Le Blog de Minamerou
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Les conférences pré-E3 sont toujours un grand moment pour les joueurs du monde entier. Une semaine après les éventements, je vous propose de revenir sur les shows des trois éditeurs tiers : Electronic Arts, Bethesda et Ubisoft. 

Alors, pari réussi ? Je vous donne mon avis...

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Cela faisait plusieurs années que l'on n'avait pas vu la série Tekken pointer le bout de ses poings. Avec un sixième épisode qui a divisé et un Tekken Tag Tournament 2 plutôt sympathique, on ne savait pas trop quoi attendre de ce Tekken 7 qui a débarqué sur PC, PS4 et Xbox One le 2 juin dernier. Je vous donne donc mon avis, le plus efficacement possible, en 5 minutes chrono !

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Depuis son annonce en novembre 2013 à aujourd'hui, la Xbox One n'a pas toujours eu une vie facile. Proposée en premier lieu comme un appareil à services, celle-ci s'est peu à peu reconvertit en console de jeu. 

Son passé, son présent, son avenir...Tant de choses à évoquer aujourd'hui dans ce troisième épisode de Parlons Jeu !

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Après de longues années passées dans la programmation ainsi qu'un long arrêt dans le studio français Quantic Dream, Hans Godard a quitté le pays du jour au lendemain pour partir travailler aux Etats-Unis. C'est finalement chez Naughty Dog que notre ami travaille actuellement en tant que Character Technical Director...

Je ne sais pas comment remercier Hans Godard de m'avoir accordé ce temps pour le premier épisode de ma nouvelle chronique : Les Artistes du JV ! C'est un homme simple, humble et très compétent. Une super rencontre, j'espère que vous apprécierez cette interview. 

Vous pouvez retrouver ici Logorama, un court-métrage sur lequel notre ami a travaillé...

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Depuis l'arrivée de la Wii en 2006, beaucoup de choses semblent avoir changées du côté de chez Nintendo. Un changement qui se matérialise sous la forme de concepts mais qui est parfois au détriment des capacités techniques de leurs machines. Mais cette décision de changement n'a-t-elle pas été avant tout marquée par les besoins des joueurs ?

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Depuis son arrivée en novembre 2013, la PlayStation 4 a été plutôt bien alimentée en exclusivités. Mais celles-ci sont-elles pour autant primordiales à la vie d'une machine ? C'est ce que nous allons essayer de voir à travers cette première vidéo.

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C'est l'heure de la pause, on met les choses au clair. La formule évolue, je vous explique tout dans ce post de blog très différent de d'habitude. Et bien plus court aussi. 

Cela fait un peu plus de trois mois maintenant que j'ai lancé mon blog sur Gameblog. C'est très récent mais j'ai l'impression que ça fait une éternité. J'ai eu tendance à poster de nombreux articles sur les deux premiers mois (huit au total dont quatre par mois). Depuis, plus rien. Et oui, ces articles me demandaient beaucoup de temps et de recherches car j'essayais de partager une vision personnelle du jeu vidéo tout en le traitant avec un maximum de sérieux. Mais ce n'est pas pour ça qu'il y a une coupure à la vie de ce blog. Non, la véritable raison c'est que la création de ce dernier a été avant tout animée par une envie de passer à un modèle audio et vidéo. Mais à ce moment-là, je ne pensais pas encore en avoir les moyens ni matériels, ni les moyens humains. Je me sous-estimais, peut-être un peu trop. Mais c'est parce que je me suis sous-estimé que la satisfaction a été grande à la fin. Car oui, les retours qui sont les vôtres, ont été pour la plupart très positifs. Et même lorsqu'ils ne rejoignaient pas mes propos, ils étaient souvent intelligemment expliqués dans les commentaires. Sept articles sur huit mis en Homepage par Julien Chièze, que je remercie au passage, 70 000 vues en trois mois, 150 commentaires, plus de 30 j'aime... Encore un grand merci pour vos nombreux retours sur les deux articles les plus appréciés que vous pouvez retrouver ici :

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The Last of US : PART II - Le pari risqué de Naughty Dog :

http://www.gameblog.fr/blogs/minamerou-96/p_121136_the-last-of-us-part-ii-le-pari-risque-de-naughty-dog

Nintendo Wii U : L'échec d'hier, le boulet d'aujourd'hui, la perle rare de demain :

http://www.gameblog.fr/blogs/minamerou-96/p_121564_nintendo-wii-u-l-echec-d-hier-le-boulet-d-aujourd-hui-la-per

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Tout ça n'est bien évidemment que des chiffres mais ils ont eu un impact positif sur ma motivation ainsi que sur mes ambitions. Car oui, ce sont ces éléments-là, en plus de vos messages, évidemment, qui ont lancé la chaîne YouTube que je vais prochainement animer d'une première vidéo. Une idée qui paraissait tellement éloigné il y a pourtant si peu de temps... Comme quoi, il faut toujours se lancer, malgré les hésitations. Peut-être que ça ne marchera pas, peut-être que ça ne vous plaira pas, peut-être qu'en le faisant je me rendrais compte que ce n'est pas ce qui me plaît le plus... Mais c'est ce qui rend la chose d'autant plus excitante, n'est-ce pas ? Je compte sur vous pour enrager une deuxième fois le démon qui sommeille en moi. Quoi ? On n'est pas dans Naruto ? Et bien réveillez le guerrier qui... On n'est pas dans DBZ non plus... Bref, je voulais dire que je compte sur vous pour, comme vous l'avez fait avec ce blog, me donner l'envie de poursuivre vers un modèle audiovisuel. Je saisis mieux à présent l'importance et le poids de la communauté Gameblog. 

A très vite pour la première vidéo et merci à tous. 

 

Voci le lien vers la chaîne en plein chantier : 

https://www.youtube.com/channel/UCfjXdu33YgsIv5-e4SO5NuQ

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Voilà bientôt dix ans que Nathan Drake, héros de la saga Uncharted, est arrivé sur PS3. Aujourd’hui indissociable de la marque Playstation, Nathan Drake a fait de nombreuses escales sur nos machines. En partant du centre de la Playstation 3, en dérivant ensuite légèrement vers la côte PS Vita, notre héros est revenu sur ses pas pour atterrir en terre inconnue : la Playstation 4. Alors, finalement, Nathan Drake nous laissent-ils un héritage digne des plus grands trésors ou revient-il une fois encore les mains vides ? 

La première fortune de la PS3 :

C’est en novembre 2007 que le studio californien, Naughty Dog, se lance dans une nouvelle aventure en lançant une licence inédite. C’est donc Uncharted : Drake’s Fortune qui prendra le relais transmis par Jack and Dexter afin de guider les Dogs vers de nouveaux horizons. Ce premier volet de la saga Uncharted va nous emmener sur une île tropicale, en Amazonie, aux côtés du héros Nathan Drake, un chercheur de trésors aguerri, accompagné par une jeune journaliste, Elena Fisher. Victor Sullivan, ou Sully pour les intimes, est le fidèle ami de Nathan et serait prêt à le suivre n’importe où dans ses périlleuses aventures. Voilà donc la petite équipe qui composera le jeu et qui partira à la recherche d’un trésor mystique, le tant convoité El Dorado. 

