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Catégorie : Mes critiques cinéma

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Mes critiques cinéma

Hunger Games affiche

Alors que Twilight s'apprête (enfin?) à tourner sa dernière page, Hollywood tente de raviver la flamme de ses «young adult movies». C'est Lionsgate qui frappe en premier dans cette course à la nouvelle franchise événement avec son adaptation du premier tome de la trilogie The Hunger Games de Suzanne Collins, un roman difficilement adaptable à l'écran, de par la violence de son déroulement mais aussi de son propos. C'est Gary Ross (Seabiscuit) qui se charge de l'adaptation, aux côtés de l'auteur au scénario. Adaptation réussie?

 

Dans une Amérique du Nord dystopique nomée Panem, les Hungers Games sont organisés chaque année. Chacun des douze districts du pays voit un garçon et une fille, entre douze et dix-huit ans, participer aux Hunger Games, une émission de télévision cruelle qui force ces enfants, nommés tributs, à s'entre-tuer. Le dernier survivant est sacré vainqueur et devient riche et célèbre. Les autres repartent dans un cercueil chez leur famille.

Le film se déroule lors des 74èmes Hunger Games. On suit le personnage de Katniss Everdeen, jeune femme vivant dans le district 12 qui va remplacer sa jeune soeur choisie lors de la Moisson. En se portant volontaire, elle rejoint Peeta Mellark en tant que tribut du district 12. Très vite, les deux adolescents seront mis en contact avec leur équipe de préparateurs qui vont tout faire pour les rendre attirants auprès du public et des sponsors avant qu'ils ne soient jetés dans l'arène. Haymitch Abernathy les conseille et tente de mettre en place une stratégie tandis que Cinna leur sert de styliste pour les rendre inoubliables. Mais les Hunger Games ne font que commencer et la réalité de l'arène les rattrapera bien vite. Katniss réussira-t-elle à survivre aux Jeux?

Hunger Games screen 3

En terme de scénario, tout a déjà été dit sur Hunger Games, c'est de la science-fiction dystopique (une société contre-utopique qui empêche le bonheur de sa population) à suspense. Le film garde bien évidemment la forme du livre avec la présentation de l'univers et des personnages puis les Hunger Games à proprement parler, ce qui donne un film équilibré qui, malgré ses deux heures vingt, tient étonnamment bien en haleine, même ceux qui connaissent déjà l'histoire.

Le film étant une adaptation d'un livre, il y a évidemment des changements qui ont été opérés. La plupart sont mineurs dans l'intrigue même si l'on notera quelques ajouts qui donnent de plus d'ampleur au propos du film. Là où le livre devait composer avec la contrainte de ne parler que de ce que Katniss faisait ou pensait, le film peut s'offrir le luxe de nouvelles scènes qui détaillent l'environnement autour des Jeux, notamment le rôle des sponsors mais surtout des Juges. On accède donc à un niveau supplémentaire de compréhension de l'univers grâce au film. Dès lors, les deux oeuvres peuvent être considérées comme complémentaires. Et le fan, bien que peut-être effarouché par certains changements (voir mon article spoiler publié demain), y trouvera largement son compte.

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Maintenant, il convient d'expliquer si les néophytes de la série, ceux qui n'ont pas lu les livres, peuvent eux aussi y trouver leur compte. Je crois que la réponse est clairement oui, pour peu qu'on ait la bonne volonté d'entrer dans l'univers. Hunger Games, le film, n'est pas aussi violent que certains l'auraient voulu. C'est une volonté de l'auteur de ne pas céder au gore qui aurait discréditer sa série, selon elle. Dès lors, le film ne fait pas étalage de violence, reste dans le domaine du PG-13 à raison sans doute. Mais la profondeur du propos qui, selon moi, donnait son ampleur au livre reste conservée avec cette réflexion sur une société, pas si éloignée de la nôtre, fascinée par des images violentes et pourtant bien réelles.

Toute cette dimension est conservée par le film qui respecte son cahier des charges au maximum. On pourra noter, cependant, une espèce de confusion quant à la réelle relation entre Peeta et Katniss, une relation qui n'est vraiment clarifiée que dans le livre. Quant au suspense, il est toujours aussi présent dans le film qui, comme je l'ai dit, malgré sa longueur, paraît presque court tant sa deuxième partie est intense. Difficile de rester insensible à ces péripéties trépidantes.

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On pourra toutefois reprocher à Gary Ross des mouvements de caméra peu inspirés par moments. C'est bien là la seule critique que l'on pourrait lui faire. En effet, le réalisateur a évité jusqu'au bout la facilité qui aurait voulu rendre Katniss «badass». Cet écueil est largement évité et c'est tant mieux car Hunger Games n'est clairement pas dans la fascination de la violence mais dans sa dénonciation. Et c'est là que je crois que l'adaptation filmée est de qualité, c'est qu'elle arrive à marcher sur des oeufs et à composer une adaptation juste, fidèle mais aussi complémentaire de l'oeuvre originale.

