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Miscellaneous

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Par Quetzal Blog créé le 13/10/10 Mis à jour le 25/02/16 à 16h07

Miscellaneous adj.(du latin miscellaneus, mot anglais pouvant être traduit en Français par divers) : Qui possède diverses caractéristiques, capacités, voire apparences.

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Catégorie : Les zeux vidéo

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Les zeux vidéo (Jeu vidéo)

Il fait chaud, j'aurai voulu parler de Shenmue 3, et finalement plutôt que ceci, je vous montre mes jeux de l'été :

 

Et puis faire quelque chose de plus sérieux :

Ubi Soft, société décidément à la pointe il y a vingt ans !!

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Ubisoft
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Les zeux vidéo (Jeu vidéo)

Bonjour !

Oui, oui je vois un an sans écriture. Bientôt j'atteindrai la périodicité de publication La Bougie du Sapeur...

Alors pour changer de Noël, j'ai décidé d'écrire pour le jour de l'an :D

L'occasion d'évoquer que l'année dernière je vous avais parlé d'un cadeau pour les amis joueurs. Je, enfin nous, parce que nous sommes plusieurs, n'avons pas pu le livrer pour cette fin d'année. Je n'annonce pas de date, j'espère simplement que ça aura lieu d'ici la fin de l'année prochaine, pour quelque chose qui risque de changer la vision des joueurs curieux sur pas mal de sujets :)

En attendant, c'est 2015, et donc les 30 ans de la SEGA Mark III au Japon, plus connu chez nous sous le sobriquet de Master System. 

Alors je me suis dis que je n'allais pas venir les mains vides à cette occasion. 

MS

Hum, j'avoue que pour le profane, ce sera difficile de comprendre ce document, mais pour le spécialiste, il comprendra certainement la valeur de celui-ci, de ce qu'il représente et de son caractère inédit... Apprêtez-vous à connaître beaucoup plus bientôt (et pas que ça :))

Bonne année à tous !!

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Sega
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Les zeux vidéo

Il fut un temps, dans les années 90 en particulier, où le RPG était une denrée rare et déconsidérée en France et plus globalement en Europe. Les choses ont heureusement changé depuis, notamment grâce à Final Fantasy pour ne citer que le plus populaire d'entre eux. La sortie d'un nouveau RPG est moins aujourd'hui un évènement qu'il ne l'était il y a une quinzaine d'années. A mon humble avis, le cas que je vais vous présenter est un fait marquant.

Un éditeur britannique, Ghostlight pour ne pas le nommer, a décidé de localiser en Europe Devil Survivor 2 sur Nintendo DS. Oui, vous avez bien lu, un jeu sur Nintendo DS s'apprête à sortir (et bon qui plus est!), alors que la console ne connaît plus de sortie marquante depuis de nombreux mois (à moins qu'on appelle Les Schtroumpfs 2 une sortie marquante...), à cause du passage des softs sur sa cadette, la 3DS. 

Seul hic : l'éditeur a besoin de 1800 précommandes pour pouvoir éditer ce spin off de la série Shin Megami Tensei (de laquelle dérive également les fameux Persona). Et vous vous imaginez, ils sont loin du compte actuellement, avec un peu moins de 700 exemplaires. Pour information, elles ont été lancées début août et se termineront à la fin du mois. Il reste donc quinze jours pour arriver au bon compte, et c'est très loin d'être gagné, dans le sens où en général, les précommandes fonctionnent bien les premiers jours, moins par la suite.  

On peut toujours objecter que le jeu est sorti aux Etats-Unis, qu'il sera uniquement en Anglais et donc identique à la version américaine. Donc pas besoin de les aider. Certes. Je rétorquerai qu'on peut avoir le jeu à prix décent (35 euros avec les frais de port), avec quelques bonus offerts pour cette édition (un poster et la possibilité d'avoir son nom inscrit dans le manuel). Surtout (je dis m'adresse là aux collectionneurs) le jeu dans cette édition sera un futur collector. A peine sorti, sa valeur risque de grimper, vu le nombre faible d'exemplaire produits, sa disponibilité uniquement par la boutique en ligne de l'éditeur et de bonnes qualités intrasèques (pour information, un Final Fantasy VI sur Game Boy Advance qui est sorti à 5000 exemplaires pour l'Europe à une cote en occasion évaluée à 150 euros au moins, j'ai vu également des Disgaea sur DS avec ce prix pour la VF, sorti à très peu d'exemplaire...). 

Je sais que mon blog n'a jamais eu une grosse audience, d'autant plus que je l'ai mis plus ou moins en stand-by ces derniers mois à cause du travail qui m'occupe actuellement. En plus nous sommes à la mi-août et on a parfois mieux à faire que penser jeux vidéo. Mais parfois il y a des cris dans un coeur de joueur qu'on se doit de pousser, surtout si l'on trouve l'initiative bonne, et que celle-ci permet la sortie d'un jeu en physique, chose qui va devenir de moins en moins évidente. C'est pourquoi je demande à chacun qui m'a lu jusqu'au bout et qui aime un tant soit peu le jeu vidéo, de relayer l'information, afin que ce projet puisse voir le jour. C'est en étant informé que les gens se décideront ou non à acheter ce jeu. 

Devil Survivor 2

La jaquette européenne, telle qu'elle se présentera si le jeu vint à sortir...

Tout est expliqué ici pour précommander le jeu.

