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Par Quetzal Blog créé le 13/10/10 Mis à jour le 25/02/16 à 16h07

Miscellaneous adj.(du latin miscellaneus, mot anglais pouvant être traduit en Français par divers) : Qui possède diverses caractéristiques, capacités, voire apparences.

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Rue___Kyoto

 

Le jour J était enfin arrivé. J'allais pouvoir voyager à travers le Japon grâce à mon passe pour le train. Ce dernier mérite qu'on s'attarde un peu ; un étranger doit toujours en avoir un pour voyager. 
Au Japon, voyager, même en train, coûte une fortune. Ainsi, si vous souhaitez traverser l'île d'Honshu l'île principale), vous devez compter rien que pour un aller en Shikansen environ 50 000 yens, soit la bagatelle de 312 euros, et ce pour un aller. Imaginez la tête que nous ferions si un Lille-Montpellier coûtait 300 euros en TGV en France et rien que pour un aller. Pas sûr qu'il y aurait beaucoup de monde qu'il le ferait (sauf peut-être pour retrouver son amoureux de l'autre côté :p D'ailleurs ça coûte combien un Lille-Montpellier ??). Même, aller à Tokyo pour quelqu'un qui habite la cambrousse revient aussi cher que de partir à l'étranger. Prenons l'exemple du métro. En France, quand vous prenez un ticket, vous avez accès à tout le réseau des transports en commun que dessert la compagnie. Au Japon, les règles changent. Le prix du ticket de métro va dépendre d'où vous allez. Cela demande de regarder à chaque fois la carte du métro pour savoir combien il va falloir payer, sachant que l'addition grimpe vite à 2 ou 3 euros pour un trajet. Et ne comptez pas sur des tickets spéciaux pour la journée ou des tarifs réduits parce que vous êtes pauvre touriste. Le mieux sinon sera de marcher encore et toujours. Et je ne parle même pas de l'avion. La concurrence ne semble pas encore trop exister (deux compagnies principales : ANA et JA), les lowcost n'ont pas encore foulé le sol nippon. À la limite, on peut les comprendre, les taxes d'aéroport comptent parmi les plus élevés au monde (l'aéroport du Kansai sis sur une île artificielle est le plus cher). Tout ça pour dire que voyager au Japon revient cher.
Heureusement, le Japon n'est pas le Far West et dispose du meilleur réseau ferré au monde. La plupart des localités sont desservies par le train, même les plus petites, ils sont que très rarement en retard (si le Shikansen est en retard, c'est très exceptionnel), on trouve toujours un agent prêt à vous renseigner en baragouinant quelque peu l'anglais et enfin, les grèves sont une inconnue autant que je sache. Et tout ça pour dire que si vous partez sans passe au Japon et que vous voulez voyager à travers le pays, j'espère que vous êtes plein aux as. Le passe permet de voyager sur une durée 7 à 21 jours et coûte entre 180 et 380 euros. J'ai pris l'intermédiaire, soit 14 jours (280 euros). Cela permet de voyager de jour (il y a peu de train non couchette qui circule la nuit) avec des réservations gratuites (et oui, il faut même payer les réservations au Japon, pour un confort équivalent à ceux qui ne réservent pas  O_O) sur toutes les lignes de la Japan Rails, y compris le Yamanote à Tokyo, un train de banlieue qui fait le tour de la capitale et qui est bien pratique parce qu'on risque pas de se perdre. Le JR pass vaut vraiment le coup. Voilà je clos cette longue aparté qui peut servir à quiconque se rend au pays du Soleil levant.
Me voilà donc enfin dans le train de nuit qui me mène à Sapporo. Le guichetier a été plutôt sympa (ou il fait une erreur), j'ai eu droit à un wagon couchette, ce qui ne se reproduira jamais durant mon voyage. Le lendemain, après une nuit moyenne à dormir sur un futon (le wagon était en un style japonais), me voilà à ma première étape : Sapporo

 

Sapporo :

Ancienne_manufacture_de_la_bi_re_Sapporo

 

Ancienne manufacture de la bière Sapporo

Arrivé très tôt à Sapporo, je me retrouve face à un office du tourisme fermé. Bonjour le casse-tête pour trouver les monuments essentiels de la ville. J'arrive à trouver dans la gare une grosse carte qui me permet de visualiser à quoi ressemble la ville. Il n'est que 6h30 du matin. Je me rends donc au parc de l'université, situé pas très loin de la gare afin de piquer un petit somme sous le soleil frais de l'été. Après m'être reposé, je retourne à l'office de tourisme pour prendre les informations nécessaires. 
Sapporo est une ville jeune, dans le sens où elle a été bâtie récemment. On y trouve assez peu de monuments historiques, à l'exception notable d'une tour de l'horloge.

tour_de_l_horloge___Sapporo

N'empêche que le cadre de vie est très agréable, il existe de nombreux parcs, dont une avenue verte qui débouche sur la tour Eiffel locale, alias la tour de Sapporo. On y trouve de nombreuses échoppes en tout genre. Ça me fait penser que je dois raconter cette anecdote. En passant devant une boutique, je vois sur la devanture des jouets Gundam. Je me dis : « Tiens, un magasin de mangas, autant jeter un coup d'oeil pour voir si je trouve quelque chose d'intéressant ». Je rentre dedans et après avoir passé la devanture, je me retrouve dans un magasin de Dvds porno. Oui d'accord, autant faire retraite je crois, même si une actrice semble faire des dédicaces en bas de la boutique (je veux pas savoir comment...). On compte aussi de nombreux restaurants dans la ville et certains même proposent du Gengis Khan. C'est un plat à base de mouton grillé et assez abordable. Il existe même des formules à volonté pour 15euros. On en mange autant qu'on peut en 90 minutes. Ce n'est pas cher du tout, la viande rouge est un mets de luxe au Japon (j'ai eu l'immense honneur de tester du boeuf de Kobé, imaginez des vaches qu'on masse, qu'on lave au jet d'eau et qu'on nourrit à la bière ; c'est délicieux, mais hors de prix aussi). On donne même une bavette pour manger en toute sérénité. Manger du Gengis Khan, c'est gore ! Diablement délicieux.
Sapporo est connu aussi pour sa bière éponyme. On peut « visiter » l'ancienne manufacture qui a été réhabilitée en mall. D'ailleurs, on peut manger là-bas le Gengis Khan, mais j'ai préféré un autre restaurant en centre ville.
Le soir, après avoir dépensé mes pièces de 100 yens dans une salle de jeu (je me suis fait refoulé d'ailleurs ; il faut savoir que dans les salles nippones, il existe des salles exclusivement réservées au public féminin, interdit d'accès aux hommes non accompagnés T__T). Je pars pour l'extrême nord du Japon : Wakkanai !

