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Miscellaneous

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Par Quetzal Blog créé le 13/10/10 Mis à jour le 25/02/16 à 16h07

Miscellaneous adj.(du latin miscellaneus, mot anglais pouvant être traduit en Français par divers) : Qui possède diverses caractéristiques, capacités, voire apparences.

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La minute inutile

L'autre jour, en faisant un tour dans une boutique de jeu vidéo (une vraie, pas le genre franchisée, et qui faisait beaucoup de jeux neufs o_o), je suis tombée sur ça :

J'ai trouvé la chose suffisamment drôle pour m'en prendre deux (j'ai utilisé un code, mais la personne intéressée et qui se montrera suffisamment gentille aura droit au deuxième :p).

Au programme du contenu additionnel, avec pas mal d'artworks comme celui qui est en dessous, des fonds d'écrans, un podcast que je ne peux pas écouter, parce que mes enceintes sont grillées (mais 20 minutes quand même) et surtout prochainement une démo du roi des babes. Bref, plus que deux petits mois à attendre pou run jeu dont le développement aura duré quinze ans. En attendant, il va falloir sérieusement que je change de PC (2003, c'est pas tout jeune ^^")

Allez un petit dernier pour la route :

Ps : Le contenu est aussi disponible pour toute précommande à DNF ou bien pour ceux quit acheté Borderlands (édition game of the year)

Ps-2 :depuis mon dernier billet, on a explosé les 3000 vues sur le blog O_O

Voir aussi

Jeux : 
Duke Nukem Forever
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Vie d'ailleurs et d'au-delà

Vous aurez certainement remarqué que je suis curieux de ce qui a trait à l'histoire. Aujourd'hui, je vais parler d'un débat qui a l'air comme ça bien éculé, puisqu'il s'agit de la dématérialisation. Mais j'aimerais aborder ce concept à l'aune d'un point de vue historique et comparatif. Je pense qu'il est intéressant de confronter les évolutions du format du livre imprimé avec celle du jeu vidéo. Vous verrez, c'est assez instructif.

Le livre dans l'histoire occidentale:

Je ne suis pas là pour retracer l'histoire du livre en Occident, Wikipedia d'ailleurs le fera mieux que moi. Des tablettes et du papyrus manuscrit au livre format de poche avec caractères imprimés tel que nous le connaissons aujourd'hui, le livre a subi beaucoup de révolution. Celle qui l'a le plus profondément touché, c'est certainement l'invention de l'imprimerie vers 1450. Du livre copié à la main et fabriqué d'une manière longue, fastidieuse, pour ne pas dire artisanal, avec un coût onéreux, on passe à un procédé beaucoup plus rapide, qui petit à petit devient industriel. Les livres imprimés avant 1501 portent le nom d'incunable (berceau en latin). Le terme désigne ainsi les débuts de l'imprimerie.

Bible Gutenberg

Bible Gutenberg qui date depuis presque six siècles... et qui est toujours devant nos yeux ! (Source : Wikipedia)

Beaucoup d'évolutions depuis ces incunables : la mise en page, les caractères typographiques, la reliure et le format changent en fonction des techniques et s'adaptent à la demande et aux modes aussi. Ce qui est intéressant, c'est que jusqu'à présent, le coût du livre a suivi une baisse tendancielle du prix alors que sa diffusion est demeurée exponentielle au fur et à mesure de sa facilité de fabrication. Toute personne dans nos contrées peut avoir commodément accès aux livres, à condition bien entendu qu'elle sache lire. Pour autant et jusqu'à maintenant, malgré la révolution informatique, le livre physique reste toujours un support pour transmettre une information ou une histoire, bien qu'il soit devenu différent des incunables dans sa conception.

Jeu vidéo : l'évolution des formats

Depuis que le jeu vidéo a fait ses premiers pas (si on veut être extrémiste, on dira 1947) jusqu'en 1976 pour être précis, les jeux étaient directement stockés dans la machine sous forme de Rom. C'est à cette date que paraît la Fairchild Channel F, première console avec cartouche interchangeable, un an avant la VCS d'Atari. L'atout est énorme : une multitude de jeux peuvent fonctionner sur une machine au lieu de quelques-uns forcément inclus dans le hardware. Le médium présente l'avantage de l'instantanéité et peut être complété par différents composants, les plus connus restant la pile de sauvegarde et le Super FX dans certaines cartouches Super Nintendo. Le média a été employé jusqu'en 2008 dans l'univers du jeu vidéo et les derniers titres sur Game Boy Advance (les jeux DS sont officiellement des cartes).

Fairchild Channel F, première console à cartouche (source: Wikipedia)

Comme le livre, on constate des évolutions des formats : disquettes, cassettes audio, CD-Rom, GD-Rom, DVD, Blu-Ray ou encore disque dur et carte mémoire. À ce jour, une dizaine de médias physiques ont été le vecteur du jeu vidéo, ce qui est vraiment pas mal en une quarantaine d'années depuis la massification du marché (mais très peu comparé aux millénaires des livres). Quand on suit ces métamorphoses, deux choses frappent : les coûts de fabrication baissent en même temps que leur capacité de stockage augmente. Pas besoin de calcul pour se rendre compte du coût infinitésimal d'un méga-octet sur un Blu-Ray (on doit être de l'ordre du 0,0002 centime, ce qui donne une idée du prix d'une disquette sur BD).

Petite sélection de cartouches, comme au bon vieux temps ^^ (source : Wikipedia)

En s'octroyant de plus grosses capacités de stockage, on a aussi permis l'évolution technologique des consoles (je n'ai pas dit de gameplay). Pour citer un exemple, qui ne se souvient pas du choix à moitié calamiteux de Nintendo de prendre le format cartouche pour la Nintendo 64 ? Certes, il n'y avait pas de temps de chargement (excepté sur Quake 64, un comble !), mais cela limitait d'autres paramètres comme les scènes cinématiques ou la qualité des textures. Autre chose que les gens dénotent assez rarement : le prix des jeux. C'est bien simple, ceux-ci ont même baissé à francs constants (comprendre avec l'inflation). Alors que dans les années 90, pour un jeu Super Nintendo, il fallait compter 500 francs soit environ 76 euros environ, aujourd'hui un jeu sur PS3 ou XBOX 360 vaut dans les 70 euros en général. Certes, les jeux avaient baissé avec l'arrivée des CD-ROM avec un prix d'environ 399 francs à l'époque (soit une soixantaine d'euros).