Le scénario, bien que basique, va tenter de donner un autre sens au mot aventure. Nathan Drake, par ses actions, nous lie à l’histoire en général mais aussi à son histoire puisqu’il est bien décidé à suivre les traces de l’un de ses illustres ancêtres : un certain Francis Drake. Pour cela, le jeu va créer un rythme qui se répètera tout au long de l’aventure et qui fonctionnera plutôt bien : exploration, énigmes, gunfight, cinématiques. Ces dernières sont plutôt bien mises en scène et l’histoire se laisse suivre malgré certains raccourcis un peu faciles.
A sa sortie, le titre est beau sans non plus taper à l’½il. S’il profite de merveilleux panoramas carte-postale, certaines textures elles sont à revoir.
Idem d’un point de vue gameplay, le jeu, qui est un TPS (jeu de tir à la troisième personne) d’action/aventure, est plutôt basique malgré l’implémentation de quelques petites énigmes intéressantes. Pour autant, celles-ci ne sont jamais très complexes. Le titre de Naughty essayera tout de même d’intégrer des éléments à collecter, des trésors, afin d’élargir la durée de vie mais cela restera encore une fois insuffisant. En effet, le jeu sera bien trop court et à eux seuls les trésors ne suffiront pas à combler les besoins des joueurs.  Enfin, le titre souffrira de quelques petites imperfections au niveau de la jouabilité qui accusait déjà, en son temps, d’une certaine rigidité au même titre que la caméra. Les personnages secondaires manquent quant à eux de profondeur. Les ennemis de ce titre ne sont au final que très peu marquants donc très vites oubliés. A cette époque, Nathan avait déjà le potentiel pour devenir un des nouveaux visages de Playstation avec son caractère bourrin et casse-cou, mais rien ne pouvait le certifier.
La bande-son du titre quant à elle est de haut niveau. En parfaite harmonie avec le genre et le propos du titre, Uncharted, de par ses mélodies envoutantes, parviendra à nous faire voyager, parfois même au-delà du réel…

Et là vous vous dites que malgré ses défauts, je continue de faire l’éloge du titre. Et bien oui. Quand on verra la suite, on comprendra que ce premier volet était une première étape nécessaire au développement de cette nouvelle franchise déjà phare pour Sony, qui s’en réserve qui plus est l’exclusivité. Petite précision importante, le jeu est arrivé dans la première année de vie de la PS3, console sur laquelle il était complexe de développer. Patience et tolérance étaient donc de mise car la suite pouvait se révéler être de toute élégance. 


Parmi les grands :

Octobre 2009, Naughty Dog ressuscite Nathan Drake dans un titre sobrement intitulé Uncharted 2 : Among Thieves. Dans la continuité de son prédécesseur, le titre va s’imposer très vite comme le jeu à posséder sur la console de Sony. Uncharted 2 va même jusqu’à accompagner de façon quasi-simultanée et symbolique la sortie de la nouvelle itération de la PS3, la Slim. Among Thieves est sans conteste l’éveil d’une saga encore timide jusque-là. Centré principalement sur l’action, l’aventure et l’exploration, le jeu parvient avec seulement ses 5 premières minutes de jeu, à scotcher les joueurs tant la réalisation est minutieuse, somptueuse et surtout complètement folle. Suspendu au bord d’un train, dans le vide, et au beau milieu de l’Himalaya, ça n’arrive pas tous les jours dans un jeu vidéo (et dans la vie non plus d’ailleurs). La direction artistique, au-delà de la mise en scène, est merveilleuse. Le jeu fourmille de détails et ce, jusqu’au moindre petit flocon de neige. Mais les qualités du jeu s’arrêtent-elles uniquement à sa technique ?  Et bien non. 

Tout d’abord, d’un point de vue scénaristique, le jeu s’avère bien meilleur encore tant par son intrigue que par son intérêt. Se déroulant près d’un an après les évènements du premier volet, le titre nous emmène cette fois-ci sur les traces de Marco Polo à la recherche de la cité de Shambala et de sa fameuse pierre précieuse : la pierre de Chintamani. Du voyage, Uncharted 2 : Among Thieves en propose à foison. Si le premier volet nous avait habitués à rester sur une seule et même île, ce deuxième opus voit les choses en grand. De Bornéo, en passant par le Népal ou encore par le Tibet, le jeu est un véritable exemple en matière de variété des décors.
Au niveau du traitement des personnages, c’est aussi meilleur que dans le précédent titre. Si Nathan Drake est toujours aussi casse-cou, au même titre que Sully, Elena quant à elle semble avoir pris un peu plus de recul et se consacre à sa vie de journaliste. Mais la principale réussite de ce second volet vient de l’arrivée du personnage de Chloé Frazer. Archéologue elle aussi, cette dernière est peut-être le personnage le plus travaillé de par le mysticisme qui se dégage d’elle. Femme forte, élégante et séductrice de renommée, elle n’aura de cesse de nous faire se poser des questions quant à se réelle personnalité et quant à ses intentions. Idem pour l’ennemi principal du jeu, Zoran Lazarevic, qui parviendra par moment à énerver le joueur sans jamais aller dans les extrêmes. Ou du moins, pas systématiquement.
D’un point de vue gameplay, les nouveautés restent tout à fait notables malgré quelques petits bugs de collision qui viendront légèrement entacher l’expérience. Quoi qu’il en soit, le jeu permet une approche un peu plus furtive lors de certaines scènes, les énigmes sont bien plus élaborées, les armes plus variées, les gunfights ont été rendu bien plus fluides et surtout, la gestion du personnage que le joueur contrôle et de la caméra ont été rendu bien plus précis. Pour résumer, il s’agit d’une évolution intéressante pour un jeu qui ne sort que deux ans après le premier volet. Enfin, soyons honnêtes, le gameplay des Uncharted n’invente rien et prend beaucoup à d’autres jeux. Les évolutions sont donc bien présentes, toutes proportions gardées, évidemment. La bande-son reste de toute beauté et certains thèmes évoluent au grès de l’action en jeu afin de rendre plus immersive encore, l’expérience de jeu.
Enfin, Uncharted 2 n’est pas arrivé uniquement équipé de son mode solo. Non, Naughty Dog a souhaité tâter le terrain du multijoueur et honnêtement, ça fonctionnait très bien. Très habille dans ses modes de jeux, le titre, sans s’attarder dessus, proposait un mode online qui aura certainement su amuser les joueurs notamment de par la diversité des maps proposée ainsi que par l’action effrénée qui s’en dégage.

Uncharted 2 : Among Thieves est rentré dans le Panthéon vidéo-ludique sans avoir besoin de la moindre autorisation. Son statut fait de lui un jeu qui a marqué sa génération et même aujourd’hui, le titre reste une petite pépite qui continue de nous faire vivre de véritables moments de grâce.

