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Cette année, l'une des héroïnes les plus emblématiques du jeu vidéo fait son grand retour. Après des épisodes next-gen qui n'ont pas forcément su convaincre, Lara Croft, sorte d'Indiana Jones au féminin, nous revient en passant par ce que certains appellent la petite porte : les services de téléchargement. Cette année, pas de sortie en grandes pompes, la belle est directement téléchargeable via le Xbox Live Arcade, le Playstation Network ou Steam. Lara Croft and the Guardian of Light n'a certes pas l'ampleur d'un épisode comme Tomb Raider Legends, mais il n'est pas non plus dépourvu d'atouts.


En vadrouille dans la région du Yucatan, Lara découvre un Miroir qui renferme Xolotl, un vilain plusieurs fois millénaires. Libéré par mégarde, Xolotl reprend son oeuvre là où il l'avait laissé il y a deux mille ans : détruire toute vie sur Terre. Pour cela, il invoque les forces d'en bas, constituées de monstres tous plus hideux les uns que les autres, humanoïdes ou non. Mais en libérant Xolotl, Lara a aussi libéré son rival : Totec, le gardien de lumière qui avait emprisonné Xolotl, qui l'aidera tout au long de son aventure. Un scénario pas franchement original, il est vrai, mais tout l'intérêt de ce
Lara Croft n'est pas là.

             



Lara Croft, championne de tir

La grande particularité de ce
Lara Croft et le gardien de lumière est qu'il ne propose pas la vue habituelle tout en 3D, avec le joueur qui contrôle la caméra. En effet, ici, la 3D isométrique a été privilégiée, permettant de créer des environnements moins vastes qui vont plus à l'essentiel. Dès lors, la prise en main change du tout au tout dans cet épisode, dans la mesure où il n'est plus possible de viser de la même manière que dans un épisode en 3D habituelle. Ainsi, le joueur se servira intensément des sticks analogiques de la manette : le stick gauche pour les mouvements de Lara, le stick droit pour indiquer où celle-ci doit tirer. Cette maniabilité, empruntée à Geometry Wars, marche très bien après un petit temps d'adaptation. Cette capacité à tirer facilement était primordiale dans la mesure où, dans cet épisode, Lara Croft sera confrontée à des véritables hordes d'ennemis qu'elle devra défaire à l'aide d'armes à feu toujours plus puissantes.

    

Mais
Lara Croft et le gardien de lumière n'oublie pas non plus les puzzles qui ont fait la fierté de la série. En effet, il vous faudra souvent réfléchir pour vous sortir de certaines situations, dont la plupart se résolvent avec une utilisation correcte de votre arsenal. On retrouve bien évidemment le grappin, pour des sauts dans le vide toujours aussi impressionnants. Ajoutons aussi qu'au fur et à mesure que vous mettez les monstres hors d'état de nuire une jauge de pouvoir se remplit, lorsque celle-ci est pleine : elle déclenche un pouvoir spécial lié aux objets que vous avez équipés. Ces objets, que vous récupérerez en explorant les différents niveaux du jeu sont nombreux et parfois difficiles à obtenir. Il ne tiendra qu'à vous d'insister pour enfin récupérer ces artefacts. Le tout vous prendra tout de même un certain temps, notamment si vous souhaitez relever tous les défis que les développeurs vous ont préparés.
D'autant qu'il est possible de revivre l'aventure à deux joueurs, en coopération! Sachez que, si la topographie du terrain reste la même, la façon de résoudre les énigmes est sensiblement différente. Un des joueurs incarnera Lara et l'autre Totec. Les deux personnages se complètent à merveilles et l'on s'étonnera souvent soi-même de la résolution des puzzles à deux. Ici, c'est l'entraide qui sera privilégiée dans la mesure où certains espaces sont interdits à Totec tant que Lara ne lui a pas ouvert la voie et inversement. Au total,
Lara Croft et le gardien de lumière offre environ cinq heures de solo endiablé, sans compter tous les défis à relever (qui doubleront allègrement la durée de vie) et le mode coopératif qu'il serait impardonnable de manquer et qui, lui aussi, rallongera la durée de vie du titre. Magnifique, non?

Un vrai Tomb Raider?