De façon assez concomitante, livre et jeu vidéo suivent une voie assez semblable dans leur diffusion, qui passe par les évolutions technologiques et une diminution de leur coût de fabrication du média (je ne parle pas du contenu, qui est une chose totalement différente). Ceci nous amène à considérer la tendance actuelle de ces deux supports, à savoir la dématérialisation.

Dématérialisation : rendre inexistant un produit existant :

La dématérialisation, pas besoin d'en faire un dessin, la plupart des gens qui pratiquent le jeu vidéo ne la connaissent que trop bien aujourd'hui, notamment à travers les fameux DLC. Elle demeure une tendance naturelle et imposée pour l'avenir des formats, que ceux-ci soient livresques ou vidéoludiques, pour des raisons à la fois économiques et de facilité d'usage.

Pourtant, je voudrais faire deux remarques sur ce terme de dématérialisation dont on saisit finalement assez peu les enjeux philosophiques qui se cachent derrière. La première est qu'il s'agit d'un phénomène qui possède une certaine ancienneté. Je veux dire par là, il ne remonte pas aux années 2000 avec le téléchargement des DLC ou des jeux sur PlayStation 3, Xbox 360 ou même Dreamcast (qui se souvient des bonus qu'il était possible de télécharger dans certains jeux?). L'apparition d'un réseau entraîne forcément une part de dématérialisation, comme ce fut le cas avec le Minitel pour nous citer un cas familier, ou encore avec ARPANET à partir des années 70. Le phénomène est donc un peu plus ancien que ce qu'on pourrait croire au premier abord. Même s'il touche monsieur tout le monde depuis cinq ans environ.

Autre chose, la plus importante à mes yeux sur la dématérialisation et que les gens ne se rendent à mon avis pas assez compte : le coût. La dématérialisation a pour but de rendre inexistant dans notre réalité matérielle un produit qui était palpable à notre toucher, accessible directement si ledit produit était en notre possession (à condition la plupart du temps d'avoir une machine «liseuse»). Alors on peut trouver des avantages à ce système, puisqu'on y gagne en espace : on peut avoir toute une bibliothèque musicale sans avoir le moindre CD chez soi, le tout en ayant téléchargé par le Net ou en passant par le streaming. Regardons les banques qui proposent de recevoir les relevés par courriel ou encore les factures, le tout pour protéger l'environnement. En réalité, ce n'est pas si écologique que ça, et les entreprises font des économies sur votre dos. D'abord, parce que ces données, si elles restent sur Internet, il faut bien les conserver quelque part, sur des serveurs qui marchent 24 h/24. Et il en faut de l'électricité pour que ça fonctionne (rappel : si vous devez conserver vos salaires, il faut le faire pendant 40 ans...). Après, si vous devez matérialiser la chose, vous devez l'imprimer. Et imprimer, ça ne coûte peut-être pas cher, mais ça coûte quand même (une dizaine de centimes la page en noir et blanc avec une bonne imprimante d'aujourd'hui). Je n'évoque pas les problèmes du réseau qui peut se montrer parfois instable. Même si une destruction physique totale apparaît hypothétique(je n'ai pas dit impossible), je pense qu'il faut se montrer précautionneux quant au stockage de données sur celui-ci.

Bibliothèque Itunes ; Apple, un des hérauts de la dématérialisation commercial

De manière philosophique, la dématérialisation met dans un autre monde auquel nous avons accès pour le moment énormément de données, qui ont le mérite d'être à cette heure à peu près disponibles pour tout le monde (si on excepte les pays très pauvres et les dictatures). Mais il n'est pas dit qu'un jour nous perdrons totalement ce que nous avons construit à l'intérieur de ce monde numérique : faillite d'entreprises, coupure physique du réseau, virus destructeur qui paralyserait les OS des ordinateurs sont autant de scénarios plausibles à mon avis. Un film récent a bien rendu compte de cette réalité et l'imbrication du Net dans le monde réel. Si vous avez l'occasion de voir Summer Wars, n'hésitez pas !

Matériel et numérique, formats complémentaires :

Le livre et le jeu vidéo n'échappent pas au phénomène de dématérialisation depuis une quinzaine d'années. La technique autorise l'accès de manière illimitée à des oeuvres rares, par lesquels il serait très difficile d'avoir  une emprise dessus. À ce titre, la Bibliothèque Nationale de France, pour ne citer qu'elle, fait un très gros travail de numérisation de son catalogue. D'un autre côté, elle est toujours garante du dépôt légal, ce qui lui permet de constituer un patrimoine assez énorme. Le mérite de quelque chose de matériel est qu'il demeure très dur de le changer. Il est la preuve d'une époque. À l'inverse, le numérique est facilement falsifiable. Vous voulez changer quelque chose qui ne vous plaît pas?  Un bon logiciel de retouche fera l'affaire. Le danger du numérique se trouve bien là à mon avis et la supercherie passe totalement inaperçue, sauf investigations approfondies.

Pour les jeux, vous me direz que c'est un avantage, avec les patchs. En fait, cela me donne l'impression que le jeu n'est jamais vraiment achevé.  Il n'y a qu'à voir ce qui se produit actuellement avec Gran Turismo 5. Cela laisse le goût amer d'être des bêta-testeurs esclavagés. Je dirai aussi que ça transmet une première mauvaise perception qui reste dans la gorge. J'imagine aussi le cas où dans une dizaine d'années, ces mêmes patchs ne seront plus forcément accessibles au quidam. Je prends l'exemple de (la) Dreamcast. Depuis que SEGA a fermé les serveurs correspondants, les DLC, qui étaient des bonus gratuits à cette époque, ne sont plus aisément, voire plus du tout accessibles. Ceci est le risque du Cloud Computing. Les éditeurs et les constructeurs devraient peut-être en prendre conscience et garder à l'esprit qu'il faut, même de manière limitée, au moins éditer les jeux de façon physique pour que ceux-ci ne se perdent pas dans des méandres inaccessibles.

