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Zelda Breath Of The Wild... Possesseur frustré d'une Wii U mal-née, je n'attendais pas particulièrement cet épisode. L'intérêt que je porte à la saga est réel mais mon exigence et d'autres jeux plus marquants ont fait que les épisodes Wii ne m'ont pas convaincus.

Le dernier grand Zelda restait pour moi Wind Waker, si risqué et raffraichissant, il m'avait scotché à ma TV. Finalement, j'étais peut-être trop vieux pour apprécier Zelda. Et puis quelques trailers et vidéos de gameplay plus tard, je me fais avoir à nouveau : je l'attends avec impatience, une vraie impatience.

Les tests tombent et ma décision est prise : il me le faut tout de suite et dans la version la plus aboutie. Day 1 : Switch + Zelda + Manette Pro. Je m'étais promis d'attendre de voir, comme d'habitude, et pourtant je me retrouvais si enthousiasmé que rien n'a pu m'en dissuader.

Je ne regrette rien.

Après 60 heures de jeu, je viens de finir Zelda Breath Of The Wild et je ressens un vide énorme... Est-ce que je vais retrouver un jeu de cette ampleur un jour ? Comment Nintendo a-t-il pu me ramener 20 ans en arrière comme si je découvrais Ocarina Of Time pour la première fois ?

Quel énorme accomplissement ! Quel pied-de-nez à tous ceux qui annonçaient la mort créative de la firme de Kyoto. Ce Zelda est une révolution, un gamechanger dans la saga mais également pour le média en général. Son gameplay et son leveldesign sont si extraordinaires que tous les autres jeux me semblent d'une ringardise sans nom. Nintendo a refait le coup de Mario 64, de Zelda OOT, et ravive cette période dingue du jeu-vidéo où tout était possible, où les limites étaient sans cesse repoussées.

Tout ce que fait Breath Of The Wild est réalisé avec un tel niveau de détail, d'exigence, de pertinence que je ne peux même pas imaginer la quantité de travail que cela a nécessité. Cet équilibrage savant arrive même à me faire apprécier ces foutues armes destructibles ou cette jauge d'endurance. Tout ici est imbriqué pour créer un système de jeu d'une richesse inouïe. Et parfois, on s'arrête quelques secondes pour contempler, bouche bée, cet incroyable univers, si vivant, si cohérent et si beau malgré ses errances techniques.

Et cette ambiance de mélancolie, ce scénario des souvenirs perdus et des regrets de défaite, ce Link qui tente de rattraper le coup... J'y vois une relecture de la situation de Nintendo qui repart en conquête, petit à petit, de son royaume perdu.

Alors certes, il n'y aura pas de sortie probante sur Switch pendant plusieurs semaines... Mais a-t-on vraiment besoin de quoi que ce soit lorsqu'on a dans sa besace, j'en suis certain à présent, l'un des plus grands jeux de tous les temps et probablement le meilleur jeu d'aventure jamais créé ?

Merci mille fois Nintendo, si vous nous refaites le même coup avec Mario en fin d'année, vous êtes repartis pour 20 ans.

Je vous laisse, j'y retourne, il faut que je fasse la peau à un Lynel.

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Je viens de finir à l'instant Last Guardian et je ressens le besoin de partager mon sentiment général pendant qu'il est encore vivace. Que dire de Last Guardian ? Le jeu que j'attendais déjà sur PS3, finalement oublié dans un coin de ma caboche et qui finalement sort de nulle part en milieu de vie de la PS4. Bonne ou mauvaise nouvelle ? Un peu des deux.

Place au contrôle technique : j'ai connu trois crashs, deux où j'ai simplement relancé le jeu mais le troisième ma PS4 s'est carrément éteinte : paf, l'écran noir. J'ai dû débrancher/rebrancher pour qu'elle veuille bien répondre. Je vous raconte pas la sueur froide... Ma patience a clairement été mise à rude épreuve et ma tolérance pour ce genre de bug est extrêmement limitée.

