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Miscellaneous

Miscellaneous

Par Quetzal Blog créé le 13/10/10 Mis à jour le 25/02/16 à 16h07

Miscellaneous adj.(du latin miscellaneus, mot anglais pouvant être traduit en Français par divers) : Qui possède diverses caractéristiques, capacités, voire apparences.

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Les zeux vidéo

Sous ce titre qui peut sembler moqueur racoleur, et qui fait surtout échos à un billet de Cyril Drevet qui avait fait beaucoup jaser en début d'année, je veux remettre en perspective les crises qu'a traversées l'industrie vidéoludique. Cela va faire prochainement quarante ans que celle-ci s'est mise en place, et celle-ci, vu son jeune âge, en a traversé énormément, parfois la remettante en cause. Pour l'occasion, j'ai réalisé une petite chronologie pour mieux représenter de ce dont je vais parler. 

 

Les crises de jeunesse

Je vais donc énumérer huit crises différentes. Les deux qui sont vraiment reconnus sont les deux krachs qu'a subis l'industrie depuis ses débuts en 1971. Pourquoi 1971 d'ailleurs ? En fait, il faut considérer Computer Space comme la première tentative commerciale de produire en série une machine dédiée au jeu vidéo. Cet essai est crucial ; il aurait pu se révéler sans lendemain. Car le jeu est un échec, à cause de sa complexité et de sa difficulté. Il va rapporter seulement 500 $ à Nolan Bushnell. Celui-ci, non découragé, se lancera dans la création de Pong, avec le succès qu'on connaît. A peine né dans son processus d'industrialisation, le jeu vidéo a déjà son premier échec. 

Entre 1977 et 1978 s'est produite la première crise majeure pour ce secteur. Peu connu chez nous, ce krach est assez classique dans son déroulement. Les constructeurs de machines ont submergé par l'offre le marché, dans ce cas, essentiellement des clones de Pong, alors que la demande s'est lassée de ce genre de création. Deux entreprises, RCA et Fairchild (qui venait alors de sortir la première console à cartouche interchangeable, la Fairchild Channel F) abandonnent alors la construction des consoles. Seuls Atari et Magnavox (Philips) restent en course. Heureusement l'hémorragie va vite s'estomper grâce à l'Atari VCS et à la révolution menée par Space Invaders. Ce jeu provoque un véritable raz-de-marée, notamment en salle d'arcade (souvenez-vous qu'au Japon, il y eut une pénurie de pièces de 100 yens à cause de ce jeu !). Bref, le secteur est tranquille jusqu'en 1983.

Space invaders

La révolution de 1978 avait quand même un drôle de visage...

A la fin de cette année débute la plus grave crise qu'a connue à ce jour l'industrie. Véritable cas d'école et d'études pour les économistes, elle lamine littéralement l'industrie américaine du jeu vidéo et affecte aussi le marché européen. Les racines de cette crise proviennent des années passées. En 1982, un grand nombre de consoles existe sur le marché (une bonne dizaine), à un point tel que la saturation est proche. S'ajoute à cela la production en masse de jeux, la plupart du temps médiocre, dont les symboles sont la mauvaise conversion de Pac Man sur Atari 2600 (mars 1982) et ET, sorti au moment des fêtes de 1983. Un trop grand nombre de cartouches ne trouvant pas preneur, les distributeurs les retournaient aux éditeurs. Au bout d'un moment, les retours furent si grands que les éditeurs ne purent rembourser les distributeurs des sommes avancées. Il fallut remettre les invendus en vente et les solder, en espérant qu'ils partent, ou encore enterrer les cartouches dans le désert comme l'aurait fait Atari. Ceux qui ne pouvaient se le permettre allaient droit à la faillite.

Pac man 2600

C'est moche... mais c'est Pac-Man sur VCS.

Les éditeurs tombèrent un à un, ébranlant l'industrie et la confiance des investisseurs qui virent dès lors la fin d'une industrie qui n'aura été tout au plus qu'un effet de mode bien lucratif. Ceux qui survécurent ont soit arrêté leur activité vidéoludique comme pour Mattel ou Coleco, soit se sont tournés vers le marché plus rentable de l'arcade et des ordinateurs comme le fit Atari. Le sauvetage du marché des consoles vint de l'Extrême-Orient, là où Nintendo connaissait un immense succès avec la Famicom. L'arrivée de la NES en 1986 aux Etats-Unis et en 1987 en Europe, grâce à un marketing ingénieux, parvint à relancer la machine, qui malgré quelques soubresauts, ne connaîtra plus d'arrêt aussi flagrant que celui qu'elle a connu entre 1984 et 1986.

Les crises intermédiaires

L'industrie vidéoludique a réussi à se tirer de la dernière crise grâce à un sauveur providentiel, Nintendo. Et les choses s'enchaînèrent assez bien avec la Super Nintendo, mais aussi avec SEGA et plus accessoirement NEC qui ont créé avec leurs machines respectives une concurrence bénéfique.

Pourtant les choses se tassent à partir de 1994. Le grand public attend de la nouveauté et considère le jeu vidéo comme un loisir réservé aux enfants. On le lui promet avec des films interactifs, les FMV qui ne rencontrent pas tant de succès, et surtout des jeux en 3D. On assiste durant la période 1994-1996 à la multiplication des consoles de jeux. Les évènements de 1983 pourraient alors être reconduits, sauf que la qualité des jeux est quand même meilleure, évitant de fait des retours massifs, et la procédure obligatoire d'acquérir une licence (mise au point par Nintendo peu après la sortie de la Famicom) pour une console limite les quantités. Cela ne va pas empêcher l'arrêt de la production dans le domaine des consoles pour certains fabricants, voire leur disparition : Atari, Commodore, 3DO, NEC, Amstrad pour ne pas les citer. A ceux-ci, on peut ajouter SEGA qui multiplie les systèmes et les add-ons autour de la Mega Drive, ce qui crée à la fois une confusion aux yeux des consommateurs, mais aussi commence à mettre en difficulté la société, chose que la Saturn ne fera qu'accentuer malheureusement. Quant à Nintendo, la firme de Kyoto prend du retard pour sa nouvelle machine. Cette crise, assez peu étudiée finalement dans ses mécanismes, et qui paraît plus comme une difficile transition du marché qu'un krach en bonne et due forme, sera stoppé net par le succès foudroyant de la PlayStation de Sony qui va ouvrir le marché du jeu vidéo vers les jeunes adultes, ce qui était loin d'être gagné pour ce qui était encore considéré comme des jouets. 

Night Trap sur Mega CD, un joyeux nanar vidéoludique, représentant type du jeu FMV. Et ce ne sont pas les séquences filmées qui arrangent les choses !

Cette crise va provoquer en 2001 un séisme pour l'industrie et une réplique. Commençons par le séisme. Il s'agit bien entendu de la transformation de SEGA en éditeur tiers. L'arrêt de la Dreamcast n'est qu'une conséquence des erreurs passées que la dernière console de la société d'Haneda, malgré toutes les énormes qualités qu'elle porte, n'a su effacer (en particulier la dette de SEGA). Une façon de dire aussi que le hard n'est pas très rentable comparé au soft et que la première activité est un luxe que seuls des groupes avec de solides capacités financières peuvent relever. Genre Microsoft par exemple. 

L'autre contrecoup, plus symbolique, est la disparition de SNK. En réalité, si je le cite, c'est une façon de dire que la 3D a définitivement pris le pas à cette époque sur la 2D. Or SNK était tout de même l'égérie de cette forme de graphisme avec sa Rolls-Royce, la Neo Geo. Même si on arrive à avoir des jeux dans un style 2D aujourd'hui, très rares sont les jeux contemporains (je ne parle pas des remakes!) sans qu'un petit polygone se soit immiscé ici ou là. 

Samouraï Shodown 64 aura été l'une des rares tentatives de SNK de faire de la 3D. Sans succès malheureusement.

Enfin la dernière crise est assez originale dans le domaine du jeu vidéo, puisqu'il s'agit d'une crise monopolistique dans le domaine des portables. Nous pouvons l'appeler crise Pokémon, car sans la sortie de ce fameux jeu, sans doute rien de tout ceci ne se serait produit.

