Premium
Miscellaneous

Miscellaneous

Par Quetzal Blog créé le 13/10/10 Mis à jour le 25/02/16 à 16h07

Miscellaneous adj.(du latin miscellaneus, mot anglais pouvant être traduit en Français par divers) : Qui possède diverses caractéristiques, capacités, voire apparences.

Ajouter aux favoris
Signaler
Les zeux vidéo

Je suis entré dans le monde merveilleux de la DS avec un jeu qui m'a vraiment marqué et qui m'a appris à quel point le monde était beau : It's a Wonderful World (Subarashiki Kono Sekai en japonais) qu'Ubisoft, très mauvais pour la traduction, a rebaptisé par un titre totalement opposé (mais peut-être plus logique quand on termine le jeu) : The World Ends With you.

Ce soft est un peu passé inaperçu dans l'Hexagone et il me semble nécessaire de faire un retour dessus. Il existe une raison toute simple à cela : dans la masse de jeux moyens, énième séquelle d'une fantasy perdu, The World Ends With you (Wewy pour les intimes, prononcez oui-oui, c'est gonflant et imprononçable à la fin pour un français moyen de dire The World Ends with you...) est un jeu qui se détache du lot en étant à la fois innovant et vraiment recherché. Son seul vrai défaut est qu'il demande une vraie maîtrise. Imaginez avoir deux écrans de combat à gérer en même temps, ce n'est pas rien, à part si on s'appelle Paul le poulpe (paix à son âme). 

Avant tout qu'est-ce que Wewy?

Il s'agit, à ma connaissance, de la dernière production totalement originale de Square Enix (Last Remnant ne compte pas!) sortie en 2007 au Japon et au printemps 2008 en Europe tout de même. Aux commandes, Nomura et une partie de l'équipe de Kingdom Heart, ce qui se ressent forcément dans le design et les graphismes dans le jeu. La preuve en image :

 

 

 

Neku, ou le Jeanne d'Arc de Shibuya



Je ne sais pas, ce jaune me rappelle étrangement KH...



A quand le RPG livré avec le tapis de dance pour qu'on puisse se battre?

Au pays de Oui-Oui, personne ne vous entendra crier...

Comme le montrent ces images, au premier aspect, on dénote un graphisme très particulier, avec des artworks très accrocheurs, et un jeu ingame au décor urbain peu courant pour un jeu de rôle. Nonobstant, la modélisation des PJ et PNJ est vraiment plus que passable, à tel point qu'ils peuvent même clignoter, comme dans un jeu Master System, vous savez, la console de jeu qui est sorti vingt cinq ans plus tôt. L'action se passe dans le quartier de Shibuya, le quartier branché de Tokyo où se trouvent tous les derniers trucs à la mode. 

En plein milieu d'un carrefour, un ado paumé (dans le sens où il se souvient vraiment de rien), Neku, se retrouve projeté par hasard (?!) dans un jeu où on lui annonce qu'il a 60 minutes pour rejoindre la tour 104. Il découvre dans sa main un badge qui lui permet de lire dans la pensée des gens. Très vite, il se fait attaquer par des Noises (heureusement qu'Ubi n'a pas traduit ça par Bruits), créatures monstrueuses sorti de nulle part. Une jeune fille, Shiki, qui passait par hasard par là (oui tout semble vraiment dû au hasard dans le jeu) lui ordonne (ne demande même pas!) de passer un pacte avec elle pour qu'il puisse se battre ensemble contre les vilains et réussir donc la mission du jour. Six autres longues journées s'écouleront avant de voir la "fin" du jeu. S'ils ne réussissent pas les missions, ils se feront tout simplement effacés au sens littéral du terme. Voilà comment commence Wewy.

Si j'avais des tentacules...

Parlons un peu plus du ingame maintenant. Ce RPG sort vraiment de l'ordinaire, notamment pour les combats. Ces derniers se déroulent sur deux écrans. En bas, il faut taper avec le stylet sur l'écran tactile, tandis qu'en haut il faut sortir une combinaison pour pouvoir frapper. Bien entendu, le tout se complexifie vite, à tel point qu'il faut avoir de très bon réflexe pour mener tambour battant un combat et obtenir un rank étoile, vraiment difficile à obtenir au début. En effet, dans l'écran tactile du bas, Neku doit jouer avec plusieurs badges, chacun ayant ses propriétés et sa propre activation. Ainsi le badge du feu s'applique en laissant traîner ou en grattant son stylet sur l'ennemi. Le badge éclair s'applique en tapotant l'ennemi. Pour se régénérer, il faut toucher le badge cannette en haut de l'écran. Etc...

Attention, ça ce n'était que pour l'écran tactile où joue Neku. En même temps, il faut manipuler le personnage qui joue sur l'écran supérieur. Ce n'est pas une sinécure au début, mais on arrive à s'habituer à ce système. Surtout, maîtriser les deux personnages prend une certaine importance, d'une part, pour pouvoir augmenter l'attaque de l'un et de l'autre, et d'autre part, pour pouvoir réaliser des fusions, qui permettent des attaques combinées plus dévastatrices. Certes, ça a l'air assez compliqué quand on l'écrit, mais c'est bien plus fluide quand on joue. N'oublions pas que ce n'est pas pour rien que vous avez deux heures de tutorial (ce qui correspond aux trois premiers jours de jeu quand même). 