Au niveau du casting, Jennifer Lawrence prouve une fois de plus qu'elle est de la trempe des plus grandes et tient le film de bout en bout avec une vraie justesse. Josh Hutcherson se transforme lui aussi en caméléon comme son personnage, même s'il semble moins indispensable que Lawrence. Quant à Woody Harrelson, il campe un Haymitch un peu plus nonchalant qu'ivre mort, mais il reste tout de même fidèle à son jeu d'acteur.

Pas facile de réaliser une adaptation. Encore moins de Hunger Games. Gary Ross et les scénaristes marchaient sur des oeufs mais ont clairement réussi à porter la licence à l'écran. Les fans y trouveront une adaptation fidèle et complémentaire de l'oeuvre originale malgré certains changements compréhensibles, tandis que les nouveaux arrivants découvriront un univers qui se tient dans un film qui ne lâche pas le suspense. Comme d'habitude avec les adaptations, rien ne vaut vraiment le support original, mais le film Hunger Games a le mérite d'apporter une vision juste et complémentaire de l'univers de Suzanne Collins. Et rien que ça c'est déjà assez rare pour le souligner.

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Trust affiche


    Après avoir réalisé Cours Toujours Denis entre autres films pour la télévision, David Schwimmer n'en est plus à son coup d'essai. Pour son nouveau long-métrage destiné au cinéma, l'éternel Ross Geller de Friends a choisi un drame moderne tournant autour de l'abus sur Internet. Avec Trust, il signe un drame efficace.


    Annie est une jeune fille de quatorze ans. Au fait des nouvelles technologies, elle passe son temps sur son smart phone ou son ordinateur à discuter sur un chat adolescent. Jusqu'au jour où elle rencontre Charlie, un garçon de seize ans qui lui fait tourner la tête. Petit à petit, une relation se construit et, chaque jour, Annie n'a qu'une hâte : retrouver Charlie sur le chat. Mais la jeune fille va de surprises en surprises avec Charlie qui ne cesse de lui avouer qu'il est, en réalité, plus âgé qu'elle ne le pensait. Un jour que les parents d'Annie sont absents, elle va rencontrer Charlie, qui abusera d'elle. Dès cet instant, plus rien n'est pareil et la famille va tenter de se reconstruire tant bien que mal entre l'enquête du FBI, l'amour qu'Annie continue d'éprouver pour son agresseur et la haine que les parents lui voue.

    Trust est un film qui se construit clairement en deux temps. D'un côté la mise en place de la relation Annie / Charlie jusqu'au drame, de l'autre la descente aux enfers de toute la famille et surtout le père, Will, joué par Clive Owen. Si la première partie du film se révèle, en réalité un brin longue, on appréciera les efforts consentis dans la seconde pour éviter le manichéisme. En effet, visiblement bien documenté, le scénariste a fait en sorte d'aveugler la jeune fille abusée à tel point qu'elle n'arrive pas à comprendre la gravité de ce qui lui est arrivée. Dans son esprit, Charlie est en réalité devenu son petit-ami et ce qui s'est passé était tout à fait normal.
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    On a donc un film qui, malgré son côté publicité d'avertissement contre les risques d'internet, tente le difficile pari d'être plutôt nuancé. Au final, c'est plutôt réussi et efficace. On appréciera surtout l'angle avec lequel est traité le personnage du père impuissant. Clive Owen révèle une nouvelle fois ses qualité d'acteur dans ce rôle d'un père fragilisé qui endosse toute la responsabilité du viol de sa fille. Liana Liberato (qui a déjà fait son petit bout de chemin à travers des apparitions dans des séries télé), qui joue Annie, est elle aussi impressionnante dans un rôle très demandeur en émotions.

    Pour finir, Trust est un drame extrêmement efficace qui tente la nuance sur un sujet particulièrement difficile. On regrettera peut-être un peu le fait qu'il manque un peu d'éclats en terme de mise en scène de la part de David Schwimmer. Le film mérite toutefois qu'on lui prête de l'attention.

 

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J. Edgar affiche

Il crée l'événement à chaque nouveau film, le cru Clint Eastwood 2012 part du côté du biopic avec pour sujet, J. Edgar Hoover, le patron du Federal Bureau of Investigation depuis sa rénovation dans les années 1920. Et ne vous y trompez pas, c'est bien un biopic et non un prétexte à film de gangsters...

J. Edgar Hoover a beau être un jeune homme aux dents longues, il n'en est pas moins un homme de principes et de rigueur. Aussi se voit-il rapidement proposer un poste de directeur adjoint d'un FBI qu'il a pour mission de rénover. C'est un J. Edgar Hoover vieillissant qui raconte l'histoire de sa vie à ses subalternes qui ont la dure tache d'écrire une histoire du désormais célèbre FBI. A travers certaines anecdotes, Hoover nous explique comment il a réussi à obtenir plus de droits pour les agents spéciaux.