Autre point fâcheux : j'ai tout de suite ressenti une lourdeur dans le gameplay, dans les contrôles, dans les sauts notamment, qui m'a ramené de nombreuses années en arrière. La frustration, je crois que c'est un sentiment que j'ai souvent connu pendant mes pérégrinations dans Last Guardian. Oui, de la frustration car malgré tous ces problèmes de maniabilité, ces chutes de framerate dignes d'une présentation Powerpoint ou ces bugs à s'en arracher les cheveux, le constat est là : ce jeu est envoutant.

C'est un grand jeu même, l'univers, les musiques, les décors et bien sûr la relation avec Tricot sont de vraies réussites artistiques qui restent rares dans le paysage vidéoludique. En la compagnie de "Toriko", cette grosse bête attachante, sorte de Falcor emplumé, on surmonte toutes les phases de plateforme, les énigmes et les (trop) nombreux combats qui jalonnent Last Guardian. Ce sont des épreuves au sens propre, osons le mot, des galères très souvent, essentiellement à cause de problèmes d'IA ou de jouabilité archaïque.

Malgré tout, bon an mal an, je suis arrivé au bout de Last Guardian en seulement 3 sessions. Ce qui est très rare maintenant que je suis pleinement entré dans la vie active. Pour être honnête, 2 crashs du jeu m'ont fait stopper chacune de mes deux premières parties en me disant "allez stop, ça me gave" et pourtant j'y suis revenu à chaque fois. Je gage que sans ces aléas techniques, de finition et de gameplay, j'aurais sans doute terminé le jeu en une seule traite. Comme quand j'étais gamin et que je ne pouvais pas lâcher la manette pour aller à table ou me coucher.

A l'heure du bilan, venant d'en découvrir la fin touchante, je dirai que Last Guardian est un chef d'oeuvre imparfait mais que c'est un beau gâchis à vivre.

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Ce soir, je me permets de réagir à l'article paru il y a quelques semaines : Le "gamer" doit-il disparaître ? Je l'ai lu avec intérêt ainsi que plusieurs commentaires qui m'ont fait hérisser les poils.

Première question une fois l'article lu :      Mais diantre, qu'est ce qu'un gamer ?

L'article nous dit que, finalement, c'est juste quelqu'un qui joue et qui s'intéresse aux jeux-vidéos. Indépendamment de tous ces clichés qu'on accole à ce mot. Soit, c'est un fait.

Je précise qu'avec ma vingtaine sur le tard et aussi loin que remonte mes souvenirs, j'ai toujours eu une console de jeux-vidéo. Je me souviens de l'excitation lors de l'ouverture du paquet contenant ma "Mintendo" avec Mario et Duck Hunt ainsi que de mon émerveillement devant ce pistolet magique qui me permettait de tirer des canards sur la TV cathodique Gründig sans télécommande du salon (je lis le Trône de Fer en ce moment, d'où le surplus de détails). Je me souviens de mon père qui avait voulu essayé et qui s'était avéré moins adroit que moi, ma première victoire sur la figure paternelle !  Ces instants resteront pour moi la naissance d'une passion, mais également celle de ma définition du jeu vidéo : influencer ce qu'il se passe dans ma télé. Moi aussi j'ai entendu "tu perds ton temps avec ces gamineries" ou ces phrases assénées à mes parents en ma présence "tu laisses ton fils jouer à ces trucs de décérébrés", "ça donne l'épilepsie" et je passerai les tirades ubuesques et pourtant pleines des bonnes intentions de certains membres de ma famille pour qui DOOM me transformerait à coup sûr en serial killer en devenir. Bref, j'ai commencé à jouer à une époque ou c'était réellement perçu de manière négative et honnêtement heureusement que les regards ont évolué dans le bon sens. Cette pression sociale était franchement ridicule quand on pense aux films que je voyais à la télé à cet âge-là, genre *voix d'enfant apeuré* Ça.

Après cette introduction à ma glorieuse légende, revenons-en au sujet de fond : 

Comment reconnaitre au premier regard cet animal mystérieux : le gamer ?

