Screenopathe

Catégorie : Cinéma

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Cinéma


   

D'une série culte des années 1980 à un blockbuster de l'été, il n'y avait qu'un pas qu'Hollywood a allègrement franchi. Après presque trente ans d'absence, voici que L'Agence Tous Risques reprend du service sous la caméra de Joe Carnahan. Et ça déménage!

                           



Créer de toute pièce une mission qui s'étende sur tout un film pouvait paraître ardu dans la mesure où le format original de la série avoisinait les trois quarts d'heure par épisode, mais force est de constater que le scénario choisi remplit bien ses deux heures. Passé un prologue impressionnant qui établit une fois pour toute comment nos quatre comparses se sont rencontrés, on assiste à la trahison d'un certain Pike qui réussit à doubler le colonel Hannibal Smith en lui subtilisant son butin de guerre. Autant dire que les gars voient rouge, d'autant qu'on les accuse par la suite d'avoir organisé ce vol! Hannibal, Futé, Looping et Barracuda sont démis de leurs fonctions et emprisonnés dans des quartiers de haute sécurité où ils pourront ruminer leur vengeance...

                                                            

Dès lors commence les manoeuvres d'évasion et la réunion de crise de l'Agence Tous Risques. Pike va donc payer pour cette infamie. On se rendra vite compte que nos quatre rangers sont au centre d'un entrelacs compliqué de manipulation entre l'armée, la CIA et le FBI. D'ailleurs, on peut noter avec quelle efficacité le scénario tente de perdre le spectateur dans les velléités des différentes organisations. Finalement, le spectateur se laisse porter par un scénario qui se veut plus intelligent qu'il ne l'est vraiment.

                                                              

Le film enchaîne les plans bien ficelés d'Hannibal et les scènes d'action plus grandiloquentes les unes que les autres sans interruptions ou presque. On nous en met tellement plein la vue que le tout en devient vite drôle par la démesure que les scénaristes ont réussi à insuffler dans les différentes mises en scène des quatre héros. En parlant d'humour, il est omniprésent dans ce film grâce à ces personnages cultes, extrêmement bien retranscris par le casting, qui font vraiment leur travail. C'est simple, on se prend à rire à chaque fois que Looping (merveilleusement incarné par Sharlto Copley, que l'on a vu briller dans District 9) nous sort une nouvelle imbécillité. Le duo Looping / Barracuda est d'ailleurs particulièrement réussi. L'esprit de la série est globalement bien respecté, une fois n'est pas coutume.


Ainsi, L'Agence tous risques réussit son pari, faire revivre une série et des personnages cultes presque trente ans après. Le tout se révèle certes un peu bourrin mais agréable à regarder et fun. Après tout n'est-ce pas là la vocation d'un blockbuster de l'été que de faire passer un bon moment? En tout cas, c'est ce que nous propose cette nouvelle aventure de l'Agence tous risques : de la générosité dans l'action, les personnages et le fun.


Mordraen

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Lorsque l'on croise un scénario de Jacques Tati et l'animation française, cela donne
L'Illusionniste. Après Les Triplettes de Belleville, Sylvain Chomet nous revient avec son nouveau film d'animation, mettant en scène un vieux magicien itinérant qui représente à lui tout seul la fin d'un monde : le music hall. Entre un scénario qui fend le coeur et une animation à tomber par terre, L'Illusionniste arrive sans mal à égaler Les Triplettes.

                            



C'est l'histoire d'un scénario que Jacques Tati n'a jamais pu transposer à l'écran. L'Illusionniste met en scène un magicien qui cherche à gagner sa vie avec ses différents tours de magie. Pour cela, il passe sa vie sur les routes, sa valise à la main et son affiche sous le bras. Tous les soirs il se produit dans un lieu différent, tous les soirs il affronte un public différent et tous les soirs il ne reçoit pas de torrents d'applaudissement. Ses voyages, souvent initiés au fil des rencontres, l'amèneront jusqu'au territoire britannique où il tente de faire son petit bonhomme de chemin. Un ivrogne écossais l'emmène jusqu'à chez lui, dans une île du Nord de l'Ecosse où il donnera quelques représentations avant de rencontrer une jeune femme : Alice, qu'il prendra sous son aile et emmènera jusqu'à Edimbourg.

