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Miscellaneous

Miscellaneous

Par Quetzal Blog créé le 13/10/10 Mis à jour le 25/02/16 à 16h07

Miscellaneous adj.(du latin miscellaneus, mot anglais pouvant être traduit en Français par divers) : Qui possède diverses caractéristiques, capacités, voire apparences.

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Les zeux vidéo

Il arrive qu'en voyant uniquement quelques images, une simple vidéo et quelques principes de jeu, un titre vous fasse envie, que vous le voulez immédiatement, sans avoir lu un quelconque avis dessus. Pour autant, derrière, il peut se cacher une infâme daube. On peut d'autant se méfier que les RPG en provenance du Japon n'ont pas forcément bonne presse depuis quelques temps. Radiant Historia est un jeu qui m'a fait beaucoup languir. Je l'ai eu quasiment en J1. Et il faut dire ce qu'il est : je ne regrette pas du tout mon achat.

Radiant Historia, un nom qui fait un peu penser pour les joueurs de RPG à Radiata Stories. Rassurons-nous tout de suite, malgré la ressemblance du titre, ils n'ont rien à voir l'un avec l'autre, aucune filiation et donc pas besoin de connaître Radiata pour jouer à Radiant. Radiant Historia est développé par Atlus, éditeur assez peu connu du grand public dans nos contrées, mais à qui l'on doit des petits bijoux comme Catherine, la saga des Shin Megami Tensei ou encore les Etrian Odyssey, et qui a su imposer une marque de fabrique avec des jeux au gameplay original, maquillés d'une difficulté comme on en fait trop peu maintenant. Bien entendu, Radiant Historia ne déroge pas véritablement à cette règle.

J'ai tout un bon Stocke d'idées !...    

L'histoire en elle-même n'est guère originale. Jugez-en par vous-même : conséquence de l'écroulement d'un empire plusieurs siècles auparavant, le monde (qui se résume à un continent dénommé Vainqueur [!]) est menacé de désertification complète, et vous; bien entendu, devrez le sauver. Là où les choses deviennent intéressantes, c'est de la façon dont elles sont présentées. Vous incarnez Stocke, un agent espion d'Alistel, ville située au nord-est du continent et qui a la particularité d'être dirigée par un prophète. Heiss, son supérieur, lui remet une mission où il doit empêcher l'invasion de la capitale par l'armée de Granorg, ennemi séculaire d'Alistel. Avant de partir en mission, Heiss remet à Stocke un étrange livre dénommée Chronique Blanche, ainsi que deux compagnons d'infortune, Marco et Raynie.

Stockie, un héros blond, mais qui ne sauvera pas le monde en short, c'est sûr !

Après une embuscade, ses deux compagnons meurent. Quant à Stocke, il doit la vie à la Chronique qui a le pouvoir de faire voyager dans le temps son possesseur, ce qui lui donne aussi le pouvoir de modifier l'histoire, en fonction des choix du joueur. Très vite d'ailleurs, le joueur se verra confronter à un choix qui va scinder l'aventure en deux chronologies différentes. Ceci donne un caractère très original à l'aventure. Le système a d'ailleurs été très bien pensée, parce qu'il permet de revenir à des moments précis (appelés noeuds dans le jeu). Une simple pression sur start permet d'éviter de revoir pour la dixième fois la même scène cinématique et on peut accélérer les dialogues en appuyant sur x. Une bonne idée, surtout pour éviter les dialogues répétés des villageois idiots, véritable plaie du rôliste.

Et je n'ai pas encore abordé le système de combat. Celui-ci se déroule au tour par tour, mais il demeure particulièrement original et se révèle à la longue particulièrement tactique. Les ennemis se place sur un damier de trois cases sur trois cases, sur lequel ils peuvent se déplacer, mais sur lequel, à l'aide d'attaques particulières, vous pouvez les forcer à bouger. Une attaque du type Push attaque fera reculer l'ennemi, ce qui permet de regrouper les ennemis et de les toucher lors de l'attaque suivante en même temps. Cette dimension est d'autant plus renforcée lorsque vous pourrez poser des pièges avec Aht. Autre particularité : le fait de pouvoir changer de tour. Vous pouvez ainsi inverser l'ordre de passage de vos personnages, voire faire attaquer avant un ennemi pour que les attaques de vos personnages soient regroupées. Le système se révèle donc suffisamment évolutif (apparition des attaques spéciales avec le Mana Burst, magie, diversité des spécialités des personnages) et d'une difficulté bien dosée  pour qu'on y adhère.