L'illusion bien réelle :

A présent, direction l’Arabie. Oui, c’est là qu’Uncharted 3, sorti en octobre 2011, va nous emmener. Nathan Drake en avait un peu marre du froid et des grosses doudounes. 

S’il s’est avéré être un grand jeu digne de ses prédécesseurs, Uncharted 3 : Drake’s Deception, ou L’illusion de Drake en français, est un cas un peu plus compliqué.
Commençons avec le scénario du jeu. Nathan Drake part une fois de plus pour un long voyage accompagné dès le début de Chloé Frazer, Sulivan et d’un nouveau venu sur lequel je reviendrai un peu plus tard. La destination ? La cité perdue d’Iram située au beau milieu du désert, à la recherche de l’Atlantide des sables. Un scénario nouveau, qui s’annonce d’ores et déjà intriguant mais composé au final de petites maladresses et qui va être surenchérit par un point noir : les personnages secondaires. Ce qui est excusable pour un premier volet, ne l’est plus pour un troisième.
Là où Lazarevic avait fait forte impression, Katherine Marlowe, nouvelle ennemie de la licence, n’a presque aucune âme alors que celle-ci est rattachée à l’enfance de notre héros. Il y avait donc matière à faire d’elle un personnage intéressant, voire même attachant. Mais hélas non, et il en va de même pour son acolyte, Talbot, qui est dans la lignée de ce qui se fait de moins bon : un personnage stéréotypé, sans classe et sans intérêt. Chloé est de plus très rapidement délaissée dans ce troisième volet. Pourtant, à côté de ça, le jeu traite plutôt bien certains autres personnages. Elena, qui est elle aussi plus en retrait dans cet épisode, commence d'une certaine façon à prendre une place importante puisqu’elle est devenue la femme de Nathan. Cela se matérialise par des mots, des pensées. Notre ami Nate se voit être lui aussi légèrement retravaillé sans non plus casser le personnage qu’il est. Le nouvel acolyte de Nathan dont je parlais précédemment n’est nul autre que Charlie Cutter. Ce personnage, sans non plus être marquant, laissera une empreinte pour son humour et pour les références qu’il n’a de cesse d’évoquer. Enfin, celui qui dans cet épisode prend de l’ampleur, c’est Sully. Ce dernier est souvent rattrapé par le poids de l’âge et en vient parfois à se prendre des instants de répits. Crédible et bien amené.
Comme vous pouvez le constater, d’un point de vue personnages, c’est la division assurée. Avec des héros plus intéressants mais des antagonistes qui ne dégagent que très peu d’aura, on ne sait plus parfois sur quel pied danser.
Il est clair qu’en termes de gameplay, le jeu n’apporte pas grand-chose en plus. Ou alors, les éléments se montrent timidement par de petits ajustements ici et là, comme notamment la possibilité de sauter sur ses adversaires d’un point en hauteur. Vous voyez, rien de bien folichon non plus. Mais ne vous méprenez pas, Uncharted 3 reste un très bon jeu et je compte bien vous expliquer pourquoi.
Si Uncharted 2 parvenait à susciter le sens du voyage auprès du joueur, Uncharted 3 le fait aussi bien, voire mieux. Londres, Carthagènes, la France, la Syrie, le Yémen… Oui, Uncharted 3 a frappé très fort à ce niveau-là. Les décors sont d’une variété rare, la direction artistique est enchanteresse et parvient en permanence à recréer le fameux « Wouah Effect ». Tout cela c’est sans évoquer le travail fournit sur la mise en scène qui frôle souvent le surréaliste tellement elle est osée mais étonnamment prenante. On en redemande à chaque fois.

Si Uncharted 3 : Drake’s Deception ne parvient peut-être pas à égaler son prédécesseur sur tous les aspects, il a le mérite de renouveler des environnements que l’on pensait déjà tous exploités. Une surprise de bout en bout qui a marqué les dernières années de vie de la Playstation 3.

Un voleur s'éteint, la magie prend : 

Nouveau départ pour la saga Uncharted. En effet, après plus de 4 ans d’absence sur console de salon, cet épisode intitulé A Thief’s End, sorti le 10 mai 2016, est arrivé sur une nouvelle machine : la Playstation 4. En plus de ça, le jeu est venu avec une ambition particulière : celle de reconcevoir la licence sans briser les fondamenteaux. Retour sur ce titre qui symbolise la conclusion de la saga.

Commençons cette fois-ci avec le gameplay. Dire que ce quatrième opus ne se renouvelle pas, ne serait-ce qu’un petit peu, serait du déni de ma part. Tout d’abord, l’une des premières intentions de Naughty Dog à l’égard de leur jeu a été de concevoir des zones un peu plus grandes. Sans non plus être un monde ouvert, Uncharted 4 propose de somptueux panoramas, tous explorables bien plus en profondeur qu’auparavant. Si parfois c’est là juste pour faire joli comme à Madagascar, parfois cela sert vraiment le gameplay. Dans les zones où se trouvent les ennemis, il est désormais possible d’engager ou non le combat. Et si vous le faîte, ça peut se dérouler de différentes façons. Les possibilités offertes aux joueurs sont réelles et plutôt variées. De plus, précisons que l'aventure s'enchaîne de façon très fluide puisque une fois en jeu, aucun temps de chargement ne vous est imposé. Idem, il n'y a pas de coupures entre les séquences de gameplay et les cinématiques. Le deuxième ajout de gameplay vient du grappin qui permet d’aborder l’escalade de différentes façons et peut aussi servir lors des phases de combat. Enfin, dernier ajout notable, celui des véhicules que l’on peut enfin conduire comme la Jeep, notamment. Même si le gameplay n’a une fois encore pas été révolutionné, il vient un moment où l'on ne peut plus trop en demander. Le jeu étant ce qu’il est, il doit rester cohérent dans son propos et donc conserver certains fondamentaux.
Pour énumérer ses quelques défauts, le jeu propose beaucoup trop de séquences d’escalade, l’IA est toujours imparfaite (problème aussi présent dans les précédents volets) et les gunfights manquent parfois de dynamisme. De plus, le mode online reste très proche de ce que l'on pouvait trouver du côté des deux précédents épisodes, malgré l'ajout régulier de nouveaux modes de jeu qui peineront à assurer de longues sessions sur le long terme.
Mais passons à présent aux plus grandes forces du titre. Oui, comme tous les Uncharted depuis le second, Uncharted 4  est un exemple en matière de graphismes. Les environnements sont somptueux, variés et une fois encore, riches en détails. Le jeu est actuellement une référence à ce niveau-là. Tout cela c’est sans parler des animations qui sont tout bonnement incroyables, parfois étonnantes même de par leur crédibilité. Enfin, concluons sur la plus grande force du jeu : son scénario. Ou plutôt, son écriture, la façon dont l’histoire est racontée. Une force qui en entraîne une deuxième : les personnages, principale faiblesse d’Uncharted 3, rappelons-le.