                                                                          
 
L'Illusionniste est un film sur le voyage, le personnage principal ne reste pas souvent en place. Son seul gage de stabilité est Alice grâce à laquelle il se sent renaître. C'est aussi grâce à elle qu'il s'engage vers d'autres expériences, elle brise ses habitudes sans même le vouloir. En effet, les deux protagonistes ne se comprennent pas ou très peu. Alice découvre peu à peu la vie citadine alors que l'illusionniste cherche par tous les moyens à lui assurer une belle vie. Rencontre intergénérationelle, c'est aussi une drôle de relation que les deux protagonistes entretiennent, à mi chemin entre l'amour platonique et l'amour entre un père et sa fille.

Mais
L'Illusionniste représente aussi la fin du music hall, supplanté par d'autres divertissements qui attirent les foules comme les groupes de rock qui ne cessent de faire leur apparition remarquée dans le film. En suivant le personnage principal, on va de désillusion en désillusion. En effet, on voudrait que cela marche mais, derrière le rideau, on voit que le monde du music hall s'effondre peu à peu. Notre prestidigitateur a tout d'un clown triste. C'est là que L'Illusionniste se révèle poignant, en faisant naître une intime sensation de tristesse lorsque l'on regarde ce vieil homme dégingandé (qui est véritablement la représentation animée de Jacques Tati) essayer de s'en sortir dans un monde voué à une fin certaine.

                                                                              

L'Illusionniste est tout d'abord un film que l'on contemple. L'animation est le dessin ne peuvent être qualifiés que de magnifiques, surtout dès que l'action se déroule en Ecosse qui est une véritable petite merveille de paysage. Et pour être tout à fait honnête, le scénario n'est pas forcément très apparent au premier abord, c'est à dire que l'on attend que quelque chose d'important se passe à l'écran. Mais c'est justement ce qui ne se passera pas. Le scénario est écrit de telle manière à ce que le film se met à jour lorsque les lumières de la salle s'allument à nouveau. Lorsque l'on regarde le film, on est souvent dans le domaine du contemplatif (certains le trouveront peut être même long) et ce n'est que lorsque le film prend fin que l'on peut commencer à réfléchir sur ce que l'on a vu. C'est là toute la force de ce film, dans la mesure où on le découvre sous deux angles différents, en le regardant puis en y réfléchissant après coup.

En somme, L'Illusionniste est un très beau film qui fait naître des sentiments très intimes. Il ne fera certes pas vibrer tous ses spectateurs car, pour l'apprécier encore plus, il faut aller au-delà de l'expérience purement visuelle et entrer dans une réflexion à partir des sensations. Pour cela, on peut le qualifier de véritable bijou à ne pas rater.

Mordraen

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Il est de ces annonces qui provoquent un mélange de scepticisme et d'enthousiasme parmi les amateurs de jeux vidéo. L'adaptation de
Prince of Persia sur grand écran n'a pas fait exception. Au fil des bandes-annonce, l'espoir commençait à poindre dans nos coeurs de gamers, qu'en est-il maintenant que le film est sorti? Faut-il vraiment aller voir Prince of Persia au cinéma?

                                            