Ainsi, les séquences de combat de Shiki sont tout de même assez linéaire. Il faut tout de même faire attention au dernier symbole. En effet, ces derniers (ils sont trois) mis dans un certain ordre permettent les fusions. Notez qu'elle se bat avec un nounours !  

 

 

 

 

Et pendant ce temps, Neku bastonne à coup de badges psychiques...

Je rajoute au passage même une vidéo si vous voulez voir comment ça bouge :


 


Dépêche mode

Le système de badges constitue la colonne vertébrale du jeu. Un peu comme les pokémon, on veut essayer de tous les avoir. Cela suppose pour certains de les faire évoluer, donc de se battre ou de faire du minling, donc de capter un signal wifi, ou de faire du Tin Pin (un ersatz de Beyblade pour ceux qui connaissent) afin d'engranger un maximum de PP. A cela s'ajoute l'équipement des personnages, très original, puisqu'il provient directement de la mode de Shibuya. Pas de problème si on veut se vêtir comme un goth ou comme une chienne. Dommage que ça ne se voit pas directement sur l'écran de jeu, comme l'a fait récemment Dragon Quest IX. Ces vêtements permettent de gagner plus de caractéristiques, de modifier certains aspects du gameplay comme la forme que prend l'attaque du haut, ou de faire apparaître le temps ou l'expérience durant les combats, ce qui peut s'avérer utile pour faire monter plus facilement ses persos ou ses badges. Et quand on parle de vêtement, on doit faire face au phénomène de mode qu'il ne faut pas négliger. Quand on n'arrive pas avec les bons badges dans un quartier, parce que hors tendance, ils font beaucoup moins de dégâts que ceux d'une marque branchée. Cet effet peut être inversé : plus on combat avec un badge d'une marque donnée, plus on peut la faire monter dans les charts, ce qui permet d'augmenter significativement leur pouvoir destructeur.

De fait, l'ambiance est très bien rendue, renforcée par la J-pop, même si elle pourrait paraître être imbuvable à certains (entendre les mêmes paroles pendant une heure, ça peut devenir long...).Se balader dans un Shibuya qui est très ressemblant à la réalité, avec des restaurants, des magasins de fringues à gogo et des lieux connus (Hachiko, King Records Tower...) renforce l'immersion. La mécanique de jeu comporte de bonne idées, (le combat sur deux écrans en simultanée, il fallait oser dans un RPG), même si elle est complexe (je vous ai à peine dit la moitié des choses à savoir pour progresser dans le jeu) et pas facile à saisir si on est anglophobe. 

Innovant, superbement désigné, des persos,qui malgré leurs stéréotypes (genre le gamin renfermé sur celui-même, l'autre qui est jalouse...), ont leur charme : ils changent du héros je-suis-l'élu-mais-je-ne-sais-pas-encore-mais-je-reçoit-l'épée-surpuissante-qui-va-tout-tuer-sur-son-passage. Les dialogues peuvent paraître creux, voir futile, mais n'est-ce pas le reflet du quotidien de notre société?  Le scénario garde au final un côté plus ou moins téléphoné (sauf la partie de Joshua qui n'est pas mal car totalement haïssable mais quand on joue avec Dieu...). Pour ceux qui connaissent, on se rapprocherait d'un Gantz édulcoré ou à l'histoire type La machine infernale de Cocteau. La fin demeure sympathique, même si compléter le New Game + qui ouvre une nouvelle perspective sur le scénario du jeu s'avère nécessaire.

Un jeu peu courant sur DS

Je conclurai par ce fait : Wewy possède un gameplay unique, totalement adapté à la DS, à un point tel qu'il est un des rares jeux à exploiter presque toutes les possibilités offertes par la console ! Entre souffler ou crier dans le micro, gratter, tirer un trait, toucher ou presser avec le stylet pour pouvoir provoquer une attaque, pendant que le jeu se joue aussi sur l'écran du haut, on exploite vraiment les capacités de la portable, à tel point quand on néglige un des deux écrans rend le jeu difficile. C'est vrai, au début, la prise en main est délicate, mais au bout du premier chapitre, on devient une vraie pieuvre capable de blaster tout ce qui bouge, afin de provoquer un maximum de fusions et de combos (théoriquement on pourrait aller à plus de mille, je suis allé à plus de 100, on va dire que c'est pas mal). Ce jeu demande un vrai investissement : compter au minimum 5 à 8h pour commencer à bien maîtriser les phases de jeu, soit un peu plus que le premier chapitre avec Shiki, parce que pour une fois, même si le manuel dévoile quelques détails, il est vraiment nécessaire tant il y a baucoup de notions pour comprendre le jeu. Cela est dû à sa non localisation dans la langue de Molière. Gros défaut, surtout que le jargon anglais employé est plus de l'argot, donc ce n'est pas forcément ce qu'il y a de plus facile d'accès. Mais je le répète, ce jeu vaut vraiment un investissement, tout simplement pour le plaisir qu'il procure. Il reste à ce jour un jeu indispensable à toute bonne ludothèque DS et si vous êtes parvenu au bout de cette présentation, c'est que soit vous avez déjà le jeu, soit il faut vous le procurez d'urgence. 