C'est pourquoi d'un point de vue patrimonial je considère le physique et l'immatériel comme complémentaires. Le nombre de livres qui nous sont parvenus malgré le temps est tout de même assez colossal, même il y a inévitablement des pertes. En sera-t-il de même pour le jeu vidéo dans quelques décennies ou siècles ? Nos descendants connaîtront-ils les jeux que nous avons nous-mêmes connus ? Il existe bien des projets patrimoniaux comme celui mené par MO5. Les médias utilisés par le jeu vidéo, cartouche exceptée, me semblent finalement assez fragiles et je ne pense pas qu'il soit possible de lancer une partie de Final Fantasy VII sur PlayStation dans un siècle, le CD sera usé d'ici là et des informations qu'il contient seront irrémédiablement détruits. Certains argueront à raison qu'il existera des émulateurs pour ça. Cependant, il ne s'agira pas de l'expérience de jeu original ! Et quel plaisir alors ce sera de voir quelque chose d'aussi ancien qu'un livre vieux plus de cinq siècles. C'est bien cette sensation que j'ai ressenti lorsque je me suis rendu à Muséo Game il y a déjà quelques semaines de cela. 

PS : le blog va bientôt atteindre les 3000 vues. L'article le plus lu est celui qui porte sur les mythologies avec plus de 700 vues, suivi de près par mon article sur The World Ends With You. Je suis vraiment content pour un blog créé sans véritable publicité et qui est tenu à jour irrégulièrement ^^" (à moins que ça soit Molilol qui fait la moitié des visites :p) Merci à tous les visiteurs qui font un saut par ici :)

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La minute inutile

Depuis quelques jours, c'est la grande mode, j'ouvre un carton et je découvre une nouvelle console. La mode est lancée et on devrait l'avoir au moins deux autres fois cette années avec les nouveaux arriavges de chez Sony et Apple (même si jouer le pouce à l'écran tactile manque clairement pour moi d'ergonomie).

Alors je voulais juste montrer mon petit déballage d'un jeu reçu hier en direct import US : Radiant Historia !

Le jeu est dans une boîte en carton, chose pas si courante de nos jours ^^

C'est moins impressionnant qu'une 3DS, mais il existe toujours ce petit plaisir d'ouvrir la boîte d'un vrai jeu qui ne sortira probablement jamais en France...

Je n'ai pas encore joué au jeu. Mais je dois dire qu'il est très rare aujourd'hui que je me laisse tenter par un jeu, en import de surcroît, juste parce que je trouve son chara très attirant et les vidéo bien réalisées, sans avoir pris la peine d'écouter des avis sur des forums ou attendre des tests. J'ai juste écouté les musiques de l'OST et je dois simplement dire que c'est très agréable. Mais ça reste personnel, j'apprécie les mélodies au piano :)

Ah et pour des premières impressions, il faudra attendre un peu, ça reste un RPG !

Voir aussi

Jeux : 
Radiant Historia
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Les zeux vidéo

Il y a quelques semaines de cela, la Nintendo 3DS était présentée en Europe. Durant la soporofique conférence, une nouvelle fonction de la console était montrée : le Street Pass. Cette dernière, comme nous le rappelle cet article, permet à deux consoles d'échanger des données, en particulier des Miis, lorsque la machine sera en marche, ce qui suppose l'utilisation du réseau Wifi.

En fait, jusque-là, rien d'extraordinaire ou même de nouveau. Des jeux sur DS utilisent déjà ce type de fonction d'échange alors que votre console est en veille. Dans The World Ends WIth You - encore lui diront certains !! -, cette fonctionnalité sert à booster les badges qui permettent au héros de se battre par la suite. Vous rencontrez une DS qui utilise Pictochat  (mais qui utilise encore cette fonction?) ou qui fait tourner le même jeu en Wifi? Vous gagnez des points . Autre jeu à avoir repris le concept : Dragon Quest IX. Ce dernier propose cette fonctionnalité dans l'optique de démarcher des clients pour l'auberge d'Ablithia, le point où commence toute partie multijoueur dans le dernier Draq. Cette fonctionnalité reste qu'un bonus qui ne fonctionne qu'à la condition que deux DS soient branchées et fassent en même le démarchage de client. En résumé, il faut soit avoir un copain qui ait le jeu, soit avoir une chance extraordinaire. J'ai testé d'ailleurs ce week-end dans les rues de Paris, et j'ai capté pour ainsi dire personne. Très pratique ladite fonction.

Ce qui me fait dire que la fonction Street Pass ne marchera à mon humble avis pas du tout. Sur le papier, tout ceci à l'air très bon : faire échanger des données (ce qui peut être plus que de simple Miis si le concept est exploité, ceci posant la question de l'échange des données personnelles) ;  en laissant sa console allumé, sans que les gens touchent à quoi que que ce soit. Bien entendu, la fonctionnalité peut être désactivée à tout moment. Mais, dans la pratique qui se balade avec sa console allumée? Qui le fera, sachant que l'autonomie de la 3DS sera vraiment risible comparée à sa grande soeur? Peut-être que ce concept fonctionnera à Tokyo, mais en France, excepté et encore dans les salons, je ne vois vraiment pas cette fonctionnalité gadget de la future machine de Nintendo véritablement marcher. En d'autres termes, cette fonction me semble être à l'image de cette portable qui sort très bientôt, c'est-à-dire accessoire.

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La minute inutile

Sur Internet, on voit souvent les chats faire les zouaves avec moult galipettes et des LOL de partout. Un chat, néanmoins, ça fait que miauler. Impossible pour lui d'imiter des chants. Heureusement que dame nature a bien les choses. Ceux que les chats aiment bien chasser savent siffler. Je parle bien entendu des oiseaux. Et certains d'entre eux savent plus ou moins bien imiter les bruits qu'ils entendent. Les plus connus sont les mainates, les perroquets et les perruches. Parmi elles, il existe une espèce qui a la particularité d'avoir une crête sur la tête, comme les cacatoès, et fait parti parmi les perruches les plus populaires pour sa douceur et sa facilité à élever. On les appelle calopsittes - cockatiel en anglais. Ils savent bien chanter et peuvent imiter des musiques, voire des voix humaines.