 
On nous affirme que ce Prince of Persia est adapté du jeu sorti en 2001 sur Xbox, Playstation 2 et GameCube : Les Sables du Temps. Dès lors, tentons de comparer les deux scénarios. Comme d'habitude pour une adaptation de jeu vidéo, le scénario du film de Mike Newell oscille entre relative fidélité et prise de liberté totale. Sharaman, le roi perse, adopte un enfant des rues qu'il croit capable de hauts faits comme de bonté : Dastan (oui... le Prince a un nom dans cette adaptation...). Quelques années plus tard, Dastan et ses deux frères envahissent une cité sacrée et la mettent à feu et à sang. Là-bas, Dastan découvre une étrange dague que certains membres de la Cour semblent convoiter ardemment. Il s'agit là d'un artefact magique qui rend possible un bref retour en arrière dans le temps. Cette capacité n'est pourtant pas illimitée car le sable que contient la dague est rare. Très vite, Dastan est accusé du meurtre de son père et poursuivi à travers tout l'Empire Perse. Dans sa fuite précipitée, il emmène avec lui la princesse Tamina qui se révélera être une alliée de choix mais aussi une sacrée peste. Ensemble, Dastan et Tamina chercheront à élucider le mystère de la mort de Sharaman et à mettre à jour un complot.
Comme vous pouvez le constater, ce film s'éloigne parfois franchement du scénario - basique il faut bien l'avouer - du jeu vidéo originel. Ici, plus d'ennemis zombifiés par les Sables du Temps, les adversaires de Dastan sont bel et bien humains, ce qui leur donne souvent plus de charisme que les ennemis du jeu mais cela a aussi pour effet de passer à la trappe tout un pan de la mythologie de Prince of Persia : la malédiction. La galerie de personnages du film est bien plus étoffée que celle du jeu, qui n'en comportait véritablement que trois... Ceci était un passage obligé pour donner plus de corps à l'aventure. Il est bon de noter que la relation « je t'aime moi non plus » entre Dastan et la princesse était précisément un des ressorts du scénario original, un bon point donc. Enfin, le retour en arrière, mécanique cruciale du jeu vidéo, était sans doute difficile à concevoir à l'écran. Ici, du fait que l'usage de cette capacité est limitée, elle propose quelques moments de bravoure impressionnants, jusqu'à la conclusion du film qui est quasiment la même que celle du jeu. C'est donc un scénario en demi teinte qui hésite entre outrages au scénario original (qui, il faut le dire, n'avait rien de grandiose) et adaptation plutôt fidèle.





Maintenant, considérons
Prince of Persia comme un simple film d'action et non une adaptation. On y retrouve tout ce qui a fait le succès des productions Jerry Bruckheimer : scènes d'action plus impressionnantes les unes que les autres, effets spéciaux à gogo, ressorts comiques pour détendre l'atmosphère, romance, tout y est... Même ce qu'il y a de plus horripilant dans ce genre de productions : on a l'impression que les passages sont chronométrés et que, au montage, on s'est fixé l'objectif de mettre en scène de l'action toutes les dix minutes. Cela part d'un bon sentiment mais, à force, on arrive à de la surenchère inutile, si bien qu'au bout d'une heure et demi (à peu près) de film on a l'impression d'assister à la bataille finale alors qu'il reste encore une demi heure à voir! Du coup, Prince of Persia, malgré tous ses efforts pour remplir efficacement le temps qui lui était imparti, laisse un léger arrière-goût de longueur...
Du côté de la réalisation, on apprécie les clins d'oeil fulgurants au jeu de plateforme dans certaines scènes, tout comme le fait que le film s'achève sur une fin close et non en préparant une suite. Toutefois, on appréciera moins les plans inutiles qui visent simplement à exhiber les pectoraux de Jake Gyllenhaal ou la plastique de Gemma Arterton... Dispensable, tout comme les pseudo réflexions sur le destin ou la fratrie qui ont été appliquées au film pour que les intellos se mettent en quête de profondeur dans ce film qui n'en n'a pas vraiment...

C'est donc un film qui nous donne des impressions plutôt mitigées que ce
Prince of Persia. Les fans du jeu vidéo original se sentiront sans doute dupés par les belles promesses des bandes annonces. Ceux qui vont voir le blockbuster de l'été en auront pour leur argent mais repartiront quand même avec une drôle d'impression de vacuité... En somme, ce film ne se révèle que très moyen, peu importe dans quelle catégorie on le place, que ce soit en tant qu'adaptation ou en tant que blockbuster. Une chose est sûre, malgré certains efforts consentis, ce n'est pas avec Prince of Persia que l'on réconciliera jeu vidéo et adaptation cinéma.

Mordraen

 

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What the Hell is he doing with a hammer?!