Faut kiffer la difficulté, pas vrai ?

Je vais vous bassiner à nouveau avec mon expérience personnelle, qui fera ici office à la fois de preuve scientifique et de vérité universelle.

Drame pour le jeune enfant que j'étais : l'argent de poche trop vite dépensé à l'Arcade, ma fortune dilapidée dans ces foutues parties ephémères et cruellement courtes. Même à cet âge, j'avais bien l'intuition de me faire niq@!? proprement. Bref, vous en conviendrez pour les TruGangsta qui étaient nés (siisiiii la famille), à cette époque : la difficulté allait de soi. Il me semblait tout à fait acceptable que mes pauvres copains ou moi jetions une manette à travers le salon à force de mourir au passage sous-marin de ces put%@! de Tortues Ninja....

Bon, cette difficulté, était-elle justifiée par quoi que ce soit finalement hein ? Mis à part l'allongement artificiel des jeux ? Était-ce une sorte de reflet de l'Arcade et de ces pubs de truands où tous les constructeurs promettaient les mêmes expériences qu'à la maison ? Ces gens étaient-ils dans leur bon droit en créant une génération de masochistes en puissance ? Nein! Je n'ai pas beaucoup de nostalgie pour ces jeux ou il fallait apprendre par coeur des niveaux entiers pour espérer les terminer. Et pourtant, il nous arrive encore aujourd'hui de rigoler de ces après-midi à nous passer la manette pour tenter l'impossible. Sans parler du lynchage en règle pour le malheureux qui avait perdu NOTRE dernière vie... Aaaaaah les joies de la violence gratuite...

Mais subitement, un doute m'assaille... Suis-je un gamer ou un de ces chiens qui se prennent pour des chats ?

J'en ai l'historique. J'en ai l'expérience. J'ai une collection tout à fait respectable chez mes parents et pourtant d'après certains fondamentalistes je n'en serais plus un. Mais nom d'un petit bonhomme ! J'ai regardé 80 fois la cinématique de FF8 donnée dans Joypad (si ma mémoire est bonne) et moi aussi j'ai toujours quelque part cette VHS de DK Country !

À ce moment-là vous me dites : 

Bon, t'es mignon, mais concrétement on prend quels critères mec ? Précision : on va juste te casser la gueule si tu nous reparles de ton enfance. Alors t'es un gamer ou bien cousin ?

Le temps de jeu peut-être ?

Je peux ne pas jouer pendant 1 mois et des fois avoir des fulgurances : finir Stick of Truth en une session (excellent d'ailleurs) en farfouinant dans tous les coins.

Ah, finir tout à 100% alors ? 

J'ai le souvenir d'avoir fini à 100% énormément de jeux jusqu'à cette génération. Tous ces RPG qui prenaient des 10aines d'heures de jeu même en rushant à mort, j'en ai fini un bon paquet en les retournant dans tous les sens et pourtant aujourd'hui je ne vois vraiment pas pourquoi je ferais de même pour GTA 5, Tomb Raider, Uncharted ou même Tales of Vesperia (un des seuls bons RPG de cette génération selon moi). Quelques exceptions sur PS360 malgré tout : Red Dead Redemption ou Skyrim qui a réussi à me faire jouer 140 heures sans être arrivé à la moitié de la quête principale et sans en avoir le moindre regret. Et ouais, pas de limite le mec, 2Pac quoi !

Je sais ! Le retrogaming !

Nan. Je suis incapable de me replonger dans Zelda 3 ainsi que dans la plupart de mes anciens jeux. A tel point que j'ai du mal à comprendre comment j'ai pu y jouer plus d'une heure à l'époque. Exceptions notables : Je n'ai pratiquement pas dormi pendant une semaine l'année dernière parce que j'avais eu le malheur de me relancer dans Xenogears. J'ai également refait Secret of mana sur mon iPhone (performance, croyez-moi).

Ah, il faut faire les jeux "importants", c'est ça ?

