Des souris et des jeux

Par Mellorine Blog créé le 28/05/12 Mis à jour le 09/06/17 à 22h29

Mon univers PC d'hier et d'aujourd'hui, sans prétention mais avec émotion !

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Édito

Une enfance sans jeu vidéo, cela a existé. Chez moi. Un vieil Amstrad CPC6128+ moisissant dans un coin faute de jeux, deux ou trois Game & Watch éventuellement, mais aucune console.

Puis, un jour, un PC débarque à la maison. Quelque part en 1994 il me semble. Et là, les CD de démos offerts par les magazines de jeux vidéo s'amoncellent, et même parfois des jeux complets ! C'est l'engrenage.

Me voilà en 2017, à bientôt 35 ans, et toujours aussi accro. Bien sûr, depuis, les consoles sont entrées dans ma vie et je prends beaucoup de plaisir à rattraper le temps perdu, mais je reste toujours plus à l'aise avec mon clavier et ma souris...

C'est cette histoire, que certains d'entre vous ont peut-être partagée, que je vais vous raconter.

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Catégorie : Elucubrations

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Elucubrations (Jeu vidéo)

C'est le moment de l'année où on trépigne un peu, où on consulte Internet en catimini au boulot (ça et les soldes Steam... à l'époque où c'était intéressant). On tire des plans sur la comète, on se prend à espérer des annonces en lesquelles on a en temps normal perdu foi, on a de grandes discussions passionnées sur l'avenir du jeu vidéo, les nouvelles tendances, les futures IP, les choix stratégiques... Bref, c'est l'E3 !

Et chaque année, ça ne loupe pas : je veux y croire, à l'annonce qui va faire briller mes yeux et battre mon coeur ! Il y a deux ans, lors du dernier E3 qui a défrayé la chronique, je ne me suis pas sentie très concernée par les ondes de choc qui se sont abattues sur le monde vidéoludique : je n'ai pas (encore) fait les Shenmue, à l'inverse j'ai déjà fait Final Fantasy VII et n'éprouve pas le besoin ni l'envie de ce remake.

Bon, j'exagère un peu : l'annonce de The Last Guardian m'avait remplie d'une attente fébrile, que je réprimais au fond de moi pour ne pas être déçue. Aussi avais-je évité de m'emballer et étais restée très mesurée dans mes réactions (à un ou deux trolls près sur les forums GB).

Mais je suis comme tout le monde, et j'attends de l'E3 qu'il me parle à moi et rien qu'à moi, qu'il fasse vibrer ma corde sensible, qu'il m'envoie du rêve en barre. Et je ne sais pas vous, mais j'ai envie de croire que cette année, Bethesda va se sortir les doigts du code et nous gratifier d'une annonce tonitruante que nous attendons tous : le prochain TES numéroté.

Vous rappelez-vous à quel point Bethesda nous a surpris en annonçant Skyrim seulement quelques mois avant sa sortie (le 11 novembre 2011) ? Cela m'a fortement marquée, car j'avais été impressionnée par cette réussite critique de confidentialité du projet pendant la plus grande part de son développement. Cela avait permis aux équipes de bosser sereinement, sans la pression et les influences induites par les internets, et d'accoucher d'un jeu assez formidable sur lequel nous avons tous passé au moins 200 heures de plaisir.

(Je continue à préférer Morrowind, mais là n'est pas le sujet.)

Et si Bethesda avait réussi ce tour de force une seconde fois ? Après tout, c'est également plus ou moins ce qui s'est produit pour Fallout 4. Et l'on n'est pas du genre à se contenter d'une retexturation HD inutile car déjà proposée dans mille mods sur le Nexus, qui vise à capitaliser jusqu'à la moelle sur le succès complètement dingue de TES V : on veut une nouvelle map, un nouveau contexte, une nouvelle histoire (moui bon, ça on s'en fout, en vrai on veut juste explorer un immense territoire une épée à la main). Et pas un MMORPG à la DA foireuse, s'il vous plait, qui montre que Zenimax n'a rien compris à l'ambiance de la saga solo. On veut un nouveau TES numéroté.

On mérite un nouveau TES numéroté.

Il ne me semble pas aberrant qu'une annonce soit faite en ce sens cette année. Et là, toutes les conjectures sont permises ! Au fil des épisodes canoniques modernes, on a déjà visité Vvardenfell en Morrowind (terre des Dunmer, mes chouchous), Cyrodiil (terre des "Impériaux") et Bordeciel (terre des Nordiques). Je zappe volontairement Arena et Daggerfall, qui permettaient de se déplacer dans tout Tamriel mais de manière moins graphique. Je zappe également Redguard, auquel personne n'a joué. Bref, on a eu trois jeux sublimes, détaillant des contrées plus ou moins originales peuplées d'humanoïdes.

Pour le prochain opus, j'ai envie de faire un pari fou (auquel je ne crois pas une seconde, je vous rassure) : Elsweyr, la terre désertique peuplée par les Khaajits. Pourquoi donc ? Eh bien tout simplement parce que cela marquerait un tournant assez drastique dans la déclinaison medfan pour l'instant relativement classique de la série. Marre du triptique forêts/rivières/montagnes ! Je veux retrouver le même émerveillement que la première fois que j'ai joué à Morrowind, et découvert des environnements de jeu que je n'avais alors jamais vus (les caldéras, les mangroves, etc.). Des déserts, des oasis, des jungles : voilà qui renouvelerait le catalogue de voyages ludiques proposé par la saga. Et puis cela aurait un petit goût de Gothic 3, que j'avais plutôt bien aimé à l'époque, justement pour ce choix audacieux de paysage rarement employé dans le RPG.

Je me plains de la diversité du landscaping, mais aussi de la diversité des PNJ. On a eu assez de jeux en territoires humains ou mers (elfes, pour les gros noobs de la saga) ; j'aimerais que les races humanoïdes soient davantage mises en lumière. Morrowind parlait beaucoup de racisme et c'était une thématique intéressante, qui mériterait d'être abordée en miroir, dans un jeu se déroulant dans le fief d'une race ailleurs méprisée, développant sa culture, ses rouages, ses failles mais aussi ses grandeurs.

Et puis ce serait l'occasion de retrouver les Lanternes Jumelles, faction complètement sous-exploitée dans Morrowind, se consacrant à la libération des esclaves, principalement Khajiits. Sans compter que ces derniers ont une manière de s'exprimer à la troisième personne assez irrésistible !

En fait, ça y est, le jeu est en train de totalement prendre corps dans mon esprit. Si vous connaissez un RH chez Bethesda, je vous envoie mon CV, je suis prête à bosser bénévolement s'il le faut, mais je le veux, mon The Elder Scrolls VI - Elsweyr !

Evidemment, je suis lucide : il est fort probable que le prochain TES solo se déroulera dans une contrée respectant davantage les canons de la série. Si prochain TES solo il y a. Hein. S'il vous plaît, ne me faites pas ce coup-là. Mais avec la mise en lumière du domaine Aldmeri dans les derniers opus, il n'est pas interdit d'y croire très fort. Après tout, les Khajiits en font partie dans TESO (ce qui ne m'empêchera pas de continuer à snober royalement ce jeu, dont récemment le trailer de l'extension Morrowind a manqué de m'étrangler de rage pour sa laideur et son irrespect du lore graphique).

Et vous, est-ce que ça vous ferait rêver, ce TES Elsweyr que je vous propose d'imaginer ? Ou préféreriez-vous une autre contrée, et laquelle ? Prenez-vous avec moi le pari que nous aurons une annonce relative à la licence au cours de l'E3 ? Je vous défie au jeu des pronostics et des espoirs probablement déçus : qui sera le plus proche de la vérité ? J'ai posé mes balls sur la table, je vous attends.

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Elucubrations (Divers)

Cinq ans que je n'ai pas écrit sur ce blog.

Ca devrait être interdit.

Mais il faut dire que j'ai assez peu joué, en cinq ans. Mon parcours professionnel a décollé, me conduisant aujourd'hui à assumer un poste de jeune cadre dynamique pas suffisamment jeune ni dynamique, mais occupant tout de même la bagatelle de 50 heures par semaine pour un salaire complètement indécent de misère me faisant regretter le temps où je n'étais pas au forfait jours.

Ma vie de couple a perduré, avec un non gamer qui a envie de vomir dès que j'essaie de le faire jouer à un jeu à la première personne (dernière expérience : hier soir avec Talos Principle)... Attention, je ne me plains pas, je suis une femme et j'ai le luxe d'avoir encore aujourd'hui l'embarras du choix (pourvu que ça dure). J'ai bel et bien choisi cette vie, ou plutôt je la choisis tous les jours, mais il est vrai qu'elle n'est pas aussi riche en jeux vidéo qu'elle le pourrait.

Alors ces dernières années, quand j'ai eu quelques minutes devant mois pour profiter de mes machines, j'ai dû prioriser. J'ai dû optimiser. J'ai géré mon temps libre comme la manager que je suis, planifiant mes congés au grés des sorties de licences favorites, profitant des déplacements de mon conjoint pour faire des jeux courts à ambiance, m'évadant chez mon meilleur pote (gamer celui-là) pour platiner des jeux cultes et retrouver un interlocuteur digne de ce nom sur ce sujet qui me passionne.

Et au sein de mon entreprise, j'ai créé un magazine interne dans lequel je parle de jeux vidéo ! Depuis près d'un an, et de manière quasiment suicidaire pour ma carrière dans un grand groupe français de l'économie sociale et solidaire qui salarie plus de 80% de mamans quadra, je rédige des articles de dédiabolisation de notre loisir favori, en m'attachant à présenter des jeux dans lesquels on propose d'autres interactions que "tuer".

Je ne saurais dire quel succès ont ces écrits, ni même s'ils sont lus par qui que ce soit, mais j'ai l'impression d'oeuvrer pour une cause qui me tient à coeur : la reconnaissance d'une passion que j'ai chevillée au corps depuis près de 20 ans maintenant. Ces articles m'ont permis de parler de To the moon, Life is strange ou The last guardian à des collègues pour lesquelles le jeu vidéo s'arrêtait à Pokémon GO et Mario Kart. J'ai envie de croire que tout cela n'est pas vain. Et dans le pire des cas, j'ai pris du plaisir à écrire sur ces sujets, et c'est bien là la finalité de toute action de communication qui se respecte. Pas la quête de clic ni de "célébrité" : je n'ai plus 20 ans, je n'ai pas de twitch, je n'ai rien à offrir d'autre qu'un regard qui en vaut un autre sur le jeu vidéo.

Vais-je attendre encore cinq ans pour écrire ici même ? Si oui, de quoi parlerai-je ? Du prochain The Elder Scrolls numéroté, qui sera sorti je l'espère (je parie sans aucun espoir sur Elsweyr ou le Marais Noir) ? De l'annulation de la licence Mass Effect par Bioware, qui n'aura pas eu les cojones de persévérer après l'échec d'Andromeda ? De Cyberpunk, toujours annoncé par CD Projekt mais pas encore sorti ? Du prochain chantier de Ueda, qui a gagné mon éternelle confiance et mon amour inconditionnel en alignant trois pièces de maître sur le CV le plus parfait de l'histoire du jeu vidéo ?