Mais c'est surtout la vie personnelle de Hoover qui intéressera Clint Eastwood. En effet, un bon biopic c'est aussi un film qui réussit à nous faire plonger dans l'épaisseur d'un personnage et c'est l'angle personnel qui a été choisi dans J. Edgar. On découvrira donc une facette de sa personnalité, un peu moins connue, celle d'un jeune homme tout entier dédié à sa mère qui lui interdit de laisser place à ses envies les plus profondes. A ce titre, J. Edgar met ainsi en scène une histoire d'amour impossible et autodestructeur.

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Si l'on ne s'attendait peut-être pas à une si grande insistance sur le côté vie privée, on aurait aimé un plus grand développement sur le côté officiel de Hoover et sa fonction. En effet, si le début du film propose une sorte d'équilibre entre officiel et officieux, le reste n'est en réalité qu'une série d'anecdotes personnelles qui verront l'intérêt du spectateur baisser petit à petit. C'est bien dommage, mais à trop vouloir éclairer les faces cachées d'un personnage connu dans un trop-plein d'anecdotes, on finit par perdre ce qui a fait de lui un grand homme.

Il faut aussi parler des acteurs, car on voit bien que le rôle de DiCaprio le met dans la course à l'Oscar. Leonardo DiCaprio joue Hoover à toutes les étapes de sa vie, de la vingtaine d'année à la fin. Il sera donc grimé pendant une bonne moitié du film. Mais plus que ce faux corps de vieillard, c'est le travail sur la voix et la diction qui m'aura marqué dans J. Edgar. On regrettera peut-être que Naomi Watts et Armie Hammer soient un peu plus transparents tout au long du film...

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Pour finir, J. Edgar est un biopic qui choisit d'explorer l'angle personnel de son personnage principal et non l'aspect officiel. Sachez-le. Pour ma part, je n'ai pas accroché à cette avalanche d'anecdotes qui font que l'on perdra presque le grand homme de vue. Le nouveau film d'Eastwood aurait pu être excellent. Il n'est que moyen.

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Merci infiniment à Mikadotwix à qui je dois ces belles étoiles qui vont désormais orner mes critiques cinéma. Thanks a lot!

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Take Shelter affiche

Il a récolté beaucoup de prix critiques dans les différents festivals où il a été présenté, dont le Festival de Cannes et Deauville, Take Shelter nous arrive en salles et présente la descente obsessionnelle d'un père de famille, Michael Shannon, qui sent arriver une catastrophe. Bouleversant.

Curtis LaForche est un père de famille tout à fait normal. Il a une jolie maison à crédit, une belle femme et une jeune fille sourde qu'il espère un jour soigner. Mais sa vie bascule lorsqu'il rêve pour la première fois d'une tempête monstrueuse qui emportera tout sur son passage. Dès cet instant, l'obsession va le gagner et corrompre sa vie personnelle et sociale. Que faire de ces terreurs nocturnes qui se transforment bientôt en hallucinations? Curtis est-il en train de devenir fou ou sont-ce des messages à caractère prémonitoire?

Take Shelter vous propose de plonger au milieu de la psyché d'un homme tourmenté. Le personnage de Curtis est un homme droit, que l'on ne croirait pas capable de tels accès, et qui pourtant va sombrer dans un délire obsessionnel qui va le faire s'aliéner sa famille et ses amis. A chaque instant, le spectateur vit ce qui lui arrive comme une nouvelle avancée de sa pathologie, mais l'on garde toujours espoir qu'il aille mieux. Quand les rêves reviennent, avec toute la terreur qu'ils sont capables de provoquer, c'est tout juste si l'on ose encore respirer.

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Le film de Jeff Nichols (Shotgun Stories) a cela de réussi qu'il rend la peur de son personnage principal presque palpable. Tout en n'étant jamais pleurnichard, Take Shelter arrive tout de même à transmettre beaucoup de pathos grâce à ce roc au coeur fragile qui tente de dissimuler ses propres problèmes. Mais, bientôt, la maladie le forcera à des actions irréfléchies et irrépressibles qui lui rendront la vie dure. On appréciera particulièrement la peur que l'on ressentira en tant que spectateur prévoyant l'arrivée prochaine d'une terreur nocturne. La mise en scène de la tempête rêvée est aussi particulièrement réussie.

Mais si le film est à ce point réussi, c'est grâce à la performance de ses deux acteurs principaux. Michael Shannon (actuellement dans Boardwalk Empire) incarne un Curtis LaForche tout en contraste, entre sa force apparente et sa fragilité intérieure, tandis que Jessica Chastain (The Tree of Life) est resplendissante en femme aimante qui n'arrive pas à nouer le contact avec son mari en difficulté.

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Take Shelter fait rapidement oublier ses deux heures de pellicule en offrant un séjour tourmenté dans la tête d'un homme obsédé par la protection de sa famille. Une obsession qui finira par le ruiner personnellement et socialement. Michael Shannon est bouleversant dans ce drame aux accents fantastiques qui ne laissera certainement pas de marbre.