Un arc, des flèches et un grand coeur... Voilà les parties constitutives du mythe le plus populaire de la culture britannique. Pas vraiment étonnant que Robin ait été porté à l'écran aussi souvent! Aujourd'hui, c'est Ridley Scott qui signe une nouveau long métrage sur l'archer de la forêt de Sherwood.

Vétéran des Croisades de son roi Richard Coeur de Lion, Robin Longstride rentre enfin au pays après la mort de Richard et la défaite militaire des Français. Dès lors, Jean accède au trône et impose au bas peuple des impôts toujours plus grands pour récupérer les énormes dépenses des Croisades. Parallèlement, un agent double à la solde du roi de France se sert de la collecte des impôts pour mettre l'Angleterre à feu et à sang, préparant ainsi la future invasion des Français. C'est dans ce contexte que Robin Longstride va reprendre les armes afin de rétablir la justice dans ces temps troubles.
Le scénario choisi par Ridley Scott se concentre énormément sur les luttes de pouvoir, pour le trône d'Angleterre d'une part, et entre la France et l'Angleterre d'autre part. On en oublierait presque le pauvre Robin, héros éponyme d'un film qui est censé lui faire honneur. Robin est placé, de manière assez artificielle, à la tête d'une petite ville de campagne qu'il aide à prospérer jusqu'à ce que l'intrigue politique le rattrape et l'emmène combattre une fois de plus les Français.

Ce nouveau
Robin des Bois donne vraiment des impressions mitigées. La critique que l'on entend le plus à propos du nouveau film de Ridley Scott c'est qu'on n'a pas l'impression d'avoir vu un film sur Robin des Bois. Et c'est tellement vrai! En effet, vous ne verrez pas souvent Russel Crowe avec un arc en deux heures et quart de film. Les scénaristes en ont fait un personnage qui tient plus du chevalier que de l'archer émérite. De plus, l'aspect vol des riches pour donner aux pauvres n'est présent qu'à de très rares occasions dans le film. On a donc la forte impression que le scénario ne s'embarasse pas trop du mythe pour livrer une fresque pseudo historique plutôt maladroite.
Ceci dit, il semblerait toutefois que le film de Ridley Scott ait un autre objectif que celui d'être une représentation actualisée du mythe du brigand des forêts. Ici, l'emphase est beaucoup plus mise sur les événements qui ont mené Robin Longstride à devenir Robin des Bois. Si bien que ce n'est qu'à la fin du film que l'on entrevoit le Robin que l'on connaît. Cela se révèle assez frustrant pour ceux qui souhaitaient voir Robin des Bois.
Au lieu de cela, Ridley Scott nous donne une sorte de nouvelle itération moyen âgeuse de
Gladiator. Un début de film similaire, un acteur principal au jeu quasi-identique, des scènes de bataille de grande envergure, une théorie du complot et des réécritures historiques partielles, autant de procédés repris de Gladiator et portés à l'Angleterre du douzième siècle. Alors il faut dire que Gladiator marchait très bien en son temps, la formule n'ayant pratiquement pas changé, elle reste tout à fait agréable à regarder pour qui aime les films épiques. Toutefois, on peut regretter une certaine vision stéréotypale gentils/méchants martelée par une thème musical associé aux traîtres français qui finit par lasser. L'arrivée des gamins durant la bataille finale était elle aussi très dispensable tout comme l'intrigue concernant le père de Robin Longstride.

Pour conclure,
Robin des Bois divisera son public. Pour plus de précaution, il faut dire que c'est un très bon film d'action comme Ridley Scott sait les faire mais c'est un film où l'on cherche tout de même Robin au coin du bois sans l'apercevoir. A réserver donc à ceux qui ne recherchent pas de reconstitution historique, qui ont aimé Gladiator et qui aimeraient le voir porté au Moyen-Age. Mais, amoureux du bandit au grand coeur, ne vous leurrez pas, la version 2010 du mythe en est trop éloignée pour vous satisfaire.

