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Mes critiques cinéma

 

                                         London Boulevard affiche

  Ah les films de gangsters, rien de tel pour me donner envie d'aller au cinéma. London Boulevard était plutôt tentant, avec son univers de la pègre londonienne et des acteurs importants. Voyons donc voir ce que ça donne sur grand écran.

 

 

  Harry Mitchell est un ancien gangster qui sort tout juste de prison. A peine sorti, il est immédiatement repris dans les rangs des plus gros gangsters de Londres. Pourtant, il n'aspire qu'à une chose, arrêter enfin ces sales boulots et se caser quelque part où la police pourrait l'oublier. Rester calme. Il accepte une offre d'emploi comme garde du corps personnel d'une starlette névrosée dont la maison est constamment sous le siège des paparazzi. Mais les autres gangsters se souviennent du Mitchell des grandes heures et ne veulent surtout pas le laisser filer du côté civil. Sans vraiment le vouloir, il va finir par se retrouver embarquer de nouveau dans les rouages de la criminalité urbaine...

  La première chose qu'il faut tout de suite préciser concernant London Boulevard, c'est que le film ne se veut pas être un film de gangster impressionnant. Ainsi, n'espérez pas voir de scène de braquage ou de courses poursuite endiablées. Le film de William Monahan se centre sur le personnage de Mitchell, sur le chemin de la rédemption, certes, mais qui ne peut toutefois s'empêcher de vivre sur ses acquis de gangster. Assez paradoxal pour quelqu'un qui veut décrocher, d'un côté il veut prendre part à la vie civile et de l'autre, il s'appuie sur ses mauvaises relations et agit comme bon lui semble.

  Dès lors, le film perd sérieusement en rythme du fait qu'il se centre sur un personnage qui n'arrive pas à se décider. Peu de scènes sortent vraiment du lot, même si on retiendra quand même les vingt dernières minutes de film qui, à elles seules, pourraient peut-être justifier le film. Le problème, c'est que London Boulevard dure une heure quarante cinq et qu'on attend tout de même un peu plus d'un film de cette longueur. Si le personnage de Colin Farrell est bien développé et bien joué (malgré un accent cockney qui finit par s'effacer à mesure que le film avance), ce n'est pas vraiment le cas des autres.

London-Boulevard-image-01.jpgLondon-Boulevard-image-02.jpg

  Bien que Keira Knightley fasse l'affaire pour ce qui est de jouer les célébrités névrosées et en proie à la claustrophobie, il faut bien avouer que son personnage n'a rien de bien développé et on regrette que la romance qui apparaît ne mène finalement pas à grand chose. Quant à David Thewlis, son personnage apparaîtra comme un rouage comique intéressant dans le film, on aurait aimé le voir un peu plus. Ce qui m'a le plus gêné, en fait, c'est que pendant les trois quarts du film, ces personnages sont quasiment ignorés et ce n'est qu'à la fin que le film semble se réveiller et se dire que finalement ils étaient pas si inintéressants que ça. Dommage...

  Finalement, je n'ai pas accroché tant que ça à London Boulevard. Peu de scènes sortent du lot dans ce film qui reste trop plat pendant trop longtemps. Le scénario s'équilibre mal et on aurait aimé que le scénariste des Infiltrés fasse un peu plus d'effort. Ce n'est pas un mauvais moment, mais disons que c'est un film décevant par rapport à ce qu'il vendait.

Source vidéo et photos : Allociné

L'appréciation de la Bobomb :

Note critique - Bobomb mitigée

  J'attendais plus de London Boulevard. Le scénario avant tout m'a déçu, car il passe à la trappe pas mal de personnages sans raison et ne se ménage pas trop de scènes flamboyantes. J'oublierai vite le film, je pense...

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Commentaires

Screenopathe

Par Mordraen Blog créé le 08/05/10 Mis à jour le 01/07/13 à 18h10

Itinéraire d'un jeune homme atteint de screenopathie (maladie en phase terminale causée par l'abus de biens visuels comme les jeux vidéo ou les films). Le screenopathe n'est rien d'autre qu'un amoureux de l'écran et de tout ce qui s'y passe, pour son plus grand plaisir...

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Édito




La fascination de l'écran et de tout ce que l'on peut en faire m'amène à créer ce blog. Amoureux de jeux vidéo et de cinéma depuis mon plus jeune âge, je rêve de faire partager ces passions qui m'animent quotidiennement. Etant donné que j'aime aussi écrire, l'idée d'un Gameblog était faite pour moi!

J'estime qu'une grande partie d'entre nous est atteinte d'une délicieuse maladie : la screenopathie. Tout ce qui peut être projeté sur tout type d'écran (des jeux vidéo aux films en passant par les séries télévisées...) emporte en nous un grand intérêt.

Ce blog a l'intention modeste de vous faire partager mes opinions sur tout ce qui peut passer sur mes écrans. Quand j'irai voir des films au cinéma, je vous en parlerai. Quand je jouerai à un jeu vidéo, je vous en parlerai. Tout simplement parce que j'aime parler de ces choses là et, qu'entre nous, être amoureux des petits comme des grands écrans est tout à fait compréhensible, nous ne savons que trop bien ce qui s'y passe!

Je vous invite donc à continuer un bout de chemin avec un screenopathe et fier de l'être!

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