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Merci infiniment à Mikadotwix à qui je dois ces belles étoiles qui vont désormais orner mes critiques cinéma. Thanks a lot!

 

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                 Tintin Le Secret de la Licorne affiche

C'est le film événement de la fin octobre, le nouveau film de Steven Spielberg qui se propose, en binôme avec Peter Jackson, d'adapter les cultissimes aventures de Tintin. Hergé, de son vivant, avait confié à Spielberg le soin de signer un film sur son héros à la houpette et il aura fallu des dizaines d'années et un bond technologique avant que le projet puisse voir le jour. C'est maintenant chose faite avec Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne. Alors, un bon film? Une bonne adaptation? Ni l'un ni l'autre? Voyons cela dans le détail.

Le fameux reporter Tintin se balade un jour au vieux marché et découvre une merveilleuse maquette d'un navire : La Licorne, qu'il s'empresse d'acquérir. Très vite, le jeune journaliste se rend compte qu'il n'est pas le seul à apprécier les charmes de ce modèle réduit magnifique et il est même cambriolé quelques heures plus tard. Le mystère s'épaissit et Tintin décide d'investiguer plus avant. Il embarque donc pour une aventure pleine de rebondissements qui le mèneront à la rencontre de bandits mais aussi de nouveaux alliés (et notamment d'un certain Capitaine) tout en élucidant peu à peu le mystère qui entoure ce navire fantastique qu'est la Licorne.
Je vous parlais en termes élogieux du trio de scénaristes qui se sont occupés du Secret de la Licorne au moment de la sortie du film : Steven Moffat (Doctor Who, Sherlock) Edgar Wright (Scott Pilgrim VS the World) et Joe Cornish (Attack the Block) ont fait un travail impressionnant, qui fait honneur à leur statut de scénaristes et réalisateurs talentueux. En effet, la tâche d'adapter les bandes dessinées de Hergé était extrêmement ardue, d'autant plus qu'il fallait en faire un film intéressant pour les petits, les grands, les fans européens de la saga et les néophytes américains. Eh bien autant vous dire tout de suite que le pari est remporté haut la main par ce trio de scénaristes.

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Parlons de la fidélité à la BD, car je sais qu'il y a beaucoup de fans qui attendent le film au tournant de ce côté là. Le choix est clair :
Le Secret de la Licorne s'offre le luxe de mêler plusieurs albums en un seul film. On y retrouvera donc, la bande dessinée éponyme, sa suite Le Trésor de Rackham le Rouge mais aussi une bonne partie du Crabe aux Pinces d'Or, entre autres références. Je vous invite ainsi à réviser vos classiques avant de vous déplacer au cinéma, histoire de vous rafraîchir la mémoire. Alors je vois d'ici les fans hurler au scandale «Quoi?! Combiner trois albums dans un seul film?! Mais c'est un outrage!» Soyons clair. Non. C'est sans doute la meilleure idée qu'ils pouvaient avoir.
Je m'explique. J'ai relu très récemment les albums de Tintin et je retire une chose de cette lecture par rapport à la lecture émerveillée de mon enfance : adapter en un film d'1h45 le strict contenu du
Secret de la Licorne aurait été d'un ennui profond. Car il y a trop de moments statiques où peu de choses se passent pour retranscrire le côté aventure de la série. Cela aurait été, à mon sens, desservir l'esprit de la série. En revanche, combiner en une grande aventure ces trois tomes dont je viens de parler, apporte un souffle véritable au scénario qui en sort grandi. Bien évidemment, de nombreuses libertés sont prises concernant la certaine mythologie mise en place par Hergé, mais tout est fait pour offrir au spectateur néophyte un univers qui soit cohérent et immédiatement palpable sans que, pour autant, le fanatique se sente floué.

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Car c'est sans doute là le plus gros tour de force du film de Spielberg, c'est qu'il réussit à donner assez de matière aux grands connaisseurs pour que ceux-ci ne se sentent pas trahis. On retrouvera donc, çà et là de jolis clins d'oeil et de nombreuses scènes reprises mots pour mots, plan pour plan, des BD originales. Certains, moi le premier, auraient pu croire que les Américains auraient saccagé le support original avec leurs gros sabots, eh bien non, force est de constater que le film transpire un énorme respect pour le travail de Hergé.

Et ce qu'il y a de mieux avec
Le Secret de la Licorne, c'est qu'il fait partie de ces films d'aventure absolument époustouflants. Car le but de fusionner des parties de scénario des BD originales était aussi de resserrer l'intrigue sur une trame narrative forte. Et ça n'arrête pas, à partir du moment où la situation est mise en place, l'aventure ne s'arrête plus. Certaines scènes, notamment de course-poursuite, sont haletantes et l'on vit réellement les aventures de Tintin comme l'on a pu vivre les aventures d'Indiana Jones à son époque. Il y a vraiment des similitudes avec l'autre aventurier de Spielberg et c'est un véritable plaisir de les retrouver. Certains trouveront sans doute que le film est peut-être trop fort en aventure ou trop rapide, ce qui est sans doute vrai, mais c'est le but et c'est extrêmement bien fait.