 

 

Ce qui veut dire que ces oiseaux sont tout à fait capable de reproduire les musiques de jeu vidéo !!

 

Et ce n'esty pas que du Final Fantasy que ça chante !!

Allez, je vous offre une petite dernière pour la route, même si c'est pas une musique de jeu vidéo :D

Edit : j'avais pas vu que les balises iframe n'étaient pas encore autorisées par ici ^^"

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Les zeux vidéo

Après ces temps de fêtes, on est certainement plus occupé à s'évider les bourrelets qu'on a honteusement pris et à jouer aux cadeaux qu'on a reçus. J'aurais pu déblatérer de ce que j'ai récolté, mais tout le monde a forcément dit son petit mot (et puis la vie privée, zut !). Alors je vais vous faire une invitation à la réflexion, genre celle qui ne fait pas trop mal à la tête (puisqu'on martyrise son corps pour perdre les bouées) en nous questionnant sur l'assise des mythologies dans l'univers vidéoludique.

Depuis que les jeux vidéo ont su mettre en place un semblant de scénario (grosso modo début des années 80), la mythologie, autrement dit, si j'en crois mon Petit Larousse, l'ensemble des légendes et récits propre à un peuple, une civilisation, s'est incrusté de façon plus ou moins visible parmi les pixels. Cela peut s'expliquer par le fait que les mythes sont plus ou moins incorporés dans l'inconscient collectif et qu'il est facile de se les réapproprier. Pour le développeur, cela facilite l'inspiration (pas besoin d'utiliser random.org pour trouver un nom au hasard), et pour le joueur, l'immersion peut soit être rendue plus aisée, parce qu'il a en général une vague connaissance du mythe en question, soit lui donner envie de se cultiver plus et de s'interroger sur la provenance de tel ou tel élément.

Un des premiers jeux à avoir exploiter la notion de mythologie est The Raiders of the Lost Ark (Atari 2600, 1982). D'une certaine façon, on peut dire que cette exploitation est détournée, car elle correspond à l'adaptation du premier Indiana Jones dont la trame repose sur la recherche de l'Arche de l'Alliance, artefact d'importance dans la mythologie biblique. Paradoxalement, bien qu'il s'agisse d'une des cultures proches de la nôtre, elle est en général peu exploitée d'une façon directe dans le jeu vidéo. Serait-ce dû à la vivacité des croyances qui s'y rapportent et aussi au contexte politique ? (Un jour, je m'étendrais sur le politique et le jeu vidéo, ça va être drôle je sens).

Les aventuriers de l'arche perdu sur Atari 2600...

"This is not madness !"

La première mythologie qui viendrait à l'esprit d'une personne est certainement celle correspondant à la gréco-romaine. Ce n'est pas pourtant la plus exploitée. Dès 1983, des jeux ayant pour référence Persée, Andromède (Perseus and Andromeda) ou encore Hercules fleurissent sur les ordinateurs de l'époque. En 1986, les Japonais s'emparent du sujet avec le cultissime Kid Icarus chez Nintendo, ou le moins connu Athena de SNK (qui deviendra un des personnages caméo de la firme par la suite). Coïncidence, au début de cette année-là avait commencé Saint Seiya, ce qui a sans doute popularisé la thématique. N'oublions surtout pas Altered Beast et la voix rauque de Zeus qui nous demandait de sortir de notre tombe et des héros bodybuildés qui déchiraient leur vêtement avant de se transformer en lycanthrope, en ours, en dragon ou en tigre. Par la suite et jusqu'à aujourd'hui, l'usage, voire l'abus de la mythologie, ne s'est pas démenti, avec une décennie 90 assez marquée par Hercules (le dessin animé Disney n'est pas étranger à cet engouement) et un début des années 2000 gravé par les dieux de l'Olympe et les Titans, avec des titres tels que Zeus  : Master of Olympus (PC, 2000), ou encore Age of Mythology (PC, 2002). En 2005, un homme au doux nom de Kratos est venu balayer tout ça. La série des God of War a fait de cette mythologie son fonds de commerce. Elle est celle que les joueurs citeraient en premier si on en parlait. Nonobstant, maintenant que les dieux de l'Olympe ne sont plus, peut-être que Kratos ira botter les fesses des autres dieux. 

Athena, ou comment les déesses chez SNK se baladent en maillot de bain ! (et les cheveux violets comme une certaine Saori...)

Le treizième guerrier

Autre mythologie abondamment utilisée : la mythologie scandinave. Certainement moins connue que sa consoeur méditerranéenne, elle n'en demeure pas moins très employée. En 1983 paraît le premier logiciel qui a pour cadre Asgard et Midgard avec Valhalla sur ZX Spectrum et Commodore 64. C'est un jeu à texte comme il était courant d'en trouver à cette époque vu les capacités sommaires des machines (un équivalent actuel serait le visual novel, mais celui-ci reste pour sa plus grande partie ancré au Japon). D'autres softs suivront les traces de Valhalla. II faudra attendre 1999 pour qu'un véritable hit transcende cette mythologie. Il s'agit de Valkyrie Profile sur PlayStation qui se réapproprie le mythe du Ragnarök. En 2002, Ragnarök Online propose au joueur de parcourir en ligne des lieux de la mythologie nordique comme le Valhalla ou le Nifiheim. L'usage de cette mythologie reste d'actualité avec le magnifique Odin Sphere ou encore Valkyrie Profile dont la dernière itération remonte à 2008 sur DS. Beaucoup de publications utilisent quelques éléments de cette mythologie, que ça soit dans le titre (comme un des meilleurs jeux de la Megadrive qui n'est autre que La Légende de Thor) ou dans le contenu. Je pense notamment à l'Yggdrasil présent dans Tales of Symphonia ou dans Dragon Quest IX. Et n'oublions pas les jeux qui comprennent des elfes dont le plus admirable et le plus courageux d'entre eux.