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Les zeux vidéo

J'ai un grand scoop pour vous tous. Tellement énorme que je vais le mettre en spoiler. En effet, 2012 est l'année qui précède 2013. Ah je vous jure, rien à voir avec ceux qui s'achètent du terrain et des logements en prévision d'un astéroïde qui entrerait en collision d'ici la fin de l'année ou quelques autres fins du monde qui soient. C'est aussi l'année qui signifie la fin de la Nintendo DS. Les derniers jeux arrivent, avec à l'honneur non pas un, mais trois Pokémon : un blanc bis, un noir bis et un avec clavier. C'est quand même la classe de sortir un accessoire aussi imposant pour la fin de vie d'une console. L'occasion de tirer un bilan, après 8 années de bons et loyaux services, plus de 150 millions d'unités écoulées à travers le monde, je voudrai vous faire part de mon expérience personnelle sur cette machine, qui mine de rien, aura été celle où j'aurai le plus joué et je dirai celle qui m'a fait vivre le plus intensément les joies du gaming.

 Vous ne rêviez pas d'un clavier pour DS? Nintendo l'a quand même fait !

La Déesse dont personne ne rêvait

 

2004, la console sort outre-Atlantique dans une version assez moche disons-le carrément et même très jouet. Sincèrement, la machine ne m'avait vraiment pas attiré plus que ça. Deux ans plus tard sort la version Lite. Déjà beaucoup plus séduisante (la preuve, c'est la version la plus vendue!), elle propose un meilleur rétroéclairage et est allée faire du sport pour perdre sa carapace de tank. Sincèrement la console ne m'attirait pas plus que ça. Pourtant j'avais vu tourner dessus Nintendogs, sympathique pour le petit frère ou la petite soeur, je suivais d'un regard très amusé le phénomène Dr. Kawashima ou comment mesurer l'âge de son cerveau avec un logiciel « scientifique » et les ventes stratosphériques qu'engendraient, et rien que parce que j'aime le manga, j'aurai bien voulu me farcir un Jump Ultimate Star.

En fait, passé les titres susnommés, j'avouerai même que la console me faisait plus peur qu'autre chose : un ramassis de Léa Passion et compagnie dans les rayons jeu vidéo et aucun vrai titre, aucun « jeu pur » qui me déciderait à me faire acheter la console. Ah des bons titres, ça devait déjà exister à l'époque. La preuve, une amie l'avait acheté rien que pour les grosses truffes, un super jeu de détective, paraît-il. Je crois même que le sentiment général pour les joueurs était plus de dire que la DS, c'était la console du grand public, pas vraiment la console pour eux.

En 2008, un miracle est apparu. Son nom ? The World Ends With You (Note : quand on parle d'apocalypse). Celui-ci a été localisé au printemps. Le très bon test de Gameblog m'avait vraiment encouragé à l'acheter. J'avais d'ailleurs tellement embêté ladite amie avec qu'elle me l'avait offert pour mon anniversaire. Manquait plus qu'alors la console. Les modèles dispos en France ne m'avaient guère plu. En cherchant un peu les modèles dispo sur les autres continents, je suis tombé aux Etats-Unis sur le modèle Crimson que j'ai décidé de faire importer. Modèle plus beau et en plus avec la bonne parité avec le dollar et surtout freezone, j'ai certainement fait un de mes meilleurs choix de gamer. Bien plus que je ne l'escomptais.

Voilà la bestiole. La particularité par rapport à la DS toute rouge qu'on trouve chez nous est que son intérieur est noir.

 

La Déesse qui pourrissait mes nuits

 

The World Ends With You a été pour moi l'expérience vidéoludique la plus innovante que j'ai vu ces quatre dernières années. Honnêtement. Comme je le rapporte dans un des premiers billets sur ce blog même, c'est peut-être le seul jeu sur Nintendo DS qui exploite aussi bien toutes les features de la machine. Taper, gratter sur l'écran tactile ou encore crier pour déclencher une attaque, utiliser le Wifi pour faire évoluer les stats, le système de combat sur deux écrans, bordélique certes, mais ingénieux tout de même, et j'en passe et des meilleurs.

J'ose espérer que Square Enix fera une deuxième mouture de It's a Wonderful World ! 

 

Ete 2009. En ce jour de solde, dans un supermarché, deux titres attirent mon regard. Le premier, c'est Metroid Pinball. Plus que le titre, c'est le rumble pack fourni dedans qui m'intéresse. Et pour sept euros pourquoi se priver ? Et l'un, un autre titre, avec sa couverture déjantée attire mon regard. Elite Beat Agents. Je me souvenais d'avoir lu un test sur le net, avec une critique plutôt élogieuse du soft. Cinq euros. Allez hop, dans le panier. Certainement la pire erreur de ma vie. CE JEU M'A POURRI DES JOURNEES ET DES NUITS ENTIERES !! Et je sais de quoi je parle. Au départ, je n'arrive pas tellement à jouer. Et pourtant, j'arrive à passer les différentes musiques. Sans savoir trop comment, j'arrive à boucler le mode easy. Après, j'ai le mode normal. Les choses se corsent, surtout à Jumping Jack Flash, la dernière chanson du soft. Après plusieurs essais infructueux, j'arrive sur le mode Hard. Je vais mettre des mois entiers à passer cette chanson de ouf. A tel point que j'ai gueulé quand je l'ai fini. Et je vous épargne le mode expert, bouclé quelques mois plus tard. Ce jeu est sûrement en terme de coût horaire celui a été le plus rentable que j'ai fait, eut égard l'investissement de départ. Et j'ai tellement accroché que je me suis procuré assez rapidement les titres originaux japonais, alias Osu ! Tatakae ! Oendan !. Je ne les ai toujours pas finis, je crois avoir assez donné et j'ai obtenu quelques rangs S. Du sang, de la sueur, des larmes, j'en ai versé sur ces titres comme jamais auparavant. A tel point que quand je fermais les yeux, je voyais des cercles avec des numéros. Une vraie folie. Dommage qu'Elite Beat Agent n'ait pas eu en Occident le succès qu'il méritait.

