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Miscellaneous

Miscellaneous

Par Quetzal Blog créé le 13/10/10 Mis à jour le 25/02/16 à 16h07

Miscellaneous adj.(du latin miscellaneus, mot anglais pouvant être traduit en Français par divers) : Qui possède diverses caractéristiques, capacités, voire apparences.

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Les zeux vidéo

J'ai un grand scoop pour vous tous. Tellement énorme que je vais le mettre en spoiler. En effet, 2012 est l'année qui précède 2013. Ah je vous jure, rien à voir avec ceux qui s'achètent du terrain et des logements en prévision d'un astéroïde qui entrerait en collision d'ici la fin de l'année ou quelques autres fins du monde qui soient. C'est aussi l'année qui signifie la fin de la Nintendo DS. Les derniers jeux arrivent, avec à l'honneur non pas un, mais trois Pokémon : un blanc bis, un noir bis et un avec clavier. C'est quand même la classe de sortir un accessoire aussi imposant pour la fin de vie d'une console. L'occasion de tirer un bilan, après 8 années de bons et loyaux services, plus de 150 millions d'unités écoulées à travers le monde, je voudrai vous faire part de mon expérience personnelle sur cette machine, qui mine de rien, aura été celle où j'aurai le plus joué et je dirai celle qui m'a fait vivre le plus intensément les joies du gaming.

 Vous ne rêviez pas d'un clavier pour DS? Nintendo l'a quand même fait !

La Déesse dont personne ne rêvait

 

2004, la console sort outre-Atlantique dans une version assez moche disons-le carrément et même très jouet. Sincèrement, la machine ne m'avait vraiment pas attiré plus que ça. Deux ans plus tard sort la version Lite. Déjà beaucoup plus séduisante (la preuve, c'est la version la plus vendue!), elle propose un meilleur rétroéclairage et est allée faire du sport pour perdre sa carapace de tank. Sincèrement la console ne m'attirait pas plus que ça. Pourtant j'avais vu tourner dessus Nintendogs, sympathique pour le petit frère ou la petite soeur, je suivais d'un regard très amusé le phénomène Dr. Kawashima ou comment mesurer l'âge de son cerveau avec un logiciel « scientifique » et les ventes stratosphériques qu'engendraient, et rien que parce que j'aime le manga, j'aurai bien voulu me farcir un Jump Ultimate Star.

En fait, passé les titres susnommés, j'avouerai même que la console me faisait plus peur qu'autre chose : un ramassis de Léa Passion et compagnie dans les rayons jeu vidéo et aucun vrai titre, aucun « jeu pur » qui me déciderait à me faire acheter la console. Ah des bons titres, ça devait déjà exister à l'époque. La preuve, une amie l'avait acheté rien que pour les grosses truffes, un super jeu de détective, paraît-il. Je crois même que le sentiment général pour les joueurs était plus de dire que la DS, c'était la console du grand public, pas vraiment la console pour eux.

En 2008, un miracle est apparu. Son nom ? The World Ends With You (Note : quand on parle d'apocalypse). Celui-ci a été localisé au printemps. Le très bon test de Gameblog m'avait vraiment encouragé à l'acheter. J'avais d'ailleurs tellement embêté ladite amie avec qu'elle me l'avait offert pour mon anniversaire. Manquait plus qu'alors la console. Les modèles dispos en France ne m'avaient guère plu. En cherchant un peu les modèles dispo sur les autres continents, je suis tombé aux Etats-Unis sur le modèle Crimson que j'ai décidé de faire importer. Modèle plus beau et en plus avec la bonne parité avec le dollar et surtout freezone, j'ai certainement fait un de mes meilleurs choix de gamer. Bien plus que je ne l'escomptais.

Voilà la bestiole. La particularité par rapport à la DS toute rouge qu'on trouve chez nous est que son intérieur est noir.

