Chose promise, chose dûe : Voici donc, avec un peu de retard (désolé encore pour celui-ci) mon petit dossier sur l'une des sagas phare de Sega (non, pas le hérisson, l'autre Saga. Celle commencée en 2005). Un Dossier en quatre partie qui, je l'espère, vous plaira autant à lire que moi à écrire. Bonne journée! (le dossier sera publié sur quatre jours, à raison d'une partie par jour...forcément.)
Quatre jeux principaux, de nombreux spin-off et adaptations : pas de doute, Yakuza (Ryu Ga Gotoku dans sa langue natale, littéralement Tel un Dragon)
est devenu rapidement pour Sega une de leurs plus franches (et plus
récentes) réussites. Il faut dire qu’à l’heure où la firme vend
honteusement son hérisson bleu dans des joutes olympiques avec le
plombier le plus célèbre du monde, trouver une nouvelle franchise aussi
sombre, fouillée et originale est pour le moins une chose tout à fait
alléchante. Yakuza, malgré son statut admis d’Open-World (un univers où le joueur évolue librement, à la manière d’un GTA), tient, il faut le reconnaître, plus du RPG
mâtiné de Beat Them’all que du réel jeu ouvert. Cette appellation lui
valut toutefois d’être comparé à deux monuments du genre : Grand Theft Auto et Shenmue.

Shenmue, un concept partiellement repris plus qu’une réelle influence…
Au final, qu’en est-il ? le seul rapprochement que l’on peut faire à la saga occidentale de Rockstar Games
est scénaristique, puisque les deux licences racontent des histoires
souvent liées par leur univers, sans qu’elles ne se fassent réellement
suite (chaque opus peut être pris indépendamment des précédents).
Concernant Shenmue, le propos convient d’être nuancé, puisque l’on ne retrouvera du jeu mythique de Sega
que l’aspect « passe-temps » des activités annexes telles que les
salles d’arcades, le bowling, les fléchettes ou le billard. Le reste
diverge, et, bien que ces trois jeux soient basés sur la notion de monde
ouvert, chacun ici l’arrange à sa sauce : celui de Gta ne se présente plus, et l’on est libre d’y faire à peu près le meilleur comme le pire.
Celui de Shenmue, pour sa part, offre un quartier
restreint et un gameplay basé sur l’enquête : on peut discuter avec les
gens, faire les boutiques, se détendre en salle d’arcade, mais tout
reste bien cloisonné. Celui de Yakuza, enfin, choisit une direction plus orientée RPG
: notre personnage gagne de l’expérience, peut visiter des boutiques et
acheter/ramasser des items, il peut customiser et améliorer ses armes,
apprendre de nouvelles techniques, remplir une foule de missions et de
quêtes annexes… le tout restant là encore dans un quartier cloisonné et
restreint, en cohérence avec le personnage et l’univers dans lequel il
évolue.

Si chacun des quatre opus apporte son lot de petites nouveautés à la saga, ils conservent tous cette base de gameplay RPG/Beat them’all (exception faite du récent “Of The End”,
sur lequel nous reviendrons) offrant à la fois une dimension de gestion
du personnage, des à-côtés nombreux et intéressants, une narration à la
hauteur d’un polar sombre (quoique parfois frisant la Série B) et des
séquences de combats dynamiques et violentes, recette qui fit le succès
quasi-immédiat du jeu dans son pays d’origine, et qui fit également son
infortune chez nous. Ne bénéficiant pas d’une bonne campagne marketing,
sorti en fin de vie de la PS2, puis en anglais sans traduction française
ensuite, le jeu n’avait pas les pré-requis pour avoir un succès « grand
public » et reste cantonné au succès dû à sa petite communauté de fans.
Retrouvez dès demain la seconde partie du dossier, la plus importante : les opus principaux!
15/07/2011, 23:34
Bon boulot. =)