N'achetez pas ce jeu, sous peine de laisser votre vie sociale de côté pour un bon bout de temps !!

 

Bien plus tard, un autre jeu est venu me faire rêver (et aussi pourrir mes nuits). Ce jeu est vraiment moche techniquement, il a beaucoup d'écrans statiques, le gameplay se révèle assez limité à la longue, mais quel scénario !! Ce jeu, c'est Infinite Space ou comment un jeu à texte apparaît en 2010 sur la petite console de Nintendo. Je dois être à 80h dessus et je n'en ai pas fait encore le tour, tant l'univers se révèle riche et certaines décisions impactent l'histoire. Un jeu brillant, pour autant qu'on soit anglophone et qu'on rêve d'espace.

 

La Déesse de la Nostalgie

 

Mine de rien, la DS a été la console qui m'a fait découvrir quelques anciens titres. Le plus notable d'entre eux, c'est Chrono Trigger. Le remake est vraiment remarquable. Tout en proposant des petits plus liés à la console de Nintendo et un nouveau donjon (assez chiant quand même), il reste fidèle à l'esprit original tout en incorporant les cinématiques de la version PlayStation. Ca été un vrai régal de suivre ce voyage dans le temps old school, d'autant plus que le jeu était difficilement trouvable à sa sortie, à cause des Léa Passion et consorts qui ont monopolisé les étals et la fabrication de cartouches.

Quand un jeu est mythique, il le reste à tout point de vue, malgré le poids des ans

J'ai pu m'essayer aussi à une version sympathique de Bangai-O, shoot importé de la Dreamcast, vraiment très amusant avec ce petit côté réflexion pour éviter la myriade de missiles qui vous collent aux miches. Autres jeux que j'ai pu faire grâce à la DS : Gyakuten Saiban, plus connu dans nos contrées de Phoenix Wright. Très sympa, surtout les deux dernières enquêtes qui sont une véritable tuerie scénaristique en terme de twist. Et quel plaisir con de crier objection et prends ça :D D'autres titres sont en attente sur mon étagère, comme les Dragon Quest, ou Final Fantasy et même un Disgaea, preuve que cette console a beaucoup importé de vieux pots qui fonctionnent toujours aussi bien.

Quand on parle de nostalgie, on pense aussi à ces vieilles licences qui reviennent comme une feuille d'automne. La DS n'a pas manqué le coche. Elle a eu droit à ses déclinaisons de Mario, Zelda, et co. Je dois dire que j'ai été assez déçu en la matière. Super Mario 64 DS n'était qu'une déclinaison du jeu éponyme sur Nintendo 64, New Super Mario Bros. avait du charme, mais manque foncièrement de difficulté et de challenge. Mario Kart DS m'a beaucoup éclaté en Wi-Fi, mais je le trouve quand même un peu mou du genou en solo. Quant à Zelda, j'ai fait Phantom Hourglass, sympathique au demeurant avec sa maniabilité au stylet et son univers tiré de Wind Waker, mais ça reste qu'un demi Zelda. Je ne peux pas porter un jugement pour Spirit Tracks. Il semblerait que cet épisode soit encore moins considéré que son prédécesseur par les fans de la saga. Je n'aborderai pas le cas de Pokémon ici, n'étant pas familier de l'univers.

Comme beaucoup je pense, ça été mon premier Draque. Le jeu est vraiment plaisant, surtout en coop, car il nécessité une vraie coordination. En plus, le scénar est vraiment agréable.

 

DS au placard ?

 

Je pourrai vous faire partager ma passion pour cette petite console encore longtemps. Mais j'ai cette impression singulière que ce n'est pas une console qui va rester dans le coeur des gens, des joueurs en particulier. J'ai cette curieuse sensation (mais ce n'est peut-être que moi) que cette console a été déconsidérée, parce que c'était Nintendo et qu'elle a été submergée par des jeux qui ne sont pas le coeur de cible du core-gamer. Pourtant, elle possède d'excellents jeux et pas qu'un peu, plus certainement que les consoles de salon actuelles ou la PSP. Les titres cités au-dessus n'oublient pas les sagas nées sur ce support, comme Layton ou les Inazuma Eleven, ou d'autres softs, comme Okami Den, Radiant Historia, GTA et les deux Picross. Je crois qu'elle m'a encore me servir pour quelques années encore. D'ailleurs, à ce jour, la 3DS ne m'a pas convaincu. La machine manque sincèrement de finitions (manque le deuxième stick, écrans pas de la même taille...) et un titre innovant qui pourrait m'attirer dessus.

Bref, tout ça pour dire que la Nintendo DS demeure pour moi la meilleure expérience de machine vidéoludique à ce jour, avec (la) Dreamcast, mais qui possédait moins de titres (elle a duré moins longtemps aussi). Et vous, quelle a été votre expérience avec cette console et vos impressions ?