En 1996, lorsque le titre de Game Freaks est publié au Japon, deux jeux sur la portable monochrome de Nintendo sont en développement. La console semble être en fin de vie. Pourtant, le jeu remporte un succès aussi incroyable qu'inespéré. Nintendo doit alors relancer en catastrophe la production de machines. Pourtant le fabricant préparait bien la succession de sa console monochrome. Ce succès, même s'il a été bénéfique pour Nintendo et a permis de remplir les tiroirs-caisses, il ne l'a pas été pour le marché globalement. Il a empêché l'entrée de la concurrence (WonderSwan, Neo Geo Pocket, N-Cage) qui ne pouvait lutter sans un jeu aussi preneur que Pokémon. Il a aussi, à mon humble avis, ralentit le développement technologique des consoles portables (par technologique, j'entends aussi bien la puissance brute que les innovations qui tournent autour des systèmes). Il faudra attendre 2004 pour que ce monopole soit vraiment contesté par Sony et sa PSP et une véritable relance de ce marché particulier.  

Si vous n'avez pas eu de nouvelles consoles portables autre que Nintendo à la fin des années 90 et début 2000, plaignez-vous à cette souris. Nous ne garantissons pas que vous recevrez une décharge électrique.

Les malaises actuels

Même si l'industrie vidéoludique a dû pâtir comme tous les secteurs de la crise globalisée dont les prémices remontent à 2007, je crois qu'elle est prise aujourd'hui d'un malaise que subit le joueur habitué à jouer depuis au moins une dizaine d'années de façon régulière et qui sent une certaine lassitude dans sa façon de jouer. Plutôt que crise du casu qui a la trentaine et qui n'arrive plus à jouer aux jeux vidéo (parce que pour moi, le mot casual, qui signifie rappelons-le occasionnel, n'a aucun sens, sauf à être comparé à Hardcore pour savoir qui a la plus grosse et créé de segmentations de marché à l'intention des branleurs mercaticiens), je préfère lui attribuer le doux nom de syndrome Léa Passion, en hommage aux types de logiciels qui ont envahi les linéaires et plus particulièrement entre 2008 et 2009, à un point tel qu'il devenait dur pour une nouveauté comme Chrono Trigger de se faire une place.

A l'origine de ce phénomène, il y eut le changement de stratégie de Nintendo qui s'est tourné vers le grand public, et un carton (encore!) pour le moins inattendu en 2006 : Dr. Kawashima. Bien qu'il ait la forme d'un jeu, le programme d'entraînement cérébral se rapproche plus d'un logiciel que d'un jeu vidéo. D'habitude, avant cette parution, cette forme était extrêmement peu courante sur consoles, avec quelques logiciels de créations artistiques dont les illustres représentants étaient les Mario Paint (Super Nintendo, DD 64) et Music 2000 (PlayStation). On a eu droit à une véritable invasion de ce genre de logiciels, qui s'est conjugué à un ensemble de softs aux qualités ludiques discutables et limitées (bizarrement destinés aux filles et/ou la famille). De fait, les éditeurs pensaient vu les ventes de la Wii et de la DS et le faible coût de développement par rapport aux autres machines plus puissantes que sont la Xbox 360 et la PlayStation 3, qu'il suffisait de sortir un soft ciblé pour espérer engranger du gain. Or, au final, on a eu encombrement et des softs qui à la fois se sont vendus bon an mal an et ont aussi gâché la visibilité de certains très bons produits. Je pourrais encore disserter sur ce syndrome pendant des heures, mais je voudrais terminer sur le Japon.

Une sale tronche, avec des polygones même pas lissés. Et ça s'est vendu à des dizaines de millions d'exemplaires!

La mort du jeu vidéo au Japon ?

L'étude du secteur vidéoludique japonais révèle certaines tendances qui peuvent avoir des conséquences en Europe dans les prochains mois et années. Il me semble bien que le Japon subit une quadruple crise en matière vidéoludique actuellement :

- Une crise de la consommation due aux changements des habitudes de la consommation et au vieillissement de la population : les Japonais ayant plus pris l'habitude de jouer sur portable, les jeux sur salons sont devenus minoritaires dans les ventes (y a qu'à voir les derniers tableaux pour s'en convaincre, seuls les gros titres émergent). Ca c'était pour le conjoncturel. Mais structurellement, la population vieillit assez rapidement. Globalement, plus on vieillit, moins on a tendance à consacrer de temps aux jeux vidéo (travail, famille, etc...). De fait, si une population ne va pas vers le rajeunissement, celle-ci consacrera moins de temps aux jeux.

- Une crise de la création : les éditeurs et les développeurs rentrent plus difficilement dans leur frais. Or le marché japonais est particulier dans le sens où il est assez imperméable à l'étranger. Les éditeurs produisent avant tout pour le marché intérieur. Or ce qui rapportent le plus sont les jeux portables, mais ceux dégagent moins en valeur absolue qu'un jeu sur console de salon et le développement sur ces dernières est devenu au fur et mesure du temps beaucoup plus onéreux, avec un retour sur investissement de plus en plus incertain. Deux solutions se présentent pour continuer à exister : soit on développe pour l'étranger, en s'adaptant aux goûts occidentaux, soit on se met à développer pour les portables, téléphones compris. Système vicieux, n'est-ce pas ?

- Une crise structurelle au niveau des salles d'arcades : le réseau des salles a toujours été une bonne rente pour certains éditeurs, comme Namco ou SEGA. Mais depuis quelques années, l'arcade connaît sur l'Archipel une crise qui l'affaiblit considérablement. Je remets sur la table le vieillissement de la population, mais aussi il faut comprendre le système de l'arcade. Celui-ci a été créé à l'origine pour permettre à des joueurs qui ne pouvaient pas posséder de console de jeux chez eux de jouer et en plus de jouer à des jeux qu'ils ne trouveraient pas forcément sur console. Cela n'est plus du tout vrai aujourd'hui. De fait, les salles sont moins fréquentées et si les éditeurs veulent survivre, ça sera certainement sur les marchés émergents qu'ils trouveront leur bonheur. 

- Une crise conjoncturelle due aux tremblements de terre de mars dernier et dont je pense les conséquences ne sont pas encore mesurables pour le long terme. On a eu quelques annulations de jeux, mais je pose la question sur les approvisionnements et comment les choses vont être gérées dans les prochains mois...

D'un autre côté, on ne peut nier les particularités du Japon qui en font une sorte de Galapagos et beaucoup de particularités du marché ne se retrouve pas forcément ailleurs dans le monde. Mais il ne faut pas négliger l'impact des décisions stratégiques des éditeurs et des constructeurs japonais. On leur doit quand même le sauvetage d'une industrie ! 

Le Japon en matière de jeu vidéo, c'est un peu l'iguane marin sur ces rochers. Ils ressemblent aux autres iguanes, sauf qu'ils sont végétariens et peuvent faire trempette.  Pas comme les autres qui vivent dans les jungles et ont un régime plutôt carnivore.

Le jeu vidéo est... innovant !

Qu'est-ce que nous pouvons tirer de cette chronologie des crises qu'ont subies le jeu vidéo et son industrie depuis quarante ans ? Je ne crierai surtout pas que le jeu vidéo est mort (ou même que des formes sont mortes), contrairement à ce qui est dit et répété de façon pessimiste depuis trop longtemps, j'affirme haut et fort que le jeu vidéo a toujours été innovant ! Sinon, comment l'industrie se serait sortie de toutes ces impasses, de ces embûches qui lui ont été dressées depuis sa création ? Si ça avait été le cas, elle aurait été au mieux atone ou au pire elle aurait simplement disparu. Ce sont les lois du marché. En bougeant, certains constructeurs de matériel et des éditeurs de contenu font avancer les lignes pour proposer des expériences différentes (même si le toujours plus trouve ses limites) et faire en sorte que l'industrie demeure en croissance. Le jeu vidéo doit évoluer pour exister, que cela plaise ou non. 

