Screenopathe
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Mes critiques cinéma

                                     Le Chaperon Rouge affiche

 
Après avoir lâché la saga Twilight au bout du premier épisode qui, soyons honnêtes, est comparativement aux autres le moins mauvais, Catherine Hardwicke essaie de s'éloigner de la pruderie mormone de cette histoire de suceur de sang en adaptant le chef d'oeuvre de Charles Perrault à la sauce lycanthrope. Et c'est pas forcément très heureux...



Dans un village en pleine forêt, les habitants ont appris à vivre avec la constante menace du Loup, qui a pris l'habitude de décimer leurs rangs. Ils ont même pactiser avec lui afin d'arrêter l'hémorragie, en échange de leur plus belle bête, les soirs de pleine Lune, le Loup n'attaquera pas de villageois. Quant à Valerie (le Chaperon Rouge a un prénom maintenant, oui...) elle vit tranquillement ses amours sans réellement se soucier de la menace. Transie d'amour pour Peter, elle est confrontée à la difficile décision de ses parents de la marier au plus offrant : Henry. Et comme par hasard, c'est le moment que le Loup choisit pour se réveiller. Et il en a après le Chaperon Rouge!

Comme vous avez pu le constater avec ce résumé, il n'y a pas grand chose que le scénario a gardé du conte original de Perrault. C'est à peine si quelques références y sont faites (« Que tu as de grandes dents... ») mais que j'ai trouvé très maladroites car placées un peu n'importe où comme si la culpabilité les avait forcés à mettre des clins d'oeil. Bon, on se doutait bien que le film serait très très librement inspiré du conte mais tout de même pas à ce point. On finirait presque par croire que ce film n'a de Chaperon Rouge que le titre.

Le souci c'est qu'on finit même par retrouver du Twilight qui commence à gangréner le film. A savoir ces deux beaux mâles rivaux qui se vouent une haine réciproque car tous deux se battent pour la même donzelle. Il semblerait même qu'ils aient poussé le vice à les faire jouer comme un certain Robert Pattinson en vampire asocial qui convoque toute sa douleur avec ses sourcils. Ils héritent même de sa coupe de cheveux en un peu moins tonitruant... Bon, je sais pas vous, mais ça commence à faire beaucoup...

Le-Chaperon-Rouge-image-03.jpg

Alors mon espoir c'était que Hardwicke réussisse à se libérer de la pruderie de la saga de Stephenie Meyer à partir d'un conte extrêmement érotisé. C'est peut-être le cas lors d'une scène vers la moitié du film, et encore, ça ne va pas bien loin. Mais tout le reste est tellement perclus de bons sentiments à la « Tu es ma vie » ou encore « Tout ce que je veux c'est partir avec toi » qu'on reste bien loin de ce que j'attendais d'une libre interprétation du conte de Perrault. Alors, je veux bien, mais si partir de
Twilight c'est pour faire du Twilight avec autre chose, c'était pas la peine...

Même l'aspect de paranoïa que le film essaie de nous donner, car il faut retrouver le Loup qui se cache dans le village, n'est pas spécialement réussi. C'est vraiment facile de faire des plans entendus sur chacun des personnages pour nous y faire croire. Si bien qu'à la fin, quand on découvre enfin qui c'est, eh bien ça nous passe franchement au-dessus de la tête... Et puis on a vu mieux en matière de loup en images de synthèse.

C'était tellement prévisible... J'aurais dû m'en douter mais j'avais envie d'y croire. Finalement, Le Chaperon Rouge, même en s'éloignant de façon outrancière du conte original, n'arrive pas à livrer un contenu mature qui pourrait nous intéresser. Au contraire, le film se borne à d'immenses platitudes qui ne sortent absolument pas de l'ordinaire. Et le syndrome Twilight est beaucoup trop présent, ce qui rend le film d'autant plus pénible.

L'appréciation de la Bobomb :

Note-critique---Explosion-Bobomb.jpg

Que dire à part que j'ai été déçu? Je m'y attendais un peu tout de même. Mais il n'y a pas grand chose à sauver du
Chaperon Rouge, même Gary Oldman n'arrive pas à montrer le moindre enthousiasme dans les interviews désabusées qu'il a donné, c'est dire...

Source vidéo et photos : Allociné


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Commentaires

Screenopathe

Par Mordraen Blog créé le 08/05/10 Mis à jour le 01/07/13 à 18h10

Itinéraire d'un jeune homme atteint de screenopathie (maladie en phase terminale causée par l'abus de biens visuels comme les jeux vidéo ou les films). Le screenopathe n'est rien d'autre qu'un amoureux de l'écran et de tout ce qui s'y passe, pour son plus grand plaisir...

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Édito




La fascination de l'écran et de tout ce que l'on peut en faire m'amène à créer ce blog. Amoureux de jeux vidéo et de cinéma depuis mon plus jeune âge, je rêve de faire partager ces passions qui m'animent quotidiennement. Etant donné que j'aime aussi écrire, l'idée d'un Gameblog était faite pour moi!

J'estime qu'une grande partie d'entre nous est atteinte d'une délicieuse maladie : la screenopathie. Tout ce qui peut être projeté sur tout type d'écran (des jeux vidéo aux films en passant par les séries télévisées...) emporte en nous un grand intérêt.

Ce blog a l'intention modeste de vous faire partager mes opinions sur tout ce qui peut passer sur mes écrans. Quand j'irai voir des films au cinéma, je vous en parlerai. Quand je jouerai à un jeu vidéo, je vous en parlerai. Tout simplement parce que j'aime parler de ces choses là et, qu'entre nous, être amoureux des petits comme des grands écrans est tout à fait compréhensible, nous ne savons que trop bien ce qui s'y passe!

Je vous invite donc à continuer un bout de chemin avec un screenopathe et fier de l'être!

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