 

Wakkanai :

Tour_de_la_paix__Wakkanai

 

Wakkanai est le dernier grand centre urbain avant d'atteindre les deux caps nord qui délimitent Hokkaido. Pas grand chose à voir apparemment là-bas, à l'exception d'une mer glaciale et d'une bise qui refroidit considérablement l'atmosphère. Il est prévu que je n'y reste qu'une demi-journée avant de revenir sur Sapporo. En me rendant là-bas, je ne savais pas trop sur quoi j'allais tomber. Pourtant je dois le reconnaître que j'ai été content de m'y rendre, rien que pour la belle vue qu'on pouvait avoir à partir de la tour de la Paix, située juste derrière la ville, et qui comprend un musée très intéressant sur la vie des autochtones. Il est possible de voir au loin, par temps clair, l'île de Sakhaline, actuelle possession russe. D'ailleurs, l'influence russe est visible à Wakkanai. Les panneaux ne sont pas en romanji (caractères latins) pour la plupart, mais en cyrillique. Une visite sympa, même si s'attarder plus d'une journée là-bas signifie l'ennui. L'après-midi, je retourne sur Sapporo en train. La lumière du jour me permet de profiter des paysages de l'île que je devrais quitter le lendemain.

 

Hakodate :

 

Après avoir dormi à Sapporo, je me rends très tôt le matin à la gare afin d'aller à ma dernière étape sur Hokkaido : Hakodate.  
Cette ville, la plus ancienne de l'île fondée au XVIIème siècle sur ce qui était alors appelé les Territoires du Nord par les Japonais, a une forme d'éventail. Il s'agit aussi une des premières villes qui s'est ouverte à l'occident, comme viennent le rappeler de nombreux monuments dans la ville, tels que les diverses églises chrétiennes ou les lieux de commémoration (square du Commodore Perry) et les vieux entrepôts.

Old_Warehouse___Hakodate

La ville m'a semblé très agréable et la vue du mont Hakodate est époustouflante. On voit vraiment la forme d'éventail de la ville et la vue s'étend loin à l'horizon. Et la grimpée du mont est assez facile, pas plus de 3 heures aller-retour. J'ai beaucoup marché il faut dire à Hakodate. J'ai cherché pendant deux heures le monument dédié au Shisengumi, les derniers samouraïs japonais (Kenshiiiiiiiin). Ce dernier est assez excentré et bien caché. Mais ç'a été un véritable bonheur de voir la mémoire de ces guerriers, victime de la modernité, encore honorée.

Shisengumi___monument_Hakodate__2_

J'ai pu me faufiler dans le cimetière des étrangers. (Scoop : ça va me servir comme matériel pour Animae perditio ^^). La nuit était alors déjà venue et il fallait vite prendre le train de nuit pour la belle des étapes : Nikko.

 

Nikko :

Le_pont_Shinkyo___Nikko

 

C'est sous les cordes que j'arrive à Nikko, une pluie qui ne s'arrêtera que sporadiquement au cours de la journée. Mais pour une fois, on ne va pas s'en plaindre. La pluie a donné un cachet particulier aux monuments grandioses du centre de Nikko, une atmosphère zen qui nous dit : voilà, nous sommes au Japon. Nikko est très connu au Japon, moins par les étrangers. Moi même je n'ai entendu parler de cette ville qu'en m'y rendant. Là-bas on y trouve un immense temps avec un énorme Bouddha doré, les tombeaux du premier et du troisième shogun des Tokugawa (le premier, Ieyasu a réunifié le Japon lors de la bataille de Sekigahara en 1600, le troisième ferma le pays aux étrangers) et d'autres temples plus mineurs, dont un temple pour l'amour (c'est un temple assez éloigné du centre d'ailleurs où il faut une pierre entre les trous du torii et que ça atterrisse dans une vasque de l'autre côté ; si on réussit, l'amour est assuré. J'ai essayé, mais pour l'instant, ça n'a pas marché.) Mais c'est surtout le tombeau des shoguns qui impressionnent le plus, avec de magnifiques sculptures (dont les fameux trois singes), des dorures à en perdre la tête et des bâtiments de stockages qui vous font dire que les moines sont des gens très sobres.

offrande_de_sak____Nikko

Une petite aventure m'est arrivée à Nikko : j'ai perdu mon portefeuille. Fort heureusement, je ne l'avais fait que l'oublier sur le présentoir d'une échoppe d'un temple. Je le récupérais assez vite, intact. Tout ça pour dire qu'au Japon, si vous avez perdu un objet, vous avez toutes les chances de le retrouver. On peut même laisser son sac en pleine rue, pour aller faire une course, personne ne viendra vous le chiper. Incroyable, non ?
Par contre, pour faire la fête, ce n'est pas l'endroit idéal, tout ferme après 22h. C'est mort de chez mort. J'avais rencontré un Français, on a essayé de faire quelques bars, mais pratiquement rien n'était ouvert après cette heure « tardive ». Tant pis, le lendemain, il faut se lever pour aller à Tokyo, j'ai rendez-vous au musée Ghibli à midi pétante.

 

Tokyo :

Ueno_la_nuit__c_est_psych_d_lique

 