Mordraen

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Brooklyn, un des cinq boroughs de New York, c'est aussi un des quartiers les plus pauvres de la capitale économique américaine. Lieu que l'on associe souvent à la pauvreté, la violence et autres trafics en tous genres, il devient l'espace d'un film le théâtre exclusif des opérations. Antoine Fuqua nous propose en effet une plongée dans ce quartier si particulier de New York City, choisissant de se concentrer sur les agents de police qui maintiennent tant bien que mal l'ordre à Brooklyn.


L'idée n'est pas mauvaise du tout : il s'agit suivre des policiers du soixante-cinquième arrondissement de Brooklyn, à travers trois intrigues différentes. En effet, on a tellement l'habitude de voir des films qui donnent la part belle aux malfrats (à tel point qu'on les envierait presque!) que ce choix ne peut qu'être digne de louanges. Ainsi, on nous propose de suivre un agent infiltré dans un des grands cartels de la drogue (Don Cheadle), un policier alcoolique renfrogné qui n'attend que son départ à la retraite dans sept jours (Richard Gere) et un agent de la brigade des Stups (Ethan Hawke) qui lutte pour maintenir un niveau de vie médiocre à sa famille.
Dans
L'Elite de Brooklyn (ou Brooklyn's Finest) on est bien loin d'un éloge des forces de l'ordre. Les acteurs principaux campent tous des agents assez spéciaux mais ils ont tous des démons qui fissurent leur loyauté envers leur insigne. Le thème du film, livré d'entrée de jeu, est l'abnégation. Nos trois héros vont se heurter aux problèmes épineux liés à la confrontation de l'égoïsme propre à l'Homme et du don de leur personne à la loi. Au-delà d'un simple film sur la police et son potentiel de corruption (et ce, même sans pots de vin), L'Elite de Brooklyn nous demande jusqu'à quel point nous serions prêts à aller pour atteindre un but.


L'idée de base semble intéressante. L'ennui c'est que sa mise en oeuvre laisse quelque peu à désirer... En effet, la triple narration aurait pu se révéler d'un grand intérêt si les trois intrigues s'étaient
réellement croisées, à l'inverse de simples clins d'oeil, afin de se fondre en une seule et même intrigue qui aurait formé le scénario global du film. Rien de tout cela, si bien qu'on a plus l'impression de voir des scènes issues de trois films différents intercalées les unes avec les autres... Pire encore, le final laisse clairement à désirer. On peut même se demander s'il y a une véritable fin au film de Fuqua tant le sentiment est fort de voir le scénario jeter ses personnages pour en finir avec ces deux heures de film...


Enfin, on ne peut qu'être déçu par
L'Elite de Brooklyn qui aurait pu donner tant sur le papier et qui finalement nous laisse cruellement sur notre fin. Comme souvent, le film aurait été meilleur si l'on avait accordé à l'idée de base une mise en oeuvre plus efficace. Le tout se révèle donc assez dispensable...


Mordraen

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C'est lors d'une interview accordée au L.A. Times que Shia Labeouf est revenu sur ses tribulations de 2008 dans Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal soit le quatrième épisode de cette saga made in Spielberg. Il y incarnait Mutt Williams, personnage très proche d'Indiana Jones (pour ceux qui ne l'auraient pas vu et qui souhaiterait le voir... ou pas!). C'est là que l'une des stars des Transformers lâche une vérité acquise depuis longtemps :

« Je crois que j'ai fait une erreur ». « Le boulot de l'acteur est de le rendre vivant et ça je n'ai pas pu le faire. Donc c'est ma faute. C'est aussi simple que ça. » dit-il en parlant du scénario d'un film, aussi bancal soit-il. Il ajoute que Harrison Ford lui-même « n'en était pas content. »

Toutefois, l'acteur essaie finalement de se rattraper aux branches qu'il a lui-même scié : « Je l'adore. J'adore Stephen. J'ai une relation avec Stephen qui dépasse notre travail commercial... Il a fait un travail tellement énorme qu'il n'a pas à se sentir vulnérable à propos d'un film. Mais quand vous faites une erreur, vous faites une erreur. »

Vous l'aurez compris, deux ans après les dernières aventures d'Indy sous LSD, les langues se délient et acceptent finalement ce que beaucoup affirmaient alors. Il n'y a pas eu d'Indiana Jones quatrième du nom. On peut admirer l'arrogance d'une telle déclaration ou encore penser que le jeune acteur cherche à créer le buzz, libre à vous. En tout cas, une chose est sûre : la performance de l'acteur n'aura pas suffi à hausser le niveau du film et Shia Labeouf peut toujours rêver de se voir en tête d'affiche des « Aventures de Mutt Williams »!