 

La Déesse qui pourrissait mes nuits

 

The World Ends With You a été pour moi l'expérience vidéoludique la plus innovante que j'ai vu ces quatre dernières années. Honnêtement. Comme je le rapporte dans un des premiers billets sur ce blog même, c'est peut-être le seul jeu sur Nintendo DS qui exploite aussi bien toutes les features de la machine. Taper, gratter sur l'écran tactile ou encore crier pour déclencher une attaque, utiliser le Wifi pour faire évoluer les stats, le système de combat sur deux écrans, bordélique certes, mais ingénieux tout de même, et j'en passe et des meilleurs.

J'ose espérer que Square Enix fera une deuxième mouture de It's a Wonderful World ! 

 

Ete 2009. En ce jour de solde, dans un supermarché, deux titres attirent mon regard. Le premier, c'est Metroid Pinball. Plus que le titre, c'est le rumble pack fourni dedans qui m'intéresse. Et pour sept euros pourquoi se priver ? Et l'un, un autre titre, avec sa couverture déjantée attire mon regard. Elite Beat Agents. Je me souvenais d'avoir lu un test sur le net, avec une critique plutôt élogieuse du soft. Cinq euros. Allez hop, dans le panier. Certainement la pire erreur de ma vie. CE JEU M'A POURRI DES JOURNEES ET DES NUITS ENTIERES !! Et je sais de quoi je parle. Au départ, je n'arrive pas tellement à jouer. Et pourtant, j'arrive à passer les différentes musiques. Sans savoir trop comment, j'arrive à boucler le mode easy. Après, j'ai le mode normal. Les choses se corsent, surtout à Jumping Jack Flash, la dernière chanson du soft. Après plusieurs essais infructueux, j'arrive sur le mode Hard. Je vais mettre des mois entiers à passer cette chanson de ouf. A tel point que j'ai gueulé quand je l'ai fini. Et je vous épargne le mode expert, bouclé quelques mois plus tard. Ce jeu est sûrement en terme de coût horaire celui a été le plus rentable que j'ai fait, eut égard l'investissement de départ. Et j'ai tellement accroché que je me suis procuré assez rapidement les titres originaux japonais, alias Osu ! Tatakae ! Oendan !. Je ne les ai toujours pas finis, je crois avoir assez donné et j'ai obtenu quelques rangs S. Du sang, de la sueur, des larmes, j'en ai versé sur ces titres comme jamais auparavant. A tel point que quand je fermais les yeux, je voyais des cercles avec des numéros. Une vraie folie. Dommage qu'Elite Beat Agent n'ait pas eu en Occident le succès qu'il méritait.

N'achetez pas ce jeu, sous peine de laisser votre vie sociale de côté pour un bon bout de temps !!

 

Bien plus tard, un autre jeu est venu me faire rêver (et aussi pourrir mes nuits). Ce jeu est vraiment moche techniquement, il a beaucoup d'écrans statiques, le gameplay se révèle assez limité à la longue, mais quel scénario !! Ce jeu, c'est Infinite Space ou comment un jeu à texte apparaît en 2010 sur la petite console de Nintendo. Je dois être à 80h dessus et je n'en ai pas fait encore le tour, tant l'univers se révèle riche et certaines décisions impactent l'histoire. Un jeu brillant, pour autant qu'on soit anglophone et qu'on rêve d'espace.

 

La Déesse de la Nostalgie

 

Mine de rien, la DS a été la console qui m'a fait découvrir quelques anciens titres. Le plus notable d'entre eux, c'est Chrono Trigger. Le remake est vraiment remarquable. Tout en proposant des petits plus liés à la console de Nintendo et un nouveau donjon (assez chiant quand même), il reste fidèle à l'esprit original tout en incorporant les cinématiques de la version PlayStation. Ca été un vrai régal de suivre ce voyage dans le temps old school, d'autant plus que le jeu était difficilement trouvable à sa sortie, à cause des Léa Passion et consorts qui ont monopolisé les étals et la fabrication de cartouches.

