H2G3 : The Hitchhiker's Geek Guide to the Galaxy

H2G3 : The Hitchhiker's Geek Guide to the Galaxy

Par Nemesis-8-Sin | Blog créé le 11/07/10
Dernière modification le 24/05/12 @ 05h09

Le sommaire des critiques se trouve dans l'encadré des catégories, à droite. Bonne visite.


Musique - 25 Mai 2012 @ 00h00 -
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Bonsoir, mélomaniaco-rétro.

Ce soir, Alice Cooper, ce grand malade (comment ça, ça ne se voit pas?) qui nous chante Poison. Encore une fois, je pourrais partir dans un long monologue, mais une écoute vaut tellement mieux...Ah, sinon, tout de même, pour ceux que ça intéresse : Il s'agit de la première chanson de l'album Trash (1989)

Tant que nous n'en aurons pas décidé autrement, les années 80 survivront. Stay Tuned, Boppers.


Films - 24 Mai 2012 @ 10h00 -
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Eddie, à une semaine de la retraite, en a trop vu et se laisse dériver entre alcool, prostituées et tendances suicidaires. Sal à du mal à joindre les deux bouts, entre l'argent qui ne vient pas assez vite et la grossesse difficile de sa femme. Tango a sacrifié sa vie entière et est depuis huit ans infiltré dans les gangs et le trafic de drogues.

Leur point commun : Ils sont tout trois des flics dans le district le plus dangereux de Brooklyn.

A travers ces trois personnages, Antoine Fuqua nous dépeint le quotidien de la police et des truands avec humanité et humilité. L'action est peu présente, mais toujours frappante, les vies se croisent et s'entrecroisent, dans la rue, dans les bâtiments. Le portrait est sombre et ne cherche pas la Happy End. Fans de polars explosifs, passez votre chemin, l'intrigue sera ici plus bavarde que clinquante, emmenant chacun des protagonistes, principaux et secondaires, chaque fois un peu plus loin au fond du trou, leur chute se fera un peu plus rapide à chaque scene, et l'on appréciera de voir les personnages se croiser sans jamais que leurs histoires ne s'interfèrent. La narration est maîtrisée et rappelle fortement celle de la série The Wire, dans sa façon de dépeindre aussi bien la vie des gangs que celle de la police. La réalisation, elle, trouvera ses influences dans des oeuvres comme Training Day et The Shield, à qui elle emprunte les plans à l'épaule lors des scenes musclées, le reste étant dans la veine plus classique du film noir. A noter la bande son, ici discrète mais marquante, de grande qualité.

Richard Gere, Ethan Hawkes, Don Cheadle dans des rôles principaux, à l'image du film, débordant de sobriété. Touchants, chacun à leur façon, du ripoux désesperé au vieux flic à la dérive en passant par l'infiltré fatigué de son affaire. Côté seconds rôles, la seule tête marquante (et surtout mémorable) est Wesley Snipes, le reste nous venant tout droit du doux pays des séries TV.

Très bon, très noir, Brooklyn's Finest joue,c'est le cas de le dire, la carte de la finesse, et se révèle être le haut du panier 2010.


Musique - 24 Mai 2012 @ 00h00 -
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Ce soir, c'est Clapton et son groupe qui vous accompagneront, avec Sunshine of your Love. Je me demande ce que je mettrais dans cette rubrique quand j'aurais épuisé tous les classiques tout de même...Heureusement, ce n'est pas près d'arriver.

Bonne nuit, Boppers, Stay Tuned.


Films - 23 Mai 2012 @ 18h00 -
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D'ordinaire, j'aime commencer mes textes par une petite rétro du réalisateur, ou de sa filmographie...situer un peu la chose, rendre le pavé accessible. Mais voilà, Bellflower est un premier film. Et comme toute première œuvre qui se respecte, il fourmille de personnalité, d'idées et de créativité...et il rend difficile toute tentative d'évoquer les œuvres précédentes de l'auteur, comme vous vous en doutez. Après avoir parcouru une poignée de festivals plus ou moins prestigieux et accumulé nominations et prix, le film d'Evan Glodell débarque enfin dans nos contrées. Une œuvre viscérale, personnelle et artisanale, qui du haut de son budget dérisoire estimé à la louche ( « aux alentours de 17 000 dollars » répond le principal intéressé ) se révèle plus marquant que nombre d'oeuvres friquées. Une fois encore, on ne cessera de le dire, l'argent ne fait pas le réalisateur.

