadrive légèrement remanié, et un hérisson d'époque. Le second angle nous offrira le même jeu, les mêmes niveaux, mais en mode "2000", c'est à dire avec le gameplay d'un Sonic Aventure/Unleashed, et le design actuel. Comme souvent dans l'univers vidéoludique, wait & see...Et à vous de voir lequel de ces deux design vous sied le plus!




En définitive, Sonic reste un héros emblématique du jeu video pour un nombre incalculable de joueurs, et si beaucoup n'y croient que difficilement, la plupart aimeraient le voir réellement revenir sur le devant de la scène avec autant de talent et de brio que son éternel rival à moustache. Y parviendra t'il cette année? Réponse en novembre!

 

 

COMMENTAIRES
Skywilly
Signaler
Skywilly
26/06/2011, 19:21
Sonic Rivals dans les mauvais ?

Nemesis-8-Sin
Signaler
Nemesis-8-Sin
26/06/2011, 22:13
tout est subjectif, mais je l'ai trouvé, pour ma part, franchement très limité.

Celimbrimbor
Signaler
Celimbrimbor
27/06/2011, 01:05
Pallier est transitif direct, si je ne dis pas de bêtise - même si je dois me planter sur la terminologie - et donc on doit dire : "pallier quelque chose" et non "pallier à".

Pédanterie mise à part, j'ai beaucoup aimé ce billet.

Celim.

segadreamcast37
Signaler
segadreamcast37
27/06/2011, 06:51
Sonic adventure 2........ Le boss final sur une musique de Jun Senoue (live and learn, par Crush 40), que du bonheur, comme tu dit le dernier bon Sonic.

Gameblog Premium

Welcome, Stranger!

(Ce blog est le 3589584723e à porter cette introduction.)

Bienvenue dans l'antre d'un blogueur de 23 ans, dissertant sur tout et rien, pour tout et rien, à propos, bien evidemment, de jeux-video, mais aussi de films, de série ou de musique, et globalement, d'à peu près tout ce qui peut le toucher culturellement, artistiquement et personnellement. H2G3, le blog qui n'a d'autre prétention que celle de suivre le coeur de nos passions.

ID PSN/360 : 


 Nemesis-8-Sin 


Jeux du moment :


Films vus récemment :


Lectures du moment :

 

Archives
Afficher :
Favoris