Ah Tokyo, ville du futur qui reste plongée dans la tradition. Je pense que c'est la meilleure définition qu'on peut donner aujourd'hui à la capitale du Japon. C'est l'impression que j'en garde, même si je ne suis passé que deux jours (pour découvrir Tokyo, quatre bonnes journées s'imposent).
Arrivé à la gare Centrale de Tokyo, la pluie qui m'avait si bien accompagné à Nikko me poursuit. Mon départ de Nikko s'est d'ailleurs fait avec quelques éclats de rire. Dans le Shikansen qui m'emmenait à Utsunomiya (il n'existe pas de directe Nikko-Tokyo), j'avais osé manger un sandwich pour mon petit déjeuner. Il faut savoir que manger en public dans le train pour de courts trajets ne se fait pas tellement, c'est un peu malpoli. Pour moi, ça passe, je suis étranger (oui on a droit à faire beaucoup de choses en tant qu'étranger). Mais si j'étais un japonais, j'aurais été raillé. 
Je parviens à Tokyo et cherche d'abord un hôtel près de la gare. Malheureusement, après l'avoir cherché et demandé de l'aide, j'apprends que l'hôtel est en réhabilitation. Tant pis, il est déjà l'heure de se rendre au musée Ghibli. Je vais prendre le train de banlieue qui m'y emmène. Au passage il faut prendre un escalator. Le Japon est un pays bien ordonné et tout être dans le rang. C'est la même chose quand on prend les escalators. Les gens forment une file afin de laisser passer les plus pressés. Le sens de la file dépend de la ville. A Tokyo c'est à gauche, à Osaka, à droite. Et vu que je ne l'avais pas remarqué, un japonais devant moi me saisit par les épaules afin de me remettre dans le rang. C'est assez violent quand même. 
J'arrive donc au musée Ghibli. Là je rencontre un Japonais et sa petite amie taiwanaise qui m'aideront par la suite à me dénicher un hôtel. Que dire du musée Ghibli ? C'est en fait un espace assez petit, pas un parc d'attractions (il y en a une : c'est le chatbus réservé aux écoliers ; mais moi aussi je veux monter T___T), mais un vrai musée dans le sens où des croquis, des objets sont exposés. Et avec le ticket d'entrée (6 euros), on a le droit à un moyen métrage (30 minutes) en Japonais uniquement. J'ai eu droit à l'histoire de gamins qui construisaient un bateau et qui partait pêcher une baleine. C'était bien marrant et assez bien réaliser. Le musée vaut le coup si on est fan de Miyazaki (il y assez peu de choses de montrer concernant Takahata) et qu'on achète son billet directement son billet au Japon, une vraie gageure, car il faut passer par un Combini, choisir exactement ses dates et l'heure précise à laquelle on vient. Mais c'est vite récompensé : le billet vaut 6 euros là-bas, 40 si on passe par un tour opérateur en France. Le calcul est vite fait.

Ghibli_museum

Musée Ghibli dans la banlieue de Tokyo

Le soir, une fois installée dans un ryokan assez bon marché (60 euros la nuit tout de même) non loin d'Ueno, j'en profite pour faire une petite escapade nocturne dans le parc, histoire de voir à quoi il ressemble avant de rentrer tôt : le lendemain il faut se lever pour aller à Tsukiji, le plus important marché aux poissons du pays. Je m'y rends sans trop de problèmes en métro, bondé certes, mais qui fait aussi office de sèche-cheveux . Le marché de Tsukiji est une bonne expérience à faire, l'occasion de voir à quoi ressemble le thon, mais aussi de manger à l'oeil des sashimis de toro et de voir des vivisections d'anguilles. 
J'enchaîne après par le jardin des Shoguns, situé à deux pas d'où je prends une navette fluviale (Edo de son temps était une véritable Venise) pour me rendre à Asakusa ; Là se trouve un des temples les plus populaires de Tokyo qui emmène sur une rue touristique très animée et couverte, où plein de souvenirs peuvent s'acheter.

Asakusa___Tokyo

Rue Asakusa

En m'éloignant un peu, je réussis à trouver une petite boutique où se vendent des reproductions faites main d'estampes. Séduite par une, qui coûte la bagatelle de 10 000 yens tout de même (j'ai fait baisser le prix après négociations, un exploit au Japon), je ne résiste pas à me l'acheter. Elle a été produite par un célèbre auteur apparemment du quartier apparemment, Nago, si des gens connaissent.
En sortant, je jette un coup d'oeil sur mon guide et là je remarque qu'il faut que je me dépêche. Sinon, je ne pourrais pas aller au jardin impérial qui ferme ses portes à 17h. En outre, il est fermé le lendemain, le vendredi. C'est un beau havre de paix situé en plein coeur de Tokyo et qui aurait la valeur de la Californie si l'empereur s'était décidé à le vendre avec le palais lors de la spéculation immobilière à la fin des années 80. Seule une partie des jardins sont accessibles au public, le reste n'est ouvert que le jour de l'an et le jour de l'anniversaire de l'empereur (le 26 décembre si je ne me trompe pas). Ça fait peu de fenêtres pour visiter quelque chose qui doit être majestueux.
Le soir, je rentre crevé, mais ça ne m'empêche pas d'aller dépenser mes piécettes de 100 yens dans certaines fentes. Je me fais bien laminer à Virtua Tennis 3 au passage (et dire que je me débrouillais trop sur VT 2 sur Dreamcast T_T).
Dernier jour à Tokyo et il va falloir faire le maximum, j'ai un train qui m'attend le soir pour Kyoto. Le matin, je me rends à Ueno. Je vais voir d'abord le zoo (il aura son sujet consacré ^^) et j'enchaîne avec le musée national de Tokyo, un musée, qui malgré ses belles pièces, se révèle inintéressant par le manque de traduction des écriteaux concernant les objets. Ainsi, pour un kimono, on verra écrit un très long texte japonais de plusieurs lignes, alors qu'en Anglais on verra marqué kimono, 16ème siècle. Très instructif je trouve. Le seul avantage que j'ai trouvé à cette visite est d'avoir pu utiliser pour la première ma carte ISIC, qui n'a jamais marché jusqu'à présent dans les musées où je m'étais rendu. Très internationale la carte ISIC et chère pour ce qu'elle rapporte. 
Je pars assez vite du musée afin de me rendre au plus vite à Ginza. On se croira dans une ville américaine, avec tous les immenses gratte-ciel qui intègrent le siège de compagnie et de magasin. Je me sentais vraiment touriste ici, avec mon accoutrement de voyageur, face aux salaryman en costard cravate qui défilent, l'expression figée, devant moi. On peut faire des achats à Ginza, si bien sûr on veut vite vider son porte-monnaie. Donc, à part faire du lèche-vitrine, vaut mieux pas trop rester.

Ginza___Tokyo

Ginza

J'ai le Saint des Saints qui m'attend, que dis-je La Mecque, la Caverne d'Ali Baba, celle dont tout joueur, geek rêve de fouler un jour le sol en le baisant mille fois, l'endroit qui me fait rêver depuis qu'un Console + en avait fait un reportage au début des années 90, Akihabara ! À peine arrivé, je me perds dans les petites allées de la gare où se vendent divers composants électroniques, allant du vieux baladeur à l'autocuiseur de riz en passant aux divers câbles et bien sûr, les mangas et les jeux vidéo. Et là, on a que l'embarras du choix.

