Screenopathe
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Cinéma

 

                                   No et Moi affiche

Il faut bien avouer que, au cinéma comme dans la vie quotidienne, on ne parle pas souvent des sans domicile fixe. Zabou Breitman, en adaptant No et Moi, un roman de Delphine de Vigan, essaie de pallier à ce manque avec un film beau et émouvant.

Lou est une jeune fille surdouée. Elle rencontre No, une jeune sans-abris pour qui elle se prendra d'amitié. Elle commencera par faire un exposé sur elle, pour ouvrir les yeux de ses camarades sur la réalité qu'ils refusent de voir tous les jours. Puis, elle finira par convaincre ses parents d'héberger son amie sous leur toit. Ainsi, No devient un peu la soeur que Lou aurait dû avoir.



Vous l'aurez compris, No et Moi n'est pas forcément un film très gai. Pourtant, c'est un long métrage qui jouit d'un certain charme. En effet, l'amitié que lient ces deux jeunes filles est tout bonnement exemplaire, c'est le monde dans lequel elles vivent qui leur fait défaut, et non pas elles. Le film adopte le point de vue de Lou sur le monde, personne n'ignore que le monde va mal, mais il y a ceux qui essaient d'y remédier et d'autres qui préfèrent fermer les yeux ou même abandonner. C'est de cette indignation que va naître le plus grand ressentiment de la jeune fille. Pourquoi ne pas essayer de faire quelque chose si on sait que ça va mal?

Le film bénéficie d'une très belle histoire vue par les yeux d'une enfant. On remarquera que le film oscille sans cesse entre joie et déception, dans une sorte d'ascenseur émotif permanent qui joue avec les émotions des personnages mais aussi du public. C'est aussi une manière de nous dire que, dans notre société, rien n'est jamais acquis et qu'il vaut mieux profiter du moment présent.

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Et, en parlant d'émotions, celles-ci sont parfaitement transmises par les acteurs. Le jeu de Nina Rodriguez et Julie-Marie Parmentier est toujours très juste selon la situation. Une véritable surprise. Bernard Campan en père attentif mais un brin à cheval sur ses principes et Zabou Breitman en mère dépressive sont tous les deux excellents. Bref, du très bon de ce côté là.

Au final, on se retrouve avec un film qui surprend par sa force émotionnelle. Evidemment, on n'échappe pas à la réflexion sur ce sujet sensible des sans-abris et on se demande si on aurait eu le courage d'oser faire ce que Lou a fait. No et Moi est un très joli film en tout cas.

Réactions en salle : La salle réagit bien à l'ascenseur émotif mis en place par le scénario. Des rires aux larmes, le film réussit parfaitement ses pirouettes.

Source vidéo et photos : Allociné


Mordraen

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Commentaires

Screenopathe

Par Mordraen Blog créé le 08/05/10 Mis à jour le 01/07/13 à 18h10

Itinéraire d'un jeune homme atteint de screenopathie (maladie en phase terminale causée par l'abus de biens visuels comme les jeux vidéo ou les films). Le screenopathe n'est rien d'autre qu'un amoureux de l'écran et de tout ce qui s'y passe, pour son plus grand plaisir...

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Édito




La fascination de l'écran et de tout ce que l'on peut en faire m'amène à créer ce blog. Amoureux de jeux vidéo et de cinéma depuis mon plus jeune âge, je rêve de faire partager ces passions qui m'animent quotidiennement. Etant donné que j'aime aussi écrire, l'idée d'un Gameblog était faite pour moi!

J'estime qu'une grande partie d'entre nous est atteinte d'une délicieuse maladie : la screenopathie. Tout ce qui peut être projeté sur tout type d'écran (des jeux vidéo aux films en passant par les séries télévisées...) emporte en nous un grand intérêt.

Ce blog a l'intention modeste de vous faire partager mes opinions sur tout ce qui peut passer sur mes écrans. Quand j'irai voir des films au cinéma, je vous en parlerai. Quand je jouerai à un jeu vidéo, je vous en parlerai. Tout simplement parce que j'aime parler de ces choses là et, qu'entre nous, être amoureux des petits comme des grands écrans est tout à fait compréhensible, nous ne savons que trop bien ce qui s'y passe!

Je vous invite donc à continuer un bout de chemin avec un screenopathe et fier de l'être!

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