Notre passion évolue tellement, et si vite ! Il est difficile de suivre le rythme quand on a deux petites heures par jour pour respirer. Vous êtes comme moi, vous savez tout cela. Vous aussi, vous avez pris cinq ans dans les dents depuis mon dernier post ! Essayons de se parler plus souvent, voulez-vous ?

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Elucubrations

 

Nous sommes en 2012, le jeu vidéo est un quadragénaire épanoui, et pourtant, on parle toujours des gamers comme des ados boutonneux qui passent leur vie devant un écran, n'ont de sexualité qu'avec des dakimakura, de cosplayent en super-héros et croient que Dark Vador est leur père.

J'imagine qu'aucun d'entre vous ne se reconnaît dans les personnages de geeks et de gamers qu'on voit dans les séries télévisées américaines qui, non sans être drôles (parfois), véhiculent à l'envie ces clichés éculés dont on aimerait bien être définitivement débarrassés, alors qu'on a tous environ 30 ans, qu'on vit en couple pour la plupart, de manière tout à fait équilibrée et les pieds bien sur terre (il faut dire que le prix des jeux vidéo nous rappelle sans cesse à la réalité).

La diversité des gamers d'aujourd'hui n'a dégale que la variété des jeux qui existent, car contrairement à ce que Natacha Polony et ses collègues s'imaginent, il n'y a pas que les FPS dans la vie. Certains aiment les RPG, d'autres les jeux de réflexion, le versus fighting reprend du poil de la bête tandis que le point & click survit grâce aux indépendants... j'en passe et des meilleurs. Les joueurs peuvent être spécialisés dans un jeu particulier (WoW par exemple), un genre de jeux, ou bien butiner à toutes les variétés de fleurs vidéoludiques qui poussent dans le grand jardin de la Culture.

Pour représenter tout ce beau monde, j'ai décidé de présenter, dans cette rubrique, des portraits de gamers de ma connaissance... des gamers à la fois très particuliers, et tout à fait normaux. J'espère qu'ils contribueront à abattre les clichés délétères qui empoisonnent la vision des néophytes sur notre belle passion. Et qui sait, peut-être vous feront-ils réfléchir aussi !

Aujourd'hui, je vous présente BlackFalcon, un Gamer avec un grand G ^^

 


Les quelques illustrations de l'article ont été choisies par BlackFalcon (ou honteusement piquées sur son compte FB). Et ça commence par un beau gosse ^^

 

Salut BlackFalcon, peux-tu te présenter en quelques lignes ?

BlackFalcon, c'est mon pseudo sur internet depuis ces deux dernières années, Falcon pour les intimes :) J'ai actuellement 19 ans. Je suis étudiante en langues étrangères appliquées (LEA) à l'université de lettres de Montpellier, je vais rentrer en troisième année. Je n'ai jamais été douée avec les chiffres malheureusement x)

Quelles sont tes passions, à part le jeu vidéo ?

J'ai une grande passion pour le dessin, dès que j'ai eu l'âge de tenir un crayon dans la main, je me suis mise à gribouiller les murs de ma chambre. Sinon en ce moment j'écris beaucoup de fan fictions, et j'espère pouvoir améliorer mon écriture avec l'entrainement.

 

LES JEUX VIDEO ET TOI

Quand as-tu découvert les jeux vidéo et à partir de quel moment ce loisir est-il devenu une passion ?

Alors, si je me souviens bien, j'ai découvert les jeux vidéo à l'âge de 11 ans, pas avant car ma mère et moi étions habituées à nous divertir en regardant la télé. Je pense que ma première expérience avec les jeux a un peu été comme une révélation. Moi qui passais des heures à inventer des histoires avec ma meilleure amie pour aller les mettre en scène dans la campagne, le fait de découvrir un univers, et de le contrôler était pour moi quelque chose d'absolument incroyable. Je pense que j'ai su ce jour-là que ça allait devenir une passion, surtout quand on voyait les dizaines de pages de bande dessinées sur lesquelles je griffonnais pendant des heures. Ma pensée de l'époque pourrait se résumer à ça : "A quoi bon se tuer au travail pour créer une histoire alors qu'en insérant un disque dans un ordinateur, on pouvait se lancer tout de suite dans une aventure ?"

Qu'est-ce qui te plaît, dans le jeu vidéo en règle générale ? Que trouves-tu dans ce loisir qui fait que tu lui accordes beaucoup de temps ?

Si on parle de ce qui me plait dans le jeu vidéo maintenant, je dirais d'abord que c'est le fait de pouvoir contrôler une histoire, et de la faire avancer. Se retrouver en tant qu'acteur dans un film, sans la production derrière, être libre d'explorer un univers, de s'habiller de façon extravagante, de tuer des zombies. Tout ce que je fais dans mes rêves, le jeu vidéo me donne la possibilité de le réaliser en quelque sorte, sans devenir un psychopathe qui va tuer la première personne venue parce qu'il a trop joué à Call of. J'ai également toujours adoré regarder des films, ce qui m'a très vite rapprochée des jeux vidéo.

Sur quelles plates-formes joues-tu ? Laquelle a ta préférence ?

Je joue régulièrement sur Xbox 360 (ayant racheté une console en décembre dernier, l'ancienne, tombée en ROD, m'avait laissée pour seule), mais ce qui ne m'empêche pas de jouer sur PC de temps à autre, à mes vieux disques de Tomb Raider ou bien à des MMO en ligne. En ce qui concerne la préférence, je dirais ma Xbox (Katrina<3) parce que pour moi, une console est faite pour jouer, et que je préfère que mon PC ne surchauffe pas trop parce que je fais des tas d'autres trucs avec, j'ai beaucoup de données auxquelles je tiens etc... Et surtout pour le prix. Les PC de nos jours, il faut les changer tous les six mois si tu veux t'adapter aux jeux, et moi j'ai pas vraiment les moyens. Donc Xbox, ma petite xbox à qui je dois tant.

En ce qui concerne les préférences Xbox/PlayStation je n'ai rien à dire, je ne fais pas la guéguerre :) J'ai choisi Xbox étant plus jeune parce que les jeux Dead Or Alive étaient exclu Xbox, et comme j'avais les Tomb Raider sur PC, je n'avais pas vraiment envie de me prendre une Playstation.

Sur quels critères de sélection te bases-tu pour choisir un jeu ? As-tu un genre de prédilection ?

En général quand j'arrive dans une boutique de jeux vidéo, c'est surtout le personnage principal qui doit me plaire. Je suis très jeux de plate-forme, Beat them all, FPS. Pour moi le héros doit être quelqu'un que je veux incarner. Bien sûr, j'ai toujours un meilleur coup de coeur si les graphismes sont beaux au niveau des environnements et j'aurais aussi tendance à craquer pour des jeux comme Prince of Persia ou Devil May Cry : attendez, avec des beaux gosses pareils comme héros, comment ne pas craquer ?

Sinon je n'achète quasiment jamais les jeux à leur sortie (je pense quand même que je ferais une exception en Mars prochain pour Tomb Raider, et peut être pour Assassin's Creed III), si un jeu est trop cher, je me dirais, "tant pis, je vais attendre que le prix baisse, et pour tuer le temps, je vais débloquer tous les succès que j'ai pas encore obtenus".

Mon genre de prédilection : les jeux de plate-forme, sans hésiter. L'exploration d'un univers par soi-même est tout de même une expérience très enrichissante. Je me sens vraiment maître du jeu dans ces moments-là, lorsqu'il faut grimper sur une tour, ou nager dans les profondeurs de l'océan atlantique...

 

Falcon est une chasseuse de succès : une soif de challenge qui n'est pas l'apanage des joueurs masculins.

 

Quel budget accordes-tu aux jeux vidéo ?

J'accorde entre 20 et 40 euros par mois aux jeux vidéo (hors achats de consoles). Pas plus, parce que j'achète beaucoup d'autres choses aussi, comme des vêtements, des chaussures, du maquillage. Oui, parce que c'est possible qu'une fille qui joue aux jeux vidéo se fasse belle. Les stéréotypes de la geek qui ne prend pas soin d'elle, c'est n'importe quoi.

[Note de Mellorine : en effet, Falcon est une très jolie fille, d'ailleurs elle pose régulièrement pour une photographe bien connue à Montpellier.]

Préfères-tu incarner des personnages masculins ou féminins ?

Aaah, c'est une très bonne question. Je dirais des personnages masculins. Comme je l'ai déjà dit précédemment, pouvoir mater Chris Redfield ou Wesker (Resident Evil) en plein combat, je ne peux pas m'en empêcher. J'attends toujours l'arrivée des cinématiques avec impatience pour pouvoir commenter à voix haute : "WHY U NO EXIST ?!". Par contre, j'adore totalement contrôler des personnages féminins, rappelons que mon héroïne préférée reste Lara Croft. Je me mets juste beaucoup plus dans la peau du personnage, c'est tout. Même si c'est difficile de s'imaginer dans le costume de Bayonetta !

 

Falcon avait immortalisé le décès de sa première Xbox, prénommée Gisèle. Espérons que Katrina dure plus longtemps !

 

Passes-tu beaucoup de temps à te renseigner sur les jeux vidéo ?

Pas tellement en fait, j'aime flâner dans les magasins de jeux vidéo en découvrant les jaquettes toute seule. Sauf pour les séries que je suis depuis longtemps et là en général j'attends la sortie des trailers sur youtube. Parfois je vais sur JeuxVideo.com mais j'en ressors assez vite histoire de ne pas tomber sur les commentaires.

Quels sont tes trois jeux vidéo préférés de tous les temps ?

Je sais que je dois me répéter mais :

3°) Summoner : Un vieux jeu sur gamecube dont je suis tombée amoureuse, et pourtant je ne suis pas fan des RPG, mais celui-là vaut le détour. Les maps sont vraiment très grandes, l'intrigue et les pouvoirs que l'on récolte au fur et à mesure du jeu, très intéressants !

2°) Left 4 Dead : rien ne vaut ce jeu quand il s'agit de se défouler ! Une petite partie en coop et hop ! La bonne humeur est revenue =)

1°) L'éternelle série des Tomb Raider. Si je devais donc élire le meilleur de tous, je dirais Tomb Raider 2. D'accord les maps étaient juste des pixels mis les uns sur les autres. Mais elles étaient aussi immenses et on ne pouvait pas quitter un niveau sans avoir oublié d'explorer un tunnel secret. Des années après je suis toujours aussi heureuse de relancer le jeu, même en connaissant la fin par coeur, et je pense que c'est ça qui fait que c'est mon jeu préféré. Je pourrais toujours y jouer sans jamais en avoir marre.

 

 

Et tes 3 hits récents ?

Je mettrais Call of Duty Modern Warfare 3 (juste pour les effets spéciaux dans les maps, les immeubles qui s'effondrent, mais surtout la mission avec les sous-marins dont je ne me lasse pas !), ensuite je dirais Prince of Persia : Les sables oubliés. J'ai adoré les graphismes et les nouveaux décors, le gameplay tout autant. Enfin pour terminer je dirais Saints Row 3 qui m'a vraiment bluffée. La maniabilité des personnages comme les missions étaient vraiment à mourir de rire. J'ai adoré !

Quels sont tes fantasmes ou tes attentes de jeux à venir ?

Une suite pour Bayonetta !!! Sinon à ce niveau-là je suis plutôt servie, je n'ai qu'à attendre l'année prochaine pour avoir toutes les suites dont je rêve :)

Si tu devais participer à la création d'un jeu vidéo, ce serait quel genre ? Et que ferais-tu dans le processus créatif ?