Le jeu se déroule quelques temps après la fin du troisième volet. Cette fois, Nathan Drake n’a aucune cité à aller explorer. Non, vous allez retrouver un Nathan très différent, humain  et débordant de crédibilité. Les intentions, la volonté du personnage, tout est parfaitement retranscrit. Il n’est ici pas question de crédibilité lié à la technique mais bien à la qualité d’écriture. L’homme est toujours marié à Elena et la femme de Nathan est à mon sens le personnage le mieux écrit du jeu. Alors que jusque-là celle-ci n’avait pas vraiment de rôle majeur à part accompagner physiquement Nathan, elle est aujourd’hui bien plus que ça. Mais un jour, le frère de Nate, Samuel, qu’il pensait mort, vient lui demander un service. Ce dernier ayant des ennuis, Nathan va se lancer sur les traces du pirate Henry Avery à la recherche d’un navire échoué au butin à la somme astronomique. Cette fois, Nathan ne fait pas ça de bon c½ur mais il est vite rattrapé par sa passion pour l’exploration et l’aventure. Cela dit, il est aussi souvent ramené à la réalité et rien que pour ça, le jeu vaut vraiment le détour. Dans A Thief’s End, ce sont deux grands méchants que l’on retrouve au casting : Nadine Ross et Rafe Adler. Sans s’attarder plus longtemps sur eux, je dois aussi dire qu’ils sont tous les deux plutôt bien écrits avec un léger avantage tout de même pour Nadine, que l’on retrouvera très bientôt.
Aux yeux de certains fans de la licence, Uncharted 4 s’est avéré être source de désaccords pour des questions de rythme. Effectivement,  le jeu prend le temps de se raconter. Et pour certains, ces beaux moments de récits sont considérés comme un défaut de rythme. C’est leur droit mais ce n’est heureusement pas mon cas. Pourquoi heureusement ? Car malgré son côté humain, le jeu reste un véritable Uncharted, au même titre que ses prédécesseurs. Certaines scènes d’action sont définitivement marquantes et finalement, cet Uncharted et un peu le meilleur des deux mondes : un jeu d’action qui sait prendre son temps pour conter une histoire qui se doit d’être écoutée, d’être jouée.

Alors, cet Uncharted est-il le meilleur de la série ? Honnêtement, je ne sais pas. Mais une chose est sûre, c’est qu’il essaye beaucoup de choses et les fait presque toutes de façon intelligente. C’est un jeu habile, qui ne perd pas de vu son objectif et qui nous amène à une conclusion forte, voire presque émouvante, de cette inestimable série.

L'ultime héritage : 

Bon, Uncharted, c’est terminé mais pas tout à fait. Du moins, c’est terminé avec Nathan Drake.  Et oui, un duo plutôt improbable va se former pour atterrir dans un standalone nommé The Lost Legacy. Le duo sera alors composé de deux femmes : Nadine Ross et Chloé Frazer. Le jeu devrait arriver en cette fin d’année 2017 sur PS4 et signera la fin définitive de la saga Uncharted. Une belle façon de fêter les 10 ans.

Si vous connaissez bien Chloé, vous savez déjà qu’elle a pour habitude de tremper dans des magouilles douteuses. Nadine quant à elle est plutôt du genre sérieux et bon élève. Du coup, on imagine facilement que l’union des deux peut donner quelque chose d’intéressant, surtout si c’est du même niveau d’écriture qu’Uncharted 4. D’un point de vue scénario, on ne sait pas beaucoup de choses hormis le fait que les deux femmes vont se rendre en Inde à la recherche d’une relique nommée La Défense de Ganesh. On sait aussi que les évènements se dérouleront plusieurs mois après la fin de A Thief’s End et que les zones seront encore plus grandes que celles de ce dernier.
Je me pose alors plusieurs questions : quelle sera la durée de vie du titre ? Peut-on s’attendre à quelque chose de qualitativement comparable aux épisodes canons ? Et enfin, Naughty va-t-il montrer ses talents en matière de réalité virtuelle au travers de ce standalone ? Ce dernier étant souvent à la pointe de la technologie, l’imaginer travailler sur de la VR n’est à mon avis pas qu’un simple rêve.

L'abysse de la PS Vita :

Terminons avec les jeux sur une touche plus nomade. Scénaristiquement avant les évènements du premier volet, graphiquement à mi-chemin entre Uncharted : Drake’s Fortune et Uncharted 2 : Among Thieves, Uncharted : Golden Abyss mérite sa place dans cet article. Le jeu est sorti en exclusivité PS Vita pour l'arrivée de la nouvelle console le 22 février 2012 mais n’a pas été développé par Naughty Dog. Non, c’est Bend Studios qui s’est occupé de tout. C’est en Amérique du Sud que l’on retrouve notre cher Nathan Drake qui part suivre les traces d’une vieille civilisation espagnole. Le jeu a le mérite d’exploiter l’écran et le pavé tactile de la machine. Une fois encore, c’est un exemple techniquement parlant. Il fait clairement office de vitrine technologique mais peine en revanche à convaincre, une fois encore, sur le rôle et la prestance des personnages secondaires. Le jeu reste et restera cela dit un indispensable Vita. Etonnamment un bon Uncharted, digne des épisodes salon, mais avec ses limitations, évidemment.

Pour pré-conclure cette longue rétrospective, je dirais que cette licence, avec ses défauts, ne s’est jamais prise pour autre chose qu’un jeu d’action/aventure. Elle ne passe pas son temps à se chercher et sait qui viser. C’est une saga qui, très tôt, a compris quel chemin elle se devait d'emprunter, avec l’ajout évident de quelques subtilités au fil du temps. Si le quatrième volet apporte une approche nouvelle d'un point de vue scénario, celui-ci ne vient pas ronger sur ce qui fait le sel de la série : l’action, l’aventure et l’exploration. La preuve donc d’une conviction initiale respectée jusqu'au bout et qui se doit d’être félicitée. 

Des terres inexplorées ? 

Si Nathan Drake avait l’habitude de prendre beaucoup de risques pour revenir bredouille, il sera quand même parvenu à léguer aux joueurs un des plus grands trésors de ces 10 dernières années. Après quatre épisodes canoniques, la licence a tiré sa révérence l’année dernière. Si aucun des épisodes n’est à jeter, il est clair que le deuxième et le quatrième sont ceux que l’on retiendra le plus. Among Thieves pour sa réalisation digne des plus grands films Hollywoodiens (le 3 étant dans la continuité) et A Thief’s End pour la justesse avec laquelle il conclut la série. Toutes les terres, ou presque, ont à présent été explorées. Une série qui a donc fait tout ce qu’elle avait à faire, laissons-là désormais reposer en paix.

Uncharted, merci pour tout et bon vent. Qui sait, peut-être qu’un jour on se retrouvera sur les sommets de l’Himalaya ou encore dans le désert du Rub al Khali ?

Quoi ? C’est impossible ? No, no, no !

