Screenopathe
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Cinéma

  

    Le moins que l'on puisse dire c'est que Sylvester Stallone n'a pas fait les choses à moitié pour son dernier film. Il réunit en effet tous ses copains (plus ou moins dans le vent) autour d'une table pour siroter un cocktail qui arrache. Expendables, sous titré unité spéciale sans raison (sans doute pour mal expliciter un titre aux plus réfractaires), nous est arrivé le 18 août avec la ferme intention de s'emparer du box-office. Mais avant cela, il faudra s'emparer de nos coeurs de cinéphiles! Expendables, celui qu'on a fini par appeler all-star blockbuster movie pour plus de commodité quant à son casting prolifique, réussit-il à nous embarquer dans la montagne russe promise? Ca reste à voir...



    Commençons tout d'abord par jeter quelque lumière sur ce titre pour le moins énigmatique pour les anglophobes et les flemmards. Expendable est un mot anglais qui signifie : « de peu d'importance et que l'on peut par conséquent sacrifier ou abandonner ». Expendables est le nom que se donne la bande de bikers (peu crédibles) de Stallone dans son film éponyme. Elle est constituée ni plus ni moins de Jason Statham, Jet Li, Dolph Lundgren, Terry Crews, Randy Couture et Mickey Rourke. Rien que ça. Tous sont bien évidemment de joyeux fouteurs de merde qui se déchaînent dans des missions plus dangereuses les unes que les autres. La mission qu'on leur donne au cours du film est tout bonnement de mettre hors d'état de nuire un dictateur sur une île quelconque de l'Amérique du Sud. Ils se rendront vite compte que l'île est plus dirigée par un agent renégat de la CIA. Les Expendables pensent que le prix de la mission sera bien trop élevé, ils veulent donc refuser. Mais c'est sans compter le coeur tendre de Sylvester Stallone qui se damnerait pour la jeune femme, prisonnière de l'île, qu'il vient de rencontrer. Il n'en faut pas plus pour les Expendables, qui foncent dans le tas. Et c'est parti pour un tour.

                            

    Côté réalisation, l'action est au rendez-vous dans The Expendables, c'est tout juste si on a le temps de respirer entre les gun fights, les duels au combat rapproché et les courses poursuites. C'en est presque un peu trop et, à côté de cela, les scènes où les acteurs prennent le temps de parler ne sont pas transcendantales. En tout cas, The Expendables balance du lourd, du très lourd. Jusqu'à en être n'importe quoi au final, mais c'est bien le cahier des charges du film qui est respecté. Toutefois, on reprochera cette manie (devenue habituelle maintenant) de mettre la caméra en mode vibreur lorsqu'il s'agit de filmer une scène d'action. Cela n'a absolument aucun intérêt en terme de sensation et ça gache pour beaucoup la qualité des scènes d'action. En parlant des scènes d'action, on peut remarquer la minutie avec laquelle chaque scène a été répartie entre les acteurs. Il n'y a pas de jaloux, tous auront droit à leur moment de gloire. Mention spéciale pour Jet Li et Jason Statham qui bénéficient de scènes d'action à tomber par terre, c'est bien pour cela qu'ils sont les seuls à réveiller l'adrénaline dans le coeur du spectateur.

    Vous l'aurez compris, ce n'est pas dans son scénario que l'on cherchera les qualités de The Expendables. Celui-ci se révèle tellement prétexte que l'on ne se donne même plus la peine de suivre au bout d'un moment. D'un autre côté, certaines scènes d'action sont particulièrement réussies même si l'abondance d'explosion finit par lasser. Le film peine à nous embarquer là où on le voudrait. Il manque clairement d'un souffle épique. Sa profusion de stars ne fait pas tout, ça se saurait. On finit par avoir une douloureuse impression que ce casting prolifique n'est qu'une façade, voire un cache-misère. Cette impression est d'autant plus présente qu'un embargo a été déclaré sur la critique du film, empêchant les éventuelles critiques de filtrer avant la sortie du film, comme si le studio savait pertinemment que le film ne plairait pas. Ajoutons à cela une bande originale souvent agaçante et vous comprendrez que The Expendables n'arrive pas à se sortir du piège dans lequel il s'est fourré.


    Pour finir, The Expendables ravira les fans de bourrinisme primaire mais il est indéniable que ce film reste en deçà des espérances qu'on lui portait. Certes le cahier des charges d'un film d'action musclé est respecté mais on lui préférera la légèreté de L'Agence tous risques, moins réaliste mais carrément plus fendard. Finalement, le nouveau film de Sylvester Stallone était censé être un feu d'artifice, il se révèle être un joli pétard mouillé. Extrêmement décevant.

                                                                                   Mordraen

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Commentaires

FuckinGaulois
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FuckinGaulois
J'ai pas été déçu à ce point, mais déçu quand même. J'suis d'accord pour l'agence tous risques en tout cas, bien fun ce film

Screenopathe

Par Mordraen Blog créé le 08/05/10 Mis à jour le 01/07/13 à 18h10

Itinéraire d'un jeune homme atteint de screenopathie (maladie en phase terminale causée par l'abus de biens visuels comme les jeux vidéo ou les films). Le screenopathe n'est rien d'autre qu'un amoureux de l'écran et de tout ce qui s'y passe, pour son plus grand plaisir...

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Édito




La fascination de l'écran et de tout ce que l'on peut en faire m'amène à créer ce blog. Amoureux de jeux vidéo et de cinéma depuis mon plus jeune âge, je rêve de faire partager ces passions qui m'animent quotidiennement. Etant donné que j'aime aussi écrire, l'idée d'un Gameblog était faite pour moi!

J'estime qu'une grande partie d'entre nous est atteinte d'une délicieuse maladie : la screenopathie. Tout ce qui peut être projeté sur tout type d'écran (des jeux vidéo aux films en passant par les séries télévisées...) emporte en nous un grand intérêt.

Ce blog a l'intention modeste de vous faire partager mes opinions sur tout ce qui peut passer sur mes écrans. Quand j'irai voir des films au cinéma, je vous en parlerai. Quand je jouerai à un jeu vidéo, je vous en parlerai. Tout simplement parce que j'aime parler de ces choses là et, qu'entre nous, être amoureux des petits comme des grands écrans est tout à fait compréhensible, nous ne savons que trop bien ce qui s'y passe!

Je vous invite donc à continuer un bout de chemin avec un screenopathe et fier de l'être!

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