Et bien, j'ai un ami qui les fait systématiquement à 100% même s'il ne les aime pas d'ailleurs. J'ai déjà entendu des phrases du style "J'ai enfin fini "bidule truc", ouf tant mieux, j'en avais raz le Q". C'est genre une obligation pour lui, il faut qu'il en ait pour son argent et il faut qu'il fasse ces fameux jeux AAA + Prime Alpha/Indispensable/*****. Moi, le dernier Zelda sur Wii, j'y ai joué 2 heures puis je l'ai rangé sur une étagère pour ne plus jamais y retoucher. Souvent, je ne finis pas les jeux qu'un "bon gameur" devrait finir. Ex : je n'ai pas pu subir le dernier Deux Ex, une horreur pour moi. Mais j'ai retourné dans tous les sens Bulletstorm. Ahahah !

SHIT ! Me serais-je "casualisé" à l'insu de mon plein gré ?

En prenant du recul, je crois que mon cas est commun à beaucoup de jeunes de ma génération. Nous avons connu un certain "âge d'or" avec les plus grosses claques dans la gueule que le jeu vidéo ait jamais foutues. Certains diront que je suis "blasé", mais je pense plutôt que je connais si bien mes goûts à présent que je suis capable de rapidement voir si ça va le faire ou non. Et puis bon, c'était plus facile de torcher des jeux quand j'étais un jeune conn@?! de lycéen qui vivait chez ses parents. Ma philosophie de joueurs bientôt trentenaire : pas le temps pour les jeux qui me scotchent pas. Je veux bien cramer quelques chapelets d'heures, mais il faut que je sente le feeling, si je vois une sorte de routine s'installer : paf, c'est fini, j'ai plus envie.

Mais alors, ce gamer, on en fait quoi ?

À la belle époque, dans la cour ou devant le bahut, quand tu parlais avec tes potes, il y avait pas de "gamer", de "hardcore", de "casu". On parlait des jeux qu'on aimait comme on parlait des films qu'on aimait, tout simplement.

Ce nouvel élitisme puant qui voudrait trier qui est gamer de qui ne l'est pas sur des critères totalement subjectifs et à géométrie variable est juste ridicule. Le jeu vidéo appartient à tout le monde et chacun est libre de l'aimer à sa façon. De quel droit un joueur 100% online serait moins "gamer" qu'un joueur solo ? Ou comme quelqu'un ne jouant qu'à des FPS en mode compétitif le serait vis à vis d'un gros joueur de RPG ? Personne ne trouvait Tetris "casu" sur gameboy et pourtant ce n’est pas un AAA.

Allez, transposons à un autre média. Vous iriez dire à quelqu'un qui ne lit que des romans de SF ou de Fantasy que ce n’est pas un "True Lecteur" ? En continuant avec ce genre de mentalité minable, on va finir par se retrouver dans le même cas que pour la musique : à ne plus pouvoir parler de ses goûts ouvertement sous peine d'être jugé par des ayatollahs plus intéressés par leur image de hype que par leurs expériences avec le média.

 

 

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Je reprends ici un post que j'avais fait sur un forum il y a pas mal de temps, j'espère avoir vos interprétations sur le scénation mais ATTENTION IL Y A DU SPOIL !!!

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SPOIL !!!

Petit résumé-test du jeu : 

Xenogears, sorti en 1998 par Squar-Enix est un RPG au tour par tour né dans l'ombre de FF VIII (qui va d'ailleurs lui piquer une partie de son budget ce qui amènera à un 2ème cd plutôt... différent). 

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Niveau graphisme, même pour l'époque, on est un ton en dessous à part les combats à pied comme à Gear qui sont plutôt réussis artistiquement parlant. Néanmoins, il y a un petit cachet, un je-ne-sais-quoi, qui fait qu'en 2011 j'ai pu le refaire et ce n'est pas les graphismes qui m'ont le plus rebuté.

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"Ça pique un peu les yeux, mais ça va en s'arrangeant !"

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"Les combats à pieds sont jolis et les animations très sympas, un petit dessins animé quoi !"