Le fait de dire ceci ne m'empêche pas de penser à demain. Même s'il est toujours hasardeux de faire des pronostiques sur l'avenir, je pense qu'un troisième krach pourrait intervenir dans un horizon de moins de cinq ans : celui du dématérialisé. Les ingrédients se réunissent à mon avis, entre une trop forte offre par rapport à la demande et une crise de confiance qui peut se dérouler et faire en sorte que les gens ne veulent pas l'utiliser. Ce qui se passe actuellement avec le PSN donne un avant-goût. Mais imaginez un instant si cela s'était produit sur l'App Store : quel cataclysme que cela aurait été !

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Vie du blog

Certains fêtent leur 2 millions... je reste plus modeste, mais ça vaut quand même du champagne !

Bon, on a atteint ce chiffre une quinzaine de jours auparavant :) Et on est déjà plus proche des 6000. L'article le plus lu reste celui sur les mythologies, avec pas moins de 1100 vues ! Preuve selon moi que des articles de fond sur le jeu vidéo avec une présentation intelligente peuvent fonctionner.

Continuez à venir, n'hésitez pas à laisser vos impressions, si on poursuit comme ça, d'ici les grandes vacances, on explosera les 10000 :D

Et j'en profite pour annoncer le prochain article : il concerne la mort du jeu vidéo... qui a en fait laissé des plumes une dizaine de fois.

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Les zeux vidéo

Il arrive qu'en voyant uniquement quelques images, une simple vidéo et quelques principes de jeu, un titre vous fasse envie, que vous le voulez immédiatement, sans avoir lu un quelconque avis dessus. Pour autant, derrière, il peut se cacher une infâme daube. On peut d'autant se méfier que les RPG en provenance du Japon n'ont pas forcément bonne presse depuis quelques temps. Radiant Historia est un jeu qui m'a fait beaucoup languir. Je l'ai eu quasiment en J1. Et il faut dire ce qu'il est : je ne regrette pas du tout mon achat.

Radiant Historia, un nom qui fait un peu penser pour les joueurs de RPG à Radiata Stories. Rassurons-nous tout de suite, malgré la ressemblance du titre, ils n'ont rien à voir l'un avec l'autre, aucune filiation et donc pas besoin de connaître Radiata pour jouer à Radiant. Radiant Historia est développé par Atlus, éditeur assez peu connu du grand public dans nos contrées, mais à qui l'on doit des petits bijoux comme Catherine, la saga des Shin Megami Tensei ou encore les Etrian Odyssey, et qui a su imposer une marque de fabrique avec des jeux au gameplay original, maquillés d'une difficulté comme on en fait trop peu maintenant. Bien entendu, Radiant Historia ne déroge pas véritablement à cette règle.

J'ai tout un bon Stocke d'idées !...    

L'histoire en elle-même n'est guère originale. Jugez-en par vous-même : conséquence de l'écroulement d'un empire plusieurs siècles auparavant, le monde (qui se résume à un continent dénommé Vainqueur [!]) est menacé de désertification complète, et vous; bien entendu, devrez le sauver. Là où les choses deviennent intéressantes, c'est de la façon dont elles sont présentées. Vous incarnez Stocke, un agent espion d'Alistel, ville située au nord-est du continent et qui a la particularité d'être dirigée par un prophète. Heiss, son supérieur, lui remet une mission où il doit empêcher l'invasion de la capitale par l'armée de Granorg, ennemi séculaire d'Alistel. Avant de partir en mission, Heiss remet à Stocke un étrange livre dénommée Chronique Blanche, ainsi que deux compagnons d'infortune, Marco et Raynie.

Stockie, un héros blond, mais qui ne sauvera pas le monde en short, c'est sûr !

Après une embuscade, ses deux compagnons meurent. Quant à Stocke, il doit la vie à la Chronique qui a le pouvoir de faire voyager dans le temps son possesseur, ce qui lui donne aussi le pouvoir de modifier l'histoire, en fonction des choix du joueur. Très vite d'ailleurs, le joueur se verra confronter à un choix qui va scinder l'aventure en deux chronologies différentes. Ceci donne un caractère très original à l'aventure. Le système a d'ailleurs été très bien pensée, parce qu'il permet de revenir à des moments précis (appelés noeuds dans le jeu). Une simple pression sur start permet d'éviter de revoir pour la dixième fois la même scène cinématique et on peut accélérer les dialogues en appuyant sur x. Une bonne idée, surtout pour éviter les dialogues répétés des villageois idiots, véritable plaie du rôliste.

Et je n'ai pas encore abordé le système de combat. Celui-ci se déroule au tour par tour, mais il demeure particulièrement original et se révèle à la longue particulièrement tactique. Les ennemis se place sur un damier de trois cases sur trois cases, sur lequel ils peuvent se déplacer, mais sur lequel, à l'aide d'attaques particulières, vous pouvez les forcer à bouger. Une attaque du type Push attaque fera reculer l'ennemi, ce qui permet de regrouper les ennemis et de les toucher lors de l'attaque suivante en même temps. Cette dimension est d'autant plus renforcée lorsque vous pourrez poser des pièges avec Aht. Autre particularité : le fait de pouvoir changer de tour. Vous pouvez ainsi inverser l'ordre de passage de vos personnages, voire faire attaquer avant un ennemi pour que les attaques de vos personnages soient regroupées. Le système se révèle donc suffisamment évolutif (apparition des attaques spéciales avec le Mana Burst, magie, diversité des spécialités des personnages) et d'une difficulté bien dosée  pour qu'on y adhère.

Les ennemis sur le damier ; la flèche indique que lors de la prochaine attaque, le soldat va se retrouver au fond.

Mais Atlus ne l'a pas assez exploité :/

Sur le fond, Radiant Historia possède des atouts indéniables. Cela ne veut pas dire qu'il est un jeu parfait avec sa trentaine d'heures syndicales, il possède des défauts de forme qui deviennent agaçants à la longue. Déjà abordons le problème des environnements. Soyons honnêtes, esthétiquement parlant, le soft d'Atlus s'en sort avec les honneurs. C'est plutôt coloré, les teintes bien choisies et le chara-design, à quelques exceptions près, tout passe assez bien. Il s'agit plus d'un manque de créativité. Les endroits à visiter sont en général très limités. Pis, il faut attendre la fin du jeu pour se retrouver enfin avec un grand donjon et le jeu compense ce manque de grandeur en obligeant le joueur à faire des allers-retours réguliers entre divers lieux. En outre, les effets spéciaux sont plutôt faiblard. Par exemple, le mouvement de l'eau est à rapprocher avec ce qui se fait à l'époque 32 bits. Les attaques spéciales sont justes minimalistes. Et je ne parle pas de l'animation : ils ne se sont pas vraiment tordus les poignets chez Atlus pour le coup. En ce qui concerne les musiques, celles-ci se révèlent sympathiques sans être transcendantes non plus. Mention spéciale aux thèmes de combats suffisamment entraînantes sans tomber dans la démesure et le répétitif.

Lipti et Teo seront vos guides dans l'aventure... et cette image, vous risque de la voir souvent ; il s'agit d'Historia, le lieu où vous pouvez voyager dans le temps.

Le système de jeu possède aussi ses failles. Ainsi l'interface de l'inventaire est juste archaïque et changer l'équipement de quelqu'un ne se révèle décidément pas pratique. Le système de combat pose aussi quelques soucis. Il est impossible d'évincer le héros principal. Or votre équipée se limite à trois personnages, cela limite d'emblée les choix, même si Stocke se révèle être un personnage polyvalent. Un plus grand damier pour les monstres ainsi que des attaques en diagonales aurait pu augmenter les possibilités stratégiques. Enfin le système des choix se borne à un bon et un mauvais. Ceux-ci sont tellement évidents la plupart du temps que vous ne risquez pas de vous tromper. Mais si par malheur vous optez pour le mauvais choix, vous aurez droit directement à une mauvaise fin. Celle-ci peut se montrer comique tellement elle ne paraît pas croyable. De fait, ça limite les ramifications au sein du jeu. Les allers-retours dans le temps sont en fait un très beau trompe-l'oeil pour masquer la linéarité abyssale du titre.