Quand un jeu est mythique, il le reste à tout point de vue, malgré le poids des ans

J'ai pu m'essayer aussi à une version sympathique de Bangai-O, shoot importé de la Dreamcast, vraiment très amusant avec ce petit côté réflexion pour éviter la myriade de missiles qui vous collent aux miches. Autres jeux que j'ai pu faire grâce à la DS : Gyakuten Saiban, plus connu dans nos contrées de Phoenix Wright. Très sympa, surtout les deux dernières enquêtes qui sont une véritable tuerie scénaristique en terme de twist. Et quel plaisir con de crier objection et prends ça :D D'autres titres sont en attente sur mon étagère, comme les Dragon Quest, ou Final Fantasy et même un Disgaea, preuve que cette console a beaucoup importé de vieux pots qui fonctionnent toujours aussi bien.

Quand on parle de nostalgie, on pense aussi à ces vieilles licences qui reviennent comme une feuille d'automne. La DS n'a pas manqué le coche. Elle a eu droit à ses déclinaisons de Mario, Zelda, et co. Je dois dire que j'ai été assez déçu en la matière. Super Mario 64 DS n'était qu'une déclinaison du jeu éponyme sur Nintendo 64, New Super Mario Bros. avait du charme, mais manque foncièrement de difficulté et de challenge. Mario Kart DS m'a beaucoup éclaté en Wi-Fi, mais je le trouve quand même un peu mou du genou en solo. Quant à Zelda, j'ai fait Phantom Hourglass, sympathique au demeurant avec sa maniabilité au stylet et son univers tiré de Wind Waker, mais ça reste qu'un demi Zelda. Je ne peux pas porter un jugement pour Spirit Tracks. Il semblerait que cet épisode soit encore moins considéré que son prédécesseur par les fans de la saga. Je n'aborderai pas le cas de Pokémon ici, n'étant pas familier de l'univers.

Comme beaucoup je pense, ça été mon premier Draque. Le jeu est vraiment plaisant, surtout en coop, car il nécessité une vraie coordination. En plus, le scénar est vraiment agréable.

 

DS au placard ?

 

Je pourrai vous faire partager ma passion pour cette petite console encore longtemps. Mais j'ai cette impression singulière que ce n'est pas une console qui va rester dans le coeur des gens, des joueurs en particulier. J'ai cette curieuse sensation (mais ce n'est peut-être que moi) que cette console a été déconsidérée, parce que c'était Nintendo et qu'elle a été submergée par des jeux qui ne sont pas le coeur de cible du core-gamer. Pourtant, elle possède d'excellents jeux et pas qu'un peu, plus certainement que les consoles de salon actuelles ou la PSP. Les titres cités au-dessus n'oublient pas les sagas nées sur ce support, comme Layton ou les Inazuma Eleven, ou d'autres softs, comme Okami Den, Radiant Historia, GTA et les deux Picross. Je crois qu'elle m'a encore me servir pour quelques années encore. D'ailleurs, à ce jour, la 3DS ne m'a pas convaincu. La machine manque sincèrement de finitions (manque le deuxième stick, écrans pas de la même taille...) et un titre innovant qui pourrait m'attirer dessus.

Bref, tout ça pour dire que la Nintendo DS demeure pour moi la meilleure expérience de machine vidéoludique à ce jour, avec (la) Dreamcast, mais qui possédait moins de titres (elle a duré moins longtemps aussi). Et vous, quelle a été votre expérience avec cette console et vos impressions ?

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Commentaires

Donald87
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Donald87
Une console qui marquera son époque pour ma part.
Quetzal
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Quetzal
@ Molo : j'ai corrigé, mais je m'aperçois que mon texte est bourré de fautes (mais j'avoue que je suis trop fainéant pour corriger, j'ai plus écrit ce texte par plaisir qu'autre chose) Et ouais je me mettrais au boulot bientôt pour Ouendan ^^(et toi aussi je t'attends toujours sur WEWY)

@ CCP : ah ! Si des gens pouvaient prendre exemple sur cette autonomie... je rappelle que le Game Boy s'était imposé grâce à ça.