Le système de combat est plutôt original avec ce principe des combos à apprendre et qui ont une incidence directe sur les combats en Gear. Car dans Xenogears on est à pied ou à Mecha à la manière d'Evangelion. Les combats en mechas sont assez intéressants du fait que chaque coup que l'on porte consomme du carburant et une fois qu'il n'y a plus de carburant, on l'a dans le baba. Certes on peut se recharger un peu à chaque tour mais, à part à la fin du jeu, cette option n'est pas vraiment réaliste. Il faut donc avoir une tactique pour se défaire des boss le plus vite possible surtout que très souvent les boss s'enchaînent sans que l'on puisse refaire le plein chez Esso.

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"Bon je finis mon Kaméhaméha et je passe cheez Hammer faire le plein."

Les musiques sont dans l'ensembles excellentes, certaines un peu rébarbatives (Bledavik) mais certaines géniales (la musique de ID !), il y a quand même beaucoup plus de bon que de mauvais. 

"Le thème de ID, classe, simple, efficace."

Un point vraiment noir de Xenogears est le saut... Le saut ? me direz vous. Et bien oui on saute dans Xeno et il y a de la plateforme.... Sauf que Fei est loin d'être Mario Bros et on frôle à certains moments la crise de nerfs comme dans Babel où il faut bondir d'une poutre qui se casse la gueule et si on se goure (ce que l'on fait puisqu'on sait pas qu'elle va tomber..) et bien il faut TOUT REFAIRE y compris le merveilleux saut de la corde où tu t'es déjà planté. Tu t'énerves donc tu te trompes et donc tu retombes... Bref... Ces phases n'étaient pas du tout nécessaires ou alors il aurait fallu les rendre moins pénibles. Enfin j'exagère il y en a certaines qui étaient sympas mais bon on est pas dans Prince of Persia !

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"C'est à sauter par les fenêtres là ! Amenez moi une fenêtre et je saute !" Philippe Manoeuvre©

Un autre point éreintant est la fréquence des combats, il y a des endroits où réellement on en a un tous les 3 pas et pas un petit trucs qui se pète en 1 tours.. Des morts vivants mi-bébé mi-foque qui ont une tonne d'hp, t'absorbe EP et HP... Toutes les 10 secondes paf y'en a un. Je ne me souviens pas avoir été autant désespéré par la fréquence des combats depuis Skies of Arcadia (que j'adore en passant).

Un jeu irritant donc ? Oui clairement, il est fatiguant par ses imperfections et si un autre jeu présentait des défauts aussi énervants j'arrêterais immédiatement sans regrets. Mais dans Xenogears on avance parce qu'on est happé par le scénario, par les personnages, par les rebondissements, les révélation, etc. Et ça c'est la marque des grands RPG, nous faire avancer parce qu'on s'est identifié aux héros et que l'on veut connaître la suite !

On en vient au point fort du jeu, son scénario, son univers, ses personnages, TOUT est admirablement bien fait et tellement mieux amené que dans des jeux récents. Mais de toute manière sur ce point il est sans égal. La relation Fei / Elly est pas nian-niante pour un sous. Rien que Fei d'ailleurs et ses multiples personnalités, quelle idée géniale, ID reste un personnage au charisme immédiat. Les persos secondaires également sont bien amenés et très nombreux. Comment ne pas compatir envers Ramsus qui ne peut pas échapper à son destin ? ou Grahf ? Bref... Ce serait trop long et sur ce point tout est à jouer plus qu'à raconter.


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"Cruel, classe, surpuissant et ROUX : ID"

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"Grahf, avec ses entrées fracassantes."