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Car Spielberg et Jackson ont mis toutes leurs chances de leur côté avec une réalisation à tomber par terre. J'avoue avoir été sceptique au départ, mais je suis sorti de la salle entièrement conquis par le style du
Secret de la Licorne. En effet, le traitement graphique, fondé sur la motion performance d'acteurs de renom (Jamie Bell, Andy Serkis, Daniel Craig, Nick Frost et Simon Pegg) est une véritable réussite. On retrouve bien l'esprit de la bande dessinée, tandis que le film garde tout de même un style à part entière. Et que dire de ce magnifique générique de début de film... Enfin, il faut parler de la 3D qui, pour une fois, est particulièrement bien rendue avec une utilisation ingénieuse tout au long du film. Il n'y a pas un plan qui n'utilise pas ce procédé à merveille. Si tous les films avaient été comme Tintindepuis le début de l'utilisation de la 3D relief, j'aurais été conquis dès le départ.


Pour résumer cette critique particulièrement longue, vu l'événement, «Courez voir Les Aventures de Tintin - Le Secret de la Licorne!» C'est un film qui tient toutes ses promesses. Les amateurs de la bande dessinée s'y retrouveront avec de nombreux clins d'oeil bien trouvés tandis que les néophytes y trouveront une porte d'entrée grande ouverte vers l'univers d'encre et de papier. Tintin est un excellent film qui touchera nos coeurs d'enfants tout en ne décevant pas nos attentes d'adultes. Et rien que ça, c'est déjà assez rare pour le signaler. Un gros coup de coeur donc.

Note critique - Bobomb amoureuse

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                                    Drive affiche
Primé au Festival de Cannes 2011 pour sa mise en scène, Drive arrive sur nos écrans avec un Ryan Gosling omniprésent à l'affiche ces derniers temps (Les Marches du Pouvoir, Drive, Crazy Stupid Love). Histoire d'un chauffeur qui s'annonçait dantesque et qui me laisse un arrière-goût d'inachevé.

Ryan Gosling incarne un jeune homme, cascadeur automobile pour Hollywood de son état, qui est aussi chauffeur pour des braqueurs de Los Angeles à ses heures perdues. Sa vie se résume à son travail dans un garage, des cascades, des braquages et à conduire dans les rues de Los Angeles. Jusqu'au jour où il fait la rencontre d'Irene, sa voisine, qu'il va aider en attendant le retour de son mari en prison. Puis, notre « driver » va se retrouver empêtré dans un braquage qui va très mal tourner. La course contre la montre peut commencer. Sa survie et celle de ses proches en dépend.
Pour finir avec le scénario du film, on ne peut pas dire que Drive réinvente la poudre avec ce scénario relativement faiblard qui met en scène des relations assez obscures entre différents grands bandits de Los Angeles. On y jette un Ryan Gosling auquel on a préféré réduire les répliques au strict minimum, pour plus de mystère sans doute, et on attend que le mélange explose. Vous comprendrez aisément que le scénario de Drive ne soit pas sa qualité principale.
En revanche, difficile d'aller à l'encontre du jury de Cannes qui lui a décerné un prix de la mise en scène. Indéniablement, Nicolas Winding Refn sait bien placer sa caméra, jouer avec les lumières ou capturer des images de toute beauté. De même, certaines scènes sont à couper le souffle tellement elles sont bien filmée. L'ascenseur, notamment, et son mélange émotif tranché entre douceur et brutalité, est sans doute ma scène préférée de ce film. Mais il y en a d'autres. Un Prix de la Mise en Scène ô combien mérité, c'est une certitude.
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Certains, moi le premier, seront cependant gênés par le traitement du personnage de Ryan Gosling. Quasi muet et très mystérieux (on ne pourra se raccrocher à aucun nom pour mieux le définir) on a beaucoup de mal à s'identifier à ce personnage. Toutefois, le scénario met magistralement en scène ce personnage solitaire, mélancolique et poussé dans ses retranchements, jusqu'à une explosion de violence attendue et qui paraîtra sans doute exagérément gore pour certains, peu habitués des films de genre.
Je terminerai cette critique en parlant du casting irréprochable de
Drive, constitué pêle-mêle de Carey Mulligan toute en fragilité, Bryan Cranston en vieux garagiste brisé, Ron Perlman en mafieux acariâtre et Oscar Isaac en petite frappe vite rattrapée par ses crimes. On reprochera à Ryan Gosling son côté un peu mono-expressif dans le film, sans doute est-ce dû au personnage et à sa profondeur toute relative...
Pour finir, j'aurais aimé pouvoir m'emballer pour Drive comme bon nombre de personnes, public et critiques compris, mais la pauvreté du scénario du film a gâché une bonne partie de mon plaisir. La mise en scène, toutefois, est exceptionnelle, mais n'aura pas suffi à me faire voir ce film comme le chef d'oeuvre dont tout le monde parle.