 

Convenons que Radiant Historia est un très bon titre, et même, au moment de sa sortie aux Etats-Unis en février dernier, le RPG de ce début d'année. Servi par un système de jeu original, il ne peut dissimuler ses faiblesses à cause de ce système malheureusement pas assez approfondi et un scénario aux embranchements franchement limités, ce qui est un comble dans un jeu où l'on est censé voyagé dans le temps. Ne boudons pas notre plaisir : un J-RPG de cette trempe n'arrive pas tous les jours traduits en Anglais avec un OST offert. Surtout il a le mérite de proposer une expérience différente des franchises de Square Enix, évite la plupart des clichés du genre et  le plus important, sa fin demeure poignante.


Le trailer d'Atlus donne une bonne idée du jeu à mon avis. La musique derrière est le thème principal pour les combats.

PS : après avoir pas mal fait de publication cette semaine, je vais m'absenter jusqu'à la fin du mois pour des vacances. Mais ne vous inquiétez pas, promis, la prochaine fois, je reviendrai avec un article de fond :)

Voir aussi

Jeux : 
Radiant Historia
Sociétés : 
Atlus
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Les dessins animés

Article issu de mon ancien blog et datant d'octobre 2009

Chiko, l'héritière de 100 visages (Nijū Mensō no Musume)

 

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Très connu au Japon, 20 visages est un peu ce qu'on peut considérer comme le Arsène Lupin local et qui depuis les années 50 fait partie du folklore local policier japonais. Sujet à de multiples adaptations (dont un film paru l'année passée, genre blockbuster avec grosses stars japonaises qui font des galipettes de partout), Chiko, l'héritière de Cent-visages, sorti l'année passé au Japon, est tiré d'un manga publié depuis 2003 par Shini Ohara, et se découpe en 22 épisodes (ce qui n'est pas tellement la norme tout de même).
Coproduction entre le studio Bones (actuelle bonne fée du DAN) et  Telecom FiIm Animation, elle met au prise une gamine, Chizuko (doublée par la Seyu qui fait Haruhi aka Aya Hirano), âgée de 11 ans et qui vit dans sa belle famille depuis que ses parents sont décédés. Elle est aussi une riche héritière que sa tante tente de se débarrasser en l'empoisonnant à petit feu. Heureusement pour elle, un voleur légendaire, 20 visages (qu'on nomme 100 visages en VF en référence d'un manga que Clamp a sorti quelques années auparavant et qui faisait déjà allusion à 20 visages, enfin pas grave si vous arrivez pas à suivre), vole à sa rescousse en même temps qu'il vole un des bijoux de la famille de Chiko.

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Chiko avec 20 Visages

La série se découpe en trois arcs grosso modo. Pour résumer, sans trop spoiler, le premier, qui reste de loin mon préféré, raconte l'enfance de Chiko avec 20 visages et sa bande de voleurs, où ils vont accomplir de la haute ca(m)briole. Cette partie est très intéressante, parce qu'on voit à chaque épisode Chiko poursuivre son initiation de la vie et qu'elle devient une gamine pas comme les autres, digne de devenir l'héritier de 20 visages. Malheureusement, suite à des circonstances tragiques, à l'épisode 6, 20 visages disparaît, et Chiko doit retourner dans sa belle famille. Là débute alors le seconde arc qui prend plus une allure d'enquête policière pour retrouver 20 visages, et qui dure grosso modo jusqu'à l'épisode 14-15. Alors débute letroisième arc de la série, qui a des allures plus fantastiques, et qui expliquent les véritables motivations de 20 visages, et notamment pourquoi il avait préféré disparaître. C'est là aussi qu'on découvre son lourd passé et la signification du poème Bonne Justice qu'on aperçoit d'ailleurs au début de l'animé. Voilà le résumé de la trame de l'animé, mais j'en dévoile pas plus, parce que le scénario reste très intéressant dans le sens où la trame se passe juste après guerre et que les horreurs du passé finissent toujours par nous rattraper.

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Kenichi, certainement un des personnages les plus intéressants de l'histoire, avec son côté Albator et qui recueille Chiko au début de l'histoire, se prenant d'affection pour elle; il la considère comme sa petite soeur.

Après je dois reconnaître que j'ai beaucoup aimé les débuts de cette série, beaucoup moins la fin, car on nous vend la série du début comme un Arsène Lupin et on finit plus comme un Château dans le ciel. D'ailleurs tout au long, l'animé est vraiment un mix entre Miyazaki pour tout ce qui a attrait aux machine volantes (qui sont assez bien réalisés tout de même) et un je ne sais quoi de Tezuka lorsque celui-ci fait de la SF... Elle est très bien fichue et bénéficie d'un bon doublage, on s'accroche vraiment à cette histoire et puis la fin reste suffisamment ouverte pour qu'une suite soit réalisée ultérieurement (à ce titre le dernier épisode ne fait pas vraiment parti de la série elle-même, c'est plus un truc quelques années après...)

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Le mechadesign tient une part importante au sein de l'animé, et les véhicules sont la plupart du temps bien réalisés, même si la 3d dénote un peu.

Bref pour résumer, Chiko, héritière de Cent Visages est une série très sympathique, qui change de ce qu'on peut en général en animation japonaise, et qui vient de sortir en coffret DVD chez Kaze.

Excel Saga :

Attention, série d'exception ! Enfin quand je parle de série d'exception, je parle d'une série complètement tcharbée !! C'est vraiment le mot qui résume l'essence même d'Excel Saga.

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Car comment dire? Il va être difficile de résumer cette série en quelques lignes seulement. Déjà, ce n'est pas une intrigue qui se déroule dans la série, mais au moins quatre ou cinq. L'histoire débute quand Hanako Dosukoi, alias Excel, reçoit son diplôme universitaire. Toute pimpante et prête à aller à son nouveau job chez Across, organisation mystérieuse qui veut conquérir la ville de F (toujours citée ainsi, mais on peut deviner aisément de quelle ville il s'agit, y a en pas beaucoup d'aussi grande sur Kyushu :p), là voilà qui se fait lamentablement renversée par un camion. Fort heureusement pour elle, la Volonté Suprême, personnification du Deux Ex Machina, intervient et la sauve de son sinistre destin. Là voilà donc sous les ordres d'Il Palazzo, unique membre de cette organisation au sinistre destin dessein. Ce chef aux allures dictato-grandiloquentes dignes des plus grands méchants qu'on peut retrouver dans les jeux vidéos va confier à Excel son esclave quasiment à chaque épisode une mission particulière, qui correspond aussi à une parodie d'un genre de l'animation japonaise (de l'animé de sport à celui d'action en passant à la comédie musicale avec du Visual Key et animalier) dans le but de conquérir la ville de F et de remettre dans le droit chemin une humanité sortie du droit chemin. D'ailleurs sa première mission va consister à tuer le créateur du manga d'Excel Saga (belle mise en abîme) afin de remettre dans le droit chemin la jeunesse dépravée. Excel est prête à tout pour son maître, elle est vraiment folle amoureuse de lui.

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Excel se met à nue pour son maître, toujours impassible sur son trône...

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Ou nue sous d'autres façons (désolé, j'ai pas chopé d'autre captures d'elles ^^")

Elle s'investit à fond dans son travail. A tel point d'ailleurs que, sans le faire exprès, elle cause la mort d'un Colombien, Pedro, dont on suivra les heurs et malheurs tout long de la série, parce que la Volonté Suprême a refusé par fainéantise de le sauver (seconde intrigue), qu'elle va faire échouer une invasion martienne menée par des créatures-mignonnes-en-vie-mais-qui-deviennent-carrément-moches-en-mourrant, les Puchus (troisième intrigue) et qu'elle sauve une princesse martienne, Hayat, qui va devenir sa subordonnée et collocataire. D'ailleurs les voisins, trois otakus désespérés, vont doinner du grain à moudre à la série (quatrième intrigue). Excel rencontre aussi une chienne, Menchi, qui va devenir sa ration de survie (et qui a ses propres épisodes), parce qu'à force d'échouer dans ses missions, et vu qu'Across, c'est pas forcément une organisation qui paie, Excel a toujours tendance à crever la dalle tout au long de l'animé. Et je crois que j'en ai pas totalement fini avec les intrigues pour vous dire à quel point c'est tellement barge que pour comprendre, faut regarder.

hyatt

Hayatt, ou le personnage qui meurt trop souvent dans la série (elle meurt plus souvent que Kenny de South park :p)

 

menchi

Menchi, chienne, mais aussi ration de secours selon les circonstances

Puchus

Une armée de Puchus... tellement mignonne qu'elle fera qu'une bouché de vous

Et il y a pas que les intrigues. L'humour est omniprésent tout au long de la série, avec des interventions en direct de l'auteur et du réalisateur, mais il est aussi très expérimental pour du manga. Je veux dire, ce que vous voyez dans Excel Saga, vous ne le retrouvez pas ailleurs et même aujourd'hui dans l'animation japonaise ou très très très très difficilement. C'est pas pour rien que le chapiteau du titre, c'est Animation Expérimentale. Les références sont nombreuses, certaines très japonisantes, ce qui peut dérouter un Européen, mais d'autre font appel à l'absurde (Excel qui se retrouve prisonnière dans une forêt vierge avec guérilléros et tout le tintouin, à quelques pâtés de maison de chez elle) et à la parodie (ici Albator, là Sailor Moon, d'ailleurs la musique est parodiée, ou encore Bioman) et aux références filmiques (Star Wars, Alien ou Mad Max), le tout sans grands abus et une bonne intégration, ce qui rend l'ensemble très digeste (je veux dire, on vire pas au Scary Movie). 