Pour résumer Xenogears est un RPG pas très beau, parfois irritant, mal fini, peut être un mauvais jeu vidéo dans le sens ludique du terme mais définitivement un monument du RPG. Pour beaucoup le meilleur RPG de tous les temps, dans tous les cas culte il l'est et le restera. Je ne pense pas qu'on fera un meilleur scénario. Et avec toutes ses imperfections, il vous scotche à votre écran et une fois fini vous n'en reviendrez pas d'y être arrivé. Un jeu qui fait réfléchir, qui pour l'époque ne prenait pas le joueur pour un niais et qui des années plus tard reste imbattable sur son scénario, avec une vraie profondeur, une vraie épopée. On en vient à se demander ce qu'il aurait été avec un budget décent ?

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KAMEHAMEHA-SPOIL ATTENTION !!!

Interprétation

J'ai entendu beaucoup de fois la "dénonciation de la religion" ou "dénonciation de la guerre" à propos de ce scénario, dans les deux cas c'est vrai mais je pense que ce jeu mérite d'être analysé de manière plus profonde. 

D'après mois Xenogears dénonce religion et guerre, nous sommes d'accord, mais ils ne sont finalement que des instruments du Gazel's Ministry et de l'Empereur. Ils servent, c'est explicitement dit, à contrôler les "agneaux" de la surface. 
Ces derniers sont capturés par Solaris, reconditionnés, et ont un badge pour circuler avec 3 catégories d'habitants qui ont des droits de plus en plus étendus. 

On pourrait s'arrêter là et se dire "les agneaux sont les esclaves de Solaris" mais c'est bien plus complexe que ça. En effet les Solariens, eux mêmes, sont des esclaves sans le savoir, ils sont esclaves car ont les désinforme sur le monde de la surface (tiens un nouveau moyen de contrôle des masses) et surtout on leur fait penser qu'ils sont "supérieurs" aux gens de la surface. Le système de "classe" ne permet qu'aux "serviteurs" les plus forts d'en dominer d'autres, d'avoir la sensation d'être puissant et surtout "libre" afin que tout ce petit monde se tienne tranquille.

Souvenons nous de la scène du laboratoire de Krelian, une sorte de boucherie où, après avoir fait subir les pires expériences aux mutants, on les transforme en boîtes de conserves et drogues pour les solariens. N'est-ce pas la forme ultime de l'asservissement ? Le fait que chaque humain à la surface comme dans Solaris possède des limiters afin de les empêcher de devenir trop puissants et de contrôler leurs peur pour qu'ils n'osent même pas se dresser est un élément de plus.

On parle également du Gazel's Ministry et de l'Empereur qui pensent être des élus. Alors que non, ils ne sont qu'au sommet d'une pyramide de servitude. Ils n'ont été créé QUE pour servir à la résurrection de Deus, afin de réunir une machine de guerre et son moteur.

Cette machine elle-même était au service de l'humanité et s'est choisie comme serviteurs : des Hommes, douce ironie. Même Fei et Elly, les "vrais" élus, sont condamnés à se réincarner afin d'être là lorsque l'on aura besoin d'eux.

Voilà où nous mène Xenogears, l'esclavage, la privation de la liberté, c'est à ces thèmes que ce jeu fait référence et c'est la liberté que nos personnages recherchent tout au long du jeu.

Certains héros sont néanmoins plus libres que d'autres, Lacan ou Krelian sont à part d'après moi car leurs destins ont déviés suite à la mort de Sophia. Krelian étant un agneau qui s'est élevé au dessus des "premiers hommes" et les domine et Grahf étant finalement une erreur, un être qui n'a pas sa place puisque Fei, la réincarnation du contact, est là.

 

J'attends vos avis et SURTOUT vos propres interprétations ! 

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Je ne sais pas si vous avez remarqué mais dans le trailer de Watchdogs de l'E3, il y a un serveur avec une tête de cube où un QR Code apparait. Et bien ce QR Code envoie à cette adresse : http://dotconnexion.ubi.com/

Amusant, non ? Hein ? hein ? HEIN ?...

Je me doute que d'autres ont du le remarquer depuis longtemps mais j'aime beaucoup ce genre de petits détails ! ^^

Izi !

Voir aussi

Jeux : 
Watch Dogs
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Et voilà le générique jap de SAINT SEIYA en live ! Alala les souvenirs... 

