Des souris et des jeux

Par Mellorine Blog créé le 28/05/12 Mis à jour le 15/07/12 à 15h14

Mon univers PC d'hier et d'aujourd'hui, sans prétention mais avec émotion !

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Édito

Une enfance sans jeu vidéo, cela a existé. Chez moi. Un vieil Amstrad CPC6128+ moisissant dans un coin faute de jeux, deux ou trois Game & Watch éventuellement, mais aucune console.

Puis, un jour, un PC débarque à la maison. Quelque part en 1994 il me semble. Et là, les CD de démos offerts par les magazines de jeux vidéo s'amoncellent, et même parfois des jeux complets ! C'est l'engrenage.

Me voilà en 2012, à bientôt 30 ans, et toujours aussi accro. Bien sûr, depuis, les consoles sont entrées dans ma vie et je prends beaucoup de plaisir à rattraper le temps perdu, mais je reste toujours plus à l'aise avec mon clavier et ma souris...

C'est cette histoire, que certains d'entre vous ont peut-être partagée, que je vais vous raconter.

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Tout d'abord, je tiens à m'excuser auprès de mes millions de lecteurs, mais je n'ai pas posté hier car j'ai décidé de passer ma soirée... à jouer ! Eh bien oui, il me faut du matériel pour alimenter ce blog, et vu que mes patrons refusent de me payer pour tester des jeux vidéo, je suis obligée de le faire sur mes maigres heures de repos... Quoi, vous aussi ? Et vous ne trouvez pas ça complètement scandaleux ?

Le dossier consacré à la saga Guild Wars touche à sa fin, et il va falloir fouiller dans mes souvenirs pour vous parler de ce dernier opus, et non des moindres, qu'est Eye of the North. En effet, le blog pour lequel j'ai écrit, en 2008, les chapitres consacrés à Prophecies, Factions et Nightfall, est mort avant que j'aie eu le temps de mettre un point final à cet hommage vibrant pour mon jeu massivement multijoueur favori.

 

En vérité, Guild Wars est même le seul jeu online auquel j'ai jamais accroché. Pour une bonne raison : la stratégie. Comme je l'ai déjà expliqué, le système de GW met davantage à contribution l'intelligence du joueur plutôt que ses capacités de no-lifisme. J'ai vu certaines personnes y jouer pendant des années sans jamais parvenir à vider une map en hard mode. Inversement, de nouveaux joueurs, souvent bien entourés, se sont très vite débrouillés avec talent dans la course aux titres. L'absence d'abonnement renforce évidemment cette immense qualité du titre : jouer à GW n'est jamais ressenti comme une obligation (pour rentabiliser son abonnement ou rattraper le niveau de ses collègues de guilde) mais bel et bien toujours comme un plaisir.

Et du plaisir, on en a eu énormément en juin 2007, à l'annonce de la première véritable extension de Guild Wars, nommée Eye of the North, ou GW:EN pour les intimes. Factions devait être une extension, et était devenu un stand-alone offrant aux joueurs le territoire de Cantha. Nightfall avait prolongé ce voyage intercontinental jusqu'aux déserts d'Elona. Il convenait de revenir aux sources pour cette ultime aventure. C'est donc en Tyrie que devait s'achever le périple de nos personnages préférés.

 

Un trailer tout en images tirées du jeu, mais le montage n'est pas mauvais et la voix off de Gwen, qui a bien grandi, nous raconte l'aventure épique à laquelle nous allons prendre part dans GW:EN.


Un scénario qui prépare la suite des événements

La Tyrie, Cantha et Elona tremblent, au sens propre. Tous les continents sont agités de soubressauts provenant des entrailles de la terre. Un héros, incarné par le joueur, est envoyé enquêter auprès des fissures qui s'ouvrent à deux pas des grandes capitales du monde et menacent de les engloutir. N'écoutant que son courage, l'aventurier pénètre dans une faille obscure, et y découvre des galeries ouvragées provenant du fond des âges. Mais soudain, au détour d'un couloir, il tombe sur le moine Ogden et l'élémentaliste Vekk, respectivement Nain et Asura, aux prises avec des créatures terrifiantes, mi chair mi feu. La fuite vers un portail de téléportation Asura semble être la seule option de survie...
Des explications s'imposent, et nos nouveaux amis n'en seront pas avares. Ces monstres, les Destructeurs, jaillissent depuis quelques temps du magma originel et exterminent les paisibles races humanoïdes cachées dans les régions inhospitalières de la Tyrie. Après avoir chassé les Asuras de leurs complexes souterrains, voilà qu'ils s'attaquent aux Nains, aux Norns et aux Humains réfugiés de l'ancienne Ascalon toujours aux prises avec les terribles Charrs.
Notre héros trouve refuge à l'Oeil du Nord, capitale des Cimefroides septentrionales. Il y retrouve la petite Gwen qui a maintenant bien grandi et est devenue Envoûteuse dans l'Avant-Garde d'Eibon. Celle-ci lui permet d'accéder à un bassin de divination, dans les eaux duquel un destin des plus épiques lui est révélé : c'est notre aventurier qui, réunissant toutes les races de la Tyrie sous une même bannière, va devoir détruire la plus grande menace de son temps.