J'adorerais participer à la création d'un jeu de plate-forme, ou d'un RPG pour dessiner les costumes et les décors. Ce serait génial.

D'après toi, quels sont les domaines dans lesquels les jeux vidéo ont des progrès intéressants à faire ?

Je pense que les jeux vidéo ne devraient pas trop améliorer les IA dans les jeux (sinon ça deviendrait de plus en plus difficile de battre les adversaires je pense, et on aurait moins le plaisir du jeu). J'attends quand même quelques efforts au niveau des scénarios, même si ces dernières années on a pu voir des jeux avec des histoires fabuleuses.

 


LES MECS ET TOI

Es-tu célibataire ?

Oui, et dans l'immédiat je préfèrerais trouver quelqu'un qui ne joue pas aux jeux vidéo. J'aime avoir une passion que moi et moi seule puisse comprendre x) Après j'ai déjà rencontré des gameurs très mignons auxquels je ne dirais pas non...

Être une gameuse influe-t-il, positivement ou négativement, sur les garçons ?

Je vais répondre par oui et non. Être une gameuse peut être un inconvénient lorsque l'on se retrouve face à un gamer un peu fier de lui. Il va tout de suite vouloir me défier et prouver qu'il est le mâle alpha. Un peu ironique pour un geek non ? Après, ça a aussi ses avantages chez d'autres garçons qui vont trouver ça formidable et surprenant qu'une fille joue aux jeux vidéo.

Je ne pense pas m'être déjà servi de cette passion pour séduire, en général lorsque je dis que je suis une gameuse, c'est plus pour creuser un fossé qu'autre chose. Je préfère mon opposé. Après, il ne faut pas se mentir, les filles qui jouent, si elles ne sont pas un minimum mignonnes, les garçons ne feront pas la différence avec les filles qui ne jouent pas (enfin ceci est mon opinion).

Comment réagissent les mecs quand ils découvrent que tu es une fille dans le contexte du jeu ?

Je n'ai jamais été confrontée à ce genre de situation, comme j'ai un pseudo masculin. Je n'aime pas aller crier à tout le monde que je suis une fille sur les plates-formes de jeu. Si j'avais envie de m'afficher pour que les mecs me balancent des "go to the kitchen woman !", j'irais sur 9gag.

 

 

LES JEUX VIDEO ET LES FILLES

Que penses-tu de l'image des filles dans le jeu vidéo ?

Je pense que l'image des filles dans les jeux vidéo de nos jours est plutôt contrastée. Cela dépend des boîtes de production je pense. Quand on compare Crystal Dynamics avec leur Lara Croft dominante et sûre d'elle aux filles de Dead or Alive de Team Ninja, c'est sûr qu'il y a un grand fossé. Je trouve que l'image de femme-objet n'est pas récurrente dans les jeux, principalement parce qu'une héroïne a souvent des pouvoirs ou des armes, ce qui donne d'elle une image de femme plutôt forte.

Que penses-tu des jeux dits féminins (Les Sims, Wii Fit, Cooking Mama, etc) ? T'arrive-t-il d'y jouer ?

Je ne pensais même pas qu'il y avait une catégorie "jeux féminins" à vrai dire. Il fut un temps où je jouais aux Sims, mais je quittais la partie après avoir fini de construire la maison et de la décorer. Je ne pense pas que ce genre m'attirerait vraiment. J'aime trop les armes et les zombies x)

As-tu des copines qui jouent ?

La plupart de mes amies jouent aux jeux vidéo. Aucune ne fait du casual, ça j'en suis sûre, une est plutôt du genre hardcore gaming, et les autres jouent très souvent comme moi. Ma meilleure amie est une adepte du rétro-gaming.Pour ce qui est de mes amies qui ne jouent pas, j'essaie de les convertir à chaque fois qu'elles viennent à la maison XD Après je pense aussi que c'est pour le plaisir de les voir galérer à s'habituer à la manette !

Penses-tu que les jeux sont conçus pour les mecs et oublient le public féminin gamer ?

En terme général, dans les jeux vidéo je ne trouve pas que les filles soient oubliées. Le nombre de personnages masculins beaux gosses est plutôt important, et je n'ai jamais vu plus de bimbos que ça sur les jaquettes. Après, si on doit parler des conventions centrées sur les jeux vidéo, là je dois dire quelque chose. Je vois souvent des filles sur les photos, qui font la promo de tel ou tel jeu, toujours une jolie poitrine, très souvent peu habillées. Je dis stop ! Où sont les cosplayeurs masculins ? Je veux aller à l'E3 et voir un Dante me tendre un track pour le prochain DMC, ou encore un Léon Kennedy qui ferait la promo du prochain Resident Evil en faisant rouler ses muscles devant les photographes. J'espère vraiment qu'on pourra évoluer dans ce sens et là, on sera égaux :)


Bienvenue chez Falcon !

 

Voilà, c'était quelques propos sans prétention (toujours !) recueillis par moi-même auprès d'une nana qui joue sans se prendre la tête, sans revendiquer quoi que ce soit. Elle est jeune, jolie, instruite, elle a une foule de passions et d'amis, elle défouraille des zombies tout en cherchant l'amour, mais pas avec un gamer ! Les boules hein ?

Merci Falcon, et à bientôt !

 

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Sur le modèle de ce cher Kaminos qui, il y a deux jours, annonçait sa présence active à Japan Expo, sachez que je serai moi aussi de la partie pour cette grand messe du Free Hugg, du cosplay de mauvais goût et de la contrefaçon. Rhooh, Mellorine, tu n'es pas très sympa quand même ! Il y a plein de trucs géniaux à Japan Expo : des invités très prestigieux (Mikimoto, Tanaka, Shinkai et j'en passe), des vendeurs de cellulos et figurines de collection, des stands complètement fous dans la section Comic-con, et l'AEUG.

 

 

L'AEUG, c'est le point de rendez-vous officiel des Gameblogueurs au cours du salon, voilà, c'est décidé par moi-même à l'instant (preums). Et c'est aussi l'association dont je suis la première dame depuis maintenant 3 ans. En effet, comme vous pouvez vous en douter, l'Association pour l'Essor de l'Univers Gundam compte assez peu de membres féminins (on doit être quatre, sur une grosse cinquantaine au total). Pourtant, elle n'est évidemment pas réservée aux fans de Gundam, la preuve étant que j'en fais partie.

L'AEUG donc (les fans de Gundam comprendront le choix de cet acronyme prédestiné), est une bande de joyeux drilles rassemblés sous la bannière de la science-fiction et plus généralement de l'animation japonaise. La plupart de ses membres sont effectivement des fans de la saga Gundam, qui fête cette année son 33ième anniversaire et totalise plus d'une vingtaine de séries télévisées de toutes les qualités, sans parler de romans, manga, films live, et bien sûr jeux vidéo (dont la plupart sont totalement merdiques). D'autres membres sont juste des otakus qui ont trouvé dans l'AEUG un espace de discussion ouvert, où partage, camaraderie et bons vins vont toujours ensemble.

Pour avoir appartenu à plusieurs associations de passionnés, c'est de loin celle qui a ma préférence. Chaque membre a son domaine d'expertise : Thomas est un lecteur de SF compulsif, Eric connait tout des tokusatsu, Christophe est spécialiste de l'aviation et Mickaël des Petits Poneys...
Lorsqu'on se retrouve, c'est toujours pour apprendre plein de choses les uns des autres autour d'un bon verre de rouge et d'un sauciflard. Sans compter que nous sommes tous des gamers. L'AEUG est certainement la plus grosse communauté de fans de Xenogears et de Zone of the Enders du monde entier ! Bref, cette asso, c'est de l'or. Elle est basée à Montpellier, mais nous allons créer une succursale parisienne. Avis aux amateurs !

 

Repérez notre logo, le reste n'a pas d'importance. Retrouvez ici les photos du stand Japan Expo 2011 (vous allez voir qu'on est des gros branquignoles avec des appareils photos).



Le stand de l'AEUG est situé, pour cette Japex 2012, sur un emplacement relativement merdique, alors je vous invite à bien consulter le plan pour m'y retrouver. Vous nous reconnaîtrez à notre belle bannière et surtout à notre collection de maquettes Gundam intégralement montées et peintes par les membres de l'association. En effet, le modélisme est une activité que nous pratiquons à peu près tous, fans ou non de Gundam, et c'est une véritable drogue : dès qu'on y a tâté, on ne peut plus s'en passer. Je ne pourrai hélas pas vous présenter mes modèles, car ils sont restés chez mes parents. Cela dit, venez vous rincer l'oeil, ça vaut le détour, nous avons un peintre très doué dans l'association (et je ne dis pas ça parce que c'est mon copain^^).

Rendez-vous au stand de l'AEUG à Japan Expo donc ! Vous y serez accueilli(e)s les bras ouverts, on parlera de jeux, de cinéma, de bédés, de séduction dans les festivals et d'un tas d'autres choses. Et on vous fera gagner des lots avec des animations sympathiques autour de notre passion : la science-fiction.

It's a date !

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Elucubrations

Et voilà, encore une nouvelle personnalité publique qui vient se ridiculiser en s'attaquant aux jeux vidéo sans maîtriser le moins du monde son sujet... Rien d'étonnant à cela, certes, puisque notre passion a remplacé le jeu de rôle et le metal au banc des accusés, mais quand même, on s'attend toujours des journalistes qu'ils mènent une enquête avant de parler, qu'ils se reposent sur des études, des faits, des entretiens. On s'attend toujours à ce qu'ils fassent leur boulot. On est naïfs quand même.
Quand je pense que JulienC préfère humblement le statut de ménestrel à celui de journaliste, je ne peux que lui donner raison, même si personnellement, je lui donnerais avec plaisir celui de journaliste et recalerais tous ces prétentieux incompétents au rang de bouffons.

Je n'avais déjà aucun respect pour Natacha Polony, pas plus que pour l'immense majorité des chroniqueurs d'ailleurs, grassement payés pour lire des fiches, après lesquels Marcus s'est formidablement énervé sur Facebook (un grand moment). Mais là, force est de constater qu'elle a creusé elle-même la tombe de son statut de professionnelle de l'information et de la communication auprès de la France entière, en rapprochant un fait divers terrifiant au loisir préféré d'une moitié de ses concitoyens. Cette femme n'a pas plus de légitimité pour parler de jeux vidéo que moi pour disserter de politique... encore que moi, au moins, je vote ! A-t-elle seulement déjà testé un jeu vidéo ? Il vaut mieux pour elle que la question reste en suspens, car quelle qu'en soit la réponse, le ridicule serait le même.

 

Juste, tais-toi. Voilà, c'est mieux.

 

Cette triste histoire m'a rappelée un repas de famille récent, au cours duquel mon frère et moi parlions du système de combat de Fallout 3. Je lui conseillais de miser assez rapidement sur les armes à plasma (mes préférées !) lorsque mon père s'interrogea innocemment : "Mais ces jeux vidéo, là, c'est assez violent, non ? Vous ne croyez pas que ça peut influencer certaines personnes pour commettre des crimes ?". Pour sa défense, il était réellemment interrogatif, ce qui apparaît compréhensible étant donné la fréquence de ce message dans les média généralistes. Mon frère et moi, qui totalisons 30 ans de passion pour les jeux vidéo, arrivés tardivement sous notre toit, nous sommes entreregardés avec lassitude en préparant l'avalanche d'arguments qui allait s'abattre sur mon pauvre paternel.