Les ennemis sur le damier ; la flèche indique que lors de la prochaine attaque, le soldat va se retrouver au fond.

Mais Atlus ne l'a pas assez exploité :/

Sur le fond, Radiant Historia possède des atouts indéniables. Cela ne veut pas dire qu'il est un jeu parfait avec sa trentaine d'heures syndicales, il possède des défauts de forme qui deviennent agaçants à la longue. Déjà abordons le problème des environnements. Soyons honnêtes, esthétiquement parlant, le soft d'Atlus s'en sort avec les honneurs. C'est plutôt coloré, les teintes bien choisies et le chara-design, à quelques exceptions près, tout passe assez bien. Il s'agit plus d'un manque de créativité. Les endroits à visiter sont en général très limités. Pis, il faut attendre la fin du jeu pour se retrouver enfin avec un grand donjon et le jeu compense ce manque de grandeur en obligeant le joueur à faire des allers-retours réguliers entre divers lieux. En outre, les effets spéciaux sont plutôt faiblard. Par exemple, le mouvement de l'eau est à rapprocher avec ce qui se fait à l'époque 32 bits. Les attaques spéciales sont justes minimalistes. Et je ne parle pas de l'animation : ils ne se sont pas vraiment tordus les poignets chez Atlus pour le coup. En ce qui concerne les musiques, celles-ci se révèlent sympathiques sans être transcendantes non plus. Mention spéciale aux thèmes de combats suffisamment entraînantes sans tomber dans la démesure et le répétitif.

Lipti et Teo seront vos guides dans l'aventure... et cette image, vous risque de la voir souvent ; il s'agit d'Historia, le lieu où vous pouvez voyager dans le temps.

Le système de jeu possède aussi ses failles. Ainsi l'interface de l'inventaire est juste archaïque et changer l'équipement de quelqu'un ne se révèle décidément pas pratique. Le système de combat pose aussi quelques soucis. Il est impossible d'évincer le héros principal. Or votre équipée se limite à trois personnages, cela limite d'emblée les choix, même si Stocke se révèle être un personnage polyvalent. Un plus grand damier pour les monstres ainsi que des attaques en diagonales aurait pu augmenter les possibilités stratégiques. Enfin le système des choix se borne à un bon et un mauvais. Ceux-ci sont tellement évidents la plupart du temps que vous ne risquez pas de vous tromper. Mais si par malheur vous optez pour le mauvais choix, vous aurez droit directement à une mauvaise fin. Celle-ci peut se montrer comique tellement elle ne paraît pas croyable. De fait, ça limite les ramifications au sein du jeu. Les allers-retours dans le temps sont en fait un très beau trompe-l'oeil pour masquer la linéarité abyssale du titre.

 

Convenons que Radiant Historia est un très bon titre, et même, au moment de sa sortie aux Etats-Unis en février dernier, le RPG de ce début d'année. Servi par un système de jeu original, il ne peut dissimuler ses faiblesses à cause de ce système malheureusement pas assez approfondi et un scénario aux embranchements franchement limités, ce qui est un comble dans un jeu où l'on est censé voyagé dans le temps. Ne boudons pas notre plaisir : un J-RPG de cette trempe n'arrive pas tous les jours traduits en Anglais avec un OST offert. Surtout il a le mérite de proposer une expérience différente des franchises de Square Enix, évite la plupart des clichés du genre et  le plus important, sa fin demeure poignante.


Le trailer d'Atlus donne une bonne idée du jeu à mon avis. La musique derrière est le thème principal pour les combats.