Source : IGN

 

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Les adaptations de comics fleurissent à Hollywood depuis quelques années. Cette mode nous a fait découvrir (ou redécouvrir) de nombreux super-héros dans des films plus ou moins réussis. Kick Ass est l'adaptation du comics du même nom qui s'inspire justement de toute la culture des comic-books afin d'en prendre le contre-pied. Alors, peut-on faire un film de super-héros réussi sans super pouvoirs?


Dave Lizewski est un adolescent tout ce qu'il y a de plus geek. Féru de comics, il se demande pourquoi personne n'a jamais essayé d'être un super-héros et ce même sans avoir un quelconque pouvoir. L'idée germe dans sa tête jusqu'à ce qu'il mette un plan à exécution : Dave commande un costume sur Internet et le revêt pour combattre le crime dans les rues. Lors de son premier acte héroïque, Dave se fait littéralement massacrer par deux petites frappes si bien qu'il se retrouve à l'hôpital et, du fait que certains nerfs qui convoient la douleur ont été touchés, Dave endure désormais plus longtemps les coups qu'on lui porte.
Possédant ce pseudo pouvoir, Dave enfile de nouveau son costume et recommence ses actions contre le crime. De nombreuses vidéos commencent à fourmiller sur Internet, on peut y voir un héros nommé Kick Ass donner des leçons (ou pas) à divers voyous. La mode est lancée, tout le monde veut désormais être un super-héros.
Toutefois, cette mode se heurte au bon vouloir de la mafia du coin, menée par Franck D'Amico qui rêve de tuer Kick Ass afin de mettre fin aux agissements de tous ces héros en herbe. C'est dans ce contexte que Kick Ass rencontre Big Daddy et Hit Girl, deux autres héros en herbe bien mieux équipés et surtout bien plus efficaces! Leur but, se venger de D'Amico. L'action peut commencer.

Matthew Vaughn signe avec Kick Ass un film à l'action débridée. Les nombreux personnages, Big Daddy et Hit Girl en tête, s'engagent dans des scènes d'action - aussi sanglantes que puissantes - servies par une Bande Originale fort bien choisie. Kick Ass est aussi un film extrêmement drôle qui ne nous laisse aucun répit. De plus, on ne peut s'empêcher de s'attacher émotionnellement aux personnages tant ils sont à la fois drôles et pourvus d'une histoire personnelle assez riche. A dire vrai, il est difficile de trouver des défauts à ce Kick Ass, tant il est maîtrisé. Il faudra toutefois avertir les parents que Kick Ass n'est pas non plus un film pour enfant. En effet, les thèmes abordés sont bien plus proches de l'adolescence que de l'enfance. Enfin, la surenchère d'hémoglobine dans les scènes d'action pourra en rebuter quelques uns.


La réussite de
Kick Ass en vient même à nous demander si, pour faire un bon film de super-héros, il ne faudrait pas justement ne pas avoir de super pouvoirs! En somme, on n'a qu'une envie, retourner voir Kick Ass tant on prend du plaisir à voir ce film. Cela sera bientôt chose faite car un deuxième épisode est déjà dans les cartons!