Côté réalisation, le parti pris dans la prise en main permet de ne pas pousser l'effort graphique bien que cet épisode se laisse agréablement regarder, ce n'est pas non plus le plus beau de la série. Pour les plus intéressés, sachez qu'il ne vous sera pas possible de détailler Lara sous toutes ses coutures, caméra fixe oblige. De plus, les (rares) cinématiques crées avec le moteur du jeu montrent bien que la réalisation des personnages n'a pas été la principale priorité des développeurs. C'est notamment visible au niveau des ombres portées sur les personnages. Mais peu importe, c'est assez rare pour ne pas être si grave que cela.
L'important est que l'ambiance d'un
Tomb Raider y soit. Et c'est bien le cas. Même si l'on regrettera un certain manque de variété dans les décors, qui passent de la jungle au donjon pour ressortir dans la jungle et retourner dans un autre donjon, force est de constater que les environnements sont franchement jolis, parfois assez vastes même. Dommage qu'on ne voyage pas autant que dans un Tomb Raider Underworld.



De plus, la bande-son du jeu est de bonne facture et s'inscrit dans la continuité de la série avec des morceaux bien choisis et des bruitages intéressants. Il manquera peut-être un certain sens de l'épique au niveau du scénario, qui se révèle un peu prétexte et qui ne donne pas très envie de s'y intéresser. De même, le couple Totec-Lara aurait gagné à être plus exploré. En solo, vous ne verrez Totec qu'à peu près trois fois. C'est tout de même dommage car on sentait qu'il y avait un potentiel dans ce duo de choc. Dommage encore une fois.
On se rend finalement compte que l'absence de
Tomb Raider dans le titre du jeu est un choix mûrement réfléchi. En effet, il s'agissait là non pas de poursuivre la série, qui connaîtra sans doute des suites en format boîte, mais d'expérimenter un nouveau format, non seulement le format dématérialisé mais aussi le format de la 3D isométrique. Dès lors, les développeurs ont cherché à émanciper Lara de son long passé avec les gamers pour finir par leur livrer une toute nouvelle expérience. Culotté, mais drôlement réussi.


Mais ne gâchons pas notre plaisir, ce Lara Croft et le Gardien de Lumière, en s'affranchissant totalement du titre traditionnel Tomb Raider, s'est permis l'émancipation. A travers une 3D isométrique surprenante au départ mais finalement très bien pensée, on redécouvre Lara Croft sous un autre jour. De même, la plateforme permet un plaisir immédiat, certes court pour ceux qui ne cherchent pas à creuser mais beaucoup plus riche pour les aventuriers et les collectionneurs qui veulent explorer chaque facette de ce titre. Même s'il n'est pas sans défauts, cet épisode peut faire naître une série à part entière dans les services de téléchargement. On ne nous a pas trompés sur la marchandise.

Mordraen

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Commentaires

Iron-Tom
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Iron-Tom
Très bon test. Tomb Raider... Le premier était une claque dans ma vie de gamer.

Screenopathe

Par Mordraen Blog créé le 08/05/10 Mis à jour le 01/07/13 à 18h10

Itinéraire d'un jeune homme atteint de screenopathie (maladie en phase terminale causée par l'abus de biens visuels comme les jeux vidéo ou les films). Le screenopathe n'est rien d'autre qu'un amoureux de l'écran et de tout ce qui s'y passe, pour son plus grand plaisir...

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Édito




La fascination de l'écran et de tout ce que l'on peut en faire m'amène à créer ce blog. Amoureux de jeux vidéo et de cinéma depuis mon plus jeune âge, je rêve de faire partager ces passions qui m'animent quotidiennement. Etant donné que j'aime aussi écrire, l'idée d'un Gameblog était faite pour moi!

J'estime qu'une grande partie d'entre nous est atteinte d'une délicieuse maladie : la screenopathie. Tout ce qui peut être projeté sur tout type d'écran (des jeux vidéo aux films en passant par les séries télévisées...) emporte en nous un grand intérêt.

Ce blog a l'intention modeste de vous faire partager mes opinions sur tout ce qui peut passer sur mes écrans. Quand j'irai voir des films au cinéma, je vous en parlerai. Quand je jouerai à un jeu vidéo, je vous en parlerai. Tout simplement parce que j'aime parler de ces choses là et, qu'entre nous, être amoureux des petits comme des grands écrans est tout à fait compréhensible, nous ne savons que trop bien ce qui s'y passe!

Je vous invite donc à continuer un bout de chemin avec un screenopathe et fier de l'être!

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