PS : après avoir pas mal fait de publication cette semaine, je vais m'absenter jusqu'à la fin du mois pour des vacances. Mais ne vous inquiétez pas, promis, la prochaine fois, je reviendrai avec un article de fond :)

Voir aussi

Jeux : 
Radiant Historia
Sociétés : 
Atlus
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Commentaires

Kyalie
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Kyalie
"Enfin le système des choix se borne à un bon et un mauvais. Ceux-ci sont tellement évidents la plupart du temps que vous ne risquez pas de vous tromper"
Ah je suis pas du tout d'accord Oo
Quand tu dois faire le choix entre un capitaine Rosch dépressif et un Raul excellent stratège pour mener la bataille, le choix ne paraît pas évident.
Pareil au début du jeu quand tu dois décider d'envoyer des éclaireurs pour dénicher l'armée ennemie ou de les attendre en embuscade.
Après oui y a effectivement des fins grotesques, genre la quête annexe de Marco qui devient berserk et bute toute la team parce que tu as dénoncé sa copine espionne... Marco quoi ! Le pti gros qui porte un casque avec des oreilles de chat !
Mais globalement ça n'est pas du tout manichéen et je trouve que ce sont de vrais choix tactiques.
Quetzal
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Quetzal
Disons que ton commentaire a fait un aller-retour dans le temps ^^" (bon par chance j'ai chopé Internet, mais je reviendrais vraiment que lundi pour répondre à ton commentaire... ça te laisse le temps de faire une bûche et de passer ta colère ;))
Molilol
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Molilol
Mmmm, mon commentaire est passé à la trappe.......................
Je ne suis pas dutout énervée -_- (pourquoi j'ai pas copié avant d'envoyer >_<).
Tu m'excuseras je le retaperai plus tard...
Molilol
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Molilol
"Les allers-retours dans le temps sont en fait un très beau trompe-l

Édito

Il est toujours difficile de créer un blog quand on est à son cinquième ou sixième. Parce qu'à chaque fois, faut refaire la peinture, faut trouver l'hébergeur qui vous plaira, et pis faut la motivation et la bonne idée pour faire tout ça et enfin faut lui donner du grain à moudre. Blog sans article périclite !

Donc, autant dire que c'est toujours une galère invraisemblable d'être le démiurge d'un journal intime interactif ! Mais voilà qu'il existe Gameblog, un site où se trouvent des gens qui me ressemblent plus ou moins. Je ne suis pas un vieux routard, d'autres ont plus de bouteilles que moi, mais j'ai débuté avec un videopac y a une vingtaine d'année. Après, je n'ai jamais réussi à décrocher du paddle. Et après, j'ai connu pas mal de choses, jusqu'à ma petite DS crimson que peu de Français doivent posséder (ahaha !)

Bref, je ne suis pas là pour raconter toute ma vie, mais pour le blog, Miscellaneous. Celui-ci aura certes pour vocation de parler de jeux video, mais surtout d'aller au-delà de ce qu'est la vie du joueur. Je veux dire, après tout ce vécu, on se rend compte qu'il existe tout un monde gravitant autour du jeu vidéo, qu'il existe toute une culture autour. Là se trouve le coeur de ce blog, qui a pour but de faire partager des expériences, des connaissances et aussi des choses que j'apprécie, qui ne sont pas forcément proches du jeu vidéo, mais que c'est bon parfois de mettre le nez dehors !

Ainsi se justifie le titre de ce blog : en rassemblant des choses diverses et variées, j'ose défendre une culture du jeu vidéo, comme il peut exister une culture du cinéma ou de la bande dessiné. C'est de cette manière qu'on peut se doter d'une défense face à certaines inepties (ce n'est pas parce qu'on a viré Jack Thompson qu'elles ont disparu !) et dire simplement : on existe !

Alors, en espérant que la lecture des futurs articles vous plaira,

Bienvenue sur Miscellaneous !

Ps : il existe une autre raison pour le titre Miscellaneous. Pour l'instant, elle reste cachée et sera dévoilé en temps et en heure (disons quelques mois...)

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