Ca donne vraiment envie de voir la série tout ça non? Pourtant quand j'avais vu quelques épisodes sur la Kaz, sur C+ en 2004-2005, la série m'avait pas plus botté que ça. Peut-être que j'ai mûri et c'est ce qui fait que j'ai beaucoup aimé la série. Parce qu'au final, ce n'est pas une série à mettre dans toutes les mains. Je veux dire pour l'apprécier, il faut connaître les références qu'elle parodie, et puis il faut voir que l'humour monte vraiment en puissance avec les épisodes pour atteindre aucune limite lors du dernier épisode (qui vire à un animé érotique complètement délirant, un truc qui se reproduira pas de sitôt dans les annales).

Excel_saga_il_palazzo

Et puis zut je peux le dire maintenant : Il Pallazo : I love you ^^ Ce personnage est vraiment surpuissant :D

A noter que même si la VF a été assez bien adapté (ce qui est un gage parce que la série regorge quelques jeux de mots), je n'ai pas réussi à me faire au doublage (je trouve que la voix d'Excel en VF ne correspond pas au vrai caractère du personnage), je préfère donc de loin la VOSTF. Mais ceci reste subjectif et il est déjà bien qu'un doublage ait été fait pour cette série.

****

Bonus track :

Franchement, je ne me lasse jamais de ce générique XD

 

(et je suis sympa, je vous montre pas la deuxième version, sinon on risque de me traiter de mysogine ^^")

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Vie d'ailleurs et d'au-delà

[Billet issu de mon précédent blog datant de l'été 2009. Il s'agit plus d'un exercice de style. J'ai revu certaines fautes et modifiées quelques passages ;) J'aime beaucoup réfléchir sur la mort et ça annonce bien le futur gros projet qui va effectivement bientôt voir le jour]

Un billet qui m'est venu dans l'esprit morne de cet été et conséquence de la trop grosse chaleur qui s'est abattu dans la région lyonnaise... alors qu'à la base je voulais faire un article sur Nijuu No mensoume. Je veux le faire pour Mais la chaleur m'a vraiment trop tarabiscoté les méninges !

 

Comme chacun le sait, il n'existe à l'heure actuelle qu'une façon de naître à travers deux voies. A l'opposé, il existe une infinité de façons de mourir. Pourtant un constat s'impose, du moins dans les sociétés riches, et plus particulièrement en France : il devient de plus en plus difficile de mourir ! 

Pas besoin d'être statisticien ou démographe pour faire ce constat, même si c'est à eux qu'on doit l'explication qui va suivre. La population vieillit à vue d'oeil et se renouvelle peu, à tel point que les enfants restent enfants au moins jusqu'à la fin du collège, deviennent des adolescents jusqu'à la trentaine où ils peuvent enfin, peut-être, trouver un emploi si les crises ne leur empêchent pas et une vie stable ainsi qu'accomplir leur devoir d'adulte, avant de prendre une retraite bien méritée dans leur soixantaine. C'est le moment idéal pour goûter à la vraie vie et au luxe de rien faire tout en étant pas trop inquiet de l'avenir puisque le pire est passé. Et une vingtaine d'année plus tard, ils entreront pour la plupart, s'ils sont encore en vie, en dépendance vis-à-vis de la société, s'accrochant désespérément par leur instinct de survie à leur perfusion, bouteille à oxygène et auxilière de vie (remplaçante de la famille qui se rappelle vaguement qu'elle a un aiëul à s'occuper) comme une drogue nécessaire à leur survie alors que la faucheuse pourra enfin venir les enlever (et que les enfants qui n'attendaient que ça depuis une éternité puissent enfin toucher l'héritage car il faut rembourser l'emprunt de la maison qui court sur quarante ans).

Il faut dire que le boulot de la mort n'est pas beaucoup aidé ces derniers temps (elle préfère se la jouer Suédoise et prendre des vacances dans Gregory Horror Show), malgré les missiles qu'elle nous balance. Là par exemple, elle nous envoie la canicule. Ca avait bien fonctionné en 2003, manque de bol, on a mis en place un système d'alerte, et les proches n'ont même plus besoin de s'assurer que leurs aieux vont bien, la mairie du coin s'en charge et la télé se donne bonne conscience en multipliant les alertes et autres recommandations (17 000 vieux en moins en 2003, c'est autant de pertes pour les pubs de dentiers et de montes-escaliers les après-midi sur le service public, revenus sensés remplacés ceux d'après 20H). Elle nous prépare un autre, mais tout le monde le sait d'avance que ça sera un pétard mouillé : la grippe A dite grippe mexicaine dite grippe porcine dite grippe SF dite grippe tu nous tapes vraiment sur le système parce que tu causes moins de morts que la grippe saisonnière. D'avance il ne faut pas s'inquiéter, on veille bien sur vous, tout le monde sera vacciné !

Puis, faut bien le dire, les morts classiques ont dû mal. Sur la route, cela devient difficile, les voitures sont devenues très sécurisés aujourd'hui, se déformant carrément quand on à un petit accident (au moins les tanks d'autrefois gardaient une forme intacte), les radars nous empêchent de conduire trop vite en nous ponctionnant ce qui nous tiens le plus à coeur permet de vivre, l'argent. Bientôt, il faudra souffler pour que votre voiture démarre ! [Post remarque : bientôt nous aurons plus de voiture, avec de l'essence à plus de deux euros, plus personne n'osera rouler.] Toutes ces mesures marchent tellement bien que selon les chiffres on est passé de plus de 7000 morts en 2002 sur les routes à 4000 et des poussières l'année passée. Dans vingt ans, l'objectif sera moins d'un millier de mort sur les routes. Enfin, me direz-vous, y aura plus personne sur les routes parce qu'il y aura plus de pétrole, mais ceci est un autre débat.

Et quand même, les morts sur les routes, c'est pas grand chose comparé aux morts par maladie, cancer ou crises cardiaques. Vu que l'interdiction de fumer suit son cours (prochaine étape : interdiction de fumer dans la rue), que REACH est en vigueur, et qu'on se doit de manger cinq légumes et fruits par jour, on peut vraiment le dire que la mort n'a pas un boulot facilité pour que nos jours se terminent rapidement, sans qu'on aille au suicide ou à l'euthanasie.

Nonobstant, elle parvient à se rattrapper avec les catastrophes accidento-naturelles. Entre le réchauffement climatique, les accidents radioactifs [Post Remarque: Fukushima est passé par là aujourd'hui], les tremblements de terre, les tsunamis ou encore les éruptions volcaniques; même si certains phénomènes sont prévisibles, on a encore du mal à les maîtriser et leur dire stop, ici c'est la frontière, retournez d'où vous venez ! On a quand même de la chance avec ce genre de morts. Elles se produisent aussi souvent qu'il y a de gagnant au loto (et la mort est heureuse quand ça arrive, elle touche le jackpot à ces moments-là).