Link, l'elfe qui a eu l'honneur de manier Excalibur dans A link to the past !

"Itineris, on va pas se laisser faire !"

Concentrons maintenant sur une dernière mythologie dont le monde vidéoludique a puisé  énormément de son inspiration et qui fait rêver les petits en classe de sixième  : l'égyptienne !  Un certain nombre ont pour cadre l'Égypte parce que les pyramides, les pharaons et les momies possèdent ce côté exotique, mystérieux et les ruines sont assez bien conservées (pour rappel, la dernière merveille du monde encore debout sont les pyramides). Dès 1979, Pyramid of Doom sur les ordinateurs de l'époque invite le joueur à une chasse au trésor au pays des sphinx. En 1982, Dunjonquest  : Curse of Ra, add-on de Dunjonquest, invoque le dieu du soleil pour une aventure tout en bichromie. La même année, The Sands of Egypt sur TRS-80 propose de découvrir la tombe de Râ. Beaucoup d'autres jeux vont avoir l'Égypte pour décor, mais assez peu vont exploiter sa mythologie. Un titre m'a particulièrement marqué dans ce domaine : Exhumed sorti en 1996 sur Saturn (aussi sur PC et PlayStation). L'action se déroule dans le complexe de Karnak, où des extraterrestres ont pris possession des lieux. Ce qui est intéressant ici, c'est que les ennemis et les armes font appel à la mythologie, que ça soit à travers les Anubis qu'on doit dégommer ou encore la plume de Maat qui permet au joueur de voler quelques instants. Beaucoup de jeux ayant pour thème l'Égypte sont sortis durant cette période si on prend les statistiques de Mobygames. Stargate a certainement contribué à ce phénomène, tout comme ont dû le faire les films La momie et Le retour de la momie à l'aune de ce nouveau siècle. Pour autant, et ceci n'engage que moi et mes connaissances, je trouve que l'univers égyptien n'a pas aussi bien été exploité que les deux précédentes mythologies, je veux dire qu'il n'existe pas véritablement de jeu marquant qui ait tiré profit d'un monde aussi riche que celui qui est occupé par la bande à Osiris.  

Comment? On ne sort pas assez de jeux sur la mythologie égyptienne? C'est un scandale, je vais appeler Teal'c de ce pas et il va menacer les éditeurs, vous allez voir !

Les autres

De façon plus subsidiaire, les jeux vidéo ont tiré parti d'autres mythologies, moins connus pour le quidam français, mais qui ont permis de pimenter certains scénarios. Évidemment, quand on constate qu'une bonne partie de la production mondiale de pixel provient du Japon, on ne peut s'empêcher de prendre en compte le tsunami de jeux mettant en valeur le folklore nippon. Je concède ne pas avoir un savoir suffisant pour traiter la matière qui devrait certainement nécessiter un dossier à lui tout seul, mais si on devait se fier aux titres les plus récents, on citerait d'emblée Okami et son incarnation de la déesse du soleil Ameterasu ou encore Project Zero ainsi que ses histoires de fantômes et Dead or Alive lorsque les filles ne font pas de beach-volley et se battent contre le Tengu. Parfois les inspirations peuvent être proches de l'entreprise qui développe un jeu. Prenons le cas de Star Fox. Le choix d'un renard ne se trouve pas si innocent qu'il paraît, puisque non loin de la firme de Kyoto se trouve un des plus fameux temples de la ville, le Fushimi Inari-taisha, sanctuaire dédié à la divinité des céréales et du commerce Inari qu'on a coutume de représenter par un renard.

Tengu dans Dead or Alive

Il y aurait aussi des choses à dire sur les légendes chinoises, que ça soit avec les Dynasty Warriors, Kessen et autre consoeurs de chez Koei ou encore les relectures du roi singe (Son Goku, on pense à toi). Une petite pensée pour Tomb Raider 2 et sa dague de Xian et une grande pour Shenmue qui lorgnent vers les croyances de l'Empire du Milieu. Non loin de la Chine se trouve un autre grand pays, l'Inde. Bien que la mythologie hindoue soit assez peu présente dans le jeu vidéo, on peut trouver ici ou là des grains de sable comme Mahabharata  : The Dawn of Kaliyuga. D'ailleurs, fan de SoulCalibur, ce nom de Kaliyuga doit vous être familier puisqu'il s'agit du bâton de Kilik. Et ceux qui aiment Final Fantasy savent bien qu'une des invocations les plus connues est la déesse "de glace" Shiva. 

Beaucoup plus proche de chez nous, il existe des jeux faisant appel au panthéon et aux légendes celtiques, mais à ma connaissance pas de jeu réellement basé dessus. Mentionnons le cas de Tir Na Nog, jeu d'aventure publié en 1984 sur Spectrum et Amstrad et l'année suivante sur Commodore 64 et qui a failli faire l'objet d'un remake PC par Psygnosis au début des années 90. On peut rapporter les apparitions de Cat Sidhe, un grand chat noir qu'on rencontre parfois dans les Final Fantasy. Autre créature du bestiaire fantastique : les dullahans. Ceux-ci possèdent de nombreuses représentations vidéoludiques. À l'origine, il s'agissait de fées qui peuvent retirer leur tête et seraient à l'origine du mythe du cavalier sans tête. Il n'en faut pas plus pour nommer aussi les lourdes armures sans têtes dans certains RPG comme dans Vagrant Story, Dragon Quest VIII ou encore Golden Sun  : l'âge perdu ainsi qu'Obscure Aurore où il fait office de boss optionnel. 

Ce biais celtique est prolongé par toutes les légendes d'Arthur et du saint Graal. Certes, on m'objectera qu'Arthur est surtout connu pour se balader en caleçon afin de sauver sa dulcinée dans la série des Ghosts 'n Goblins. Rappelons qu'à l'origine il s'agirait d'un personnage historique sur lequel se sont greffés bien des mythes et légendes. Il est tout à fait naturel que le jeu vidéo les ait exploités, que ça soit récemment avec King Arthur sur PC (2010, Neocoregames) ou Tomb Raider Legend ou alors au début des années 80 avec Sir Lancelot (1983, Xonox, Atari 2600, ColecoVision, Commodore 64). Et ceux qui veulent rigoler peuvent toujours essayer de dénicher le Sacré Graal des Monthy Python sur PC. 