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Les zeux vidéo

 

Préambule : Hier je vous annonçais être victime d'une certaine poisse. Ici vous aurez l'insigne honneur de voir les dernières photos de mon appareil photo numérique. Depuis hier, l'objectif refuse de s'ouvrir depuis pour une raison que je n'arrive pas à déterminer. Monde de merde ! (© Georges Abitbol)

Depuis quelque temps, pour des raisons personnelles, de passion et de projets d'avenir (:) !), je m'intéresse à la question de l'arcade qui est vraiment un sujet passionnant à défricher tant au final les joueurs connaissent si peu ce milieu, et qu'ils ont beaucoup à apprendre sur ces coulisses, son organisation. Ce que je voudrais faire aujourd'hui, c'est d'essayer de montrer à quoi ressemble une salle d'arcade actuelle. Les fainéants qui ne veulent pas lire l'article de façon complète, les photos sont à la fin ;)

Un petit (bas, diagonal, gauche) poing sur la situation de l'arcade actuelle

Il fut un temps que les jeunes de notre temps en France ne peuvent pas connaître. Celle de la salle d'arcade, ou même de la borne qui traînait dans un café empestant la fumée ou dans les fêtes foraines qui passaient dans les villages. Un temps révolu désormais. Ce n'est pas l'ouverture de l'Arcade Street en 2011 ou la résistance de Neo-Arcadia à Toulouse, voire la passion de Game Spirits à Lyon ou la récente rénovation de la Tête dans les nuages qui permettent d'infirmer cette tendance pour citer les quelques salles que j'ai eu la chance de fréquenter.

Vivre uniquement de la borne de jeux est aujourd'hui très difficile. D'ailleurs, généralement quand on trouve des bornes d'arcade une autre activité n'est jamais loin : cinéma, bowling, voire vente de jeux ou restaurants. Les gens ne se déplacent plus vraiment pour aller jouer. Ils ont leur console chez eux. S'ils y vont, c'est pour utiliser des simulateurs qu'ils ne pourraient pas posséder en temps normal, ou parce qu'il y a un tournoi, chose que le VS Fighting et  notamment Street Fighter IV a su lancer dans sa proportion dans nos contrées.

On parle ici de marginaux (même si la Tête dans les nuages se targue d'être la plus grande salle d'Europe). Ce qui se produit ici en France, à savoir des bornes de jeux vidéo qui s'alignent les unes à côté des autres pour uniquement jouer, est un peu une exception (j'ajoute aussi avec le Japon, mais là-bas, le marché demeure très particulier, et n'en connaît pas moins la crise ; en outre les salles d'arcade alignent toujours d'autres types de machines que de la borne vidéo). Vous allez comprendre pourquoi.

Le jeu vidéo en arcade, mort et presque enterré

C'est un triste constat pour nous joueurs, mais un constat qu'il faut faire. Le jeu vidéo en arcade est aujourd'hui une denrée rare. Les nouveautés majeures dans la vidéo se font de moins en moins nombreuses, à tel point qu'un jeu qui sort sur borne d'arcade est un événement en soi. Elle tient lieu d'une considération économique. Fabriquer une plaque logique qui va abriter un jeu revient cher et est un investissement aussi bien pour l'éditeur que pour l'exploitant (celui qui va acheter la plaque et la mettre au service du public). Si on veut que cet investissement soit rentabilisé, il faut qu'il y ait des débouchés. Or la désertion des consommateurs couplée au coût nécessaire pour produire un jeu vidéo et sa maintenance rend la tâche aujourd'hui ardue si ce n'est impossible. S'insère alors un cercle vicieux où disparaissent les salles de jeux et jouer devient difficile.

Observez quand vous êtes dans une salle d'arcade et dites-moi un jeu sorti depuis un an qui s'y trouve. Si vous en trouvez plus d'un, je vous donne un carambar !

L'avenir de l'arcade

C'est bien simple, les éditeurs de contenus ne s'intéressent plus vraiment au jeu vidéo pour les salles de jeu. Il devient de plus en plus difficile de faire de l'argent avec. Jusqu'au début des années 2000, l'arcade avait toujours cet avantage sur les consoles et les PC : des graphismes et des plaisirs de jeux différents, rapides, instantanés, que l'on ne pouvait retrouver tout de suite chez soi, à cause du coût du matériel. Dans les faits, le jeu vidéo en arcade a toujours bâti son business modèle sur cette volonté d'avance et d'impossibilité d'avoir les jeux chez soi, depuis Pong jusqu'à aujourd'hui et les énormes simulateurs.

Néanmoins, cette façon de vendre les choses s'est érodée pour les consommateurs qui ont trouvé au fur et à mesure de l'évolution des machines domestiques des expériences similaires à la maison, sans avoir à se déplacer chez soi, d'autant plus qu'ils possédaient le jeu pour eux-mêmes (cela devient moins vrai quand même avec la dématérialisation ou quand un éditeur vous demande d'être constamment connecté sur le web pour pouvoir jouer et vérifier que vous êtes de gentils joueurs pas vilains pirates). Au final, une partie des gens ne veulent plus venir pour simplement jouer ou s'amuser dans les salles d'arcade. En outre, le coût d'une partie dans nos contrées parait incroyablement prohibitif.

Le jeu vidéo n'est plus l'avenir de l'arcade. Cette phrase peut sembler à la plupart des joueurs contradictoires tant jeux vidéo et arcade étaient devenus des notions synonymes ; l'apparition des premiers avait supplanté toute machine automatique s'y trouvant, à tel point qu'il en était devenu le roi des salles de jeu et des cafés. D'ailleurs, j'avais été surpris l'hiver dernier en observant des gens dans un bowling s'affronter pour savoir qui avait le plus de force ou qui tapait le plus fort avec un marteau. Pas un seul n'est allé tâter une des bornes de jeu présentes dans la salle (et il y avait du beau entre Rambo et Dance Dance Révolution) Aujourd'hui, ce qui ferait venir les gens dans les salles de jeux, c'est le... ticket !

Un ticket et une peluche SVP !