Et puis chose extraordinaire pour nous tous, la mort a parfois le sens de l'humour. Enfin bien à elle, concevons-le. Chaque jour dans le monde apporte son lot de morts incongrues, saugrenus et/ou stupides. Tenez récemment ce cavalier qui a eu la bonne idée de se promener dans les algues vertes. Bilan: un cheval mort et un Premier ministre qui se déplace sur les lieux du crime pour dénoncer la toxicité des nitrates en Bretagne (trouvez la chose comique dans l'histoire). Ou ces anecdotes historiques qui n'en sont pas moins hilarantes comme celles de quelques rois birmans. Ainsi le roi Tabinshwetti en 1551 a été décapité par ses chambellans à la poursuite d'un éléphant blanc imaginaire. Quelques années plus tard, le roi Andanbayin est mort de rire lorsqu'il apprit que Venise était une République sans roi. Pardonnez-moi, je m'égare quelque peu, mais notons que si ces morts sont notés, c'est qu'elles ont tout de même un certain caractère, ce qui les rend à la fois rare et précieuse.

Bon, nous venons d'énumérer les cas de mort possible, on pourrait bien chercher les causes de ce chômage partiel de la mort, en disant que les différentes politiques de santé publiques, l'Etat, l'économie, l'hygiène et j'en passe sont responsables de cet état de fait. Mais ce n'est pas le but de cette billet, et au final ça sera pure perte de temps. Non, il s'agit juste d'une dénonciation d'un combat vain : celui de lutter contre le destin, le fil qui sera tôt ou tard coupée, bref qu'un jour, il faut bien passer à trépas !

Regardez, soutenir la mort, ça aurait vraiment des impacts positifs sur la vie de tous les jours. Déjà, vous n'aurez plus à rendre visite tous les ans à mamie Nova, chose hautement fastidieuse, et en plus vous aurez déjà sûrement touché une petite part de son héritage. En outre cela facilite votre vie, plus de papasserie la concernant. Sans la mort, la vie s'accumulerait sur Terre et au final on se marcherait tous dessus. Il serait impossible de mettre fin de façon attentatoire à cette vie morne et stupide, où on vous fait travailler et consommer comme des robots. Plus de goût et de saveur !

Tenez, pour illustrer le propos, Il y a toujours cette histoire d'un suicide raté qui n'est pas déplaisante : le gars s'était mis au bord d'une falaise, avait avalé du poison, attaché la corde à un rocher pour se pendre. Suprême précaution, il avait une arme à feu sur lui. Bref, de quoi faire 100% de réussite. Manque de pot, la mort pour lui devait être occupée ce jour-là, ou elle était farceuse (elle a bien le droit !), parce que la détonation du pistolet a déséquilbré le pauvre jeune homme qui s'est retrouvé pendu à la falaise. On peut penser qu'il aurait fini pendu. Eh bien non, la corde n'était pas suffisamment arrimé au rocher et donc céda. Il se retrouva à la mer, entrain de dégueuler son poison, et un bâteau de pêche vient le secourir. Il finira en hypothermie aux urgences.

Voilà pourquoi si on ne soutient pas la mort dans ses bonnes oeuvres, on pourra même plus mourir en paix ! Créons un groupe sur Facebook et proposons des façons originales pour mourir afin d'inspirer la Mort elle-même ! Allons fetez les enterrements de façon joyeuse ! Et surtout n'oublions pas de se dire au moment de trépasser, on aura quand même sacrément bien vécu.

Voir aussi

Jeux : 
Gregory Horror Show
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Les dessins animés

Article issu des archives de mon précédent blog ; cet article a été légèrement retouché pour l'occasion, mais pas grand chose de substantiel. Cet article est dédié à une personne à qui j'ai montré la série récemment :)

Je vais parler aujourd'hui d'une série que j'ai vu au début de cette année, et que même si elle n'est pas révolutionnaire, elle m'a beaucoup plu à l'époque où je l'avais vu. Pauvre de moi, elle m'a obligé à prendre une habitude de vieux : boire de la camomille XD

La_camomille__vrai_symbole_de_Library_War

La camomille, un symbole de Library War qui a toute une histoire et qui est l'emblème du corps des bibliothécaires...

Avant de passer à la critique, parlons d'abord de cette série. A l'origine, il s'agit d'une série de quatres nouvelles courtes ("light novels") comme c'est la mode au Japon (Suzumiya vient du même média avant de devenir l'animé qu'on connaît) écrite par Hiro Arikakawa, une jeune auteur, mais dont seul la première s'appelle Toshokan Senso. Cette dernière a été publiée entre 2006 et 2007.

L'animé a été produit par IG Animation et diffusé au Japon en 2008 lors de la rentrée d'Avril et compte 12 épisodes et un OAV dont je n'ai pas réussi à mettre la main dessus (il n'a pas été sous-titré en Français pour le moment).

La base du scénario est des plus intéressante et rappelle à sa façon Farhenheit 451 de Ray Bradbury puisqu'il est question de censure de livre. Au début de l'ère Seika (ère fictive au Japon, où les dates se donnent en fonction du règne de l'empereur), une loi est votée portant sur l'amélioration des médias. Celle-ci vise avant tout à censurer les médias, et en particulier les livres, qui pourraient portés atteintes à la vie privée, au tradition et l'ordre public. Un Comité vise à l'application de la loi, mais son pouvoir est poussé jusqu'à l'arbitraire, puisqu'il peut se permettre de tout saisir (comme les pompiers de Farheinheit). Heureusement (et c'est là la grande différence avec Farehenheit 451), les bibliothèques, à travers un corps de défense, jouent les contre-pouvoirs.

La série débute au moment où Kasahara Iku est sur le point d'acheter un livre que des hommes du Comité des médias s'apprêtent à saisir. Un bibliothécaire apparaît fortuitement et sauve le livre d'une destruction assurée. Ce sauvetage convainc Kasahara de devenir bibliothécaire où elle rejoindra le corps d'élite, grâce à l'appui de son supérieur Atsushi Dojo. Voilà donc l'épisode un résumé en quelques lignes.

Petite présentation des personnages principaux en image :

Kasahara_Iku

Kasahara Iku est donc l'héroïne et l'idiote idéaliste de la série.

Dojo_Atsushi

Dojo, qui a un caractère tout aussi trempé que son élève, mais qui veillera toujours sur elle. Allez savoir pourquoi d'ailleurs...

Komaki_Mikihisa

Komaki, le personnage toujours souriant, mais je ne sais pas trop son utilité dans la série en fait (chaque série doit avoir son Matsuda !! XD)

Shibasaki_Asako

Shibasaki, la copine de chambre de Kasahara, et aussi meilleure amie, ne sera jamais de trop pour aider son amie.

Genda_Ryusuke

Genda, parce que dans toute série, il faut bien un gros bourrin de service :p

Tezuka_Hikaru

Et enfin Tezuka, qui est le dernier gros perso présenté lors du deuxième épisode. D'apparence très froide, il cache un secret qui sera dévoilé bien sûr au cours de la série.

J'ai donc pas mal apprécié l'animé déjà par sa qualité technique, même si le chara-désign est classique, il n'en reste pas moins efficace et on a affaire à une animation plutôt fluide et une bonne intégration de la 3D (d'ailleurs, un des derniers plans de la série, où on voit la caméra tourner autour de Dojo m'a bien scotché, même s'il dure quelques secondes seulement), les machines et les armes font vraiment réalistes, les combats sont intenses, même si un peu de réalisme (mais où sont donc les morts??) n'aurait vraiment pas fait de mal. L'animé se suit très bien, les personnages sont suffisamment développés pour qu'on s'y attache, bien que l'animé se focalise trop sur les histoires d'amours, reléguant plus ou moins au second plan l'histoire concernant la trame principale sur le Comité des Médias, alors qu'on a affaire à un univers très développé dans sa conception (on compte plusieurs bibliothèques, qui ont plus ou moins d'importance; le corps de bibliothécaire possède plusieurs grades...). Au niveau musique, elles sont plutôt discrètes, mais j'avoue bien aimer l'opening et l'ending (surtout l'ending qui donne vraiment envie de rêver).