Note critique - Bobomb mitigée

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The Thing afficheFilm devenu culte malgré un score faible au box-office, The Thing figure parmi les longs métrages les plus mémorables filmographie horrifique du maître John Carpenter. Ce n'était donc que justice qu'un remake voit le jour pour réactualiser l'original datant de 1982. Plus curieux, c'est un réalisateur néerlandais, Matthijs van Heijningen Jr qui s'y colle pour son tout premier long-métrage. Il ne reste plus qu'à voir si le remake est à la hauteur.

En Antarctique, une unité de recherche a fait une énorme découverte. Peu habitués à la biopsie de formes de vie inconnues, les chercheurs norvégiens font appel à Kate Lloyd, une paléontologue américaine qui va les aider à mieux comprendre leur trouvaille. Mais la « Chose » se réveille et se révèle on ne peut plus hostile, massacrant les chercheurs les uns après les autres. Pour plus de paranoïa, la « Chose » est métamorphe et va donc prendre l'apparence de certains membres de l'équipe pour mieux dévorer les autres vivants. Le jeu de survie peut commencer.
Autant le dire tout de suite, The Thing 2011 n'est pas réellement un remake dans la mesure où il ne reprend pas exactement le scénario de l'original ni même ses personnages. Le but affiché au fur et à mesure qu'avancera le film est en fait le développement d'un préquel à The Thing pour mieux mettre en lumière les événements qui ont eu lieu dans la station de recherche norvégienne dont on nous parlait rapidement dans le premier film.
Du coup, on a l'impression de revoir quasiment le même film avec des personnages un peu différents qui ne font pas exactement la même chose que dans l'original.
The Thing 2011 est donc un plus ou moins remake couplé à un plus ou moins préquel. A cette occasion, les effets spéciaux ont bien évidemment été revus à la hausse, notamment en ce qui concerne la « Chose » qui se voit traitée en image de synthèse, là où l'originale n'était qu'une marionnette qui a perdu beaucoup de sa superbe, trente ans après. Le design de la « Chose » ne plaira pas forcément à tout le monde et on lui reprochera surtout un traitement assez inégal d'une scène à l'autre.
The-Thing-image-01.jpgThe-Thing-image-02.jpg
Côté horreur, il faut avouer que le réalisateur néerlandais nous en donne pas mal. Il se dégage un sentiment de paranoïa assez bien rendu, que ce soit à l'écran ou dans la salle de cinéma, le film jouant justement sur la déception des spectateurs et de leurs attentes pour mieux les surprendre. Un bon stress donc et quelques sursauts à noter en face de ce film même si on n'en fera pas non plus des cauchemars la nuit.
Mary Elizabeth Winstead, une habituée des films de genre, et Joel Edgerton, dont on avait déjà parlé pour
Warrior, sont les deux têtes d'affiche du film. Le reste du cast étant norvégien et inconnu du grand public. On reconnaîtra que la performance des deux acteurs principaux, sans être exceptionnelle, reste dans le ton sans qu'on puisse crier au génie pour autant.
Au final, The Thing 2011 reste une très bonne initiative qui transpire l'admiration pour le maître John Carpenter. Le choix d'un préquel était judicieux dans la mesure où le débat de l'adaptation et du remake est légèrement décalé. Trente ans après, l'édition 2011 fait honneur à Carpenter et son oeuvre, en la réactualisant aux endroits qui en avaient besoin. Un film d'horreur tout à fait correct dont le statut de remake est louable mais qui ne rendra pas non plus The Thing 2011 indispensable...

Note critique - Bobomb mitigée

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Pour son premier film, l'écrivain Sylvain Estibal (Le Dernier Vol de Lancaster) a choisi un sujet qui s'apparente à un véritable défi, aussi politique que moral : tourner une comédie qui a pour thème la situation entre la bande de Gaza et Israël. Au-delà de la polémique annoncée que le film va subir, Le Cochon de Gaza est une véritable comédie qui réussit à faire passer son message.

Jaafar est un pêcheur palestinien. Sa maison est devenu un poste de garde pour des soldats israéliens et sa situation financière n'est pas au beau fixe. Un jour, en remontant ses filets, il découvre un énorme cochon vietnamien au milieu des poissons. Bien évidemment, le cochon est un symbole de souillure pour les musulmans et Jaafar va donc essayer de s'en débarrasser par tous les moyens. Très vite, il se rend compte que c'est au-dessus de ses forces et va tenter d'en tirer profit grâce à l'aide de la colonie juive, où certains élèvent des cochons pour des raisons militaires, qui se trouve à quelques kilomètres.