Akihabara___Tokyo

Akihabara

Les tarifs peuvent paraître un peu plus chers que si on se rendait dans une autre boutique dans le pays, mais on a que l'embarras du choix. On trouve tous les jeux (j'aurai tant voulu me dégoter ce Radiant Silvergun à 200 euros sur Saturn T_T) et des boutiques de mangas à tire-larigot, occupant des buildings entiers. On trouve même des boutiques spécialisées uniquement dans un genre, comme une boutique uniquement dédiée à Gundam, ou aux figurines d'héros de mangas. Que de choix ! Dommage que mon porte-monnaie ne pouvait pas suivre, sinon je me serais vraiment fait plaisir. Mais mon voyage devait continuer vers d'autres cieux, vers l'ancienne capitale de l'Est.

 

Kyoto :         

 

Jeunes_filles_en_kimono___Kyoto

Ma journée à Kyoto ne fut pas de gaieté de coeur. Il a plu comme vache qui pisse. Or il m'aurait fallu un vélo pour me déplacer dans la ville. Impossible de pédaler sous cette averse qui s'étalera tout au long de la journée. J'ai de la chance de trouver un hôtel pour la nuit. Je n'avais pas réservé. Or j'arrive au début du Gion matsuri, un des festivals les plus importants du Japon, qui se  concluent par un défilé de char. C'est l'occasion la nuit tombée de profiter de tout ce qu'un festival japonais peut offrir. Tir à la carabine, pêche de poisson rouge et manger, manger jusqu'à plus faim. Je me suis fait plaisir, j'ai goûté énormément de choses. C'est aussi agréable de voir beaucoup de monde en kimono, surtout ceux des filles qui sont vraiment mignonnes dedans. Mais à part ça, et voir la plus grande pagode du Japon et le château shogunal, je ne m'attarde malheureusement pas dans l'ancienne capitale. Et pourtant, j'aurais bien voulu faire un tour chez Nintendo, histoire de voir ce qui vont nous faire sur Wii.

 

Himeji :

Chateau_d_himeji

 

Himeji est une ville située dans le Kansai qui possède un attrait de taille : le dernier château de l'ère féodale qui n'a pas été détruit par un incendie ou un bombardement et qui est tel quel depuis 5 siècles (bien qu'il ait été restauré une cinquantaine d'années auparavant). Le « héron blanc » comme l'ont surnommé les Japonais parce qu'il rappellent un héron qui prend son envol. Le château est un superbe site. Il est vraiment bien préservé et ses murs en éventails sont réputés pour être les meilleurs qui existent. Bref, ce château mérite beaucoup de superlatifs, laissons les photos parler.

 

Nara :

 

Première capitale du Japon, Nara se distingue par son complexe de temples. Dans l'un d'eux, on peut trouver le plus grand bouddha du Japon. Cette ville se distingue pour moi aussi parce que j'ai paumé mon appareil photo ici. Donc presque pas de photos sur le reste de mon voyage. Heureusement que j'avais pris un appareil à pellicule. Ce qui est bien à Nara, c'est qu'il y a des hardes de biches et de  qu'on peut caresser et nourrir. On dit que ce sont des kamis. Cela ne les empêche pas de déféquer à l'entrée du temple et de toujours demander à manger.  Je crois qu'à Nara, j'ai attends ma dose de temples, je n'attends qu'une chose, partir pour Nagoya.

 

Nagoya :

 

Nagoya n'est pas une ville très intéressante pour le voyageur. Le château a l'air beau avec sa couleur noire. Nonobstant, une fois qu'on a vu Himeji, pas la peine de s'arrêter sur cette reconstitution (le château a été détruit par les bombardements américains lors de la Seconde Guerre mondiale.) À moins de vouloir visiter les usines de Toyota qui sont dans la région. Si je suis venu à Nagoya, c'était pour rencontrer une connaissance de mon village, voir comment ça allait. Et puis, il a fait un acte de folie, acheter une Playstation 3. Je le compris. Entre 300 euros ici et 600 en France pour le modèle, ça serait dommage de s'en priver. C'est une bonne occasion pour tester la bête et voir qu'elle en a sous le capot. Le soir, par souci d'économie et sur conseil de mon ami, je me retrouve à dormir dans un manga café. C'est pas cher, les chaises sont confortables, on peut surfer sur Internet de façon illimitée et les boissons chaudes le sont aussi (j'ai abusé de chocolat chaud). On peut même prendre une douche si on le souhaite. C'est ce que j'ai fait le lendemain matin, avant de partir pour Hiroshima.

 

Hiroshima :

 

Hiroshima. Première ville dans l'histoire de l'humanité à avoir été bombardé nucléairement. C'est ainsi que la visite dans le musée dédié à la bombe atomique et le bombardement débute. Le musée est très intéressant, on peut voir énormément de témoignages sur ce qui s'est passé, comment la ville se prend pour contester la prolifération nucléaire, on peut toucher des objets des victimes et surtout on s'en horrifié face à tant d'horreur. On se met à détester l'humanité. Si c'est l'effet recherché par le musée, il est particulièrement réussi. Au-delà s'étend le parc de la paix, de quoi se reposer après avoir été bouleversé. Je ne suis resté qu'une après-midi à Hiroshima, ville qui est très bien reconstruite aujourd'hui. Vite de l'air frais ! Direction Miyajima.

 

Miyajima :

 

Miyajima est une île quasiment subtropicale non loin d'Hiroshima. On y accède grâce à un ferry que prend en charge le JR pass. J'y parviens de nuit. Cela n'empêchait pas de voir, durant la traversée, une mer blanche de méduse. L'île est un sanctuaire qui est symbolisé par l'immense torii à son entrée. Il est interdit de mourir et de naître sur l'île. En arrivant de nuit je cherche un restaurant. En vain, il est à peine 22h et déjà tout est fermé. Cette nuit, j'ai décidé de la passer à la belle étoile, je commence vraiment à être juste au niveau de mon budget. C'est ce que je fis, non savoir pris une bonne bière dans un distributeur automatique. Eh oui, ce qui est bien auu Japon, c'est que même dans le coin le plus paumé, on est quasiment sûr de trouver un distributeur de boissons fraîches, parfois de bière et même des boissons chaudes comme du café en cannette ou encore des nouilles instantanées. Au Japon, si on a quelques piécettes de 100 yens sur soi, on est quasiment sûr de ne jamais mourir de faim. 
Le lendemain, je me balade un peu sur l'île. Je passe à pied sous l'immense torii alors que la veille même, la marée faisait que les bateaux pouvaient passer dessous. Je me décidais à faire une petite randonnée qui me conduit au sommet de l'île. Ma surprise  vient en descendant de la montagne. Pour la première fois de ma vie, je me retrouve nez à nez avec un groupe de singes sauvages. Pas trop méfiant, il se laisse bien approcher à quelques décimètres. C'est par cette belle image que mon tour du Japon se termine. Le midi, je me suis fait plaisir en prenant un plateau d'huîtres frites, glacées et chaudes pour moins de quinze euros la vingtaine d'huîtres. Délicieux ! Et l'après-midi, me revoilà dans le train pour Kanazawa. J'aurai voulu m'arrêter plus longtemps dans cette ville qui a l'air vraiment sympathique. Malheureusement, je n'avais pas de train de nuit pour rentrer après sur Akita, la ligne ayant été coupée suite à un tremblement de terre à Niigata. Donc j'ai dû prendre le train plus tôt que prévu pour arriver en soirée à Takanosu.