Mon frère a commencé par dégainer les bases : il a été démontré que seuls les individus psychiatriquement fragiles étaient influencés par les oeuvres de fiction, qu'elles soient cinématographiques (Scream), littéraires (Le Silence des Agneaux) ou vidéoludiques. D'ailleurs, les accusations qui sont aujourd'hui portées à l'encontre du jeu vidéo ne l'ont-elles pas été, par le passé, envers les autres formes d'expression artistiques et médiatiques ? En son temps, Stravinsky a été accusé de toutes les perversions de la jeunesse à cause de ses compositions hérétiques ne respectant aucune des règles du classique. Un phénomène de rejet qui a trouvé un nouveau bouc émissaire à chaque génération musicale : blues, jazz, rock... Qui songerait, aujourd'hui, à considérer le déhancher d'Elvis comme de la pornographie ? Et pourtant, c'est ainsi que le qualifiaient les bien-pensants des années 50.

On peut porter ce regard sur toute l'histoire de la culture et ainsi dégager la conclusion suivante : le plus jeune des genres nés de la créativité et de la technologie d'une époque est toujours le grand satan, le responsable de tous les maux de la société. Et actuellement, le petit dernier, c'est le jeu vidéo. Ce qui semble étonnant tout de même, c'est que cette remise en question est très facile à faire ; il m'a fallu quoi, une dizaine de lignes pour expliquer combien cette répétition générationnelle de jugements hâtifs est toujours invalidée par la génération suivante ? Et pourtant nos intellectuels, qui n'ont jamais été aussi bien renseignés qu'aujourd'hui, sont incapables d'appliquer cette réflexion à leur époque propre. Ne se rappellent-ils pas que, dans leur jeunesse, c'est la télévision en couleurs qui a été accusée d'être trop réaliste, trop immersive, et donc trop dangereuse pour l'esprit malléable des petites têtes blondes qu'ils étaient ?

 

C'est vrai que ça fait peur...

 

Mais là, mon frère et moi ne faisions que citer Captain Obvious, car c'est ainsi que le veut la rhétorique. Les faits véritables, ceux qui ne peuvent être connus que des joueurs eux-mêmes, sont ceux qui ont véritablement rassuré mon père, jusque là plutôt dubitatif quoi que conciliant.

La vérité, et vous allez me dire ce que vous en pensez car je ne prétends pas détenir le savoir universel, c'est que les jeux vidéo ont beau être en vue à la première personne, ils ont beau offrir une certaine forme d'interactivité, avec des choix de dialogues ou d'actions, ils ont beau mettre à mal nos nerfs avec des séquences effrayantes ou stressantes, ils peinent encore à nous émouvoir. Moi qui suis une chialeuse invétérée devant les passages les plus épiques des films et des séries (ne m'invitez jamais à regarder un One Piece si vous êtes en rade de mouchoirs), moi qui lâche toujours une larmichette à la fin des bouquins ou des morceaux classiques les plus sublimes, moi qui m'investis émotionnellement dans toutes les oeuvres que je découvre, enfin, je compte sur les doigts d'une main les passages qui ont su me faire renifler dans un jeu vidéo.

Pourquoi ce médium, qui pourtant possède sur les autres des qualités incomparables en terme d'interactivité, est-il à ce point à la ramasse sur le plan de l'émotion ? Je vois plusieurs pistes à explorer : les graphismes, qui font sans doute de leur mieux avec les configs actuelles mais pédalent encore pour rendre les visages expressifs (j'attends beaucoup du prochain Quantic Dream) ; la mise en scène parfois cheap, qui nous fait sortir d'une histoire dans laquelle on a parfois eu du mal à rentrer ; les dialogues souvent aux fraises, trop longs, trop clichés ou trop niais ; les multiples bugs et malfaçons ternissant l'animation, les collisions, le level design ; les intelligences artificielles hyper scriptées que l'on a tôt fait d'exploiter ; les doublages parfois minables et les sous-titres orthographiés par des CE1, etc.
Aucun jeu n'est irréprochable, et pire, il y en a certains qui cumulent vilainement. Tous ces défauts nuisent fortement à l'immersion et donc à la capacité du joueur à ressentir totalement les enjeux, les peurs, les sentiments des personnages.

[Il vous sera apparu évident que, depuis tout à l'heure, je parle exclusivement des jeux scénarisés. Les sentiments de Mario, on s'en tape pas mal.]

 

Quoi que...

 

Le jeu vidéo est encore loin de l'ultra réalisme dont parlent sans arrêt les média généralistes complètement à côté de la plaque. Nous, joueurs, savons qu'il est très difficile de pleinement s'immerger dans un jeu sans voir tous les petits détails qui clochent, toutes les imperfections mineures et pourtant si visibles qui diminuent notre plaisir et surtout notre implication personnelle dans l'aventure. Cela ne nous empêche pas d'adorer les jeux vidéo, surtout lorsque ceux-ci sont magistralement réalisés, mais nous savons à chaque instant que nous sommes devant une oeuvre de fiction totalement détachée de la réalité. Que nous soyons joueur occasionnel ou depuis 10 heures non stop sur un MMORPG. Et point n'est besoin d'être un hardcore gamer pour faire la part des choses. Mettons n'importe quel profane devant le jeu vidéo le plus réaliste du moment, et il aura tôt fait de dire : "Humm, ce personnage fait toujours la même patrouille" ou "Oui c'est très beau mais les visages sont quand même assez figés, c'est moins bien fait que dans Avatar". Je suis sûre que même Natacha Polony pourrait avoir cette bonne foi.

Oublier la réalité pour plonger tout entier dans un jeu vidéo est de toute façon tout bonnement impossible lorsqu'on galère avec son contrôleur de jeu, qu'on est interrompu pour aller jeter la poubelle, que les enceintes pourries crachotent un son minable et qu'on voit, autour de son écran, le bordel qu'on amoncelle dans son appartement. La réalité se rappelle à nous à chaque instant : dans le jeu mais aussi à l'extérieur. Quand on a faim, un jeu vidéo peut-il nous nourrir ?

 

Je vais surprendre les journalistes télés mais je n'ai pas du tout l'impression de manger quand mon perso de Skyrim mange. En fait ça me donne juste faim, ces conneries.

 

Pourtant, il y a toujours des lents d'esprit pour imaginer que l'on peut devenir un fou sanguinaire à cause d'un jeu vidéo. Qu'on peut trouver la mort tellement fun dans un jeu qu'on a envie de l'infliger dans la réalité. Mais quand on doit tuer, dans un jeu vidéo, c'est le plus souvent des PNJ avec des balais dans le cul et une IA basique. Ils n'ont pas de nom, pas de motivation, ce sont des soldats, des malfrats, des terroristes, des aliens, des zombies. Ils ne parlent pas, ne se débattent pas, n'agonisent pas, ne demandent pas la pitié ; on ne les a jamais vus avant, ou plutôt on les a déjà vus et tués 50 fois plus tôt dans le jeu car ils sont assez souvent modélisés sans détail voire clonés. On ne ressent absolument aucune humanité émaner de ces personnages, comme on n'en ressent pas davantage lorsque le héros d'un film d'action descend des sbires dans une scène de fusillade pourtant photoréaliste. En fait, ce ne sont guère plus que des assiettes de ball-trap sur lesquelles on doit tirer rapidement.
Tuer, dans le jeu vidéo, c'est tout au plus une épreuve de réflexe et de précision, un gameplay comme un autre adapté à un contexte scénaristique sombre où la vie du personnage principal est en danger. Après tout, quel enjeu pourrait être plus facile à comprendre pour le joueur que la survie ? J'ai presque envie de dire qu'un jeu où on tue, c'est juste un Tétris dans lequel on aurait ajouté un scénario.

Alors oui, on peut se demander pourquoi les développeurs ne cherchent pas une autre façon de raconter des histoires, un autre gameplay qui ne demanderait pas de tuer des tas de pixels ambulants. Je me pose cette question sans cesse, parce que j'aimerais voir arriver de nouvelles thématiques dans le jeu vidéo, et non parce que son traitement de la violence me choque : les auteurs, comme je le dis plus haut, ont trouvé une histoire universelle, généralisable à tous les contextes et compréhensible par tous ceux qui ont un jour été enfant et joué à la guerre, aux cowboys et aux indiens, aux gendarmes et aux voleurs, à la balle aux prisonniers. Sois le meilleur tireur et tu gagneras le jeu. C'est un concept avec lequel on a tous grandi, hier et aujourd'hui.


Ouah, trop d'émotions, je sens que je vais chialer...

 

On m'objectera (mais seul un joueur pourrait me rétorquer cela, absolument pas un "journaliste") que certains jeux proposent des scènes où l'on ne tue pas des sbires mais des personnages importants dans l'histoire. Oui, c'est vrai, c'est la marque des grands jeux, notamment lorsqu'un choix moral vient perturber le joueur et l'obliger à prendre une décision non manichéenne qui affecte la suite du scénario. Les jeux qui proposent ce genre d'intensité sont rares et précieux, ils montrent la voie vers un jeu vidéo plus immersif en terme de contenu, plus mature, plus réaliste. Plus dangereux alors ? Allons bon, ce sont ces scènes qui ont réussi à m'émouvoir, parfois. Soyons sérieux : un joueur qui a une "poussière dans l'oeil" peut-il être dangereux ?

La conversation a duré bien plus longtemps et au terme de celle-ci, mon père, que l'argument des sbires dans les films d'action a achevé de convaincre, m'a promis de tester Mass Effect lorsqu'il sera à la retraite. De mon côté, je réfléchis à un scénario où l'on n'aurait pas à tuer mais à sauver. Cet enjeu passionnerait-il davantage les foules ? Je n'en suis pas si sûre, car des policiers ou des pompiers, je ne sais pas qui a le plus la cote auprès des petits garçons...

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Elucubrations

Le scénario du jeu, vous le connaissez déjà : on y incarne un mec amateur de jeux vidéo qui aimerait bien concilier sa passion avec une vie hétérosexuelle (tout le monde sait que les gamers ont une vie autosexuelle déjà très active). Ce jeu existe en 3 niveaux de difficulté :

  • "Je crève la dalle" : il consiste à taper dans tout ce qui bouge. Autant vous dire que seuls les gros noobs se laisseront tenter par une aventure aussi bas de gamme.
  • "J'ai une Wii" : là, le personnage principal se propose d'initier de A à Z sa dulcinée aux plaisirs ludiques. Mouais, pas très passionnant pour les hardcore gamers que vous êtes.
  • "Mais repasse-moi la manette !" : c'est le niveau de difficulté maximal. Là, le joueur va devoir dégoter une vraie joueuse et réussir là où tant d'autres auront échoué avant lui : la conquérir.

Eh bien voilà, je vous l'apprends : j'ai travaillé sur le game design de ce jeu ! Alors, parce que je suis super cool et que Seblecaribou a besoin de mon aide pour pécho, je vais vous révéler quelques astuces pour torcher le mode de difficulté ultime en minimisant les risques d'échec.

 

Un système de conception de perso novateur.