Mon préféré était lkki du Phoenix et vous ?

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En pleine Batmania, je viens de tomber sur ce court métrage réalisé avec des figurines. C'est tout simplement bluffant. 

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Ashes to Ashes - David Bowie

Je n'ai pas pu m'empêcher pendant mon visionnage du court métrage posté par Sombre Plume de voir dans son titre un clin d'oeil à la fameuse chanson de David Bowie, évidemment je peux me tromper. Néanmoins j'ai réécouté ce fantastique morceau et je me devais d'en parler en ce beau lundi au soleil (French Riviera Power).

Sortie en 1980 sur l'album Scary Monsters, véritable tournant de la discographie de David Bowie qui déclarera à propos de ce titre

"Qu'il faisait une belle épitaphe pour les années 70"

Ashes to Ashes est une chanson mélancolique, elle fait le point sur la carrière musicale de Bowie déjà bouleversante et réutilise les figures de son univers notamment le "Major Tom" déjà présent dans Space Oddity. 

Auparavant un astronaute perdu dans l'espace, Major Tom est ici  un junkie mal aimé et méprisé. Si Space Oddity était la représentation d'une montée psychédélique, Ashes to Ashes en est sa douloureuse redescente, d'homme de l'espace à simple marginal. 

Au delà du message qui est sans commune mesure avec les textes que l'industrie musicale nous sert depuis quelques années en pré-maché. Il faut saluer la maitrise technique de ce morceau, la composition et la qualité de l'interprétation de David Bowie, véritable incarnation de l'homme qui revient difficilement à la réalité. Sans oublier le clip qui était artistiquement à l'avant garde de son époque mais toujours pas kitsch 32 ans plus tard. 

Et pour finir en citant monsieur Bowie 

My mother said to get things done, You'd better not mess with Major Tom

Bonne écoute !

Ps : Je ne trouve pas qu'il n'y a plus d'artistes profonds, je ne suis pas atteint du syndrôme "cétait mieux avant". Je pense seulement que de nos jours ce ne sont plus les vrais talents qu'on met en lumière mais de plus en plus des "produits". La musique est éternelle, la lessive ne l'est pas !

 

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Deadman's Gun - Ashtar Command

Parceque c'est la fin de jeu qui m'a le plus laissé sur le cul ces 10 dernières années. Parce qu'à l'époque où il est sorti j'avais lâché les jeux vidéos depuis un moment et que c'est Red Dead Redemption qui m'a fait reprendre. Le thème final est juste incroyablement bien choisi. Un grand moment de jeu vidéo !


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The Annoying Spideman

Deuxième avis et encore un film de superhéros ! Je suis allé voir The Amazing Spiderman la semaine dernière, par curiosité et parce que je lisais assidûment le comics étant jeune (la saga des clones !). Je m'installe tranquillement, personne dans la salle, je lis le texto de mon pote qui a résumé le film en "Tu verras, il est dramatique ce film, surtout le moment avec les grutiers". Pendant que je me demande quel est le foutu rapport entre Spidey et des grues les bandes annonces se terminent.

On commence avec le passé de Peter Parker, apparemment Papa Parker a inventé l'araignée qui va piquer sonf fils dans 15 ans... Soit ! On voit Peter au lycée, c'est un skateur avec une coupe de cheveux improbable et il est un peu trop cool pour être un NERD bon.. Après tout il faut bien adapter à notre époque. Ah, il se fait tabasser par un costaud, le quotat "victime" pour que la transformation en Spiderman soit réussite ? Oh super, il arrive à séduire la (superbe) blonde en deux minutes, c'est pas du tout un looser dans sa vie civile... Ok... Ah il vient d'envoyer un ballon de football en orbite et à plier un poteau et personne dit rien... Je crois que vous voyez où je veux en venir.