Autre reproche sur l'animé : celui-ci est bien court, ce qui fait que la fin tombe comme un couperet et me paraît bâclé (ils (sur)vécurent heureux et eurent plein d'enfants, on connaît mieux comme tout de même...). Je veux dire par-là, on veut faire passer le Comité des Médias pour des super durs, alors qu'au final, il s'agit de branloques, à tel point qu'on voudrait sympathisé avec eux tellement qu'ils en deviennent pathétiques. Un peu plus de résistance de leur part aurait été bienvenue.

Mais tout de même, ces critiques n'émincent pas le plaisir que j'ai pris en regardant cette série, surtout au regard des différentes mimiques que prend Kasahara qui m'ont font sourire, voire simplement rire.

Kasahara_en_singe

D_formation_Kasahara

Et puis cette série met le doigt sur une actualité, dans le sens où la censure (et l'autocensure) apparaît comme un problème permanent de la démocratie. Je ne parle pas bien sûr de la théorie du complot, mais des placements qu'on peut faire des animateurs (Vire son regard sur Stéphane Guillon), ou la retenue qu'on peut faire des dépêches d'agence (des vacances présidentielles au Mexique par exemple), et j'en passe et des meilleurs sur le problème de partialité des médias, que ça soit en France ou au Japon ou de façon général les démocraties dont un des principes de base est que l'information soit transparente et accessible à tous.

Franchement, c'est un très bon ending, comme on en rêverait en voir plus souvent dans les animés :)

A noter que le manga est disponible chez Glenat et qu'ils ont même pris le risque d'éditer les romans à l'origine de cet animé. Initiative vraiment à saluer !

 

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Les dessins animés

Article issu de mon précédent blog ; je l'ai modifié quelque peu, mais rien de substantiel.

 

Moyashimon - Tales of Agriculture, un animé comme ne le dit pas son titre porte sur l'agriculture, diffusé en 2007 sur Fuji TV. Je poursuis donc ma logique de voir des animés originaux après Bartender et avant sûrement de lire un manga original, Les Gouttes de Dieu qui me semble pas mal du tout.  

 

Alors Moyashimon nous conte une histoire qui sort des sentiers battus, celle de Tadayasu Sawaki qui entre à l'université d'agronomie de Tokyo, accompagné de son ami Yuki Kei. Tout les deux sont liés par les métiers que pratiquent leur famille respective, à savoir fabricant de levure pour le saké pour le premier, et brasseur de saké pour le second.

 

Moyashimon___08___Large_29

 

Petite photo des deux protagonistes, sachant que Kei va assez vite "disparaître" de la série

Mais Tadayasu a une particularité qui le différencie de toute personne ordinaire : il peut voir les bactéries ! Et celles-ci, contrairement à ce qu'on pourrait croire, ne sont pas toutes méchantes (ça, c'est un des grands préceptes que nous enseigne la série), elles ont même un look kawai assez pikiminien que ne rechignerait pas certaines filles que je connais (n'est-ce pas copine de Subi-kun ou Molilol?) et en plus elles vaquent à des occupations plutôt humaines (ouais, entre la balle au prisonnier ou faire des batailles géantes, y a pas de si grandes différences!). Et pour le montrer, rien de tel que le générique de la série.

 

 

Passé la cérémonie d'entrée, très vite, ils vont rencontrer leur professeur dans une clairière du campus où ils sont attirés par une odeur mortifère. Très vite, un attroupement se crée autour d'eux. En fait, après exhumation, surgit un phoque dont on a laissé fermenté à l'intérieur des mouettes (c'est un plat inuit qui existe vraiment!). Là on voit notre bon vieux professeur, Itsuki sensei, qui mange l'intérieur de la mouette en aspirant par l'anus les entrailles (eh revenez, l'animé n'est pas si glauque que ça par la suite :p), ce qui donne le ton humoristique que l'on va avoir tout au long de la série. Car oui, Moayshimon est une série qui a le mérite d'être éducative (on apprend vachement sur les bactéries), mais d'être drôle et un scénario pas mal, même si assez tranche de vie.
Après cette escapade, les voilà dans le labo d'Itsuki où son élève, Haruka, va tester les compétences de Taydasu, examen qu'il passe haut la main, malgré la jalousie qu'il provoque. A noter qu'Haruka a un accoutrement un peu particulier puisqu'elle s'habille en SM. Voilà pour résumer le premier épisode.

 

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Le professeur, toujours prêt à goûter des produits fermentés ! Dommage que l'animé ne soit pas en odorama...

On peut diviser la série en un gros arc et deux petits (ce qui est quand même pas mal quand on sait que la série seulement 11 épisodes) : le premier qui va jusqu'à l'épisode 6 présentent les différents personnages qui vont apparaître tout au long de la série, et comment se passe la vie à l'université. C'est ainsi que Tadaysu va se faire rapidement de nouveaux amis en les personnes de Misato et de Kawahama, amis non désintéressés puisqu'ils cherchent à se faire de l'argent grâce au don de Tadaysu. Vient par la suite une jolie rouquine du nom d'Okaiwa, qui souffre d'un trouble compulsif assez dérangeant dans le milieu où elle travaille : elle est maniaque et déteste les bactéries ! Enfin autre personnage qui va rejoindre l'équipée un peu plus tard pour cause de voyage, il s'agit de Mutô, qui est considérée comme la miss canon de l'université.

 

Moyashimon___08___Large_10   

Misato et Kawahama à l'attaque !

 

Moyashimon___08___Large_04

Ouais, voilà ce qui arrive à trop vouloir suivre Haruka (au milieu, à sa droite Muto et à sa gauche Oikawa)

 

Le second arc, de l'épisode 7 à 8, se consacre à la partie fête du lycée, qui est tout simplement énorme. Enfin les derniers épisodes sont consacrés plus à la recherche des personnages. Ces derniers sont pas mal développés, notamment au niveau de leur histoire personnel. Ils servent de conclusion à la série, qui est vraiment trop courte soi-disant au passant, ce qui d'ailleurs son seul véritable défaut. On s'attache rapidement à suivre les pérégrinations de Tadaysu, et même si chara design et animation possèdent un cachet honorable, c'est surtout par son humour et les personnages (Yuki est le personnage qui effectue le revirement le plus spectaculaire!) que j'ai accrochés et ses scènes vraiment drôles (genre le bizutage pour Tadaysu quand il arrive à l'université, les scènes tendancieuses ou ce qui se passe quand les soirées sont trop arrosés, cf photo ci-dessous)

 

Moyashimon___08___Large_27

 

Bref voilà une série avec laquelle on ne s'ennuie pas, on apprend vraiment plein de chose (le théâtre des microbes à la fin de chaque épisode est toujours sympathique et drôle à voir), et en outre j'ose espérer que le manga dont la publication est toujours en cours sortira un de ces jours en France. Dernier petite info : en 2010, une série live a déboulée sur les écrans nippons. Je n'ai pas pu la voir malheureusement, mais j'avais vu la nouvelle via Animeland. Surtout ce drama avait fait l'objet d'une diffusion sur KZPlay.

 

 

Petit cadeau avec le générique de fin, qui est dans la même veine que l'opening.

 

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Vie du blog

Comme vous avez dû le remarquer hier, j'ai fait remonter un article de mon ancien blog (que j'ai presque fermé pour l'occasion ; je trouvais quand même l'interface plus avantageuse là-bas par rapport à ici, où notamment la limitation à 1,5 Mo, soit quasiment une disquette, pour les images est simplement une honte :/). En fait, pour ne pas trop polluer le fil des blogs, j'ai mis une grosse partie des anciens articles que j'avais écris dans la rubrique archive. Vous y retrouverez notamment un article en trois parties sur un voyage que j'avais effectué au Japon quelques années auparavant, avec pas mal de point de vue et de sentiments sur ce que j'ai visité là-bas. Enfin d'autres archives seront publiés dans les jours prochains, alors n'hésitez pas à visiter le blog !

Je profite sinon pour vous montrer les images de mon déballage de Pier Solar, jeu que je me suis procuré à la boutique GameSpirit de Lyon (ils vendent le jeu à 59€). Il s'agit du "dernier" jeu Mega Drive. Pourquoi mets-je dernier entre guillemets me diriez-vous? Simplement parce qu'il s'agit d'un jeu non licencié par SEGA. Le dernier jeu édité sous Mega Drive (avec la licence SEGA donc)... Allez je parie que vous ne trouverez jamais !! XD 

Donc voici quelques photos de Pier Solar :

Pier Solar dans sa boîte

 

L'intérieur est rutilant, vous ne trouvez pas?