 

NIVEAU 1 : Création du personnage

"Sortir avec une Fille" est très critiqué à cause de son système de création de personnage, qui repose sur un générateur aléatoire pouvant être très généreux comme sacrément ironique. De plus, il n'est pas possible de relancer la partie : une fois que vous avez débuté le jeu, vous devez assumer le physique de votre avatar, qu'il soit très ingrat ou au contraire digne d'un Apollon (ce qui s'assume en général plutôt bien) !

Cependant, une foule de DLC permet de customiser l'apparence de votre personnage : vous pouvez lui donner le style vestimentaire de votre choix, lui fournir un véhicule parmi une très grande variété de modèles, le nourrir équilibré ou le gaver de hamburgers (attention aux répercussions sur le skin du personnage ! mais des mini-jeux de sport vous permettront d'ajuster la jauge de Poids à votre convenance), etc. Ces DLC ne sont évidemment pas donnés. A vrai dire, plus vous souhaiterez avoir un personnage classieux, plus les contenus téléchargeables seront chers. A vous d'en user avec intelligence : il n'est pas nécessaire de s'offrir les packs de costumes les plus onéreux pour intéresser une joueuse.

En effet, une joueuse fait souvent partie de la grande famille des geeks. Or, les geeks sont majoritairement des gens cultivées qui auront tendance, dans leurs fréquentations, à privilégier les interlocuteurs à la conversation intéressante aux individus superficiels. Une geek sera plus sensible à un personnage au score moyen en Force et élevé en Intelligence que l'inverse. Certains DLC vous permettront d'acquérir des objets culturels pour booster votre personnage. Ces DLC coûtent moins chers mais demandent beaucoup plus d'investissement de la part du joueur. La compétence Lecture sera souvent indispensable : pensez à la prendre dès le début du jeu.

La clef de la réussite tient dans la création d'un personnage équilibré : si vous êtes tombé sur un avatar très laid, comblez ce défaut par des qualités intellectuelles ou humaines. Le nombre de Qualités que l'on peut sélectionner est infini tout au long de la partie. A vous de les développer et de les utiliser convenablement au cours des phases de dialogue ou d'action du jeu. Mais attention aux Défauts que votre personnage possèdera en contrepartie : savoir les cacher sera difficile mais très utile. La compétence Mensonge pourra vous y aider !

Sachez enfin que les joueuses sont elles aussi générées aléatoirement, alors pas de jaloux, les deux types de personnages ont les mêmes stats de départ. Sauf que le character designer a doté les filles d'un vagin, ce qui rend inexpliquablement le jeu beaucoup plus facile pour elles... Nous n'avons pour l'heure pas réussi à résoudre ce déséquilibre sans nuire à la communauté de joueurs.

 

Une map spatieuse à la géographie très originale.

 

NIVEAU 2 : La rencontre

La partie commence réellement par la formule J-RPG. Il y a différents lieux de la map où des joueuses peuvent apparaître aléatoirement. Je vais vous éviter de longues années de farm intensif en vous en révélant quelques uns :

  • Les MMORPG sont évidemment remplis de joueuses... euh enfin excusez-moi, je voulais uniquement parler de WoW. Si vous avez acheté le DLC qui permet d'avoir un PC et un abonnement pour ce jeu, n'hésitez pas à farfouiller un peu, le bonheur se trouve peut-être dans cette Rôdeuse qui remplit de "kikoo" le channel local. Cela dit, une rencontre sur ce terrain rendra plus incertain l'accès au niveau 3. A vous de voir, si vous êtes paralysé par le défaut Timidité éventuellement...
  • Les festivals de culture japonaise type Japan Expo sont une vraie manne pour le joueur en manque. On y trouve des pelletés de Free Huggeuses aux cosplay suggestifs qui ne jurent que par le futur (?) FF versus XIII. Ne négligez pas le pouvoir de Nomura sur les filles ! C'est souvent par un FF VIII ou un Kingdom Hearts qu'elles ont commencé à jouer, mais elles ne se sont pas arrêté là. Certaines ont fait les Assassin's Creed, Bayonetta et autre Resident Evil. Sans compter que dans les stands de rétro-gaming, vous pourrez trouver des joueuses de ma génération, des mamies du pad qui auront peut-être débloqué le succès Cougar^^
  • Les salles d'arcade sont aussi propices en matière de belles rencontres. Je ne connais pas encore celles de la capitale, mais à Montpellier, combien de couples se sont faits et défaits autour de la borne DDR du game center LakuLaku ? Bien sûr, les personnages féminins sont assez rares dans cet environnement, mais vous pouvez avoir la chance d'en rencontrer autour des jeux musicaux, voire des jeux de combat, dont la légende veut qu'on puisse gagner en appuyant sur tous les boutons. Prenez garde à ne pas négliger ces joueuses pour autant : celles qui vous défieront seront souvent des expertes dans un jeu donné et vous mettront une bonne raclée avec le sourire.

Attention aux boutiques de jeux vidéo ! Vous aurez tendance à penser que l'on peut y rencontrer des joueuses, mais cela n'est pas forcément vrai. En effet, les joueuses qui s'y rendent sont fréquemment confondues par les vendeurs avec des filles voulant offrir un cadeau à leur mec ou acheter le dernier opus de Wii Fit. Cela n'est guère flatteur et pousse de nombreuses joueuses à déserter ces enclaves du sexisme vidéoludique. De toute façon, une prochaine mise à jour massive annonce la quasi disparition des boutiques de jeux.

Avant la précédente mise à jour, d'ailleurs, on pouvait aussi rencontrer des joueuses dans des instances appelées LAN. Nous étions toujours une ou deux sur cinquante, un ratio certes faible mais positif. Les joueurs ont depuis délaissé ces LAN pour explorer l'extension "Internet"...

Les lieux et événements précédemment cités sont ceux dans lesquels le taux de pop des joueuses est maximal. Vous pourrez évidemment en rencontrer absolument partout : à la fac, chez le coiffeur, sur Meetic... Aucun terrain n'est totalement dénué de joueuses, alors ouvrez bien les yeux ! Les trains sont pleins de filles qui jouent sur leur DS par exemple. Les BTS informatiques commencent à se peupler de demoiselles ; et que dire des écoles d'infographie qui sont quasiment paritaires ! Tous les environnements sont à étudier, car en vérité, la question n'est pas de trouver une joueuse, mais de l'accoster.

 

Un infinité d'interactions possibles avec l'environnement.

 

NIVEAU 3 : L'abordage

Pour passer ce niveau sans trop de difficulté, il faudra utiliser votre caractéristique Courage, avec un bonus en cas d'absorption d'alcool. La technique d'approche dépend du milieu de la rencontre. Dans le cas d'un MMO, il vous faudra vous démarquer des mille autres mâles en rut qui abordent quotidiennement la joueuse. Cela passera souvent par de longues conversations au cours desquelles il faudra fréquemment évoquer l'idée d'une IRL pour éviter la fatale Friend Zone.

Dans le cas d'une rencontre aléatoire sur la map, misez principalement sur l'humour comme d'une stratégie en temps réel. Les phases de dialogue seront ainsi plus faciles et moins déstabilisantes en cas d'échec. Bombarbez-la de regards (tout commence par là), faites un habile contournement des autres joueurs, approchez vos unités de la fille qui joue en arcade et atomisez-la par un compliment bien senti sur son skill, sans évoquer le fait qu'elle est une fille évidemment ! La réplique "tu joues bien pour une fille" est un Game Over assuré, les joueuses n'aiment pas les machos (c'est has been).

Dans un festival, remarquez son t-shirt geek, son sac rempli de jeux d'occasion ou son cosplay original. Le lieu est très propice pour discuter autour de ses passions : un stand, une expo, une conférence, tout l'environnement tend des perches au joueur pour trouver une phrase d'accroche adéquate. L'observation préalable est, dans tous les cas, très indiquée. Regardez-la évoluer un peu afin de cerner le ressort qui permettra une bonne réception de votre approche. Toute cette phase n'est que pure statégie d'infiltration.

Après avoir rempli ce premier objectif de mission, la quête suivante consiste à récupérer les coordonnées de la demoiselle. En effet, c'est là l'unique but de la démarche d'approche. Oublier cette étape cruciale recharge le début du niveau 2 automatiquement. Ne donnez pas vos coordonnées : vous ne serez pas rappelé, à moins que vous n'ayez tapé dans l'oeil de la joueuse (si vous avez un gros score en Charisme, éventuellement...). A vous de jouer pour obtenir le numéro de téléphone ou l'adresse mail de la belle. Pour cela, prétextez un film entre amis (pour ne pas l'effaroucher), une soirée arcade, une exposition, l'envie impérieuse de lire son blog, etc. Bref, ayez toujours une proposition concrète. La joueuse ne se fera aucune illusion, évidemment, mais elle aura moins de scrupules à donner ses coordonnées si elle fait semblant d'y voir un but totalement désintéressé. Après tout, elle joue, elle aussi =)

Contrairement à une légende urbaine complètement infondée, n'attendez pas trop longtemps avant de recontacter la joueuse de vos rêves. Cela n'est pas romantique, n'attise aucun désir et donne le champ libre à tous les autres joueurs qui sont aussi sur le coup. Trois jours, c'est trop. Votre personnage doit montrer à la fille qu'il pense à elle, qu'il a apprécié la rencontre et souhaite la reconduire. Organisez une sortie et invitez-la. Attention, cette phase de dialogue est très périlleuse ! Evitez absolument le "Comme tu veux, c'est toi qui choisis" : vous invitez, donc c'est à vous d'organiser. Montrez votre personnalité en émettant des propositions, mais sachez vous adapter très rapidement si vous sentez que vos idées ne fonctionnent pas. Ces QTE, dignes de David Cage, sont très rapides et assez difficiles à réaliser : soyez fin, psychologue et réactif.

Une fois que le rendez-vous est pris, plus de contact jusqu'au moment fatidique, à moins que l'envie de parler ne vienne de la joueuse. Ces quelques jours de silence vous permettront d'aborder ces retrouvailles plus calmement et d'éviter la Friend Zone, qui rôde toujours lorsque deux personnes de sexe opposé commencent à trop se confier l'un à l'autre. N'oubliez jamais que la joueuse dispose d'un avantage stratégique de taille : elle a le choix. Votre avatar doit rester dans une posture de séduction.

 

Des graphismes HD à couper le souffle !

 

NIVEAU 4 : Le rendez-vous

Si vous avez suivi ma soluce jusque là, votre personnage doit être sur le point d'avoir un rencard avec une joueuse : bravo, vous êtes allé assez loin dans le jeu, mais c'est encore loin d'être gagné ! En effet, la joueuse a, du fait de sa passion pour le jeu vidéo, l'habitude de fréquenter des joueurs et de se lier d'amitié avec des personnages masculins. Il faut absolument éviter de tomber dans le niveau maudit Friend Zone, boucle sans fin qui oblige le joueur à rebooter au niveau 2. Pour cela, une préparation est nécessaire avant le premier rendez-vous.

Investissez dans quelques DLC bien choisis mais pas ostentatoires : un costume sympa qui vous met en valeur, une hygiène irréprochable (on ne sait jamais ce qu'il peut se passer), et une bourse pleine de PO. En effet, il faudra systématiquement proposer à la fille de l'inviter. Si les joueuses n'aiment pas les machos, elles apprécient à leur juste valeur les galants hommes. Faites un combo gagnant en proposant de l'inviter à chaque fois qu'il faut sortir le porte-monnaie : libre à elle de refuser, en tout cas, elle saura quelles sont vos intentions et sera confortée dans sa féminité. Une fille que l'on n'invite pas s'imagine tout de suite être Friend Zonée.