Boy meets Girl, Boy loses Girl, Boy becomes Lord Humongus

Woodrow et Aiden, deux potes inséparables, jeunes glandeurs californiens rêvent de l'Apocalypse. La grande, la seule, celle qui les a bercé durant les centaines de soirées passées à voir Mad Max en boucle. Ils se construisent un lance-flamme, ils rêvent de leur Interceptor (La Mother Medusa sera ici un personnage à part entière, la bagnole post-apo de rêve), et ils détruisent inlassablement le monde au détour de conversations. Immédiatement, et par cette simple dynamique entre les deux héros, le film parlera à une foule de personnes. Qui, parmi vous, jeunes et moins jeunes adultes, n'a jamais dit à son meilleure pote : « Mec, c'est la fin du monde demain, on fait quoi ? » ?

Puis tout bascule. Woodrow rencontre une fille. Milly, la jeune femme idéale. (les premières le sont toutes.) Une jeune femme délurée, naturelle, barrée. Qui apportera dans la vie du jeune glandeur les instants parfaits que l'on vit (souvent sans regrets) lorsque la fin du monde approche.

Plus qu'un film, Bellflower est un vécu et nous le fait sentir. Evan Glodell, à peine sorti d'une rupture difficile, entame la rédaction d'un script qui sera son exutoire le plus absolu. Plusieurs années furent nécessaire pour le mettre finalement en chantier, du financement à la gestion de l'équipe. Autant de temps durant lequel le projet macéra lentement, évoluant au rythme de son réalisateur. Orchestré de A à Z, Glodell et ses potes allèrent même jusqu'à bricoler caméras, voitures et plateaux de tournages pour un résultat photographique où même la crasse de l'objectif est naturelle. Ce procédé finira par servir grandement le film puisque loin de le rendre cheap, il illuminera l'image d'un ton jaune/orange constant, saturant certaines scènes de couleur ou de lumière. Une ambiance de chaleur tantôt douce tantôt étouffante, qui colle parfaitement aux personnages et à leur parcours scénaristique...En somme, et encore une fois : une ambiance de fin du monde.

La mise en scène, évolutive, destructurée et de plus en plus chaotique, se trouvera un paradoxe vis à vis de la réflexion, étonnamment limpide. Elle (la mise en scène) suivra la lente progression de Woodrow en un reflet parfait des pensées du jeune homme, dans ses moments les plus violents et les plus oniriques (Si toutefois onirisme il y a...) autant que dans ses passages les plus calmes. Et c'est finalement tout ce que le film va s'évertuer à raconter par tous les moyens que le cinéma (et son budget) met à disposition : L'histoire de cette génération de jeunes ados posts 1990 (à laquelle Glodell appartient) désabusée et tiraillée entre les rêves geeks de leurs jeunesses et les réalités de la vie adulte, qui va apprendre à grandir par la force des choses, de la vie, et souvent par quelques coups bien sentis à travers la gueule, qu'ils soient propres ou figurés. L'âge du réalisateur à donné au film son époque, son ton et ses scènes...mais l'histoire pourrait aussi bien être celle de n'importe quel jeune quittant l'adolescence pour entrer dans l'âge adulte.

A l'image (tout contexte conservé) d'un Breakfast Club en son temps, Bellflower est le portrait d'une génération, brossé au vitriol par un Evan Glodell qui signe à la fois le manifeste, l'essai et le masterpiece. Pour peu qu'il vous ait touché, le film restera même ancré dans votre mémoire pour le hanter des semaines durant. Une jolie claque donnée par un réalisateur prometteur, dont la suite de la carrière se doit d'être suivie avec intérêt.