Mordraen






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Bulgarie. XVIème siècle. La comtesse Erzebeth Bathory est la noble la plus influente du pays, à tel point que le roi vit à ses crochets. Crainte et respectée de tous, elle gère son domaine d'une main de fer face à l'envahisseur ottoman. Bathory ne serait pas entrée dans la légende sans les accusations qui l'accablèrent en 1610. La comtesse est en effet arrêtée pour sorcellerie. Les rumeurs vont bon train et tous disent qu'elle a tué des centaines de jeunes vierges dans le but de retrouver sa première jeunesse. Le caractère sanguinaire de la comtesse entra ainsi vite dans la légende et certains allèrent même jusqu'à penser qu'Erzebeth Bathory n'était autre qu'un vampire. Il est donc difficile d'être étonné que le cinéma s'intéresse à un tel personnage.

Pour cette réécriture du mythe de la comtesse bulgare est signée Julie Delpy (aussi bien réalisatrice que scénariste) qui incarne Bathory à l'écran. Je dis réécriture car l'histoire est bien évidemment quelque peu adaptée afin de faciliter la compréhension du spectateur mais aussi afin de délivrer un propos sur la personne concernée. N'attendez donc pas un autre biopic mais bel et bien une histoire. Julie Delpy a choisi de créer une intrigue amoureuse pour justifier les velléités sanguinaires de la comtesse.
Ainsi, tout le propos du film se trouve dans une interrogation sur qui écrit réellement l'Histoire et le potentiel de vérité de cette Histoire biaisée. Les incursions de la voix off permettent à l'amoureux transi - Istvan Thurzo - de raconter une autre histoire que celle que les vainqueurs ont voulu établir à propos de la comtesse. Ainsi, on découvre une femme éperdue d'amour qui fut piégée par ses détracteurs et qui tomba en dépression après avoir reçu une lettre falsifiée de rupture avec son amant. Dès lors, Erzebeth Bathory va se mettre en tête que l'application de sang sur sa peau lui rendrait sa jeunesse passée et qu'ainsi elle pourrait reconquérir son amour perdu.

La Comtesse
est un film intelligent qui nous sert un propos intéressant sur un personnage hors du commun. Il est servi par des effets bien pensés qui représentent chaque étape de la descente de Bathory dans son idée fixe. Toutefois, il faut adhérer au parti pris par le film. En effet, les spectateurs qui s'attendrait à des orgies démoniaques ou à des gerbes de sang seront déçus. Julie Delpy choisit d'être beaucoup plus dans la retenue, un choix qui est tout à fait logique dans la ligne narrative privilégiée. Certains ne pourront, cependant, pas s'enlever de l'idée que La Comtesse est un film plutôt austère, peut être même froid, qui traîne parfois un peu en longueur.

Difficile d'arriver à actualiser une histoire comme celle de la comtesse Erzebet Bathory, mais Julie Delpy s'en sort avec les honneurs dans un film en costume très intelligemment tourné qui réussit à faire fi des difficultés liées au personnage lui-même et aux tentations de la représenter comme un vampire de plus. Au contraire, les choix scénaristiques font de La Comtesse un exemple très intéressant de réécriture d'un mythe, celui d'une femme qui crut pouvoir retrouver ce que le temps détruit inexorablement. Une réécriture qu'il serait dommage de rater.


Mordraen

 

 

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 « Je suis Iron Man ». Voilà comment Tony Stark clôturait la première adaptation au cinéma d'Iron Man, l'homme de fer, qui avait su séduire son public, notamment grâce à un personnage (brillamment interprété par Robert Downey Junior) qui sort complètement des sentiers battus grâce - ou à cause de - à son narcissisme avancé et à une adaptation fort inspirée qui a su rendre le comics plus actuel.

 