Mais l'inviter où ? Les lieux cités plus haut sont tout indiqués, puisque vous avez la chance d'être en compagnie d'une joueuse. Le cinéma n'est pas un choix très tactique puisqu'on ne peut pas y parler : un premier rendez-vous doit stimuler les échanges verbaux, et un film risque de générer un conflit ou une déception si les interlocuteurs ne l'ont pas apprécié de la même façon.

Jouer, et parler de jeux autour d'un verre semblent donc les solutions idéales, mais là, encore une fois, de nombreuses répliques seront à éviter totalement :

  • Si la joueuse aime un jeu que vous n'aimez pas, dites-le, mais sans vous moquer ni chercher à la convaincre de son erreur. Elle ne vous a pas attendu pour forger ses goûts, respectez-les, tout en étant fidèle à votre propre opinion.
  • A l'inverse, si elle vous vanne gentiment, restez maître de vous-même et soyez assez adroit pour lancer un habile "Je réussirai à te faire aimer ce jeu, tu verras". Votre bonus d'Assurance ainsi que l'évocation d'un futur commun augmenteront le hit combo.
  • Ne revenez pas sans cesse sur le fait qu'elle est une fille qui joue, et surtout, ne lui montrez pas que cela la rend formidable à vos yeux. Si elle sait qu'elle est formidable, pourquoi sortirait-elle avec vous alors qu'elle peut défier et vaincre le meilleur joueur ? Vous pouvez être curieux sur son parcours, mais ne la mettez pas ouvertement sur un piédestal : c'est le meilleur moyen d'échouer au dernier moment.

 

Un scénario non linéaire qui s'adapte à toutes vos actions !

 

Abordez d'autres sujets, si vous n'êtes pas d'accord sur les jeux : le cinéma de science-fiction, la littérature fantastique, le manga, le jeu de rôle... Saisissez toutes les opportunités d'en savoir plus et de flatter l'égo de la joueuse en lui permettant d'exprimer son savoir. Vous-même, mettez en valeur votre culture, sans jamais prendre un ton professoral : il n'y a rien de plus ennuyeux qu'un personnage qui s'écoute parler. La joueuse quittera le dating sim sans même s'en rendre compte.

Ces dialogues, bien maîtrisés, pourront débloquer des scènes secrètes montrant la naissance d'une véritable affection. Dans tous les cas, j'insiste, ne bradez pas votre Personnalité : la compétence Mensonge est utile, certes, mais pour améliorer la réalité, pas pour tricher. En l'utilisant à outrance, vous pourrez peut-être conclure, mais vous perdrez fatalement au niveau 5. Un choix moral vous sera proposé : la voie de la Conciliation vous montrera tel que vous êtes en vue de réussir une relation sur la durée, et la voie du Pragmatisme débloquera des dialogues calibrés pour plaire à votre compagne dans le but d'un accès rapide et sans vergogne au niveau caché.

La complicité physique est aussi importante que le choix des répliques dans les phases de dialogue. Soutenez son regard, souriez, soyez alerte à toute possibilité de rapprochement ou de contact, mais ne provoquez ces derniers que lorsque la barre de Retenue de votre adversaire a bien baissé. Quand la joueuse est à terre, vous n'avez qu'un nombre limité de frames pour l'embrasser. Au delà de cette durée, une gêne apparaîtra et il faudra recharger le début du niveau 4. Si ce moment n'advient jamais, même après plusieurs rendez-vous agréables, vous êtes bloqué dans la Friend Zone. Ce niveau est un glitch duquel on ne sort jamais. Revenez au niveau 2 et tentez votre chance avec une autre joueuse.

Il se peut que le rendez-vous ait été un échec, parce que vous avez été mauvais ou qu'un autre personnage masculin s'est mieux débrouillé que vous. Dans ce cas, si la joueuse vous apprécie, vous gagnerez le titre Ami pour la vie, ce qui revient le plus souvent à un Game Over sympathique... mais pas toujours ! En effet, la joueuse a peut-être des copines qui partagent sa passion. Soignez alors votre posture, de façon à ce que la joueuse voit en vous l'homme qui pourra rendre une autre heureuse. Evitez de débloquer l'attitude Pitoyable ou Vindicatif, vous n'y gagnerez absolument rien, voire perdrez le respect que vous aurez su faire naître chez votre adversaire. Savoir perdre, c'est savoir gagner un peu.

 

Un système de contrôle parental efficace.

 

NIVEAU SECRET : Le sexe

Après une ou plusieurs séquences de baiser, vous pouvez accéder à un niveau caché, qui est le Saint Graal de la plupart des joueurs. Vous savez que vous l'avez atteint lorsque l'écran s'assombrit et que les vêtements des personnages disparaissent. Une astuce : pour y accéder facilement, faites grimper la jauge Désir de votre partenaire. Mais attention, si votre bonus d'Excitation n'est pas à son maximum, vous risquez de vous humilier. Avant de tenter le mode Versus, n'hésitez pas à utiliser la Training Room pour connaître les capacités de votre personnage.

Pour faire du match un vraie partie de plaisir, il vous faudra en effet maîtriser aussi bien les attaques de base que les finish moves les plus complexes. Soyez audacieux, la prudence peut être une bonne stratégie pour l'emporter, mais rarement pour faire un Perfect. Votre adversaire tentera peut-être de parer vos coups les plus dangereux : à vous d'être plus malin pour trouver le moyen de placer vos attaques : la qualité Patience vous y aidera.

Il n'est pas question de se reposer sur ses lauriers : une défaite au cours de ce niveau ne cause pas forcément le Game Over tant redouté, mais plusieurs défaites consécutives vous dégageront tout en bas du classement. Par exemple, si la joueuse prononce : "C'est pas grave, ça arrive, tu sais", vous n'avez plus qu'une seule chance de faire vos preuves. Il faudra impérativement gagner le match suivant pour éviter le Continue (qui vous ramène le plus souvent au niveau 2).

Et si vous tombez sur meilleur que vous, observez et soyez curieux de vous améliorer ! Demandez conseil sur les combos les plus puissantes et entraînez-vous ensemble à les utiliser. En effet, le niveau caché peut être rejoué à l'infini, sauf en cas d'échec au niveau 5...

 

De l'action, de l'aventure, du rêve !

 

NIVEAU 5 : La relation

Ca y est, vous avez embrassé la fille. Une magnifique cinématique montre ce baiser au ralenti, le raccord des lèvres est un peu foireux mais le coucher de soleil donne une allure très romantique à l'ensemble, secondé par des violons cucul-la-praline au possible. Vous croyiez assister au défilement des crédits ? Mais voyons, le jeu ne fait que commencer !

Nous nous sommes inspirés de Wild Arms en proposant une intro conséquente, afin de garder caché le plus longtemps possible le véritable but du jeu : il faudra maintenant GARDER la joueuse, car les autres joueurs n'hésiteront pas à tenter des actions contextuelles pour vous la chipper. En effet, alors que les niveaux du prologue étaient des missions solos ou coopératives, vous abordez maintenant la partie MMO du soft.

Et il s'agit d'un MMO basé sur un type de PvP très spécial : vous devez grouper à deux, avec votre joueuse donc, et rester ensemble jusqu'à la fin de la partie, c'est-à-dire jusqu'à ce que la barre de vie d'un des membres du groupe soit vide. J'ai en effet oublié de vous indiquer que la barre de vie descend progressivement au fil de l'aventure : toutes les missions doivent donc être réalisées dans un temps imparti... qui n'est pas consultable par le joueur ! Enfin je vais éviter les subtilités du game design et aller à l'essentiel.

D'autres joueurs, en groupe ou non, feront tout pour vous séparer : il vous faudra, pour rester soudés, développer des compétences complémentaires et vous entraider au cours des instances de la vie. Bien sûr, il est possible, pour les deux membres du groupe, de leaver à tout moment afin de choisir un partenaire de jeu plus efficace. Cela cause, pour celui qui est quitté ainsi, une baisse momentanée de toutes les stats et un retour au niveau 2, à moins qu'une invitation à grouper lui soit envoyée.

Ce MMO révolutionnaire repose sur un système bac-à-sable très développé, puisque chaque joueur peut y implémenter ses propres ajouts. Ainsi, l'event "Mariage" ou le mod "Bébé" sont-ils très populaires parmi les joueurs qui ont un groupe stable et qui s'ennuient un peu dans le jeu. Pour ces derniers, des serveurs illégaux appelés "Tromperie" sont très en vogue, mais leur utilisation cause des perturbations importantes sur la version de base, voire une pure et simple suppression de compte en cas de crime passionnel.

Je ne peux pas vous donner les codes et astuces pour réussir cette partie du jeu, pour la simple et bonne raison qu'en tant que MMO, elle n'a pas de vraie fin. C'est à vous de parfaire votre set de compétences et de communiquer avec l'autre membre du groupe pour établir la meilleure stratégie. Parfois, des dissensions apparaîtront au sein du groupe, parfois, des mises à jour modifieront votre environnement et perturberont votre équilibre de jeu. Il faudra être constamment sur vos gardes et ne jamais perdre votre concentration. Les raccourcis-clavier "Cadeau", "Restaurant", "Excuse" et "Vacances" vous permettront parfois de sauver la partie : paramétrez-les très tôt dans l'aventure.

Il y a une infinité de possibilités pour "gagner", et au moins autant de façons de perdre. Mais les Game Over ne sont jamais bien méchants : ils vous ramènent juste au début du niveau 2. Soyez persévérants, car "Sortir avec une Fille" est un Die and Retry : apprenez de vos erreurs et vous en ferez un jour le Superplay ultime.


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Elucubrations

... des élucubrations sur les RPG occidentaux !

 

Je n'ai pas envie de refaire pour la énième fois le match RPG japonais vs RPG occidental, pour la bonne raison qu'il a certainement déjà été traité bien plus savamment que je ne saurais le faire. Ma conclusion personnelle serait qu'il s'agit de deux genres radicalement différents se cachant par facétie sous la même appellation ; les comparer serait donc une erreur de débutant menant fatalement à une impasse ou, au mieux, à une baston de fanboys. Il n'y a peut-être guère que Dragon's Dogma qui peut se targuer de bouffer aux deux râteliers, mais puisque je ne possède pas (encore!) ce jeu, j'éviterai volontairement la question. Il y a déjà tant à dire si l'on se cantonne à une seule face de cette magnifique pièce qu'est le RPG !

Pour rendre ce blabla moins indigeste à lire, j'ai choisi de l'illustrer avec des screens sexy pris dans mes différentes parties de Morrowind ! Je m'en excuse platement auprès de mes consoeurs les femmes. Voilà une nana que j'avais moddée pour mon perso (qui s'appelle, je vous le donne en mille, Udufru).

 

Les RPG japonais sont admirables à bien des égards, et ont connu un âge d'or sous l'impulsion de Monsieur Sakaguchi et plus globalement des grands hommes qui ont fait la légende de Square (Soft puis Enix, je ne vais pas non plus vous apprendre la vie). Hélas, cent fois hélas, cette période faste semble loin derrière nous, et aujourd'hui, les jeux de rôles nippons sont cantonnés aux consoles portables, avec des graphismes 2D superdeformed kawaii ; à moins qu'on daigne nous offrir un nouveau Final Fantasy, licence en sévère perte de vitesse dont les dernières itérations n'ont pas franchement remué les caleçons.