Attention, je ne dis pas n'importe quel ticket. En fait, il s'agit de collecter des coupons pour gagner un éventuel lot (peluche, porte-clef). Toutes les bornes y passent. Cette réalité, je ne la connaissais pas du tout jusqu'à un entretien que j'ai eu avec une ancienne ponte du milieu arcade en France en janvier dernier. Quand il m'a montré les diverses photos des catalogues étrangers, je me suis montré assez dubitatif. Je me trouve actuellement en Egypte et sur ce que j'ai vu, je dois dire qu'il avait vraiment raison.

Bon, vous me direz que l'Egypte n'est pas un pays comme la France, la majorité de sa population est pauvre et n'a pas forcément accès aux divers besoins de la vie courante. J'ai été très étonné moi-même de trouver une salle d'arcade là-bas (je viendrai sur les façons qu'on a pour jouer aux jeux vidéo, c'est un peu étonnant pour nous  occidentaux !). Mais cette salle d'arcade était la description exacte que m'en avait fait la personne que j'avais rencontrée en janvier à savoir :

- Des tickets omniprésents

- Assez peu de bornes et plutôt en général des gros simulateurs qui prennent beaucoup de place
- Une prépondérance des jeux mécaniques, entre UFO catcher, des "jeux vidéo" à l'interface simplifiée (un bouton en général), des jeux où il faut montrer sa force en frappant avec un marteau ou son adresse, en marquant des paniers.

En France, on a simplement du mal à se rendre de la réalité du ticket, simplement parce que la pratique du jeu à gain est interdite par une loi de 1984, à l'exception des fêtes foraines...

Bref, suivez le guide !  

 

Vue d'ensemble de la salle d'arcade que j'ai rencontrée en Egypte. Les photos sont pris un peu à la volée...

Parmi les bornes jeux vidéo, j'ai compté Ford racing, un Time Crisis 4 dans sa version double écran, un House of Dead 4 tout riquiqui, et une simulation de moto (photos ci-dessous)

Il y avait aussi quelques jeux au gameplay plus simplifiés et qui étaient construit sur la remise du ticket en fonction du score effectué :

Et voici l'indécrottable Frogger dans une version parue en 2011 je crois. Rien que pour AHL, je ferai un test tien :p Notez en haut à gauche de la photo combien de tickets vous pouvez gagner avec cette borne. 

Enfin on trouve les bornes électro-mécaniques que j'avais évoqué plus haut :

Avec le marteau, il faut une sacré force pour gravir les sommets ! Notez l'UFO catcher et la machine où il faut pousser des pièces pour gagner en arrière-plan.

Et un petit Air Hockey pour la route. Bon pas de ticket à gagner quand même, mais je trouve ce jeu toujours fun à jouer et il est encore aujourd'hui l'un des plus faciles à rentabiliser pour une salle de jeu. Ce qui est loin d'être le cas pour un jeu vidéo. 

Bref, je ne pense pas qu'on voit arriver pour l'instant ce genre de bornes à tickets en France, sur un marché qui est en train de mourir. Les débouchés de l'arcade sont les pays émergents, là où les gens ne peuvent pas posséder chez eux de consoles de jeux. L'apparition de tels tickets vient tout de même changer l'esprit du pourquoi on va dans une salle d'arcade : plus s'amuser, plus par pur jeu de faire péter le hi-score, mais gagner un gain. 

Je conclus par une anecdote amusante. J'ai eu le temps de tester un seul jeu musical, où il fallait appuyer sur des gros boutons (j'arrive plus à mettre le nom sur le jeu japonais à l'origine du concept :/) pas vraiment folichon. Et là, d'un coup le jeu s'est arrêté. Et toutes les bornes ont fait de même. La salle s'est assombrie. C'était midi, l'heure de la prière O_O

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Fin novembre. Malgré mes maigres moyens, je n'ai pas pu résister : me rendre à Toulouse depuis Lyon pour aller à la rencontre de celui avec qui j'ai joué à un tas de jeu quand j'étais plus jeune : Yu Suzuki !!

Une occasion unique. Comme tout le monde je suis venu avec mes Shenmue qui ont pris des petits coups pour l'occasion :

 

Et surtout, j'ai osé une folie : amener ma Dreamcast. Croyez-moi, se la trimbaler toute la journée de samedi, c'est quand même assez flippant. Surtout je me demande si la console a tenu le choc, je ne l'ai pas réessayer depuis. En tout cas, elle a pris un peu de couleur depuis (et peut être de la valeur)

Vous donnez combien pour le lot? :p

ps : je n'ai pas pu mettre avant ces photos tout simplement parce que j'étais parti très très loin :) Et j'en parlerai dans mon prochain billet d'ailleurs.

Voir aussi

Groupes : 
Shenmue
Jeux : 
Shenmue, Shenmue II, Shenmue I & II HD
Plateformes : 
Divers, Dreamcast
Sociétés : 
Sega
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Quelques semaines auparavant, j'ai eu de la chance de tomber dans une boutique parisienne sur des modems haut débit Game Cube et peu onéreux qui plus est. Belle aubaine me suis-je dit : l'été dernier je m'étais procuré lors d'une brocante un Game Cube avec un Mario Kart, ce qui fait que je possède en double le jeu et la console. L'occasion était donc trop belle et j'ai pu réaliser quelque chose que peu peuvent se targuer : jouer en réseau à Mario Kart Double Dash.

Voici le fameux modem haut débit dans sa boîte. Il s'agit en fait d'une version ricaine, les adaptateurs de ce genre ont été  commercialisés avec parcimonie en Europe du fait de la rareté de l'ADSL à cette époque et du peu de jeu commercialisé sur Game Cube utilisant le Net ou le réseau local. A noter que seul le modem haut débit propose le réseau local.