 

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Carte_japon

Pour ceux qui se veulent une idée du voyage accompli... rouge représente la liason aérienne et le vert, mon tour en train.

Cela fait presque trois mois que je suis parti et si je n'avais pas eu mes examens de septembre à réviser durant le mois d'août, je crois que j'aurai eu un mal fou pour réatterrir. Je sens encore l'odeur moite, cette humidité ambiante quand vous sortez enfin de l'aéroport de Tokyo Narita, après la délivrance du visa temporaire (gratuit je vous rassure) et s'être fait contrôlé par les douanes. (NB les filles : laissez bien vos godes et autres à la maison, l'importation de magazine et d'objets pornographiques sont strictement interdits au pays du Soleil Levant. Mais comme nous verrons tout à l'heure, si vous pouvez pas vous en passer, c'est assez simple de s'en procurer sur place ;) ) J'étais certes crevé après 14h d'avion, mais bon, sans faire de pub, AF assure bien (miam les magazines gratuits et le bar à volonté) et les victuailles sont pas mal non plus. 
Me voilà entrain de prendre un bus-limousine (limousine... c'est juste un car comme chez nous, n'imaginez pas que j'avais les moyens de faire venir une grosse voiture noire) pour aller de l'autre côté de la baie Haneda où un avion pour Akita m'attend. Vu que c'était mon premier voyage au Japon, j'ai voulu aller directement à Akita sans me prendre la tête par le train, je ne savais pas trop alors comment ça marchait. J'ai payé un peu plus cher. Cependant, je ne referais pas la même erreur la prochaine fois. Le meilleur combo pour voyager au Japon, comme vous pourrez le constater par la suite, c'est le billet d'avion le moins cher possible pour une quelconque ville, et là il faut prendre le train grâce un JR pass qui coûté 280 euros pour 15 jours et c'est déjà pas mal pour voyager.
Ma première surprise, ma première exclamation en sortant de l'aéroport, c'est ce que bien vert là-bas, alors que je m'attendais à quelque chose de méchamment tentaculaire pour la banlieue tokyoïte, dans le plus pur style des mégalopoles américaines. Certes il y a beaucoup de maisons, mais voilà, le vert a vraiment le dessus. 
En fin d'après-midi, après avoir bien glandé à Haneda où pratiquement rien n'est en Anglais, me voilà enfin à Akita city avec un ami américain qui était venu en France lors de noël dernier. Il m'emmène dans un restaurant fast food, et là, introduction à la vie japonaise, il faut manger avec des baguettes. Je m'en sors pas trop mal ^^ Par la suite, il m'emmène dans la péninsule d'Oga où il habite, en attendant que le contact que je n'ai pas vu depuis trois ans lors d'un séjour aux Etats-Unis s'était envolé pour enseigner l'Anglais aux Japonais. En attendant, il m'emmène dans un restaurant où des Japonais l'attendent pour une quelconque fête (tout est occasion de faire une fête au Japon). Je me retrouve assis par terre parmi les convives japonais, en train de déguster des sashimis et des crevettes frites. Le repas est bien vite interrompu, la contacte américaine arrive, il va falloir que je m'en aille avec elle, je vais loger un tiers du séjour chez elle quasiment. Bon accueil de sa part, elle m'emmène dans un resto... italien O_O Elle répugne le poisson, base de la cuisine japonaise. Il est certain quand sans poisson, il est dur de manger au Japon. Je rencontre là son boyfriend british, super sympa et qui parle un peu français. Il m'explique que je pourrais participer à un tournoi de sumo (cf la fameuse photo) une semaine plus tard. Sur le coup, je ne comprends pas trop, j'étais crevé, et j'ai bien failli manquer une belle opportunité. Mais heureusement, j'ai pu me rattraper quelques jours plus tard.
Le lendemain, après avoir dormi part erre sur un futon (aïe le dos mais à la fin c'est trop bon), j'explore Takanosu, petite ville japonaise de 40 000 âmes environ, et ses rues sans nom (le Japon est le seul pays au monde où les rues n'ont pas de nom, tout fonctionne par bloc, j'imagine bien le boulot pour le facteur). Je fais mes premières photos dans un cimetière, vraiment différent de chez nous comme on peut le voir sur les photos. La première chose qui me frappe dans ma balade, c'est la propreté des lieux, même dans les toilettes publiques situées dans le parc. Aucun détritus par terre, aucun tag sur les murs des maisons (j'en ai compté cinq ou six durant ma traversée du pays O_O), les gens sont peut être distant avec l'étranger, mais néanmoins restent courtois. Il le dévisage, guère habitué à ce que l'extérieur s'invite chez eux. Le soir même, je me retrouve avec ma contact dans un restaurant pour manger du porc bouilli et du miso (personnellement, je trouve le goût spécial). Elle me conseille d'aller à Hirosaki le lendemain. La chance est de mon côté, un JET américain (programme japonais d'échange pour les professeurs débarquent) débarque et veut bien m'accompagner le lendemain. Yatta !!
Hirosaki, charmante ville du Tohoku (comprendre le Nord du Japon), aussi un de mes meilleurs souvenirs du séjour. Arrivés là-bas, nous avons d'abord visité les ruines du château dont ne subsistent que les imposantes murailles en éventail (caractéristique de tout bon château japonais qui se respecte), les douves où on peut pêcher du poisson ainsi qu'une tour. Le reste a été détruit par la foudre, laissant place à un magnifique parc. Au printemps, voir les cerisiers en fleur doit être sûrement impressionnant. Je suis enchanté d'être et l'américain est de très bonne compagnie. Juste avant d'entrer dans le parc, on est allé dans un combini (ou convenience store) où j'ai acheté du nato. C'est ni spécialement dégueulasse, ni spécialement bon. Le soja fermenté reste mangeable quand même.
L'américain m'emmène par la suite visite un atelier d'objet artisanaux. J'ai le droit de jouer du tambour (un bon mètre de diamètre tout de même). En ce lieu se prépare le festival de la ville qui a lieu une fois l'an. 