La dernière fois que j'ai été stimulée par un J-RPG, si l'on exclut les milliers de remakes DS et PSP dont ChronoTrigger fut la plus indispensable incarnation, c'était avec le sublime Lost Odyssey en exclu sur Xbox360 (un comble!). Comme par hasard, oeuvre de Sakaguchi... Quand je pense à ce qu'il aurait pu faire avec les moyens mis dans FFXIII, j'ai envie d'insulter les gens de SquareEnix responsables de son éviction, pas vous ?

En voilà une tenue pour se promener à Sadrith Mora ! J'avais créé ce perso uniquement pour tester des mods coquins... Non je ne suis pas lesbienne =)

 

Le RPG occidental présente, à mon sens, davantage d'intérêt, surtout depuis qu'il traverse un véritable revival, pour lequel on doit sans doute remercier Bethesda Softworks. Les événements ludiques qu'ont été les sorties, à 5 ans d'intervalle, de Morrowind, Oblivion puis Skyrim, ont à chaque fois relancé l'intérêt pour un genre qui trouve pourtant ses origines dans les aventures textuelles des prémisses de la micro-informatique. Mais je préfère donner à l'excellent Matt Barton le soin de vous faire un cours d'Histoire avec son Dungeons & Desktops, pour en arriver directement à nos jours...

Aujourd'hui, on peut diviser le RPG occidental solo en deux grandes tendances :

  • Les RPG bacs-à-sable, dont les derniers efforts en date sont Skyrim et Les Royaumes d'Amalur : Reckoning (paix à son âme).

  • Les RPG narratifs, genre plutôt récent en plein essor avec les flamboyants Mass Effect et The Witcher.

 

Voilà ce que j'admire tous les matins dans mon miroir ! Plus ou moins...

 

Ces deux familles de RPG occidental titillent mon esprit depuis l'annonce du prochain projet de CD Projekt, basé sur l'univers du jeu de rôle papier Cyberpunk. En effet, ce studio polonais s'est fait une spécialité, avec la franchise du Sorceleur, des RPG au héros charismatique, dont les choix influent sur le déroulement du scénario. Hautement scriptées, les aventures de Geralt placent le gameplay au second plan, derrière une narration particulièrement chiadée, réfléchie pour proposer une expérience quasiment cinématographique.

Tous les joueurs ont été éblouis, à raison, par les évidentes qualités des deux opus de cette saga culte en devenir (notamment par le second, dont les graphismes encore inégalés soulignent une aventure exceptionnellement écrite quoi que trop courte, mais là n'est pas la question). Cependant, le mérite n'en revient pas entièrement à CD Projekt. En effet, les jeux se basent sur une série de romans actuellement réédités chez Milady et écrite dans les années 90 par un compatriote des développeurs, le trop rare Andrzej Sapkowski.

La plupart des éléments des jeux sont directement repris des nouvelles et romans de l'auteur : personnages principaux et secondaires, lieux, bestiaire, humour et même éléments de gameplay, sont copieusement décrits dans les sept livres qui composent l'intégrale des péripéties de Geralt de Riv. En concevant The Witcher, les gars de CD Projekt disposaient d'un background complet, très détaillé et d'une galerie de personnages hauts en couleur, idéaux pour des dialogues d'anthologie (Jaskier, je t'aime !!!). A ce titre, le second opus regorge littéralement de références aux livres, puisque chaque PNJ qui raconte un souvenir de Geralt apparaît dans les textes du maître. Il est donc passionnant de lire cette saga épique après avoir parcouru ce titre (quand on ne l'a pas fait avant). On découvre ainsi à quel point les jeunots de CD Projekt sont des fanboys de l'oeuvre originale.

Angarade savait être sage le jour...

 

C'est diamétralement opposé à cette démarche que se positionne Bethesda Softworks avec ses franchises phares que sont The Elder Scrolls et Fallout (depuis le troisième épisode). Dans leurs RPG bacs-à-sable, les territoires explorables sont immenses et totalement ouverts, très peu de scripts émaillent une aventure souvent vécue en pointillé, voir complètement zappée au profit de la seule exploration et des quêtes annexes, qui sont légion. L'ambiance et l'univers y sont extrêmement travaillés, au détriment des personnages aussi charismatiques que des cabillauds. Le héros notamment ne présente aucun intérêt puisque, créé de A à Z par le joueur, c'est un Zozo devant l'éternel.

Je m'arrête là une seconde pour vous expliquer le concept de « Zozo », dont je partage la théorisation avec mon meilleur pote. Cela date du soir où nous cherchions un nom pour notre personnage de Dragon Quest VIII. N'étant pas inspirés, nous l'avons nommé Zozo. Depuis, nous englobons vous cette dénomination tous les héros de jeu muets, sans personnalité propre, qui subissent l'aventure sans autre choix que de répondre « oui » à chaque proposition de quête. Il semblerait que Link soit le plus célèbre des Zozo ^^

... mais au petit matin, on pouvait l'apercevoir quitter des donjons dans des tenues pas très catholiques.

 

Les héros des TES sont donc des Zozo, qui peuvent certes faire quelques choix moraux dans l'aventure, mais ceux-ci n'ont finalement que peu d'influence sur le monde qui les entoure. Je pourrais vous citer quelques exemples flagrants concernant Skyrim, mais cela reviendrait à décourager ceux qui n'ont toujours pas passé 200h de leur vie sur ce titre colossal. Quoi qu'il en soit, ce n'est certainement pas pour la trame principale que l'on apprécie un RPG bac-à-sable, mais pour son aspect contemplatif, son absence de contraintes, ses propositions ludiques plus variées, la possibilité d'y ajouter des mods éventuellement.

Ces deux sous-genres du RPG occidental offrent des expériences ludiques très différentes. L'un fait la part belle au scénario et l'autre à la sensation de liberté. La durée de vie des premiers est clairement définie et relativement courte, tandis que celle des seconds dépend entièrement du joueur, mais permet d'atteindre une forme d'infinité qui ne trouve son égale que dans les MMO (on se fait super chier quand même, au bout d'un moment). Les personnages sont, dans un cas, réalistes dans leur écriture et participent à l'immersion, alors que dans l'autre, ce sont de simples distributeurs de quêtes n'existant que par le Zozo qui leur parle.

L'absence prétendue de linéarité relève, dans les deux cas, de l'arnaque pure et simple, car les choix moraux proposés au joueur sont rarement suivis d'un résultat évident dans le background (on ne refera pas ici le débat sur la fin de Mass Effect 3 car je l'ai aimée, mais je comprends fort bien les critiques concernant l'absence de répercussions réelles des choix de Shepard sur son environnement) : les deux types de RPG occidentaux peuvent encore énormément progresser à cet endroit.

Ne doutez plus jamais du pouvoir protecteur de l'armure de verre !

 

J'en reviens donc à l'annonce de CD Projekt. Si ce prochain jeu est bel et bien un RPG, ce qu'il reste encore à confirmer, à quelle famille appartiendra-t-il ? Sera-t-il le pendant futuriste de The Witcher, avec un héros prédéfini à forte personnalité, un environnement réduit mais très travaillé, et une aventure bourrée de scripts et de dialogues à choix multiples ? On ne peut que l'espérer, tant les Polonais ont démontré leur maîtrise et apporté une étonnante maturité à notre médium préféré. Mais... mais l'oeuvre originale, Cyberpunk, n'est pas une série de romans dont il suffit de tout adapter pour faire un hit ultime. C'est un background, très complet certes, mais juste un background. Il reste à inventer un personnage réunissant les caractéristiques les plus intéressantes du JdR et permettant des spécialisations sur un arbre d'évolution restreint (armes à feu, piratage, négociation, etc). Il faudrait lui adjoindre des comparses de la qualité de ceux de Geralt et leur construire des personnalités aussi fortes qu'au héros... sans l'aide du génial Sapkovski. Et il faudrait, évidemment, que ce personnage ait des enjeux capitaux, afin de nous entraîner dans son sillage sur les sentes d'une aventure prenante dégageant suspens et émotion. Un travail d'écriture considérable donc, que jusqu'à présent, les têtes pensantes de CD Projekt n'ont fait qu'effleurer, puisqu'ils se reposaient sur un matériel sans faille. Premier problème.

Le second problème réside dans la forme même de l'oeuvre originale. Un jeu de rôle papier implique la création intégrale d'un personnage (et quiconque a joué à Cyberpunk se souvient forcément du système de conception de perso carrément génial, le meilleur que j'aie jamais testé). D'aucuns penseront aussi que l'adaptation d'un JdR se doit d'offrir une liberté totale digne d'un RPG bac-à-sable, mais à cela, je ne suis pas d'accord : ce serait négliger la toute-puissance du Maître de Jeu qui, quand il est talentueux, parvient toujours à faire suivre son scénario aux joueurs même les plus récalcitrants. L'accès libre au territoire est donc un faux problème, mais la conception du personnage en reste un. Les fans de Cyberpunk, dont je fais partie, accepteront-ils qu'on leur impose un personnage ? Ne seront-ils pas déçus par les limitations nécessaires du format ? Et les autres n'auront-ils pas envie que CD Projekt sorte de sa zone de confort et essaie de réaliser la transformation ultime, l'exploit vidéoludique tant attendu : la fusion des deux genres ?

Il paraît que les talents magiques sont inversement proportionnels à l'encombrement...

 

Après tout, qui n'a pas rêvé d'un Skyrim avec des PNJ charismatiques, des animations variées, et surtout un scénario correct dont les enjeux nous tiennent réellement à coeur ? Les gars de Bethesda connaissent leur boulot car en terme d'expériences contemplatives et riches, ils se posent là. Mais ils ne savent toujours pas écrire ni réaliser une aventure poignante. Leurs efforts sont tout entier dirigés dans la conception et l'entretien de leur méta-histoire, ce qui est très fort en soi, mais manque clairement de mise en scène.

D'un autre côté, qui n'a pas rêvé d'un The Witcher bien plus long, au territoire explorable à loisir, aux mécaniques de gameplay plus travaillées ? Les jeux de CD Projekt ne sont pas exempts de défauts : divisés en zones assez réduites, ils proposent des choix moraux dont les répercussions sont finalement de la poudre aux yeux (l'import foireux des sauvegardes du premier opus vers le deuxième confirme cette opinion). Alors, qu'est-ce qui justifie des expériences si courtes et des paysages si clos ?

A ce jour, un seul titre a tenté avec un certain succès cette fusion ultime, mais manque de bol pour étayer mes réflexions, il ne s'agit pas d'un RPG. C'est, vous l'avez deviné, le fantastique Red Dead Redemption, qui a réussi l'association entre une expérience contemplative au coeur d'une map immense, et un récit linéaire à la réalisation impeccable. Alors certains me diront que si l'on ne fait pas les missions du jeu, on s'y ennuie. D'où, plus haut, j'ai parlé d'un « certain succès ». Le terrain a juste été défriché, et avec quel talent ! CD Projekt va-t-il partouzer avec Rockstar et Bethesda pour nous offrir le meilleur RPG de tous les temps ? Car il s'agirait pour moi du mariage gagnant dont je voudrais qu'il ait beaucoup, beaucoup d'enfants.