Je pourrais parler de bien d'autres mythologies, comme la sumérienne, les amérindiennes ou jeter un coup d'oeil sur ce qui se passe en Océanie (mais bon, les commentaires sont faits pour ça :p). Néanmoins, leur utilisation par les jeux vidéo se révèlent des plus limitées. (Je peux éventuellement citer Les Chevaliers de Baphomet : le bouclier de Quetzalcoatl ou encore le cas d'Astaroth et de Gilgamesh...) En outre, une fois qu'on a regardé les mythologies du monde réel, on pourrait aller encore plus loin et s'intéresser aux mythologies créées par les jeux vidéo. Zelda, Warcraft, Myst, Starcraft sont quelques noms qui me viennent à l'esprit. On pourrait comparer quel est leur part d'inspiration dans les autres mythologies et la part fictive. Ceci serait allé trop en profondeur et je ne pense pas qu'un simple article de blog suffise pour répondre à cette question.   

Gilgmaseh, ou l'un des plus gros combats de FFVI.

L'histoire sans fin

La mythologie est le creuset d'une culture, celui qui permet d'en chercher et d'en découvrir les fondements.  Mettre au point une mythologie permet à une société de se donner des repères. Il est donc tout à fait naturel que le monde vidéoludique s'en soit approprié pour des processus narratifs  : objets, personnages, créatures, lieux, si ce n'est une reprise du mythe lui-même. De fait, les mythologies sont énormément appelées dans les jeux d'aventure, de rôle et de stratégie, plus rarement dans les autres catégories. Certainement parce que l'emploi d'un scénario un tant soit peu travaillé est obligatoire dans ceux-là. Je dirais qu'aujourd'hui, l'usage des mythologies dans le jeu vidéo est à la fois exponentielle et restreinte. En effet, on constate que les mythologies sont de plus en plus présentes, le temps et l'implication créative aidant. Mais on constate un cantonnement à certaines mythologies, celles que le public acheteur connaît le plus. Et le public qui achète du jeu vidéo est en grande majorité occidental. Les softs sont calibrés pour ce public-là. Mais cette donne changera peut-être un jour si les marchés émergents du jeu vidéo auront la capacité à développer leurs propres titres et que ceux-ci seront accessibles au public occidental. 

Je finirai par un adage : usage de la mythologie n'est pas forcément synonyme de bons titres. Si un éditeur veut se garder d'une mauvaise utilisation, qu'il regarde du côté de la belle daube que fut War Gods et son véritable environnement 3D pour épater la galerie! 

P.-S. Qu'on me pardonne pour l'absence d'articles ces derniers temps, mais le concours Gamekult m'a pas mal occupé. Avec à la clef un sweat <<°o°>> Et un article comme celui-ci ne s'écrit pas du jour au lendemain !

P.-S bis  : Exclusif !! On a trouvé Hercules pour le prochain Dragon Ball en Turquie !

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Les zeux vidéo

Il y a un an et demi de cela, j'ai fait la connaissance d'un jeu et plus globalement d'une saga. Elle fait certainement parti de celle que j'ai le plus appréciée ces derniers temps par sa fraîcheur et son originalité. En outre, elle est une des rares à nous être envoyée directement du Japon. Et chose encore plus singulière, elle lance un véritable nouveau personnage dans le monde du jeu vidéo : le professeur Layton !

Cette saga est la réalisation des nouveaux doigts de fée du jeu de rôle japonais, le studio de Fukuoka, alias Level 5, avec leurs locaux modernes qui respirent simplement la classe. Ce développeur, crée en octobre 1998, véritalement lancé en 2004 après un excellent travail effecuté sur Dragon Quest VIII, était très lié à Sony à ces débuts. Leur premier jeu est Dark Cloud sur PlayStation 2 qui s'est vendu à un peu plus d'un million d'exemplaires. Un autre jeu avait fait parler du studio en 2004 pour cause d'annulation abrupte : True Fantasy Live Online sur Xbox. En 2005, elle publie Rogue Galaxy, édité par Sony. Bref, en 2007, la compagnie a suffisament les moyens pour produire et publier son jeu (ils ont dû tellement mettre d'argent de côté qu'ils se sont payé le nom d'un stade !). Ce sera Reiton-kyōju to Fushigi na Machi plus connu sous nos latitudes par la dénomination Professeur Layton et l'étrange village, qui grâce à son succès, s'impose comme le jeu phare du développeur du cinquième niveau.

Un succès pour le moins étrange

La première chose qui frappe quand on aperçoit l'Etrange village, c'est le chara-design. Ici on est vraiment loin des canons du manga, avec un dessin s'approchant plus de l'esthétique occidentale, avec un penchant très prononcé pour les Triplettes de Belleville. Pis, le héros n'a pas de short, mais un haut de forme, ne veut pas sauver le monde, mais se prend pour un gentleman qui résoud des énigmes que n'importe quel gredin lui soumet, et ses yeux sont deux petits points noirs loin des grands yeux globuleux auquels nous sommes plutôt habitués. Le tout cartonne au Japon, le premier opus se vendant à un million d'exemplaires.

 

Les Triplettes de Belleville, vous trouvez pas que ça ressemble dans les tons et la façon de dessiner à Layton?

Quelque chose cloche, vous ne trouvez pas? Je veux dire, le jeu au premier abord n'est pas fait pour attirer le japonais de base. Et pourtant, le premier opus, un million d'exemplaires, cinq jeux sont sortis à ce jour, dont quatre sur Nintendo DS et un sur téléphone portable, deux opus sont en développement sur 3DS dont un cross over contre Phoenix Wright, un film d'animation au cinéma, un autre déjà en court de production et je n'ai pas encore jeté un coup d'oeil au merchandising. Aujourd'hui, ce succès n'est plus confiné à l'archipel, il s'étend au monde entier. Les pays occidentaux ont reçu le troisième volet de la série, Le Destin perdu, le mois dernier. Certes, on est loin de parler d'une Layton-mania, mais il faut reconnaître l'émergence d'un vrai phénomène.