Musique - 23 Mai 2012 @ 00h00 -
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On reste dans la funk ce soir, avec Strawberry Letter 23, des Brothers Johnson. Une chanson qui m'a été rappelée pas plus tard qu'hier soir par Fachewa, c'est donc à lui que vous devez le morceau de ce soir, qu'il vous plaise ou pas. Lynchez-le si vous n'appréciez pas. Ou trollez Community, tiens.

Stay Tuned, Boppers, funky too.


Musique - 22 Mai 2012 @ 00h00 -
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C'est dingue ce que le milieu musical perd en ce début d'année...Aujourd'hui, Robin Gibb est le second Bee Gees qui ne chantera plus Staying Alive. Et comme pour d'autres avant lui (et comme pour Donna Summers quand j'aurais trouvé chanson adéquate), le groupe mérite son petit hommage musical. Stayin' Alive eût été trop facile...Prenons donc la non moins connue, mais tout aussi mémorable Night Fever.



Et comme je ne savais pas laquelle choisir, voici en bonus How Deep is your Love



Stay Tuned, Boppers, en espérant que ce genre d'hommage ne soit pas trop fréquent...


Musique - 21 Mai 2012 @ 02h57 -
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Cette nuit comme chaque autre, une chanson. Avec un peu de retard, certes...Mais elle est néanmoins là! On reste dans un ton très rock...mais ça, vous aurez tout le temps de vous en rendre compte. Dance of Death, Iron Maiden, ou le genre de chanson que l'on aurait pu écouter en boucle des jours durant...

Stay Tuned, Boppers...


Musique - 20 Mai 2012 @ 00h00 -
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Ce soir, mélomanes, c'est sur le rock, le folk et les sons irlandais que notre roue musicale s'arrête. The Pogues, groupe anglais des eighties, dira certainement quelque chose aux fans de la série The Wire, et à certainement bien d'autres. En espérant que celle-ci vous plaise,donc. 

A la nuit prochaine, pour...Eh bien je ne sais pas encore à vrai dire. Nous verrons. Stay tuned, Boppers.

 

 


Musique - 19 Mai 2012 @ 00h00 -
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En cette période Avengerienne, vous reprendrez bien un peu d'Iron Man...Mais si, mais si, vous en reprendrez. ça peut pas être mauvais, c'est du Black Sabbath. Hein? C'est classique oui. c'est connu, oui. C'est pas pour autant qu'il ne faut pas appuyer sur play. Allez, on se tait et on profite. Promis, demain soir, vous aurez une chanson moins connue...Même si le groupe, lui, ne le sera sûrement pas.

Stay Tuned, Boppers...


Elugubrations écrites. - 18 Mai 2012 @ 19h45 -
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Inauguration de cette catégorie, où seront consignés principalement des textes, souvent courts, rédigés à la hâte sur un coup de tête ou d'inspiration totalement aléatoire. Certains d'entre eux (dont le suivant) seront directement inspirés de mes rêves/cauchemards. Ne vous étonnez donc pas. Et ne rédigez jamais vos rêves...C'est très mal.

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Dream On


"Il se réveille."

En effet. Je n'avais pas les idées très claires... à vrai dire, même pas d'idées. Du tout. Mes yeux, ouverts, étaient littéralement violés par un flot de lumière m'empêchant de voir quoi que ce soit. J'essayais de bouger, en vain. Ce qui était engourdi était douloureux...autant dire que je ne sentais rien. Ma bouche, me rappela brusquement à quoi ressemblait un lendemain de cuite...en plus violent.

"Restez tranquille. Vous revenez de loin... littéralement."

Des larmes. Je les sentais, au coin de mes yeux, couler désagréablement sur mes tempes. Malgré l'impression que ma gorge allait s'ouvrir en deux, je parvins à articuler ce qui dût passer pour un vague grognement aux yeux de mon interlocutrice.

"Où est-ce que je suis?

- A l'hôpital. 

Je tentais de me lever. Une main, ferme, me repoussa violemment sur le lit.

- Restez tranquille, je vous dis. Ouvrez les yeux. Lentement...