Mus_e_f_te_Hirsosaki

Au centre du « musée » se trouve un parc avec un petit étang. Dès que nous nous approchons les poissons se ruent la bouche grande ouverte, croyant qu'on allait leur filer à becter. Bien gras, ils auraient pu faire un excellent barbecue. À la fin de la visite, j'ai la chance d'assister à un mini-concert de shamisen, la guitare traditionnelle japonaise, interprétée par deux japonaises en kimono. Très spectaculaire, dans le sens où avec leur seule guitare, elles arrivent à produire tout un panel de son et un rythme endiablé. Une fois la visite terminée, nous partons à la recherche d'un restaurant. J'ai rencontré ici le restaurant le moins cher du séjour : un énorme bol de ramen pour un euro cinquante. Qui dit mieux ? Il faut savoir qu'au Japon, la nourriture, du moins celle qui est produite sur place, n'est pas si chère. Mieux les restaurants sont vraiment abordables si on ne se jette pas dans le luxe ou dans l'étranger (j'ai vu tout de même un restaurant français à Tokyo proposant un menu à près de 20 000 yens soit 120 euros environ). En général, on s'en tire pour cinq ou six euros. En plus, on mange bien et les on peut faire du bruit en mangeant sa soupe, c'est même très recommandé tellement elle est servie chaude. 

Bol_de_ramen_fini

Restes de ramen


Le soir, avant de quitter la ville, on se rend dans un temple où se trouve une pagode assez impressionnante. 

Rob_et_sa_position_de_bionam_pour_prot_ger_la_pagode_d_Hirosaki


Et juste avant de partir et de retrouver ma contacte, direction la salle d'arcade devant la gare (c'est fou comme on en trouve facilement au Japon) où on s'essaie à Time Crisis 4 (durant mon voyage, j'aurai tout le loisir d'essayer d'autre jeux, comme Virtua tennis 3, Soul calibur 3, Guilty gear XX, Mario Kart Gp2, House Dead 4... à 100 yen la partie, on aurait tort de s'en priver ^^ sauf Mario Gp, plus onéreux). La soirée passe tranquillement.
Le lendemain, j'endosse mes habits de professeur (j'aurais voulu imiter Onizuka tiens :p) et accompagne mon contact à un des collèges où elle enseigne. Je le ferai deux jours d'affilé. Je dois discuter un peu en Anglais avec les élèves, les aider pour leurs travaux. Les uniformes japonais (regarde les filles ^^') sont très beaux et leur siéent bien. C'est l'occasion d'avoir un certain contact avec les jeunes japonais, de parler manga et jeux video par la même occasion (bah quoi, faut bien trouver un sujet commun). J'ai beaucoup apprécié ces deux journées, mais faire prof tout le temps, ça doit être éreintant quand même. C'est ce que j'ai senti à la fin des deux journées. 

YATTA___

Rhaaa les collégiennes en uniformes...bandes d epetit vicieux va :p

Mon premier week-end a été plutôt chargé. D'abord je me suis rendu à une kermesse scolaire où je ne suis pas reparti les bras vides.

festival_de_l__cole

C'est pas moi sur la photo mais un JET. J'ai fait ce jeu de lancer bien sympa quand même et gagné quelques goodies.

Après match de baseball entre les Swallows de Tokyo et les Dragons de Nagoya. Le soir, nous nous sommes rendus dans un onsen, une expérience des plus agréables. (Je confirme, les Japonais en ont une petite :molo: ) Il est intéressant de noter que la source d'eau chaude ne sert pas à se laver, mais à se détendre ; on se lave avant d'entrer, sinon ce n'est pas propre du tout. Je passe la nuit avec le boyfriend British et le contact américain qui m'avait emmené à Hirosaki. Dimanche est le grand jour : tournoi de sumo !! 
Il ne faut pas croire que se battre avec des « obèses » pour reprendre l'expression de notre cher président ne soit une partie de plaisir. Un vrai sumo est puissant, agile et explosif, malgré son poids. Il faut savoir qu'un combat excède rarement les 10 secondes. Pour nous, ça a été assez marrant, on se battait la plupart du temps entre les professeurs du programme JET, l'occasion de se mettre quelques mandales dans la figure. C'est un sport sanglant aussi, la plupart son bien sorti avec quelques égratignures, voire le dos en sang. J'ai gagné seulement un match sur les trois, donc j'ai bien été vite éliminé de la compétition. J'ai passé un excellent moment. Et puis j'ai eu le droit de me retrouver dans le journal avec mon string XXXL. 

La seconde semaine débute. Je suis invité à squatter chez le contact américain qui m'avait emmené à Hirosaki. Là-bas, je vais faire deux choses sympas : visiter Kakunodate et ses belles maisons de samouraïs (il y en avait aussi à Hirosaki qui avait leur charme) et faire de la randonnée sur le mont Morioshi par un temps bruineux. J'étais mal équipé. J'ai pu faire nonobstant une dizaine de kilomètres, voir quelques paysages sympathiques et surtout un petit torii perdu au beau milieu de la montagne. Très mignon. 