Une mécanique de jeu bien huilée

Le premier jeu, et plus globalement la saga, repose à mon avis sur trois mécaniques qui ont contribué à son succès:

- C'est une série conçue dans un sens vraiment grand public. Les personnages sont attachants, le jeu facile à prendre en main, pour peu qu'on sache lire, écrire, et pointer avec un stylet sur un écran. Même mémé peut jouer à ce jeu.
- Un jeu de casse tête qui ne mesure pas l'âge de votre cerveau, mais qui propose un vrai gameplay, avec des énigmes vraiment variées, le tout saupoudrée d'une vraie histoire à rebondissement et de scènes d'animation tout simplement époustouflantes pour certaines.
- On peut aussi bien prendre le jeu dans une logique où l'on fait tout d'un coup ou on picore dans le train ou le métro en rentrant chez soi. Même si on laisse le jeu de côté pendant quelques temps, les élements de l'histoire sont toujours rappelés à chaque début de partie et on a toujours un tableau des mystères découverts ou non.

On a pour ainsi dire un résultat... étonnant ! Une fois qu'on se met sur le jeu, celui-ci agit de manière addictive. Les histoires se révèlent passionnantes dans leur ensemble. Celles-ci fonctionnent de telle façon que la révélation des mystères se passent vers la fin du jeu, après qu'on a résolu un certain nombre d'énigmes.

Trois jeux sinon rien !

La série se découpe pour l'instant chez nous en trois jeux qui former une première trilogie. Il s'agit de :
- Professeur Layton et l'étrange village (sorti en novembre 2008 en France). Dans sa première apparition, le Professeur se doit de résoudre l'énigme de la pomme d'or. Le scénario est très intéressant, et même si les personnages souffrent d'un manque de développement flagrant, on prend rapidement pied pour cette histoire dont le mystère n'est vraiment dévoilé que dans les derniers instants. Il existe aussi quelques erreurs de jeunesse, comme les énigmes mal intégrées ou qui se planquent un peu partout, sans qu'il y ait de rapport. Mais on pardonne, ce n'est que le premier épisode après tout. Et surtout il existe un passage : la grande roue *_* !
- Professeur Layton et la boîte de pandore (sorti en septembre 2009 dans le pays des fromages). Peut-être le moins bon des Layton auxquels j'ai pu jouer. La mécanique du jeu est poussive et il faut attendre grosso modo les deux tiers du jeu pour que le scénario décolle enfin. Les scènes cinématiques sont un cran en dessous du précédent opus. Par contre, le final est juste grandiose. L'intégration des énigmes est meilleure que le premier épisode, avec des énigmes qui correspondent vraiment à la situation rencontrée. Enfin le mini-jeu pour faire maigrir le hamster est très rigolo.
- Professeur Layton et le destin perdu (sorti en octobre 2010 dans l'Hexagone). Jeu que je viens de terminer, certainement le meilleur de la série, mais aussi le plus tragique. On découvre Hershel Layton sous un autre jour, les personnages n'ont plus la consistance d'une feuille de papier, l'histoire est simplement fabuleuse et très moderne, avec un côté moral très fouillé. Il corrige le défaut du précédent opus, à savoir un scénario vraiment intéressant et suivi dès le départ, tandis que les cinématiques sont revues à la hausse. Le doublage français est meilleur aussi, ce qui n'est pas un mal (mais il battra jamais le double anglais, c'est certain !). Seul petit soucis : l'énoncé des énigmes n'est pas forcément des plus claires et cela arrive bien souvent à mon humble avis.

Vous prendrez encore un Picsou magazine?

Globalement la difficulté dans ces jeux est bien dosée et les énigmes à résoudre sont facilement résolvables pour la plupart. Si on ne parvient pas à résoudre l'énigme en cours, il est toujours possible d'acheter des indices, voire de quitter l'énigme pour revenir dessus plus tard.

Les énigmes font la force et la faiblesse du jeu. Force, parce qu'elle permet de faire un jeu très facile d'accès avec un vrai scénario. Faiblesse, parce que PIcsou Magazine fait la même chose et pour moi cher. En outre, les énigmes sont parfois archi connus, ou il arrive qu'on ait une répétition d'énigme. Leur enrobage ne suffit pas à faire passer la pilule d'un manque d'originalité. Ce qui force le joueur à résoudre les énigmes pour que l'histoire puisse avancer.

Et la suite?

Comme nous le disions plus haut, le phénomène Layton n'est pas près de s'arrêter. Un nouvel opus devrait sortir chez nous sur DS l'année prochaine (même si j'ai un pressentiment pour une conversion rapide sur 3DS à la manière d'une Zelda Twilight Princess). Cela en ferait certainement l'un des derniers grands jeux de la machine, à côté de Ni No Kuni, jeu aussi développé par Level 5 en collaboration avec le studio Ghibli.

Surtout, une nouvelle trilogie, avec le développement d'un nouvel opus sur 3DS. Déjà je suis curieux de ce que peut donner un épisode sur 3DS cette machine. Est-ce que des effets d'optique seront utilisés pour créer de nouvelles énigmes? Il existe enfin ce cross over improbable entre Phoenix Wright et Layton et aussi véritable collaboration entre Capcom et Level 5. D'ici que tout ceci sorte en France, de l'eau aura coulé sous les ponts, très certainement.

 

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Les zeux vidéo

Un petit billet en rapport avec mon post sur The World Ends With You. Dans le dernier numéro d'Animeland (novembre 2010, p83), la question a été posée Shinji Hashimoto, vice-président de Square Enix et accessoirement producteur délégué de WEWY, de savoir oui une suite était prévue et éventuellement sur 3DS. Voici la réponse de l'intéressé :

'Je ne peux rien vous révéler de concret, mais je suis ébloui par l'évolution actuelle des machines. Si nous devions faire une suite, la console la plus adaptée au projet serait choisie."

En résumé, on y pense bien, mais il faut attendre encore un peu !