    

Le problème de The Amazing Spiderman (super titre pourtant) c'est que toutes les 5 minutes il se passe quelque-chose d'analogue à la première trilogie et je ne peux pas m'empêcher de me dire "Ok, mais c'était quand même mieux dans le premier". Exemple concret, le passage où oncle Ben meurt (il ne dit pas sa fameuse phrase "Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités" d'ailleurs...) est juste mauvais, à des années lumières du film de Sam Raimi. Spidey se met à chercher le coupable mais on ne sent jamais la fureur de Peter Parker. Je ne parle même pas de la scène du baiser digne de figurer dans un clip mielleux de hard rock des années 80 type Scorpions ou Bon Jovi. J'ai beau être un garçon ouvert j'ai beaucoup de mal là et pourtant j'aime Andrew Garfield et Emma Stone, ils jouents bien, sont sympas mais ça reste en dessous de Tobey et Kirsten. Le méchant crocodile est incarné par un grand acteur que j'ai adoré dans Human Nature mais franchement son personnage est sous-exploité, sous-développé et son intrigue est inconsistante. La chorégraphie des combats est juste correcte sans plus.

 

Autre point très important à mes yeux : l'identité de Peter Parker / Spiderman. Dans la trilogie de Raimi, Peter Parker ne veut pas que l'on sache qu'il est l'homme araignée pour protéger sa tante May et ses amis des représailles alors qu'ici, il enlève son masque plusieurs fois, révéle son identité à plusieurs personnes et se faire même démasquer en pleine rue... Ça peut sembler anodin mais le fait que Peter garde jalousement le secret de son identité permet dans Spiderman 2 une des scènes les plus fortes de la trilogie, celle du métro avec les habitants de New York. Nouveau film, nouvelles scènes mythiques me direz-vous ? Justement non, il n'y a rien de "mythique" les meilleurs scènes ont déjà été faites dans la première trilogie et en beaucoup mieux.

 

Pour les points positifs on peut souligner que le film respecte le comic sur certains points comme la fabrication des lanceurs de toiles même si je trouve que la manière dont c'est exposé rend la chose totalement invraissemblable. Après tout on nous présente un jeune skateur, cool, branché et qui en plus est une tronche et est capable de fabriquer un dispositif révolutionnaire. Vraiment ? Où est l'opposition entre Peter "le looser", le "NERD" et Spidey le héros ? Un peu trop pour moi et pourtant je suis bon public. Ah et puis non, en fait je trouve pas de points positifs tout est moyen dans ce film...

Bref j'ai l'impression que The Amazing Spiderman passe son temps à "flinguer" de super possibilités scènaristiques et les meilleurs aspects de l'homme araignée, alors évidemment il souffre de la comparaison avec la première trilogie. Mais quelle idée de faire un reboot aussi kikoulol / twitter / facebook. Est-ce que Spiderman est vraiment obligé de se trimballer son portable et d'y répondre toutes les 5 minutes ? Pourquoi diantre porter un masque si c'est pour le retirer à chaque rencontre de plus de 30 secondes ? 

J'ai lu je ne sais où que dans ce Spiderman, on le découvrait plus humain. Non, on le découvre, tendance, branché, hyper connecté mais certainement pas plus humain que dans la trilogie de Raimi où on voyait Peter pâtir de sa double identité en vivant dans un appartement minable, sans argent, souvent seul. C'était certes moins premier degrès que The Amazing Spiderman, mais tellement mieux pensé et plus intelligent. 

Bref, j'ai eu l'impression de voir une énorme publicité ou un clip dégénéré, aucune empathie avec les personnages, rien. Je suis très déçu de ce reboot même si je me doutais du fiasco lorsque j'ai vu le nom du réalisateur. Ils viennent de ruiner une des plus belles licences de Marvel. Allez plutôt voir The Dark Knight Rises au moins on se foutera pas de votre gueule.

Cette affiche était pourtant prometteuse...

Voir aussi

Groupes : 
Spider-Man
Jeux : 
The Amazing Spider-Man
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Par Mr Jow Blog créé le 04/07/12 Mis à jour le 26/03/17 à 19h44

Mon Mien à Moi ! J'écrirai sur tout ce qui me plait (ou me déplait).

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