Petit_torii_sur_le_mont_Morioshi

Je trouve ce torii tellment mimi que je vais le mettre en banière je crois

Difficile de continuer à carburer aussi fort la seconde semaine que la première. Pourtant, les rencontres s'enchaînent à un rythme assez effréné. Ainsi le mardi de ma deuxième semaine, je me retrouve le soir dans un cours de cuisine organisé par des JET afin de permettre à des Japonais adultes de parler Anglais. Durant ce cours, trois personnes âgées me prennent à part pour discuter. Je me retrouve ainsi invité à l'une des demeures de l'une d'entre elles qui possède un superbe salon tradition en tatami et des portes coulissantes bien décorées. Elle a voulu que je lui montre que j'étais capable de manger du nato. Pas de problème ma petite dame, regardez ça. Cela l'a grandement surpris dans le sens où les étrangers détestent ce mets la plupart du temps. Le nato est pourtant un des éléments du petit déjeuner corsé des Japonais (avec de la soupe de miso, du riz et du poisson frit). La soirée continue dans un bar où un des convives m'offre du shoshu, un alcool d'Okinawa à boire chaud. Plus fort que le saké, il est aussi moins doux que l'alcool de riz lorsque ce dernier est chauffé. J'enchaîne sur un karaoké. J'en avais fait la semaine d'avant, j'avais trouvé ça très distrayant, surtout lorsque mon hébergeuse gueulait sur son chum la chanson d'Avril Lavigne et son dernier tube, « Eh you, you can be my boyfriend »... (connaît pas le titre exact). Après on enchaîne, je rentre dans une maison où m'attendent deux JET qui doivent me ramener chez mon hébergeuse. Là je fais la connaissance d'une ravissante demoiselle de Kyushu qui va visiter Akita demain. Pourquoi pas en profiter ? En plus, j'ai besoin d'un sac pour voyager. En route pour Akita city.
J'ai passé une agréable journée. On la commence d'abord par la visite du musée du festival d'Akita, l'un des plus gros au Japon et connu surtout parce que les festivaliers s'amusent à porter des perches de bambou, parfois d'une dizaine de kilos, sur le bout de leur nez, ou sur les fesses. D'ailleurs, parlons de fesses. La demoiselle de Kyushu en a profité pendant une pause photo pour poser sa main sur les miennes. Sans commentaire. J'aurai bien voulu la rencontrer après à Kyushu mais un typhon et le fait qu'elle parte à Okinawa ont eu raison de ma détermination.
Je passe la soirée chez le petit ami britannique, à Noshiro, ville côtière assez importante. Il habite d'ailleurs à côté d'un combini. J'ai pu tester divers onigiri, ces fameuses boules de riz où on trouve un ingrédient au milieu et qui est recouvert d'une feuille d'algue. Ce qui est bien dans un combini, ou plus généralement dans un magasin au Japon, c'est qu'on hésite pas à vous saluer ou à vous dire au revoir plusieurs fois. Il faut voir aussi que la qualité de service est irréprochable et que tout est vendu avec un grand sourire qu'on trouve rarement dans nos contrées. C'est quelque chose d'assez bien. En parlant des combini, la plupart sont ouverts tard dans la nuit, voire 24h/24. Un grand avantage pour les noctambules. On y trouve l'essentiel pour manger, certes un peu plus cher qu'en grande surface, mais bien plus facile d'accès, ainsi que toutes sortes de revues (acheter ici du hentai est un jeu d'enfant...)
Je passe tranquillement la journée à Noshiro avant que mon ami américain qui m'avait accueilli à l'aéroport vienne me chercher, histoire qu'on fasse du shopping jeux vidéo et mangas. Je remercie d'ailleurs Fanny de m'avoir fait vadrouiller. Grâce à sa super commande d'art book de Death Note, j'ai dû faire cinq ou six librairies avant de mettre la main dessus. Il faut dire que la série est finie depuis un certain là-bas et une fois une série finie, sauf en cas de succès incommensurable à la Dragon Ball ou d'Evangelion, il est très difficile de trouver des goodies des séries. J'ai pu me choper quelques jeux Game Cube en import (Naruto et Winning Eleven 11), sur Dreamcast (Guilty Gear X pour 3 euros ^^) et l'art book de Nausicaa pour 1000 yens alors qu'en France (en VF maintenant), il coûte 25 euros... belle économie !
Je passe la journée du lendemain à préparer mon voyage qui me fera traverser la moitié du Japon en train.
La suite donc au prochain épisode

ps : quand je rentrerai ce week end, je tâcherai de mettre des photos histoire d'illustrer la bûche

 

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Depuis que je suis arrivé en Turquie, je dois avouer que je ne m'ennuie pas tellement. Une des raisons? Je peux regarder des films quand je veux, sans avoir trop de contraintes de travail., et ceci grâce à l'Institut Français d'Ankara. Qui plus est, quand je suis arrivé, j'avais un lecteur DVD à disposition. Mais suite à une dispute (des turcs qui voulaient regader les infos à la télé alors qu'il restait 10 minute avant que mon film ne se finisse...), le lecteur DVD a disparu le lendemain, me condamnant à regarder les DVDs sur mon Mac. C'est certes moins confortable mais c'est sympa tout de même. Bref, depuis que je suis arrivé, je me refais une véritable culture cinématrographique avec beaucoup de film que j'ai loupé. Voici quelques films que j'ai vu (enfin je vais essayer de me les mettre tous).

Las Vegas Parano : Bienvenue dans le pays des chauve-souris, où vous verez ce que ça fait de consommer du cannabis, de la coke et de l'éther (qui assure une scène mythique : l'entrée dans un casino cirque est à ce titre geante XD). Tous ça, c'est assuré par deux compères qui ont tendance à laisser leur chambres en excellent état :p Allez good trip, surtout si vous avez bu et/ou fumé avant ^^

Eyes Wide Shut : le dernier Stanley kubrick... et le premier que je regarde de ce réalisateur (j'avais fais une tentative sur orange mécanique mais je me suis endormi, c'était le jour de sa mort...) Un film pas mal, bien mené, même si les problèmes de couple sont trop concentré sur Tom Cruise, notamment durant la seconde partie du film. Allez, j'aodre la dernière phrase du film : il nous plus qu'une seule chose : baiser

Le Transporteur : L'unique règle : PAN BOUM PAN t'es mort et un DVD qui peut faire freesbee

Pleasant ville : Un excellent film, remaquable par ses effets spéciaux, entre noir et blanc et la couleur, qui donnent tout le charme au film, sans quoi, ça resterait un film banal. Je retiendrais surtout une scène. Le mari qui rentre chez lui et qui dit : Honey, I'm back home. Il le répète trois fois. Sa femme n'est pas là. Les éclairs se déchaînent dehors. Et après il dit : where's my dinner? Et le mari cherche désespérément son dîner. Mais qui voudra bien le faire? En tout cas, ça a constitue une bonne private joke avec mon ex-ami Lituanien

Saint Jacques La mecque : j'ai pris ce film surtout pour avoir faiit le pèlerinage. Je dois avouer que je suis déçu, j'ai rarement reconnu les lieux que j'ai traversé (à l'exception du Puy, d'Espalion avec son magnifique pont, de la croix de fer et de Saint Jacques. par contre, je peux quasiment certifier que la dernière scène n'a pas été tourné à Fisterra, ou alors j'ai de mauvais yeux.) Ca reste une petite comédie dramatique franchouillarde sympathique, à regarder du coin de l'oeil mais voilà, pour comprendre l'esprit des chemins de Saint Jacques, c'est pas en regardant ce film qu'on peut comprendre, c'est en prenant son bâton et en y allant.