Le Cochon de Gaza est avant tout une comédie qui se propose de faire rire en utilisant le plus petit dénominateur commun entre Israël et Gaza, à savoir le cochon. Tous deux le considèrent comme impur et lui vouent une grande aversion, si bien que faire débarquer un porc au milieu de tout ça provoque immédiatement le rire. Nombreuses sont les scènes où le duo Jaafar/cochon est à mourir de rire, l'un étant tout aussi effrayé que l'autre. On se rend vite compte que le cochon est un personnage à part entière, véritable fil conducteur du film. Le Cochon de Gaza fait preuve d'un humour extrêmement efficace et varié, tantôt subtil, parfois plus direct.

Mais la comédie de Sylvain Estibal propose évidemment un message au-delà du rire nécessaire pour faire bouger les choses. A travers ce cochon, le film se propose de relativiser les poncifs religieux et politiques qui opposent les deux camps. Nombreuses sont les scènes où la réalité du conflit israélo-palestinien nous est montrée durement. Et là que Le Cochon de Gaza se montre intelligent, en distillant le rire là où il est nécessaire pour mieux faire réfléchir, de façon directe ou parfois plus détournée (avec la métaphore de la telenovela par exemple). Au final, le film est un merveilleux hymne à la paix.

Le-Cochon-de-Gaza-image-02.jpgLe Cochon de Gaza image 01-copie-1

Servi par une photographie qui soigne ses éclairages et ses couleurs ocres, Le Cochon de Gaza est aussi soigné techniquement. Côté jeu d'acteur, Sasson Gabal, Maria Belal et Myriam Tekaïa livrent une bonne partition malgré des rôles pas forcément facile. On notera aussi une très belle bande originale qui se permettra çà et là autre chose que l'habituelle musique orientale, ce qui donne un vent de fraîcheur et parfois même d'épique à certaines scènes.

Au final, Le Cochon de Gaza réussit son pari de parler du conflit israelo-palestinien à travers une comédie tout en faisant passer un message d'espoir. L'humour fait mouche presque à chaque fois avec ce tandem humain/cochon et l'hymne à la paix qui lui est sous-jacent ne peut être que louable. Drôle, réflexif, Le Cochon de Gaza est un film qui pourrait faire avancer les choses. Un film à voir.

 

Note critique - Bobomb joyeuse

 

Et pour ceux qui n'aiment pas lire, certaines de mes critiques sont aussi disponibles en audio grâce à cinéwebradio.com :

Critique écrite pour Cinéwebradio.com

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                            Warrior affiche

Depuis quelques temps, Hollywood semble vouloir se remettre aux films de boxe. On l'a vu avec le bon The Fighter en début d'année. Cette semaine, c'était Warrior qu'il fallait surveiller, ce drame familiale sur fond de Mixed Martial Arts. Un grand moment.

Tommy Riordan est un ex-marine revenu aux Etats-Unis avec une idée en tête : gagner le Sparta, le plus grand tournoi de MMA du monde qui offre cinq millions de dollars au gagnant. Pour cela, il va devoir se rapprocher de son père, ancien entraîneur, envers lequel il nourrit un énorme ressentiment depuis l'enfance. En parallèle, son frère Brendan Conlon, prof de physique de son état, a des problèmes d'argent et envisage lui aussi de s'inscrire au Sparta pour tenter de remporter le gros lot.

Warrior c'est l'itinéraire croisé de ces deux frères qui ne se parlent plus depuis des années et qui vont pourtant se retrouver sur le chemin du combat. On a bien affaire à un drame familial dans la mesure où les personnages acquièrent de la profondeur dans cette relation plus que conflictuelle avec leur père qu'ils haïssent littéralement. Tandis que Brendan le rejette définitivement, Tommy souhaite utiliser ses talents dans une sorte de partenariat dénué de tout sentiment. On voit bien là l'extrême dureté de ces personnages propice aux émotions fortes.

Et pour ce qui est des émotions fortes, Warrior gâte son spectateur en faisant entrer ses personnages dans la cage bien connue des amateurs de MMA, ce sport de combat extrêmement brutal et dangereux. Les scènes de combat accrochent vraiment le spectateur qui reste en apnée pendant toute la durée du combat tellement celui-ci est intense. On regrettera tout de même cette tendance à agiter la caméra à tout bout de champs qui rend bien souvent l'image illisible...