@ Mika : certes elle restera dans les annales. Dans le coeur des joueurs et en particulier de ceux qui ont été allergiques parce qu'ils n'ont pas cherché les bons titres de la console, c'est autre chose. Elle ne provoquera pas la petite larme que peut te donner la Néo-Géo ou la Dreamcast. Je me rapproche du point de vue de Kahnettan sur la question.
Waldotarie
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Waldotarie
Super console, originale, bien foutue, avec un paquet de super jeu, soit rétro, soit qui en exploitait bien les capacités... Je suis vert que la mienne soit morte et j'hésite régulièrement à en reprendre une !!
Kahnettan
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Kahnettan
J'ai découvert les nombreux jeux important de la DS il y a vraiment pas longtemps (2/3 ans) du coup la mienne à encore de beau jours devant elle ! Mais oui, cette console est une telle usine à jeu de merde aussi que beaucoup ont tendance à la dénigrer, ce que je faisais au début d'ailleurs.

Sinon Zelda Spirit tracks est moins chiant que phantom hourglass, simplement parce que le côté linéaire des trajets est affirmé dans le premier, alors que c'est le cas dans le second aussi, et pourtant il nous propose une grande mer vide, du coup on tente d'explorer, pour rien. Sinon c'est le même jeu, a la différence que le donjon principal est moins stressant pour ST.
Mika
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Mika
Sympa ton article mais quand tu dis qu'elle ne restera pas dans les annales, c'est complètement faux, c'est surement la meilleure portable de tous les temps ;)
Samizo Kouhei
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Samizo Kouhei
Meilleure console portable de tous les temps ? En tout cas celle à laquelle j'ai le plus jouée.
Molilol
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Molilol
Mais ouais la DS ça tue !
Et pis t'as pas fini les Ouendan ? AU BOULOT !
Pis j'avais un peu parlé d'Elite Beat Agents quand même <3 (petite correction, c'est Jumpin' Jack Flash la dernière).

Édito

Il est toujours difficile de créer un blog quand on est à son cinquième ou sixième. Parce qu'à chaque fois, faut refaire la peinture, faut trouver l'hébergeur qui vous plaira, et pis faut la motivation et la bonne idée pour faire tout ça et enfin faut lui donner du grain à moudre. Blog sans article périclite !

Donc, autant dire que c'est toujours une galère invraisemblable d'être le démiurge d'un journal intime interactif ! Mais voilà qu'il existe Gameblog, un site où se trouvent des gens qui me ressemblent plus ou moins. Je ne suis pas un vieux routard, d'autres ont plus de bouteilles que moi, mais j'ai débuté avec un videopac y a une vingtaine d'année. Après, je n'ai jamais réussi à décrocher du paddle. Et après, j'ai connu pas mal de choses, jusqu'à ma petite DS crimson que peu de Français doivent posséder (ahaha !)

Bref, je ne suis pas là pour raconter toute ma vie, mais pour le blog, Miscellaneous. Celui-ci aura certes pour vocation de parler de jeux video, mais surtout d'aller au-delà de ce qu'est la vie du joueur. Je veux dire, après tout ce vécu, on se rend compte qu'il existe tout un monde gravitant autour du jeu vidéo, qu'il existe toute une culture autour. Là se trouve le coeur de ce blog, qui a pour but de faire partager des expériences, des connaissances et aussi des choses que j'apprécie, qui ne sont pas forcément proches du jeu vidéo, mais que c'est bon parfois de mettre le nez dehors !

Ainsi se justifie le titre de ce blog : en rassemblant des choses diverses et variées, j'ose défendre une culture du jeu vidéo, comme il peut exister une culture du cinéma ou de la bande dessiné. C'est de cette manière qu'on peut se doter d'une défense face à certaines inepties (ce n'est pas parce qu'on a viré Jack Thompson qu'elles ont disparu !) et dire simplement : on existe !

Alors, en espérant que la lecture des futurs articles vous plaira,

Bienvenue sur Miscellaneous !

Ps : il existe une autre raison pour le titre Miscellaneous. Pour l'instant, elle reste cachée et sera dévoilé en temps et en heure (disons quelques mois...)

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