Dans Oblivion aussi, on pouvait fantasmer à loisir ! Héhé je trolle et j'aime ça.

 

Et vous, qu'en pensez-vous ? Aimeriez-vous jouer à un clone de The Witcher au pays des Corporations, préféreriez-vous un bac-à-sable futuriste à modeler selon vos désirs, ou êtes-vous, comme moi, un fervent défenseur de la polygamie vidéoludique ?

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Elucubrations

C'est un mystère pour personne : nombreux sont les geeks, nerds et autres no-lifes qui accusent de gros problèmes de communication dès lors qu'ils doivent converser avec un individu issu de la terrifiante gente féminine. Sans aller jusqu'à l'aphasie de Raj Koothrappali, il y a ceux qui tremblent, qui rougissent, qui bégaient, sans parler des plus malchanceux qui transpirent ou pire encore, qui ne trouvent aucun sujet de conversation. Et pour les quelques-uns qui associent tout ça à un look white and nerdy, autant songer à devenir donneur de sperme.

Bon ok, la majorité des gamers sont juste des handicapés de la drague qui ont besoin de conseils pour aborder les créatures du sexe pas si faible que ça. Et dans ma grande clémence, en tant que membre de la confrérie des femmes, je vais tâcher de les aider à révéler le potentiel de séduction qui sommeille en eux. Pour ce faire, j'ai choisi d'illustrer mon propos grâce à quelques personnages masculins de jeux vidéo très célèbres sur lesquels les nénettes comme moi fantasment allègrement. J'imagine qu'ainsi mon guide sera limpide pour un maximum de gamebloggers ! Suivez donc mes leçons et vous serez bientôt le Larry de votre BTS informatique.



Leçon de séduction n°1 : Etre looké

Rhaaaah, Sephiroth... Quelle femme sensée de ce monde n'est pas restée sans voix devant le charme de ce personnage légendaire dont on suit l'évolution dans la saga Final Fantasy VII ?

Il faut dire qu'il possède une classe incomparable grâce à un charadesign des plus impressionnants : de longs cheveux argentés nantis d'une frange en deux mèches à faire pâlir le plus beau brushing de Jean-Louis David, une redingote en cuir et lanières qui laisse entrevoir un bout de torse musclé sans l'ombre d'un poil disgracieux, un sabre démesuré qu'on imagine proportionnel à sa... grosse intelligence. Plus que sa beauté, c'est son originalité qui marquera pour toujours l'esprit des fangirls en chaleur que nous sommes.

Alors messieurs, premier conseil : soyez charadesignés ! L'important est que l'on se souvienne de vous, alors osez un style qui sort de l'ordinaire... sans sombrer dans le ridicule bien sûr ! Après tout, Sephiroth est très sexy dans FFVII, mais s'il se baladait dans la rue devant chez moi, je le prendais pour un pauvre cosplayer.



Leçon de séduction n°2 : Avoir confiance en soi

Bien qu'il ne soit pas le personnage principal de Final Fantasy XII, Balthier le dit lui-même, il est le "leading man". Prenant toutes les décisions majeures et les risques inconsidérés, il s'impose naturellement comme le vrai héros du jeu grâce à sa confiance en lui, qui le fait triompher de tous les obstacles et lui permet accessoirement de faire rêver tout le public féminin (oui, bon, surtout moi).

Etre beau gosse n'est pas suffisant et Balthier l'a fort bien compris. Maître de lui, flegmatique en toute situation, le charisme qui émane de lui est une force de séduction infaillible. Certes, un garçon peu sûr de lui est toujours attendrissant, mais quelqu'un comme Balthier, ce n'est pas un garçon, c'est un homme !

Une confiance en soi solide et dépourvue de vantardise inspire l'admiration, la fierté mais aussi la sécurité, des sentiments qui convergent souvent vers l'amour. Ah, si seulement j'étais Fran T_T

 

 


Leçon de séduction n°3 : La faire rire

Vous connaissez tous l'adage qui commence par "femme qui rit" (ne me forcez pas à dire la suite ><).

Reno le fait-il exprès ? En tout cas, tout au long de Final Fantasy VII, il est désopilant, ce qui a permis à ce personnage initialement secondaire d'accéder aux rangs non moins convoités de culte et de chouchou de ces dames. Accumulant les gags et les défaites aussi cuisantes qu'hilarantes, il devient si attachant qu'on en mangerait ! Et puis il n'oublie pas de suivre les deux premières leçons, ce qui ne gâche rien (même si pour la seconde, c'est un peu raté^^).

Un autre personnage peut vous inspirer si vous recherchez des mentors en matière de comique : il s'agit de Jansen, le trublion d'un jeu trop méconnu du même créateur, Lost Odyssey. Issu du même moule que Reno, et tout aussi mignon, son caractère enjoué fait des ravages, puisqu'il ce rigolo est aussi le tombeur du soft. On adore !



Leçon de séduction n°4 : Avoir du caractère

A-t-on déjà vu Kratos se laisser emmerder par les dieux de l'Olympe sans rien dire ? Alors peut-on imaginer le héros de God of War laisser sa femme se faire insulter dans la rue sans répliquer ou attendre sagement la fin de sa migraine pour tenter des actions contextuelles ?

Kratos est un bourrin, il agit avant de réfléchir, avec spontanéité, rudesse, il incarne une virilité débridée qui fait encore des émules à l'heure où l'on se gargarise d'un désir d'égalité homme-femme mal interprété. Attention, je ne suis pas en train de dire qu'on aime les mecs violents qui sortent les poings dès qu'on est à peine regardées (surtout pas !), mais un peu d'impulsivité une fois de temps en temps montre que vous n'êtes pas un faible mais bel et bien le chevalier protecteur dont rêvent toutes les midinettes depuis leur enfance Disney.

Et puis après tout, n'oubliez pas que Kratos cache une blessure amoureuse des plus tragiques, et qu'est-ce qui est plus sexy qu'une brute au grand coeur, hein ?



Leçon de séduction n°5 : Garder ses distances

Entité récurrente de la fameuse saga de SquareEnix, c'est quand-même dans Final Fantasy VII (décidément !) que le monsieur déploie les ailes de son potentiel de séduction. Cid, celui du jeu original, pas la version édulcorée des suites et spin-offs, rejoint Kratos sur bien des points. Macho, râleur, froid, grognon, grossier, il garde une distance de sécurité avec l'objet de son affection, ce qui a pour effet de la faire craquer encore davantage.

Car si nous aimons les gentlemen, nous ne les aimons pas collants, mielleux, mais bel et bien forts, à même de nous protéger certes, mais aussi de nous contredire lorsque nous faisons nos chieuses (et même la meilleure d'entre nous fait sa chieuse une fois de temps en temps, par principe) !

Alors un bon conseil, peut-être le meilleur depuis le début de cet article : ne cédez pas aux caprices des filles, ne vous excusez pas sans raison pour laisser passer les orages, soyez fermes lorsque vous êtes dans votre droit. Mais sachez reconnaître vos erreurs et les réparer quand il le faut !

 



Leçon de séduction n°6 : Revêtir l'uniforme

Vous aimez les infirmières ou les hôtesses de l'air ? Eh bien nous aussi on trouve que les uniformes sont sexy, mais certainement pas pour les mêmes raisons. Je me garderais bien de donner ici mon interprétation de votre goût pour ces tenues de travail affriolantes (sachez cependant que vous n'en seriez pas très flattés). En ce qui nous concerne, je crois que nous sommes attirées autant par le vêtement (regardez combien le jeune Solid Snake est séduisant dans ce camo du meilleur goût) que par sa connotation.

Après tout, les professions masculines à uniforme se caractérisent par leur vocation de courage, de prise de risque, voire de sacrifice. Le héros des épisodes de Metal Gear Solid est un spécialiste de l'infiltration : mystérieux, furtif, il est en danger de mort en permanence. Sa bravoure, symbolisée par l'uniforme qu'il porte, fait chavirer le coeur des demoiselles.

Alors ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit : ne risquez pas votre vie pour impressionner votre dulcinée, mais sachez devenir un objet de fantasmes et le tour sera joué !

 



Leçon de séduction n°7 : Souffrir d'amour

Faites place au tombeur universel du monde vidéoludique, j'ai nommé Vincent, le personnage caché de Final Fantasy VII (quand je vous dis que ce jeu est un piège à gonzesses...).

Vincent ne fait pas du tout partie de mes fantasmes personnels (je suis plutôt pour un savant mix de Balthier, Cid et Reno, mais ne dites pas à mon copain que je vous ai donné toutes les clefs pour me draguer^^). Cependant, force est d'avouer qu'il incarne à merveille l'homme idéal d'une majorité de geekettes et d'otakettes en mal d'amour. Et cela pour une raison simple : Vincent a le coeur brisé, si bien que pour cesser de souffrir d'amour, il a décidé de s'endormir pour toujours. Fabuleusement romantique, l'histoire de Vincent est si touchante qu'elle fait fatalement mouche dans le coeur des jeunes filles en fleur.

Une autre source d'inspiration vient de Final Fantasy VI en la personne de Locke : le vol... chasseur de trésor y cherche le moyen de rendre la vie à feue sa fiancée, dont il croit être responsable de la mort. Encore un drame des plus romanesques qui a tôt fait de faire fondre la belle Celes, et moi aussi, accessoirement.

 


Leçon de séduction n°8 : Montrer ses intentions

J'entends de nombreux mecs (c'est un peu la mode) se plaindre du syndrôme de la friend zone. En voici un qui n'a jamais souffert de ce phénomène : l'inénarrable Geralt de Riv, héros de l'excellente franchise The Witcher. Geralt n'est jamais relégué au frustrant rang de "meilleur ami", au contraire, il n'a jamais aucun mal à avoir les femmes qu'il convoite. Pourquoi ? Parce qu'il est très clair sur ses intentions. Geralt est un séducteur, qui ne cache pas l'ardeur passionnée qui l'anime. Il sent le sexe, quoi !

Toute en phéromones et en regards de braise, l'approche de Geralt est franche et directe, elle ne laisse planer aucun doute sur sa virilité et ses désirs. Aussi n'a-t-il aucune chance d'atterrir dans la case "ami pour la vie" qui, chez la plupart des femmes, est l'impasse fatale sur la route de la case "nuit de folie".

Peut-on se plaindre de ne pas séduire lorsqu'on ne cherche pas à le faire ? Soyez subtils dans vos stratagèmes, évidemment, mais surtout, ne restez pas passifs : vous n'ignorez quand même pas que les femmes aiment sentir qu'elles plaisent.

 



Bien sûr, la liste est loin d'être exhaustive et il ne s'agit là que d'une grossière généralité dépourvue de toute objectivité. Mais je pense réellement que ces conseils sont des fondamentaux à respecter dans la mesure du possible quand on souhaite faire de son quotidien un véritable dating sim. Evidemment, certains conseils étant incompatibles, il ne faut pas les suivre tous en même temps si l'on ne veut pas passer pour un dangereux schizophrène : Kratos est loin de suivre la troisième leçon par exemple, ce qui ne l'empêche pas d'être sexy en diable. Un seule conseil bien suivi sera, dans la plupart des cas, la clef du succès tant attendu.

Et n'oubliez pas : si vous refusez d'adhérer au principe souverain de la réussite en matière de drague (soit mentir avec élégance pour arriver à vos fins), ne soyez pas radins de votre temps : misez sur les statistiques !


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