 

Les graphismes sont encore plus fins que dans Nightfall, c'est un régal pour les yeux, notamment dans les zones contrôlées par les Charrs. Mais attention aux insectes géants qui peuplent ces contrées !

 

C'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures soupes. Les scénaristes ne se sont pas foulés pour écrire le synopsis de cette extension qui peut être démarrée à partir de n'importe lequel des 3 stand-alone, mais se passe dans tous les cas en Tyrie, sur les parties de la carte qui n'étaient pas utilisées par la campagne de Prophecies.
Un scénario un peu bateau donc, où il conviendra d'aider toutes ces races anciennes et nouvelles dans leur lutte contre les impitoyables Destructeurs, et, tâche ardue s'il en est, rabibocher l'Avant-Garde d'Eibon et les Charrs, race léonine qui a provoquée la chutte d'Ascalon au tout début de Prophecies. Ainsi, Humains, Charrs, Nains, Asura et Norns pourront-ils se battre main dans la main contre un ennemi commun et restaurer la paix en Tyrie.

Tout cela est d'un classicisme sans nom, mais toujours aussi efficace, la prise de risque n'étant pas dans le scénario en lui-même mais dans l'ajout de nouvelles races, qui prépare le terrain pour Guild Wars 2. Les Nains nous étaient déjà connus, on pouvait les croiser dans les Cimefroides du Nord. Ils vivent dorénavant sous terre, où ils tentent de juguler l'invasion des Destructeurs. Les Charrs aussi s'étaient déjà montrés, au tout début de Prophecies, alors qu'ils venaient tout juste d'anéantir Ascalon dans la terrible Fournaise. A l'est des contreforts des Cimefroides, leur territoire est verdoyant et lumineux, digne de l'Eden, mais une lutte âpre y est menée par l'Avant-Garde d'Eibon, ces humains descendants d'Ascalon qui cherchent à se venger des Charrs.

Udufru pose tout près de l'Oeil du Nord, dans les terres Norns. Dans son ancienne armure ! Rhooh je suis nostalgique tout d'un coup ! Il fait un peu Batman comme ça (avec beaucoup d'imagination).

 

Les Norns font partie des nouvelles races installées à partir de GW:EN. Ces géants, fiers et puissants, peuplent eux aussi les Cimefroides du Nord, où neige, chasse et beuveries font leur quotidien. Leur architecture, inspirée du folklore viking, est aussi digne d'éloges que leur résistance à la bière. Quant aux Asuras, c'est un peuple de scientifiques à l'éthique très contestable et aux talents magiques faramineux. Leur pays d'adoption, situé aux sud des Jungles de Maguuma, est aussi luxuriant que dangereux. Mais je sens que des screenshots seront plus efficaces qu'un long discours.

GW:EN nous propose de découvrir ces races en profondeur, puisque notre personnage va se lier d'amitié avec un de ses représentants. Ainsi, Ogden le Nain, Vekk l'Asura, mais aussi Jora la Norn et Pyre le Charr, vont prêter main forte à notre personnage et grossir les rangs des Héros déjà obtenus dans Nightfall... et pour ceux qui souhaiteraient avoir des Héros sans acheter Nightfall, GW:EN représente le compromis idéal (surtout que ces nouveaux compagnons sont immédiatement de niveau 20).

Les jungles Asuras sont tellement magnifiques qu'il est très difficile de choisir un seul screenshot... Leurs zones sont très variées et regorgent de monuments psychédéliques. Leur climat étouffant et dangereux est très bien rendu, d'autant plus que les mobs y sont très concentrés !

 

De nouveaux challenges

Eye of the North propose, en plus de ses nouveaux Héros fort originaux, une aventure non linéaire. Comme vous l'avez compris, le scénario se découpe en plusieurs parties (aider l'Avant-Garde d'Eibon, aider les Norns, aider les Asuras) qui, elles-mêmes, se scindent en plusieurs missions. Ces quêtes peuvent être réalisées dans n'importe quel ordre, ce qui permet de varier les plaisirs, mais aussi de ne jamais rester bloqué par un objectif trop difficile. Bon, en toute honnêteté, le jeu en mode normal n'est pas insurmontable, ni même en hard mode d'ailleurs, mais sait-on jamais, un mauvais build et un mauvais groupe peuvent conduire dans une impasse. Il est intéressant de savoir qu'on a le choix de faire avancer la trame principale de plusieurs façons différentes. Toutefois, suivre le scénario est loin d'être la seule chose à faire dans GWEN. Car une nouveauté de l'extension consiste en l'apparition des donjons.