J'inspirais profondément, et entrouvrit les paupières. Nouvelle agression visuelle, moins forte. Les formes étaient floues, chaque seconde les rendaient plus distinctes. La lumière avait été tamisée. Je distinguais la personne qui me parlait. Sa silhouette en tout cas. A mesure que mon corps retrouvait ses sensations, un flot d'informations me parvenait, des cinq sens jusqu'à mon cerveau, entraînant souvenirs et interrogations dans un ras de marée qu'une bouche seule ne pourrait exprimer.

- Quel est votre nom?

La question était simple, pourtant la réponse sembla mettre un certain temps à venir.

- Derek.

Elle était en noir. Pas un uniforme de personnel médical. Les souvenirs me revenaient, et nul doute que son accoutrement m'était familier. Une lampe, brusquement braquée dans un oeil, puis l'autre. Je grognais de mécontentement, mais connaîssait la routine...

- Derek, vous avez été blessé au combat. Quelle est la dernière chose dont vous vous souvenez?

Je ne pouvais pas réfléchir distinctement, mais mon esprit se passait vraisemblablement de moi. Il me fallut un autre interminable silence pour identifier, au milieu du flot de souvenirs, quelque chose de tangible. 

- Paris brûle t'il toujours?

Je pus distinguer un sourire sur le visage que je ne distinguait pas entièrement. 

- Non. Plus aujourd'hui. 

Elle se tut. Je l'entendis griffoner, s'activer, puis elle se dirigea vers la porte. 

- Vous avez sûrement une foule de questions... Elles auront des réponses. Vous êtes tiré d'affaires, à présent.

Lorsqu'elle eût quitté la pièce, ma vue, rétablie, identifia mécaniquement les lieux. La lumière de la lune traversait les stores pour éclairer nettement le carrelage blanc. A quelques détails près, rien dans cette chambre n'était inhabituel. Je sentais mes membres retrouver peu à peu leurs mobilité et leur force. Le processus était rapide. Mes interrogations, pour le moment, avaient d'autres priorités. Les souvenirs émergeaient à toute vitesse, et lorsque la jolie brune (A ce moment là, j'identifiais son visage) revint, une question me brûlaient les lèvres.

"Je dois passer un coup de fil."

Peu importe ce qu'il s'était passé, pour l'heure. Je voulais entendre une voix famillière.

Elle resta silencieuse. Impassible, Peut être ne m'avait-elle pas entendu? Finalement, elle répondit.

- Contente de voir que votre mémoire est intacte. Je crains cependant que vous ne puissiez passer de...coup de fil. Nous devons discuter de certaines choses."

Elle s'assit sur le lit, près de moi. Elle était jeune, presque trop pour exercer un quelconque métier médical. Je réflechissais trop vite pour que cette question ne me perturbe plus de quelques secondes. Elle ne me laissa de toute façon pas le temps de la poser. Son ton était grave lorsqu'elle reprit.

- Il n'y a pas de façon de vous dire ça doucement. Par avance, je m'excuse de mon manque de tact. Derek, Vous avez passé 16 ans dans le coma.

J'étais à présent parfaitement réveillé, et plus du tout dans le gaz... c'est le genre d'annonce qui vous dessoûle un homme.

Elle ne plaisantait pas. Bien sûr qu'elle ne plaisantait pas. Et l'idée qu'elle le puisse, bien que m'effleurant vaguement l'esprit, fut immédiatement balayée. Elle poursuivit.

- D'après votre dossier, vous avez été retrouvé sous les décombres, après l'implosion. Vous étiez armé, et passablement amoché. Mais bien vivant. Quelqu'un vous aura conduit dans un centre de secours, et de là...nous nous sommes occupés de vous, jusqu'à aujourd'hui. Je suis...heureuse de pouvoir vous parler en personne. Je m'appelle Kali, et cela fait maintenant six ans que j'étudie votre cas."

"L'Implosion". La dernière nuit dont je me souvienne était donc restée ancrée dans l'Histoire...Une guerre civile sans précédent, la soi-disant révolution que le monde que je connais avait si souvent prédit. Mon silence dût en dire long, puisqu'elle continua, sur un ton désolé.

- Je n'ai pas le droit de vous raconter les détails de tout ce qui s'est passé depuis...Certains points sont plus douloureux que d'autres à aborder. J'ai parcouru votre dossier, plusieurs fois. A l'heure actuelle, je suis certainement la personne de ce monde qui vous connaît le mieux.