Et hop ! Sortie de sa boîte ! L'objet vient de perdre 50% de sa valeur. Rassurez-vous, ce n'est pas une figurine Star Wars :p

On enlève sous le Game Cube le plastique qui protège le port dédié à l'adaptateur haut débit.Le plastique du haut protège l'accès pour le modem bas débit (56k). Enfin le port série à droite sert pour le Game Boy Player.

Nintendo a vraiment bien pensé son objet : le modem s'insère parfaitement sous la machine, sans pour autant la dépasser.

On branche le cable Ethernet. Pour relier deux consoles entre elle, il faut qu'il soit croisé. Malheureusement, le mien ne l'était pas. J'ai dû passer par mon Hub pour que cela fonctionne. C'est d'ailleurs ce qu'il faut faire si on souhaite lier plus de deux consoles entre elle.

Lancez les deux consoles et les deux jeux, et ô surprise, le mode réseau apparaît sur l'écran titre.

Chargement en cours... Tout se fait automatiquement, rien à régler.

Et voilà deux consoles connectées entre elle :xmas:

Pour l'occasion, nous avons joué à trois (ce qui est soi-disant en passant faisable sur un seul écran). La grosse déception, c'est qu'il n'y a ni Mode Grand Prix, ni mode Bomb-bomb. Donc, nous avons de disponible le mode VS, les ballons et les étoiles. Ce qui est vraiment dommage, c'est qu'il n'y a pas de décompte des points. C'est un peu gênant en terme de compétition, parce que mine de rien, Mario Kart doit son fun à son esprit de compétition et au nombre de points que l'on fait. Mis à part ces défauts, le plaisir est toujours présent, le jeu ne souffre pas de ralentissement. Je suppose que ça doit être simplement énorme de faire des arènes à 8 :) J'espère que j'en aurai l'occasion (il faut trouver les joueurs là !)

Voir aussi

Jeux : 
Mario Kart : Double Dash !!
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Lors d'un mes précédents billets, je vous avais présenté ma collection de GBA SP AGS-101 fraîchement reçu. Mais je regrettais de ne pas pouvoir vous présenter les photos d'un jeu Game Boy classic ou Game Boy Color pour l'occasion. C'est chose réparée maintenant que j'ai retrouvé mon Zelda Oracle of Seasons. Enjoy !!

Le jeu ici fonctionne bien (rapprochez-vous bien de l'écran, vous verrez l'écran titre). C'est ce qu'on verrai sur une Game Boy Color classique, vu que celle-là ne possède pas de rétro-éclairage.

Rétro-éclairage avec une GBA Sp classique.

Même écran, mais cette fois-ci sans rétro-éclairage sur une GBA SP AGS-101. (La Pikachu pour celles et ceux qui l'auront reconnus)

Maintenant avec rétro-éclairage.

Scène de jeu.

Au départ, je croyais qu'on ne pouvait pas agrandir la taille de l'écran et qu'on devait reste avec le format timbre poste d'un jeu GBC. Pour autant, une simple pression sur L ou R permet en cours de partie d'agrandir ou de diminuer la taille d'écran de jeu. Cependant en agrandissant, les sprites s'en retrouvent légèrement déformés.

Maintenant il me manque plus que les photos d'un jeu Game Boy. Quelqu'un veut bien me prêter son Tetris? :D

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Hier soir j'ai eu l'heureuse surprise d'avoir reçu un colis que j'attendais depuis tout l'été en fait. Et ce dernier ne contenait pas n'importe quoi : un lot de Game Boy Advance SP AGS-101. Mais qu'ont-ils de si particuliers?

Eh bien vous allez le découvrir assez vite !!

En bas vous avez  mon bon vieux GBA SP que j'avais eu à l'occasion de la sortie de Final Fantasy Tactics Advance. La série derrière est marqué AGS-001. Toutes les autres en haut sont celles que j'ai reçues hier. Au passage, la machine avec PIkachu est une collector.

En apparence donc, ce sont toutes les mêmes GBA. Que nenni ! La preuve en image.

Eh oui, en lançant seulement le logo de la console AGS-001 (gauche) et AGS-101 (droite), on voit déjà une différence notable : l'écran de droite est beaucoup moins lumineux.  Autre expérience avec un écran titre de deux jeux que vous connaissez forcément :

:

Et maintenant, deux photos in game (à gauche FF V et à droite FF VI)

Et l'inverse maintenant donc sur les mêmes jeux, pour prouver que c'est bien la console de droite qui a un écran pourri !!

Alors ?? En fait, la série AGS-101 est une série de GBA SP qui est sorti en 2005, soit vers la fin de vie de la console, au Japon, aux Etats-Unis et en Europe. Nintendo avait alors décidé de remplacer l'écran du GBA SP par l'équivalent qu'on pouvait avoir sur le GBA micro et la Nintendo DS (même que je le trouve mieux qu'un écran DS Tank et on se rapprocherait plus de la DS Lite). Aux Etats-Unis, la mention était d'ailleurs explicite, mais valable uniquement pour certains modèles. En Europe, nous n'avons pas eu la même chance. Les quantités ont été extrêmement limités semblent-ils. Pis je dirai, il fallait avoir la main heureuse, parce que sur la boîte, il n'y avait pas de mention explicite du fameux numéro de série que seules certaines GBA avaient. Même aujourd'hui, c'est du vrai coup de bol de tomber dessus (ça m'est arrivé une seule fois en brocante cette année, mais j'ai appris la rareté de l'objet que peu après. Il faut dire que je m'étais gavé d'une Dreamcast à un prix trop indécent pour le dire ici).

Si vous tombez sur un modèle Surf-Blue, foncez ! Celui-ci est forcément AGS-101 !!