Les missions de coopération des stand-alone ne suffisaient plus à l'amusement des joueurs, quant aux zones élites, elles étaient réservées aux meilleurs joueurs ou aux guildes très organisées. Il fallait un intermédiaire, proposant un challenge supérieur aux coops dans un environnement fermé digne des zones élites. Alors, GWEN introduisit les donjons. On ne trouvera rien que de très classique sous cette dénomination bien connue des amateurs de RPG : des cavernes peuplées de mobs sur plusieurs niveaux, au plus profond desquels se terre un terrible boss dont la chutte permet de looter des armes et matériaux de qualité supérieure. Les donjons ne participent pas au scénario de GW:EN, ce sont des quêtes annexes totalement facultatives, mais plutôt agréables à effectuer entre amis et éventuellement à farmer.

Certains donjons proposent des environnements sublimes aux lumières très travaillées.

 

L'annonce de cette "incroyable" nouveauté a généré une attente bien supérieure au résultat final, plutôt banal. Ce qui n'empêche pas certains donjons d'être très durs et de proposer de nouveaux challenges captivants. Le Bagne des Esclavagistes, par exemple, est un véritable défi, même en mode normal. Il est préférable d'attendre sagement ses camarades de guilde avant de se lancer à l'assaut de ses profondeurs, surtout lorsqu'on veut valider ce donjon en hard mode. Mais quelles récompenses, à la fin ! C'est d'ailleurs dans ce donjon que l'on peut acheter les fameuses armes de Destructeurs, skins élites aux reflets de lave en fusion.

Des armes rares d'élite, des missions validées en hard mode, des armures de Héros obtenues dans les Missions de Défis... Toutes ces activités annexes au scénario participent d'une course au prestige à laquelle les joueurs se livraient, jusqu'à GW:EN, par simple egotrip, et pour afficher, sous le nom de leur personnage, le titre le plus classe, témoignant des exploits réalisés par le joueur. A partir de GW:EN, ces symboles de compétence vont prendre un véritable intérêt, grâce à l'adjonction d'un lieu personnalisable pour chaque personnage : le Panthéon des Hauts Faits.

Un des donjons les plus originaux : la fabrique de Golems de Oola. Plutôt facile à faire, même en hard mode solo avec Héros/Mercos, mais tellement sympa ! Je l'ai fait des dizaines de fois pour farmer de la réputation auprès des Asuras.

 

Et la classe devint utile

Le Panthéon des Hauts Faits est l'endroit où chaque personnage peut afficher tous les titres honorifiques qu'il a acquis au cours de son aventure. Il peut être Protecteur de Cantha s'il a réussi toutes les coops de Cantha en mode normal (objectifs principal et secondaire), Vainqueur d'Elona s'il a vidé toutes les zones de Nightfall en hard mode, Cartographe Légendaire s'il a exploré chaque recoin de chaque map, Incorrigible Bois-sans-soif s'il a passé 10000 minutes de jeu à picoler ! Certains titres sont faciles à obtenir, tels que les Réputations (par exemple Tueur Suprême, qui s'obtient en battant des milliers de mobs dans les zones Norns), d'autres demandent un énorme investissement en temps et en entraînement (typiquement les titres PvP).

Tous les titres n'ont pas la même élégance, mais au nombre de titres qu'un personnage possède se dessine la carte des meilleurs joueurs (et des pires no-lifes). Ainsi, un Dieu parmi les Hommes possède 30 titres poussés à leur maximum (la plupart des titres ayant plusieurs niveaux). C'est à ce jour le titre des titres le plus prestigieux, l'objectif ultime de tous les joueurs engagés dans cette course compétitive, ou ce défi personnel, qu'est la chasse aux titres.

Udufru danse devant ses statues de zones élites ! On ne peut en afficher que 5 à la fois, mais c'est déjà classe. Un phénix arc-en-ciel vole dans la pièce : ce familier d'élite ne peut être capturé qu'ici, réservé aux joueurs qui ont au moins 15 titres à leur niveau maximal. Mais à part ça, il est aussi fort que les autres...