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Seulement quatre ans après sa sortie, la Nintendo Wii U s’est déjà trouvé une remplaçante : la Nintendo Switch. Parfois critiquée à juste titre,  la Wii U a aussi souvent fait l’objet de moqueries. Malgré cela, elle ne s’est pas découragée et a quand même cherché à se rattraper. Des faiblesses, oui, elle en a. Mais ce qu’on oublie souvent, ce sont ses forces.

La Wii U - Une console aux airs asymétriques :

Sortie fin 2012, c’est à l’E3 2011 que la console de Nintendo, la Wii U, a été officiellement annoncée. Esthétiquement très proche de ce que l’on pouvait trouver du côté de la Wii, c’est sa manette aux airs de tablette qui la distingue. Le Gamepad, ou mablette, comme on aime ainsi la nommer, est équipé de boutons classiques, d’un écran tactile ainsi que d’une caméra. Un bel objet, bien que totalement recouvert de plastique, qui est dans l’air du temps et qui semble déjà venir défier le marché des mobiles et tablettes. Mais cette tablette ne fait pas office de machine portable, ou du moins, de façon très limitée. Non, cet objet est là pour proposer une expérience de jeu salon et ce, de façon complémentaire. Une belle idée qui sera qualifiée d’asymétrique par Nintendo et qui consistera plus précisément à inciter le joueur à alterner entre son écran de télévision et l’écran du Gamepad. Ce dernier affichera des informations différentes selon les jeux comme la carte ou encore l’inventaire et parviendra à satisfaire les joueurs qui en profiteront.

Nintendo a donc essayé de créer une console innovante, différente et intelligente de par son approche du gameplay. Toutes les bonnes idées sont là, alors que s’est-il vraiment passé ?

Une machine Nintendo incomprise par… Nintendo :

Expliquer ses forces sans parler de ses faiblesses n’aurait finalement que très peu de sens. C’est pourquoi nous allons un instant revenir sur les erreurs de Nintendo concernant la Wii U.

Et oui, avoir les bonnes idées ne suffit pas, il faut savoir les expliquer, les défendre et les justifier. Dans l’approche de Nintendo, la Wii U leur semblait être étrangère, donc impossible pour eux de faire ressurgir en quoi la console était potentiellement attractive et différente. En effet, en annonçant la console, Nintendo a entraîné bon nombre de joueurs dans un trou noir puisque peu avaient compris ce qu’était réellement la Wii U. Console de salon ? Console portable ? Les deux ? Nouveau périphérique pour la Wii ? Et oui, le gameplay asymétrique, aussi innovant soit le concept, nécessite d’être correctement expliqué. Et là, ce n’est que l’une des nombreuses erreurs commises par Nintendo. La véritable première erreur de Nintendo est d’avoir souhaité conserver l’intitulé « Wii » dans le nom de sa console. Une erreur qui reflète peut-être que Nintendo a souhaité pour une fois se reposer sur le succès d’une machine sortie antérieurement. Et s’ils avaient vraiment voulu se reposer sur leur lauriers jusqu’au bout, l’appeler Wii 2 aurait été plus vendeur que le « U » qui ne parle en rien aux joueurs.

Finalement, chacun des points que nous évoquons rejoint un seul et unique problème : la stratégie de communication de Nintendo. Que s’est-il réellement passé ? Impossible de le savoir. Peut-être que l’idée d’un gameplay asymétrique était trop complexe à faire comprendre là où la Wii, en son temps, avait frappé fort, très fort, de par sa simplicité. 


La rétrocompatibilité comme argument ?

Nous y reviendrons plus tard mais la Wii U a grandement manqué de jeux lors de sa première année de commercialisation. Pour compenser cela, la console permettait en revanche de lire la totalité des jeux Wii, mais pas uniquement. Car oui, la Wii U a rendu compatible la grande majorité des périphériques de sa grande s½ur. On pensera notamment aux Wiimote et à l’horrible sensor-bar. Est-ce que la rétrocompatibilité est nécessaire à chaque nouvelle machine ? Non, mais ce qui est sûr c’est qu’elle n’est pas de trop, surtout pour la Wii U qui aura été une machine sous-alimentée durant de trop longs mois. Mais cette rétrocompatibilité n’est-elle pas surtout la preuve réelle que Nintendo ne voulait pas totalement se détacher de sa Wii ? Car rappelons-le, elle est la console de salon made in Nintendo la plus vendue dans le monde. Preuve supplémentaire, Nintendo renouvelle le Motion Gaming avec sa « Nintendo Swiitch ». Enfin bref, passons à présent aux vrais jeux destinés à la Wii U. La rétrocompatibilité c’est bien, la nouveauté, c’est mieux.

Beaucoup (trop) de jeux… au lancement :

Avoir un line up riche et complet est le rêve de tout constructeur. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que Nintendo a mis les bouchées doubles pour proposer à sa Wii U l’accompagnement idéal en matière de jeux lors de sa sortie. En effet, ce ne sont pas moins d’une vingtaine de jeux divers et variés qui seront proposés. En partant d’Assassin’s Creed III, Batman Arkham City, Mass Effect III ou encore Call of Duty Black Ops II du côté des éditeurs tiers puis en passant par New Super Mario Bros U et Nintendo Land du côté de Nintendo. La Wii U a été plutôt bien servie lors de son arrivée. Je n’ai pas évoqué Zombi U qui est un jeu d’éditeur tiers, exclusif et qui s’accorde le luxe d’être le meilleur jeu du lancement pour plusieurs raisons. Tout d’abord, il est celui qui utilise le mieux les fonctionnalités du Gamepad. Le jeu étant clairement un survivol-horror, mettre en place une formule nouvelle qui met l’accent sur le côté gestion de son propre équipement était tout simplement ingénieux. Enfin, c’est un jeu qui, en dehors des spécificités du Gamepad, a redonné un nouveau souffle au genre. Oui, le jeu faisait peur, l’ambiance était oppressante sans jamais aller dans le morbide injustifié et n’importe quoi pouvait nous arriver à tout moment. C’est un jeu de lancement qui aura également profité d’une alliance directe avec la console par l’intermédiaire d’un bundle Premium et qui aura certainement su attirer l’attention des joueurs. 
Mais un line-up de lancement doit-il nécessairement être aussi chargé ? Quand on connait la suite, on sait bien évidemment que non puisque la console n’a pas été alimentée en jeux durant de longs mois. En revanche, si la quantité ne suivait pas, la qualité elle était au rendez-vous. Certains titres auront même définitivement marqué le jeu vidéo de leur empreinte, c’est aujourd’hui une évidence. 