Deux ans plus tard, la majeure partie de l'équipe (Terrence Howard laissant sa place à Don Cheadle) rempile pour une suite attendue. Tony Stark est de retour, plus égocentrique que jamais. Six mois après les événements du premier épisode, Tony Stark est le citoyen américain le plus médiatisé et aussi le plus armé des Etats-Unis. Les autorités américaines réclament que Stark fasse part de ses avancées technologiques à l'armée et qu'il rende son armure.
Comme vous le savez, Iron Man est vital à Tony Stark, le noyau énergétique qu'il s'est implanté en guise de coeur est aussi la source d'énergie de l'armure de fer high-tech. Toutefois c'est un Tony Stark rendu malade par son coeur synthétique que l'on retrouve dans cette seconde itération d'Iron Man. Il lui faut trouver un substitut, sans lequel ce qui l'a sauvé le tuera.
Iron Man est en passe de devenir une institution mondiale qui a enfin réussi à apporter une paix internationale. Cependant, les fabricants d'armes de tous horizons convoitent la technologie de Stark et vont tout faire pour dépasser leur prédécesseur. Là où les fabricants ordinaires ont au moins vingt ans de retard, un ingénieur russe du nom d'Ivan Vanko alias Whiplash (Mickey Rourke, particulièrement inexpressif et dont le « I want my bourde » est un exemple pour tous les fanatiques de l'accent russe...) va réussir à faire vaciller le monopole de Stark et se placer en némésis pour ce second épisode.

Là où Iron Man, en sa qualité de première adaptation, se devait de ne pas trop perdre les spectateurs et de planter un décor solide, on sent que Jon Favreau s'est laissé emballer par les perspectives scénaristiques qu'offre la licence Iron Man. Iron Man 2 amène toujours plus d'action, d'effets spéciaux, de traits d'humour, de personnages que le premier. On saluera cette volonté, peut être moins sa mise en oeuvre. En effet, le scénario d'Iron Man 2 fourmille de petites pistes annexes qui ne sont pas résolues durant le film. De nombreux personnages intéressants apparaissent sans être forcément nécessaires à la trame du film dont il est question.
Cette démarche apparaît plus comme la préparation d'un Iron Man 3 qu'une véritable nécessité pour Iron Man 2. Pensons évidemment aux personnages de Scarlett Johansson et de Samuel L. Jackson qui, sans être incontournables dans le film, anticipent clairement une suite prochaine. En l'état actuel des choses, cela laisse plus une sensation d'inachevé chez le spectateur avide d'en savoir plus.

On se souviendra donc plus d'Iron Man 2 pour son côté « toujours plus fort » -très courant lorsqu'il s'agit de faire une suite - que pour son scénario. Mais finalement, qu'attend-on d'un film comme Iron Man 2 sinon une débauche d'effets visuels? Peut être un peu plus de maîtrise des pistes scénaristiques même si l'intention de lier tous les épisodes de la saga entre eux ne peut être que louable. On a toutefois grand plaisir à retrouver ce cher Tony Stark, toujours aussi irritant, et on attendra avec impatience le troisième épisode.

Mordraen

 

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Screenopathe

Par Mordraen Blog créé le 08/05/10 Mis à jour le 01/07/13 à 18h10

Itinéraire d'un jeune homme atteint de screenopathie (maladie en phase terminale causée par l'abus de biens visuels comme les jeux vidéo ou les films). Le screenopathe n'est rien d'autre qu'un amoureux de l'écran et de tout ce qui s'y passe, pour son plus grand plaisir...

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Édito




La fascination de l'écran et de tout ce que l'on peut en faire m'amène à créer ce blog. Amoureux de jeux vidéo et de cinéma depuis mon plus jeune âge, je rêve de faire partager ces passions qui m'animent quotidiennement. Etant donné que j'aime aussi écrire, l'idée d'un Gameblog était faite pour moi!

J'estime qu'une grande partie d'entre nous est atteinte d'une délicieuse maladie : la screenopathie. Tout ce qui peut être projeté sur tout type d'écran (des jeux vidéo aux films en passant par les séries télévisées...) emporte en nous un grand intérêt.

Ce blog a l'intention modeste de vous faire partager mes opinions sur tout ce qui peut passer sur mes écrans. Quand j'irai voir des films au cinéma, je vous en parlerai. Quand je jouerai à un jeu vidéo, je vous en parlerai. Tout simplement parce que j'aime parler de ces choses là et, qu'entre nous, être amoureux des petits comme des grands écrans est tout à fait compréhensible, nous ne savons que trop bien ce qui s'y passe!

Je vous invite donc à continuer un bout de chemin avec un screenopathe et fier de l'être!

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