 

Les titres ne sont cependant pas les seules options concernées par le Panthéon des Hauts Faits. On peut aussi y afficher des statues symbolisant la réussite des zones élites, les armures élites que l'on a achetées, les armes de skin élite également. Enfin, un autel est réservé à nos Héros qui portent des armures spéciales, et un autre aux mini-pets, des petits compagnons que l'on gagne en participant à des événements spéciaux comme Hivernel (situé pendant les fêtes de fin d'année) ou en fêtant l'anniversaire de ses personnages dans le monde de Guild Wars. Ces familiers miniatures ne servent absolument à rien, mais certains sont très communs et d'autres rarissimes : un commerce affolant de ces créatures anime les places de Kamadan et du grand temple de Balthazar. Rien que pour la classe évidemment.

Rien que pour la classe ? Eh bien plus vraiment depuis GW:EN : en effet, le Panthéon des Hauts Faits n'a pas été inventé pour des clopinettes. Cette prestigieuse collection des personnages va en effet servir à proposer des bonus aux joueurs les plus assidus... dans la suite tant attendue qu'est Guild Wars 2. En gros, plus un Panthéon est rempli, et plus le joueur obtiendra de faveurs lors du démarrage officiel de GW2. Ces faveurs pourront être des armes, compétences, titres, mini-pets et bien d'autres choses encore, à découvrir dans son inventaire après avoir lié son compte GW2 à celui de GW. Voilà comment transformer des heures de branlette ludique (parce que franchement, le titre de Cartographe Légendaire, il ne sert à rien mais qu'est-ce qu'il est chiant à obtenir !) en bonus sonnants et trébuchants. Merci NCSoft !

Un petit montage tout moche (je suis la pire des quiches avec GIMP) pour me la péter avec les titres de mon Udufru von Wurdulak adoré. Comme vous le voyez, uniquement du PvE, mais je suis assez fière de moi car j'ai tout fait seule avec Héros et Mercos (sauf quelques donjons nécessaires au titre de Grand Maître du Nord).


Pour finir

Il reste encore tant de choses à dire pour se rapprocher de l'exhaustivité ! Je pourrais par exemple parler des dernières mises à jour qui ont ajouté la Ménagerie servant à collectionner tous les familiers du jeu ou la Plage d'Embarquement qui rassemble les quêtes Zaishen quotidiennes. Et comment ne pas évoquer Guild Wars Beyond, ce contenu additionnel dont les nombreuses quêtes, plutôt ardues, font le lien entre la fin de GW:EN et les événements de Guild Wars 2 ? Toutes ces mises à jour sont évidemment gratuites et permettent de tuer le temps très agréablement en attendant l'arrivée du MMO le plus attendu du moment.

Vous l'avez compris, ma passion pour Guild Wars est loin de s'éteindre, même si je ne joue plus que très rarement. Il faut dire que lorsqu'on a fait les campagnes des dizaines de fois, qu'on a rempli tous les objectifs PvE et qu'il ne reste plus qu'à farmer comme un dingue pour finir son Dieu parmi les Hommes, le jeu, comme tous les jeux, devient répétitif. Ma guilde n'étant pas très branchée PvP, je n'ai jamais eu l'occasion de monter les marches de la gloire compétitive, mais j'ai passé près de 3000 heures en deux ans à prendre énormément de plaisir dans les contrées de Tyrie, Cantha et Elona.

Je ne vous avais même pas présenté la véritable apparence de mon derviche Ul Rahzif, alors c'est le plus beau personnage de tout GW ! Il porte une faux de destructeur, que vous pouvez admirer dans mon article sur Nightfall.

 

GW2 me fascinera-t-il autant ? C'est la réponse à cette question, et à toutes celles qui concerne ce MMORPG très attendu, que je tâcherai de développer dès le prochain week-end de bêta. Peut-être jouerez-vous aussi. Si c'est le cas, j'espère que nous nous croiserons in game ; vous me reconnaîtrez facilement, mon personnage sera un guerrier beau gosse au patronyme de Wurdulak !

Quand j'ai découvert cet endroit, le communauté ne le connaissait pas encore, seuls très peu de joueurs l'avaient déniché. Mais maintenant, tout le monde sait qu'il s'agit du berceau de la cinquième race qui sera disponible dans GW2...

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Commentaires

nocolkte
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nocolkte
Pour avoir adoré Guild wars, j'ai joué au 2, que j'avais même pré-commandé. Déception... J'aimais beaucoup cette approche solo qu'il y avait dans le 1 et délaissé dans le 2 (au niveau des instances). Dommage. Je me suis fait remboursé pour le coup, et je retourne sur Guilwars premier du nom.
Adramel
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Adramel
Faut bien l'avouer, c’était beau.

Merci pour la page Nostalgie, en avant pour le 2 !