L'enfer du Dimanche: du foot américain à regarder avec une bonne bière. Et Al Pacino est très impressionnant en vieux entraîneur. Du film lui même j'en garde un bon souvenir, quoiqu'un peu longuet (2h30... y a que le seigneur des anneaux que je peux supporter aussi longtemps, même le Titanic j'aurais du mal aujorud'hui). Par contre, c'est avec ce film qu'a éclaté la fameuse dispute du lecteur DVD et de la télé T_T

L'évadé d'Alcatraz : un film sympa avec Clint Eastwood tentant de s'évader de la célèbre prison. Un film à l'ambiance assez noire (la prison ce n'est pas marrant mais on se dit que les gars d'Alactraz ont du 4 étoiles par rappport à Guantanamo...) et qui fait bien préfigure des Evadés, film tiré d'un bouquin de Stephen King et est vraiment excellent.

Le Corniaud : ça faisait longtemps que je n'avais pas vu un Louis de Funès. En plus, celui-là, je ne l'ai jamais vu. J'ai bien rigolé tout le long, De funès et Bourvil constitue vraiment un sacré duo. Les effets spéciaux ont mal vieilli (cf la 2Cv qui explose dès la première scène). Et pourtant le film a plus de trente ans et on rigole toujours...

La cité de la joie : c'est pas la joie, on a parlé tout le long du film avec le Lituanien qui s'évadait de l'Académie juste après pour la Lituanie. Et pis, je sais pas, ce film me semble chiant à mourir... Bon je me dis qu'un jour peut être, j'arriverais à le voir, si une ame bienveillante veut bien pour pas que je m'endorme...

Vas, vis et deviens : ce film là, je viens tout juste de le voir. j'avais vu les bandes annonces à l'époque et m'avait déjà provoqué un certain attrait. Et il m'a bien comblé ce film. Cette historie de petit éthiopien qui immigre pour fuir les graves problèmes du pays (persécussion, famine, guerre...) et surtout son intégration dans la société israélienne pas évidente du tout (une des scènes que je toruve les plus belle, c'est quand il sort de l'école et marche pied nu...). Un film pas bête du tout et très bien réalisé, que demandez de plus?

La fureur de vivre : j'étais curieux de voir à quoi ressemblait ce film avec James Dean. Il a assez mal vieilli, comparé aux standards d'aujourd'hui. Mais il reste toutefois un ique qui manque franchement de punch (oui un combat de couteau ringard et une course de voiture où on se dit que les acteurs à l'époque avaient vraiment de la peine pour sortir de leur voiture...)

La folie des grandeurs : comme je disais à Pandé, je crois avoir vu ce film quand j'étais petit, mais je me souviens pas trop. Et puis quand on est adulte on porte forcément un regard différent sur le film en comprenant les plaisanteries vaseuses (un exemple : la scène dans le Labyrinthe où le valet incarné par Yves Montant fait sa déclaration à la reine. Ils sont chacun de part et autre de la haie. Le valet commence à faire sa déclaration. Mais la Reine s'enfuit à cause de la dame qui s'occupe de l'étiquette et qui prend sa place. A un moment elle essore sa robe mouillé, ce qui ne manque pas de faire une flaque. Et le valet regarde médusé l'eau s'écouler de son côté alors qu'il finit sa déclaration... Bon bah quand one st adulte, ça prend une tout autre signification XD). Et la scène de striptease à la fin est vraiment à mourir de rire. Ou encore le debut qui rappelle vraient les western-spaghettis... Enfin voilà de quoi d'avoir de la bonne humeur dans les journées sombres.

Les pleins pouvoirs : un petit film sympa avec encore Eastwood qui est maître du déguisement. A reagrder quand on a rien à faire (ce qui est souvent mon cas ^^")

Voilà, je crois que j'ai fait l'essentiel du panorama de ce que j'ai vu. Ah si, je pourrais parler de l'Associé du Diable mais je dois avouer que j'en ai pas envie... Non pas que je déconsidère le film lui-même mais j'ai un peu du mal avec ce qui est malsain ces derniers temps... Et j'ai vu aussi Subway. A part voir Christophe Lambert avec une coiffure deteinte et Jean Reno en batteur, je me suis un peu ennuye, un peu trop lanscinant a mon gout...

Bon allez je crois que je vais continuer mes matages avec en perspective La Grande Vadrouille que je n'ai pas vu depuis sa re-re-re-re-re-re-diffusion y a dix ans de cela. Et je voudrais bien me refaire un Sacré Graal tient, parce que je me souviens plus si c'est l'hirondelle africaine ou européenne qui peux porter un gros poids... XD

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Édito

Il est toujours difficile de créer un blog quand on est à son cinquième ou sixième. Parce qu'à chaque fois, faut refaire la peinture, faut trouver l'hébergeur qui vous plaira, et pis faut la motivation et la bonne idée pour faire tout ça et enfin faut lui donner du grain à moudre. Blog sans article périclite !

Donc, autant dire que c'est toujours une galère invraisemblable d'être le démiurge d'un journal intime interactif ! Mais voilà qu'il existe Gameblog, un site où se trouvent des gens qui me ressemblent plus ou moins. Je ne suis pas un vieux routard, d'autres ont plus de bouteilles que moi, mais j'ai débuté avec un videopac y a une vingtaine d'année. Après, je n'ai jamais réussi à décrocher du paddle. Et après, j'ai connu pas mal de choses, jusqu'à ma petite DS crimson que peu de Français doivent posséder (ahaha !)

Bref, je ne suis pas là pour raconter toute ma vie, mais pour le blog, Miscellaneous. Celui-ci aura certes pour vocation de parler de jeux video, mais surtout d'aller au-delà de ce qu'est la vie du joueur. Je veux dire, après tout ce vécu, on se rend compte qu'il existe tout un monde gravitant autour du jeu vidéo, qu'il existe toute une culture autour. Là se trouve le coeur de ce blog, qui a pour but de faire partager des expériences, des connaissances et aussi des choses que j'apprécie, qui ne sont pas forcément proches du jeu vidéo, mais que c'est bon parfois de mettre le nez dehors !

Ainsi se justifie le titre de ce blog : en rassemblant des choses diverses et variées, j'ose défendre une culture du jeu vidéo, comme il peut exister une culture du cinéma ou de la bande dessiné. C'est de cette manière qu'on peut se doter d'une défense face à certaines inepties (ce n'est pas parce qu'on a viré Jack Thompson qu'elles ont disparu !) et dire simplement : on existe !

Alors, en espérant que la lecture des futurs articles vous plaira,

Bienvenue sur Miscellaneous !

Ps : il existe une autre raison pour le titre Miscellaneous. Pour l'instant, elle reste cachée et sera dévoilé en temps et en heure (disons quelques mois...)

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