 


Cet écran de jeu vous semble pas très compréhensible... Normal, il faudra deux heures pour le déchiffrer

 

 

Ca, c'est le premier badge qu'on reçoit dans l'aventure... Pas très efficace mais permet de s'entraîner à faire traîner son styler pour faire des murs de flamme

 

Le fameux timer, ou combien de temps il vous reste à vivre.




La zone de jeu reste suffisamment vaste pour qu'on ne s'ennuie pas. Surtout que certaines zones ne sont accessibles que lors de missions particulières...


Voir aussi

Jeux : 
The World Ends With You
Ajouter à mes favoris Commenter (9)

Commentaires

Molilol
Signaler
Molilol
T'aimes pas mon avatar en fait HEIN ?
Molilol
Signaler
Molilol
Ouais j'avoue que le combo Ouendan-EBA-Ouendan 2 et ses roulettes de la mort ont déjà bien entamé le pauvre écran... Donc maintenant, tant qu'on y est hein !!
Quetzal
Signaler
Quetzal
Et j'oubliais, c'est pas trop difficile hein, parcfe que même moi j'ai réussi :P
Quetzal
Signaler
Quetzal
Tu ne l'avais pas déjà tué avec EBA??
Bon après tu auras une excuse pour acheter une XL ou mieux, une 3DS :P
Molilol
Signaler
Molilol
Ouais ouais ouais je sais, je l'ai pas encore fait alors que je dis que je vais le faire depuis au moins l'an 30, mais je vais le faire, genre, pour de vrai. Parce qu'en plus j'ai très envie de bien niquer mon écran sur ma petite DS.
J'espère que c'est pas trop difficile non plus quand même, que je m'arrache pas trop de cheveux...
Quetzal
Signaler
Quetzal
J'espère que tu en profiteras ;)

A titre perso, j'ai tenté de faire 100% à tout, mais je dois dire que c'est vraiment difficile et à la fin, ça devient long pour faire évoluer les badges...

Good luck !
Phrad
Signaler
Phrad
Le fait est que je l'ai presque finit sans me préoccuper de l'écran du haut et surtout sans lire ou suivre l'histoire....
J'etais jeune et con et anglophobe... xD
Bon ben je le refais pour profiter de l'histoire et du gameplay avec la mode et tout ça... Je suis passé completement à coté de ce jeu n'empeche!
Quetzal
Signaler
Quetzal
Inutile de résister, passe du côté Oui-Oui, c'est tellement bon !!
Phrad
Signaler
Phrad
Je crois que je vais me le refaire...
Méchant tu es... =D

Édito

Il est toujours difficile de créer un blog quand on est à son cinquième ou sixième. Parce qu'à chaque fois, faut refaire la peinture, faut trouver l'hébergeur qui vous plaira, et pis faut la motivation et la bonne idée pour faire tout ça et enfin faut lui donner du grain à moudre. Blog sans article périclite !

Donc, autant dire que c'est toujours une galère invraisemblable d'être le démiurge d'un journal intime interactif ! Mais voilà qu'il existe Gameblog, un site où se trouvent des gens qui me ressemblent plus ou moins. Je ne suis pas un vieux routard, d'autres ont plus de bouteilles que moi, mais j'ai débuté avec un videopac y a une vingtaine d'année. Après, je n'ai jamais réussi à décrocher du paddle. Et après, j'ai connu pas mal de choses, jusqu'à ma petite DS crimson que peu de Français doivent posséder (ahaha !)

Bref, je ne suis pas là pour raconter toute ma vie, mais pour le blog, Miscellaneous. Celui-ci aura certes pour vocation de parler de jeux video, mais surtout d'aller au-delà de ce qu'est la vie du joueur. Je veux dire, après tout ce vécu, on se rend compte qu'il existe tout un monde gravitant autour du jeu vidéo, qu'il existe toute une culture autour. Là se trouve le coeur de ce blog, qui a pour but de faire partager des expériences, des connaissances et aussi des choses que j'apprécie, qui ne sont pas forcément proches du jeu vidéo, mais que c'est bon parfois de mettre le nez dehors !

Ainsi se justifie le titre de ce blog : en rassemblant des choses diverses et variées, j'ose défendre une culture du jeu vidéo, comme il peut exister une culture du cinéma ou de la bande dessiné. C'est de cette manière qu'on peut se doter d'une défense face à certaines inepties (ce n'est pas parce qu'on a viré Jack Thompson qu'elles ont disparu !) et dire simplement : on existe !

Alors, en espérant que la lecture des futurs articles vous plaira,

Bienvenue sur Miscellaneous !

Ps : il existe une autre raison pour le titre Miscellaneous. Pour l'instant, elle reste cachée et sera dévoilé en temps et en heure (disons quelques mois...)

Archives

Favoris