Bref, j'estime être chanceux d'en avoir un lot aujourd'hui :)

A noter qu'il existe deux niveau de luminosité. Le contraste est beaucoup moins flagrant qu'avec un GBA SP normale. A gauche, sans avoir mis la luminosité, à droite en ayant mis la luminosité.

J'oubliais, une dernière chose : pourquoi s'être échiné à trouver ses GBA? On peut jouer avec une DS Lite avec une aussi bonne qualité d'image !

Oui, je suis d'accord avec vous. Sauf que je n'aime pas avoir un écran vide quand je joue. Les batteries de la DS consomment plus que ceux de la GBA SP aussi. Et surtout, la DS n'est pas compatible avec les anciens jeux GB, alors que le GBA SP est compatible avec toute l'ancienne génération !! Et c'est (presque)* le seul Game Boy avec rétro-éclairage à faire ça. Donc en gros, on peut jouer à des vieux jeux GB avec un écran qualité DS Lite. Ce n'est pas la classe ça? :cool:

Pour finir, je serai éventuellement prêt à en céder une ou deux (sauf la Pikachu hein). Contactez-moi par MP pour ça ;)

* Je ne compte pas le Game Boy Light, qui a été disponible quelques mois au Japon à la fin de vie du GB monochrome.

Voir aussi

Plateformes : 
DS, Game Boy, Game Boy Advance, Game Boy Color
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Les zeux vidéo

Assez étrangement, personne n'a évoqué à ma connaissance le fait que le jeu vidéo d'arcade fête ses quarante ans cette année, et même dès ce mois de septembre. Peut-être suis-je précoce, parce que cela sera plutôt en novembre... Mais je pensais que des gens l'auraient au moins suggéré ou s'en seraient rendu compte. C'est d'autant plus surprenant pour la génération des 20 et 30 ans, voire celle qui est plus âgée ; elle, si prompte à célébrer un anniversaire comme ceux des Mario ou des Game Boy, n'y a même pas songé. Pourtant, il s'agit du moyen par lequel le jeu vidéo a été connu ou, du moins, celui qui en a permis l'accès pour tous, à une époque où les ordinateurs et les consoles de jeu n'étaient pas à la portée de toutes les bourses, avec en bonus des capacités graphiques et des sensations supérieures à ce qu'on pouvait avoir chez soi. En France, si on n'en parle pas ou si peu, ne serait-ce pas dû à la disparition des salles plus du tout enfumés?

Galaxy Game, premier jeu vidéo d'arcade

De façon générale, les gens pensent que Pong a été le premier titre d'arcade. Cela est faux pour une double raison. Déjà, les salles de jeux sont un phénomène bien antérieur à ceci. (Attention, je simplifie volontairement ici pour éviter de vous retrouver avec un article long de sept pages.) Difficile de le dater ; dès la fin du XIXe siècle existent des jeux électro-mécaniques dans des lieux dédiés qui se situaient dans des galeries marchandes (termes traduits en américain par arcade). De cette époque, beaucoup de concepts innovants sont nés et plus particulièrement dans les années 60 avec le Périscope de SEGA (j'y reviendrai un jour !) ou encore ce jeu de course, Bally Road Runner, qu'on prendrait pour vrai au premier abord.

La seconde chose à savoir, c'est qu'au moins deux jeux enfournés dans un meuble ont précédé Pong. Le premier, Galaxy Game, n'était disponible qu'à l'université de Stanford en septembre 1971. Conçu autour d'un mini-ordinateur, le PDP-11, le jeu était en fait une refonte de Spacewar, titre créé en 1961  et parmi l'un des tout premiers de l'histoire du jeu vidéo. La borne connut un certain succès, bien que limité au campus. A 20 000$ de cette époque, difficile de confectionner quelque chose qui soit rentable avec un tarif de la partie porté à 10 cents.

Galaxy Game peut être vu comme le premier jeu d'arcade. Néanmoins son caractère unique et non diffusable à l'époque empêche à mon avis d'atteindre entièrement ce statut.

Deux mois plus tard, au mois de novembre, paraît Computer Space. Mise au point par Nolan Bushnell, la borne possède deux particularités toutes bêtes, mais qui caractérise avec le meuble-écran et cartes électroniques le jeu vidéo d'arcade : le monnayeur (comme son aîné) et une réduction des coûts tels que la machine peut se diffuser facilement (processus d'industrialisation). Pour cela, Bushnell eut la bonne idée de supprimer le processeur (10 000 $ en moins sur la facture) et de produire une carte mère avec un système logique sans RAM ni ROM, le tout relié à une télé.

A l'origine de Computer Space...

Computer Space, tout comme son prédécesseur méconnu Galaxy Game, est l'adaptation de Spacewar ! auquel Buhsnell avait joué dans prime jeunesse, en 1965 lorsqu'il était à l'université de l'Utah. Au commencement, nous avons un programme forgé par des étudiants du MIT entre 1961 et 1962 (la première version jouable du jeu date de février 1962. Celui-ci est quasiment terminé fin avril de la même année). A partir de ce moment, le jeu a été sans cesse amélioré. Par exemple, au lieu d'apparaître aléatoirement, les étoiles, de simples points blancs sur l'écran, sont organisés comme le sont dans la nuit entre 22.5°N et 22.5°S, leur luminosité est même prise en compte.

Spacewar! est un titre à l'origine de bien des vocations à l'époque.

Quand le jeu arrive à la fin de son élaboration, il rencontre une telle popularité au sein de la faculté que son utilisation fut limitée à certaines tranches horaires (déjeuner et après 17 h). Il faut dire aussi que le PDP-1 ordinateur sur lequel était programmé le jeu prenait beaucoup de place et coûtait la bagatelle de 120 000 $ à cette époque. Bon allez, je suis sympa, je sais que vous en mourrez d'envie : jouer à un jeu sur un ordinateur qui vaudrait plus de 800 000$ aujourd'hui. C'est par ici que ça se passe !