Les mots qu'elle employait étaient choisis avec soin, et en disaient presque autant que ce qu'elle ne disait pas. Mais ils entrainaient également de nouvelles questions. Je me redressa, prêt à sortir du lit. Que cela soit la piqure ou le choc de ce réveil atypique, mon corps était définitivement et totalement rétabli. Mon cerveau, en revanche tournait à toute vitesse, et pourtant revenait systématiquement à la même question...la seule qui importait.

-...Ma famille?

Elle resta silencieuse, et soutint mon regard d'un air aussi sombre qu'auparavant. Ce fut comme si l'on venait de me couper tout apport d'oxygène. Je titubais vaguement, proche du malaise.

- Je dois sortir.

Elle se leva brusquement.

- Impossible. Ordre du médecin. vous ne devez pas quitter cette chambre, pour le moment.

J'avais assez connu ces cliniques militaires pour savoir que l'hésitation palpable dans chacun des mots qu'elle venait de prononcer cachait quelque chose de plus gros. Seize ans de ma vie, ma famille introuvable...Il y avait pire à m'annoncer? 

- Démerdez-vous avec lui. 

Je n'attendis pas sa réponse et passa la porte. Dans le couloir, un garde, pas plus vieux que Kali elle même, fit un geste pour me stopper. Un signe de la jeune femme suffit à le faire se raviser. Elle tenta de me retenir. Je dégageais sa main, cherchant du regard n'importe quelle sortie.

Je devais les retrouver. Il le fallait. Eux, leurs tombes, n'importe quoi..Je devais savoir. A travers la vitre, je distinguais un grand lac, magnifiquement éclairé par la lune. Le genre de cadre qu'elle adore... Qu'elle adorait.

J'entendis vaguement mon nom résonner dans les couloirs de l'hôpital lorsque la porte se referma, me laissant enfin seul à seul avec moi-même. Je tremblais, sans pouvoir en déterminer la cause. Le froid? le choc? la colère? Futilités sur lesquelles je ne m'attardais pas. Franchissant la volée de marches, mes pieds, nus, me portaient presque contre mon gré aux abords du lac. Le ciel était incroyablement éclairé, et les étoiles, par milliers, me rappellaient que certaines choses ne changent jamais. 

A la surface du lac, tout semblait plus calme encore, m'apaisant quelques peu. Je laissais mon regard voguer sur l'eau, avant de le plonger dans le reflet rond et brillant de la lune. Ils avaient disparus. Ally. Mon père. tous...ça ne pouvait être vrai. Même après une guerre civile, il était impossible que je sois le seul survivant de tout mon entourage. Il devait y avoir quelqu'un d'autre, en vie, ailleurs. Il...

Il me fallut plusieurs minutes pour réaliser que l'astre qui se reflétait sur l'eau n'était pas la lune. Ce que je vis en me retournant fit disparaître toute pensée précédente de mon esprit, le plongeant dans un sentiment proche de ces chutes éternelles que l'on fait lorsque l'on dort, avant de se réveiller brusquement, en sueur. Un abime qui me percuta de plein fouet et jamais plus ne me quitterait.

La Terre, au dessus de ma tête, plus brillante et belle que toute photographie qu'on avait pu m'en montrer, me fit entrevoir une pensée, claire et désormais évidente : Je ne les retrouverais jamais.

 

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Je vous dirais bien "N'hésitez pas à donner votre avis blablabla" Mais nous savons tous ici que la franchise est une vertue, et que j'aurais bien vite des retours en cas de diarrhée textuelle. Bonne soirée donc.


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Édito

Welcome, Stranger!

(Ce blog est le 3589584723e à porter cette introduction.)

Bienvenue dans l'antre d'un blogueur de 23 ans, dissertant sur tout et rien, pour tout et rien, à propos, bien evidemment, de jeux-video, mais aussi de films, de série ou de musique, et globalement, d'à peu près tout ce qui peut le toucher culturellement, artistiquement et personnellement. H2G3, le blog qui n'a d'autre prétention que celle de suivre le coeur de nos passions.

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