Voir aussi

Jeux : 
The World Ends With You
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Vie d'ailleurs et d'au-delà

On est dans la période du 11 novembre, et même s'il reste que deux poilus encore vivants de la Grande Guerre, je vais ni vous parler de FPS et ni de stratégie pour mener les Zergs à la victoire. J'ai envie de vous parler d'une page d'Histoire, mais façon Histoire tragi-comique : la bataille de Karansebes qui s'est déroulé le soir du 17 septembre 1788.

Un hussard dans l'armée autrichienne au XVIIIe siècle

L'armée autrichienne, forte de 100 000 hommes, est alors en guerre contre les Turcs. Elle se trouve aux marches de son empire, vers la ville de Karansebes (aujourd'hui Carensebes en Roumanie). L'avant-garde de l'armée, un contingeant de hussards, partit en éclairage pour voir si l'armée turque était en approche et traversa la rivière dénommée Timis. Pas de Turcs en vue, mais des roulottes de Gitans qui virent l'opportunité d'offrir à ces soldats fatigués des femmes et du schnaps contre monnaie sonnante et trébuchante.

Bien entendu, les hussards profitèrent de l'occasion pour tout rafler, ce qui ce fit au détriment de la troupe d'infanterie qui les précédait. Ils leur refusèrent de partager l'alcool si chèrement acquis. A un point tel qu'ils entreprirent une fortification improvisée du camp et qu'ils en chassèrent la troupe d'infanterie. Idée en apparence amusante et qui aurait pu en rester là.

Loin de se calmer, les choses s'envenimèrent. Une dispute éclata et un soldat excité tira un coup de feu. Une bataille s'enclencha dans l'obscurité. Lorsqu'il parut clair à certaines unités de l'infanterie qu'ils ne pourront pas étancher leur soif, ils s'écrièrent "Des Turcs ! Des Turcs!" Les hussards, prenant les choses au sérieux, fuirent. L'infanterie virent dans ce geste la réelle présence des Turcs. Des officiers qui désiraient arrêter les heurts criaient "Halte! Halte!" Certains l'interprétèrent comme des Turcs chargeant au nom d'Allah.*

Dans le camps se trouvaient des chevaux de trait. Face à raffût, ils paniquèrent. Dans un éclair de génie, un officier pensait qu'il s'agissait d'une charge turque et ne trouva rien de mieux que de bombarder le camp à coup d'artillerie. Le chaos s'installa, le camp de l'armée autrichienne fut réveillé en sursaut. Plutôt que d'attendre ce qui allait se produire, les soldats fuyaient dans tous les sens. La paranoia était telle que les tirs fusaient, tentant d'abattre la moindre ombre turque qui se profilait**. Le paroxysme fut atteint lorsque l'armée dû faire retraite à un ennemi imaginaire. La débâcle fut telle que l'empereur autrichien Joseph II, chef des armées, fut renversé de son cheval pour faire trempette dans un ruisseau.

Fin mot de l'histoire : les Turcs arrivèrent à la bataille avec deux jours de retard. Ils ont du bien rire en voyant les 10000 soldats morts ou blessés, alors qu'ils n'avaient rien fait. Bien entendu, ils prirent sans difficulté la ville et la campagne environnante. Tout ça pour un baril de schnaps !

* Rappelons l'armée autrichienne était alors multinationale et que les langues parlées étaient multiples.

** En langage actuel, on appelerait ça des tirs amis.

Sur ce, je vous salue !

Et promis juré, la prochaine fois, je parlerai jeux !!

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La minute inutile

Après quelques cas de cécité avérés et des maux de crâne intenses, j'ai décidé de mettre en un peu plus grand les lettres afin que vous jugiez mieux les jaquettes mises. J'ai essayé de faire de mon mieux, avec un écran blanc et un autre en noir. Certes quelques jaquettes ne peuvent être reconnues, mais là je ne peut rien faire ^^"

 

Répondez via les com. Comme qui dirait bonne chance, et si vous parvenez à en reconnaître les 3/4 considérez que c'est vraiment déjà très fort !!

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Édito

Il est toujours difficile de créer un blog quand on est à son cinquième ou sixième. Parce qu'à chaque fois, faut refaire la peinture, faut trouver l'hébergeur qui vous plaira, et pis faut la motivation et la bonne idée pour faire tout ça et enfin faut lui donner du grain à moudre. Blog sans article périclite !

Donc, autant dire que c'est toujours une galère invraisemblable d'être le démiurge d'un journal intime interactif ! Mais voilà qu'il existe Gameblog, un site où se trouvent des gens qui me ressemblent plus ou moins. Je ne suis pas un vieux routard, d'autres ont plus de bouteilles que moi, mais j'ai débuté avec un videopac y a une vingtaine d'année. Après, je n'ai jamais réussi à décrocher du paddle. Et après, j'ai connu pas mal de choses, jusqu'à ma petite DS crimson que peu de Français doivent posséder (ahaha !)

Bref, je ne suis pas là pour raconter toute ma vie, mais pour le blog, Miscellaneous. Celui-ci aura certes pour vocation de parler de jeux video, mais surtout d'aller au-delà de ce qu'est la vie du joueur. Je veux dire, après tout ce vécu, on se rend compte qu'il existe tout un monde gravitant autour du jeu vidéo, qu'il existe toute une culture autour. Là se trouve le coeur de ce blog, qui a pour but de faire partager des expériences, des connaissances et aussi des choses que j'apprécie, qui ne sont pas forcément proches du jeu vidéo, mais que c'est bon parfois de mettre le nez dehors !

Ainsi se justifie le titre de ce blog : en rassemblant des choses diverses et variées, j'ose défendre une culture du jeu vidéo, comme il peut exister une culture du cinéma ou de la bande dessiné. C'est de cette manière qu'on peut se doter d'une défense face à certaines inepties (ce n'est pas parce qu'on a viré Jack Thompson qu'elles ont disparu !) et dire simplement : on existe !

Alors, en espérant que la lecture des futurs articles vous plaira,

Bienvenue sur Miscellaneous !

Ps : il existe une autre raison pour le titre Miscellaneous. Pour l'instant, elle reste cachée et sera dévoilé en temps et en heure (disons quelques mois...)

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