Warrior-image-01.jpgWarrior image 02

La dernière partie du film se montre très intense en termes d'émotions. Entre temps, Warrior s'attache à bien mettre en place ses personnages. Tom Hardy montre une nouvelle fois ses capacités de change-forme en arborant un physique impressionnant, encore mieux mis en valeur par le caractère bestial du jeu de l'acteur. Quant à Joel Edgerton, il paraîtra peut-être un peu plus fade comparé à son frère à l'écran. A noter que le rôle de Jennifer Morrison n'est pas celui de l'habituelle petite-amie potiche.
Côté réalisation, on aura du mal à trouver que
Warrior sort vraiment du lot. La caméra tremblante dans les scènes de combat auront raison des estomacs les plus accrochés tandis que des rouages de réalisation trop téléphonés terniront le tableau çà et là. De même, la photographie n'a rien d'exceptionnel, avec son aspect assez terne. Par ailleurs, on regrettera peut-être l'absence de réelle résolution au film, à trop vouloir éviter la fin clichée...
Finalement, on se souviendra beaucoup plus de l'histoire que raconte Warrior que de sa réalisation. L'attachement aux personnages se fait facilement et les combats gagnent en intensité. Des émotions fortes, donc, malgré une réalisation pas toujours au top.

 

Note critique - Bobomb mitigée

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Mes critiques cinéma

 

Sexe entre amis affiche

En ce moment la nouvelle tendance dans les comédies romantiques c'est le sexe sans attaches, détaché de tout sentiment. Et, évidemment, les scénaristes s'évertuent à nous dire qu'un tel type de relation ne marche jamais. Les sentiments s'en mêlent toujours. On avait déjà vu Sex Friends cette année, avec Ashton Kutcher et Natalie Portman, cette semaine c'est au tour de Justin Timberlake et de Mila Kunis de tenter leur chance.

Dylan Harper est un jeune directeur artistique de sites internet recruté par le grand magazine GQ par le biais d'une chasseuse de tête, Jamie, qui réussit à le déraciner de Los Angeles pour l'emmener jusqu'à New York. Très vite, ils se rendent compte qu'ils peuvent bien s'entendre. Mais tous deux sortent d'une désillusion amoureuse et ne sont pas prêts de s'engager de nouveau. Aussi décident-ils d'entamer une relation sans attache, purement sexuelle. Au début, l'alchimie semble opérer mais au bout du compte, la relation va se compliquer. Dylan et Jamie seront-ils prêts à se laisser aller?

Comme avec Sex Friends, le film de Will Gluck ne réinvente pas la roue. Pire, ils restent clairement dans les sentiers battus. A tel point que l'on connaît déjà la fin avant de l'avoir vue. Vous allez me dire que c'est le syndrome comédie romantique. C'est vrai, mais quand on a un film comme Sexe entre Amis qui se moque ouvertement des comédies romantiques classiques, sous couvert de sa volonté de changer un peu des clichés, on se rend bien compte que l'objectif n'est absolument pas rempli.

Sexe entre Amis image 01Sexe-entre-amis-image-02.jpg

Au lieu de cela, on obtient du très classique, avec tous les rebondissements convenus d'une comédie romantique. C'est fait de manière correcte, c'est juste dommage de vouloir changer des clichés classiques de la romance et de finalement reprendre la même recette. Ambitions contradictoires donc, entre le classicisme et une volonté de modernité. Justin Timberlake plaira évidemment à ses fans, son torse rasé peut-être plus que son jeu d'acteur. Tandis que les formes de Mila Kunis raviront les hommes, malgré un personnage un tantinet vulgaire à certains moments.

Au final, Sexe entre Amis est une comédie romantique somme toute classique. Plutôt convenue, on regrettera que ses volontés de changer les dogmes du genre soient restées à l'état de projet. Le couple d'acteurs fait le boulot sans mériter pour autant d'énormes éloges. Des scènes plutôt sympa égailleront le tout sans que la sauce prenne pour autant.

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Source vidéo et photos : Allociné

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Screenopathe

Par Mordraen Blog créé le 08/05/10 Mis à jour le 01/07/13 à 18h10

Itinéraire d'un jeune homme atteint de screenopathie (maladie en phase terminale causée par l'abus de biens visuels comme les jeux vidéo ou les films). Le screenopathe n'est rien d'autre qu'un amoureux de l'écran et de tout ce qui s'y passe, pour son plus grand plaisir...

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Édito




La fascination de l'écran et de tout ce que l'on peut en faire m'amène à créer ce blog. Amoureux de jeux vidéo et de cinéma depuis mon plus jeune âge, je rêve de faire partager ces passions qui m'animent quotidiennement. Etant donné que j'aime aussi écrire, l'idée d'un Gameblog était faite pour moi!

J'estime qu'une grande partie d'entre nous est atteinte d'une délicieuse maladie : la screenopathie. Tout ce qui peut être projeté sur tout type d'écran (des jeux vidéo aux films en passant par les séries télévisées...) emporte en nous un grand intérêt.

Ce blog a l'intention modeste de vous faire partager mes opinions sur tout ce qui peut passer sur mes écrans. Quand j'irai voir des films au cinéma, je vous en parlerai. Quand je jouerai à un jeu vidéo, je vous en parlerai. Tout simplement parce que j'aime parler de ces choses là et, qu'entre nous, être amoureux des petits comme des grands écrans est tout à fait compréhensible, nous ne savons que trop bien ce qui s'y passe!

Je vous invite donc à continuer un bout de chemin avec un screenopathe et fier de l'être!

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