Un rêve : remplir des salles entières de Computer Space

Visionnaire, Bushnell le fut en tentant de rendre accessible aux masses ce jeu. Il le refaçonne, fait en sorte que le jeu fonctionne sur une machine à bas coût et s'associe avec un fabricant de machines d'arcade. Résultat : pas moins de 1500 meubles sortent des chaînes. Le rêve de remplir des salles entières de Computer Space était enfin possible.

En payant une simple partie 25 cents, le joueur avait droit à 99 secondes de jeu dans lequel il manoeuvre une fusée qui doit détruire deux soucoupes volantes avec des missiles. Chaque touche donne droit à un point et si le joueur parvient à dépasser le score de ses ennemis, le jeu passe en mode « hyperespace » et propose un temps bonus.

Toujours se souvenir que les premiers jeux étaient très simples et en noir et blanc !

Las, le jeu se révèlera trop compliqué et sera un cuisant échec commercial. Ceci va donner matière à réfléchir à Bushnell, notamment sur le fait de rendre son prochain jeu beaucoup plus simple, en particulier sur les contrôles. Pong naîtra donc en partie de l'échec de Computer Space (l'autre partie, c'est qu'il s'agit d'une inspiration directe d'un jeu de la Magnavox Odyssey, première console de jeu vidéo sortie peu avant Pong). Immense succès, il lance véritablement toute l'industrie vidéoludique. Au final, tout ceci explique certainement l'amnésie collective qui gravite de Computer Space.

Une certaine vision de l'industrie

Je conclurai de façon assez sommaire par une réflexion. Si la vision de Nolan Bushnell a prévalu dans l'industrie jusqu'au milieu des années 90, à savoir des lieux où les joueurs se rassemblaient pour jouer à des titres toujours plus impressionnants et comportant des idées nouvelles, on peut dire aujourd'hui que cette manière de voir les choses a malheureusement vécu. Le modèle de l'arcade est en crise. En France, le nombre de salles doit pouvoir tenir sur les doigts de ma main, plus quelques orteils. Au Japon, le réseau jadis si important s'est beaucoup réduit. Seuls les pays émergents pourraient apporter un nouveau souffle, et encore, il n'est pas dit que les gens de là-bas ne sautent pas la case salles de jeux pour la case console directement, voire portable ou MMO.

Sur la photo, on peut vraiment se demander si la jeune femme est une naine vu la grandeur de borne.

Je pense qu'on est vraiment proche de la vision de Ralph Baer, à savoir qu'aujourd'hui le jeu vidéo, c'est une machine chez soi, avec un système limité. Pour combien de temps encore? Déjà ce modèle montre des fissures, avec le jeu qui s'exporte sur des machines à tout faire (les téléphones portables), des mises à jours récurrentes des firmwares des consoles actuelles et des systèmes dématérialisés (On-live, t'entends !). Mais une génération au moins sera nécessaire, soit une bonne décennie. Ce qui demeure certain, c'est que nous ne verrons plus de cabine aussi kitsch que celle de Computer Space. Ca c'est sûr, elle appartient définitivement à l'Antiquité du jeu vidéo et se perpétuera pour toujours comme un point zéro, le départ d'une véritable épopée. 

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Édito

Il est toujours difficile de créer un blog quand on est à son cinquième ou sixième. Parce qu'à chaque fois, faut refaire la peinture, faut trouver l'hébergeur qui vous plaira, et pis faut la motivation et la bonne idée pour faire tout ça et enfin faut lui donner du grain à moudre. Blog sans article périclite !

Donc, autant dire que c'est toujours une galère invraisemblable d'être le démiurge d'un journal intime interactif ! Mais voilà qu'il existe Gameblog, un site où se trouvent des gens qui me ressemblent plus ou moins. Je ne suis pas un vieux routard, d'autres ont plus de bouteilles que moi, mais j'ai débuté avec un videopac y a une vingtaine d'année. Après, je n'ai jamais réussi à décrocher du paddle. Et après, j'ai connu pas mal de choses, jusqu'à ma petite DS crimson que peu de Français doivent posséder (ahaha !)

Bref, je ne suis pas là pour raconter toute ma vie, mais pour le blog, Miscellaneous. Celui-ci aura certes pour vocation de parler de jeux video, mais surtout d'aller au-delà de ce qu'est la vie du joueur. Je veux dire, après tout ce vécu, on se rend compte qu'il existe tout un monde gravitant autour du jeu vidéo, qu'il existe toute une culture autour. Là se trouve le coeur de ce blog, qui a pour but de faire partager des expériences, des connaissances et aussi des choses que j'apprécie, qui ne sont pas forcément proches du jeu vidéo, mais que c'est bon parfois de mettre le nez dehors !

Ainsi se justifie le titre de ce blog : en rassemblant des choses diverses et variées, j'ose défendre une culture du jeu vidéo, comme il peut exister une culture du cinéma ou de la bande dessiné. C'est de cette manière qu'on peut se doter d'une défense face à certaines inepties (ce n'est pas parce qu'on a viré Jack Thompson qu'elles ont disparu !) et dire simplement : on existe !

Alors, en espérant que la lecture des futurs articles vous plaira,

Bienvenue sur Miscellaneous !

Ps : il existe une autre raison pour le titre Miscellaneous. Pour l'instant, elle reste cachée et sera dévoilé en temps et en heure (disons quelques mois...)

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