Peu de jeux, beaucoup de chefs-d’½uvre :

Super Mario 3D World :

Pour des raisons que j’ignore, ce Mario n’est pas considéré comme un véritable Mario en 3D. Que l’on soit d’accord avec moi ou non, Super Mario 3D World est à mes yeux un digne successeur de Mario Galaxy. Alors certes, les zones ne sont pas comparables de par leur ouverture mais si l’on part uniquement de ce postulat, Mario 64 et Mario Sunshine sont eux-mêmes supérieurs aux Mario Galaxy. Mario 3D World est un titre qui est certes relativement simple sur la première partie du jeu mais je défie quiconque d’aller jusqu’au bout. Viser les 100 % est une nécessité pour comprendre ce jeu car c’est notamment sur sa deuxième partie qu’il éveil son plein potentiel et qu’il démontre une fois encore le savoir-faire de Nintendo. Et non, Mario 3D World n’est pas non plus la version salon de 3D Land sortit sur 3DS. Il est bien meilleur dans tous les domaines. Rappelons au passage que ce jeu ouvre de belles portes au multijoueur solo, jouable jusqu’à 4 en coopération.
Je ne suis clairement pas un défenseur de tous les jeux Mario mais une chose est sûre, ce Mario 3D World est un exemple en matière de level-design. Rare, de nos jours.

Super Smash Bros for Wii U :

Si je devais donner une définition à ce jeu, je dirais qu’il est la représentation parfaite du titre minutieusement terminé. Comblé de personnages et de modes de jeux en tout genre, la proposition des DLC, bien qu’intéressante, reste largement dispensable. L’un des rares jeux ou l’on peut passer des dizaines d’heures sur un même mode de jeu, seul mais surtout en coopération, évidemment. Pour finir, le gameplay est quant à lui toujours aussi fournis et les combos sont toujours intelligemment amenés. Un très bon jeu.

Mario Kart 8 :

Ce Mario Kart représente clairement à mes yeux le meilleur de chacun des volets sortit à ce jour. Il semble piocher ici et là les meilleures idées et étonnamment, le jeu parvient à se distinguer. Il a une identité propre et parvient à apporter son lot de nouveautés. Même constat que pour Super Smash Bros, les DLC sont intéressants mais dispensables. La multitude de nouveaux circuits ainsi que les anciens parfois revisités donnent une idée du travail fourni sur ce jeu. On regrettera peut-être un mode bataille que l'on peut clairement qualifier de bâclé, à mon grand regret.
Bref, avec ce jeu, ce sont des heures de plaisir assurés, mais aussi de rage, de haine, de tristesse et de… Enfin vous l’aurez compris, c’est un Mario Kart, tout ce qu’il y a de plus banal.

Donkey Kong – Tropical Freeze :

Et oui, c’est lui mon jeu favori de la Wii U. Ce titre est une leçon au jeu vidéo en termes de plateforme. Pour être entièrement transparent avec vous, je n’en attendais pourtant pas grand-chose. Le jeu est beau, dur, intelligent et surtout doté d’une bande son inoubliable. J’ai eu beau chercher, je n’ai pas trouvé de défauts à ce titre. Aimant le challenge, je ne considère pas la difficulté comme un défaut mais il est vrai qu’elle peut en rebuter plus d’un. Il y a une vraie volonté d’inciter le joueur à apprendre de ses erreurs pour le faire progresser. Idem que pour les jeux précédemment cités, il est jouable en coopération jusqu’à quatre. Un véritable coup de c½ur et marqué à vie par ce jeu. A ma grande surprise.

Splatoon :

Probablement la plus grande prise de risque de Nintendo depuis des années. Une nouvelle licence n’arrive pas tous les jours, surtout du côté de chez Nintendo, et le moins que l’on puisse dire est que Splatoon est à priori arrivé bien armé. Et oui, par manque de temps je n’ai jamais pu m’essayer ne serait-ce qu’un peu à ce jeu qui, pourtant, a tous les atouts pour me convaincre. J’espère pouvoir très vite réparer le tir avec l’arrivée prochaine d’un certain Spatoon 2 mais je ne doute pas des qualités qui émanent de cette licence rafraichissante et haute en couleur.

The Legend of Zelda – Breath of The Wild :

Et non, ce jeu n’est à la base pas destiné à la Nintendo Switch. C’est un jeu conçu sur Wii U, pour la Wii U. Même si Nintendo a réussi son coup marketing en le rattachant fortement à la dernière-née, je ne tomberai pas dans le panneau (et pourtant j’y joue sur Switch…). C’est pourquoi je le range aux côtés des jeux Wii U. Que dire si ce n’est que ce jeu a beaucoup d’atouts pour plaire ? Je ne reviendrai pas sur ce que j’ai déjà pu dire dans de précédents articles mais il s’agit clairement du plus grand jeu de la console pour quiconque ne voudrait pas de Switch. Mention spéciale pour son sens du détail qui flirt avec le jamais vu.

Bayonetta 2 :

Terminons avec ce jeu au parcours un peu compliqué. Vous ne le savez peut-être pas mais sans Nintendo, cette suite n’aurait jamais eu lieu. Et quelle dommage quand on voit le résultat final. Pourtant, le premier volet, qui était aussi un chef-d’½uvre, n'ayons pas peur des mots, n’était en rien un jeu destiné à une plateforme Nintendo. Cette alliance aura en tout cas donné un beau résultat à cette suite qui profitera d’une certaine richesse de gameplay et d’une héroïne que l’on n’est pas prêt d’oublier. Un immanquable (au même titre que Splatoon !).

Et ce n’est pas tout à fait terminé…

Et oui, malheureusement il m’est impossible de détailler chacun des bons et grands jeux de la Wii U alors je vais me contenter de les lister, probablement de façon non-exhaustive : The Wonderful 101, Cpatain Toad Treasures Tracker, Pikmin 3, Super Mario Maker, Xenoblade Chronicles, Paper Mario Color Splash, Kirby et le pinceau arc-en-ciel, Yoshi Woolly World…
Vous l’aurez compris, la Wii U dispose de véritables pépites mais aussi de « simples » bons  jeux. Le seul problème réside dans la façon dont les sorties de ces jeux ont été ventilées tout au long de ces quatre années. Cela permet en revanche de relativiser sur la politique actuelle de Nintendo avec la Switch concernant le planning de sortie. En effet, au lancement, c’est environ cinq jeux pour la Switch contre plus de vingt pour la Wii U. Et vous voyez où cela a emmené Nintendo… Est-ce que la Switch aura le soutien des tiers ? A cette question, j’ai une idée bien précise. Je pense qu’à moyen et long terme, les jeux multiplateformes ne pourront plus être supportés par la Switch. Par contre, je crois que la Switch pourra compter sur le soutien des éditeurs tiers pour produire des exclusivités. C’est en allant dans cette direction-là que Nintendo ouvrira définitivement ses portes aux tiers sans qu’eux ne les lui ferment. Il s’agit, de plus, du meilleur moyen de se démarquer, Nintendo étant clairement dans cette optique-là. La console semble être sur une bonne dynamique et d’elle se dégage une volonté de (re)conquérir plusieurs publics. Pour le reste, seul le temps nous donnera raison ou non.


Une future relique du passé ?