L'artwork du manuel est très sympa je trouve

Bref, maintenant, reste plus qu'à trouver une console Mega Drive pour y jouer. Ca devrait pas être trop difficile, mais d'abord il faut que je termine Radiant Historia ; un test sera certainement publié d'ici à dimanche ;)

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Les dessins animés

A mon humble avis, pour avoir regardé des animés japonais depuis plus de dix ans, trois choses changent par rapport à ce qu'on pourrait rencontrer dans nos contrées, outre les codes complètement différents :
- Une destination pour toutes les tranches d'âges (parmi les dessins animés d'ici, rares sont ceux pour adultes)
- Une profusion des genres (on ne s'enferme pas forcément dans le truc de super héros)
- Des scénario atypiques, qu'il serait sûrement impossible de produire ici

Bartender transcende ces trois catégories. Cet animé se destine aux adultes (bien que des mineurs pourraient le regarder) par le sujet qu'il aborde (ouais l'alcool, et l'alcool ça peut rendre heureux, un message qui pourrait paraître hérétique pour les têtes bien pensantes du pays du vin) et par le scénario, un pitch original : la vie d'un bar, avec en guise de proprio, un surdoué du verre, aka Ryû Sasakura, aka Verre des Dieux ! Ce dernier possède un bar, le Eden Hall, un vértiable petit paradis à cocktail sis dans une des ruelles de Ginza, le quartier ultra chic de Tolyo où acheter la moindre babiole vous coûtera sûrement le salaire du mois (enfin presque :p)

Bartender_2

Non vous n'avez pas fumer de l'herbe, le cocktail prend souvent d'étrange couleur... C'est ce que j'appelle le premier effet Eden Hall

Alors l'idée peut sembler un peu vaseuse de prime abord, on se dit : "ouais qu'est-ce que c'est que ce délire" et pourtant... la sauce prend O_O

Bon la trame de chaque épisode est la même : un ou des clients se pointent au bar et notre bartender leur offre en devinant la véritable nature des personnages. Ils leur propose donc des cocktails (qui révèlent petit à petit leur histoire (ça je laisserai à molo fait un résumé de chaque épisode puisqu'elle avait commencé à s'y atteler !). Jusque là rien de bien captivant. Mais c'est la manière qui compte beaucoup ici, et ce qui est bien, quand on regarde un épisode de Bartender, c'est qu'on ressort moins bête, et qu'on se dit, voilà ce que je pourrais commander quand j'irais la prochaine fois dans un bar. Et en plus, l'animé est très réaliste. La preuve, les bouteilles sont représentées de façon exacte !

Bartender_1

Bartender_bouteilles

On les voit bien sur ces photos, les bouteilles de Suze, de Malibu et de Vodka! Même si on ne la voit pas sur ces photos, sachez que d'autres bouteilles comme celles de la Guinness sont reproduites de façon identique à la réalité !

Ce que j'ai vraiment apprécier dans l'histoire, c'est que chaque boisson n'est vraiment pas servi à la légère, chacune se réfère à une histoire bien précise, avec une symbolique. On se laisse alors littéralement charmé par une magie alcoolique, le tout servi par une musique de bar justement.

C'est ainsi qu'un épisode est entièrement tourné vers le Whisky, un autre sur le pastis (ouais et que le cocktail du jour, c'est qu'on t'apprend à allonger du pastis avec de l'eau, vraiment trop dur XD) ou on apprend d'où vient le nom du cocktail Margarita (ce qui semble plus ou moins vrai apparemment, bon je ne m'y connais pas trop en histoire de cocktail ^^). On apprend que l'alcool peut produire des bienfaits (ouais c'est hérétique de dire ça dans les périodes de bonne pensée). Seul problème, c'est que cet animé ne pourra jamais ni être commercialisé, ni être vendu en France, puisque c'est qu'il fait quand même l'apologie de l'alcool, ce qu'on pourrait apparenté à de la publicité audiovisuelle indirecte (je serai tout de même curieux de savoir si un éditeur osera faire le coup un jour) D'ailleurs, c'est un paradoxe, puisque la moitié des alcools présentés dans cette animé sont français ! (ouais, qui a dit qu'on était le pays des alcolos?)

Cocktail_margarita

Last but not the least, à chaque fin d'épisode, si vous avez assez bu de cette animé, vous verrez un poisson rouge passer à l'écran, et un barman vous montre comment faire un cocktail. Idéal pour claquer devant les amis ^^ (mention spécial au Black Velvet, mélanger du champagne et de la bière, je veux vraiment essayer!)

Bref, Bartender est un animé en 11 épisodes seulement qui m'a fait passer un bon moment. Il existe aussi une version manga de 14 volumes (en cours de publication) que je n'ai pas pu apercevoir.

Et puis pour finir, je voulais faire une dédicace ;)

Pastis_Fanny

Voilà dédicace finie ^^ (sachez tout de même que chaque pastis a un goût différent, mais celui-là, je ne le connais pas ;))

 

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La minute inutile

J'ai regardé cette vidéo et j'en reviens toujours pas. OMG ! OMFG ! Ils ont vraiment osé le faire, le dessin animé avec Arnold Schwarzenegger en tant que Governator ! Oui vous avez bien lu, Schwarzy a son propre dessin animé !

 

 

Rien que le fait d'avoir fait le trailer, c'est déjà culte à mon humble avis (bon je pense pas qu'intrasèquement il le sera, mais rien que son existence XD). Cela me fait penser d'ailleurs que la première apparition de l'ancien gouverneur de Californie dans un jeu vidéo est toutefois assez récente, il avait jusque là refusé de donner son corps en polygone jusqu'à Terminator 3 sur PC (information que m'a donnée récemment Alexis Blanchet, l'auteur des Pixels à Hollywood). Je remercie un animal constructeur de barrage de m'avoir montré cette vidéo et j'attends vraiment qu'il fasse l'animé The Decider avec en guest star Georges Bush Jr !

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Édito

Il est toujours difficile de créer un blog quand on est à son cinquième ou sixième. Parce qu'à chaque fois, faut refaire la peinture, faut trouver l'hébergeur qui vous plaira, et pis faut la motivation et la bonne idée pour faire tout ça et enfin faut lui donner du grain à moudre. Blog sans article périclite !

Donc, autant dire que c'est toujours une galère invraisemblable d'être le démiurge d'un journal intime interactif ! Mais voilà qu'il existe Gameblog, un site où se trouvent des gens qui me ressemblent plus ou moins. Je ne suis pas un vieux routard, d'autres ont plus de bouteilles que moi, mais j'ai débuté avec un videopac y a une vingtaine d'année. Après, je n'ai jamais réussi à décrocher du paddle. Et après, j'ai connu pas mal de choses, jusqu'à ma petite DS crimson que peu de Français doivent posséder (ahaha !)

Bref, je ne suis pas là pour raconter toute ma vie, mais pour le blog, Miscellaneous. Celui-ci aura certes pour vocation de parler de jeux video, mais surtout d'aller au-delà de ce qu'est la vie du joueur. Je veux dire, après tout ce vécu, on se rend compte qu'il existe tout un monde gravitant autour du jeu vidéo, qu'il existe toute une culture autour. Là se trouve le coeur de ce blog, qui a pour but de faire partager des expériences, des connaissances et aussi des choses que j'apprécie, qui ne sont pas forcément proches du jeu vidéo, mais que c'est bon parfois de mettre le nez dehors !

Ainsi se justifie le titre de ce blog : en rassemblant des choses diverses et variées, j'ose défendre une culture du jeu vidéo, comme il peut exister une culture du cinéma ou de la bande dessiné. C'est de cette manière qu'on peut se doter d'une défense face à certaines inepties (ce n'est pas parce qu'on a viré Jack Thompson qu'elles ont disparu !) et dire simplement : on existe !

Alors, en espérant que la lecture des futurs articles vous plaira,

Bienvenue sur Miscellaneous !

Ps : il existe une autre raison pour le titre Miscellaneous. Pour l'instant, elle reste cachée et sera dévoilé en temps et en heure (disons quelques mois...)

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