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                                    Le Sang des Templiers affiche

Pas facile de faire un bon film de templiers en ce moment. Même Ridley Scott nous avait livré un Kingdom of Heavens en demi-teinte... Ne parlons même pas du Dernier des Templiers, histoire de ne pas nous fâcher. C'est pourquoi je regardais Le Sang des Templiers avec un oeil curieux, espérant que ce type de films d'époque pourrait être mieux maîtrisé, pour une fois.

 

Au début du treizième siècle, en Angleterre, une rébellion menée par l'Eglise et l'Ordre des Templiers force le roi Jean à signer la Magna Carta, qui le prive de son territoire et de son pouvoir absolu tout en le laissant à la tête du pays. Quelques mois plus tard, le roi que l'on appèlera par la suite « Jean sans terres » revient en Angleterre accompagné d'une armée de mercenaires danois et d'un ordre du Pape qui demande la reddition des rebelles. Il envahit, dès lors, son propre pays et fait route vers Londres. Mais c'est sans compter le courage d'une poignée d'hommes menés par un Templier, Thomas Marshal, qui vont l'empêcher de marcher vers la capitale en tenant la place forte de Rochester face à un millier d'hommes.

Le moins que l'on puisse dire c'est que la situation historique dans laquelle est placé Le Sang des Templiers est intéressante. Elle permet de se rendre compte de la position de gardiens endossée par les templiers qui deviennent les protecteurs des droits obtenus par le peuple, face à un roi qui cherche à maintenir l'absolutisme par tous les moyens possibles. La mise en place de la situation se fait d'ailleurs rapidement, sans mal, grâce à un début de film plutôt bien vu.

Le Sang des Templiers est ce que l'on pourrait appeler un film de siège, ce genre de films où une poignée de personnages arrivent à tenir une position retranchée face à des hordes d'ennemis. Je pense à Zulu, qui a inspiré à Peter Jackson la séquence du Gouffre de Helm dans Le Seigneur des Anneaux Les Deux Tours. Et je dois bien avouer que pour un film de ce genre, Le Sang des Templiers est particulièrement efficace, avec ces scènes de la vie quotidienne des assiégés en attente de la prochaine vague d'attaque. On ressent vraiment le siège comme si on y était.

Le-Sang-des-Templiers-image-01.jpgLe-Sang-des-Templiers-image-02.jpg

En revanche, il faut tout de même noter que si les scènes d'action sont nombreuses, elles auraient mérité d'être mieux filmées. En effet, on retrouve dans Le Sang des Templiers le syndrome de la caméra tremblotante dans sa forme la plus extrême. Difficile de lui jeter la pierre tant c'est devenu chose commune dans le film d'action actuel, mais c'est vrai que c'est pénible. Je veux bien que l'impression recherchée est le chaos, mais il y a des limites à apporter pour garder un minimum de visibilité.

Par ailleurs, le film de Johnathan English fait honneur au traitement que l'on fait habituellement de cette époque, à savoir pousser souvent très loin la cruauté des personnages ainsi qu'appuyer la violence visuelle de certains passage. A la limite du gore parfois, Le Sang des Templiers fait penser à Black Death dans son traitement très sombre et réaliste de l'histoire. C'est loin d'être une mauvaise idée mais je me dois de prévenir les âmes sensibles...

Enfin, on reprochera peut-être l'intrigue amoureuse parfois un peu poussive dans le film. Du côté des acteurs, on est gâté avec un James Purefoy (Rome, Camelot) parfait pour le rôle et un Paul Giamatti en roi Jean vraiment bon, avec une scène absolument géniale à la fin du film. Tout le reste du casting est tout à fait crédible dans son personnage. Bref, une nouvelle preuve que les britanniques ont de très bons acteurs en stock (oui d'accord, Paul Giamatti est américain...)

Pour finir, j'aurais tellement aimé m'emballer pour Le Sang des Templiers... Mais le traitement des scènes d'action, dans la plupart des plans, reste brouillon et paraîtra pénible à bon nombre de spectateurs. En revanche, le scénario, le casting et l'ambiance sont pour beaucoup dans la qualité du film. Dommage, encore une fois, que le réalisateur ait succombé aux sirènes de la caméra qui part dans tous les sens lors des scènes d'action.

Source vidéo et photos : Allociné

L'appréciation de la Bobomb :

Note critique - Bobomb mitigée

Très personnellement, j'ai bien aimé ce film mais je suis trop conscient de certains de ses défauts pour lui accorder une bobomb joyeuse. Je pense tout de même qu'il faut saluer la qualité du film qui, en dehors de certaines scènes d'action mal tournées, reste plutôt bon. A réserver sans doute pour une soirée DVD sympathique.

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Commentaires

Screenopathe

Par Mordraen Blog créé le 08/05/10 Mis à jour le 01/07/13 à 18h10

Itinéraire d'un jeune homme atteint de screenopathie (maladie en phase terminale causée par l'abus de biens visuels comme les jeux vidéo ou les films). Le screenopathe n'est rien d'autre qu'un amoureux de l'écran et de tout ce qui s'y passe, pour son plus grand plaisir...

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Édito




La fascination de l'écran et de tout ce que l'on peut en faire m'amène à créer ce blog. Amoureux de jeux vidéo et de cinéma depuis mon plus jeune âge, je rêve de faire partager ces passions qui m'animent quotidiennement. Etant donné que j'aime aussi écrire, l'idée d'un Gameblog était faite pour moi!

J'estime qu'une grande partie d'entre nous est atteinte d'une délicieuse maladie : la screenopathie. Tout ce qui peut être projeté sur tout type d'écran (des jeux vidéo aux films en passant par les séries télévisées...) emporte en nous un grand intérêt.

Ce blog a l'intention modeste de vous faire partager mes opinions sur tout ce qui peut passer sur mes écrans. Quand j'irai voir des films au cinéma, je vous en parlerai. Quand je jouerai à un jeu vidéo, je vous en parlerai. Tout simplement parce que j'aime parler de ces choses là et, qu'entre nous, être amoureux des petits comme des grands écrans est tout à fait compréhensible, nous ne savons que trop bien ce qui s'y passe!

Je vous invite donc à continuer un bout de chemin avec un screenopathe et fier de l'être!

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