Si aux yeux de beaucoup de joueurs et de Nintendo lui-même la Wii U est considérée comme un échec du passé, il semble qu’elle soit devenue un boulet pour le géant japonais. Vous savez, un peu comme ce sujet tabou que l’on essaye à tout prix d’éviter. Car en effet, si Nintendo a abandonné cette console si prématurément, ce n’est pas sans raison. Et vous vous en doutez, un abandon n’est jamais une fierté, surtout pour une entreprise du ressort de Nintendo. Pourtant, peut-être par naïveté, je reste persuadé que dans quelques années cette console sera le Graal d’un plus grand nombre d’entre nous, au même titre que la Game Cube, et dont je ferais certainement partie…

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(Jeu vidéo)

A l’heure des beaux graphismes, n’avons-nous pas tendance à oublier cet élément que l’on nomme  gameplay ? Le gameplay, qui était autrefois ce qui forgeait en partie l’avis d’un joueur sur un jeu, est aujourd’hui de plus en plus mis au second plan. Est-ce le fruit d’un désintérêt qui tend à se généraliser ou s’agit-il seulement d’un critère de choix devenu tellement commun que l’on finit par ne plus y prêter attention ?  

Gameplay, qui es-tu ?

On entend souvent parler de gameplay dans le jeu vidéo mais fondamentalement, qu’est-ce que cela signifie ? Pour y répondre, quoi de mieux qu’une définition ? 

Le gameplay est souvent succédé d’un adjectif pour le qualifier : généreux, profond, aboutit ou encore décevant, ce dernier est en fait un ensemble d’éléments qui sont intégrés dans un jeu et reflète les différentes possibilités offertes au joueur, manette en main. Car oui, dans le gameplay, la majorité des sensations sont procurées par la manette. Ce n’est pas quelque chose de visuel comme peuvent l’être les graphismes ni quelque chose d’émotionnel comme peut l’être le scénario. Le gameplay peut alors se baser sur différents axes comme l’immersion, la difficulté ou encore la réflexion. C’est aux développeurs d’en décider mais c’est avant tout une question de maîtrise et de longues sessions d’essais. Il faut se poser les bonnes questions et essayer de rester cohérent avec l’univers du jeu qu’ils souhaitent établir. Le jeu vidéo existant depuis plusieurs années maintenant, il est possible d’imaginer qu’innover en matière de gameplay devient une tâche de plus en plus ardue. En effet, nombreuses sont les pistes à avoir été exploitées maintes et maintes fois alors je me pose la question suivante : est-ce que le gameplay pourra encore un jour nous surprendre ? Finalement, dans la conception d’un jeu vidéo, ne serait-il pas le challenge le plus ardu à relever ? Peut-être bien que oui. L’innovation, en dehors des jeux indépendants, est aujourd’hui de plus en plus rare. Est-ce que la réelle innovation ne serait pas uniquement destinée à être le fruit d’un concept apporté par une nouvelle machine ou une nouvelle technologie ?

Nintendo Wii -  La redéfinition du mot « gameplay » :

Fin 2006, Nintendo sort une nouvelle console et pas des moindres puisqu’il s’agit de la Wii, une machine innovante basée sur le Motion Gaming, ou autrement dit, la reconnaissance de mouvements. Il me semble inconcevable d’écrire un article sur le gameplay sans parler de ce phénomène vidéo-ludique. Sans s’attarder plus longtemps sur le parcours de cette machine, passons directement au pourquoi du comment. La Wii, avec son concept, aura permis de donner un second souffle au jeu vidéo. Elle transformera entièrement la conception que chacun se faisait du gameplay en parvenant à mettre en place une nouvelle façon de jouer. A la fois simple et intuitive, elle a permis d’initier les jeunes et les moins jeunes au jeu vidéo en le rendant accessible et amusant pour tous. Ce n’est pas un jeu mais tous ses jeux qui ont bénéficié de ce concept et qui ont donné un nouveau sens au mot gameplay. D’ailleurs, peu de temps après, Sony et Microsoft se sont inspirés de ce concept pour sortir respectivement le Playstation Move et le Kinect. Ces derniers ont pourtant réussi à attirer la curiosité de nombreux joueurs et auront aussi apportés leur lot de bonnes idées.

C’est une évidence, la Nintendo Wii a amené un bol d’air frais à l’industrie en mettant non pas l’aspect graphique au premier plan mais le gameplay, qui est à mon sens, un des facteurs clé du jeu vidéo. Mais les deux sont-ils vraiment incompatibles ?

Graphismes et gameplay – Le compromis impossible ?

Beaucoup se disent que les graphismes ne sont pas nécessairement au détriment du gameplay. Que les deux ne sont pas incompatibles et qu’ils peuvent parfaitement coexister. C’est vrai, après tout, pourquoi l’un empêcherait l’autre d’exister au sein d’un même jeu ?

Bien-sûr, dans la conception d’un jeu vidéo, ces deux aspects n’ont pas grand-chose à voir en commun et sont traités distinctement. Mais on peut quand même se demander pourquoi le mariage des deux n’arrive-t-il pas plus souvent ? Nintendo est bien connu pour être un expert en la matière et dès qu’il s’agit de gameplay, ce dernier n’a plus rien à prouver. Dernier titre en date ? Zelda BoTW. S’il ne parvient pas à redéfinir la structure des open-world, il parvient une nouvelle fois à montrer qu’il est le meilleur dans l’imbrication des éléments présents dans le jeu et pousse parfois le joueur à utiliser tous les outils dont il dispose pour trouver la solution à son déblocage (donjon, sanctuaire, etc.). Je vais être honnête, cela faisait plusieurs années qu’un jeu ne m’avait pas surpris par la simple articulation de son gameplay. Pour tout vous dire, l’un des derniers jeux AAA à avoir créé cette sensation d’étonnement en moi était Little Big Planet, premier du nom, sortit sur Playstation 3. Je pourrais aussi citer Zombi U sur Wii U, qui a complètement bouleversé ma conception du gameplay à sa sortie. Un véritable exemple et malheureusement le seul à avoir profité du Gamepad de la machine.
Belle surprise aussi du côté de Horizon – Zero Dawn. Si le titre emprunte beaucoup à ce qui existe déjà, il a pu me surprendre par son gameplay que je qualifierai à la fois  de « nerveux » et de « stratégique ». J’admets avoir été plutôt surpris par la façon dont les machines sont implémentées dans le gameplay. En combat, ces dernières sont féroces et l’on ressent étonnamment bien cette force qui émane de ces dernières. On sent l’oppression des machines sur les humains et de ce point de vue-là, c’est clairement une réussite. En infiltration, ça marche aussi très bien, et l’utilisation de l’outil d’Aloy qui lui permet d’analyser les machines s’implante naturellement. De plus, la gestion de l’encyclopédie indiquant les forces et faiblesses des machines se marie bien au reste du gameplay.

Donc pour répondre à la question posée, non, graphismes et gameplay ne sont pas réellement incompatibles. Pourtant, l’époque actuelle m’amène à penser que ces deux aspects ne sont hélas que trop rarement combinés. On a effectivement de plus en plus cette impression que les graphismes prennent une place tellement importante dans l’industrie du jeu vidéo qu’ils amènent l’aspect gameplay dans une catégorie secondaire. La question est alors de savoir si ça va continuer ou s’il ne s’agit que d’un effet de mode.
Mais depuis peu, une nouvelle technologie a fait son apparition et celle-ci nous montre une fois de plus qu’entre graphismes et gameplay, il faut choisir.

La réalité virtuelle – Pilier principal de l’innovation ? 

Véritable nouveauté, la réalité virtuelle, lancée en 2016, porte en elle beaucoup d’attentes et d’espoirs même si elle peut en rebuter quelques-uns. Commençons ainsi avec les points négatifs car comme toute nouvelle technologie, la VR n’y échappe pas. En effet,  le Motion Sickness est très présent auprès de certaines personnes et il semble complexe de s’en débarrasser. Les effets et autres maux de têtes peuvent parfois perdurer de longues minutes. La raison pour laquelle la réalité virtuelle est complexe à cerner est qu’elle ne procure pas les mêmes sensations selon les personnes. C’est vraiment un avis très subjectif qui va ressortir systématiquement d’où la difficulté de faire vendre le produit par simple effet de bouche à oreille. 

Quoi qu’il en soit, cette nouvelle technologie a pour but de nous transposer dans un monde parallèle par l’intermédiaire d’un casque, équipé d’un écran. Alors que ce type de technologie paraissait loin devant nous, voilà maintenant qu’elle est accessible depuis quelques mois à tous ceux qui auraient les moyens de s’équiper.
Je ne peux que parler de mes expériences personnelles alors c’est pourquoi ne citerai que le PS VR. Premièrement, il s’agit de la plus grande renaissance du gamemplay depuis la Wii. C’est clairement une technologie innovante qui ne prend son sens qu’une fois équipé des PS Moves, lorsque les jeux le permettent. Mon premier essai sur Batman m’a clairement mis une claque. J’aime que mes habitudes soient bouleversées et j’avoue avoir été plus que satisfait de ce côté-là. Je ne citerai pas toutes mes expériences mais certaines sont aussi assez étonnantes : Driveclub, Rigs et bien évidemment Resident Evil 7, qui grâce à la VR, voit son genre être révolutionné.

A mon avis, l’arrivée de la réalité virtuelle aujourd’hui n’est pas un hasard. Je pense qu’elle est la matérialisation ainsi que la preuve tangible que l’innovation, toujours en matière de gameplay, aurait atteint ses ultimes limites.

Vers une uniformisation du jeu vidéo ? 

Revenons à la réalité un instant. Avant d’achever cet article, je tiens à revenir sur une tendance qui semble à mon sens se créer. Les jeux vidéo AAA ne se ressemblent-ils pas de plus en plus ? Pour appuyer mes propos, rien de mieux que des exemples récents et concrets.
A l’E3 2016, Playstation annonce un nouvel épisode d’une de ses licences phares, God of War, par l’intermédiaire d’une bande-annonce de gameplay. Je cite cet exemple car la ressemblance avec certains autres titres est frappante et la première vient de la direction artistique ressemblant énormément, dans un premier temps, à celle de Horizon Zero Dawn, qui lui pouvait déjà nous faire penser à Mass Effect ou encore Far Cry. Bref, la séquence de GoW se lance plus amplement et c’est alors qu’instinctivement mon esprit de joueur a fait un parallèle avec le dernier titre en date de Naughty Dog et ce, pour deux raisons principales. La première, c’est l’angle de la caméra. Ni trop rapprochée, ni trop éloignée du personnage que le joueur contrôlera, celle-ci semble positionnée d’une façon qui n’est pas sans rappeler celle de The Last of US. La deuxième ressemblance vient de la relation omniprésente (pour ce que l’on a vu) entre Kratos et son fils qui n’est quant à elle pas sans rappeler la relation entre Joël et Ellie. Le titre semble aussi, à priori, se baser sur un rythme de jeu peut-être un peu plus posé et plus centré sur la narration. Car rappelons-le, God of War, quelques années auparavant, ce n’était pas du tout ça.
Un autre exemple, celui de Days Gone. En effet, ce dernier semblant lui aussi miser sur la narration, proposera un gameplay qui semble beaucoup se rapprocher de ce que l’on peut voir du côté de Dead Rising notamment. Enfin, je pourrais continuer ainsi un long moment mais terminons avec un dernier exemple pour la route avec l’annonce de Uncharted - The Lost Legacy. Au PSX 2016, Sony a diffusé un extrait de gameplay dans lequel on pouvait y voir Chloé mais dont la carrure et les déplacements faisaient beaucoup penser à ceux de Lara Croft, héroïne de Tomb Raider.
Bien-sûr, vous pourrez me dire que cela n’est rien d’autre que du marketing et que Sony cherche simplement à tromper les joueurs pour créer la surprise. Mais est-ce uniquement du marketing ? Honnêtement, je ne pense pas. Je pense plus précisément qu’un effet de mode semble se créer autour des jeux qui racontent une histoire avec un style relativement proche. Seul leur univers les séparent. Pourquoi ? Car les joueurs semblent apprécier ça. Ils aiment, pour beaucoup, avoir leurs repères dès qu’ils prennent en main un nouveau jeu et cela facilite l’accessibilité vis-à-vis de ce dernier. Le jeu vidéo a de plus en plus de mal à vouloir casser les habitudes des joueurs. Cela semble d'ailleurs toucher essentiellement Playstation. Je n’apprécie pas particulièrement ce terme mais certain parlent du syndrome Ubisoft. Un syndrome qui consiste à proposer un gameplay uniforme, qui se contente de remplir un cahier des charges préétabli mais qui peut parfois être facteur de perte d’identité. A long-terme, cela pourra-t-il vraiment fonctionner ? Seul l’avenir nous le dira mais à mon avis, la richesse de gameplay ne doit pas disparaitre. J’espère que les développeurs indépendants ne seront pas les derniers à défendre ces valeurs-là du jeu vidéo…

Alors, le jeu vidéo c’était mieux avant ? Non, bien-sûr que non. Mais une chose est sûre, ce n’était pas pire non plus...

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Le Blog de Minamerou

Par Minamerou-96 Blog créé le 11/02/17 Mis à jour le 21/06/17 à 16h16

Ces 10 jeux qui ont marqué ma vie de joueur :

Dragon Ball Z - Budokai 3
Heavy Rain
Kingdom Hearts II
Metal Gear Solid 3 - Snake Eater
Rayman 3
Super Mario Galaxy
Tekken 3
The Legend of Zelda - Choisissez lequel
The Walking Dead - Telltale (The first season)
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Édito

Bienvenue à toi ami(e) passionné(e). Ce blog sera alimenté dès que possible par des articles ou j'émettrai un avis et des hypothèses sur l'actualité du jeu vidéo, mais pas uniquement. Mes goûts en terme de jeu vidéo sont plutôt variés : Action/ Aventure, Survivol-Horror, Combat ou encore les jeux de Plateforme, tout (ou presque) me convient. Alors si tu t'y sens comme à la maison, c'est avec plaisir que je t'accueilles dans mon humble demeure virtuelle.

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